Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
/ / /

26 SEPTEMBRE

 

-XII.

S Gédéon, un des Juges d'Israel (cf. Jg 6-8).

?

S Senator, martyr à Albano.

III.

S Eusèbe, évêque à Bologne.

IV.

SS Côme et Damien, martyrs en Cilicie, médecins "anargyres", du grec an et arguron parce qu'ils ne demandaient pas d'argent pour leurs prestations, mais seulement de se convertir et de suivre le Christ ; inscrits au Canon Romain, patrons des médecins.

SS Cyprien et Justine, martyrs en Asie Mineure, mais très contestés : lui, un mage converti, martyrisé avec la vierge Justine.

VI.

S Vigile, évêque à Brescia.

S Maugan, abbé en Angleterre.

VII.

S Colman, moine irlandais, neveu présumé de s. Columba, abbé à Lann Elo.

XI.

S Etienne de Rossano, compagnon de s. Nil (voir ci-après).

S Nil le Jeune, calabrais, époux infidèle puis moine de rite byzantin, très actif en Sicile, abbé à Tusculum (monastère transféré à Grottaferrata).

XII.

S Jean Oldrado de Meda, promoteur de l'ordre des Humiliés (supprimés au XVIe s.), mort à Milan.

XIII.

Bse Lucia de Caltagirone, religieuse du tiers-ordre franciscain à Salerne.

XIV.

B Dalmacio Moner, dominicain espagnol, d'une austérité effarante, mystique.

XIX.

SS Cho Shin-ch’ŏl Garollu, Kim Che-jun Inyasio, le catéchiste Nam I-gwan Sebaseutianu ; Hŏ Kye-im Magdallena, Kim Yuridae Yuriaeta, Chŏn Kyŏng-hyŏb Agata, Pak Pong-son Magdallena, Hong Kŭm-ju Pereupetua, Kim Hyo-im Gollumba, ainsi que (à des jours incertains de ce mois-ci) Kim «Kop-ch’u» Luchia, Yi Gatarina et sa fille Cho Magdallena, laïcs coréens martyrs, canonisés en 1984 et fêtés le 20 septembre.

 

Ste Marie Victoire (Thérèse) Couderc, deuxième de dix enfants, fondatrice des Religieuses de Notre-Dame de la Retraite du Cénacle, pour les retraites, en souvenir des Apôtres au cénacle. 

B Gaspar Stanggassinger, rédemptoriste allemand, deuxième de seize enfants, éducateur et professeur, béatifié en 1988.

XX.

B Luigi Tezza (1841-1923), camillien italien, orphelin de père à neuf ans, et dont la mère devint plus tard visitandine, fondateur de la congrégation des Filles de Saint-Camille ; il réconcilia avec Rome la communauté camillienne de Lima ; béatifié en 2001.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

 - béatifiées en 1995 : 

Doctrine Chrétienne : Joséfa Romero Clariana (Maria du Calvaire, *1871) et Teresa Rosat Balasch (Amparo, *1873), près de Valencia ;

 - béatifiés en 2001 : 

Dominicains : Ráfael Pardo Molina (*1899), profès, près de Tarragona ;

Capucins : Julio Esteve Flors (Buenaventura de Puzol, *1897), prêtre, près de Valencia ;  

Amigoniens : Manuel Legua Martí (León María de Alaquás, *1875), prêtre, à Madrid ; 

Laïques : María Jordá Botella (*1905), de l'Action Catholique, près de Alicante ;

- béatifiés en 2013 : 

Clarétains : Pau Castellá Barberá (*1862) et Andreu Felíu Bartomeu (*1870), profès, près de Tarragona.

 

 

Gédéon

XIIe siècle avant Jésus-Christ

 

Les Hébreux se sont laissés aller à l’infidélité. Pour les punir, Dieu lâche contre eux les peuples du pays. Les Hébreux accablés implorent Dieu, qui leur donne des chefs, des “juges”. L’un des principaux est Gédéon, “celui qui abat”. Ses actes sont racontés dans le Livre des Juges, aux chapitres 6, 7 et 8.

Il était de la tribu de Manassé. Son premier exploit fut d’abattre un autel à Baal édifié par son propre père. Celui-ci, pour excuser son fils, s’écria : “Que Baal se défende !” Ce cri, Yeroubbaal, demeura le surnom du jeune homme.

Avant d’entrer en campagne contre l’ennemi, Gédéon obtint du ciel un signe. Il avait mis une toison sur un pré en pleine nature, et la trouva le matin, sur sa demande, pleine de rosée, alors que le sol alentour était sec. La nuit suivante, il demanda l’inverse : c’est la toison qui restait sèche au milieu du sol humide.

Plusieurs Pères de l’Eglise commentèrent ainsi cet événement : la toison représente Israël autrefois humectée par la grâce, plus plus tard privée de cette grâce ; la terre entière, ce sont les nations, obtenant alors les biens spirituels qui auparavant leur étaient refusés.

Aux vêpres de la Maternité de Marie (1.janvier), une antienne chante : Quand tu es né de façon ineffable de la Vierge, les Ecritures se sont accomplies ; comme la rosée sur la toison tu es descendu pour sauver le genre humain. Ici, la toison est Marie elle-même, inondée de la grâce, recevant en son sein Jésus, silencieuse et douce rosée déjà annoncée par Isaïe : Cieux, faites tomber la rosée, et que les nuées fasse venir le Juste (Is 45:8).

Fort de ce signe, Gédéon rassembla une grande “armée” : trente-deux mille hommes, dont vingt-deux mille se retirèrent aussitôt, vaincus par la peur ; mais Dieu voulait montrer mieux encore sa puissance et mit à l’épreuve les dix mille qui restaient : il ne faudrait garder que ceux qui laperaient d’une main un peu d’eau fraîche le long du cours d’eau ; ceux qui se mettraient à genoux pour boire abondamment rentreraient chez eux. Il n’en resta finalement que trois-cents.

Ces trois-cents entourèrent le camp ennemi de nuit. Au signal, tous s’écrièrent Pour Yahwé et pour Gédéon, en sonnant de la trompe, sans bouger de leur place. L’effet de surprise et de panique fut tel dans le camp ennemi, qu’il s’entretuèrent eux-mêmes ou s’enfuirent, promptement rattrapés par les hommes de Gédéon.

Gédéon refusa la royauté et procura quarante ans de paix à Israël. Il mourut âgé, père de nombreux enfants (car il avait eu plusieurs épouses, chose encore admise ; on le verra encore à propos du roi David, mais cette polygamie finit par être totalement abandonnée et condamnée).

Le saint juge Gédéon a trouvé sa place au Martyrologe le 26 septembre.

 

 

Cosme et Damien

† 303

 

Cosmas (Cosme ou Côme) et Damianus seraient originaire de Cilicie ou d’Arabie. On a dit qu’ils étaient frères, et même jumeaux. 

Ils pratiquaient la médecine d’abord en Cilicie, à Aigéai, puis vinrent à Cyr dans le sud de la Syrie.

Ils étaient connus pour pratiquer leur art sans demander à être payés, d’où leur surnom de “anargyres” (= sans argent). Mais surtout, ils s’efforçaient de guérir les plaies intérieures de leurs patients, en les amenant sur le chemin de la conversion au Christ.

On rapporte de façon assez traditionnelle une très mystérieuse “greffe” de jambe qu’ils auraient pratiquée, prélevant une jambe à un défunt maure, pour remplacer celle malade d’un de leurs patients. Si le fait est historique, on peut s’étonner d’une telle intervention car, s’il est vrai que la “greffe” de la jambe noire pouvait être un témoignage vivant et constant du miracle, le malade devait donc désormais apparaître avec ses deux jambes de couleur différente et susciter plus d’un regard au moins amusé, sinon indiscret.

Mais ce n’était là qu’un exemple des nombreux miracles opérés par nos saints médecins. Le préfet de Cilicie aurait voulu leur faire abjurer la foi, en les torturant d’horribles manières, et finalement les fit décapiter. Avec eux, auraient été aussi martyrisés leurs jeunes frères Antimos, Leontios et Euprepios.

Si les historiens ne croient pas beaucoup à ce qu’ils appellent là des “légendes fabuleuses”, il reste que ces deux Martyrs furent extrêmement célèbres dès le IVe siècle, de Jérusalem à Rome en passant par Constantinople.

Les crânes des saints Côme et Damien sont vénérés en plusieurs endroits, sans doute parce qu’on en a fractionné différentes parties, qui se trouveraient à Rome, à Brême, à Bamberg, à Madrid, à Münich, à Brageac (Cantal).

Côme et Damien sont invoqués comme les patrons des médecins. Ils sont nommés dans la prière du Communicantes au Canon Romain de la messe.

Leur fête est actuellement au 26 septembre.

 

 

Kim «Kop-ch’u» Luchia

1769-1839

 

Luchia (Lucie) était née en 1769 à Seoul (Corée du Sud).

«Kop-ch’u» était son surnom de bossue, c’est tout ce qu’on retenait de sa vie personnelle.

Probablement baptisée dès l’enfance, elle eut cependant pour époux un païen qui ne lui permettait pas d’aller voir les autres Catholiques, de sorte qu’elle l’abandonna et alla vivre en différentes familles catholiques, heureuses de l’accueillir. Elle rendait service, s’occupait des enfants et des vieillards, en échange de l’hospitalité.

Malgré l’absence quasi totale de culture, cette femme avait la science du cœur. On reste stupéfait de l’aplomb avec lequel elle répondit à certaines questions.

Ainsi, voulant expliquer à un noble ce qu’est l’enfer, et voyant l’autre étonné de ce que l’enfer pût contenir tant de monde, elle répliqua : Vous n’avez jamais remarqué que votre petit cœur peut contenir des milliers de livres ?

On l’arrêta. Cette femme toute menue, faible et âgée, soigna les co-détenus malades et leur donna les quelques pièces qu’elle avait sur elle.

On ne lui épargna pas les cruelles bastonnades, pour lui faire avouer où se cachaient les Catholiques, mais elle répondait simplement qu’elle voulait mourir pour Dieu.

Elle fut battue trente fois. On dit qu’on entendait taper sur ses os. De retour en prison, elle ne tenait plus debout.

Luchia agonisa et mourut dans la prison de Séoul, un jour imprécis de la fin du mois d’août ou du début de septembre 1839. Le Martyrologe Romain la mentionne cependant en même temps que les neuf Martyrs du 26 septembre.

Béatifiée en 1925, elle fut canonisée en 1984.

 

 

Hŏ Kye-im Magdallena

1773-1839

 

Magdalena était une coréenne chrétienne, dont la famille vivait à Pongchŏn (Shihŭng). Elle était née en 1773 à Yongin (Gyeonggi-do (Corée sud).

Elle épousa un homme païen, qu’elle espérait conduire au baptême, sans y réussir ; mais elle éleva chrétiennement ses enfants, deux d’entre eux sont d’ailleurs sont également canonisées dans le même groupe de Martyrs coréens : Yi Magdalena (morte le 20 juillet 1839) et Yi Barbara (morte le 3 septembre 1839).

Ce qu’on sait sur cette sainte épouse et mère chrétienne, est qu’elle fut durement torturée, et qu’elle endura ces horribles souffrances avec courage et patience. Elle avait déjà préparé ses filles à souffrir, à son tour elle souffrit de façon exemplaire.

Au terme de ces tortures, Magdalena fut décapitée à la Petite Porte Ouest de Séoul, le 26 septembre 1839, avec huit autres Martyrs.

Béatifiée en 1925, elle fut canonisée en 1984.

 

 

Nam I-gwan Sebaseutianu

1780-1839

 

Sebaseutianu (Sébastien) était né en 1780 à Chungju (Chungcheong-do, Corée du Sud), dans une famille chrétienne.

Sa mère mourut quand il était encore petit, et son père fut condamné à l’exil en 1801.

Sebaseutianu accompagna probablement son père en exil : c’est en exil, à Tansŏng (Kyŏngsang), qu’il se maria. Mais il ne savait encore rien du catholicisme ; sachant à peine le Notre Père et le Je vous salue, Marie, il ne savait pas qu’il y avait un sacrement de mariage.

Vers 1820, il tomba gravement malade, et reçut le baptême. Sa concubine le quitta.

Peu après, il put revenir d’exil ; il rencontra des Catholiques à Ŭiju et fit partie du groupe conduit par Chŏng Ha-sang (voir au 22 septembre) pour accompagner le père Yu. Sebaseutianu devint l’assistant de ce prêtre et catéchiste, et le reçut chez lui.

Il est probable qu’alors il se maria de façon chrétienne et sacramentelle.

On ne sait pour quelle raison il gagna la campagne au moment de la persécution ; de toutes façons, il était beaucoup trop connu pour éviter une arrestation et se préparait lui-même à mourir en martyr pour le Christ.

Il fut arrêté à Ich’ŏn (Kyŏnggi), dénoncé par un apostat. Le chef de la police le tortura, lui demanda de renier sa religion, il eut les bras et les jambes tordus, il fut cruellement battu pendant plusieurs interrogatoires.

Condamné à mort, Sebaseutianu fit dire à sa femme par un des gardiens, qu’il partait le premier et qu’il l’attendait au Paradis.

Il fut décapité dans un faubourg de Séoul, le 26 septembre 1839, avec huit autres laïcs.

Béatifié en 1925, il fut canonisé en 1984.

 

 

Yi Gatarina

1783-1839

Cho Magdallena

1807-1839

 

Gatarina (Catherine) était née en 1783 à Seoul (Corée du Sud).

Baptisée dès la naissance, elle ne reçut pas une formation chrétienne très soignée, et épousa un païen, qu’elle réussit cependant à convertir, et elle eut plusieurs enfants.

Un de ceux-ci fut Cho Magdallena, la plus fervente de tous. Elle se levait tôt pour prier ; la journée, elle aidait sa mère à coudre et à tisser.

Quand elle eut dix-huit ans, sa mère lui parla de mariage, mais Magdallena dit à sa mère qu’elle préférait rester consacrée au Christ. Yi Gatarina ne s’opposait pas, en principe, à une telle décision, surtout par amour du Christ, mais elle craignait surtout qu’au cas où elle serait martyrisée, sa fille resterait seule sans aucun soutien, aussi tenta-t-elle de persuader Cho Magdallena ; mais celle-ci resta ferme dans son dessein.

On voit dans quelle ambiance vivaient les Catholiques coréens : le martyre pouvait être la part de n’importe qui à n’importe quel moment, c’était une issue «normale». 

Que fit Magdallena ? Elle quitta la famille et les proches pour éviter d’autres remarques fastidieuses, et vint travailler à Seoul dans une autre famille catholique. Mais elle travailla au-delà de ses forces et tomba malade ; rétablie, elle alla dans une autre famille, où le travail était plus adapté à ses forces, put gagner un peu d’argent, qu’elle envoya à sa mère.

Quand elle eut atteint les trente ans, elle revint à la maison maternelle, pensant que désormais on ne la molesterait plus. Elle s’occupa en activités charitables, instruisant les catéchumènes, assistant les malades, baptisant les enfants en danger de mort, se chargeant toujours des tâches plus difficiles pour aider tout le monde.

Pour éviter cependant la persécution qui venait de reprendre, Gatarina s’en vint avec Magdallena à Seoul. Mgr Imbert (voir au 21 septembre) l’apprit et les aida à trouver une bonne famille pour y travailler en paix. Mais cette paix dura peu, et Seoul devint en réalité le centre le plus dangereux de la persaécution. Nos deux Chrétiennes se préparèrent à affronter la situation avec courage.

Magdallena vint à apprendre qu’on recherchait Mgr Imbert. Elle suggéra à ses amies, en cas d’arrestation de l’évêque, d’aller se constituer avec elle pour obtenir sa libération. L’idée fut acceptée, mais les événements se précipitèrent. On arrêta les cinq demoiselles dès fin juin ou début juillet 1839, tandis que Mgr Imbert se rendit de lui-même à la police le 10 août 1839. 

Magdallena allait sur ses trente-trois ans.

On n’épargna pas aux demoiselles les cruelles bastonnades, pour les faire apostasier, mais elles résistèrent à la souffrance.

Après des tortures cruelles, on les laissa agoniser quelques semaines dans les prisons de Seoul. Leur désir du martyre ne se réalisa peut-être pas au sens physique, mais elles moururent en glorifiant Dieu, et leur mort fut reconnue comme un martyre.

Tandis que Mgr Imbert fut martyrisé le 21 septembre, Gatarina et Magdallena moururent vers la fin du mois de septembre (ou le commencement d’octobre) 1839. Le Martyrologe Romain les mentionne cependant en même temps que les neuf Martyrs du 26 septembre.

Béatifiées en 1925, elles furent canonisées en 1984.

 

 

Kim Yuridae Yuriaeta

1784-1839

 

Yuriaeta (Iulitta) était née à la campagne en 1784, dans les environs de Séoul (Corée sud).

Ses parents étaient des Chrétiens convaincus et exemplaires : l’évêque, Mgr Ferréol, en fit un  éloge éloquent.

Etablis à Séoul même, les parents pensèrent donner leur fille en mariage, mais Iulitta préférait rester vierge, épouse de l’Epoux éternel, Jésus-Christ ; et pour confirmer son ferme désir, elle se coupa les cheveux. Les parents alors lui dirent qu’ils en décideraient quand les cheveux auraient repoussé.

Au moment de la persécution de 1801, ils retournèrent dans leur campagne d’origine ; Iulitta en profita pour partir discrètement et elle put se faire engager à la cour royale comme domestique.

Mais il n’était pas facile de pratiquer la religion catholique à la cour, de sorte qu’elle partit se mettre au service d’une famille catholique.

Elle travailla les tissus, se fit couturière et, ayant économisé un peu d’argent, put s’acheter un petit logement.

C’est qu’elle avait une volonté de fer, et on admirait sa parole décidée et son style de vie sévère. On la voyait fréquemment en prière et en méditation. Les gens disaient qu’elle n’avait probablement jamais commis de péchés… 

Elle se préparait à être un jour arrêtée, ce qui arriva. Le chef de la police lui demanda de renier sa foi, de révéler l’adresse des Catholiques et le lieu où ils cachaient leurs livres.

Sur son ferme refus de parler, elle fut battue.

Devant la haute cour, elle fut encore battue, par trois fois. Quand on sait en quoi consistait une seule flagellation, on comprend ce que Iulitta supporta. Elle fut exemplaire jusqu’à la fin.

Au terme de ces tortures, Iulitta fut décapitée à la Petite Porte Ouest de Séoul, le 26 septembre 1839, avec huit autres Martyrs.

Béatifiée en 1925, elle fut canonisée en 1984.

 

 

Chŏn Kyŏng-hyŏb Agata

1790-1839

 

Agata (ou Agatha) était née à Séoul en 1790, de parents non chrétiens.

A la mort de son père, elle était encore jeune, et dut vivre dans une grande pauvreté.

Une dame de la cour l’aida et s’établit avec elle. Quand le frère d’Agatha voulut la marier, cette dame ne voulait pas s’en séparer, de sorte qu’elle la fit admettre comme dame de cour elle aussi.

Sous l’influence de Lucy Pak, qui était à la cour, Agatha devint catholique.

Elle songea que, tout de même, cette vie à la cour était trop luxueuse pour pratiquer vraiment l’Evangile, de sorte qu’elle fit la malade et quitta la cour.

Elle habita chez Lucy, passant le temps à prier, à pratiquer les vertus chrétiennes et à faire des lectures pieuses.

On l’admirait, elle fit de nombreuses conversions. Elle ne se plaignait jamais ni de sa pauvreté ni de sa petite santé. Elle attendait seulement d’être arrêtée.

Ce jour arriva. On la tortura d’autant plus durement qu’elle était une dame de la cour.

Le chef de la police, n’arrivant pas à lui faire renier sa foi, la renvoya à la haute cour de justice.

Elle refusa énergiquement d’apostasier et de révéler des noms de Chrétiens, leurs domiciles et les cachettes de leurs livres, même devant mourir dix mille fois.

On la battit si cruellement, que sa chair partait en lambeaux, ses os furent cassés, son sang coulait à terre. Même des non-Catholiques admirèrent ce courage.

Le frère d’Agatha était un membre officiel du gouvernement, et craignait pour sa place ; il fit tout ce qu’il put pour la faire apostasier, et même chercha à la tuer : il lui envoya un gâteau empoisonné ; mais elle se méfia, y piqua une de ses épingles à cheveux, qui changea aussitôt de couleur… Alors le frère chargea le tortionnaire de la battre à mort. Mais il ne parvint pas à la faire mourir : même sa nièce, la fille de son frère, s’étonna de ce qu’elle avait récupéré en un seul jour. Le frère alors demanda qu’elle restât en prison à vie.

Agatha pria Dieu de pouvoir mourir pour sa foi : elle fut décapitée à la Petite Porte Ouest de Séoul, le 26 septembre 1839, avec huit autres Martyrs.

Béatifiée en 1925, elle fut canonisée en 1984.

 

 

Cho Shin-ch’ŏl Garollu

1795-1839

 

Garollu (Charles) était né en 1795 à Hoeyang (Kangwŏn, Corée du Sud) dans une famille encore païenne.

Il fut orphelin de mère en 1800, et alors son père dilapida tous ses biens.

Le pauvre Garollu vécut quelques années dans un temple bouddhiste, y recevant quelques maigres aumônes. On lui proposa un jour d’accompagner un commissaire qui voyageait entre la Corée et Pékin.

Ayant accepté (il avait déjà vingt-trois ans) et s’étant imposé par son heureux caractère et son honnêteté, il put gagner assez d’argent pour aider son père et ses frères.

C’est durant ces déplacements qu’il rencontra les pères Yu Chin-gil et Chŏng Ha-sang, qui lui parlèrent du catholicisme. Il hésita, mais la parole des prêtres fut convainquante : il devint catholique, et même fervent.

Avec ces mêmes prêtres, il rendit visite à l’évêque de Pékin, fut baptisé et confirmé.

Les relations qui nous sont parvenues parlent de l’activité de Garollu : il travailla beaucoup pour l’Eglise, humblement, doucement, heureux de rendre service et d’amener à la foi d’autres personnes (au moins dix).

Sa «proie» la plus difficile fut son épouse, qui devint finalement une très bonne catholique et mourut dans la Foi. Charles se remaria avec une Catholique, et continua son travail entre la Corée et Pékin. Quand les missionnaires français vinrent en Corée, en particulier le père Maubant (voir au 21 septembre), il les aida de son mieux, leur servant à l’occasion d’interprète.

Garollu répétait qu’il voulait suivre la voie de la Croix. Durant un de ses déplacements, il vit en rêve, par deux fois, Jésus sur le Mont Thabor, entouré des apôtres Pierre et Paul et qui lui promettait la couronne du martyre. Il comprit que c’était un clair avertissement du Christ et se prépara désormais à cette ultime Rencontre.

Durant une de ses absences, la police vint arrêter tous ceux qui vivaient chez lui, y compris les enfants ; à son arrivée, voyant la situation, il se rendit au bureau ce police, déclarant qu’il était le propriétaire de cette maison : on l’arrêta à son tour.

Questionné sur l’origine de tous ces objets religieux trouvés chez lui, Garollu répondit qu’il les avait achetés à Pékin, mais sans dire chez qui, de sorte que le chef de la police le fit suspendre pieds et poings liés et le fit frapper.

Peu après, on arrêta Mgr Imbert (voir au 21 septembre), la police l’interrogea, mais en vain, pour lui arracher la lieu de la cachette des autres missionnaires. Les coups ne lui firent pas ouvrir la bouche un instant. Même le chef de police reconnut qu’il semblait n’être qu’un bout de bois ou de fer.

Une fois les pères Maubant et Chastan arrêtés, on envoya Garollu avec eux à la Haute Cour ; là encore, il subit d’autres séances de bastonnades.

Condamné à mort, Garollu fit passer aux siens un petit mot, les invitant de le suivre eux aussi au Ciel.

Il fut décapité dans un faubourg de Séoul, le 26 septembre 1839, avec huit autres laïcs.

Béatifié en 1925, il fut canonisé en 1984.

 

 

Kim Che-jun Inyasio

1796-1839

 

Inyasio (Ignace) était né en 1796 à Myeoncheon (Chungcheong-do, Corée du Sud). C’était le petit-fils d’un autre Martyr, Kim Chin-hu Pius (mort en 1814) et il fut le père de Kim Tae-gŏn, le premier prêtre coréen, martyrisé en 1846 (voir au 16 septembre).

Quand Kim Tae-gŏn partit pour se former à Macao, Kim Che-jun comprit très bien le danger auquel s’exposait toute sa famille.

Il fut d’ailleurs dénoncé par un de ses gendres, qui le fit arrêter par la police. Inyasio, qui était de forte nature, aurait eu tôt fait de se débarrasser des policiers, mais il n’opposa aucune résistance.

Il fut traité de criminel non pas seulement parce qu’il était catholique, mais parce qu’il avait permis à son fils d’aller à Macao, ce qui était contraire à la loi nationale.

On ne sait pas quelles tortures il dut subir en «punition», mais Inyasio céda et renia oralement sa foi ; cependant il resta en prison, car son délit d’avoir laissé partir son fils en Chine, était impardonnable.

Les Catholiques qui lui rendirent visite lui expliquèrent que, même sans ce délit, il n’aurait jamais été relâché, et l’invitèrent à se reprendre pour confesser vaillamment sa foi.

A l’image de saint Pierre qui pleura après avoir renié le Christ, Inyasio se repentit au fond de son cœur. Il en appela à la Haute Cour et confessa sa foi ouvertement.

On ne lui épargna pas les cruelles bastonnades, mais cette fois-ci, il résista jusqu’au bout.

Condamné à mort, Inyasio fut décapité dans un faubourg de Séoul, le 26 septembre 1839, avec huit autres laïcs.

Béatifié en 1925, il fut canonisé en 1984.

 

 

Pak Pong-son Magdallena

1796-1839

 

Magdallena (Magdalena) était de famille non-chrétienne et habitait Séoul. 

Elle épousa à quinze ans un païen et en eut deux filles.

Bientôt veuve, elle revint dans la maison de son père, dont la deuxième épouse, Kim Cecilia, attendait vivement Magdalena pour l’aider à adhérer au catholicisme. C’était alors en 1834, Magdalena avait déjà trente-neuf ans.

Elle alla vivre chez le frère de sa belle-mère, en dehors de Séoul. Il y vivait bien une douzaine de personnes pauvres, dont Magdalena s’occupa avec tant de douceur et de charité, qu’elle s’oubliait tout-à-fait elle-même ; tous ceux qui la voyaient admiraient comment elle faisait tout cela pour l’amour de Dieu. Magdalena attendait calmement l’heure de son arrestation.

Cette heure sonna. Après son arrestation, on la tortura plusieurs fois, et toujours elle résista, maintenant fermement sa foi et refusant encore plus fermement de révéler les noms des Chrétiens et leurs cachettes. On lui tordit les jambes, on la frappa violemment sur les tibias : l’unique chose qu’elle disait, était qu’elle voulait mourir pour Dieu. 

Elle mourut effectivement pour Dieu, fidèle, humble et glorieuse Martyre.

Magdalena fut décapitée à la Petite Porte Ouest de Séoul, le 26 septembre 1839, avec huit autres Martyrs.

Béatifiée en 1925, elle fut canonisée en 1984.

 

 

Hong Kŭm-ju Pereupetua

1804-1839

 

Pereupetua (Perpetua) était née dans les faubourgs de Séoul (Corée du Sud) en 1804.

C’était une femme forte, de caractère, d’intelligence, de manières et de paroles.

Elle grandit chez sa grand-mère, et épousa à quinze ans un homme non baptisé. Elle s’efforçait de pratiquer sa religion catholique comme elle pouvait.

Elle eut un fils, qui fut bientôt orphelin de père ; aussi alla-t-elle vivre avec lui à Minarikol. Là mourut aussi le petit garçon. Mais le propriétaire de la maison, un catholique, enseigna à Perpetua  les éléments du catéchisme qu’il savait, et Perpétue se mit à prier, avec une telle ferveur qu’elle en pleurait souvent.

On admirait sa ferveur, mais aussi sa compassion pour les autres, qu’elle servait comme la dernière des servantes.

Elle disait souvent : Je m’habille en rouge, parce que je veux être une martyre. 

Elle fut bientôt arrêtée, torturée, battue ; on l’accrocha au plafond pour la battre encore : rien ne lui fit perdre son calme. 

Après trois jours de tortures, elle fut présentée à la haute cour, de nouveau battue sur les jambes, sans jamais céder. 

En prison, la fièvre l’amena presque à la mort, mais elle se reprit mystérieusement et continua de servir ses compagnons avec total désintéressement. Chacun la considérait comme sa sœur aînée.

Perpetua fut décapitée à la Petite Porte Ouest de Séoul, le 26 septembre 1839, avec huit autres Martyrs.

Béatifiée en 1925, elle fut canonisée en 1984.

 

 

Cho Magdallena

1807-1839

 

 

Voir la notice Yi Gatarina

 

 

Kim Hyo-im Gollumba

1814-1839

 

Gollumba (Columba) était née vers 1814 au lieu-dit Pamsŏn près de la rivière Han non loin de Séoul, dans une famille encore païenne.

Après la mort du père, la mère fut baptisée, ainsi que ses six enfants, dont trois voulurent rester vierges : notre Columba, et ses deux sœurs, Agnes et Clara.

Leur frère aîné Antonius les accueillit chez lui, à Yongmŏri, à douze kilomètres de Séoul.

Après plusieurs années, la persécution éclata.

Les deux sœurs Columba et Agnes étaient sur le point d’être arrêtées par des policiers, dont l’un commença à montrer de mauvaises intentions envers Agnes. Columba protesta : Si tu veux nous mettre en prison, on te suivra. Mais pourquoi attenter à une «criminelle» de la campagne ?

Columba et Agnes furent présentées à la cour. On leur demanda pourquoi elles n’étaient pas mariées ? La réponse fut : Nous ne nous sommes pas mariées pour servir Dieu, le Créateur de toutes choses, avec un corps et un cœur purs, et pour sauver nos âmes.

Elles ne cédèrent pas une seconde. Le chef de la police, fâché et humilié, les tortura, particulièrement Columba, qui eut les jambes tordues, et le corps tout percé par des objets pointus. La réponse de Columba fut toute simple : elle n’avait rien à dire, dût-elle mourir.

A leur retour en prison, les deux jeunes filles furent déshabillées et battues violemment. Columba eut le corps brûlé douze fois avec un charbon de bois incandescent, mais resta constante dans sa foi.

Quelques jours après, les plaies de Columba étaient déjà complètement guéries, et la jeune fille en pleine santé. Les gardes crurent qu’elle était possédée de quelque esprit et prirent certaines mesures, selon leurs habitudes des rites païens ; évidemment, ils ne pensaient pas à l’Esprit Saint qui avait donné cette force et cette grâce aux deux jeunes Martyres.

C’est alors que le chef de la police imagina quelque chose qu’on ne fait pas même dans des lieux païens : il déshabilla complètement Columba et Agnes et les mit dans la prison des hommes, où se trouvaient plein de voleurs. Ceux-ci étaient invités à faire n’importe quoi avec les femmes. Mais le céleste Epoux vêtit les deux vierges avec sa grâce et sa force ; pendant deux entières journées, elles furent là au milieu de ces voleurs qui étaient là à les regarder comme des bêtes, mais une mystérieuse force les subjugua et les empêcha de faire le moindre geste impudique sur les deux femmes. Finalement, les gardiens leur rendirent leurs vêtements et les reconduisirent dans la prison des femmes.

On demanda à Columba pourquoi elle n’offrait pas de sacrifices à ses ancêtres ; réponse :  

- Ce n’est pas la peine d’offrir un repas à des personnes mortes, qui ne peuvent plus manger.

Et à la demande si Confucius et Mencius étaient des Saints : 

- Ils étaient peut-être saints, mais seulement en ce monde.

A la fin de l’interrogatoire, Columba protesta devant les juges pour avoir été, elle et sa sœur, déshabillées et jetées au milieu des voleurs. Vous pouvez nous tuer, dit-elle, mais vous n’avez aucun droit légal de faire ce genre de choses avec nous. Le juge principal fut fâché du comportement des gardiens de prison et punit les responsables.

En prison, Columba tomba malade, mais se remit promptement. Elle reçut encore une cruelle flagellation, par trois fois, mais resta entièrement fidèle au Christ.

Elle fut finalement décapitée à la Petite Porte Ouest de Séoul, le 26 septembre 1839, avec huit autres Martyrs. Parmi ces huit autres, on ne compta pas les deux sœurs de Columba ; les récits semblent les oublier pour ne mentionner que Columba, pour laquelle on a pu recueillir et vérifier davantage de détails.

Béatifiée en 1925, Columba fut canonisée en 1984.

  

Gaspar Stanggassinger

1871-1899

 

Il fut le deuxième de quinze (ou seize !) enfants d’une humble famille de Berchtesgarden (Bavière, Allemagne) et naquit le 12 janvier 1871.

Dès l’âge de neuf ans, il se sentit appelé au sacerdoce.

Il commença en 1881 à Freising des études qui ne furent pas brillantes. Mais trois ans plus tard, il put entrer au séminaire où l’ambiance et son heureux caractère lui firent surmonter ces difficultés.

Il eut moins de difficultés à aborder le chemin de la sainteté : à seize ans, il obtient la permission de faire le vœur de chasteté. Dans son journal, il écrit que tout est grâce. Il est envahi par l’ardeur de sa dévotion au Saint-Esprit.

En 1889, frappé par la fièvre typhoïde, il fit une confession générale, reçut les Sacrements… et se remit rapidement. L’ascension allait se poursuivre.

Durant les vacances, il s’occupa avec grand zèle des jeunes et des petits, leur enseignant qui est Jésus. 

Après le baccalauréat, il entra au Grand séminaire, où cette fois-ci il se passionna pour la philosophie de saint Thomas, pour les Sciences naturelles, la Dogmatique (où il eut la mention cum laude), l’Ecriture Sainte, l’Histoire de l’Eglise.

Il se sentit peu à peu appelé à rejoindre la congrégation des Rédemptoristes, qui avait été interdite par le Kulturkampf, raison pour laquelle sa famille s’y opposa aussi. Mais lors d’un pèlerinage à Altötting, il entendit la Sainte Vierge lui dire d’aller à Gars, près de l’Inn, chez les Rédemptoristes. 

Le 6 octobre 1892, il commença le noviciat à Gars, et reçut l’habit. Gaspar monta toujours plus en sainteté ; prières, méditations, mortifications, retraites, tout lui semblait bon pour se sanctifier davantage.

En 1893, il fit la profession, à Dürnberg, où il étudia la théologie, sans rien changer à ses exigences personnelles, acquises durant les années précédentes. Il comprit la nécessité de prendre sur soi davantage, d’écouter, de ne pas juger ni sermonner. 

Sous-diaconat en 1893, diaconat en 1894, sacerdoce en 1895 : Gaspar était prêt pour la prédication, pour laquelle il recommandait à lui-même : Je dois annoncer la parole de Dieu, non la mienne.

A peine ordonné, il fut nommé professeur au Petit séminaire rédemptoriste de Dürnberg, où les élèves le prirent tout de suite en grande estime pour ses profondes qualités pédagogiques. S’il se trompait, il pouvait demander pardon à genoux. S’il y avait des frottements entre les élèves et les professeurs, il intervenait pour rétablir la paix. Il abhorrait les révélations extraordinaires, il se contentait de l’évangile.

On lui confia l’économat, l’élaboration des nouveaux statuts, les programmes d’étude. En 1897, il fut chargé des postulants. Il allait s’asseoir avec les élèves pour parler avec eux : lui qui aurait voulu partir aux missions, considéra que les élèves étaient sa mission. Il leur répétait : Je ne suis qu’un roseau creux, à travers lequel Dieu parle.

Tout ce travail lui provoqua en 1897 un excès de tension et un moment d’épuisement, mais il ne rallentit pas pour autant son rythme d’activités.

En 1899, le Grand séminaire fut transféré à Gars. Il y arriva le 11 septembre pour y prêcher dès le 13 une retraite aux élèves, tout en se sentant proche de sa fin.

Le 22 septembre, avec de fortes douleurs d’abdomen, il fut sans forces et écrivit : Je vois bien la différence qu’il y a entre «prêcher la patience» et «souffrir avec patience».

Le 24 septembre il célébra la Messe dans l’infirmerie et demanda le Sacrement des malades, qu’on lui administra le 25. On lui diagnostiqua alors une appendicite, puis une péritonite. Ses derniers mots aux jeunes furent : Honorez et aimez la Bonne Mère, faites des visites à Jésus-Sacrement.

Après avoir reçu l’Eucharistie et invoqué saint Alfonso de’ Liguori (le Fondateur des Rédemptoristes, voir au 1er août), il s’éteignit à cette vie dans la matinée du 26 septembre 1899.

Le premier miracle retenu pour sa béatification se vérifia en 1935, par la guérison totale d’une tumeur à l’estomac d’une Religieuse.

Gaspar Stanggassinger fut béatifié en 1988.

 

 

Luigi Tezza

1841-1923

 

Luigi vint au monde à Conegliano (Treviso, Italie du Nord) le 1er novembre 1841, fils de Augusto, un médecin, et Catalina Nedwiedt.

En 1850, orphelin de père, il accompagna sa mère à Padoue pour ses études.

En 1856, il entra chez les Camilliens ou Ministres des Infirmes de saint Camille de Lellis. Convaincue de la solidité de cette vocation, la maman entra alors chez les Visitandines de Padoue, où elle acquit une réelle réputation de Religieuse exceptionnelle.

Ordonné prêtre, Luigi fut nommé directeur des jeunes aspirants puis, après quatre ans, vice-maître des novices. Il aurait beaucoup aimé aller travailler dans les pays de mission, mais il y renonça par obéissance.

En 1871, il fut envoyé en France comme maître des novices, puis supérieur de la nouvelle province. En 1880, expulsé de France comme étranger, par la loi anti-religieuse, il y rentra clandestinement pour réunir la communauté dispersée.

Elu procureur et vicaire général, il partit pour Rome où il rencontra Giuditta (Giuseppina) Vannini (voir au 23 février), à laquelle il proposa de donner naissance à la branche féminine des Camilliens : les Filles de Saint Camille, approuvées en 1931.

En 1900, il fut envoyé comme visiteur et réformateur de la communauté de Lima (Pérou). Il y resta vingt-trois ans. En même temps qu’il alla soigner les malades de toutes conditions, il fut aussi confesseur au séminaire et en diverses congrégations religieuses. 

Il fit tant de bien qu’on le surnomma le Saint de Lima. 

Il mourut à Lima le 26 (ou le 23) septembre 1923 et fut béatifié en 2001.

 

 

Pau Castellá Barberá

1862-1936

 

Pau (Paul) naquit le 3 mai 1862 à Selva del Camp (Tarragona, Espagne), de Pau et Francesca, qui le firent baptiser deux jours après.

Il grandit dans une ambiance très chrétienne, agrémentée par la musique.

A vingt-trois ans, il voulut entrer comme convers chez les Clarétains ou Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie.

Après le noviciat à Barbastre, il fit la profession en 1886. Dès lors, il resta six ans dans cette communauté, rendant service comme cordonnier.

Puis il fut envoyé à Lleida, et finalement dans les difficiles missions de Fernando Poo, des îles au large de la Guinée Equatoriale. C’était une destination «dangereuse», car on savait que beaucoup y étaient déjà morts de la malaria.

Pau avait alors trente ans. Il arriva sur l’île de Fernando Poo en janvier 1893. Il devait y rester jusqu’en 1908, s’occupant de tout, et surtout de traiter avec des personnes qui n’étaient pas particulièrement habituées à obéir ! Il fut sur l’île de Corisco, de Santa Isabel, Sant Carlos et Maria Cristina. Tout lui réussissait, rien n’était difficile. Habile, presque diplomate, il savait anticiper les réactions et prévoir les solutions. Pour cela, tous l’estimaient.

En 1908, il dut tout de même retourner en Espagne, avec une santé ébranlée qu’il ne put jamais récupérer. Il resta à Barbastre, exemple de piété et de douceur, avec sa vénérable barbe blanche.

Un séjour à La Selva del Camp en 1921 ne fut pas davantage salutaire. Et c’est là que la révolution de 1936 le rattrappa.

En juillet, toute la communauté dut se séparer, en tout vingt-trois personnes qui allaient recevoir la palme du martyre.

Lui-même fut reçu chez des neveux, où il put rester deux mois, passant son temps dans la prière. 

En septembre 1936, on le découvrit ; ce vieillard de soixante-quatorze ans fut jeté en prison et condamné à mort pour être Religieux. 

Il fut assassiné à Reus le 26 septembre 1936, avec un Confrère, et fut béatifié en 2013.

 

 

Andreu Feliu Bartomeu

1870-1936

 

Andreu naquit le 15 septembre 1870 à Selva del Camp (Tarragona, Espagne), de Josep et Francesca, qui le firent baptiser trois jours après.

Il grandit dans une ambiance très chrétienne, et surtout avec les Clarétains ou Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie., présents dans ce pays depuis 1868.

Andreu les aidait comme sacristain, chantait avec eux avec sa belle voix, montrant une profonde piété envers la Reine des Saints, dont il n’oublia jamais de fleurir l’autel.

A dix-sept ans, il voulut entrer au noviciat. Or à cet âge-là, il était déjà «trop tard» (?) pour commencer la préparation au sacerdoce, de sorte qu’il se prépara à être Frère convers. De toutes façons, ce qui lui importait, était de partir pour les missions.

Après une première formation comme postulant,, il fit le noviciat à Barbastro, et la profession à Cervera en 1889. 

Il resta quelque temps à Cervera, puis fut envoyé à Zafra (Badajoz). Conquis par les vertus de ce Frère exemplaire, ses Supérieurs l’envoyèrent en 1903 aux îles Fernando Poo (Guinée Equatoriale).

Le Frère Andreu savait très bien confectionner les vêtements, entretenir la sacristie, soigner les malades avec amour, et aussi cultiver la terre : on pouvait tout lui demander. On imagine le travail qu’il fit durant la trentaine d’années qu’il resta là-bas.

Il revint en Espagne en 1934, accosta à Barcelone et fut finalement envoyé à la communauté de Selva del Camp, son pays d’origine.

En juillet 1936, toute la communauté dut se séparer, en tout vingt-trois personnes qui allaient recevoir la palme du martyre. Andreu renonça à venir dans sa famille, pour ne pas la compromettre, et alla camper quelque part dans la nature, dans une pauvre cabane.

En septembre 1936, on le découvrit ; ce vieillard de soixante-six ans fut dénoncé au Comité de Reus, jeté en prison et condamné à mort pour être Religieux, comme son Confrère Pau Castellá.

Ils furent tous deux assassinés à Reus le 26 septembre 1936, et béatifiés en 2013.

Note. La date de ce martyre est parfois le 26 octobre, possible confusion avec la date de la béatification (27 octobre). Qu’on veuille bien nous aider à préciser ce détail.  

 

 

Josefa Romero Clariana

1871-1936

 

Elle vint au monde le 11 avril 1871 à Carlet (Valencia), de Agostino et Giuseppa, des gens très modestes.

Malgré l’avis opposé des siens, Josefa entra en 1892 chez les Sœurs de la Doctrine Chrétienne, où elle prit le nom de María du Calvaire. 

Elle fut dans les communautés de San Vicens dels Horts, Tabernes de Valldigna, Guadasuar et Carlet, travaillant dans les tâches humbles, à la cuisine, à la buanderie.

En 1909, elle fut témoin de la Semaine Tragique de Barcelone, quand déjà des groupes ennemis de l’Eglise se soulevèrent.

En 1931, à la proclamation de la République, elle assista à la fermeture de maisons religieuses.

En 1936 enfin, lors de la révolution de juillet, elle dut quitter précipitamment le collège de Carlet, malgré sa faible vue (car elle était presque aveugle) et se réfugia chez sa sœur, qui cachait déjà deux autres cousines, de la même congrégation, et où on la découvrit en septembre.

Le 26 septembre 1936, on la fusilla à Llosa de Ranes, au lieu-dit Barranco de los Perros, avec Mère María du Suffrage (Teresa Rosat Balasch), avec laquelle elle fut béatifiée en 1995.

Selon de récentes recherches, il s’avérerait qu’on ne sait pas réellement où et comment furent assassinées ces deux Religieuses. Des trois hommes qui les assassinèrent, deux furent fusillés à leur tour, avant qu’on les ait interrogés sur ce détail, le troisième disparut. Ainsi l’exécution aurait eu lieu probablement sur la route de Alcira à Benimuslem.

 

 

Teresa Rosat Balasch

1873-1936

 

Elle vint au monde le 15 octobre 1873 à Mislata (Valencia), fille unique de Emanuele et Teresa, et à qui fut donné le nom de la Sainte du jour, sainte Thérèse d’Avila.

Entrée en 1896 chez les Sœurs de la Doctrine Chrétienne, elle prit le nom de María du Refuge (ou Amparo). 

En 1898, elle fit la profession temporaire, la solennelle en 1906.

Elle fut supérieure à Tabernes de Valldigna, Molins del Rey, Cabrera de Mar, Cornellá et Carlet.

En 1909, elle fut témoin de la Semaine Tragique de Barcelone, quand déjà des groupes ennemis de l’Eglise se soulevèrent.

En 1931, à la proclamation de la République, elle assista à la fermeture de maisons religieuses, et dut s’habiller en civil.

En 1936 enfin, lors de la révolution de juillet, elle se réfugia chez une amie, mais fut bien vite repérée et mise en prison à Carlet le 19 septembre.

Sachant sa mère âgée et malade, elle disposa qu’elle fût reçue dans l’Institut.

Le 26 septembre, on la fusilla, dit-on, à Llosa de Ranes, au lieu-dit Barranco de los Perros, avec la Sœur María du Calvaire (Josefa Romero Clariana), avec laquelle elle fut béatifiée en 1995.

Selon de récentes recherches, il s’avérerait qu’on ne sait pas réellement où et comment furent assassinées ces deux Religieuses. Des trois hommes qui les assassinèrent, deux furent fusillés à leur tour, avant qu’on les ait interrogés sur ce détail, le troisième disparut. Ainsi l’exécution aurait eu lieu probablement sur la route de Alcira à Benimuslem.

 

 

Manuel Legua Martí

1875-1936

 

Manuel naquit le 23 avril 1875 à Alacuás (Valencia, Espagne) et fut baptisé le jour même.

Son père étant un bienfaiteur des Religieux, le garçon connut les Religieux Amigoniens de Torrent ou Tertiaires Capucins de Notre-Dame des Douleurs.

Il fit une première expérience, en 1892, mais la maladie l’obligea à interrompre.

Persévérant dans sa vocation, Manuel demanda sa réadmission, et put enfin faire la profession en 1904, avec le nom de León María de Alacuás. Il fut ordonné prêtre en 1906.

Cette congrégation s’occupait particulièrement de la rééducation de jeunes prisonniers, à l’Ecole Santa Rita de Madrid.

Le père León fut sous-directeur puis supérieur de la maison, et conseiller général. 

On sait, par une photographie de l’époque, qu’il accompagna en 1934 le Visiteur Général de la congrégation, qui devait visiter les communautés d’Amérique.

L’Ecole Santa Rita fut prise d’assaut en août 1936, et les miliciens commencèrent par réunir tous les Religieux dans une seule salle. Voyant venue leur dernière heure, ils se donnèrent mutuellement l’absolution avant de mourir… mais les miliciens les relâchèrent et ils se réfugièrent çà et là.

Le père León trouva refuge chez un de ses élèves, mais on vint l’en tirer avec violence, ainsi que le père de l’élève, et on alla les fusiller immédiatement sur la route de Madrid vers la France, le 26 septembre 1936.

Il fut béatifié en 2001.

 

 

Julio Esteve Flors

1897-1936

 

Il vit le jour le 9 octobre 1897 à Puzol (Valencia), de Vicente et Josefa, qui eurent neuf enfants. Il fut baptisé dès le lendemain.

Entré au Séminaire Séraphique de Massamagrell, il reçut l’habit en 1913, professa en 1914, avec le nom de Buenaventura de Puzol et fit les vœux solennels en 1918.

Il fut ordonné prêtre en 1921 à Rome, où il fut reçu au doctorat en philosophie et en droit canonique à l’Université Grégorienne.

Il fut professeur, il prêcha et fut assidu au confessionnal.

Il enseigna à Orihuela et en d’autres centres de l’Ordre.

Très intelligent, il était en même temps très humble.

L’été 1936, devant abandonner le couvent, il se réfugia chez ses parents à Puzol.

Il était conscient de son sort : Je me prépare pour la palme du martyre. Oui, je recevrai la palme du martyre, parce que je mourrai pour la religion.

Les miliciens l’arrêtèrent le 25 septembre 1936, avec son père et son frère qui, l’ayant hébergé, étaient complices.

A minuit, le 26 septembre 1936, ils les emmenèrent tous les trois au cimetière de Gilet (Valencia). Ils furent fusillés à deux heures du matin.

Juste avant de mourir, il prophétisa aux bourreaux : Avec la même mesure avec laquelle vous mesurez maintenant, vous serez à votre tour mesurés (cf. Mt 7:1). Après la guerre, quand les bourreaux furent arrêtés, ils reconnurent la vérité de cette phrase. 

Le père et le frère du p. Buenaventura ne sont pas béatifiés.

Le père Buenaventura fut béatifié en 2001.

 

 

Ráfael Pardo Molina

1899-1936

 

Ráfael vit le jour le 28 octobre1899 à Valencia (Espagne), aîné de huit enfants.

Généreux, disponible pour rendre service, il dut travailler longtemps à la ferme pour aider sa famille. Il s’occupa en outre de la catéchèse paroissiale, participa à l’Adoration nocturne, à la confraternité de Saint-Filippo-Neri, visitait les malades chaque dimanche.

Il entra en 1919 à l’Ecole apostolique des Dominicains à Solsona (Lleida), avec l’idée d’accéder un jour au sacerdoce, mais la Providence ne le lui permit pas, aussi demanda-t-il à être admis comme convers, en 1921, comme son frère Luis.

En 1926, il fit la première profession à Calanda et s’occupa activement du jardin du couvent pendant six ans, suscitant l’admiration des paysans de l’endroit.

En 1932, il fit la profession solennelle et fut envoyé à Valencia, en qualité de sacristain adjoint. Il travailla beaucoup au culte des Saints, à la vénération des Reliques.

Ainsi, lorsque les temps devinrent difficiles et même dangereux, il s’employa à cacher tout ce qu’il put d’objets du culte dans des maisons privées. Quand les fouilles firent découvrir ces trésors et qu’on les confisqua, le Frère Ráfael n’hésita pas à aller trouver un avocat et aller déposer une déclaration à la mairie de Valencia, pour dénoncer le sacage subi au couvent. Grâce à cette démarche, ledit matériel fut déposé en sûreté à la mairie, et, au moins en partie, récupéré au lendemain de la guerre civile.

Lui-même se cacha en divers endroits de Valencia, du 19 juillet au 26 septembre, jour où on l’arrêta l’après-midi. Un groupe de miliciens le surprit, l’arrêta et alla le fusiller sur la route de Valencia à Nazaret, au lieu-dit Azud de Oro, Ribera del Turia, le 26 septembre 1936.

Le Frère Ráfael fut béatifié en 2001.

 

 

María Jordá Botella

1905-1936

 

Cette Marie vit le jour le 26 janvier 1905 à Alcoy (Alicante, Espagne) et fut baptisée le même jour avec le nom de María Pilar. Elle fut confirmée cette même année, selon une coutume de l’époque. Elle reçut la Première communion en 1912.

Elle fréquenta le collège Saint-Vincent-de-Paul et grandit dans la foi chrétienne.

A onze ans, elle s’inscrivit dans les rangs des Enfants de Marie.

Elle passa ensuite au collège de Onteniente, puis revint chez ses parents, où elle vécut d’une façon qu’on a pu justement qualifier d’exemplaire.

Elle faisait partie de l’Action Catholique, ainsi que d’autres associations chrétiennes, comme le Patronat des Ouvrières de Saint Maur et l’Apostolat de la Prière, montrant tout son zèle apostolique et son engagement social.

Dès 1931, à la proclamation de la République, elle fut le point de mire des ennemis de l’Eglise.

Quand se déchaîna la fureur révolutionnaire de l’été 1936, elle passa à Madrid pour vivre chez un de ses frères, mais c’est là qu’on la reconnut comme chrétienne pratiquante et qu’on l’arrêta pour la reconduire et l’emprisonner à Alcoy, du 20 au 26 septembre.

Le 26 septembre 1936, on l’emmena à Benifallim pour la martyriser. Ce martyre commença par une tentative de viol, auquel elle résista de toutes ses forces ; elle fut abattue, victime de sa foi et de sa pureté.

María fut béatifiée en 2001.

Partager cet article
Repost0
Published by samuelephrem - dans 09-septembre
/ / /

22 SEPTEMBRE

 

III.

Ste Emérite, martyre à Rome.

SS Maurice, Exupère, Candide, Victor, Innocent, Vital, et leurs compagnons de la légion, martyrs à Agaune ; s. Maurice est le patron des Etats de Savoie ainsi que du diocèse d'Angers, où s. Martin rapporta de ses reliques.

Ste Basilla, martyre romaine.

S Yon, martyr près de Arpajon, peut-être compagnon de s. Denis.

IV.

Ste Iraïs (Rhaïs, Raïssa), martyre à Alexandrie.

S Septimius, évêque et martyr à Iesi, dont il est le patron.

? S Silvain, à Levroux.

V.

S Florent, moine vénéré au Mont-Glonne, mais mal situé historiquement.

Ste Liutrude, sœur de ste Menehould, recluse près de Châlons-en-Champagne.

VI.

S Lô, évêque à Coutances et Briovère pendant quarante ans.

VII.

S Higbald, abbé dans le Lincolnshire, peut-être Bardney.

Ste Salaberge, guérie de la cécité par s. Eustase de Luxeuil (ou Colomban ?), abbesse à Laon ; on bénissait des clochettes en son honneur contre les orages.

S Emmeran, peut-être originaire du Poitou, évêque et martyr à Ratisbonne, où une odieuse accusation le rendit suspect et fut à l'origine de son supplice.

? Ste Gunthilde, servante à Biberbach ; il y eut une abbesse du même nom en Thuringe. 

XII.

B Othon, cistercien évêque à Frisingen.

XVIII.

S Lorenzo Maurizio Belvisotti (Ignazio da Santhià), capucin piémontais, canonisé en 2002.

B Joseph Marchandon, curé en Creuse, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.    

SS Yu Chin-gil Auguseutino et Chŏng Ha-sang Baolo, martyrs coréens, canonisés en 1984 et fêtés le 20 septembre.

XX.    

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifié en 1995 : 

Piaristes : Carlos Navarro Miquel (C. de la Vierge de l’Abandon, *1911), prêtre, près de Valencia ;

- béatifiés en 2001 : 

Diocésains : Vicente Sicluna Hernández (*1859), Vicente Pelufo Corts (*1868) et Germán Gozalvo Andreu (*1913), ce dernier martyrisé deux mois après son ordination, près de Valencia ; 

Laïques : Josefina Moscardó Montalvá (*1880) et María Purificación Vidal Pastor (*1892), vierges, près de Valencia ;

- béatifiés en 2007 :

Frères Mineurs : Félix Echevarría Gorostiaga (*1893), Francisco Carlés González (*1894), Luis Echevarría Gorostiaga (*1895), prêtres ; Ruperto Sáez de Ibarra López (Antonio, *1914), clerc ; Miguel Zarragùa Iturrízaga (*1870) et Simón Miguel Rodríguez (*1912), convers, près de Badajoz ; 

Salésiens : Esteban Cobo Sanz (*1905), clerc, et son jeune frère Federico (*1919), aspirant, près de Madrid ; Federico n’avait pas même dix-sept ans et sera probablement le plus jeune martyr de toute cette période ;

- béatifiés en 2013 : 

Lasalliens : Antonio Gil Monforte (*1903) et Francisco Vicente Edo (Félix Adriano, *1903), près de Teruel.

 

 

Lorenzo Maurizio Belvisotti

1686-1770

 

Lorenzo Maurizio fut le quatrième des six enfants de Pier Paolo et Maria Elisabetta Balocco. Il naît le 5 juin 1686 à Santhià (province de Vercelli, Italie du Nord).

Il perd son papa à sept ans, sa mère le confie à un saint prêtre de la parenté, certain Bartolomeo Quallio, qui l’aide à découvrir peu à peu sa vocation sacerdotale.

Lorenzo Maurizio part à Vercelli pour sa formation philosophique et théologique.

Ordonné prêtre en 1710, il reçoit une place de chapelain-précepteur dans la noble famille des Avogadro, qui à l’époque ont le droit de le “nommer” aussi curé de la paroisse de Casanova Elvo, tandis qu’à Santhià il est aussi nommé chanoine-recteur de la collégiale.

Durant ces premières années de sacerdoce, il fait la connaissance d’un père jésuite, le père Cacciamala, qu’il seconde dans les missions populaires et qui va devenir son directeur spirituel.

Mais Lorenzo Maurizio veut davantage ; il renonce à ces nominations prometteuses et entre en 1716 chez les Capucins de Chieri (province de Turin), où il commence à trente ans un humble noviciat, dans l’espoir de partir un jour pour les missions. Il porte désormais le nom de Ignazio de Santhià. On admire son désir de perfection, son observance fidèle de la règle, spontanée et joyeuse. Il séjourne successivement dans les couvents de Saluzzo, Chieri et Turin.

En 1731, il est nommé maître des novices à Mondovì (province de Cuneo), où il reste treize ans. Son charisme attirera plus de cent-vingt nouveaux novices, dont certains moururent en odeur de sainteté. Entre autres, un de ses anciens novices, Bernardino Ignazio de la Vezza, parti au Congo, tomba gravement malade : le père Ignazio s’offrit spontanément à Dieu pour son “disciple” ; son humble prière fut celle-ci : Jésus-Christ, mon Seigneur, si vous désirez que le mal dont souffre ce bon ouvrier tombe sur moi qui suis un bon à rien, faites-le. Je l’accepte volontiers pour votre plus grande gloire. Le missionnaire guérit et reprit son apostolat, tandis que le père Ignazio dut renoncer à sa charge à cause des souffrances qu’il reçut alors.

Il fut nommé aumônier en chef des armées du roi de Sardaigne Carlo Emanuele III en guerre contre les forces franco-espagnoles (1745-1746). Il assista ainsi les soldats blessés ou contagieux dans les hôpitaux d’Asti, d’Alessandria et de Vinovo où les malades atteints de blessures très graves, les corps déchiquetés s’empilaient dans les salles. 

La guerre terminée, il rejoint le couvent du Mont des Capucins (Turin) où, toujours retranché dans sa profonde humilité, il partage son temps entre le couvent et la ville de Turin, prêchant, confessant, parcourant les rues pour rencontrer et réconforter les pauvres, les malades, malgré son âge et ses souffrances.

Le père Ignazio était un mystique, en même temps qu’un apôtre. S’il aimait le silence, le recueillement et les veilles prolongées devant le Saint Sacrement, il courait au service du prochain. Les prodiges, d’ailleurs, se multipliaient, car la prière d’Ignazio obtenait des grâces… On l’appelait le Saint du Mont, les autorités religieuses et officielles l’avaient en grande vénération.

L’humilité d’Ignazio était sa grande vertu. Ses actions, ses paroles, ses services dans les plus humbles tâches, toute sa vie était humilité.

Les deux dernières années de sa vie, qu’il passa à l’infirmerie, furent encore occupées à recevoir, à bénir, à conseiller, à confesser. Il était absorbé dans la contemplation du Crucifix.

Lui qui portait au baptême le nom de Maurizio, il s’éteignit le jour de la fête de son saint Patron, le 22 septembre 1770, chargé d’années et de mérites.

Sa sainteté et ses miracles l’avaient tellement rendu populaire, qu’un énorme concours de peuple se manifesta au moment de sa mort, au point que l’ont dut, pour éviter plus de confusion, célébrer les obsèques très tôt le matin.

Malgré les nombreux témoignages sur sa sainteté, à cause de divers événements, le saint père Ignazio attendit, humblement encore, jusqu’en 1966 pour être proclamé bienheureux.

 

 

Joseph Marchandon

1745-1794

 

Joseph était né le 21 août 1745 à Bénévent (Creuse).

Prêtre du diocèse de Limoges, il était curé de Marsac (Creuse).

Arrêté durant la vague révolutionnaire fanatique, il fut de ces centaines de prêtres qui, entassés à bord de deux navires négriers aux pontons de Rochefort, dans des conditions de détention on ne peut plus déplorables et honteuses, moururent de mauvais traitements, d’épidémies, d’épuisement, pour le seul délit d’avoir été prêtres et fidèles à l’Eglise.

L’abbé Marchandon mourut sur le Deux-Associés, le 22 septembre 1794, et fut béatifié en 1995.

 

 

Yu Chin-gil Auguseutino

1791-1839

 

Augustinus était né en 1791 à Jo Dong (Séoul, Corée sud), dans une famille d’importantes personnalités du gouvernement.

Homme de profonde réflexion, il cherchait la vérité, particulièrement les origines de l’Homme et devint un expert de bouddhisme et de taoïsme.

Il rencontra des Chrétiens, qui d’abord se méfièrent de lui. Il trouva un opuscule sur La vraie Doctrine de Dieu, écrit par le père jésuite Matteo Ricci, et son intérêt alla croissant, jusqu’à ce qu’enfin il put recevoir des explications complètes sur le Christianisme, lire d’autres livres et finalement voulut entrer dans l’Eglise.

Il rencontra Chŏng Ha-sang Paulus, avec lequel il collabora de toutes ses forces pour rétablir en Corée une hiérarchie ecclésiastique catholique.

Lors d’un voyage à Pékin, il fut baptisé par un missionnaire. 

Augustinus fut co-signataire de ces lettres envoyées par toute la petite communauté réunie autour de Chŏng Ha-sang Paulus, à l’évêque de Pékin et au pape à Rome, pour obtenir enfin des prêtres pour la Corée.

Entre temps, Augustinus prêchait et faisait beaucoup de conversions, mais il n’eut pas la consolation d’amener au Christ son épouse et ses filles. Ses fils se convertirent, et Petrus (Yu) fut martyrisé le 21 octobre 1839, étranglé, à l’âge de treize ans, devenant ainsi le plus jeune Martyr coréen.

Augustinus fut arrêté chez lui en juillet 1839. Ses parents cherchaient à le convaincre d’apostasier, mais il resta constant dans la foi, estimant bien plus important de sauver son âme que son corps, tout en regrettant la peine qu’ils en avaient pour lui.

Le chef de la police fut d’abord délicat envers lui. Il lui rappela sa condition de personnalité gouvernementale, du danger qu’il faisait courir aux siens ; il lui demandait de dire simplement où se cachaient les Catholiques avec leurs livres.

Augustinus resta ferme comme un roc. Il fut torturé par cinq fois, sa chair partait en lambeaux.

Il répondit au chef de la police que l’évêque et les missionnaires français étaient venus pour enseigner les Coréens sur Dieu et leur salut, que c’était lui qui avait amené l’évêque en Corée.

Puis le chef introduisit l’évêque en présence de Augustinus pour les interroger ensemble. 

Augustinus refusa de révéler les noms des responsables de l’Eglise coréenne et subit encore d’autres tortures, qu’il supporta patiemment, jusqu’à la décapitation à la Petite Porte Ouest de Séoul, le 22 septembre 1839, en même temps que Chŏng Ha-sang Paulus.

Il fut béatifié en 1925 et canonisé en 1984.

Rappelons que la fête commune de tous les Martyrs de Corée est au 20 septembre.

 

 

Chŏng Ha-sang Baolo

1795-1839

 

Paulus (Baolo) était né en 1795 à Mahyŏn (Yanggŭngun, Kyŏnggi, Corée sud), dans une famille chrétienne de la noblesse, qui comptait déjà ses martyrs : son père, Augustinus Chŏng Yak-jong, ainsi que son frère aîné, Carolus Chŏng Ch’ŏl-sang, furent martyrisés le 8 avril 1801.

Augustinus avait rédigé un Catéchisme des plus importants articles de la doctrine chrétienne.

Cette même année 1839, où la persécution avait repris, allaient tomber notre Paulus, ainsi que sa mère, Yu So-sa Cæcilia (le 23 novembre), ainsi que sa sœur, Chŏng Chŏng-hye Elisabeth (le 29 décembre).

Ses deux oncles, Chŏng Yak-yong et Chŏng Yak-jŏn, étaient des personnalités en vue dans la Corée.

Quand le papa était mort, en 1801, le petit Paulus avait à peine moins de sept ans. Tous les biens du papa furent confisqués, la famille dut vivre dans une extrême pauvreté, mais la maman sut transmettre à Paulus sa foi inébranlable.

En 1815, il vint à Séoul, dans l’espoir de reconstruire l’Eglise, dévastée par la récente persécution, privée de prêtres.

Il rencontra un éminent professeur qui avait étudié en Chine, puis, malgré son origine noble, se fit serviteur d’un interprète qui allait souvent à Pékin.

En 1816, il put ainsi rencontrer à Pékin l’évêque, pour lui demander d’envoyer des missionnaires en Corée.

Ce fut l’occasion pour l’évêque de conférer à Paulus les sacrements de Confirmation et de l’Eucharistie.

En 1817, l’évêque envoya un prêtre en Corée, mais celui-ci mourut avant le terme de son voyage. Paulus chercha au moins à se faire aider par de nouveaux baptisés, parmi lesquels son oncle Chŏng Yak-yong, qui vivait en exil à Kang-jin.

Paulus et ceux de son groupe envoyèrent de nouvelles demandes insistantes, tant à Pékin qu’à Rome même, pour obtenir des missionnaires. Cette fois-ci, Rome réagit, établit en 1831 un Vicariat Apostolique pour la Corée, et chargea les Missions Etrangères de Paris de constituer l’Eglise en Corée.

Paulus fit neuf fois le voyage à Pékin. Il rencontra enfin le premier Vicaire Apostolique, Mgr Imbert (voir la notice) et l’introduisit en Corée, le reçut chez lui et le servit continuellement.

Mgr Imbert appréciait tellement les qualités de Paulus, qu’il lui enseigna le latin en vue de le préparer au sacerdoce, mais la persécution l’obligea à fuir à Suwŏn.

Paulus s’attendait chaque jour au martyre. Il eut l’audace d’écrire au Premier Ministre une lettre en défense de la foi catholique, qui constitue ainsi le premier ouvrage d’apologétique en Corée. Même les ennemis de l’Eglise en apprécièrent l’éminent contenu.

Vint pour Paulus l’heure de l’arrestation, en même temps que sa mère et sa sœur.

Considéré comme le leader de l’Eglise coréenne, il subit un raffinement de tortures, qu’il supporta patiemment, jusqu’à la décapitation à la Petite Porte Ouest de Séoul, le 22 septembre 1839.

Il fut béatifié en 1925 et canonisé en 1984.

Rappelons que la fête commune de tous les Martyrs de Corée est au 20 septembre.

 

 

Vicente Sicluna Hernández

1859-1936

 

Il vit le jour le 30 septembre 1859 à Valencia, de Vicente, un garde civil, et María Rosario, qui le firent baptiser le 1er octobre avec les noms de Vicente José María Ramón. Sa sœur s’appelait Amparo ; le grand-père était maltais.

Le métier du papa obligea la famille à se déplacer entre autres à Ollería, où grandit Vicente.

Il passa aussi bien le diplôme de Maître d’école (1878) que la licence de théologie et la Maîtrise en Arts.

Ordonné prêtre en 1884, il exerça le saint ministère à Cortés de Pallás, puis fut plus de trente années curé de Navarrés, très actif dans le monde social et le syndicat agricole chrétien.

Prêtre zélé, il ne reculait devant aucune activité utile, faisant l’école aux enfants, donnant des leçons de latin aux adolescents. 

Ses homélies, théologiques et sans doute un peu longuettes, lui valurent le surnom affectif de «pico de oro», qu’on pourrait volontiers traduire par «bouche d’or», mais qui signifierait plutôt «grand bavard»… Il prêchait la dévotion aux Douleurs de Marie ou aux Sept Paroles du Christ en Croix.

Il fit les portraits de plusieurs personnalités du pays, embellit l’église, mit à jour les archives paroissiales, qui remontaient à 1610, quand partirent les Maures.

Un prêtre aussi érudit et actif ne pouvait qu’être la cible privilégiée des ennemis de Dieu.

Lors de la révolution espagnole de 1936, l’église fut fermée et des paroissiens voulurent le recevoir chez eux, mais ce bon vieillard ne voulait pas les compromettre ; il se réfugia avec sa bonne dans un appartement inoccupé, priant et lisant. Les marxistes vinrent à le savoir et frappèrent à sa fenêtre le 22 septembre à trois heures du matin. Don Vicente comprit de quoi il s’agissait ; sans répondre, il se leva et consomma les quelques hosties consacrées qu’il conservait.

Les révolutionnaires, eux, impatients, sautèrent sur le balcon et entrèrent dans la chambre, obligeant le prêtre à monter dans leur voiture. Don Vicente dit alors : Seigneur, que ta volonté soit faite. Jésus, assiste-moi dans ma dernière agonie.

On ne sait ce qui se passa précisément alors ; le vénérable prêtre reçut une balle dans la poitrine, et ses bourreaux le conduisirent à Bolbaite, déjà moribond, où ils lui tirèrent le coup de grâce dans la nuque. Ensuite, ils promenèrent son cadavre sur le dos d’un âne dans les rues au milieu de moqueries véritablement sataniques.

Don Vicente Sicluna fut assassiné, le 22 septembre 1936 : il allait avoir soixante-dix-sept ans.

Il a été béatifié en 2001.

 

 

Vicente Pelufo Corts

1868-1936

 

Vicente naquit le 26 février 1868 à Alzira (Valencia, Espagne).

Il étudia au séminaire de Orihuela et fut ordonné prêtre en 1894.

Il fut curé à Raspeig, puis, en 1904, dans sa ville natale d'Alzira.

Chapelain des Petites Sœurs des Anciens Abandonnés à Alzira, il se fit remarquer pour son engagement auprès des ouvriers catholiques et pour son zèle à répandre la doctrine sociale de l'Eglise, par des conversations et des conférences.

Il fut martyrisé à Alzira le 22 septembre 1936, date du Martyrologe, qui semble plus exacte que le 11 septembre qu'on trouve dans certains documents.

Don Vicente fut béatifié en 2001.

 

 

León (Miguel) Zarragua Iturrízaga

1870-1936

 

León naquit en ce monde le 11 avril 1870 à Yurreta (Biscaye, Espagne) et fut baptisé le jour-même.

Il entra au noviciat des Frères Mineurs franciscains de Chipiona en 1889 : première profession comme Frère convers, en 1890, la solennelle en 1893, prenant alors le nom de Miguel.

Après Regla, il exerça ses activités au Marroc pendant onze ans ; revenu en Espagne en 1915, il fut à Lebrija, puis Chipiona, où il se dépensa particulièrement au profit des victimes de la grippe espagnole en 1918 ; en 1919, il fut envoyé à Fuente Obejuna, comme sacristain.

Sa douceur et sa sérénité lui acquirent une réelle auréole de sainteté.

Il était le plus âgé de la communauté de Fuente Obejuna.

Il y avait dans ce couvent sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

On chercha à les faire blasphémer. Sur leur refus catégorique, on fusilla en prison le père José dès le 21 à midi, puis le père gardien, Félix Echevarría, au matin du 22 ; dans la même matinée, les cinq autres furent emmenés en camionnette, attachés deux par deux, au cimetière de Azuaga (Badajoz), où ils furent abattus, ayant toujours refusé de blasphémer.

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007.

 

 

Josefina Moscardó Montalvá

1880-1936

 

Cette sainte femme naquit le 10 avril 1880 à Alzira (Valencia, Espagne). Son frère, trésorier provincial d’une autre association catholique, fut aussi assassiné, en octobre 1936.

Elle grandit dans l’amour de Dieu et de l’Eglise, faisant activement partie de l’Action Catholique, mais aussi de toutes ces belles associations chrétiennes qui constituaient la vie de l’Eglise : l’Adoration nocturne, les Marie du Sanctuaire, la Propagation de la foi…

Toute consacrée à Dieu, elle resta célibataire.

Au moment de la révolution de juillet 1936, sa sœur Antonia fut arrêtée. Sans hésiter, elle alla se présenter et fut, pour cela, arrêtée à son tour.

En prison, elle fit tout son possible pour apporter de la consolation, du courage, aux autres prisonniers.

Elle avait annoncé qu’elle serait sans doute assassinée, et qu’elle mourrait en criant Vive le Christ Roi !

C’est ce qui arriva à Alzira le 22 septembre 1936 et Josefina fut béatifiée en 2001.

 

 

María Purificación Vidal Pastor

1892-1936

 

Cette sainte femme naquit le 14 septembre 1892 à Alzira (Valencia, Espagne). 

Elle grandit dans l’amour de Dieu et de l’Eglise, faisant activement partie de l’Action Catholique, mais aussi de toutes ces belles associations chrétiennes qui constituaient la vie de l’Eglise : l’Adoration nocturne, les Marie du Sanctuaire, la Propagation de la foi…

Grâce à son instruction, elle fit beaucoup de bon travail dans l’Ecole des Ouvrières et aussi par de nombreuses conférences. 

Toute consacrée à Dieu, elle resta célibataire.

Au moment de la révolution de juillet 1936, elle fut arrêtée en même temps que ses sœurs Antonia et Emilia. Au moment de l’assassiner, les bourreaux feignirent de l’enterrer vivante, et lui jetaient des pelletées de terre. A chacune, elle répondait en acclamant le Christ Roi. Finalement, on la fusilla, ainsi que ses sœurs.

C’était à Corbera (Valencia) le 22 septembre 1936.

María Purificación fut béatifiée en 2001.

 

 

Félix Echevarría Gorostiaga

1893-1936

 

Félix naquit en ce monde le 15 juillet 1893 à Ceánuri (Biscaya, Espagne), dans une famille qui comptait six frères et sœurs ; trois d’entre eux furent franciscains, dont Félix et son frère Luis, qui moururent le même jour.

En 1904, Félix vint à Chipiona pour étudier au collège des Frères Mineurs franciscains, puis il commença le noviciat : première profession en 1909, la solennelle en 1912, ordination sacerdotale en 1916.

Il exerça ses activités à Vélez Málaga et Lebrija ; en 1919, il fut nommé recteur et professeur, organiste et maître de chœur à Chipiona où, à partir de 1922, il sera vicaire du collège, directeur de la branche séculière franciscaine et responsable de la formation dogmatique et d’écriture sainte.

Après quelques autres distinations, il demanda à partir en mission et fut envoyé en 1933 au Maroc, d’où de vilaines fièvres l’obligèrent à revenir en Espagne ; il fut à Estepa puis à Fuente Obejuna (Cordoue), comme gardien (ou supérieur).

Il y avait dans ce couvent sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

Tandis qu’on fusillait le père José dès le 21 et cinq autres au matin du 22, on s’acharna particulièrement sur le père gardien, Félix Echevarría.

On essaya par tous les moyens de le faire blasphémer, en lui envoyant deux bonnes raclées, en lui tirant deux balles dans les jambes, en lui enlevant les deux yeux, en lui coupant une oreille, puis la langue ; tous les efforts furent vains. Finalement, on lui envoya des coups de crosse de fusil sur la bouche et sur la tête. Le pauvre Martyr finit par expirer dans la matinée du 22 septembre 1936, tandis que ses Confrères étaient abattus au cimetière de Azuaga (Badajoz).

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007. Le père Félix, heureux de nom, devint ainsi Bienheureux dans le Ciel.

 

 

Francisco Carlés González

1894-1936

 

On trouve parfois Francisco avec le prénom de Jesús Francisco. Ce Jésus naquit en ce monde le 14 janvier 1894 à San Julián de Requeijo (Pontevedra, Espagne).

En 1909, il vint à Chipiona pour étudier au collège des Frères Mineurs franciscains, puis il commença le noviciat : première profession en 1910, la solennelle en 1913, ordination sacerdotale en 1917.

Il exerça ses activités à Fuente Obejuna puis, à partir de 1920, fut envoyé en Terre Sainte : là, après avoir été à Jérusalem au Saint-Sépulcre, il fut envoyé à Alep (Syrie) pour y étudier l’arabe, langue qu’il parla comme le français et l’italien ;  il fut alors nommé coadjuteur à Knaje, puis à Alep, et supérieur à Er-Ram. En 1931, il revint près de Jérusalem comme curé pendant trois ans.

Revenu en Espagne, il fut à Chipiona, en 1934 et, en 1935, de nouveau à Fuente Obejuna.

Il y avait dans ce couvent sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

On chercha à les faire blasphémer. Sur leur refus catégorique, on fusilla en prison le père José dès le 21 à midi, puis le père gardien, Félix Echevarría, au matin du 22 ; dans la même matinée, les cinq autres furent emmenés en camionnette, attachés deux par deux, au cimetière de Azuaga (Badajoz), où ils furent abattus, ayant toujours refusé de blasphémer.

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007.

 

 

Luis Echevarría Gorostiaga

1895-1936

 

Luis naquit en ce monde le 26 août 1895 à Ceánuri (Biscaya, Espagne), dans une famille qui comptait six frères et sœurs ; trois d’entre eux furent franciscains, dont Félix et Luis, qui moururent le même jour.

Luis fut baptisé le jour même de sa naissance, et confirmé à quatre ans. 

Il vint à Chipiona (Cadix) pour étudier au collège des Frères Mineurs franciscains, puis il commença le noviciat : première profession en 1913, la solennelle en 1916, ordination sacerdotale en 1920.

Il exerça ses activités deux années à Chipiona puis à Puente Genil, où il fut directeur (1922-1923) ; en Terre Sainte pendant six ans, à Jérusalem puis à Nazaret, comme directeur du chœur ; de retour en Espagne en 1929, il fut à Vélez Málaga où il vécut les pénibles journées de 1931, quand furent incendiés plusieurs couvents et églises ; il dut abandonner le couvent et vint à Coín ; en 1933, il vint à Fuente Obejuna (Cordoue), comme vicaire chargé de la Jeunesse Antonienne et des Enfants de Marie ; il fonda là une bibliothèque populaire.

Il y avait dans ce couvent de Fuente Obejuna sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

Tandis qu’on fusillait le père José dès le 21, le 22 au matin on s’acharna particulièrement sur le père gardien, Félix Echevarría, le frère aîné de Luis ; dans la même matinée, les cinq autres, dont le père Luis, furent emmenés en camionnette, attachés deux par deux, au cimetière de Azuaga (Badajoz), où ils furent abattus, ayant toujours refusé de blasphémer.

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007.

 

 

Alejandro Gil Monforte

1903-1936

 

Alejandro vit le jour le 9 février 1903 à Mosqueruela (Teruel, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1916.

Il commença le noviciat en 1919 à Hostalets et reçut l’habit avec le nom de Antonio Gil.

En 1920, il rejoignait le scholasticat à Bujedo. Après le scholasticat, il fut catéchiste à Bonanova en 1921.

Quelques années après avoir commencé son activité didactique, il fut frappé par une surdité croissante, et dut suspendre l’enseignement.

Il fut alors dirigé sur Cambrils, où on lui confia diverses tâches pratiques, qu’il accomplit avec intelligence et habileté.

L’été 1936, il fut envoyé avec le Frère Félix Adriano dans son pays, un peu pour prendre quelques jours de vacances, un peu aussi pour parler autour d’eux et éventuellement susciter des vocations.

Dès le début de la révolution, le Comité assassina les quatre prêtres de la paroisse, mirent le feu à l’église, détruisirent l’archive et s’acharnèrent sur tout ce qui avait odeur de religieux.

Ils vinrent à apprendre la présence des deux Frères, ainsi que d’un Frère carme. Ils les arrêtèrent tous les trois, leur demandèrent de l’argent pour «acheter» la liberté de circuler. Puis ils les mirent en prison pour de bon, le 8 septembre, obligeant les parents à leur porter à manger. Ils retirèrent aux Religieux tout ce qu’ils avaient avec eux, y compris l’appareil auditif du pauvre Frère Antonio Gil. 

Le 22 septembre 1936 au soir, des miliciens vinrent prendre les trois Religieux et les conduisirent au Pilar del Palio, pour les fusiller. Ils obligèrent les habitants de l’endroit à les enterrer sur place.

Les deux Frères avaient trente-trois ans.

Il ne semble pas que le Frère carme ait fait partie de la même cause que les Frères Antonio Gil et Adriano, qui ont été béatifiés en 2013.

 

 

Francisco Vicente Edo

1903-1936

 

Francisco vit le jour le 31 juillet 1903 à Mosqueruela (Teruel, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1917.

Il commença le noviciat en 1919 à Hostalets et reçut l’habit avec le nom de Félix Adriano.

En 1920, il rejoignait le scholasticat à Bujedo. Après le scholasticat, il fut catéchiste à Roquetas et Tortosa en 1921.

En 1922, il arriva à Manlleu et, en 1925, il fut envoyé à Santa Madrona, puis San Feliu de Guixols et Bonanova.

Il fit le service militaire à Cuba : à Santiago et Guantánamo.

A son retour en Espagne, il réintégra Bonanova (1931), pour être finalement dirigé sur Tarragona en 1934.

L’été 1936, il fut envoyé avec le Frère Antonio Gil dans son pays, un peu pour prendre quelques jours de vacances, un peu aussi pour parler autour d’eux et éventuellement susciter des vocations.

Dès le début de la révolution, le Comité assassina les quatre prêtres de la paroisse, mirent le feu à l’église, détruisirent l’archive et s’acharnèrent sur tout ce qui avait odeur de religieux.

Ils vinrent à apprendre la présence des deux Frères, ainsi que d’un Frère carme. Ils les arrêtèrent tous les trois, leur demandèrent de l’argent pour «acheter» la liberté de circuler. Puis ils les mirent en prison pour de bon, le 8 septembre, obligeant les parents à leur porter à manger. Ils retirèrent aux Religieux tout ce qu’ils avaient avec eux, y compris l’appareil auditif du pauvre Frère Antonio Gil. 

Le 22 septembre 1936 au soir, des miliciens vinrent prendre les trois Religieux et les conduisirent au Pilar del Palio, pour les fusiller. Ils obligèrent les habitants de l’endroit à les enterrer sur place.

Les deux Frères avaient trente-trois ans.

Il ne semble pas que le Frère carme ait fait partie de la même cause que les Frères Antonio Gil et Adriano, qui ont été béatifiés en 2013.

 

 

Esteban Cobo Sanz

1905-1936

 

Esteban (Etienne) naquit à Rábano (Valladolid, Espagne) le 21 novembre 1905.

En 1919 il entra chez les Salésiens à El Campello, puis fit le noviciat à Carabanchel Alto, où il fit la profession en 1925.

Après les études de philosophie, il fut envoyé à la maison madrilène de Ronda de Atocha (1927-1931), puis à celle de Carabanchel Alto pour les études de théologie (1931-1935).

Finalement, il fut au collège de Paseo de Extremadura, où le surprit la révolution.

Il se réfugia chez sa sœur Cristina, qui habitait Madrid.

Là le rejoignit à son tour son jeune frère Federico ; dont il sera parlé par ailleurs.

Les deux frères organisèrent leur vie dans l'intimité et dans la piété, et fréquentant la Bibliothèque Nationale d'une part pour éviter les perquisitions à domicile, d'autre part pour continuer leurs études.

Durant ces journées tragiques, Esteban répétait souvent qu'il serait bien content si Dieu le choisissait comme Martyr, et que, si cela entrait dans les desseins de Dieu, qu'il donnerait volontiers sa vie pour Lui. Il disait aussi que les ennemis de l'Eglise ne savaient pas ce qu'ils faisaient (cf. Lc 23:34) et qu'il fallait leur pardonner, parce qu'ils n'avaient reçu aucune éducation religieuse.

Le 22 septembre 1936 au matin, quatre miliciens firent irruption chez Madame Cristina Cobo et arrêtèrent les deux frères, Esteban et Federico, leur disant qu'ils avaient seulement à les conduire à la Direction Générale de Sécurité : en réalité, ils les conduisirent à la Porte de Hierro où ils les fusillèrent. 

On retrouva leurs cadavres au Dépôt Judiciaire de Santa Isabel.

Esteban fut béatifié en 2007.

 

 

Carlos Navarro Miquel

1911-1936

 

Né à Torrente (Valencia, Espagne) le 11 février 1911, Carlos était le dernier des quatre enfants de la famille.

Dès qu'il parla de sa vocation sacerdotale, ses parents n'hésitèrent pas à l'inscrire au petit séminaire de Valencia ;

A Noël de 1927, il se sentit appelé à entrer chez les Pères des Ecoles Pies, comme sa sœur aînée qui était déjà religieuse.

Il entra donc chez ces Religieux, où il se montra tout-à-fait dans son élément, bon frère, bon religieux, obéissant, aimable et joyeux.

En 1934, après le noviciat, il fit la profession, pREnant le nom de Carlos de la Vierge des Abandonnés.

En 1935, il fut ordonné sous-diacre, diacre et prêtre.

Il fut alors envoyé dans la communauté de Albacete, pour faire la classe aux enfants.

Au moment de la Révolution espagnole, la communauté dut se disperser. Carlos fut hébergé dans la famille d'un élève de l'école, qui l'appréciait beaucoup. On le suppliait de ne pas partir de là, mais il préféra rejoindre sa famille, où il arriva le 20 août.

Si sa famille était bien contente de le retrouver, on savait bien quel danger cela représentait en même temps pour chacun.

Le 12 septembre se présentèrent quelques miliciens, qui voulaient conduire Carlos au Comité. Les parents tentèrent d'expliquer que, depuis son retour à Albacete, ils n'avaient pas de nouvelles de lui (c'était un mensonge apparent : effectivement, ils n'avaient pas de « reçu de nouvelles » de Carlos, puisqu'ils le voyaient chaque jour).

Mais comme les miliciens voulaient alors emmener l'un des deux autres garçons à la place de Carlos, ce dernier descendit de l'étage et dit à son père : C'est moi qui dois y aller.

Au Comité, on le mit en prison, où les siens purent lui rendre visite et lui apporter de la nourriture. C'est lui qui redonnait courage à sa famille : Si je meurs pour le Christ, j'irai tout droit dans le Royaume des Cieux.

Le 22 septembre, à 2 heures du matin, on le fit sortir avec deux autres prêtres. Tous trois furent fusillés sur la route de Montserrat (Valencia).

Les bourreaux déclarèrent eux-mêmes combien les avaient frappés leur calme, leur foi, leur charité, tandis qu'eux, les bourreaux, en perdaient leur sérénité.

Il faut remarquer que le jeune père Carlos n'avait que vingt-cinq ans : ce fut l'unique Martyr de la communauté piariste de Albacete.

Martyrisé le 22 septembre 1936, Carlos fut béatifié en 1995.

 

 

Simón Miguel Rodríguez

1912-1936

 

Simón naquit en ce monde le 23 novembre 1912 à Villalcampo (Zamora, Espagne) et baptisé le lendemain.

Il vint au noviciat franciscain de Chipiona, où il avait déjà deux oncles et où il reçut l’habit en 1928 ; il fit le noviciat à Lebrija (Séville), qu’il dut interrompre pendant quelques temps à cause des événements troubles de 1931, quand des couvents furent incendiés. Il ne fit donc la première profession qu’en 1932, la solennelle en 1935, comme Frère convers.

Il exerça ses brèves activités à Fuente Obejuna.

Il y avait dans ce couvent sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

On chercha à les faire blasphémer. Sur leur refus catégorique, on fusilla en prison le père José dès le 21 à midi, puis le père gardien, Félix Echevarría, au matin du 22 ; dans la même matinée, les cinq autres furent emmenés en camionnette, attachés deux par deux, au cimetière de Azuaga (Badajoz), où ils furent abattus, ayant toujours refusé de blasphémer.

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by samuelephrem - dans 09-septembre

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens