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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 00:00

Rizziero de Muccia

? - 1236

 

Rizziero naquit à Muccia, diocèse de Camerino (Italie), d’une famille fortunée qui l’envoya étudier à l’université de Bologne. 

François d’Assise, qui rentrait d’Orient, s’arrêta dans cette ville, et y prêcha le jour de l’Assomption devant une affluence considérable. Rizziero se trouvait au milieu de la foule avec un autre étudiant nommé Pellegrino (voir au 27 mars) : tous deux furent vivement touchés de la grâce et résolurent de renoncer à tous les avantages que pouvaient leur offrir dans le monde leur naissance et leur éducation. Sans plus tarder, ils allèrent demander à François de les admettre au nombre de ses disciples : le saint homme était divinement éclairé sur leur vocation et leur aptitude. A Rizziero, il dit : Tu seras prêtre, tu exerceras l’apostolat, tu serviras Dieu et tes frères dans les charges de l’Ordre.

Ce fidèle disciple, admis dans la familiarité de François, devint en peu de temps un religieux d’une rare prudence et d’une vertu consommée. Ministre provincial dans la Marche, il s’appliqua à maintenir les religieux dans la parfaite observance de la règle, surtout en ce qui concerne la sainte pauvreté. Plein de tendresse et de charité pour les autres, il était sévère pour lui-même ; après plusieurs années de pénitence, il veillait toujours sur son âme pour ne pas s’exposer au danger. Dieu se plut à éprouver sa vertu ; la tentation fondit sur cette âme comme la tempête ; la plus cruelle de ses angoisses spirituelles fut la pensée que son bienheureux Père François avait prévu sa damnation éternelle, et, en conséquence de cette prévision, ne l’aimait plus et ne priait plus pour lui. Vainement il eut recours aux jeûnes, aux macérations, aux larmes, à la prière ; la tentation en devenait de jour en jour plus violente. Le Seigneur cependant veillait sur lui et préparait le remède à ses maux.

Un jour, Rizziero se leva et se dit à lui-même : J’irai trouver mon Père, s’il me reçoit avec sa tendresse et sa bonté ordinaires, j’aurai l’espoir que Dieu me sera propice. Il partit donc d’Ancône et se dirigea vers Assise, où François se trouvait dans le palais épiscopal, atteint de la maladie dont il mourut. Dieu avait révélé à son serviteur l’amer chagrin de Rizzier et la cause de son voyage. Appelant sur-le-champ deux de ses plus illustres disciples, Masseo et Leone, François leur dit : Allez au-devant de frère Rizziero qui vient ici me voir, parlez-lui avec beaucoup de tendresse, et dites-lui que de tous les frères qui sont au monde, il est un de ceux que j’aime le plus. 

Quand il entendit ces paroles, Rizzier se sentit transporté comme de l’enfer au ciel, le calme se fit dans son âme, il se hâta d’arriver auprès de François. Celui-ci, oubliant son propre mal, se leva de sa couche, vint au-devant de Rizzier, répéta les paroles qu’il lui avait envoyé dire et ajouta : Mon fils bien-aimé, Dieu a permis cette tentation pour augmenter tes mérites, mais si elle t’est un fardeau trop pesant, sois-en délivré. Aussitôt la tentation disparut entièrement et ne revint plus.

Pénétré de reconnaissance, Rizziero obtint du Séraphique Père la permission de rester auprès de lui pendant sa maladie. Il l’interrogea sur la manière d’observer fidèlement la règle et voulut connaître sa pensée tout entière sur la pauvreté : Un vrai frère mineur, répondit François, ne doit rien avoir à sa disposition en dehors de ce que la règle lui accorde pour se vêtir. Il reçut la dernière bénédiction et les derniers avis de François à ses enfants, et, après les funérailles, retourna à son couvent plus animé que jamais du zèle de sa perfection.

Rizziero vécut dix années encore, rendu célèbre par ses vertus et ses miracles. 

Il termina ses jours à Muccia, sa patrie, dans un ermitage, près d’une petite église dédiée à l’apôtre saint Jacques. C’est dans cette église que depuis plus de six siècles repose son corps.

Son culte immémorial a été approuvé en 1838, et le Martyrologe Romain le mentionne au 26 mars, bien que, selon toute probabilité, il soit mort un 7 février.

La bibliothèque Vaticane possède un manuscrit de deux pages contenant une exhortation du bienheureux Rizziero :

 

Quiconque veut parvenir à la connaissance de la paix par un chemin rapide et direct, et posséder pleinement cette paix dans son âme, doit d’abord se dépouiller de l’amour de toute créature et de soi-même, ensuite s’abandonner entièrement à Dieu, sans se réserver pas même le temps, dont on se doit plus disposer selon son propres attrait, mais toujours selon l’appel de Dieu et sa sainte vocation.

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