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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 23:00

29 JUILLET

I.

Ste Marthe, une des saintes femmes qui entouraient Jésus-Christ.

S Lazare, l'ami du Seigneur, et frère des stes Marthe et Marie ; persécuté après sa résurrection et celle du Christ, il fut évêque à Chypre ou à Marseille, d'après des traditions mal vérifiées.

?

Ste Sérapie, vierge romaine martyre ; voir ste Sabine au 29 août.

S Kallinikos, martyr à Gangres.

IV.

SS Simplicius, Faustinus, Viatrix, martyrs romains ; les premiers jetés dans le Tibre, l'autre étouffée ; et près d'eux fut aussi enterré s. Rufus.

S Felix, martyr romain ; le pape Felix II qu'on vénérait en ce jour était un antipape, non martyr.

?

S Genevé (Juvenel, Juthmaël), évêque à Dol.

V.

S Loup, évêque à Troyes pendant cinquante-deux ans ; d'accord avec sa femme, ils s'étaient séparés et lui s'était fait moine. 

S Prosper, évêque à Orléans.

VII.

S Constantin, évêque à Constantinople.

XI.

S Olaf, roi de Norvège ; un peu brutal dans son zèle à imposer le christianisme, il fut vaincu et tué par les Danois, mais vénéré comme martyr et patron de la Norvège.

B Urbain II, pape (1088-1099) ; élève de s. Bruno à Reims, moine à Cluny, évêque à Ostie, il appliqua l'esprit grégorien de la réforme de l'Eglise et suscita la première Croisade.

XIII.

S Guillaume Pinchon, évêque à Saint-Brieuc ; jeune, il triompha par sa pureté des assauts d'une femme effrontée.

XVII.

Bx Luis Bertrán Exarch (prêtre espagnol), Mancius de la Sainte Croix et Pierre de Sainte-Marie (japonais), dominicains martyrs au Japon ; Mancius et Pierre firent leur profession le matin de leur martyre ; Petrus avait dix-sept ans.

XVIII.

B Charles-Antoine-Nicolas Ancel, eudiste à Lisieux, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.

SS Ruose Zhang Wenlan et Baolu Chen Changpin, séminaristes, leur administrateur Ruohan Luo Tingyin, et la sainte femme Mande Wang Luoshi, martyrs chinois canonisés en 2000 et fêtés le 9 juillet.

S Louis Martin, père de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, béatifié en 2008 et canonisé en 2015 en même temps que son épouse.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936-1938 :

- béatifié en 1992 :

Hospitaliers : à Barcelone, le profès Juan Bautista Egozcuezábal Aldaz (*1882) ;

- béatifiés en 2001 :

Diocésains : près de Teruel, Matías Manuel Albert Ginés (*1867) ; près d’Alicante, Joaquín Vilanova Camallonga (*1888) ;

Dominicains : près de Teruel, les prêtres Antonio Manuel López Couceiro, Tirso Manrique Melero, Lucio Martínez Mancebo, Felicísimo Díez González, Saturio Rey Robles (*1869, 1877, 1902, 1907, 1907), le profès Gumersindo Soto Barros (*1869), et le novice Lamberto María de Navascués de Juan (*1911) ;

Salésiens : près de Valencia, le prêtre José Calasanz Marqués (*1872) ;

- béatifiés en 2007 :

Diocésains : près d’Albacete Bartolomé Rodríguez Soria (*1894) ;

Carmes de l’Ancienne Observance : près de Lleida, les prêtres Ángel Prat Hostench (Ángel María), Eliseo Maneus Besalduch (Eliseo María), Pere Dorca Coromina (Anastasi María), Manuel Serrano Buj (Eduardo Maria, qui avait un an de sacerdoce) (*1896, 1896, 1907, 1912) ; le profès Pere Ferrer Marín (Pere María, *1909) et les quatre profès nés en 1919 Josep Solé Rovira (Andreu Corsini María), Miquel Soler Sala (Miquel María), Joan María Puigmitjá Rubió et Joan Prat Colldecarrera (Pere Tomás María) ; le convers Lluis Fontdecava Quiroga (Eliseu Maria, *1891) ; les novices Gabriel Escoto Ruiz (José Maria), Ginés Garre Egea (Elías María (*1878, 1910) ;

Lasalliens : près de Barcelone, Joseph-Louis Marcou Pecalvel (Louis de Jésus, *1881, d'origine française) ;

- béatifiés en 2013 :

Clarétains : à Tarragona, le prêtre Jaume Mir Vime (*1889) ;

Frères Maristes : près de Madrid, Severino Ruiz Báscones (Feliciano), Fermín Zabaleta Armendáriz (Felipe Neri), Saturnino Jaunsarás Zabaleta (Herminio Pascual (*1884, 1899, 1912) ;

Lasalliens : près de Lleida, Javier Salla Saltó (Magí Pere, 1918-1938) ;

Laïques : près de Madrid, Julián Aguilar Martín (*1912) ;

- béatifiés en 2021, martyrisés près de Cordoue :

Diocésains : Pablo Brull Carrasco et Rafael Contreras Leva (*1881, 1901) ;

Laïques : Guillermo Fernández Aguilera (*1874).

Marthe

1er siècle

 

Sainte Marthe est mentionnée trois fois dans l’Evangile.

Il y a l’épisode bien connu de la réception de Notre-Seigneur chez Marthe et Marie (Lc 10:38-42), lorsque Marthe interpelle le Christ pour qu’il lui envoie Marie à la cuisine ; scène pittoresque, qui nous laisse pensifs sur la situation : qui alors devait recevoir le Christ, si les deux femmes passaient à la cuisine ?

Ce fut l’occasion pour le Christ de nous rappeler «l’unique nécessaire».

L’autre épisode important, est la résurrection de Lazare, le frère de Marthe et Marie (Jn 11), qui donne à Marthe l’occasion d’exprimer toute sa foi : Je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui devait venir en ce monde.

Le passage suivant du même évangile nous parle encore de Marthe, qui servait (Jn 12:2).

 

Marthe, la femme dévouée au service de Jésus, a été choisie comme patronne par les hôteliers.

La date de sa fête s’est fixée au 29 juillet, jour octave de la fête de sainte Marie-Madeleine.

 

 

Lazare

1er siècle

 

L’évangéliste Jean raconte au chapitre 11 les circonstances de la mort et de la résurrection de Lazare, un ami de Jésus.

Lazare devenait ainsi une preuve vivante de la divinité de Jésus-Christ, et constituait un reproche direct à l’attitude des Juifs incrédules.

N’allons pas confondre ce Lazare avec celui de la parabole rapportée par saint Luc (Lc 16:19-31).

L’Evangile ne parle pas de la suite des événements concernant Lazare : ce n’en était pas le but. Mais on est en droit de se demander ce que devint cet homme ressuscité, comment il vécut cette deuxième vie, quels rapports il eut éventuellement avec l’Eglise naissante.

Il a été plusieurs fois question, sur ce blog, d’une Bienheureuse, Anna Katharina Emmerick, une stigmatisée allemande sans aucune instruction humaine (voir au 9 février). Ses visions valent ce que valent toutes les visions des Mystiques, que l’Eglise n’interdit pas de lire tout en invitant chacun à la plus grande prudence. C’est dans cet esprit que sont reproduites ci-après quelques lignes tirées de ces visions.

Lazare se tenait le plus souvent caché et ne se montrait que la nuit. Trois au quatre ans après l’Ascension… éclata à Jérusalem une persécution contre Lazare et ses sœurs. Après les avoir accablés de mauvais traitements, les Juifs les firent monter dans une méchante barque faisant eau de toutes parts, et n’ayant ni voiles ni gouvernail. Elle fut ammarrée à un grand vaisseau, qui l’abandonna après l’avoir remorquée en pleine mer.

Lazare et ses sœurs arrivèrent sur les côtes de la Gaule avec une vitesse miraculeuse. Sans le savoir, Anna Katharina confirmait ainsi l’antique «légende» de la présence en Provence de Lazare et ses sœurs. Elle continue : Lazare, en sa qualité d’évêque, continua à prêcher l’Evangile dans cette ville (Massilia, alias Marseille). Que Lazare ait été ordonné évêque par les Apôtres, n’a rien de surprenant.

Comme on n’a pas d’autre documentation scientifique sûre de ces faits, le Martyrologe ne fait pas état de l’épiscopat de saint Lazare à Marseille, mais établit sa commémoraison au 29 juillet, comme sainte Marthe, au jour octave de la fête de sainte Marie-Madeleine (v. 22 juillet).

 

 

Kallinikos de Gangres

† 4e siècle

 

Voici comment les Grecs présentent la vie de Kallinikos.

Sa famille était fort aisée. Lui-même reçut une formation très poussée et devint orateur.

Il reçut la grâce de la conversion, et se mit à prêcher avec ardeur dans la ville de Gangres (Paphlagonie, auj. Çankırı, Turquie CN), puis alentour, enfin à Ancyre (Galatie, act. Ankara, Turquie NW).

C’est là qu’il fut arrêté et soumis à la torture ; mais il n’en trouvait que plus d’ardeur à parler au gouverneur. Ce dernier, jugeant compromettant pour lui de le faire mourir à Ancyre, le fit reconduire à Gangres avec une troupe de soldats. En route, il faisait si chaud que les soldats et leurs chevaux mouraient de soif, tandis que Kallinikos n’en éprouvait rien. Les soldats le supplièrent : Kallinikos pria et fit jaillir une source. Les soldats, convertis, l’accompagnèrent jusqu’à Gangres, mais ne voulaient pas le tuer.

Kallinikos leur imposa d’exécuter l’ordre reçu : aussi bien, il était prêt à quitter cette courte vie pour entrer dans la vie éternelle.

Saint Kallinikos de Gangres est commémoré le 29 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Simplicius, Faustinus, Viatrix, et Rufus de Rome

† 304

 

Simplicius, Faustinus et Beatrix étaient trois frères et sœur, chrétiens.

Simplicius et Faustinus, ainsi que d’autres, anonymes, venaient d’être précipités dans le Tibre.

Leur sœur, Viatrix, réussit à récupérer leurs corps un peu plus loin en aval et les fit enterrer dans le cimetière d’une certaine Generosa.

Arrêtée pour ce crime, Viatrix fut étouffée ; on put l’ensevelir auprès de ses frères.

Au même endroit fut aussi enseveli un autre Martyr, nommé Rufus.

On ne connaît pas mieux ces quatre Martyrs, sinon la date de leur mort, 304.

Saints Simplicius, Faustinus et Beatrix, avec Rufus, de Rome, sont commémorés le 29 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Lupus de Troyes

383-479

 

Il y a bien des Saints qui portèrent le  nom de Lion, celui-ci s’appela Loup.

Il naquit vers 383 à Toul, de noble famille.

Après ses études de rhétorique, il épousa en 417 Pimeniola, la sœur de s.Hilaire d’Arles (v. 5 mai).

Après six années de saint mariage, ils se séparèrent d’un commun accord, pour se donner davantage à Dieu. Loup se rendit à l’abbaye de Lérins. Un an après, on le retrouve à Mâcon, où il distribue aux pauvres ses biens.

En 426, on l’appela à monter sur le siège de Troyes, dont l’évêque, Ursus (Ours, v. 25 juillet ?) venait de mourir. Lupus en était le huitième titulaire.

Lupus resta moine, par la prière et la pénitence. 

En 429, il accompagna en Angleterre s.Germain d’Auxerre (v. 31 juillet), pour une mission destinée à combattre l’hérésie pélagienne qui s’y développait dangereusement.

Vers 453, Lupus intervint en personne auprès d’Attila, pour épargner la population. Attila ne dévasta pas la ville de Troyes, mais emmena en hôtage l’évêque, qu’il relâcha plus tard en lui demandant de prier pour lui.

Après plus d’un demi-siècle d’épiscopat, Lupus mourut le 29 juillet 478 ou 479.

Saint Lupus de Troyes est commémoré le 29 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Felix de Rome (Felix II)

† 492

 

Le pape qui fut sur le siège de saint Pierre après saint Simplicius, de 483 à 492, a longtemps été mentionné comme “Félix III”, car un pape précédent avait porté le titre de Félix II. 

Mais ce dernier est désormais reconnu comme antipape, imposé par l’empereur, ensuite confondu avec un martyr homonyme. Actuellement le Martyrologe mentionne au 29 juillet seulement le martyr romain Felix, qui n’est pas pape. 

Notre Félix III devrait en réalité être Félix II (ce qui vaudrait aussi pour Félix IV, sans parler de l’antipape Félix V). 

Un doute cependant planait sur la légitimité de Félix II : il fut imposé par l’empereur et donc irrégulièrement élu ; mais le clergé de Rome l’accepta tacitement, ce qui pouvait équivaloir à une élection légitime et à son rang de Félix “deuxième”. Ainsi s’expliquerait que Félix III et Félix IV gardent leur rang de “troisième” et “quatrième” dans l’actuel Martyrologe. 

En réalité, Félix II ne régna guère que par son titre, sans autre fait marquant de son pontificat, si ce n’est qu’il dut finalement abandonner la place et se retirer chez lui, où il mourut sans être martyrisé, peu de temps d’ailleurs avant le pape légitime, Libère, revenu à Rome sur ces entrefaites.

Actuellement «Felix II» a été retiré du Martyrologe. 

Le pape Libère (352-366) n’est pas non plus mentionné au Martyrologe : il eut la faiblesse de signer une déclaration semi-arienne, la reconnut et la désapprouva ensuite.

Quant au martyr Felix - qui a plusieurs homonymes -, on sait seulement qu’il était vénéré sur la Via Portuensi.

Ce Felix martyr est mentionné au 29 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Prosper d’Orléans

5e siècle

 

Ce dixième évêque d’Orléans est à peu près inconnu.

Une correspondance avec s.Sidoine Apollinaire (v. 21 août) ou plutôt la réponse de ce dernier à Prosper, nous permet de le situer à peu près dans le temps. Prosper lui parlait de s.Aignan, qui vivait un siècle plus tôt.

Saint Prosper d’Orléans est commémoré le 29 juillet dans le Martyrologe Romain.

Olaf de Norvège

995-1030

 

Olaf naquit vers 995 en Norvège, d’Harald Grenske du Vestfold et d’Åsta Gudbrandsdotter. Son père ayant été assassiné, sa mère épousa Sigurd Syr Halfdansson, roi du Ringerike.

Il fut baptisé, dit-on, en 1014 à Rouen, par Robert le Danois, frère du duc Richard de Normandie.

Olaf se rendit plusieurs fois en Angleterre, où il compléta sa formation chrétienne. Quelques missionnaires occidentaux avaient déjà porté la foi en Scandinavie, en premier s.Oscar (Anscharius, v. 3 février).

Olaf monta sur le trône de Norvège en 1015. Il eut le surnom de Olaf le Gros. 

Son premier geste fut de profiter de l’absence de Knut de Danemark pour proclamer l’indépendance de la Norvège. Il s’établit alors à Nidaros (act. Trondheim) et y fit bâtir une église.

Pendant les quinze années de son règne, on peut dire qu’il persévéra contre vents et tempêtes pour christianiser son pays. Il faut dire que sa méthode n’était pas dans la douceur. Mais au moins on peut admettre que le jeune roi n’avait que de bonnes intentions.

Il voulut imposer le christianisme par la force, en détruisant les édifices païens ; mais il faisait construire des églises, venir des prêtres d’Angleterre, établir une hiérarchie catholique. Ses façons autoritaires cependant lui aliénèrent les seigneurs et le peuple ; il y eut des révoltes, et une répression très forte.

A ce moment-là, le roi danois, s.Knut (v. 10 juillet), tenta de reprendre la couronne à Olaf. Une première bataille les opposa, sans suite (1026). En 1028, il battit Olaf, qui partit en Suède. En 1030, Olaf reprit les armes, mais fut battu et tué à Siklestad. 

Olaf avait, à sa façon, préparé la conversion de la Norvège. Knut, qui était chrétien, la poursuivit.

Le roi norvégien fut proclamé martyr, mais ne l’a pas été - et le Martyrologe se tait là-dessus. Mais Olaf a été reconnu saint pour ses mérites à lutter contre le paganisme.

Saint Olaf de Norvège est commémoré le 29 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Urbain II

1088-1099

 

Odon (ou Eudes) de Lagery était né à Châtillon-sur-Marne vers 1040, d’une famille noble. Il eut à Reims comme professeur un certain Bruno, futur fondateur des moines Chartreux, et devint archidiacre et chanoine du diocèse de Reims en 1064.

Sur l’influence de son cher professeur, il renonce à se charge et prend l’habit cistercien à Cluny. Il devient grand prieur de l’ordre de Cluny.

Il fait partie de la délégation qui entoure le pape à Canossa (1077).

Le pape Grégoire VII ayant demandé à l’abbé de Cluny, saint Hugues, de lui désigner quelques bons sujets à consacrer évêques, Eudes fut de ceux-là et devint cardinal-évêque d’Ostie, où avait été précédemment saint Pietro Damiano.

Après Grégoire VII, fut élu Victor III, qui ne régna qu’un an ; c’est alors que fut élu pape Eudes, qui prit le nom de Urbain II (1088).

Comme Rome était aux mains des partisans de l’empereur Henri IV et de son antipape Clément III, l’élection avait eu lieu à Terracina. Puis Urbain II s’installa d’abord au Mont Cassin avant d’entrer à Rome en 1089. Une nouvelle sédition l’obligeait à se réfugier… à Canossa, chez la comtesse Mathilde de Toscane. Cette dernière, mariée au duc de Bavière, protégeait la papauté, contre l’empereur. Ce dernier fut défait dans le nord de l’Italie, et Urbain II revint à Rome.

Toujours en 1089, le pape tint un concile à Melfi en vue de mettre en œuvre une réforme à l’intérieur de l’Eglise. Mais Urbain II préféra la patience et l’indulgence avant de sévir contre les désobéissants.

Mais en 1095, il tint un concile à Plaisance, durant lequel il improvisa la préface des messes de la Sainte Vierge. Dans ce concile furent promulgués à nouveau des canons condamnant la simonie (péché consistant à acheter une charge ecclésiastique, du nom de Simon le Magicien, cf. Ac:8:9-24) et le nicolaïsme (erreur consistant à contester la continence des clercs).

Au même concile, Urbain II confirma l’excommunication des “conjoints” Philippe 1er de France et Bertrade de Montfort, tous deux déjà mariés, lui avec Berthe de Hollande, elle avec le Comte Foulques d’Anjou.

En novembre 1095, il était à Clermont où il avait convoqué tous les évêques et personnages importants pour leur parler de son projet de croisade. 

Lors de ce concile fut rendue obligatoire la trève de Dieu, pour protéger les faibles.

Puis dès la fin du mois de novembre 1095, le pape sillonnait la France pour galvaniser encore plus les populations : Sauxillanges, Brioude, Saint-Flour, Aurillac, Uzerche, Limoges à Noël, Charroux, Poitiers, Angers le 15 août : là il signa le départ de la grande armée ; puis Chinon, où il fit libérer Geoffroy le Barbu qui était prisonnier de son frère (Foulques d’Anjou, encore lui) depuis vingt ans ; Sablé, Le Mans, Vendôme, Tours. Et le retour se fit par Saintes, Bordeaux, Toulouse (où il consacra la cathédrale), Arles, Avignon ; enfin l’Italie : Pavie, Milan, Lucques, Rome.

Les démêlés avec l’Angleterre furent houleux là-aussi : Guillaume II le Roux voulait reprendre leurs droits aux évêques, se éritant ainsi l’excommunication papale. Mais la mort empêcha Urbain II de le faire.

Bénédictin, Urbain II favorisa et encouragea le monachisme : il approuva l’ordre de Fontevrault fondé par Robert d’Arbrissel (1096) et bénit la fondation de Cîteaux par saint Robert de Molesme (1098).

Après ce pontificat très actif, le saint pape Urbain II se reposa de ses travaux, le 29 juillet 1099, après un pontificat de onze ans. Et son successeur fut Pascal II.

Il fut béatifié en 1881 et se trouve inscrit au 29 juillet dans le Martyrologe.

 

Nota. Pour ce qui est de l’issue de la Croisade prêchée par Urbain II, on sait comment tout ce petit peuple généreux fut balayé par les Turcs sur les premières côtes de l’Asie Mineure ; comment les chefs croisés furent gagnés par l’esprit de conquête plus que par le saint but de l’opération ; comment finalement on arriva à prendre Antioche le 28 juin 1098, et Jérusalem le 15 juillet, quelques jours avant la mort d’Urbain II, qui ne connut pas la “bonne” nouvelle.

 

 

Guillaume Pinchon

1184-1234

 

Guillaume Pinchon (ou Pichon) vit le jour à Fleur d’Aulne, d’Ollivier et Jeanne Fortin.

Garçon au cœur pur, on dit qu’il opposa une ferme fin de non-recevoir à une femme effrontée qui le provoquait.

Elevé à Saint-Brieuc, clerc, il devint le secrétaire de l’évêque, Josselin, qui lui conféra le sacerdoce.

Sous les évêques suivants, il obtint un canonicat à Tours. A la mort de l’évêque Silvestre (1220), il fut appelé à lui succéder sur le siègle de Saint-Brieuc, à trente-six ans.

Un de ses soucis fut l’édification de la cathédrale, déjà commencée, mais qui ne fut achevée qu’après sa mort.

Une grave disette s’abattit sur le diocèse en 1225, et l’évêque vint au-devant des difficultés en donnant à manger aux pauvres. On le vit lui-même faire le feu sous la marmite.

Un long conflit opposa le duc de Bretagne aux évêques bretons, dont il contesta les droits fiscaux perçus par le clergé local, tels le tierçage, les dîmes, le past nuptial. Les évêques en appelèrent à Rome, le pape jeta l’interdit sur la Bretagne (1228), les évêques durent s’exiler. Guillaume rejoignit Poitiers où, pendant deux ans, il aida fraternellement l’évêque local, qui était malade.

En 1230, le duc de Bretagne capitula et les évêques purent reprendre leurs sièges. 

Désormais, l’évêque Guillaume put donner libre cours à sa charité, accueillant chaque jour des pauvres, vidant ses greniers, empruntant et mendiant pour leur donner à manger.

En juillet 1234, il tomba malade et mourut pieusement, entouré de ses chanoines, le 29 juillet 1234.

Il y eut tant de miracles à son tombeau, que les aumônes du peuple reconnaissant suffirent à payer les frais pour achever rapidement la cathédrale. Guillaume avait bien prédit : J’achèverai mon Eglise, vif ou mort.

Le successeur de Guillaume, Philippe, fit tout de suite l’enquête sur les miracles et présenta son rapport au pape, qui se trouvait en déplacement à Lyon, pour le 13e concile œcuménique (1245).

Guillaume Pinchon put donc être canonisé dès 1247.

 

 

Luis Exarch

1596-1627

 

Il naquit à Barcelone (Espagne) en 1596.

Entré chez les Dominicains de Barcelone à l’âge de quatorze ans, il demanda à prendre le nom de son oncle, Luis Bertrán (voir au 9 janvier).

Après sa profession, il fut envoyé à Orihuela. 

Il n’avait pas vingt ans quand il demanda à partir pour les missions d’Extrême-Orient. En 1618, il partit à pied pour rejoindre le port d’embarcation, Séville, arriva à Manille, où il fut vraisemblablement ordonné prêtre après y avoir achevé ses études. Il apprit le dialecte local, mais surtout le chinois. C’était l’époque où la persécution s’était déchaînée au Japon. Luis fut pressenti pour partir sur ce champ d’apostolat. Il y parvint en 1622.

Ayant d’abord étudié la langue, il sillonna pendant trois ans la région de Ōmura, catéchisant, baptisant, confessant, jour et nuit, inlassablement.

Arrêté le 28 juin 1626, il fut jeté en prison, dans une cellule très étroite, où il resta une année. Durant ce temps, il put célébrer la Messe ; il remit aussi à deux jeunes compagnons l’habit religieux.

C’est à Ōmura (Nagasaki) qu’il subit le martyre, le 29 juillet 1627. Ce matin-là, les deux compagnons firent la profession. Ils furent attachés tous les trois à des colonnes et moururent asphyxiés par les flammes qu’on allumait près d’eux, mais pas trop près pour faire durer le supplice.

Luis a été béatifié en 1867, avec ses deux Compagnons.

 

 

Petrus de Sainte-Marie

1610-1627

 

De ce tout jeune Japonais, on sait juste qu’il était né à Ōmura en 1610 et qu’il fut arrêté et mis en prison pour sa foi ; en prison il rencontra le père Luis Exarch.

Ce dernier put lui remettre l’habit de l’Ordre dominicain, et Petrus fit sa profession au matin du 29 juillet 1627.

Ce matin-là, on emmena au lieu de leur supplice le père Luis et ses deux compagnons de cellule, qui étaient désormais aussi ses frères en religion. 

C’est sur une colline proche d’Ōmura (Nagasaki) qu’ils furent attachés tous les trois à des colonnes et moururent asphyxiés par les flammes qu’on allumait près d’eux, mais pas trop près pour faire durer le supplice.

Petrus a été béatifié en 1867, avec le père Luis et son Compagnon, Mancius de la Croix.

 

 

Mancius de la Croix

?-1627

 

De ce jeune Japonais, on sait juste qu’il fut arrêté et mis en prison pour sa foi et qu’en prison il rencontra le père Luis Exarch.

Ce dernier put lui remettre l’habit de l’Ordre dominicain, et Mancius fit sa profession au matin du 29 juillet 1627.

Ce matin-là, on emmena le père Luis et ses deux compagnons de cellule, et désormais aussi ses frères en religion, au lieu de leur supplice. 

C’est sur une colline proche d’Ōmura (Nagasaki) qu’ils furent attachés tous les trois à des colonnes et moururent asphyxiés par les flammes qu’on allumait près d’eux, mais pas trop près pour faire durer le supplice.

Mancius a été béatifié en 1867, avec le père Luis et son Compagnon, Petrus de Sainte-Marie.

 

 

Charles-Antoine-Nicolas Ancel

1763-1794

 

Il naquit le 11 octobre 1763 à Rouen (Seine-Maritime).

Il devint prêtre dans la Congrégation de Jésus et Marie ou Eudistes.

Arrêté comme prêtre réfractaire, pour son refus de prêter le serment constitutionnel, il fut conduit avec quelques centaines d'autres prêtres et religieux à bord du navire négrier Deux Associés, qui devait partir pour la Guyane, mais qui resta dans le port de la Rochelle, où la plupart des prisonniers moururent d'épuisement, de mauvais traitements, de maladies.

Le père Charles-Antoine-Nicolas Ancel mourut le 29 juillet 1794, et fut béatifié en 1995.

 

 

Mande Wang Luoshi

1812-1861

 

Née vers 1812, Mande (Martha) était une fidèle catholique, veuve, cuisinière au séminaire.

Elle fut martyrisée à Qingyan (Guishou, Chine) le 29 juillet 1861 et canonisée en 2000.

 

 

Ruohan Luo Tingyin

1825-1861

 

Né vers 1825, Ruohan (Ioannes Baptista) était un fidèle catholique, marié, économe au séminaire.

Il fut martyrisé à Qingyan (Guishou, Chine) le 29 juillet 1861 et fut canonisé en 2000.

 

 

Ruose Zhang Wenlan

1831-1861

 

Né vers 1831, Ruose (Iosephus) était un séminariste.

Il fut martyrisé à Qingyan (Guishou, Chine) le 29 juillet 1861 et canonisé en 2000.

 

 

Baolu Chen Changpin

1838-1861

 

Né vers 1838, Baolu (Paulus) était un séminariste.

Il fut martyrisé à Qingyan (Guishou, Chine) le 29 juillet 1861 et canonisé en 2000.

Louis et Zélie Martin

1823-1894 et 1831-1877

 

On ne peut qu’être heureux de savoir que deux époux sont béatifiés dans l’Eglise : Louis et Zélie Martin ont été proclamés Bienheureux le dimanche 19 octobre 2008, et pourront successivement devenir également Saints. Une remarque trop rapide et superficielle pourrait dire : C’est normal qu’ils soient Saints, puisque leur fille Thérèse est une Sainte. Ce raisonnement serait parfaitement faux. C’est d’ailleurs le contraire qui s’est passé : Louis et Zélie ont cherché la sanctification en Dieu, quotidiennement, et un des fruits de cette élévation à Dieu a été leur fille, Sainte Thérèse.

Qu’ont-ils donc fait ? Qui étaient-ils, ces parents ? A première vue, rien de très extraordinaire. Tout est dans le quotidien, dans la simplicité : et c’est précisément là qu’ils ont rencontré Dieu.

Louis Martin est né à Bordeaux en 1823, ses parents finissent par se fixer à Alençon ; en grandissant, il se sent une vocation religieuse à laquelle il préfère un autre genre de vie. Il ouvre une bijouterie-horlogerie. Il a des loisirs, comme tout bon petit bourgeois de province : la pêche à la ligne, le billard au café du coin avec quelques amis, quelques voyages et même un peu de “boursicotage”, mais surtout il est un chrétien convaincu et actif et, en dehors de ses devoirs religieux proprement dits (il va chaque dimanche à l’église, il reçoit les Sacrements aussi, il prie beaucoup) -  il cherche à rencontrer Jésus dans les pauvres et participe aux Conférences Saint-Vincent-de-Paul, organisées par Frédéric Ozanam (lui aussi Bienheureux) en vue de venir en aide aux nécessiteux. C’est sa mère qui lui fait rencontrer en 1858 - il a trente-cinq ans déjà - cette belle jeune fille qui sera son épouse.

Zélie Guérin est née en 1831 ; elle aussi a renoncé à une vie religieuse, et a ouvert une petite mercerie de dentelles à Alençon. En se rencontrant, Louis et Zélie ont tout d’abord uni leur foi en Dieu et ont cherché à faire Sa volonté avant tout. Zélie se plaisait à dire : Dieu est le Maître ; à quoi Louis ajoutait : Dieu premier servi.

De leur mariage naîtront neuf enfants, dont quatre mourront en bas âge. Tristesse pour des parents, ces deuils affinent leur foi. L’espérance de la vie éternelle les fait vivre plus intensément en union avec Dieu. Zélie écrit : “Nous nous efforçons de remettre toutes choses entre les mains de Dieu et d’attendre les événements dans le calme et l’abandon à sa volonté”. 

Leur vie chrétienne est intense : chaque matin ils vont participer à l’Eucharistie, Louis pratique l’adoration nocturne ; chaque jour ils prient avec leurs enfants en famille ; constamment ils sont remplis d’attention pour les autres, qu’ils soient domestiques, voisins ou connaissances. Les quatre filles de ce ménage grandissent véritablement “dans l’Eglise”. L’une d’elle, Céline, écrit : “Quand Papa avait communié, il restait silencieux sur le chemin du retour, continuant - nous disait-il - à (s’) entretenir avec Dieu”.

Zélie a été très tôt frappée par la maladie. Un cancer au sein se déclare dès 1865 - elle a 34 ans, et elle continuera sa mission de mère pendant douze années encore. Elle mourra à quarante-six ans (1877), jeune encore, pleine de vertus et de mérites, acquis héroïquement dans l’acceptation quotidienne de la volonté de Dieu.

Louis s’installera à Lisieux avec ses cinq filles. C’est une vie chaleureuse, avec ses sorties, ses promenades, les veillées où l’on s’entretient dans une tendre atmosphère devant le feu de cheminée. Quatre de ses filles entreront au Carmel et une autre chez les Visitandines de Caen. Bientôt une pénible artériosclérose le séparera toujours plus des siens, jusqu’à ce qu’il doive être interné définitivement en hôpital psychiâtrique. Il meurt en 1894.

Les époux Martin ont su être la “Lumière du monde” (Mt 5,13-16), ils ont “marché humblement avec Dieu” (Mi 6,8), ils ont cherché l’avis du Seigneur.

Ces nouveaux Bienheureux sont pour nous un don de Dieu : 

- un don pour les époux : ils vécurent l’union indissoluble de leur mariage, pendant dix-neuf années. Zélie écrivait à Louis : “Je ne puis pas vivre sans toi, mon cher Louis”, et il lui répondait : “Je suis ton mari et ami qui t’aime pour la vie”.

- un don pour les parents : ils reçurent de Dieu cette mission de donner la vie, malgré la fatigue, malgré la maladie de Zélie.

- un don pour tous ceux qui ont perdu un conjoint : Louis a accepté son veuvage avec foi et courage, se donnant entièrement au bien de ses enfants.

- un don pour tous les malades : ils ont accepté la maladie et la mort en face, sans rien refuser à Dieu.

Oui, vraiment, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, Docteur de l’Eglise, avait raison de dire : 

“Le Bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre”.

Le miracle examiné pour la béatification fut celui de la guérison d’un bébé italien atteint d’une malformation pulmonaire à la naissance, guéri en 2002. 

Louis et Zélie seront très probablement fêtés ensemble dans le diocèse de Lisieux, mais au Martyrologe leur nom sera inscrit aux jours respectifs de leur mort sur terre - leur naissance au ciel : 29 juillet pour Louis, 28 août pour Zélie.

 

Sources :     Homélie du cardinal Martins, lors de la Béatification

        Article du journal La Croix du dimanche 19 octobre

        Hagiography Circle : http://newsaints.faithweb.com/

 

Le miracle qui permit la canonisation des Epoux Louis et Zélie Martin, concerne une petite fille de l’archidiocèse de Valencia (Espagne), née prématurément en octobre 2008 après une grossesse très difficile, et souffrant de multiples pathologies. Une hémorragie cérébrale très grave aurait pu entraîner des dommages irréversibles. La sachant en danger de mort, conseillés par le carmel de Serra, proche de Valence, ses parents commencèrent une neuvaine au bienheureux couple Martin. L'enfant se remit graduellement et la guérison fut reconnue "scientifiquement inexplicable" par les experts. Aujourd'hui, Carmen a six ans et ne garde aucune séquelle.

La canonisation a été annoncée pour le 18 octobre 2015.

Matías Manuel Albert Ginés

1867-1936

 

Matías était né le 3 (ou 4) octobre 1867 à Calanda (Teruel).

Il étudia à Andorre, puis aux séminaires de Belchite et Saragosse.

Ordonné prêtre en 1891 pour le diocèse de Saragosse, il fut chapelain du sanctuaire du Pilar, et était en même temps curé de Calanda, ainsi que membre de la Fraternité sacerdotale dominicaine.

Son presbytère fut pris d’assaut en premier, avant le couvent des Dominicains. Don Matías se montra extrêmement reconnaissant à Dieu pour avoir été choisi comme victime de cette persécution.

Il partagea la gloire du martyre avec les Dominicains, le 29 juillet 1936, et fut avec eux aussi béatifié en 2001.

 

 

Antonio Manuel López Couceiro

1869-1936

 

Antonio fut un des membres de la communauté dominicaine de Calanda, qui n’avaient pu quitter cette maison en raison de leur âge ou de leur infirmité. Ceux qui étaient plus jeunes demandèrent à rester auprès des plus anciens pour les assister.

Il était né le 15 septembre 1869 à El Ferrol (La Coruña, Espagne). Il était prêtre.

Il était connu pour son austérité et ses pénitences, physiques ou morales, parfaitement obéissant ; dur, mais très humble, reconnaissant ses limites, il ne lui manquait qu’une grâce, disait un confrère, celle du martyre, qui eut lieu le 29 juillet 1936.

Les sept pères ou frères furent condamnés à mort dans un simulacre de jugement, conduits en camion à quelques kilomètres de Calanda, au lieu-dit Nueve Masadas.

Antonio voulut aider le plus ancien de la communauté, qui marchait difficilement, et ils restèrent ensemble.

Antonio rappela fraternellement à tous la nécessité de se donner réciproquement l’absolution sacramentelle et de pardonner selon l’esprit de l’Evangile.

En chemin, les Religieux priaient le chapelet à haute voix, tout en répétant qu’ils pardonnaient à leurs bourreaux.

Le 29 juillet vers minuit, ils furent fusillés, tandis qu’ils criaient Vive le Christ Roi. Antonio, lui, avant d’expirer, eut encore la force de dire : Seigneur, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (cf. Lc 23:34).

Ils furent béatifiés en 2001.

 

 

Gumersindo Soto Barros

1869-1936

 

Gumersindo Soto Barros fut un des membres de la communauté dominicaine de Calanda, qui n’avaient pu quitter cette maison en raison de leur âge ou de leur infirmité. Ceux qui étaient plus jeunes demandèrent à rester auprès des plus anciens pour les assister.

Il était né le 21 octobre 1869 à San Mamed de Amil (La Coruña, Espagne). 

Il était frère convers, doux et humble, grand travailleur, organisateur, particulièrement doué pour les mathématiques et professeur pour les aspirants de l’Ordre. Il sut obéir jusqu’à la mort, mais surtout en obéissant le mieux possible.

Son infirmité l’empêchait de faire de longs déplacements, mais comme il ne voulait pas compromettre ses hôtes, il finit par s’asseoir sur un banc de la place publique.

On l’arrêta et on le conduisit d’abord à Alcañiz, puis on le ramena à Calanda «pour être jugé».

Les sept pères ou frères furent condamnés à mort dans un simulacre de jugement, conduits en camion à quelques kilomètres de Calanda, au lieu-dit Nueve Masadas.

En chemin, les Religieux priaient le chapelet à haute voix, tout en répétant qu’ils pardonnaient à leurs bourreaux.

Le 29 juillet 1936 peu avant minuit, ils furent fusillés, tandis qu’ils criaient Vive le Christ Roi.

Tous furent béatifiés en 2001.

 

 

José Calasanz Marqués

1872-1936

 

José naquit le 23 novembre 1872 à Azanuy (Huesca, Espagne). La famille était apparentée au fondateur des Ecoles Pies, don José de Calasanz (voir au 25 août).

Notre José entra à douze ans au collège salésien de Sarriá, en 1884. Deux ans plus tard, de passage à Barcelone, saint Giovanni Bosco (voir au 31 janvier) visita le collège : José eut la joie d’assister à la Messe célébrée par Giovanni Bosco, de recevoir de ses mains la Communion et même de poser pour la photographie souvenir, tout près du Fondateur.

Peu après, José entra au noviciat, fit la profession et se prépara au sacerdoce. Il fut ordonné prêtre en 1895.

Son premier poste fut d’être le secrétaire du troisième successeur de saint Giovanni Bosco (le père Filippo Rinaldi, voir au 5 décembre), qui le chargea de fonder et diriger le nouveau collège à Mataró.

Il fut ensuite envoyé à Cuba pour y ouvrir des maisons salésiennes, au Pérou et en Bolivie comme inspecteur de l’œuvre (en d’autres congrégations, on dirait : provincial).

En 1925, il revint à Barcelone, comme inspecteur des provinces de Catalogne et Valencia.

Il se trouvait dans cette dernière ville au moment des émeutes de juillet 1936 : les Exercices spirituels furent interrompus.

Le 21 juillet, les émeutiers en colère prirent d’assaut la maison, les Religieux furent arrêtés et conduits sous bonne escorte à la prison Modelo de Valencia, puis à celle de Mislata.

De cette prison, le père Calasanz écrivit au Supérieur qu’il demandait à Dieu de lui prendre la vie et d’épargner celle des Confrères.

Les Religieux priaient le chapelet durant leur «récréation».

La nuit du 27 juillet, les miliciens tentèrent, en vain, d’assaillir la prison.

Le 28, en pleine nuit, on les laissa repartir, par petits groupes. Le père Calasanz les bénit en leur disant : Nous sommes dans les mains de la Divine Providence. Il n’y a rien à craindre ; s’ils nous tuent, nous nous reverrons au Ciel.

Peu après, don José fut repris avec don Recaredo à la gare de Mislata. On les conduisit au Comité, où ils se retrouvèrent avec deux coadjuteurs salésiens. On fouilla la valise de don José, qui contenait une soutane : C’est des curés, il faut les tuer.

On les fit monter tous les quatre dans un camion de transport, sans sièges. Ils étaient debout, se tenant l’un l’autre comme ils pouvaient. Don José s’agrippait aux épaules de son voisin, toujours tenu en joue par un milicien.

Arrivés au pont à l’entrée de Valencia, un coup partit. Don José sanglota : Aïe ! Mon Dieu ! et tomba mort. Le père Recaredo lui donna l’absolution.

C’était le 29 juillet 1936.

Don José Calasanz fut béatifié en 2001.

 

 

Guillermo Fernández Aguilera

1874-1936

 

Guillermo Fernández Aguilera naquit en 1874 à Baena (Cordoue, Espagne S).

Laïc et marié, il montra sa foi inébranlable jusqu’au bout.

Avec deux autres prêtres (Pablo Brull Carasco et Rafael Contreras Leva), son martyre eut lieu à Baena, le 29 juillet 1936.

Guillermo Fernández Aguilera sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 29 juillet.

 

 

Tirso Manrique Melero

1877-1936

 

Tirso fut un des membres de la communauté dominicaine de Calanda, qui n’avaient pu quitter cette maison en raison de leur âge ou de leur infirmité. Ceux qui étaient plus jeunes demandèrent à rester auprès des plus anciens pour les assister.

Il était né le 26 janvier 1877 à Alfaro (Logroño, La Rioja, Espagne). Il était prêtre.

Bon religieux et prêcheur apostolique, il se montrait parfois abattu devant les sombres perspectives du futur : c’était surtout le sens de sa pauvreté qui lui faisait humblement ressentir son indignité devant les circonstances qui se présentaient.

Mais il affronta ces circonstances avec force. Il dut changer plusieurs fois de maison, car la présence d’un religieux était dangereuse pour les habitants. A la fin, il ne lui restait plus qu’à attendre sur un banc de la place de Calanda. C’est là qu’on le prit pour le réunir aux autres.

 

Les sept pères ou frères furent condamnés à mort dans un simulacre de jugement, conduits en camion à quelques kilomètres de Calanda, au lieu-dit Nueve Masadas.

En chemin, les Religieux priaient le chapelet à haute voix, tout en répétant qu’ils pardonnaient à leurs bourreaux.

Le 29 juillet vers minuit, ils furent fusillés, tandis qu’ils criaient Vive le Christ Roi.

Ils furent béatifiés en 2001.

 

 

Gabriel Escoto Ruiz

1878-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Gabriel vit le jour le 10 août 1878 à Atotonilco el Alto (Jalisco, Mexique).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de José María.

La chronique ne nous dit pas dans quelles circonstances il quitta son pays (la persécution des années 20 ?) pour venir en Espagne, ni s’il y professa comme frère convers ou comme clerc.

L’année de son martyre, en 1936, il était novice, au couvent de Tárrega.

 

 

Pablo Brull Carrasco

1881-1936

 

Pablo Brull Carrasco naquit le 15 août 1881 à Belalcázar (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu à Baena, le 29 juillet 1936.

Pablo Brull Carrasco sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 29 juillet.

 

 

Joseph-Louis Marcou Pecalvel

1881-1936

 

Joseph-Louis vit le jour à Peyregoux (Tarn) le 19 août 1881 et fut baptisé le lendemain.

En 1895, il entra au collège des Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) à Fonserannes et, en 1897, prit l’habit, et le nom de Louis de Jésus, qui deviendra en espagnol Luis de Jesús.

Son premier apostolat fut à Béziers en 1899, d’où il passa à l’internat de l’Immaculée Conception.

En 1907, suite aux lois françaises, il passa en Espagne et fut cinq ans à Granollers et Ripoll.

En 1917, la France a besoin de lui pour la guerre et le rappelle : il reste un an à Montpellier.

En 1918, il repasse en Espagne, à Barcelone, puis il sera directeur à Horta, San Celoni, Granollers.

A partir de 1929, il sera professeur à Figueras, puis en France à Fonserannes et Limoux.

En 1933, il s’offrit pour remplacer un Confrère à Josepets (Barcelone), où il se trouvait au moment de la Révolution espagnole.

Le 19 juillet 1936, la communauté fut contrainte de se disperser. Le Frère Louis se réfugia chez un ami puis, le 20 juillet, revint au collège pour reprendre l’Eucharistie, qu’il confia à un prêtre. Ce dernier célébra dans la plus stricte intimité une dernière Messe, au cours de laquelle on consomma toutes les Hosties consacrées.

Se prévalant de la nationalité française, le Frère Louis fit plusieurs allées-et-venues au collège pour en retirer différentes choses importantes.

Le 29 juillet 1936, il alla toutefois au consulat français pour renouveler son passeport. Mais en chemin il risqua encore une entrée dans le collège, où «quelqu’un» l’attendait. Un peu plus tard, on vit des personnes emporter un corps sur un brancard. Ce devait sûrement être le corps du Frère, qu’on ne revit d’ailleurs jamais plus.

Le Frère Joseph-Louis fut béatifié en 2007.

 

 

Juan Bautista Egozcuezábal Aldaz

1882-1936

 

Né le 13 mars 1882 à Nuin (Navarre, Espagne), Juan Bautista (Jean-Baptiste)

Il entra dans l’Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu à vingt-neuf ans, en 1911.

Après divers postes, il fut nommé à l’hôpital de Barcelone.

La guerre civile éclata en 1936, et les Religieux subirent beaucoup de vexations avec des menaces.

Quand Juan Bautista dut quitter le couvent et se rendre à Esplugas de Llobregat, il fut reconnu et arrêté. Sommé de se mettre à genoux et de blasphémer, il se tut, et reçut une décharge.

Il fut assassiné en haine de la foi à Esplugas (Barcelone), le 29 juillet 1936.

Juan Bautista fut béatifié en 1992.

 

 

Severino Ruiz Báscones

1884-1936

 

Severino vit le jour le 2 novembre 1884 à Fuencaliente de Lucio (Burgos), un des cinq enfants de Antonio et Marcela, qui le firent baptiser le jour-même.

De ces cinq enfants, un fut prêtre, l’autre, Severino, frère mariste. Il reçut la confirmation en 1893.

Il entra au séminaire mariste de Burgos en 1898, puis au noviciat de Vic (Barcelone), où il reçut l’habit et le nom de Feliciano. Il fit la première profession en 1901, la solennelle en 1906.

Il fut envoyé à San Andrés de Palomar (Barcelone) pour des études pédagogiques (1901), à Mataró comme cuisinier et à Sangüesa (Navarre) pour enseigner aux enfants (1902), à Burgos (1903), Arceniega (1905), Calatayud (1906), Logroño (1910), Lleida (1912), Madrid (1914), Granada (1927).

Excellent professeur, le Frère Feliciano était entièrement préoccupé de sa mission. Son but avoué était la pleine réussite de ses élèves aux examens officiels. Humble, serviable, il suscita parmi ses proches quatre autres vocations maristes.

Directeur à Palencia (1928) puis Toledo (1931), il fonda l’année suivante un nouveau collège gratuit à Chinchón (Madrid), qui fut le théâtre de son martyre avec tous ses Compagnons.

Le 29 juillet 1936, les quatre membres de cette petite communauté durent quitter leur collège et pensaient rejoindre un des deux autres collèges de Madrid. Ils ne savaient pas qu’ils avaient déjà été pris d’assaut par les révolutionnaires. Ils se réfugièrent chez une de leurs bienfaitrices, où ils furent arrêtés.

Ils furent martyrisés à la Casa de Campo (Madrid) ce même 29 juillet 1936.

Ils furent béatifiés en 2013.

 

 

 

Joaquín Vilanova Camallonga

1888-1936

 

Joaquín vit le jour le 6 octobre 1888 à Ontinyent (Catalogne, Espagne).

Il eut une sœur clarisse, abesse à Cocentaina, et aussi un oncle prêtre, archiprêtre à Chelva, Joaquín Anglés. 

Dès l’enfance il montra son attirance pour le sacerdoce. Tôt devenu orphelin, il demanda à entrer chez les Franciscains, qui lui conseillèrent d’attendre un peu, le temps d’aider ses frères.

Grâce à l’aide de quelques prêtres généreux, il fréquenta le séminaire de Valencia et fut ordonné prêtre en 1920.

Il exerça le saint ministère à Quatretondeta puis à Ibi. Les gens aimaient ce prêtre joyeux et charitable.

Les miliciens l’arrêtèrent et l’assassinèrent à Ollería (Valencia) le 29 juillet 1936.

Il fut béatifié en 2001.

 

 

Jaume Mir Vime

1889-1936

 

Jaume (ou Jaime, Jacques) vit le jour le 22 décembre 1889 à Ciutadilla (Urgell, Lleida, Catalogne, Espagne), de Jaime et Filomena, qui eurent deux garçons et quatre filles, la dernière future carmélite.

Le garçon fit deux années au séminaire de Tarragona, mais le quitta à la mort de sa mère.

Il entra ensuite chez les pères Clarétains de Barbastro, fit le noviciat à Cervera en même temps qu’il suivait les cours à l’université.

En 1907, il fit la profession et fut ordonné prêtre en 1915 à Solsona.

Ses grandes aptitudes le firent envoyer aussi aux universités de Fribourg, Paris et Rome.

Ce fut un excellent professeur, de métaphysique et de sciences exactes, dont les élèves conservèrent un souvenir exceptionnel. Son enseignement fit beaucoup monter le niveau scientifique des collèges clarétains et du séminaire de Tarragona, où il enseigna à partir de 1932.

Outre ces occupations «professionnelles», le père Jaume fut un prédicateur, confesseur et conseiller spirituel recherché et apprécié. Il s’occupa de l’Archiconfrérie du Cœur Immaculé de Marie.

En 1936, il se trouvait à Tarragona. En juillet, il devait prêcher une retraite aux Carmélites, où il ne cacha pas l’éventualité du martyre.

Cette retraite fut interrompue le 21 juillet, quand des sentinelles prirent position dans l’entrée de la maison. Après le repas, le père Mir transporta le Saint Sacrement dans une maison voisine, chez l’aumônier. Le 22, les Carmélites durent abandonner leur maison.

Du 21 au 27, le père Mir logea chez l’aumônier, priant et lisant la Vie de Jésus. Ayant appris que le Comité avait concédé un sauf-conduit à d’autres Religieux, il en sollicita un, le 28, pour aller à Tarragona. On le lui donna.

Mais à minuit, on vint le lui retirer, car il n’était valable que pour le jour de l’émission. Il en demanda un autre le 29 : on lui dit d’aller à Montblanc. Il monta dans la voiture du Comité…

Ce même 29 juillet 1936, il fut assassiné à la Oliva de Tarragona. A l’autopsie, on l’identifia par le bréviaire avec son nom, un ordo, une relique du Fondateur Antoni María Claret (voir au 24 octobre), et deux linges à son nom.

Jaume Mir Vime fut béatifié en 2013.

 

 

Lluis Fontdecava Quiroga

1891-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Lluis vit le jour le 12 mai 1891 à Portbou (Girona, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession comme frère convers avec le nom de Eliseu María.

 

 

Bartolomé Rodríguez Soria

1894-1936

 

Bartolomé vit le jour le 7 septembre 1894, à Riópar (Albacete, Espagne) de Juan Vicente et Joaquina, qui le firent baptiser deux jours plus tard.

Les «jeux» du petit garçon, très tôt, furent de se construire un petit autel, où il déposait une image de Jésus, du Sacré-Cœur, de Marie, et où il priait beaucoup.

Intelligent et précoce, il apprit vite à lire à l’école communale ; à la paroisse, il était enfant de chœur ; partout, il eut la grâce de ne jamais provoquer le moindre déplaisir à ses parents, à ses professeurs, à ses frères et sœurs.

Un jour qu’il était avec son père chez un voisin, ce dernier laissa partir un blasphème. Le gamin se planta devant l’homme et lui dit franchement : S’il te reste encore de la salive après avoir dit ce que tu viens de dire, crache-la moi dessus au lieu de blasphémer contre Notre-Seigneur. Le monsieur fut surpris et touché de l’intervention courageuse de Bartolomé : il l’embrassa et lui promit de ne jamais plus lâcher de telles paroles.

Vers la fin du collège, son professeur en fit un éloge marqué et ajouta qu’il ne pouvait le garder dans sa classe, parce que Bartolomé en savait plus que lui. Et quand on demanda au garçon ce qu’il voulait faire, il répondit sans hésiter qu’il voulait être prêtre.

Il fit des études remarquables et remarquées au séminaire de Tolède et fut ordonné prêtre en 1918.

Ses postes successifs furent Elche de la Sierra, Balazote y Peñascosa, où il attira particulièrement l’attention des fidèles par ses prédications et ses bons conseils.

Il fut appelé ensuite à être le secrétaire de l’archevêque de Valencia, et surtout de celui de Ciudad Real, Narciso de Estenaga (voir au 22 août).

Mais comme il préférait exercer en paroisse, il se présenta comme candidat et, en 1927, fut envoyé à Munera, dont le curé annonça aux fidèles qu’il leur arrivait un saint Luigi Gonzaga (voir au 21 juin).

Dans cette paroisse, le jeune prêtre fonda un groupe d’Action Catholique, des Filles de Marie. Pour préparer les enfants à la Première communion, il leur offrit lui-même leur catéchisme. Son église se remplit peu à peu de fidèles qui revenaient à la pratique des sacrements. Il organisa jusqu’à des conférences du soir, où l’on s’étonna de son éloquence.

En 1935, parlant d’un Martyr mexicain (Miguel Agustín Pro, voir au 23 novembre), il s’exclama : Qui donc pourrait mourir comme lui !

Arrivèrent les jours malheureux de la révolution. Peu avant d’être arrêté, il se préoccupait d’une chose : Ce qui me fait le plus de peine, est que je ne pourrais plus célébrer l’Eucharistie, et il fondait en larmes. Les fidèles lui disaient d’aller se cacher, mais sa réponse était non moins claire : Le bon pasteur n’abandonne pas ses brebis - Le bon soldat meurt au pied du canon, justement quand les fidèles ont le plus besoin de moi.

Les miliciens entourèrent son presbytère, et l’arrêtèrent pour le fait d’être prêtre et de proclamer sa foi. On le conduisit en «procession» jusqu’à l’église. Sa mère et ses sœurs étaient là ; il ne put leur dire adieu. Il fut enfermé violemment dans la sacristie avec une trentaine de personnes.

Le 28 juillet, commença son martyre. Comme pour Notre-Seigneur, on le dépouilla de ses vêtements ; on le fit tomber plusieurs fois de la chaire par-terre, on le frappa, on sauta sur son corps, on voulut l’obliger à blasphémer ; il résista ; à bout de forces, il demanda un peu à boire, on lui urina dans la bouche.

On l’entendit murmurer : Par ta passion, mon Jésus, par ta passion. Il prit les mains de miliciens qui étaient proches et les baisa, murmurant : Je te pardonne, comme Dieu me pardonne aussi.

Il y avait là des gens de la paroisse, qui purent témoigner de ces moments douloureux. Ils pleuraient, mais aussi quelques miliciens.

Le jeune curé expira dans son église, le 29 juillet 1936.

Suite à son martyre, mais aussi à d’autres grâces obtenues par son intercession à Munera, il fut béatifié en 2007.

 

 

Ángel Prat Hostench

1896-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Ángel vit le jour le 30 avril 1896 à Banyoles (Girona, Catalogne, Espagne).

Il entra très jeune chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession en 1912 avec le nom de Ángel María, et fut ordonné prêtre en 1918.

Après avoir été prieur dans plusieurs communautés, il fut nommé au monastère de Tárrega.

Il avait une particulière dévotion mariale, dont il cherchait à faire passer la «contagion» à ses auditeurs et ses lecteurs.

 

 

Eliseo Maneus Besalduch

1896-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Eliseo vit le jour le 15 décembre 1896 à San Mateo (Castellón, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de Eliseo María, et fut ordonné prêtre.

Il fut nommé maître des novices au monastère de Tárrega.

 

 

Fermín Zabaleta Armendáriz

1899-1936

 

Fermín vit le jour le 24 septembre 1899 à Artajona (Navarre, Espagne), aîné des onze enfants de Romualdo et Catalina, qui le firent baptiser le jour-même.

De ces onze enfants, deux furent frères maristes et trois furent religieuses à Saint-Joseph de Cluny. 

Fermín reçut la confirmation en 1901.

Très tôt il entendit l’appel à la vie religieuse. En tant qu’aîné de la famille, il dut beaucoup aider son père aux champs. 

Il fit le service militaire à Melilla : quand il était de garde, s’il tenait son fusil dans une main, il avait le chapelet dans l’autre. Il fut envoyé en Afrique ; de retour, il posa un ex-voto au sanctuaire marial d’Artajona, portant l’inscription : Fermín Zabaleta Armendáriz offre ce souvenir à Notre-Dame de Jérusalem, qui lui a accordé de revenir chez lui sain et sauf de la guerre d’Afrique, durant la campagne de 1921.

Il entra au noviciat mariste de Avellanas (Burgos) en 1923, où se trouvait déjà son frère et où il reçut l’habit en 1924, avec le nom de Felipe Neri. Il fit la première profession en 1925, la solennelle en 1930.

Il fit des études pédagogiques avant d’être envoyé à Burgos (1926), et à Chinchón (Madrid) en 1933.

Dans sa classe, il avait soixante-deux élèves ; en outre, il s’occupait de la chorale paroissiale pour les dimanches et les fêtes. Il pouvait heureusement s’appuyer sur le jeune Julián Aguilar Martín (voir la notice).

Le Frère Felipe Neri priait chaque jour les quinze Mystères du chapelet. Généreux, il recommandait même à ses parents, lors d’une bonne récolte, d’en remercier le Bon Dieu dans la prière, mais aussi de donner quelque bonne aumône aux pauvres.

Sentant arriver les événements douloureux de la révolution, il leur écrivait encore : S’ils nous tuent, tant mieux ; nous serons bien plus heureux au Ciel que sur cette misérable terre. Nous comprendrons un jour que les insultes… sont un don de Dieu.

Le 29 juillet 1936, les quatre membres de cette petite communauté durent quitter leur collège et pensaient rejoindre un des deux autres collèges de Madrid. Ils ne savaient pas qu’ils avaient déjà été pris d’assaut par les révolutionnaires. Ils se réfugièrent chez une de leurs bienfaitrices, où ils furent arrêtés.

Ils furent martyrisés à la Casa de Campo (Madrid) ce même 29 juillet 1936.

Ils furent béatifiés en 2013.

 

 

Rafael Contreras Leva

1901-1936

 

Rafael Contreras Leva naquit le 29 avril 1901 à Nueva Carteya (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu à Baena, le 29 juillet 1936.

Rafael Contreras Leva sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 29 juillet.

 

 

Lucio Martínez Mancebo

1902-1936

 

Lucio fut un des membres de la communauté dominicaine de Calanda, qui n’avaient pu quitter cette maison en raison de leur âge ou de leur infirmité. Ceux qui étaient plus jeunes demandèrent à rester auprès des plus anciens pour les assister.

Il était né le 28 juillet 1902 à Vegas del Condado (León, Espagne). 

Entré chez les Dominicains, ses études lui coûtèrent beaucoup, mais il les affronta avec vigueur. Il obtint même le titre de lecteur et fut professeur.

Il était prêtre.

En 1936, il était Maître des novices et sous-prieur à Calanda (Teruel). Eloigné des grandes villes, le couvent semblait davantage exposé en cas de conflit. Aussi le père Lucio se soucia de faire sortir les jeunes pour trouver des maisons d’accueil, éventuellement à Saragosse.

Il les bénit et leur recommanda, s’ils devaient donner leur vie pour la foi, de le faire avec courage.

Les sept pères ou frères qui restaient, furent condamnés à mort dans un simulacre de jugement, conduits en camion à quelques kilomètres de Calanda, au lieu-dit Nueve Masadas.

En chemin, les Religieux priaient le chapelet à haute voix, tout en répétant qu’ils pardonnaient à leurs bourreaux.

Le 29 juillet 1936 peu avant minuit, ils furent fusillés, tandis qu’ils criaient Vive le Christ Roi.

Lucio avait eu trente-quatre ans la veille de son martyre.

Tous furent béatifiés en 2001.

 

 

Felicísimo Díez González

1907-1936

 

Felicísimo Díez González fut un des membres de la communauté dominicaine de Calanda, qui n’avaient pu quitter cette maison en raison de leur âge ou de leur infirmité. Ceux qui étaient plus jeunes demandèrent à rester auprès des plus anciens pour les assister.

Il était né le 26 novembre 1907 à Devesa de Curueño (León, Espagne). 

Il était prêtre.

Il fut jeune professeur à Calanda, très sévère avec tous, mais surtout avec lui-même.

Mais il sut dominer son caractère jusqu’à devenir vraiment jovial et d’abord agréable. Il semble que ce soit lui qui, dans le groupe, considérait la situation sociale avec le plus de clairvoyance. Entre farces et autres choses sérieuses, il se retirait parfois en parlant de l’éternité.

Il fut un des premiers arrêtés, avec d’autres membres de la communauté de Alcañiz. On les aurait déjà exécutés, si le commandant militaire n’avait pas exigé de les transporter à Calanda pour les passer en jugement.

Ils étaient d’abord trois, avant l’arrivée des autres membres.

Les sept pères ou frères furent condamnés à mort dans un simulacre de jugement, conduits en camion à quelques kilomètres de Calanda, au lieu-dit Nueve Masadas.

En chemin, les Religieux priaient le chapelet à haute voix, tout en répétant qu’ils pardonnaient à leurs bourreaux. 

Au moment du martyre, Felicisimo fit cadeau de son stylo à l’un des miliciens.

Le 29 juillet 1936 peu avant minuit, ils furent fusillés, tandis qu’ils criaient Vive le Christ Roi.

Tous furent béatifiés en 2001.

Saturio Rey Robles

1907-1936

 

Saturio Rey Robles fut un des membres de la communauté dominicaine de Calanda, qui n’avaient pu quitter cette maison en raison de leur âge ou de leur infirmité. Ceux qui étaient plus jeunes demandèrent à rester auprès des plus anciens pour les assister.

Il était né le 12 décembre 1907 à Devesa de Curueño (León, Espagne). C’était un grand ami du père Felicisimo, dont il avait le même âge et la même origine.

Il apprit a dominer son tempérament nerveux pour s’adapter à la vie religieuse, et se montra particulièrement serviable envers les malades. Il était prêtre.

La nuit qui précéda son martyre, il eut une crise nerveuse, que les bonnes paroles du père Antonio Couceiro purent calmer.

Les sept pères ou frères furent condamnés à mort dans un simulacre de jugement, conduits en camion à quelques kilomètres de Calanda, au lieu-dit Nueve Masadas.

En chemin, les Religieux priaient le chapelet à haute voix, tout en répétant qu’ils pardonnaient à leurs bourreaux.

Le 29 juillet 1936 peu avant minuit, ils furent fusillés, tandis qu’ils criaient Vive le Christ Roi.

Tous furent béatifiés en 2001.

 

 

Pere Dorca Coromina

1907-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Pere vit le jour le 30 décembre 1907 à Santa Margarida de Bianya (Girona, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de Anastasi María, et fut ordonné prêtre.

Il appartenait à la communauté de Olot (Girona), mais se trouvait au monastère de Tárrega pour y prêcher à l’occasion de la fête du Notre-Dame du Mont-Carmel (16 juillet).

 

 

Pere Ferrer Marín

1909-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Pere vit le jour le 1er juin 1909 à Mataró (Barcelone, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de Pere María.

C’était un des étudiants en philosophie du monastère.

 

 

Ginés Garre Egea

1910-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Ginés vit le jour le 9 octobre 1910 à Barcelone (Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de Elias María.

Il était encore novice, au couvent de Tárrega, l’année de son martyre.

 

 

Lamberto María de Navascués de Juan

1911-1936

 

Lamberto María de Navascués de Juan fut un des membres de la communauté dominicaine de Calanda, qui n’avaient pu quitter cette maison en raison de leur âge ou de leur infirmité. Ceux qui étaient plus jeunes demandèrent à rester auprès des plus anciens pour les assister : tel fut le cas de Lamberto.

Il était né le 18 mai 1911 à Saragosse (Espagne). 

Après avoir renoncé à sa carrière d’avocat, à la mort de son père, il demanda à faire partie de la communauté en 1935, à Barcelone.

Lui qu’on appelait auparavant le petit duc, il affirmait qu’après avoir été servi, il voulait désormais servir les autres.

Après avoir été postulant, il fut envoyé en 1936, à Calanda, comme novice. Il n’y était que depuis deux mois.

Les sept pères ou frères furent condamnés à mort dans un simulacre de jugement, conduits en camion à quelques kilomètres de Calanda, au lieu-dit Nueve Masadas.

En chemin, les Religieux priaient le chapelet à haute voix, tout en répétant qu’ils pardonnaient à leurs bourreaux.

Le 29 juillet 1936 peu avant minuit, ils furent fusillés, tandis qu’ils criaient Vive le Christ Roi.

Lamberto avait vingt-cinq ans.

Tous furent béatifiés en 2001.

 

 

Saturnino Jaunsarás Zabaleta

1912-1936

 

Ce futur mariste vit le jour le 11 février 1912 à Irurzun (Navarre, Espagne), en la fête de Notre-Dame de Lourdes, de Pedro et Hilaria, qui le firent baptiser le 15 suivant.

Ces pieux parents eurent dix enfants. Le papa, ébéniste, fut plus tard frappé de surdité totale et pour cela se confessait à la sacristie. Le curé racontait qu’il notait fidèlement par écrit la pénitence qu’il recevait lors du Sacrement. 

Saturnino reçut la confirmation en 1901.

Il entra au noviciat mariste de Villafranca (Navarre) en 1924, puis fut envoyé à celui de Las Avellanas (Lleida) où il reçut l’habit en 1928, avec le nom de Heminio Pascual. Il fit la première profession en 1929.

Il fit encore des études pédagogiques avant d’être envoyé à Calatayud (Saragosse) en 1930 : il y fit l’enseignement à l’école primaire, mais donna aussi des cours du soir aux jeunes ouvriers. Puis il fut envoyé à Barruelo (1933), Burgos (1934), Lucena (1935), Chinchón (1936).

On le changeait d’endroit assez rapidement, pour l’aider à trouver la communauté où il se sentirait vraiment à l’aise, car il éprouvait des difficultés à assumer la vie d’enseignant, jusqu’à douter de sa vocation. A Chinchón, les Frères présents l’accueillirent si bien, qu’il reprit espoir et fut fidèle jusqu’au bout.

Le 29 juillet 1936, les quatre membres de cette petite communauté durent quitter leur collège et pensaient rejoindre un des deux autres collèges de Madrid. Ils ne savaient pas qu’ils avaient déjà été pris d’assaut par les révolutionnaires. Ils se réfugièrent chez une de leurs bienfaitrices, où ils furent arrêtés.

Ils furent martyrisés à la Casa de Campo (Madrid) ce même 29 juillet 1936.

Ils furent béatifiés en 2013.

 

 

Julián Aguilar Martín

1912-1936

 

Julián vit le jour le 24 novembre 1912 à Berge (Teruel, Espagne), et fut baptisé le 27 suivant, un des cinq enfants de Julián et Antonia.

Ces pieux parents s’efforcèrent de donner à leurs enfants une solide éducation chrétienne, mais aussi à leur faire suivre une solide formation intellectuelle. 

Julián avait un cousin mariste lequel, observant les belles qualités du garçon, l’orienta vers la vie religieuse.

Il entra au séminaire mariste de Vic (Barcelone) en 1928, puis passa au noviciat de Las Avellanas (Lleida). Malheureusement, un vilain accident affecta beaucoup sa vision, au point que les Supérieurs doutèrent de sa possibilité d’étudier, et ne l’admirent pas à la vêture.

On imagine le découragement éprouvé par l’adolescent, qui revint chez lui tout déçu. Il travailla avec les siens aux champs, mais son cœur était resté chez les Maristes. Il demanda à être pris comme employé, et c’est ainsi qu’il fut accueilli comme cuisinier dans la communauté de Chinchón (1933).

Mais il ne faisait pas seulement la cuisine ; il était toujours aux côtés du Frère Felipe Neri pour  l’aider, au point que les parents le considéraient comme un membre à part entière de la communauté.

Le 29 juillet 1936, les quatre membres de cette petite communauté durent quitter leur collège et pensaient rejoindre un des deux autres collèges de Madrid. Ils ne savaient pas qu’ils avaient déjà été pris d’assaut par les révolutionnaires. Ils se réfugièrent chez une de leurs bienfaitrices, où ils furent arrêtés.

Ils furent martyrisés à la Casa de Campo (Madrid) ce même 29 juillet 1936.

Ils furent béatifiés en 2013.

 

 

Manuel Serrano Buj

1912-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Manuel vit le jour le 21 décembre 1912 à Villarluengo (Teruel, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de Eduardo María, et fut ordonné prêtre : en 1936, il avait tout juste une année de sacerdoce.

Jeune encore, il était le professeur des jeunes novices.

 

 

Josep Solé Rovira

1919-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Josep vit le jour le 23 janvier 1919 à Vendrell (Tarragona, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de Andreu Corsini María.

C’était un des jeunes étudiants en philosophie du monastère et n’avait que dix-sept ans.

 

 

Miquel Soler Sala

1919-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Miquel vit le jour le 15 mars 1919 à Olot (Girona, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession avec le nom de Miquel María.

C’était un des jeunes étudiants en philosophie du monastère et n’avait que dix-sept ans.

 

 

Joan María Puigmitjá Rubió

1919-1936

 

Voir la notice : Carmes espagnols martyrs à Cervera

 

Joan María vit le jour le 16 avril 1919 à Olot (Girona, Espagne).

Il entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance, fit la profession.

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27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 23:00

Pedro Poveda Castroverde
1874-1936

Né le 3 décembre 1874 à Linares (Jaén, Espagne), Pedro entra au séminaire de Jaén, mais ne put continuer, pour des raisons financières.
Ayant été reçu par l’évêque de Grenade, il reçut une bourse et put reprendre ces études.
Ordonné prêtre en 1897 (à vingt-trois ans), il obtint la licence de théologie à Séville en 1900.
Son ministère commença à Guadix. Mais ce n’était pas un ministère «habituel», de prêtre routinier qui remplit ses obligations bien à l’heure et bien régulièrement dans une paroisse endormie : Pedro visita les pauvres, construisit une école pour les petits, des ateliers pour les adultes, s’efforçait de donner à tous une formation chrétienne.
Cette activité devait étonner, elle sembla excessive : on la lui reprocha et Pedro fut déplacé au sanctuaire de Covadonga (Espagne N), un sanctuaire marial remontant à une intervention miraculeuse de la Sainte Vierge pour protéger des soldats chrétiens contre les musulmans.
Pedro priait, méditait. C’était un homme qui ne pouvait pas rester endormi dans un coin tandis que la Parole de Dieu n’était pas annoncée à deux pas de lui. Il étudiait, il écrivait, il participait à des rencontres à l’université d’Oviedo : selon lui, il n’est pas possible de croire et en même temps de se taire.
C’est ainsi qu’en 1911, le prêtre audacieux ouvrit un centre pour étudiants à Oviedo, qu’il mit sous la protection de Sainte Thérèse d’Ávila. Ce sera le point de départ de l’Institut Thérésien, où seront formés des professeurs chrétiens.
Cet Institut aura sa première directrice en la personne de Josefa Segovia, qui la présentera au pape. En 1924 elle sera une première fois approuvée comme Pieuse Union, et se développera ensuite vigoureusement, après la mort du Fondateur. Actuellement, c’est une Association internationale de droit pontifical, comptant plusieurs milliers de membres sur tous les continents. L’œuvre comporte des écoles, une maison d’édition, des résidences universitaires, des centres de formation…
Don Pedro, de son côté, fut ensuite nommé aumônier au palais royal de Madrid, tout en veillant sur le développement de son œuvre.
Survint la persécution de 1936. Don Pedro fut interpellé par des miliciens et répondit tout simplement : Je suis prêtre du Christ.
Arrêté suite à ce crime, il fut jugé sommairement et fusillé le jour même, le 28 juillet 1936.
Cet humble prêtre, qui avait dû faire face aux contradictions et aux calomnies, parfois même de la part du clergé, reçut bien vite sa récompense auprès de Dieu : martyr, il a été béatifié en 1993 et canonisé en 2003.

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27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 23:00

28 JUILLET

I.

SS Prochorius, Nicanor, Timon, Parmenas et Nicolaus, des sept premiers diacres ; Prochorius, évêque à Nicomédie, aurait été martyr à Antioche de Syrie, Timon crucifié à Corinthe… 

SS Nazaire et Celse, martyrs milanais.

II.

S Victor Ier, pape (189-199), d'origine africaine ; décidant de fêter Pâques le dimanche suivant la pâque juive, il faillit excommunier les orientaux qui ne voulaient pas fêter Pâques selon le calendrier romain, mais en fut dissuadé par s. Irénée.

?

S Eustathe, martyr à Ancyre.

IV.

S Acace, martyr à Milet, jeté dans une fournaise puis décapité.

VI.

S Camelianus, successeur de s. Loup comme évêque à Troyes ; c'est lui qui accueillit ste Geneviève venue chercher des vivres à Arcis pour sauver les Parisiens affamés.

S Samson, moine gallois, évêque en Bretagne, où son monastère fut à l'origine de Dol.

X.

Ste Irène, abbesse à Constantinople.

S Géran, évêque à Auxerre, avec un particulier talent musical ; il commanda une troupe pour repousser les Normands.

XI.

S Botvid, laïc suédois converti en Angleterre, assassiné par son serviteur à son retour en Suède.

XVII.

B Michaël Kusuriya, laïc japonais martyr, béatifié en 2008.

XIX.

S José Melchór García Sanpedro Suárez, évêque dominicain espagnol martyr au Tonkin, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

XX.

S Pedro Poveda Castroverde (1874-1936), prêtre espagnol dédié à la promotion humaine et chrétienne des pauvres avec la fondation de l'Institut Thérésien, martyr à Madrid, béatifié en 1993, canonisé en 2003.

Les autres Bx Martyrs espagnols de 1936-1938 :

- béatifiés en 1995 :

Piaristes : près de Huesca, le prêtre Manuel Segura López (M. de la Vierge du Pilar, *1881), et le clerc David Carlos Marañon (D. du Saint-Sacrement, *1907) ;

- béatifié en 2001 :

Salésiens : à Barcelone, le prêtre José Castell Camps (*1902) ;

- béatifiés en 2007 :

Diocésains : près de Cuenca, Vicente Toledano Valenciano (*1900) ;

Augustins :

près de Cuenca, les prêtres José Gutiérrez Arranz, Enrique Serra Chorro, José Aurelio Calleja de Hierro et Antolín Astorga Díez  (*1883, 1899, 1901, 1906) ;

près de Madrid, les prêtres Lorenzo Arribas Palacio, Pedro Alonso Fernández, Primitivo Sandín Miñambres et Froilán Lanero Villadangos  (*1880, 1888, 1893, 1910) ;

Salésiens :

à Madrid, le prêtre Sabino Hernández Laso (*1886) ;

près de Málaga, les prêtres Miguel Molina de la Torre et Pablo Caballero López (*1887, 1904), les clercs Honorio Hernández Martín et Juan Luis Hernández Medina (*1905, 1912) ;

Marianistes : près de Madrid, le prêtre Miguel Léibar Garay (*1885) ;

- béatifiés en 2013 :

Diocésains : à Tarragona, Narcís Felíu Costa (*1877) ;

Bénédictins : près de Barcelone, le prêtre Joan Costa Canal (Odiló María, 1905) ; les clercs Pere Vilar Espona (Narcís María) et Lluis Casanovas Vila (Hildebrand María) (*1916, 1918) ;

Clarétains : près de Ciudad Real, les clercs Gabriel Barriopedro Tejedor (*1883), Tomás Cordero y Cordero (*1910), Claudio López Martínez (*1910) et son frère Ángel López Martínez (*1912), Primitivo Berrocoso Maillo (*1913), Otilio del Amo Palomino (*1913), Antonio Lasa Vidaureta (*1913), Melecio Pardo Llorente (*1913), Abelardo García Palacios (*1913), Vicente Robles Gómez (*1914), Jesús Aníbal Gómez y Gómez (*1914, colombien), Ángel Pérez Murillo (*1915), Antonio Orrego Fuentes (*1915), Cándido Catalán Lasala (*1916) ;

Lasalliens : près de Madrid, Manoel José Sousa de Sousa (Mario Félix, portugais), Andrés Merino Báscones (Sixto Andrés), Joaquim Oliveras Puljarás (Artur), Germán Arribas y Arribas (Ángel Gregorio), Antonio Solá Garriga (Orencio Luis), Celestino Ruiz Alegre (Aquilino Javier), Graciliano Ortega Narganes (Benjamín León), Lázaro Ruiz Peral (Crisóstomo Albino), Evencio Castellanos López (Javier Eliseo), Teodoro Pérez Gómez (Mariano Pablo) (*1860, 1874, 1875, 1895, 1898, 1902, 1905, 1909, 1912, 1914) ;

Frères Maristes : près de Cuenca, Nemesio Cabria Andrés (Julián José, 1908-1938) ; 

Laïcs : près de Madrid, José Gorastazu Labayen (*1907) ; près de Cuenca, Ramón Emiliano Hortelano Gómez (1908-1938), marié ;

- béatifiés en 2015 :

Capucins : à ou près de Barcelone, le prêtre Joan Bover Teixidor (Modesto, *1876) ; les profès Ramón Gros Ballbé (Cebrià), Joan Ayats Plantalech (Eloy), Pelagi Ayats Vergés (Miguel), Manuel Collellmir Sentíes (Jorge) (*1871, 1875, 1915, 1917) ; les convers Gregorio Chárlez Ribera (Prudenci, *1875) et Josep Martí Coll (Ángel, *1905) ;
Diocésain et Cistercien : à Aytona, le prêtre Josep Camí y Camí (*1907), postulant à la Trappe de Viaceli ;

- béatifié en 2017 :

Clarétains : à Barcelone, le prêtre Cándid Casals Sunyer (*1897) ;

- béatifiées en 2018 :

Capucines de la Mère du Divin Pasteur : près de Barcelone, Josefa Noguera Manubens (María Auxilio), Ramona Solans Ballesté (Andrea) et María Magdalena Vilanova Alsina (Patrocini) (*1870, 1875, 1877) ;

- béatifié en 2021 :

Diocésains : près de Cordoue, José Ayala Garrido (*1883).

 

Ste Anna Muttathupadathu (Alphonsa de l'Immaculée Conception, 1910-1946), du rite siro-catholique de Malabar, clarisse indienne, sanctifiée par ses souffrances, thaumaturge ; hindouistes et musulmans viennent à sa tombe ; béatifiée en 1986, canonisée en 2008.

B Stanley Rother (1935-1981), prêtre américain, assassiné au Guatemala, béatifié en 2017.

Nicanor, diacre

1er siècle

 

Voir la notice : Diacres (Premiers)

 

 

Nicolaus, diacre

1er siècle

 

Voir la notice : Diacres (Premiers)

 

 

Parmenas, diacre

1er siècle

 

Parmenas fut un des sept premiers diacres de l’Eglise à Jérusalem.

L’épisode est raconté dans les Actes des Apôtres (Ac 6:1-6). Le nom des sept est donné au verset 5. 

Une tradition assure que Parmenas fut l’apôtre de la Macédoine et qu’il aurait reçu le martyre à Philippes.

Deux des sept diacres, saint Etienne et saint Philippe ont leur jour particulier, respectivement 26 décembre et 11 octobre.

Le 28 juillet étant un des jours où les Grecs honorent saint Parmenas, avec saint Nicanor, le Martyrologe mentionne ensemble ce jour-là les cinq diacres : Prochorius, Nicanor, Timon, Parmenas et Nicolaus.

 

 

Prochorius, diacre

1er siècle

 

Voir la notice : Diacres (Premiers)

 

 

Timon, diacre

1er siècle

 

Voir la notice : Diacres (Premiers)

 

 

Nazarius et Celsus de Milan

† 1er siècle

 

Nazarius, dont le nom peut évoquer une origine orientale, naquit à Rome d’un père juif nommé Africanus et d’une mère très chrétienne nommée Perpetua. Cette dernière avait reçu le baptême des mains de s.Pierre.

A neuf ans, Nazarius remarqua avec grand étonnement la différence des pratiques de ses parents ; finalement il reçut le baptême des mains de s.Lin, qui allait être le successeur de s.Pierre.

Nazarius se mit à parler ouvertement de Jésus-Christ, au point que ses parents le prièrent de sortir de Rome pour échapper à la mort : Nazarius partit avec tout son avoir et monta à Plaisance, puis à Rome ; en chemin, il distribua aux pauvres toutes ses richesses.

A Milan, étant allé visiter en prison les saints Gervais et Protais (v.19 juin), il fut arrêté, battu et chassé de la ville. Il partit pour Gemellus (act. Genève), où il rencontra le tout jeune Celsus : la mère de celui-ci désirait qu’il fût baptisé et qu’il partît avec ce saint homme qu’était Nazarius.

Le préfet les fit arrêter tous les deux pour les torturer, mais comme ils étaient innocents, se contenta de leur demander de quitter la ville. Ils arrivèrent ainsi à Trèves, où Nazarius construisit un petit sanctuaire.

De Rome, l’empereur Néron l’apprit et les fit arrêter. Il réfléchissait à la façon de les torturer, quand un épisode le poussa à agir vite : des bêtes s’étaient introduites dans son jardin et firent plusieurs victimes ; Néron, gravement blessé, interpréta cela comme une vengeance de ses dieux, parce qu’il avait trop tardé à faire mourir ses deux prisonniers.

Il se les fit amener et voulut forcer Nazarius à offrir l’encens aux dieux ; celui-ci se mit en prière et toutes les idoles se brisèrent.

Alors Nazarius et Celsus furent embarqués sur un bateau et l’on devait les précipiter en mer ; mais une tempête agita terriblement le bateau, tandis que les deux «victimes» marchaient calmement sur les eaux. La tempête se calma et l’on accosta à Gênes. De là, les deux Compagnons gagnèrent Milan.

Le préfet de Milan fit partir Nazarius et retint Celsus. Nazarius revint à Rome, où son père avait reçu le baptême depuis peu. Puis on ramena aussi Celsus et tous deux furent décapités, hors de Rome, aux Trois-Murs.

Tous ces épisodes ont quelque chose d’extraordinaire, d’incroyable même selon certains. Laissons les spécialistes faire leur travail.

On sait que Néron régna de 54 à 68 : c’est donc dans cette période que moururent Nazarius et Celsus.

Leurs corps furent rapportés à Milan par s.Ambroise (v. 7 décembre).

Saints Nazaire et Celse de Milan sont commémorés le 28 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Victor 1er, pape

189-199

 

Les dates des premiers pontificats demeurent dans un certain flou. Celles du pape Victor Ier sont approximatives, et dépendent des papes précédents et successifs. On a retenu en général celles ci-dessus.

Victor Ier était né en “Afrique”, notre Maghreb actuel, et son père s’appelait Félix.

Il succédait à Eleuthère, comme quatorzième pape.

Un des faits importants de ce pontificat fut la réunion d’un concile à Rome pour fixer la fête de Pâques à une date unique. En Orient on conservait l’usage antique (qu’on faisait remonter à l’apôtre Jean) de fêter la Pâque au quatorzième jour après l’équinoxe de printemps, qui n’était pas forcément un dimanche, tandis qu’à Rome on célébrait la Pâque le dimanche suivant, puisque le Christ était bien ressuscité le premier jour de la semaine (Jn 20:1), lendemain du sabbat, et qui devenait ainsi le “Jour du Seigneur”, dies dominica, dimanche.

Le concile appuyait le pape Victor, mais les Eglises d’Asie étaient réticentes. Même l’évêque d’Ephèse, Polycrate, écrivit à Victor : Je ne me laisse pas intimider… Plutôt obéir à Dieu qu’aux hommes. Victor pensait excommunier les chrétiens d’Asie insoumis sur ce point “important”. C’est l’évêque de Lyon, Irénée, qui l’en dissuada : ceci n’était qu’un point d’observance, non un article de foi. Victor suivit le conseil d’Irénée, qui en l’occasion montra qu’il portait bien son nom (ireni = paix).

On sait qu’encore aujourd’hui la date de Pâques n’est pas universelle dans toute la chrétienté. Si elle est fêtée un dimanche, il y a parfois jusqu’à un mois de différence entre l’Eglise romaine et l’Eglise d’Orient, selon des subtilités de calcul extrêmement savantes et fatigantes.

Victor excommunia en revanche un certain Théodote de Byzance, qui errait sur la divinité du Christ, mais il n’eut pas le temps de résoudre la crise montaniste qui se propageait dans Rome, cette doctrine qui fut condamnée par le pape suivant.

D’après saint Jérôme, qui aimait beaucoup le latin, Victor 1er fut le premier des écrivains chrétiens à utiliser cette langue.

Victor 1er régla la hiérarchie des clercs mineurs, décréta que le baptême restait valide quelle que fût l’eau utilisée : de source, d’un fleuve, de la mer.

Il ordonna douze évêques, quatre prêtres et sept diacres.

Victor 1er mourut le 28 juillet (199 ?), après un pontificat de dix ans, deux mois et dix jours, et fut inhumé au Vatican.

Le Liber Pontificalis le dit martyr, mais aucun document n’a été retrouvé pour le confirmer, de sorte que notre Martyrologe nomme Victor 1er sans faire mention du martyre.

Le successeur de Victor 1er fut Zéphyrin.

 

 

Akakios de Milet

† 318

 

La ville de Milet (Miletum) est fameuse pour l’exhortation qu’y fit s.Paul en quittant les Chrétiens de cette ville. Les adieux de Milet sont racontés dans Ac 20:15-38.

Dans cette même ville de Milet (Carie ou Ionie, act. Turquie SW), vivait un certain Akakios, jeune adolescent chrétien (il serait né vers 308), dont le seul nom signifie «sans mal, innocent» (a-kakos).

Sous l’empereur Licinius (311-324),  on le précipita dans une fournaise, dont il sortit indemne ; puis il fut décapité pour sa foi au Christ.

On date ce martyre en 318 ou en 321, donc après la paix constantinienne (313), qui n’était pas observée dans tout l’empire.

Saints Akakios de Milet est commémoré le 28 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Camelianus de Troyes

† 525

 

 En 478, ce neuvième évêque de Troyes succéda à s.Lupus (v. 29 juillet) qui, d’après Sidoine Apollinaire, en avait remarqué la douceur, le sérieux et la prudence, et l’avait désigné comme successeur. 

On attribue à Camelianus une mission diplomatique auprès d’Attila, qui cependant s’acheva par le massacre de toute la délégation, sauf de Camelianus qui put revenir rendre compte des événements.

En 486, il reçut sainte Geneviève (v. 3 janvier) qui venait implorer du grain pour les assiégés de Lutèce.

On a vu comment Camelianus reçut s.Aventin (v. 4 février).

En 493, il alla au devant de Clovis, pour l’amener à Clotilde (v. 3 juin).

En 511, eut lieu le grand concile d’Orléans, où Camelianus fut un des trente-deux évêques signataires.

On place sa mort en 525.

Saint Camelianus de Troyes est commémoré le 28 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Samson de Dol

† 565

 

Samson naquit au 6e siècle au royaume de Dyfed (Pays de Galles S), de Ammon et Anna. Longtemps stérile, Anna exprima à Dieu sa reconnaissance en lui consacrant son fils.

Très tôt l’enfant fut confié au monastère de Llantwit Major, dont l’abbé était le vénérable Iltut (v. 6 novembre) et où Samson s’acquit l’estime quasi unanime. «Quasi», car deux moines jaloux de lui voulurent le faire disparaître et l’un d’eux lui prépara une tisane empoisonnée. Samson, comme s.Benoît (v. 11 juillet), en fut mystérieusement informé et remercia vivement le moine fautif : Puisse Dieu, en retour, te guérir du mal qui te fait souffrir. Touché par tant de délicatesse, le moine demanda pardon.

C’est là aussi que Samson alla reprocher aux oiseaux d’avoir osé piller le blé des moines sans permission : les moineaux auraient compris la leçon et «promis» de ne plus recommencer.

Samson reçut bientôt le diaconat, puis le sacerdoce. Au moment de son ordination, l’évêque aperçut sur son épaule une colombe blanche. Samson brilla par une plus grande austérité.

Il décida de quitter son monastère, peut-être pour échapper à la célébrité locale ; il gagna l’île de Caldey, où il fut économe puis abbé du monastère qui existait déjà et existe encore. Il dut s’en absenter pour aller assister son père malade : il en profita pour convaincre beaucoup de parents d’entrer dans la vie religieuse.

Peu après il suivit des Irlandais dans leur patrie, puis regagna son pays natal ; malgré son désir de solitude, il fut «repéré» et promu à l’épiscopat. Mais on ne nous dit pas son siège. En fait, il reprit son bâton de voyageur et, après avoir pris congé des siens, traversa la Cornouaille et gagna l’Armorique.

C’est là qu’il obtint un terrain où il construisit un monastère, à l’origine de la ville de Dol. De ce monastère allaient rayonner les moines pour évangéliser toute la région ; d’autres monastères furent fondés, tous dépendants de Dol, dont Samson était à la fois l’évêque et l’abbé.

Il fit deux voyages à Paris. Le premier, pour demander au roi son appui pour le roi légitime de Bretagne, Judwal. La deuxième fois pour le deuxième concile de Paris (560).

Il obtint un autre terrain, à l’embouchure de la Seine, pour un nouveau monastère qui, semble-t-il, fut détruit par les Normands en 851. C’est dans ce monastère que Samson imposa une sévère «pénitence» aux oiseaux qui dérangeaient les moines par leurs cris : il les convoqua et les enferma une nuit dans le monastère ; au matin, il les laissa partir, mais après seulement qu’ils eussent «promis», eux aussi, de ne plus recommencer.

Samson mourut peu après le concile de Paris, usé par les années, les fatigues, les voyages, vers 565.

Saint Samson de Dol est commémoré le 28 juillet dans le Martyrologe Romain.​​​​​​​

Botvid de Suède

† 1100

 

Botvid était d’origine suédoise. Il avait un frère, Björn.

Parti en Angleterre, Botvid y reçut le baptême.

De retour dans son pays, il annonça la Bonne Nouvelle.

Son serviteur aussi reçut le baptême ; en maître chrétien, Botvid l’affranchit.

Ingrat, peut-être poussé par on ne sait quel sentiment de jalousie, le serviteur assassina son maître sur le littoral ; c’était vers la fin du 11e siècle, peut-être vers 1080. Björn enterra le corps de son frère.

D’après la tradition, Björn construisit en 1129 l’église de Botkyrka, où repose Botvid.

Avec saint Eskil (v. 12 juin), Botvid est l’un des principaux Saints locaux de Suède. Sainte Brigitte (v. 23 juillet) l’avait en grande estime.

Saint Botvid, martyr, est mentionné au Martyrologe le 28 juillet.

 

 

Michaël Kusuriya

?-1633

 

Ce laïc japonais naquit à une date inconnue, à Nagasaki (Japon).

Il reçut la palme du martyre le 28 juillet 1633 à Nishizaka (Nagasaki), et fut béatifié en 2008.

 

 

José Melchór García Sanpedro Suárez

1821-1858

 

José naquit à Cienfugos (Oviedo, Asturies, Espagne) le 26 (ou 29) avril 1821.

Ses parents, de lignée noble, étaient pauvres.

Il étudia à Oviedo, fut un brillant bachelier en théologie et nommé substitut pour l’enseignement de la logique.

En 1845, il entra dans l’Ordre dominicain à Ocaña. Ordonné prêtre, il fut envoyé aux missions en Extrême-Orient. De Manille, il demanda à aller au Tonkin.

Il y fut nommé pro-vicaire, puis vicaire provincial, et fut sacré évêque en 1855.

Nommé titulaire du diocèse (inexistant) de Tricomia (actuelle Ebron en Israël), il eut la charge de Vicaire apostolique du Tonkin central : le vicaire apostolique a la mission et les pouvoirs d’un évêque, pour une région non encore organisée en diocèse.

Arrêté début juillet 1858, emprisonné, condamné à mort sur l’ordre de l’empereur, il fut tiré de sa prison le 28 juillet 1858 et emmené à Nam Định (Tonkin, actuel Vietnam), chargé de lourdes chaînes. 

Jeté à terre, il fut attaché solidement à des pieux, nu et écartelé. Les bourreaux lui coupèrent les mains et les jambes, pendant qu’il invoquait, sans se lasser, le nom de Jésus. Enfin on lui trancha la tête, on lui arracha les entrailles et on jeta dans une fosse ses pauvres débris, qu’on voulut faire piétiner par des éléphants. Mais ces animaux s’y refusèrent obstinément. Ce que voyant, les témoins en avertirent l’empereur, qui ordonna d’abattre les bêtes à coups de canon.

C’était donc le 28 juillet 1858.

Mgr García fut béatifié en 1951, et canonisé en 1988.

Indépendamment du dies natalis, l’Eglise fête ensemble tous les Martyrs du Vietnam le 24 novembre.

Manoel José de Sousa de Sousa

1860-1936

 

Manoel vit le jour le 27 décembre 1860 à Bouro de Amares (Braga, Portugal).

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) et fit la profession avec le nom de Mario Félix.

Après le noviciat et le scholasticat à Madrid, les lieux de son activité furent : Madrid (1892), Bujedo (1893), Bilbao (1907), Barcelone (1907), Bujedo (1907), finalement Griñon (Madrid, 1920).

Lors de la révolution de juillet 1936, les miliciens armés envahirent la maison, saccagèrent complètement la chapelle et firent l’inspection minutieuse de tous les recoins, à la recherche des armes, c’était leur prétexte habituel.

Puis ils firent se rassembler les Frères devant la chapelle, les mains en l’air, leur commandant : Tournez-vous, vous allez mourir, mais l’un (au moins) des Frères répondit : Nous, nous regardons la mort en face, pas de dos. Vive le Christ Roi ! Ils furent abattus sur place.

C’était le 28 juillet 1936.

Les dix Frères martyrs de Griñon furent béatifiés en 2013.

 

 

Ramón Gros Ballbé

1871-1936

 

Ramón était né le 23 janvier 1871 à Terrassa (Catalogne, Espagne), et reçut au Baptême le nom du Saint du jour, Raymond (qu’on fête aujourd’hui le 7 janvier).

Après ses études, il travailla un peu dans un magasin de Barcelone.

Il entra chez les Capucins et prit l’habit en 1893.

Il fit le noviciat et prit à la profession le nom de Cebrià (Cyprien), comme frère convers.

Il passa au couvent de Pampelune, puis à ceux de Arenys de Mar et d’Igualada ; c’est dans ce dernier qu’il fit la profession solennelle.

On l’envoya aux Philippines, puis en Amérique Centrale.

Revenu au pays, il fut chargé de la quête, de l’accueil, de la sacristie et de la couture.

Jovial, il se montra un modèle de la joie franciscaine, qui cachait (mal) une profonde religiosité doublée d’une grande humilité.

Il se trouvait au couvent de Barcelone, quand il dut le quitter en juillet 1936 et se réfugier avec d’autres dans une maison proche, où cependant on les découvrit. On les arrêta et on leur fit subir de mauvais traitements avant de les conduire au supplice.

Cebrià reçut la palme du martyre avec ses Confrères à  Barcelone, le 28 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2015.

 

 

Andrés Merino Báscones

1874-1936

 

Andrés vit le jour le 10 novembre 1874 à Sasamón (Burgos, Espagne).

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) et professa avec le nom de Sixto Andrés.

Sa longue activité le conduisit à Cadix (1892), Jerez de la Frontera (1894), Cadix (1895), Madrid-Bienfaisance (1896), Madrid-Sainte Suzanne (1897), Madrid-Sacré-Cœur (1900), Bujedo (1903), Santander (1904), Castro Urdiales (1904), Bujedo (1905), La Felguera (1905), Avilés (1906), Bujedo (1907), Madrid-San Rafael (1912), Valladolid (1913), Madrid-Santa Suzana (1921), Madrid-Sacré Cœur (1922), Bujedo (1932), et Griñon en 1933.

Quand les révolutionnaires envahirent la maison en juillet 1936, ils saccagèrent complètement la chapelle. Le Frère Sixto Andrés, qui était assez sourd, resta dans la chapelle, à prier, sans entendre ce qui se passait dans la maison, où quelque trois cents miliciens parcouraient les couloirs et les pièces pour découvrir les fameuses armes, qu’ils ne trouvaient jamais bien sûr. 

Puis ils firent se rassembler les Frères devant la chapelle, tirant dehors le pauvre Frère malentendant en se moquant de lui, et leur commandant : Tournez-vous, vous allez mourir, mais l’un (au moins) des Frères répondit : Nous, nous regardons la mort en face, pas de dos. Vive le Christ Roi ! Ils furent abattus sur place. 

C’était le 28 juillet 1936.

Les dix Frères martyrs de Griñon furent béatifiés en 2013.

 

 

Pedro Poveda Castroverde

1874-1936

 

Né le 3 décembre 1874 à Linares (Jaén, Espagne), Pedro entra au séminaire de Jaén, mais ne put continuer, pour des raisons financières.

Ayant été reçu par l’évêque de Grenade, il reçut une bourse et put reprendre ces études.

Ordonné prêtre en 1897 (à vingt-trois ans), il obtint la licence de théologie à Séville en 1900.

Son ministère commença à Guadix. Mais ce n’était pas un ministère «habituel», de prêtre routinier qui remplit ses obligations bien à l’heure et bien régulièrement dans une paroisse endormie : Pedro visite les pauvres, construit une école pour les petits, des ateliers pour les adultes, s’efforce de donner à tous une formation chrétienne.

Cette activité devait étonner, elle sembla excessive : on la lui reprocha et Pedro fut déplacé au sanctuaire de Covadonga (Espagne nord), un sanctuaire marial remontant à une intervention miraculeuse de la Sainte Vierge pour protéger des soldats chrétiens contre les musulmans.

Pedro priait, méditait. C’était un homme qui ne pouvait pas rester endormi dans un coin tandis que la Parole de Dieu n’était pas annoncée à deux pas de lui. Il étudiait, il écrivait, il participait à des rencontres à l’université d’Oviedo : selon lui, il n’est pas possible de croire et en même temps de se taire.

C’est ainsi qu’en 1911, le prêtre audacieux ouvrit un centre pour étudiants à Oviedo, qu’il mit sous la protection de Sainte Thérèse d’Ávila. Ce sera le point de départ de l’Institut Thérésien, où seront formés des professeurs chrétiens.

Cet Institut aura sa première directrice en la personne de Josefa Segovia, qui la présentera au pape. En 1924 elle sera une première fois approuvée comme Pieuse Union, et se développera ensuite vigoureusement, après la mort du Fondateur. Actuellement, c’est une Association internationale de droit pontifical, comptant plusieurs milliers de membres sur tous les continents. L’œuvre comporte des écoles, une maison d’édition, des résidences universitaires, des centres de formation…

Don Pedro, de son côté, fut ensuite nommé aumônier au palais royal de Madrid, tout en veillant sur le développement de son œuvre.

Survint la persécution de 1936. Don Pedro fut interpellé par des miliciens et répondit tout simplement : Je suis prêtre du Christ.

Arrêté suite à ce «crime», il fut jugé sommairement et fusillé le jour même, le 28 juillet 1936.

Cet humble prêtre, qui avait dû faire face aux contradictions et aux calomnies, parfois même de la part du clergé, reçut bien vite sa récompense auprès de Dieu : martyr, il a été béatifié en 1993 et canonisé en 2003.

 

 

Joaquim Oliveras Puljarás

1875-1936

 

Joaquim vit le jour le 15 février 1875 à San Feliu de Pallarols (Girona, Espagne).

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) et professa avec le nom de Artur.

Il fut successivement à Bujedo (1900), Terán (1916), Madrid-Sacré Cœur (1918), et Griñon (1920).

C’était probablement lui le cuisinier de la maison.

Lors de l’assaut de la maison de Griñon en juillet 1936, les républicains commencèrent par lui demander un bon repas.

Puis, tandis que les révolutionnaires saccageaient complètement la chapelle et abattaient huit des dix Frères de la maison, il se cacha, ainsi que le Supérieur, dans l’espoir de rester auprès des élèves. Mais il fut repéré ; on le tira dans la salle des douches, où il fut égorgé et poignardé ; il agonisa un long moment par terre, puis un milicien, le voyant encore respirer, l’abattit. Quelques jours après, des élèves observèrent des traînées de sang et des lambeaux de chair à cet endroit.

C’était le 28 juillet 1936.

Les dix Frères martyrs de Griñon furent béatifiés en 2013.

 

 

Joan Ayats Plantalech

1875-1936

 

Joan Ayats Plantalech était né le 4 juin 1875 à San Salvador de Bianya (Girona, Catalogne, Espagne).

Avant d’entrer en religion, il fut un maçon très habile.

Il entra chez les Capucins et prit l’habit en 1900.

Il fit le noviciat et prit à la profession le nom de Eloy, comme frère convers.

Il eut plusieurs charges, mais il fut particulièrement remarqué comme le saint portier de Sarrià. Il agissait continuellement «en présence de Dieu», travaillant pour Lui et en Lui. Ainsi, à l’accueil, il accueillait chacun avec toujours la même égalité d’âme. S’il lui venaient des pauvres, il pouvait se priver de repas pour eux, quitte à souffrir la faim ensuite.

Il se trouvait au couvent de Barcelone, quand il dut le quitter le 20 juillet 1936 ; comme portier, il attendit que tous fussent sortis avant de sortir lui-même. Pendant quelques jours il put se réfugier comme les autres dans une maison proche, puis, avec deux autres Frères, tenta de prendre le train à la gare du Nord. On les suspecta : ils n’avaient pas leurs papiers d’identité, et l’un d’eux portait avec lui le bréviaire, des chapelets et quelques livres de piété ; ils reconnurent être des Religieux. 

Aussitôt ligotés et conduits dans un coin de la gare, ils furent longuement interrogés. Eloy fut, comme on dit pudiquement, cruellement torturé ; moins de trois heures après, ils avaient tous été fusillés.

Eloy reçut la palme du martyre avec ses Confrères à Barcelone, le 28 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2015.

 

 

Gregorio Chárlez Ribera

1875-1936

 

Gregorio était né le 17 novembre 1875 à Pomar de Cinca (Huesca, Aragón, Espagne).

Il eut déjà quelques problèmes de santé avant de pouvoir entrer en religion.

Il prit en 1905 l’habit des Capucins. Il fit le noviciat et prit à la profession le nom de Prudenci, comme frère convers.

On lui confia plusieurs charges, où il se montrait très adroit : jardinier, quêteur, cordonnier, portier, cuisinier. Il savait réparer n’importe quoi.

Actif, il demeurait un homme à la piété profonde, aimant prier et méditer dans le silence de la contemplation.

Au moment des émeutes révolutionnaires de 1936, il était presque aveugle.

Quand il dut quitter le couvent d’Arenys de Mar en juillet 1936, il se réfugia dans une famille.

Le 28 juillet, il fut arrêté avec deux autres prêtres et tous trois furent conduits à l’endroit de leur supplice. On maltraita particulièrement Prudenci, à coups de pieds répétés.

Il reçut la palme du martyre, criblé de balles, à Arenys de Mar (Barcelone), le 28 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2015.

 

 

Joan Bover Teixidor

1876-1936

 

Joan était né le 8 juin 1876 à Mieres (Girona, Catalogne, Espagne).

Il fit ses études secondaires, de philosophie et de théologie au séminaire diocésain de Girona.

Avant d’être ordonné, il prit en 1899 l’habit des Capucins. Il fit le noviciat et prit à la profession le nom de Modesto.

Il fit encore deux années de théologie morale et, en 1902, reçut le sacerdoce.

Sa vie fut dédiée à l’enseignement de la théologie. Il écrivit aussi de nombreux articles.

Il fut définiteur et provincial. C’était un homme à la piété profonde, bon et compréhensif avec les jeunes novices.

Quand il dut quitter le couvent de Sarrià en juillet 1936, il se réfugia avec le frère Ángel (v. Josep Martí) dans une maison proche, où cependant on le découvrit. Interrogé, il reconnut sans hésiter sa condition sacerdotale.

Il reçut la palme du martyre avec son Confrère à Sarrià (Barcelone), le 28 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2015.

 

 

Narcís Feliu Costa

1877-1936

 

Il vint au monde la 9 janvier 1877 à Pineda (Maresme, Girona, Espagne), de Pau et María, qui le firent baptiser le 15 suivant.

Jeune, Narcís voulait être pilote de bateau. Dieu l’appela : il répondit Oui.

Après le séminaire, il fut envoyé compléter ses études à Rome, où il fut ordonné prêtre en 1903.

Très vite il sera nommé chanoine de la cathédrale de Tarragona, confesseur des Religieuses et dans les collèges d’enseignement catholiques.

Ce prêtre montra beaucoup de zèle pour les âmes, avec grande charité et réelle prudence. Il venait en aide particulièrement aux personnes dans le besoin. Les élèves comme les Religieuses disaient de lui : Le Chanoine Feliu n’est pas bon, il est très bon. C’est un saint !

Quand commença la révolution de 1936, il vint se réfugier chez un confrère, place de la cathédrale.

Le 22 juillet, ils furent repérés et arrêtés. Le confrère fut mis à l’hôpital, car il était malade, mais le chanoine Feliu fut conduit à la mairie, puis au Comité, qui s’était installé tout simplement dans le collège des Carmélites de la Charité. On lui demanda s’il était prêtre, il répondit qu’il était prêtre catholique et apostolique.

Vers deux heures du matin, on l’emmena en voiture avec des hommes armés, et le laissa libre en pleine avenue.

Six jours après, le 28 juillet 1936, on l’arrêta une seconde fois, pour l’assassiner, simplement parce qu’il était prêtre.

Don Narcís Feliu Costa a été béatifié en 2013.

 

 

 

Lorenzo Arribas Palacio

1880-1936

 

Il vit le jour le 10 août 1880 à Arconada de Bureba (Burgos), en la fête de saint Laurent, dont il reçut le nom au Baptême, deux jours après. Ses parents s’appelaient Salustiano et María.

Il entra chez les Pères augustins et fit la profession en 1896.

Ordonné prêtre en 1903, il fut d’abord envoyé aux Philippines, à Ilo-Ilo, tant que sa santé résista.

De retour en Espagne, il fut à Salamanque, Barcelone et Ceuta, comme professeur, économe, sous-directeur. En 1933 enfin, il fut envoyé à Uclés (Cuenca), comme professeur et économe.

Son attention pour tous était telle que les employés et les jardiniers n’avaient que des mots de reconnaissance pour lui.

Le couvent ayant dû être abandonné le 24 juillet 1936, les Religieux se dispersèrent chez des amis alentour. Le père Lorenzo, avec trois autres, réussit à prendre un train pour Madrid.

C’est dans le train qu’on les arrêta tous les quatre. On les fit descendre et on les conduisit manu militari sur la route Madrid-Valencia.

Au kilomètre 9, ils furent assassinés. C’était le 28 juillet 1936.

Le père Lorenzo et ses amis furent béatifiés en 2007.

 

 

Manuel Segura López

1881-1936

 

Manuel naquit le 22 janvier 1881 à Almonacid de la Sierra, dans une famille chrétienne.

En 1899 il entra dans la congrégation des Ecoles Pies ; après le noviciat, il fit la profession en 1901, prenant le nom de Manuel de la Vierge du Pilar, et émit les vœux solennels en 1906.

En 1907, il fut ordonné prêtre.

Il fut nommé successivement à Barbastro, Tamarite, Pamplona, Tafalla.

Les qualités de cet excellent professeur décidèrent les supérieurs à le nommer maître des novices à Peralta de la Sal (Huesca).

Unanimement estimé, il fut unanimement regretté.

Le 23 juillet 1936, alors que les jeunes étaient en récréation, jouant une vive partie de football, leur maison fut encerclée ; toute la communauté, avec le père Manuel fut arrêtée : le maître des novices dit alors aux jeunes qu’ils allaient passer du sport au martyre. 

Le 28 juillet, on les appela. Manuel eut le temps de demander l’absolution à un autre prêtre présent. On les conduisit à Gabasa, où tous furent fusillés, le 28 juillet 1936.

Le père Manuel fut béatifié en 1995, avec le frère David du Saint-Sacrement.

 

 

Gabriel Barriopedro Tejedor

1883-1936

 

Voir aussi la notice : Clarétains espagnols martyrs à Fernán Caballero

 

Gabriel était né le 18 mars 1883 à Soria (Barahona), où il fut baptisé.

De tout le groupe des «jeunes» clarétains, il était le plus âgé, avec ses cinquante-trois ans. C’était sans doute une vocation tardive.

Il fut ainsi abattu, le 28 juillet 1936.

 

 

José Gutiérrez Arranz

1883-1936

 

Ce futur martyr naquit le 14 avril 1883 à Zuzones (Burgos), de Sergio et Saturnina, qui le firent baptiser dès le lendemain. 

Après trois années au Petit séminaire de Osma, il entra dans l’Ordre augustin et fit la profession en 1903.

Il fut ordonné prêtre en 1911.

Il enseigna à La Vid, Santander, Valencia et Uclés.

En 1933, il fut nommé supérieur de cette dernière maison. C’est donc lui qui dut affronter la situation de 1936, de décider la fermeture du couvent et d’aider les religieux à trouver refuge dans des familles d’amis des environs.

Les Religieux quittèrent leur couvent le 24 juillet 1936.

On sait que quatre d’entre eux, dont le supérieur, le père José Gutiérrez, furent arrêtés avec le curé, don Vicente Toledano, au soir du 27 juillet, et qu’ils furent fusillés au matin du 28 juillet 1936.

Ils furent tous les cinq béatifiés en 2007.

 

 

José Ayala Garrido

1883-1936

 

José Ayala Garrido naquit le 9 octobre 1883 à Baena (Cordoue, Espagne S).

Il reçut l’onction sacerdotale.

Son martyre eut lieu à Castro del Río, le 28 juillet 1936.

José Ayala Garrido sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 28 juillet.

Miguel Léibar Garay

1885–1936

 

Miguel vit le jour le 17 février 1885 à Aozaraza (Sargaray, Arechevaleta, Guipuzkoa, Espagne) et reçut le baptême deux plus tard, la confirmation en 1891.

A treize ans, il fréquenta le collège marianiste de Escoriaza, au terme duquel il entra au noviciat de Vitoria, en 1902.

En 1903, excellent religieux, il fit la profession et continua sa formation à Escoriaza, toujours prêt à partir où ses supérieurs l’enverraient.

Entre 1905 et 1912, il enseigna à Vitoria et Madrid ; en 1909, il obtint à Madrid la licence en philosophie et lettres.

On l’envoya à l’université de Fribourg en Suisse et il fut ordonné prêtre en 1915.

Après avoir été aumônier à Cadix, il fut directeur à Jerez de la Frontera, puis professeur et aumônier, à Madrid en 1922, à Vitoria en 1923. En 1925 il fut directeur à San Sebastian et retrouva ses fonctions à Madrid en 1930. 

En 1936, il s’offrit de rester à Madrid pour aider les autres Frères à se replier en d’autres maisons, tout en restant lui-même dans la maison provinciale.

Au soir du 28 juillet, il fut arrêté ; on profana sous ses yeux les objets sacrés de la maison, on l’emmena au Pont de Vallecas où on le fusilla.

Le père Miguel Léibar a été béatifié en 2007.

 

 

Sabino Hernández Laso

1886-1936

 

Sabino était né le 11 décembre 1886 à Villamor de los Escuderos (Zamora, Espagne).

Orphelin de père à huit ans, il fut pris en charge par le maître d’école puis, à la mort de ce dernier, par le curé du village qui, en quelque sorte, l’adopta.

En 1903, Sabino entra au collège salésien de San Benito (Salamanque), d’où il passa au noviciat de Carabanchel.

En 1908, il fit la profession religieuse.

En 1916, il fut ordonné prêtre à Salamanque, où il enseigna le catéchisme pendant un an. Puis il fut en divers endroits : Talavera de la Reina, Salamanque, Baracaldo, Béjar, Madrid-Atocha, Santander-Don Bosco (où il fut directeur pendant trois ans), Vigo, Estrecho. 

Plutôt réservé, très studieux, Sabino était un prêtre cultivé, exigeant surtout pour lui, bon prédicateur et bon religieux.

Le 19 juillet 1936, le collège de Estrecho fut assailli, et tous les membres de la communauté conduits à la Direction Générale de Sécurité.

Don Sabino y arriva tout en sang. Remis d’abord en liberté, il rejoignit la maison d’une pieuse femme. 

Des miliciens le retrouvèrent, firent irruption dans l’appartement et l’arrêtèrent pour le délit d’être prêtre. Ils l’emmenèrent immédiatement en un lieu inconnu où ils le fusillèrent.

Le jour de ce martyre est le 28 juillet 1936 (plutôt que le 18 juillet).

Don Sabino Hernández Laso a été béatifié en 2007.

 

 

Miguel Molina de la Torre

1887–1936

 

Miguel naquit le 17 mai 1887 à Montilla (Cordoue, Espagne), dans une humble famille d’artisans.

Etant entré en 1899 au collège des Salésiens, qui venait d’ouvrir, il y trouva sa vocation et fut aspirant à Séville puis à Carabanchel Alto en 1904. En 1905 il commença le noviciat toujours à Carabanchel, et fit la profession à Séville en 1906.

A Séville, il fera ses études de philosophie, tout en enseignant, pendant deux ans. Il prit aussi la licence en philosophie et en lettres.

De 1908 à 1917, il sera à Utrera, pour la théologie surtout, et fut ordonné prêtre en 1913 à Jerez de la Frontera.

Ensuite il aura plusieurs missions à Jerez, Cordoue, Ronda, Séville, de nouveau Cordoue et Ronda (Málaga).

Au début il fut conseiller scolaire, à Ronda il fut préfet-administrateur et, à la fin, préfet, de 1933 à 1936.

Don Miguel fut très apprécié de ses supérieurs pour ses qualités pédagogiques et son esprit religieux ; obéissant, éloquent, compétent, bon.

En juillet 1936, par deux fois les miliciens vinrent fouiller le collège en quête des nombreuses armes que possédaient les prêtres salésiens. D’abord le 21, puis surtout le 23, avec une foule de gens exacerbés.

Le père Molina, avec le père Torrero, fut enfermé, ligoté, jusqu’à ce qu’ils révélassent la cachette des armes ; ils mirent le père Miguel face contre le mur, le menaçant plusieurs fois de le tuer (il raconta ensuite qu’il fit autant de fois son acte de contrition). Tout le collège fut fouillé et dévasté, mais les pères restèrent libres ce jour-là.

Les miliciens revinrent le 24. Ils entassèrent les Religieux dans la petite salle de la porterie. Là, ils se confessèrent mutuellement. Vers midi, on leur dit de quitter le collège. Les miliciens les suivaient en leur criant : Maintenant, au lieu des Notre Père, dites : Vive le communisme libérateur.

Don Miguel était très ému en quittant ce cher collège. Les pères se disaient l’un à l’autre : Courage ! Don Bosco {leur Fondateur} nous attend ! Au Ciel !

On les fit rejoindre une pension, tenue par un ancien du collège, resté ami des Pères.

Le 28 juillet au matin, un peloton de miliciens vint chercher don Miguel, en même temps qu’ils emmenaient trois autres Salésiens d’une autre maison, avec leur tristement fameuse voiture, en direction du cimetière.

Don Miguel murmura : Mon Jésus ! Pitié pour moi !

Les quatre victimes furent fusillées ce 28 juillet 1936, et béatifiées en 2007.

 

 

Pedro Alonso Fernández

1888-1936

 

Il vit le jour le 1er août 1888 à Faramontanos (Zamora, Espagne).

Il entra chez les Pères augustins et fit la profession en 1905.

Il fut ordonné prêtre en 1913 et se vit confier la formation des aspirants au noviciat, en dernier lieu à Uclés.

Le couvent ayant dû être abandonné le 24 juillet 1936, les Religieux se dispersèrent chez des amis alentour. Le père Pedro, avec trois autres, réussit à prendre un train pour Madrid.

C’est dans le train qu’on les arrêta tous les quatre. On les fit descendre et on les conduisit manu militari sur la route Madrid-Valencia, non loin de Vallecas.

Au kilomètre 9, ils furent assassinés. C’était le 28 juillet 1936.

Le père Pedro et ses amis furent béatifiés en 2007.

 

 

Primitivo Sandín Miñambres

1893-1936

 

Il vit le jour le 25 janvier 1893 à Santibáñez de Tera (Zamora, Espagne).

Il entra chez les Pères augustins et fit la profession en 1911.

Il fut ordonné prêtre en 1917.

Le couvent d’Uclés, où il se trouvait au moment de la révolution, ayant dû être abandonné le 24 juillet 1936, les Religieux se dispersèrent chez des amis alentour. Le père Primitivo, avec trois autres, réussit à prendre un train pour Madrid.

C’est dans le train qu’on les arrêta tous les quatre. On les fit descendre et on les conduisit manu militari sur la route Madrid-Valencia, non loin de Vallecas.

Au kilomètre 9, ils furent assassinés. C’était le 28 juillet 1936.

Le père Primitivo et ses amis furent béatifiés en 2007.

 

 

Germán Arribas y Arribas

1895-1936

 

Germán vit le jour le 28 mai 1895 à Mazueco de Lara (Burgos, Espagne).

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) avec le nom de Ángel Gregorio.

C’était l’infirmier de la maison. Quand le maire de Griñon suggéra habilement aux Frères de vite partir pour Madrid, lui resta pour soigner les malades. Ceux qui partaient, pensaient aller au-devant du martyre ; et ceux qui restaient pensaient être «protégés» : ce fut tout le contraire.

Le 28 juillet, les révolutionnaires - environ trois cents - envahirent la maison, se firent servir à manger et saccagèrent la chapelle.

Puis ils firent se rassembler les Frères devant la chapelle, les mains en l’air, leur commandant : Tournez-vous, vous allez mourir, mais l’un (au moins) des Frères répondit : Nous, nous regardons la mort en face, pas de dos. Vive le Christ Roi ! Ils furent abattus sur place. 

Un des miliciens mit dans la bouche du Frère Ángel un pétard, qui lui détruisit complètement le visage.

C’était le 28 juillet 1936.

Les dix Frères martyrs de Griñon furent béatifiés en 2013.

 

Cándid Casals Sunyer

1897-1936

 

Né le 22 août 1897 à La Nou (Barcelone), il était le benjamin des quatre enfants de Ramón et María, qui le firent baptiser le lendemain et confirmer en 1899.

Il fut très tôt attiré par le service de Dieu et entra chez les Clarétains.

Il fit ses Humanités à Vic, où le préfet des études était le p.Gumersindo Valtierra (v. 26 juillet) ; ses résultats furent très remarquables ; il avait achevé ce cycle d’études en 1911, à quatorze ans, de sorte qu’il lui manquait deux mois pour recevoir l’habit et commencer le noviciat à quinze ans : il reçut l’habit début septembre et fit le noviciat à Cervera.

Au noviciat, le maître des novices lui confia le soin de diriger les méditations.

Entre 1915 et 1919, il acheva la philosophie à Cervera et la théologie à Alagón, et reçut les Ordres ; il fut ordonné prêtre en 1920.

Il commença son activité de prédicateur à Aranda de Duero, puis Cervera et Vic en 1924 ; il avait un grand talent pour la prédication, grâce à sa voix forte et à son style orateur, et il fut demandé pour diverses missions populaires ainsi que pour enseigner les jeunes clercs.

En 1928, il fut nommé supérieur de la Selva del Campo, en 1931 consulteur à Lleida, en 1934 supérieur de la maison Gracia de Barcelone : l’étonnement général que provoqua cette nomination, le conduisit à présenter plusieurs fois sa démission, mais il dut vraiment accepter par obéissance ; c’était sa première croix, il allait en recevoir une autre encore : le martyre.

Le 19 juillet 1936, il fit partir tous les Religieux de la maison dans des familles proches et la quitta en dernier, le soir, échappant de justesse aux balles qui sifflaient autour de lui.

Le lendemain, il voulait revenir à la maison, où se trouvaient encore des Religieux malades, mais on l’en dissuada et on lui conseilla de changer d’habitation. Il quittait l’immeuble par l’escalier, quand des miliciens y montèrent par l’ascenseur ! Il se serait peut-être renseigné alors auprès du consulat français pour gagner la France, mais dut y renoncer et se réfugier le 25 chez un cousin. Le 27, il alla rendre visite à d’autres parents et c’est là que les miliciens l’arrêtèrent.

Apprenant qu’il était supérieur, ils le frappèrent d’autant plus violemment, au milieu d’insultes et de blasphèmes. Puis, avec trois autres Religieux, on les fit monter dans un camion, à coups de poings et de pieds, en direction de la «tchéka», où ils furent horriblement torturés.

On ne sait où ils furent ensuite conduits et fusillés. On retrouva les cadavres au matin du 28 : le p. Cándid portait des traces de balles aux tempes.

Officiellement, on dit que le p.Cándid mourut le 29 juillet 1936 à Barcelone.

Béatifié en 2017, le bienheureux Cándid Casals Sunyer devrait être mentionné dans le Martyrologe Romain au 28 juillet.

 

 

Antonio Solá Garriga

1898-1936

 

Antonio vit le jour le 20 février 1898 à Bilbao (Biscaye, Espagne).

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) et professa avec le nom de Orencio Luis.

Il exerça successivement son activité à Madrid (1917), Santoña (1931), Lembeek-lez-Hal (Belgique, 1931), Chamberí près Madrid (1932).

A partir de 1933, il était le directeur du petit noviciat de Griñon (Madrid).

Au bruit du danger qui se rapprochait, le maire suggéra à la Communauté de rejoindre Madrid. Une cinquantaine partit en effet : ceux qui restaient étaient le directeur, le sous-directeur, l’infirmier et les malades, outre les jeunes élèves.

Quand les révolutionnaires envahirent la maison en juillet 1936, ils se livrèrent à un saccage complet de la chapelle, puis abattirent huit des dix Frères qui se trouvaient là devant la chapelle.

Le Frère Orencio Luis et le Frère Arturo, espérant pouvoir rester auprès des élèves et les protéger, s’étaient cachés ; Orencio Luis s’était réfugié dans la cave à charbon : en entendant les révolutionnaires descendre dans l’escalier, il sortit et se présenta : Vous me cherchez pour me tuer : me voilà ; tirez ! Ils l’abattirent sur place.

Il faut aussi signaler ici qu’un milicien prétendit exterminer aussi les jeunes garçons, pour supprimer aussi la mauvaise graine, mais on ne l’écouta pas. Les élèves purent ensuite constater avec horreur le spectacle qui se présenta à leurs yeux quand ils purent approcher les Martyrs qui gisaient à terre, certains méconnaissables. Les habitants de Griñon, consternés devant ce désastre, recueillirent les élèves pour ne pas les laisser seuls dans cette situation catastrophique. 

C’était le 28 juillet 1936.

Les dix Frères martyrs de Griñon furent béatifiés en 2013.

 

 

Enrique Serra Chorro

1899-1936

 

Ce futur martyr naquit le 8 novembre 1899 à La Barraca (Alcira, Valencia), de parents très simples, qui eurent onze enfants.

Il commença ses études gratuitement chez les pères Augustins, puis fit la philosophie et la théologie à Vid (Burgos), avant d’être ordonné prêtre en 1930.

Ce bon prêtre, petit et mince, était doué pour la musique et la sculpture.

Il fut envoyé à Uclés (Cuenca).

Les Religieux durent quitter leur couvent le 24 juillet 1936.

On sait que quatre d’entre eux, dont le supérieur, le père José Gutiérrez et notre père Enrique, furent arrêtés avec le curé, don Vicente Toledano, au soir du 27 juillet, et qu’ils furent fusillés au matin du 28 juillet 1936.

Ils furent tous les cinq béatifiés en 2007.

Vicente Toledano Valenciano

1900-1936

 

Il naquit le 28 octobre 1900 à Saceda Trasierra (Cuenca), onzième enfant après les cinq fils et cinq filles de cette belle famille.

Après son baccalauréat, il entra au Grand séminaire et fut ordonné prêtre en 1925.

Il exerça son ministère comme vicaire à Peñalén, Reillo et La Cierva ; comme curé à Uclés, toujours près de Cuenca. Dans cette dernière paroisse se trouvait un couvent de Pères Augustins, avec lesquels il entretint une sainte amitié et une excellente collaboration.

Ce jeune prêtre était physiquement mince, petit - et déjà chauve, raison pour laquelle il portait toujours le chapeau.

Quand la révolution éclata en juillet 1936, il fut arrêté dès le 27 juillet par des miliciens fraîchement arrivés de Madrid, qui capturèrent aussi le Supérieur et trois autres Pères du couvent.

Après une courte nuit en prison, ils furent conduits au lieu-dit Las Emes de Belinchón, et fusillés, au matin du 28 juillet 1936.

Ils furent béatifiés en 2007.

 

 

José Castell Camps

1901-1936

 

José était né le 12 octobre 1901 à Ciudadela (Minorque).

Durant ses études chez les Salésiens, il perçut l’appel de Dieu.

En 1918, il entra dans la Société salésienne. A Campello et Carabanchel, il fit le noviciat, la profession en 1918, et toutes les études préparatoires, qui s’achevèrent en 1927, lorsqu’il fut ordonné prêtre.

On l’envoya en 1933 à la maison Tibidabo.

Quand on aperçut de là la fumée des églises et des couvents qui brûlaient, en juillet 1936, les Religieux décidèrent d’envoyer leurs élèves dans leurs familles, et de chercher à se cacher là où c’était possible.

Le 22 juillet, don José trouva refuge dans la Gran Vía de Barcelone, où se trouvait la famille d’un Confrère salésien. Effectivement, ils s’y retrouvèrent à plusieurs, se réconfortant mutuellement.

Sans doute sur dénonciation, à moins qu’on l’ait surpris lors d’une sortie en ville, le père José fut très vite arrêté ; au soir du 28 juillet, on le vit fourré dans une voiture, qui le conduisit chez une autre personne, où était alors un autre prêtre, Pablo Baraut.

On voulait forcer le père José à «reconnaître» don Pablo, pour les compromettre tous les deux. Don José n’en fit rien. Il profita seulement d’une discussion des miliciens entre eux, pour demander à don Pablo une ultime absolution.

Ensuite, don José repartit avec les miliciens et fut fusillé ce soir-là, 28 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2001.

 

 

José Aurelio Calleja del Hierro

1901-1936

 

Ce futur martyr naquit le 15 octobre 1901 à Melgar de Fernamental (Burgos).

Il entra chez les Augustins et étudia à Valladolid puis à Vid (Burgos), avant d’être ordonné prêtre en 1927.

Ce prêtre, vif, était très travailleur et particulièrement bon musicien : excellent organiste, ayant reçu sa formation chez les Bénédictins de Silos (Burgos).

Il fut envoyé à Uclés (Cuenca).

Les Religieux durent quitter leur couvent le 24 juillet 1936.

On sait que quatre d’entre eux, dont le supérieur, le père José Gutiérrez et notre père José Aurelio, furent arrêtés avec le curé, don Vicente Toledano, au soir du 27 juillet, et qu’ils furent fusillés au matin du 28 juillet 1936.

Ils furent tous les cinq béatifiés en 2007.

 

 

Celestino Ruiz Alegre

1902-1936

 

Celestino vit le jour le 6 avril 1902 à Manzueco de Lara (Burgos, Espagne).

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) et professa avec le nom de Aquilino Javier.

Il passa par Lorca (1922), Griñon (1924), Almería (1931), de nouveau Griñon (1934), où il était sous-directeur.

Lors de l’assaut de la maison par les milices républicaines, l’un des soldats ordonna au Frère de détruire un crucifix ; sur son refus, il le décrocha lui-même, et le piétina sauvagement.

Puis ils firent se rassembler les Frères devant la chapelle, les mains en l’air, leur commandant : Tournez-vous, vous allez mourir, mais l’un (au moins) des Frères répondit : Nous, nous regardons la mort en face, pas de dos. Vive le Christ Roi ! Ils furent abattus sur place.

Il fut un des dix martyrs de Griñon, le 28 juillet 1936, et béatifié en 2013.

 

 

Pablo Caballero López

1904-1936

 

Pablo naquit le 16 janvier 1904 à Málaga.

A douze ans, il entra chez les Salésiens comme aspirant à Cadix (1916).

En 1921, il fit la profession et, jusqu’à son ordination sacerdotale en 1932, enseigna et étudia à Séville, Utrera et Ronda (1926-1932).

Il enseigna ensuite à Utrera et Ronda.

Il se montra enthousiaste pour sa mission, joyeux, optimiste.

Comme don Miguel Molina, il reçut la palme du martyre à Ronda le 28 juillet 1936 et fut béatifié en 2007.

 

 

Josep Martí Coll

1905-1936

 

Josep était né le 11 février 1905 à Ferreries (Minorque, Baléares, Espagne).

Il entra chez les Capucins et prit l’habit à Manresa en 1923.

Il y fit le noviciat et prit à la profession le nom de Ángel, comme frère convers.

Toujours à Manresa, il fut chargé de la quête et de la sacristie. Il montra aussi des dons particuliers pour la mécanique. Il avait un esprit de profonde piété et de mortification, très édifiant.

Il se trouvait au couvent de Sarrià depuis 1934, quand il dut le quitter en juillet 1936 et se réfugier avec le père Modesto (v. Joan Bover Teixidor), qu’il ne voulait pas laisser seul, dans une maison proche, où cependant on les découvrit.

Ángel reçut la palme du martyre avec son Confrère à Sarrià (Barcelone), le 28 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2015.

 

 

Graciliano Ortega Narganes

1905-1936

 

Graciliano vit le jour le 12 août 1905 à Arconada (Palencia, Espagne).

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) et professa avec le nom de Benjamìn León.

Après avoir été à Cadix (1934), il appartenait à la communauté de Cordoue depuis 1935, mais se trouvait momentanément à Madrid pour y être soigné.

Le 28 juillet 1936, les républicains envahirent la maison de Griñon (Madrid), saccagèrent complètement la chapelle et se firent servir un bon repas.

Puis ils firent se rassembler les Frères devant la chapelle, les mains en l’air, leur commandant : Tournez-vous, vous allez mourir, mais l’un (au moins) des Frères répondit : Nous, nous regardons la mort en face, pas de dos. Vive le Christ Roi ! Ils furent abattus sur place. 

C’était le 28 juillet 1936.

Les dix Frères de Griñon furent béatifiés en 2013.

 

 

Joan Costa Canal

1905-1936

 

Joan naquit le 13 décembre 1905 à Vic (Barcelone, Espagne).

Il entra chez les Bénédictins de Montserrat.

Quand éclata la révolution de 1936, la communauté dut se séparer, les uns trouvant refuge dans d’autres monastères, d’autres réussissant à passer la frontière, mais il y eut des martyrs.

Joan fut de ceux-là.

On pourra trouver les détails des événements de juillet 1936 dans la notice de Ángel María Rodamilans Canals.

Lors de sa profession, Joan avait pris le nom de Odiló María puis avait été ordonné prêtre.

Il fut assassiné à Montcada (Barcelone) le 28 juillet 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Honorio Hernández Martín

1905-1936

 

Honorio naquit le 18 décembre 1905 à El Manzano (Salamanque, Espagne).

Il commença le noviciat chez les Salésiens en 1926 à San José del Valle.

Après sa formation en philosophie, il fut envoyé en Argentine, où il fit un excellent apostolat à Rosario et Mendoza.

En juin 1936, de retour en Espagne, il reçut le sous-diaconat à Carabanchel Alto (Madrid) et commença les vacances d’été à Rona (Málaga).

La révolution s’étant déchaînée, la communauté fut arrêtée le 25 juillet 1936, mais remise en «liberté», une liberté relative, car les Religieux ne devaient pas rentrer dans leur maison, désormais séquestrée, et durent trouver accueil dans quelque pension locale.

Au matin du 28 juillet 1936, des miliciens se présentèrent à ladite pension, arrêtèrent quatre Salésiens, dont Honorio, qui furent assassinés peu après.

Honorio avait donc trente ans et devait être ordonné prêtre l’année suivante. «Seulement» sous-diacre, il fut martyr, et béatifié en 2007.

 

 

Antolín Astorga Díez

1906-1936

 

Ce futur martyr naquit le 16 février 1906 à Aguilar de Campoo (Palencia, Espagne).

Il entra chez les Augustins et étudia à Valladolid puis à Vid (Burgos), avant d’être ordonné prêtre en 1931.

Ce prêtre avait une petite santé ; il se montrait toujours doux au milieu de ses élèves.

Il fut envoyé à Uclés (Cuenca), Ceuta et Cadix, avant de revenir à Uclés.

Mais déjà à Cadix, il vécut l’assaut du couvent par les révolutionnaires, en mars 1936. Il rejoignit donc le monastère d’Uclés, où d’ailleurs les événements allaient se répéter.

Les Religieux durent quitter leur couvent le 24 juillet 1936.

On sait que quatre d’entre eux, dont le supérieur, le père José Gutiérrez et notre père Antolín, furent arrêtés avec le curé, don Vicente Toledano, au soir du 27 juillet, et qu’ils furent fusillés au matin du 28 juillet 1936.

Ils furent tous les cinq béatifiés en 2007.

Josep Camí y Camí

1907-1936

 

Né le 5 septembre 1907 à Aitona (Lleida, Espagne), il fut ordonné prêtre dans ce diocèse.

Il demanda à entrer chez les moines Trappistes de Viaceli et sa demande fut acceptée.

Bloqué par les événements, il fut convoqué au Comité du Peuple et, la nuit du 27 juillet 1936, avec le vicaire d’Aytona fut attaché à l’arrière d’une voiture, qui partit à toute vitesse sur plusieurs kilomètres.

Parvenus à un croisement, les deux prêtres eurent la force de se relever, ils s’embrassèrent et pardonnèrent à leurs bourreaux.

On les fusilla et on fit passer la voiture plusieurs fois sur leurs corps.

C’est un témoin oculaire qui put raconter les faits à la sœur de Josep.

Josep fut martyrisé à Aitona le 28 juillet 1936 et béatifié en 2015.

 

 

David Carlos Marañón

1907-1936

 

David naquit le 29 décembre 1907 à Asarta (Pamplona).

En 1930, il entra dans la congrégation des Ecoles Pies, où il fit le noviciat.

En 1932, il fit la profession comme Frère convers, prenant le nom de David du Saint-Sacrement, et émit les vœux solennels en 1935.

Il venait d’être envoyé au collège de Peralta de la Sal. 

Arrêté en même temps que le père Manuel Segura López, il aurait pu avoir la vie sauve, s’il acceptait de retirer son habit religieux, ce qu’il refusa de faire.

Il fut fusillé le 28 juillet 1936, et béatifié en 1995.

 

 

José Gorastazu Labayen

1907-1936

 

José vit le jour le 30 décembre 1907 à Usi (Juslapeña, Navarre, Espagne).

C'était un laïc au service des Frères Lasalliens.

Après avoir travaillé à Séville et à Madrid (Librairie Bruño et Procure), il était cordonnier chez les Frères à Griñon (Madrid).

Il partagea le sort de ces Religieux. 

Lors de l’assaut de la maison, les républicains s’introduisirent dans la chapelle où ils détruisirent tout ce qu’ils trouvèrent de statues, chemin de croix, bénitiers, etc, ce dont le brave José leur fit de solennels reproches : ils lui tombèrent dessus, le battirent à coups de poings, de pieds, de crosses de fusils, et le laissèrent mourant à la porte de la chapelle, tandis qu’il ne cessait de répéter : Vive le Christ Roi ! 

Il fut martyrisé à Griñon (Madrid) le 28 juillet 1936 et béatifié en 2013.

 

 

Lázaro Ruiz Peral

1909-1936

 

Lázaro vit le jour le 20 janvier 1909 à Arconada (Palencia, Espagne).

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) et professa avec le nom de Crisóstomo Albino.

En dix ans de vie religieuse, il fut à Bujedo (1927), Almería (1929), Griñon (1932), d’abord au petit noviciat puis au scholasticat.

Le 28 juillet 1936, les républicains envahirent la maison de Griñon (Madrid), saccagèrent complètement la chapelle et se firent servir un bon repas.

Puis ils firent se rassembler les Frères devant la chapelle, les mains en l’air, leur commandant : Tournez-vous, vous allez mourir, mais l’un (au moins) des Frères répondit : Nous, nous regardons la mort en face, pas de dos. Vive le Christ Roi ! Ils furent abattus sur place. 

C’était le 28 juillet 1936.

Les dix Frères de Griñon furent béatifiés en 2013.

 

 

Tomás Cordero y Cordero

1910-1936

 

Voir aussi la notice : Clarétains espagnols martyrs à Fernán Caballero

 

Il naquit à Robledino de Valduerna (León, Espagne), le 8 juin 1910.

Tomás fut ainsi abattu, avec ses Compagnons le 28 juillet 1936 ; il avait vingt-six ans.

 

 

Froilán Lanero Villadangos

1910-1936

 

Il vit le jour le 3 octobre 1910 à Villadangos (León, Espagne), huitième des onze enfants de Dionisio Lanero et Vicenta, qui s’appelait elle aussi Villadangos. L’enfant reçut son nom au Baptême, deux jours plus tard. Il semble qu’il y ait eu des ancêtres déjà prénommés Froilana ou Froilán.

Cette famille vivait du travail des champs.

Il sera le troisième fils à entrer dans le monde ecclésiastique, après Rufino et Miguel. 

Il entra chez les Pères augustins de Valencia et, après trois années d’ «humanités», passa à la maison de Valladolid, où il prit l’habit, fit le noviciat et la profession. Celle-ci se produisit en présence du prieur Anselmo Polanco, futur évêque de Teruel et aussi futur martyr (v. 7 février).

Il passa ensuite à La Vid (Burgos) pour la philosophie et la théologie. Ordonné prêtre en 1934, il fut envoyé à Uclés.

Le couvent ayant dû être abandonné le 24 juillet 1936, les Religieux se dispersèrent chez des amis alentour. Le père Froilán, avec trois autres, réussit à prendre un train pour Madrid.

C’est dans le train qu’on les arrêta tous les quatre. On les fit descendre et on les conduisit manu militari à la tchéka de Atocha, puis sur la route Madrid-Valencia, non loin de Vallecas.

Au kilomètre 9, ils furent assassinés. C’était le 28 juillet 1936.

C’est un ancien élève qui, difficilement, réussit à reconnaître ces Religieux, dont le visage était totalement défiguré.

Le père Froilán et ses amis furent béatifiés en 2007.

 

 

Claudio López Martínez

1910-1936

 

Voir aussi la notice : Clarétains espagnols martyrs à Fernán Caballero

 

Frère aîné de Ángel, martyrisé avec lui, il naquit à Mundilla de Vadelucio (Burgos, Espagne), le 18 décembre 1910.

Claudio fut ainsi abattu, avec ses Compagnons le 28 juillet 1936 ; il avait vingt-six ans.

 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Evencio Castellanos López

1912-1936

 

Evencio vit le jour le 13 janvier 1912 à Quintanilla de Abajo (Valladolid, Espagne).

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) et professa avec le nom de Javier Eliseo.

Il fut nommé successivement à Almería (1933) et Griñon (Madrid, 1935).

Le 28 juillet 1936, les républicains envahirent la maison de Griñon, saccagèrent complètement la chapelle et se firent servir un bon repas.

Puis ils firent se rassembler les Frères devant la chapelle, les mains en l’air, leur commandant : Tournez-vous, vous allez mourir, mais l’un (au moins) des Frères répondit : Nous, nous regardons la mort en face, pas de dos. Vive le Christ Roi ! Ils furent abattus sur place. 

C’était le 28 juillet 1936.

Les dix Frères de Griñon furent béatifiés en 2013.

 

 

Ángel López Martínez

1912-1936

 

Voir aussi la notice : Clarétains espagnols martyrs à Fernán Caballero

 

Jeune frère de Claudio, martyrisé avec lui, il naquit à Mundilla de Vadelucio (Burgos, Espagne), le 2 octobre 1912.

Ángel fut ainsi abattu, avec ses Compagnons le 28 juillet 1936 ; il avait vingt-quatre ans.

 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Juan Luis Hernández Medina

1912-1936

 

Juan Luis vit le jour le 19 décembre 1912 à Carralbo (Salamanque, Espagne).

Il n’avait que huit mois, quand la famille dut se déplacer à Sobradillo.

En grandissant, il travaillait aux champs avec les siens, tout en fréquentant les premières classes élémentaires.

A quatorze ans, en 1926, il entra comme aspirant chez les Salésiens de Cadix, où furent aussi ses deux frères aînés ainsi que son jeune frère Matias. Ce dernier, malade, fut protégé et défendu par son frère qui fut pour lui un véritable ange gardien ; Matias vécut tout sa vie sacerdotale sur un fauteuil roulant, et termina sa vie complètement invalide, mais heureux !

Juan Luis, donc, passa en 1926 à Montilla et, en 1930, commença le noviciat proprement dit à San José del Valle, où il fit la profession en 1931.

Il interrompit une année ses études pour faire le service militaire et acheva la philosophie.

Il fit ses débuts comme enseignant à Ronda, où il renouvela sa consécration en 1935. Les avis sont positifs pour lui : noble, jovial et sérieux, obéissant, humble et discret, ne sachant dire non à personne pour rendre un service ; et encore : propre, ordonné, doué pour le dessin, zélé.

Il faut ajouter aussi qu’il était le professeur de musique des jeunes, qui l’attendaient avec impatience.

En juillet 1936, il achevait les trois années de préparation pédagogique et pensait, après l’été, commencer la théologie. 

En 1936, Ronda fut littéralement aux mains des communistes. La maison des Salésiens fut la proie des révolutionnaires.

Le dimanche 26 juillet, les Religieux eurent la Messe une dernière fois. Le 27, la maison fut encerclée, prise d’assaut, fouillée, faite évacuer, saccagée et détruite. Les Religieux ne savaient où trouver refuge.

Des miliciens demandèrent à Juan Luis et son Confrère Pablo : Où voulez-vous aller ? - A l’hôtel Progreso, répondirent les jeunes salésiens. On les y conduisit ; déjà le père Miguel Molina s’y trouvait.

Au matin du 28 juillet 1936, arrivèrent des miliciens, qui lièrent les Salésiens deux à deux et les firent monter dans leur voiture Drácula.

Ils allèrent vers le cimetière et fusillèrent les quatre Salésiens.

Juan Luis avait vingt-quatre ans, et fut béatifié, avec les autres, en 2007.

Teodoro Pérez Gómez

1913-1936

 

Teodoro vit le jour le 7 janvier 1913 à Valladolid (Espagne).

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) et professa avec le nom de Mariano Pablo.

Il appartenait en réalité à la communauté du Sacré-Cœur (Madrid) depuis 1932, mais se trouvait à l’infirmerie de Griñon pour des soins.

Le 28 juillet 1936, les républicains envahirent la maison de Griñon (Madrid), saccagèrent complètement la chapelle et se firent servir un bon repas.

Puis ils firent se rassembler les Frères devant la chapelle, les mains en l’air, leur commandant : Tournez-vous, vous allez mourir, mais l’un (au moins) des Frères répondit : Nous, nous regardons la mort en face, pas de dos. Vive le Christ Roi ! Ils furent abattus sur place. 

C’était le 28 juillet 1936. Le Frère Mariano avait vingt-trois ans.

Les dix Frères de Griñon furent béatifiés en 2013.

 

 

Primitivo Berrocoso Maillo

1913-1936

 

Voir aussi la notice : Clarétains espagnols martyrs à Fernán Caballero

 

Il naquit à Jerte (Cáceres, Espagne), le 19 février 1913.

Primitivo fut ainsi abattu, avec ses Compagnons le 28 juillet 1936 ; il avait vingt-trois ans.

 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Otilio del Amo Palomino

1913-1936

 

Voir aussi la notice : Clarétains espagnols martyrs à Fernán Caballero

 

Il naquit à Bustillo de Chaves (Valladolid, Espagne), le 2 avril 1913.

Otilio del Amo Palomino fut ainsi abattu, avec ses Compagnons le 28 juillet 1936 ; il avait vingt-trois ans.

 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Antonio Lasa Vidauretta

1913-1936

 

Voir aussi la notice : Clarétains espagnols martyrs à Fernán Caballero

 

Il naquit à Loizu (Navarre, Espagne), le 28 juin 1913.

Antonio fut ainsi abattu, avec ses Compagnons le 28 juillet 1936 ; il avait vingt-trois ans.

 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Melecio Pardo Llorente

1913-1936

 

Voir aussi la notice : Clarétains espagnols martyrs à Fernán Caballero

 

Il naquit à Cháves (Valladolid, Espagne), le 3 août 1913.

Melecio Pardo Llorente fut ainsi abattu, avec ses Compagnons le 28 juillet 1936 ; il avait presque vingt-trois ans.

 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Abelardo García Palacios

1913-1936

 

Voir aussi la notice : Clarétains espagnols martyrs à Fernán Caballero

 

Il naquit à Vilandiego (Burgos, Espagne), le 15 octobre 1913.

Abelardo García Palacios fut ainsi abattu, avec ses Compagnons le 28 juillet 1936 ; il n’avait pas vingt-trois ans.

 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Vicente Robles Gómez

1914-1936

 

Voir aussi la notice : Clarétains espagnols martyrs à Fernán Caballero

 

Il naquit à Villanueva del Conde (Salamanque, Espagne), le 25 avril 1914.

Vicente fut ainsi abattu, avec ses Compagnons le 28 juillet 1936 ; il avait vingt-deux ans.

 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Jesús Aníbal Gómez y Gómez

1914-1936

 

Voir aussi la notice : Clarétains espagnols martyrs à Fernán Caballero

 

Ce Jésus-là naquit le 13 juin 1914 en Colombie, à Tarso (Antioquia), benjamin des quatorze enfants de la famille.

Il entra au séminaire à onze ans, là aussi benjamin, joyeux et innocent, aimé de tous.

Il étudia à Bogotá, puis à Zipaquirá dès 1931.

En 1935, il avait vingt-et-un ans et on lui annonça qu’il préparerait son ordination sacerdotale en Espagne, une nouvelle qu’il accueillit avec grande joie.

D’Espagne, il écrivit à ses parents : Si vous voulez savoir quelque chose de moi, faites une visite à Jésus Sacrement, vous m’y rencontrerez.

Il lut avec avidité les œuvres de sainte Thérèse d’Ávila (v. 15 octobre), de Luis de León et de Luis de Granada.

Il fut d’abord à Grenade, dont le climat n’était pas bon pour sa sinusite chronique, et fut envoyé à Zafra, près du Portugal, tout au sud.

C’est ainsi qu’il partagea les événements dont il est question dans l’autre notice des Clarétains martyrs. 

Il eut la possibilité d’écrire aux siens : Nous n’avions pas de jardin et, pour nous laver, nous nous débrouillâmes… Nous ne sommes jamais allés nous promener : c’était une clôture strictement papale ; les circonstances nous y forçaient. Comme vous le voyez, ce n’était pas le pays de Cocagne : nous avions de quoi offrir quelque chose au Seigneur.

Même son passeport colombien ne put le sauver. Au contraire, un des miliciens lui demanda : Tu es venu de si loin pour te faire curé ? - Oui, Monsieur, et j’en suis fier ! - Bon, si tu es curé, tu descends avec les autres.

Jesús fut ainsi abattu, le 28 juillet 1936 ; il avait vingt-deux ans.

 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Ángel Pérez Murillo

1915-1936

 

Voir aussi la notice : Clarétains espagnols martyrs à Fernán Caballero

 

Il naquit à Montánchez (Cáceres, Espagne), le 6 janvier 1915.

Ángel Pérez Murillo fut ainsi abattu, avec ses Compagnons le 28 juillet 1936 ; il avait vingt-et-un ans.

 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Antonio Orrego Fuentes

1915-1936

 

Voir aussi la notice : Clarétains espagnols martyrs à Fernán Caballero

 

Il naquit à Oliva de la Frontera (Badajoz, Espagne), le 15 janvier 1915.

Antonio Orrego Fuentes fut ainsi abattu, avec ses Compagnons le 28 juillet 1936 ; il avait vingt-et-un ans.

 

Il fut béatifié en 2013.

Pelagi Ayats Vergés

1915-1936

 

Pelagi était né le 23 août 1915 à San Salvador de Bianya (Girona, Catalogne, Espagne), neveu de Joan Ayats Plantalech, qui fait partie de la même cause de béatification.

Il entra au séminaire franciscain (ou séraphique) en 1924.

Il entra chez les Capucins et prit l’habit en 1930.

Il fit le noviciat à Manresa et prit à la profession le nom de Miguel.

Il fit les études de philosophie à Olot et commença à Sarrià celles de théologie, qu’il ne put achever à cause des pénibles mouvements politico-sociaux qui commencèrent le 19 juillet 1936.

Avec deux autres Frères, dont son oncle Joan, il tenta de prendre le train à la gare du Nord. On les suspecta : ils n’avaient pas leurs papiers d’identité, et l’un d’eux portait avec lui le bréviaire, des chapelets et quelques livres de piété ; ils reconnurent être des Religieux. 

Aussitôt ligotés et conduits dans un coin de la gare, ils furent longuement interrogés. Eloy fut, comme on dit pudiquement, cruellement torturé ; moins de trois heures après, ils avaient tous été fusillés.

Miguel reçut la palme du martyre avec ses Confrères à Barcelone, le 28 juillet 1936. Il n’avait pas vingt-et-un ans.

Il a été béatifié en 2015.

 

 

Cándido Catalán Lasala

1916-1936

 

Voir aussi la notice : Clarétains espagnols martyrs à Fernán Caballero

 

Il naquit à Corella (Navarre, Espagne), le 16 février 1916.

Il entra au séminaire clarétain, où il fut et resta vraiment candide.

Cándido fut ainsi abattu, avec ses Compagnons. Il agonisa plusieurs heures. Un médecin l’assista, aidé de la fille du chef de gare ; ils témoignèrent : De sa bouche ne sortait aucune plainte.

C’était le 28 juillet 1936 ; il avait vingt ans.

 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Pere Vilar Espona

1916-1936

 

Pere (Pierre) naquit le 7 août 1916 à Hostalets de Balenyà (Barcelone, Espagne).

Il entra chez les Bénédictins de Montserrat.

Quand éclata la révolution de 1936, la communauté dut se séparer, les uns trouvant refuge dans d’autres monastères, d’autres réussissant à passer la frontière, mais il y eut des martyrs.

Pere fut de ceux-là.

On pourra trouver les détails des événements de juillet 1936 dans la notice de Ángel María Rodamilans Canals.

Lors de sa profession, Pere avait pris le nom de Narcís María et n’avait pas encore commencé ses études de théologie.

Il fut assassiné à Montcada (Barcelone) le 28 juillet 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Manuel Collellmir Sentíes

1917-1936

 

Manuel était né le 7 juin 1917 à Santa Pau (Catalogne, Espagne).

Il entra au séminaire franciscain (ou séraphique) d’Igualada en 1930.

Il reçut l’habit en 1934 et prit à la profession le nom de Jorge (ou Jordi, Georges).

C’était un jeune Religieux qui aimait le silence, profondément convaincu de sa foi et de sa vocation.

A Sarrià il commença les études de philosophie, qu’il ne put achever à cause des pénibles mouvements politico-sociaux qui commencèrent le 19 juillet 1936.

Justement, la nuit du 19 au 20 juillet, il se trouvait avec des Confrères dans une maison proche du couvent. A un moment donné, il fit part à la famille qui les avait accueillis, de son intention de gagner Olot avec les Confrères Eloy et Miquel.

Ils tentèrent de prendre le train à la gare du Nord de Barcelone. On les suspecta : ils n’avaient pas leurs papiers d’identité, et l’un d’eux portait avec lui le bréviaire, des chapelets et quelques livres de piété ; ils reconnurent être des Religieux. 

Aussitôt ligotés et conduits dans un coin de la gare, ils furent longuement interrogés ; moins de trois heures après, ils avaient tous été fusillés.

Jorge reçut la palme du martyre avec ses Confrères à Barcelone, le 28 juillet 1936. Il avait dix-neuf ans.

Il a été béatifié en 2015.

 

 

Lluis Casanovas Vila

1918-1936

 

Lluis (Pierre) naquit le 23 janvier 1918 à Hostalets de Balenyà (Barcelone, Espagne).

Il entra chez les Bénédictins de Montserrat.

Quand éclata la révolution de 1936, la communauté dut se séparer, les uns trouvant refuge dans d’autres monastères, d’autres réussissant à passer la frontière, mais il y eut des martyrs.

Lluis fut de ceux-là.

On pourra trouver les détails des événements de juillet 1936 dans la notice de Ángel María Rodamilans Canals.

Lors de sa profession, Lluis avait pris le nom de Hildebrand María et n’avait pas encore commencé ses études : il n’avait que dix-huit ans cette année-là.

Il fut assassiné à Montcada (Barcelone) le 28 juillet 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Nemesio Cabria Andrés

1908-1938

 

Nemesio vit le jour le 5 août 1908 à Valderredibles (Santander, Espagne), de Isidoro et Valentina, bons chrétiens qui le firent baptiser le jour même.

Il y avait d’autres frères, dont deux entrèrent chez les Frères Maristes.

Nemesio les suivit (1919) : il reçut la Confirmation au collège de Arceniega (Álava) en 1921, et passa au noviciat de Las (Lleida) en 1922. Vêtu en 1923, il prit le nom de Julián José. Un an plus tard, il faisait la première profession, la solennelle en 1929, à Las Avellanas.

Après d’autres études pour sa formation pédagogique et pour l’enseignement, il fut nommé professeur à Vic (Barcelone) en 1925, pour préparer à son tour de nouveaux Frères.

En 1929, il fut professeur à Arceniega, dont il avait encore un si bon souvenir. Puis ce fut Manzanares en 1931, et le nouveau collège de Cuenca en 1934.

Son heureux comportement lui valut l’estime générale des supérieurs, des confrères et des élèves. Il savait imposer son autorité sans élever la voix, autoritaire mais toujours bon et doux, ce qui fait le bon professeur. 

Soucieux du salut des âmes, il était heureux d’enseigner le catéchisme aux enfants. Mais il s’efforça de gagner aussi l’âme du portier du collège, lequel affirma qu’il avait repris le chemin des sacrements grâce à ce Frère.

Après le 18 juillet 1938, les Frères durent abandonner leur collège. Nemesio (Julián José) trouva le meilleur accueil chez le portier lui-même, mais dans la crainte de lui attirer des représailles, il chercha à être enrôlé dans l’armée rouge, où il se lia d’amitié avec le laïc Ramón Hortelano, un autre professeur comme lui.

Soupçonnés d’être des Religieux, ils furent tous deux assassinés par des miliciens, le 28 juillet 1936, et furent béatifiés en 2013.

 

 

Ramón Emiliano Hortelano Gómez

1908-1938

 

Ramón (Raymond) naquit le 8 août 1908 à Cuenca (Espagne), de Tomás et Dominga, qui le firent baptiser huit jours après. Il fut confirmé en 1922 à quatorze ans, ce qui est plutôt «tard» par rapport aux habitudes de l’époque, l’évêque ayant sans doute réuni en une seule célébration tous les jeunes de la ville.

Les parents éduquèrent leurs trois enfants dans l’amour des commandements de Dieu et de l’Eglise.

Ce garçon grandit dans la foi, passa son baccalauréat et son habilitation à l’enseignement des écoles. Il n’était pas particulièrement «extraordinaire» : honnête, sérieux, moral, travailleur, timide, mais avec un sens de l’humour quand il se sentait en confiance.

En grandissant et dans l’exercice de son travail, il évolua et finit même par recevoir les meilleures appréciations pour son enseignement de qualité.

Le 1er mars 1938, il fut appelé à faire son service militaire, et fut enrôlé dans l’armée «rouge», pour les services auxiliaires. C’est là qu’il rencontra le frère Nemesio (Julián José), qui était du même âge que lui, et qui, par sa vocation d’enseignant, avait les mêmes préoccupations que lui. Ils n’avaient que trois jours de différence d’âge !

Le 23 juillet, naquit le premier (et unique) enfant de Ramón, qui obtint un bref congé (une journée et demie) pour aller voir son épouse et son fils.

A son retour, il retrouva son ami, le frère Nemesio, avec lequel il s’entretenait durant leur promenade quotidienne.

Des miliciens s’approchèrent, soupçonnant les deux hommes d’être religieux, de par leur comportement. Ils les abattirent froidement. On imaginera la douleur de la jeune maman, avec son petit bébé de quelques jours, en apprenant l’assassinat de son mari…

C’était le 28 juillet 1938, quand désormais la guerre civile semblait enfin se calmer.

Les deux Amis furent béatifiés en 2013.

Anna Muttathupadathu

1910-1946

 

Anna était le quatrième enfant de Cherian Ouseph et Mary, et naquit le 19 août 1910 à Arpookara (Travancore, Kerala, Inde), et reçut le Baptême le 26 août suivant. Les parents l’appelèrent Annakkutty (Annette).

Toute la vie d’Anna fut marquée par la souffrance. A trois ans, un eczéma la tourmenta pendant plus d’une année.

La maman d’Anna mourut quand Anna était encore jeune, et c’est une tante maternelle, sévère, qui l’éleva, ainsi que son grand-oncle, le prêtre Joseph Muttathupadathu.

A l’école, les camarades la taquinaient à l’envi.

En 1916, Anna alla à l’école d’Arpookara ; elle reçut la Première communion en 1917.

En 1918, on la mit à l’école de Muttuchira.

En réalité, la famille était assez en vue, d’un niveau de vie plutôt élevé, et Anna fut plusieurs fois demandée en mariage ; la tante d’Anna la voyait déjà maîtresse de maison, entourée de domestiques… Mais Anna renonça à toute sa fortune et voulait se consacrer totalement à Jésus-Christ.

En 1923, un accident domestique fit qu’en tombant elle se brûla les pieds dans une cuve de paille brûlante (qui sert pour l’agriculture). Certains récits avancent qu’elle se serait volontairement ainsi blessée pour parer aux propositions de mariage qu’on lui présentait. De toutes façons, cet accident la laissa difforme pour le reste de ses jours.

Anna compléta sa formation auprès des Religieuses Clarisses, puis demanda à y être admise : elle commença le postulat à Bharananganam (Kottayam) en 1927 et prit le nom de Alphonsa de l’Immaculée Conception : c’était le 2 août, jour où l’on fêtait alors saint Alfonso de’ Liguori (aujourd’hui au 1er août).

En 1929, à dix-neuf ans, elle fut envoyée pour enseigner à l’Ecole supérieure de Malayalam, Vazhappally.

La tante qui l’éleva mourut en 1930 ; Anna reprit ses études à Changanacherry, tout en continuant d’enseigner à Vakakkad.

En 1930, commença le noviciat proprement dit, à Bharananganam, et Anna-Alphonsa émit les vœux de religion en 1931.

Jusqu’en 1936, année où elle fit les vœux solennels, Alphonsa souffrit beaucoup, mais elle continuait d’enseigner. Après sa consécration, elle enseigna à l’Ecole supérieure de Saint-Alphonse, à Bharananganam, un enseignement fréquemment interrompu par ses maladies.

En décembre 1936, elle fut guérie de tous ses malaises par l’intercession de Kuriakose Elias Chavara, un saint prêtre qu’elle pria (mort en 1871, il sera béatifié en même temps qu’elle ; v. 3 janvier) ; mais elle fut ensuite frappée par une violente attaque de pneumonie en juin 1939 ; sa santé déclinait. Pour comble de malheur, un voleur entra dans sa chambre en octobre 1940 en pleine nuit, ce qui la troubla profondément au point de lui provoquer de l’amnésie et de l’affaiblir encore plus.

Le 29 septembre 1941, elle reçut l’Onction des Malades : le lendemain, sa mémoire lui revint, sa santé reprit, jusqu’en juillet 1945, où un nouveau problème à l’estomac lui causa des vomissements. Le père Sebastian Valopilly lui porta souvent l’Eucharistie ; il devint ensuite évêque de Kerala, et fut témoin des miracles obtenus par l’intercession d’Alphonsa.

Anna-Alphonsa mourut le 28 juillet 1946, et les miracles se multiplièrent, surtout dans le milieu des enfants du collège où elle enseignait ; ces miracles concernaient pour la plupart des problèmes aux pieds ;  ce sont de tels miracles qui furent retenus pour la béatification comme pour la canonisation.

En voici un exemple, relaté par l’évêque de Kerala :

Un petit garçon de dix ans marchait très difficilement, avec un bâton ; l’évêque lui donna une image d’Anna, en lui disant de la prier. Le petit garçon s’écria : Mais je suis Musulman, et puis je suis comme ça depuis la naissance ! L’évêque l’encouragea à prier, car Dieu est tout-puissant. Quelques temps après, vint le voir un garçon qu’il ne reconnaissait pas : c’était son petit boîteux, qui avait été guéri de ses deux pieds tordus, l’un après l’autre, après avoir prié de tout son cœur Sœur Alphonsa.

Anna et le père Kuriakose Elias furent béatifiés en 1986.

Alphonsa fut canonisée en 2008 (et le père Kuriakose en 2014).

 

 

Stanley Francis Rother

1935-1981

 

Il naquit le 27 mars 1935 à Okarche (Oklahoma, USA) de parents paysans, Franz et Gertrude Smith, qui eurent quatre enfants, Stanley, Beety Mae (qui fut religieuse), Tom et Jim.

Il fut envoyé au séminaire à San Antonio (Texas) , mais l’étude lui était difficile ; il réussissait très bien comme sacristain, comme relieur de livres, comme plombier, comme jardinier, et on lui conseilla de changer d’orientation ; à l’évêque, il fit cette réponse : Oui, je voudrais être prêtre, mais tout est trop difficile pour moi. L’évêque l’encouragea, le recommanda au séminaire de Maryland, dont le recteur remarqua ses grands progrès et constata que l’évêque pouvait l’ordonner : il fut ordonné prêtre en 1963.

Stanley exerça d’abord son ministère à Durant, à Tulsa, à Oklahoma City. Apprenant qu’on avait besoin d’un prêtre au Guatemala, il demanda lui-même à y être envoyé.

En 1968, il fut envoyé à Santiago Atitlán (Guatemala) pour exercer son apostolat auprès de la tribu des Tz’utujils.

Il commença par apprendre l’espagnol et la langue de cette tribu, qui n’était pas écrite. Il s’installa chez l’habitant, pour mieux parler. Il encouragea une radio locale à diffuser des leçons d’espagnol et de tzutujil, ainsi que de calcul. Il traduisit le Nouveau Testament en tzutujil et célébra la Messe dans cette langue.

Sa mission était principalement humanitaire, et devait consister à apporter à ces gens-là une meilleure alimentation, une meilleure assistance médicale. Il construisit un petit hôpital.

Le travail était immense, surtout pour ce prêtre qui devait d’abord se soucier du bien des âmes : le dimanche, il célébrait jusqu’à cinq messes - en quatre langues -, et baptisait plus de mille enfants ou adultes chaque année.

Il lui arriva de travailler au bulldozer de sept heures du matin à quatre heures de l’après-midi. Quelquefois, il dut être dentiste et extraire des dents.

A la suite de défections diverses, le p.Stanley se retrouva seul dans ce champ apostolique si pesant. Il s’attaqua au problème des Indiens maltraités et exploités. Les jalousies se multiplièrent, les haines aussi ; un diacre et un catéchiste furent enlevés. En 1981, le p.Stanley était menacé directement : il revint en Oklahoma, mais au bruit qu’il n’aurait plus été poursuivi au Guatemala, il y retourna.

Un escadron de la mort se présenta à midi le 28 juillet 1981. On força le jeune garçon qui se trouvait dans l’église à indiquer la chambre du prêtre américain à la barbe rousse : on l’abattit de deux balles dans la tête.

Cette même année, dix prêtres furent ainsi assassinés au Guatemala..

Béatifié en 2017, Stanley Francis Rother sera commémoré le 28 juillet dans le Martyrologe Romain.

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26 juillet 2021 1 26 /07 /juillet /2021 23:00

27 JUILLET

III.

Sept Saints Dormants, retrouvés vivants à Ephèse au Ve s. dans la caverne où ils avaient été emmurés : Ioannis, Maximianus, Constantinos, Martinianus, Malchus, Serapion, Dionysios.

IV.

S Pantaleimon, martyr à Nicomédie ; il était médecin, c'est un des protecteurs des médecins.

S Desideratus, évêque à Besançon, mort à Lons-le-Saunier.

V.

S Ursus, évêque à Troyes.

S Cælestinus Ier, pape (422-432) ; il affirma son autorité à propos du semi-pélagianisme et du nestorianisme (concile d'Ephèse, 431). 

S Siméon Stylite, syrien, ermite à Tellnesin ; sa colonne lui permettait d'éviter les foules.

S Ursus, abbé, fondateur de monastères : Heugnes, Toiselay, Pontigny, Sennevières, Loches.

VI.

S Leubais, abbé à Sennevières, un des monastères fondés par s. Ursus.

S Fronimus, évêque à Metz.

S Laurent, évêque à Milan ; il se prononça pour le pape légitime, Symmaque.

S Ecclesius, évêque à Ravenne.

S Galactorius, deuxième évêque à Lescar ; il mourut assassiné les Wisigoths et fut considéré martyr.

B Ethère, évêque à Auxerre.

VIII.

Bse Anthousa, moniale à Mantineon, cruellement torturée et exilée pour son zèle pour les saintes images. 

IX.

SS Aurelio et Natalia (ou Sabigothe), Félix et Liliosa, deux couples martyrs à Cordoue, avec s. Jorge, diacre originaire de Palestine.

IX.-X.

SS Apôtres de Bulgarie, outre les ss. Cyrille et Méthode : Clement (évêque à Ochrida), Gorazd, Naum, Sava, Angelariy

XII.

B Berthold Ier, abbé à Garsten, après avoir été veuf à trente ans.

S Raimondo Palmerio, qui perdit en une année ses cinq premiers enfants (le sixième sera religieux) ; il fit beaucoup de bien dans Plaisance.

XIII.

B Hugues, enfant de huit ans martyrisé par des juifs à Lincoln.

B Novellone, tertiaire franciscain à Faenza, vénéré par les cordonniers.

XIV.

Bse Lucia Bufalari, sœur du b. Giovanni de Rieti, augustine, prieure à Amelia.

XVI.

B Robert Sutton, prêtre gallois martyr, béatifié en 1987.

B William Davies, prêtre écossais martyr, béatifié en 1987.

XVII.

Bse Maria-Maddalena Martinengo, capucine à Brescia, deux fois abbesse, aux mortifications  très étranges et nombreuses.

XX.

Bse María Grazia Tarallo de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ (1866-1912), de la congrégation des Crucifiées Adoratrices de l'Eucharistie près de Naples, après que son mari, tombé malade le soir même du mariage civil, mourut six mois plus tard, avant le mariage à l'Eglise ; modèle d'obéissance, béatifiée en 2006.

Bx martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2001 :

Salésiens : à Barcelone, le prêtre José Caselles Moncho (*1907), les clercs Felipe Hernández Martínez et Zacarías Abadía Buesa, et le profès Jaime Ortiz Alzueta, tous trois nés en 1913 ;

Franciscains Conventuels : près de Barcelone, le prêtre Modesto Vegas y Vegas (*1912) ;

- béatifiés en 2007 :

Diocésains : à Tolède, Joaquín de la Madrid Arespacochaga (*1860) ;

Lasalliens : près de Barcelone, Narcis Serra Rovira (Ramon Eloi), Francesc Pujol Espinalt (Honest María) et Antoni Tost Llabería (Francesc Magí) (*1876, 1894, 1915) ;

Dominicaines de l’Annonciation : à Barcelone, Ramona Fossas Románs, Adelfa Soro Bó, Reginalda Picas Planas, Teresa Prats Martí, Ramona Perramón Vila, Rosa Jutglar Gallart, et la jeune Otilia Alonso González (*1881, 1887, 1895, 1896, 1898, 1900, 1916) ;

Salésiens : à Guadalajara, le prêtre Andrés Giménez Galera (*1904);

- béatifiés en 2013 :

Bénédictins : près de Barcelone, le prêtre Ángel María Rodamilans Canals (*1874) ;

Diocésains : près de Tarragona, Josep Bru Boronat (*1883) ;

Clarétains : près de Sigüenza, le prêtre José María Ruiz Cano (*1906) ;

Carmes de l’Ancienne Observance : près de Cordoue, le prêtre José María González Delgado (*1908) ;

- béatifié en 2015 :

Diocésain et Cistercien : à Aytona, Josep Camí y Camí (*1907), postulant à la Trappe de Viaceli ;

- béatifié en 2017 :

Lazaristes : à Madrid, le prêtre José Ibañez Mayandia (*1877) ;

- béatifiés en 2018 :

S.Pierre aux Liens : près de Barcelone, le prêtre Cirilo Illera del Olmo (Teodoro, *1883), les profès Jacinto Gómes Peña (Joaquín), Emilio Puente González (Bernardo), Joaquín Puente González (Jacinto) (*1895, 1911, 1915), le convers José Franco Ruiz (Máximo, *1906) ;

- béatifiés en 2021 :

Diocésains : près de Cordoue, Baldomero Márquez García-Maribello, Lorenzo Pérez Porras, Juan Lucena Rivas, José Pineda Cejas (*1860, 1871, 1895, 1900) ;

Capucins : à Manresa, le prêtre Joan Romeu Canadell (Domènec de Sant Pere de Riudebitlles, *1882) ;

Laïques : près de Cordoue, Adriana Morales Solís (*1880).

Bse Helena Staszewska (Maria Klemensa de Jésus Crucifié, 1890-1943), supérieure ursuline à Rokiciny Podhalanskie, où elle cacha des jeunes filles juives, morte à Auschwitz, béatifiée en 1999. 

Dormants d’Ephèse

† 250

 

Vers 250, sept chrétiens, peut-être jeunes hommes, peut-être soldats, se seraient réfugiés dans une caverne près d’Ephèse, où il se réveillèrent deux siècles plus tard, pour se rendormir ensuite définitivement.

Selon les versions, ils auraient été huit. Mieux : on les aurait emmurés dans cette caverne, et on les aurait retrouvés vivants au 5e siècle.

Ils avaient (ou on leur a donné) les noms suivants : Ioannis, Maximianus, Constantinus, Martinianus, Malchus, Serapion, Dyonisios (il manque éventuellement le huitième).

Le Martyrologe précise qu’ils se seraient «endormis» après leur martyre.

Ce récit est bien mystérieux. On a tenté d’expliquer que ces Martyrs, par leur «réveil» momentané, auraient par là voulu témoigner de la réalité de la Résurrection.

Mais comment concilier qu’il se fussent réfugiés et qu’ils eussent été martyrisés ?

Et comment expliquer qu’un tel miracle ait eu si peu de témoignages et de confirmations ?

Peut-être se sont-ils manifestés par une apparition ? Mais à qui ?

Les saints Dormants d’Ephèse sont commémorés le 27 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Pantaleimon de Nicomédie

† 303

 

Pantaleimon (qui est devenu en latin Pantaleo) était un médecin à la cour de l’empereur Maximien. 

On recourait volontiers à ses services, car il avait de grandes connaissances et surtout parce qu’il exerçait gratuitement. Aussi l’a-t-on appelé anargyre, sans argent, comme les saints Cosme et Damien (v. 26 septembre).

Chrétien, il aurait un moment apostasié, mais aurait été ramené à la foi grâce à un certain Hermolaos, prêtre ; ce dernier fut lui aussi décapité avec deux autres Compagnons nommés Hermippe et Hermocrate qui, cependant, ne sont pas mentionnés dans le Martyrologe.

Dénoncé comme chrétien, torturé longuement, il supporta miraculeusement plusieurs supplices (le feu, le chevalet…) et fut à la fin décapité.

Pantaleimon est un des patrons célestes du corps médical.

Saint Pantaleimon de Nicomédie est commémoré le 27 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Desideratus de Besançon

† 4e siècle

 

Desideratus (Désiré) aurait été le dixième évêque de Besançon (Doubs, France). Mais les listes ne sont pas absolument concordantes, et l’une d’elles le présente comme le deuxième évêque, ce qui est très probablement une erreur.

L’erreur est bien compréhensible, mais difficilement résolvable, dans la mesure où l’on affirme que le premier évêque de Besançon serait le même s.Lin qui fut le successeur de s.Pierre à Rome, au premier siècle.

Désiré dirigea donc ce diocèse de Besançon au 4e siècle.

Il s’endormit dans le Seigneur à Lons-le-Saunier (Jura), vers 370.

Saint Desideratus de Besançon est commémoré le 27 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Cælestinus Ier, pape

422-433

 

Fils du romain Priscus, il est diacre de l’église de Rome en 416.

A la mort de Boniface Ier, il est élu à l’unanimité et devient le quarante-troisième pape.

Il estimait beaucoup saint Augustin d’Hippone, et en imposa la doctrine contre le pélagianisme et le semi-pélagianisme ; dans cette lutte il s’appuya fortement sur de grands noms de l’époque : Palladius en Angleterre, Patrice pour l’Irlande, Germain d’Auxerre, Loup de Troyes, Prosper d’Aquitaine et Hilaire de Poitiers en Gaule.

Quant à l’erreur de Nestorius, qui devait aboutir au concile d’Ephèse (431), elle fut condamnée solennellement, tandis que triomphait la doctrine de Cyrille d’Alexandrie sur le titre de Theotokos (Mère de Dieu), attribué à Marie et contesté par Nestorius. Ce dernier d’ailleurs ne s’était pas présenté au concile ; déjà condamné à Rome en 430, il fut déposé du siège de Constantinople, excommunié, remplacé par Maximien. Le pape approuva ces décisions.

D’autres lettres du pape Célestin Ier aux évêques de Viennoise et de Narbonnaise rappellent l’interdiction de porter un autre vêtement qu’une tenue ecclésiastique ; la nullité d’une ordination épiscopale, si le candidat n’a pas franchi tous les degrés du sacrement de l’ordre ; l’interdiction aux métropolitains de s’ingérer dans d’autres diocèses que ceux de leur ressort.

Nous ne sommes qu’au cinquième siècle, et nous voyons que le pape doit toujours veiller à la discipline dans les rangs de l’Eglise.

Il est dit que Célestin Ier eut un pontificat de neuf ans, dix mois et dix-sept jours, ce qui fixe la date de sa mort au 26 ou au 27 juillet.

Dans la dernière édition du Martyrologe romain, le pape Cælestinus est commémoré au 27 juillet. 

Après lui siégea sur le trône de saint Pierre saint Sixte III.

 

 

Siméon Stylite

 390-459

 

Vie insolite, admirable, étonnante, inimitable !

Siméon fut le fils d’un pauvre berger de Cilicie et naquit sur les confins de la Syrie. Il commença par garder les troupeaux de son père. 

A treize ans, il fut spécialement ému en entendant un jour à l’église, la lecture des béatitudes évangéliques : Bienheureux ceux qui pleurent… Bienheureux ceux qui ont le cœur pur… Il en demanda à un vieillard quelque explication et comment atteindre ce bonheur. Le vieillard répondit : Prière continuelle, veilles, jeûnes, humiliations, larmes, support patient des persécutions, telle est la voie qui conduit au vrai bonheur ; une vie de solitude offre les meilleures occasions de pratiquer la solide vertu.

Siméon alors se retira à l’écart, se prosterna la face contre terre, suppliant Dieu de le conduire dans les sentiers qui mènent à la perfection et au bonheur.

S’étant endormi, comme il l’a raconté lui-même, il lui semblait voir en songe les fondations d’une maison qu’il construisait et, comme il s’arrêtait de temps en temps pour respirer, une voix lui disait de creuser encore plus profondément. Quand la profondeur fur atteinte, la voix lui dit alors de construire à la hauteur qu’il voulait. Les actions de Siméon furent tellement au-dessus de ce que peut la nature, qu’elles demandaient de profondes fondations pour assurer la solidité de l’édifice.

Siméon rejoignit d’abord quelques ascètes qui vivaient par là, avec lesquels il vécut deux années. Désireux de plus grande perfection, il gagna Téléda (à une cinquantaine de kilomètres d’Alep) où il vécut une dizaine d’années. Ses trop grandes austérités le firent un moment expulser du monastère : c’est que sa conduite était trop austère pour les autres moines. En effet, il ne mangeait qu’une fois la semaine, se faisait une ceinture avec des branches de palmier - qui le mirent en sang. 

Il quitta vraiment le monastère pour une petite cellule près de Tellnesin, non loin d’Antioche. Il s’y fit emmurer, avec seulement dix pains et une cruche d’eau pour passer les quarante jours du carême. Au moment de Pâques, Siméon n’avait pas touché aux pains ni à l’eau, mais gisait à terre sans forces ; ayant reçu l’eucharistie, il reprit des forces et mangea un peu. Il répéta près de trente fois ce jeûne quarésimal, restant d’abord quelques jours debout pour louer Dieu, puis il se mettait assis et, les derniers jours, il se couchait. Plus tard il put même se passer de ces “adoucissements”. 

Ceci dura trois années. Siméon gagna alors une hauteur voisine et, dans un enclos circulaire, il se fit mettre au pied une grosse chaîne de vingt coudées, fixée à l’autre bout, pour ne pas excéder le rayon qu’il s’était tracé. Il s’occupait ainsi à la contemplation.

Siméon eut la visite d’un évêque d’Antioche, qui lui suggéra qu’il valait mieux être enchaîné par la volonté que par une chaîne, et là Siméon montra sa vraie sainteté, car il acquiesça au conseil et se fit retirer la chaîne du pied.

La renommée d’un tel ascète ne pouvait pas ne pas s’étendre au loin ; on parla, on vint, on lui demanda des prières, il fit des miracles, tant et si bien qu’il n’avait plus sa sereine solitude. Il résolut, pour s’isoler, de construire une colonne. Cette colonne, en grec stylos, est à origine du nom de Stylite qui fut donné à Siméon.

Sa colonne eut d’abord six coudées de haut, puis douze, bientôt vingt-deux, enfin quarante.

Siméon s’y tenait debout, par tous les temps, avec seulement un bonnet sur la tête. Il priait, s’inclinait pour s’humilier devant Dieu : certains comptèrent ses inclinations, qui allèrent jusqu’à douze cent quarante-quatre ; Siméon touchait presque du front le bout de ses pieds. La station debout prolongée lui provoqua un pénible ulcère au pied. L’exposition au soleil le rendit aveugle.

L’après-midi, l’ascète prêchait à ceux qui étaient au pied de la colonne, recommandant le détachement de la terre, le mépris des biens du monde, la crainte du châtiment dû au péché. Le reste de la journée passait en prière.

Les témoins ont exalté son humilité, sa douceur, sa disponibilité pour être tout à tous. Quelques moines d’Egypte cependant osèrent le blâmer, sans doute jaloux de tant de perfection. On vint le voir de toute la Syrie, bien sûr, mais de tout l’Occident, de l’Espagne, de la Bretagne, de la Gaule…

Il mourut sur sa colonne le 2 septembre 459, à l’âge de soixante huit ans. Ses obsèques furent l’occasion d’autres prodiges. Il fut enterré à Antioche.

Quoique mort le 2 septembre, les Grecs le commémorent le 1er septembre, tandis que les Latins l’ont longtemps commémoré le 5 janvier, pour l’inscrire maintenant le 27 juillet au Martyrologe.

 

 

Ursus 

Ve-VIe siècle

 

Ce qu’on sait sur ce saint abbé de monastère, c’est qu’il était né à Cahors, et qu’il était rempli de l’amour de Dieu dès son enfance.

Ursus (Ours) vint en Berry et fonda trois monastères : Heugnes, Toiselay, Pontiniacum (Pontigny).

Puis il passa en Touraine où il construisit un oratoire et un monastère à Sennevières.

Ce fut le tour de Loches, sur l’Indre, dans le creux d’une montagne au-dessus de laquelle s’élève un château célèbre, qui porte le même nom que le monastère. Là il décida de ne plus aller ailleurs et d’y travailler de ses mains avec d’autres moines.

Saint Grégoire de Tours, l’unique source dont nous disposions, mentionne la grande abstinence qu’il s’imposait pour la nourriture et la boisson ; il le dit aussi thaumaturge, chassant les démons d’un souffle sur les pauvres énergumènes possédés. Il fit d’autres miracles.

Un de ceux-ci concernait le moulin qu’il fit construire sur l’Indre, pour faciliter le travail manuel des moines. Il créa un canal entre deux rangées de pieux, avec de gros amas de pierres pour faire des écluses et y amena l’eau pour que le courant fît tourner la roue du moulin. Mais un certain Sichlarius voulut s’emparer du moulin et, comme l’abbé Ours s’y refusait, en construisit un autre à proximité, provoquant l’inondation sous la roue du moulin des moines et l’empêchant de tourner. L’abbé fit prier, demanda des prières à tous les autres monastères qu’il avait fondés, et s’enferma lui-même dans son oratoire. Trois jours après, la roue tournait comme auparavant, mais surtout le moulin pirate avait totalement disparu.

Quand Ours mourut, les énergumènes et les aveugles furent guéris auprès de son tombeau.

Le souvenir du saint abbé Ours demeura longtemps à Loches, où l’église Saint-Ours fut détruite à la Révolution. Quant au moulin, paraît-il, il existait encore au XVIIIe siècle.

Saint Ours est commémoré au Martyrologe le 27 juillet.

 

 

Galactorius de Lescar

† 507

 

Saint Galactorius (Galactoire) est le deuxième évêque connu de Beneharnum, l’ancienne cité de Lescar, après s.Iulianus Ier.

Au concile d’Agde de 506, il signa Galactorius, episcopus de Benarno. Mais Iulianus étant mort vers 450, l’épiscopat de Galactorius commença probablement vers cette année-là.

La ville de Beneharnum fut détruite par les Normands en 841 et au 10e siècle fut construite la ville de Lescar.

On attribuait à Galactorius un fait d’armes notoire : face aux envahisseurs wisigoths, il aurait conduit son armée diocésaine au secours des Francs de Clovis, mais fut surpris et tué à Mimizan, ayant refusé d’apostasier (507). C’est ce qui lui valut le titre de martyr.

La critique historique propose une autre thèse. Les Wisigoths se retiraient après leur défaite de Vouillé et, par esprit de vengeance, mirent à mort l’évêque Galactorius qu’ils trouvèrent sur leur chemin.

Les reliques du Martyr furent dispersées par les Protestants.

Le diocèse de Lescar fait actuellement partie de celui de Bayonne.

Saint Galactorius de Lescar est commémoré le 27 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ecclesius de Ravenne

† 532

 

Cælius Ecclesius fut le vingt-quatrième évêque de Ravenne. Peu avant lui avait siégé un évêque arien.

Son épiscopat dura de février 522 à juillet 532 ou 533.

On le décrivit comme étant de taille moyenne et d’aspect aimable. Mais surtout, il se montra très habile pour rester indépendant entre l’influence du roi Theodoricus, de l’empereur Justin et des ariens.

En 525, il faisait partie de l’expédition à Constantinople, au retour de laquelle le pape Jean Ier et ses assistants furent arrêtés (v. 18 mai). Ecclesius, cependant, ne fut pas inquiété.

Au retour de cette pénible mission, Ecclesius construisit à Ravenne la basilique de Sainte-Marie-Majeure, puis poursuivit la construction du Tricoli (le palais épiscopal) et fit bâtir Saint-Vital.

Il y eut une vague de contestation d’une partie du clergé de Ravenne, concernant diverses questions de droits, de propriétés, de rangs, qui fut portée devant le pape Félix IV. Ce dernier prit les décisions qui s’imposaient, après avoir reproché aux dissidents d’avoir manqué de respect et d’obéissance.

Saint Ecclesius de Ravenne est commémoré le 27 juillet dans le Martyrologe Romain.

Anthousa de Mantineon

700-771

 

Il a été question de cette Anthousa le 18 avril, car c’est précisément d’elle qu’il s’agissait à propos de la fille de l’impératrice Eudokia. 

Celle d’aujourd’hui est aussi désignée comme de Constantinople, mais à tort comme on va le voir. La localité où elle vécut se nommait Mantineon, qu’on situe en Paphlagonie (Asie Mineure N, sur la Mer Noire), donc fort loin de Constantinople.

Elle naquit vers 700, de Strategios et Febronia.

Les affaires du monde ne l’intéressaient pas ; comme Jean Baptiste, elle se retira bientôt dans la solitude des montagnes et des grottes. Elle pratiqua certaines mortifications, s’imposant des chaînes de fer et des cilices. Quand elle rencontra le prêtre Sisinnios, elle l’entretint sur la construction d’une église en l’honneur de la Sainte Mère de Dieu. Sisinnios lui donna d’abord beaucoup de conseils et d’instructions, éprouva sa vertu d’obéissance en lui commandant de s’introduire dans un four brûlant - dont elle sortit parfaitement indemne -, lui annonça clairement ce qu’allait être sa vie future et la congédia en lui annonçant quand il mourrait lui-même.

Tout se passa comme il l’avait dit. Bientôt une trentaine de femmes rejoignirent Anthousa. Après la mort de Sisinnios, le grand nombre de moniales et de moines poussa Anthousa à construire deux églises avec cellules attenantes. Vers 740, deux monastères s’établirent : un pour les religieuses avec une église dédiée à la Sainte Vierge, un pour les moines avec une église dédiée aux saints Apôtres.

Le monastère des hommes se trouvait sur la côte, tandis que celui des femmes était sis sur une île d’un lac «Perkile» (?), et sa supérieure était également à la tête du monastère d’hommes. Un moine apportait aux moniales leur nourriture, et en rapportait aux hommes les habits qu’elles leur confectionnaient. Le problème du «double monastère» fut plusieurs fois posé par l’Eglise de Byzance, qui n’acceptait pas l’existence de deux monastères si rapprochés ; mais dans le cas de Mantineon, les deux communautés étaient bien et réellement séparées.

Un des moines fut s.Romanos le Néomartyr (victime des Arabes en 780, fêté chez les Orientaux le 1er mai). C’est peut-être de lui qu’il s’agit quand on parle de son neveu.

La fidélité totale d’Anthousa et des deux communautés fut bien connue et le bruit en parvint aux oreilles de l’empereur Constantin Copronyme. Celui-ci envoya un de ses hommes de main avec une troupe pour aller convaincre Anthousa de se rallier aux idées de l’iconoclasme. Les soldats commencèrent par se saisir des nombreuses icônes du monastère, puis leur chef fit venir Anthousa et son neveu pour les interroger ; le neveu fut cruellement fouetté presque jusqu’à la mort, puis relâché ; on maltraita ensuite Anthousa fort durement : on la fouetta avec des lanières de cuir en lui maintenant écartés les bras et les jambes, on lui imposa sur la tête des icônes préalablement brûlées et encore incandescentes, on lui brûla la plante des pieds avec des charbons ardents. Les bourreaux furent bien déçus de constater que, par la force divine, Anthousa demeura absolument indemne ; enfin, on la força à l’exil ou du moins à quitter son monastère.

Plus tard, de passage avec toute son armée, l’empereur voulut la retrouver et à nouveau l’interroger, mais la prière d’Anthousa lui enleva la vue et l’empêcha d’aller au bout de ses intentions. C’est à ce moment- là qu’elle aurait prophétisé à l’impératrice Eudokia l’heureuse naissance de sa fille (757).

Là-dessus, on ne sait au juste quelle fut la fin d’Anthousa : soit elle put enfin revenir dans son monastère, soit elle mourut en paix en exil, en la fête d’un Saint qu’elle aimait particulièrement, Pantaléon (ou Pantaleimon), le 27 juillet, vers 771. On lit aussi çà et là qu’elle fut torturée et martyrisée avec quatre-vingt-dix moniales, mais il ne semble pas que ce soit la vérité : le Martyrologe est plutôt de l’opinion qu’elle mourut en paix chez elle. 

Des miracles se produisirent à sa tombe.

Sainte Anthousa de Mantineon est commémorée le 27 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Jorge, Aurelio et Natalia, Félix et Liliosa de Cordoue

† 852

 

Il s’agit ici de cinq Martyrs de la persécution islamique de Cordoue, sous Abderramane II, dont les informations nous ont été rapportées par s.Eulogio (v. 11 mars).

On sait combien est exigeante la loi coranique, qui ne supporte pas la moindre critique du monde et de la religion islamiques et les punit de mort.

L’évêque de Cordoue convoqua un concile en 852, où l’on rappela l’interdiction pour les Chrétiens, de se présenter volontairement à la torture et à la mort. Mais certains jugèrent qu’il ne fallait pas hésiter à rendre témoignage à la Foi et, s’opposant au silence de beaucoup, préférèrent parler ouvertement, cherchant par là à affermir les cœurs faibles et, si possible, à convertir des Musulmans à la Vérité.

 

Jorge était un moine, peut-être diacre, originaire de Palestine, dont le nom pourrait donc être Georgios. C’était un grand ascète, d’humeur toujours égale, qui avait porté la mortification jusqu’à se priver de bain pendant trente ans. Etranger, il pouvait être ignoré mais il ne cacha pas sa Foi.

Aurelio était né d’un Arabe et d’une Espagnole de la haute société. Devenu orphelin, il fut élevé chrétiennement par une tante. Devenu grand, il crut licite un certain conformisme aux usages des autorités occupantes, mais sans abandonner sa religion chrétienne.

Natalia (qui portait aussi le nom de Sabigothe) était née vers 825, fille de parents musulmans mais, à la mort de son père, fut amenée au christianisme par son beau-père, que sa mère épousa en secondes noces. Le couple d’Aurelio et Natalia avait une petite fille. Natalia assista au martyre d’un certain Juan (différent de celui du 27 septembre) et conçut désormais le désir, partagé par son époux, de témoigner ouvertement le Christ.

Félix était un cousin d’Aurelio et se comportait à peu près comme ce dernier.

Liliosa, l’épouse de Félix, était la fille de Chrétiens «clandestins» et, de concert avec son époux, pratiquait à la maison la Foi chrétienne, dans la prière et l’amour de l’Evangile. 

Et voici comment s’enchaînèrent les événements. Aurelio vit un jour passer dans la rue tout un attroupement autour d’un Chrétien qu’on avait juché sur un âne mais tourné vers la queue de l’animal : chacun était invité à le fouetter, le frapper, l’insulter ; le pauvre homme avait le dos en sang.

Aurelio jugea que son attitude avait été jusque là une trahison. Avec Natalia son épouse, ils décidèrent désormais de vivre dans la pénitence et la charité ; ils mirent de côté ce qui aurait été nécessaire à l’entretien de leur fillette. Natalia retira ouvertement le voile des femmes musulmanes.

Liliosa fit de même.

Les deux couples ne tardèrent pas à être convoqués, et Jorge avec eux. On leur donna quatre jours pour réfléchir et se rétracter. Tous restèrent fidèles au Christ. Jorge n’hésita pas à traiter le Fondateur de l’Islam de ministre de l’Antichrist et labyrinthe de tous les vices.

Tous les cinq furent condamnés à mort et décapités : d’abord Félix, puis Jorge, Liliosa, Aurelio et Natalia.

C’était le 27 juillet 852.

Ils sont tous cinq commémorés le 27 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Sava Sedmotchislenik

810-920

 

On se reportera utilement d’abord à la notice Clement d’Ohrid

Très peu de choses nous ont été transmises à propos de Sava (Sabas).

Les dates ci-dessus sont les extrêmes qu’on peut envisager pour la vie de Sava.

Il serait né entre 810 et 840.

Ce fut un clerc bulgare, et adhéra aux saint Cyrille et Méthode (v. 14 février), ce qui lui valut les titres d’ élu et coryphée parmi les élèves de ces deux Saints, et participa fidèlement à leur mission.

Il mourut vers les années 880-890, ou même plus tard, incertitude qui lui donnerait une durée de vie variant de quarante à cent-dix ans.

Longtemps oublié, saint Sava Sedmotchislenik est commémoré le 27 juillet dans le Martyrologe Romain, en même temps que les missionnaires de Bulgarie Clement, Gorazd, Naum et Angelariy.

 

 

Naum de Preslav

830-910

 

Se reporter d’abord à la notice Clement d’Ohrid

Pour compléter cette notice, ajoutons ici que Naum naquit vers 830 en Mésie, une région recouvrant à peu près la Serbie, la Bulgarie Nord et une portion de la Roumanie.

Ses parents étaient de famille noble, mais Naum préférait le Christ à la richesse du monde. Il suivit bientôt les frères Cyrille et Méthode (v. 14 février).

Il fut ordonné prêtre à Rome en 868, comme Clement. 

Après l’accueil très favorable que réserva le roi Boris aux missionnaires, Naum fut chargé de l’école de Preslav, ce qui explique qu’on l’ait nommé de Preslav, Preslavski. Il y resta jusqu’en 893, avant de passer à Ohrid.

En 895 ou 905, il fonda non loin d’Ohrid une église et un grand monastère dédiés à s.Michel (v. 29 septembre).

Il mourut le 23 décembre 910.

Le monastère qu’il fonda porte actuellement le nom de Saint-Naum.

Saint Naum de Preslav est commémoré le 27 juillet dans le Martyrologe Romain, en même temps que les autres missionnaires de Bulgarie de la même époque : Clement, Gorazd, Saba et Angelariy.

 

 

Clement d’Ohrid

840-916

 

Il serait né vers 840 à Ohrid (Koutmitchevitsa), une région de l’empire bulgare correspondant actuellement à peu près à la Macédoine.

Très jeune, il connut et suivit s.Méthode (v. 14 février) et accompagna les deux frères Cyrille et Méthode dans leur mission en Moravie (863), et à Rome (868).

C’est à Rome que Clement fut ordonné prêtre.

Après la mort de Cyrille, il accompagna Méthode en Pannonie (Hongrie) et Moravie.

En 885, mourut Méthode. Clement devait poursuivre l’œuvre des premiers apôtres bulgares. Clement organisa alors avec un autre disciple de Méthode, Gorazd, la «bulgarisation» du clergé morave d’origine germanique, qui s’entêtait à célébrer et catéchiser en latin : ils furent emprisonnés et expulsés de Moravie.

Le roi bulgare Boris les invita alors à Pliska, pour leur confier la formation du clergé. Il y voyait une excellente occasion de contrer l’influence grandissante du clergé de Byzance et celle du clergé germanique. En favorisant la liturgie en vieux-slave, Boris pensait à juste titre renforcer la cohésion de son peuple et son indépendance politique.

Ce furent alors cinq missionnaires qui se présentèrent à Boris : Clement, Gorazd, Naum, Sabas et Angelariy.

Boris favorisa l’ouverture de deux écoles de vieux-slave à Preslav et Koutmitchevitsa.

Gorazd fut, pratiquement, évêque d’Ohrid, suivi à sa mort par Clement.

De 886 à 893, Clement forma plusieurs milliers de disciples à l’alphabet glagolithique et au vieux-slave. D’abord titulaire du siège de Velitsa, il mourut avec le titre d’archevêque d’Ohrid, en 916.

L’activité, la persévérance, les écrits et traductions de Clement en ont fait un «fondateur» de la Bulgarie chrétienne et moderne. 

Les cinq missionnaires dont on vient de parler moururent à des dates différentes (par exemple Naum le 23 décembre 910), mais sont commémorés ensemble le 27 juillet dans le Martyrologe Romain.

Berthold de Garsten

1090-1142

 

Berthold appartenait sans doute à la famille du prévôt de Regensburg et des Comtes de Bogen et serait né près du lac de Constance. On a dit qu’il se serait retiré du monde après son veuvage, vers trente ans.

Moine, bibliothécaire et sous-prieur au couvent bénédictin de Saint-Blaise en Forêt-Noire, il fut prieur à Göttweig en 1107.

Le margrave Ottokar de Steyr le chargea de fonder un nouveau monastère à Garsten, où Berthold devint abbé à partir de 1111.

Excellent père spirituel, Berthold donna l’exemple du confesseur assidu, à une époque où le Sacrement de la Réconciliation était un peu oublié des laïcs. Les fidèles venaient nombreux à cette abbaye et l’abbé pensa d’abord au salut de leurs âmes. Il reçut ainsi l’empereur Conrad III.

L’affluence fut telle que Berthold fit construire une hôtellerie, un hôpital. L’abbaye reçut d’amples donations et connut une période prestigieuse.

Berthold importa à Garsten la réforme de Hirsau, qui s’inspirait de celle de Cluny.

Le saint abbé mourut le 27 juillet 1142 et fut bientôt «canonisé» par la voix populaire ; l’évêque l’inscrivit même au nombre des Saints au 13e siècle, mais le culte n’en fut officiellement reconnu qu’en 1970.

Le monastère de Garsten sert actuellement de Palais de Justice.

 

 

Raimondo Zanfogni Palmerio

1140-1200

 

Raimondo Palmerio naquit à Plaisance (Italie NC) d’une famille de la moyenne bourgeoisie.

Tout petit, on lui enseigna le métier de sabotier. A douze ans, il fut placé par ses parents pour apprendre le métier du commerce. Mais à la mort du papa, Raimondo fit avec sa mère le pèlerinage à Jérusalem ; sur le chemin du retour, la maman mourut. Raimondo pouvait avoir une quinzaine d’années.

A Plaisance, il fut aidé par des parents, et se maria.

Dieu voulut que les cinq enfants qu’il eut moururent bientôt. Raimondo proposa à son épouse de se consacrer tous les deux ; mais l’épouse enfanta à nouveau, en 1174, un garçon qui s’appela Gerardo. Raimondo le consacra à Dieu.

Cette chère épouse mourut à son tour. Sans attendre, Raimondo confia son fils aux beaux-parents, et partit cette fois-ci à Compostelle.

Il revint par différents lieux de pèlerinage et, à Rome, eut une vision qui l’invitait à regagner Plaisance.

A Plaisance, il se donna entièrement au soulagement de ceux qui en avaient besoin, veuves, orphelins, prisonniers, bagarreurs aussi (et les gens de Crémone le mirent même en prison quelques heures !). Il arracha des prostituées à la délinquance. Il fonda un hospice pour les pauvres. Il allait jusqu’à implorer des magistrats ou de l’évêque l’interdiction de certains jeux violents et dangereux.

Le 27 juillet 1200, assisté de son grand fils auquel il suggéra d’entrer en religion, il adressa une belle prière au Crucifix et mourut paisiblement. 

Gerardo fut un des premiers chanoines auxquels fut confié la garde du tombeau de Raimondo. Le culte de ce dernier fut reconnu en 1576. Il aurait même été canonisé en 1602.

 

 

Petit Hugues de Lincoln

1247-1255

 

Il n’est pas rare de rencontrer d’anciens récits de mort rituelle exécutée par des Juifs sur des enfants. C’est le cas affreux du petit garçon dont il est question ci-après.

Hugues, un petit garçon de huit ans, aurait été enlevé et mis à mort par un groupe de Juifs à Lincoln. Un des responsables ayant été arrêté, on réussit à lui faire avouer que c’était coutume pour les Juifs, en haine du Christ, de renouveler chaque année les scènes de la Passion ; le petit garçon aurait été criblé de coups de poignard, crucifié, puis complètement éviscéré avant d’être jeté dans un puits abandonné.

L’homme arrêté fut évidemment condamné à mort et immédiatement pendu.

Mais il y eut d’autres événements : au même moment, le roi avait décrété qu’il avait droit à récupérer l’argent des Juifs, s’ils étaient condamnés pour crime, en conséquence de quoi une centaine d’entre eux furent arrêtés et accusés d’avoir participé au meurtre de Hugues ; on n’en exécuta “que” dix-huit.

Le petit Hugues était donc considéré comme martyr, et l’on venait en pèlerinage sur sa tombe dans la cathédrale. Rien n’empêche de supposer qu’un fanatique inconnu ait sévi contre lui en haine du Christ, mais de tels souvenirs ont été définitivement effacés ; aussi, le Martyrologe Romain ne mentionne plus le “Petit saint Hugues” au 27 juillet.

Il ne s’agit pas ici de réhabiliter l’enfant “martyr”, ni d’accuser qui que ce soit. Seul Dieu connaît les cœurs.

Au siècle dernier, l’Eglise Anglicane a voulu réparer l’injustice. Le “reliquaire” de la cathédrale fut retiré, et remplacé par cette plaque : 

 

Ancien emplacement du reliquaire du Petit saint Hugues.

Des légendes mensongères rapportant des histoires de « meurtres rituels » de petits garçons chrétiens par les communautés juives étaient courantes dans toute l'Europe au Moyen-Âge et même beaucoup plus tard. Ces faux bruits ont coûté la vie à un grand nombre de Juifs innocents. Lincoln avait sa propre légende et la prétendue victime a été enterrée dans la Cathédrale en 1255.

De telles histoires ne font pas honneur à la chrétienté et ainsi nous prions :

Seigneur, pardonne ce que nous avons été,

corrige ce que nous sommes,

et amène-nous à ce que nous devons être.

 

 

Novellone de Faenza

† 1280

 

Novellone de Faenza (c’est-à-dire né à Faenza, en Emilie-Romagne, Italie CNE) ne nous est pas bien connu, et beaucoup de choses qu’on dit de lui restent au conditionnel.

Son nom déjà, pourrait s’écrire aussi Nevolone ; le suffixe -one pourrait suggérer quelque obésité : était-ce son vrai nom, ou un gentil sobriquet qu’on attribuait au personnage ?

Novellone était peut-être sabotier.

Tertiaire franciscain, il resta fameux dans les récits de l’époque pour ses austérités, prières et jeûnes, et ses pèlerinages répétés, en se flagellant continûment. Il serait ainsi allé onze fois à Compostelle, douze fois à Rome. 

Sur la fin de ses jours, il se serait rapproché des ermites camaldules (tout en restant tertiaire franciscain) et aurait ainsi vécu comme ermite. Peu avant sa mort, le prieur général des Camaldules, en visite à Faenza, lui aurait interdit de repartir en pèlerinage, à cause de son âge avancé.

Novellone mourut à Faenza le 27 juillet 1280, et toute la population accourut à la cathédrale pour assister aux funérailles. 

Des miracles fréquents donnèrent lieu à un culte qui fut confirmé en 1817. Le Bienheureux Novellone est inscrit au Martyrologe le 27 juillet.

 

 

Lucia Bufalari

† 1350

 

Lucia Bufalari était la sœur du bienheureux Giovanni Bufalari (v. 1er août). Elle naquit, dit-on, à Porchiano del Monte (Amelia, Ombrie, Italie C). La famille Bufalari était noble depuis le siècle précédent.

Des historiens prétendent qu’elle ne pouvait appartenir à une communauté de l’Ordre des Augustins, puisqu’il n’y en avait pas à cette époque à Amelia. D’autres admettent cependant qu’elle se soit retirée avec quelques compagnes non loin du couvent des pères Augustins, pour vivre selon leur Règle, ce qui reste très plausible. C’est pour son rôle de «guide» que Lucia fut connue comme prieure, mais son humilité ne lui a jamais donné ce titre.

Lucia mourut saintement le 27 juillet 1350 et fut tout de suite invoquée pour la guérison des enfants malades.

Il y eut plus tard un couvent de religieuses Augustiniennes à Amelia jusqu’au début du 20e siècle. 

Le culte de la bienheureuse Lucia Bufalari fut confirmé en 1832.

 

 

Robert Sutton

1545-1587

 

Robert naquit à Burton-on-Trent, en ou avant 1545.

Après qu’il eut pris ses grades à Oxford (1567), il fut recteur à Lutterworth (Leicestershire) en 1571.

Son jeune frère William l’amena au catholicisme. William devint jésuite.

Robert et un autre jeune frère, Abraham, vinrent à Douai en 1575 ou 1576 pour se préparer au sacerdoce.

Ils furent tous deux ordonnés sous-diacres à Cambrai en septembre 1576 (ou 1577), diacres en décembre et prêtres en février de l’année suivante.

Après avoir célébré leur première Messe, le 7 mars, ils partirent pour l’Angleterre. En 1585, ils furent arrêtés et bannis, mais revinrent à la charge.

Tandis qu’on perd de vue Abraham, on sait que Robert fut bientôt arrêté à Stafford, et condamné pour être un prêtre catholique. Il fut «hanged, drawn and quartered» (pendu, éviscéré et écartelé), la pendaison ayant été abrégée pour qu’il restât encore vivant pendant le reste du supplice.

Un an plus tard, des Catholiques purent récupérer un de ses membres, et l’on trouva un pouce et un index intacts. Abraham était là, et remit la relique du pouce au père John Gerard. Le même Abraham vivait encore à l’avènement de James 1er, qui en ordonna l’exil à perpétuité.

Robert Sutton a été martyrisé le 27 juillet 1587 (certains disent en mars), et béatifié quatre siècles plus tard, en 1987.

 

 

William Davies

?-1593

 

Voici l’histoire d’un des plus illustres prêtres martyrs anglais du 16e siècle.

 

William naquit dans la nord du Pays de Galles, peut-être à Croes yn Eris (Denbighshire), à une date imprécise.

En 1582, il arriva à Reims pour se préparer au sacerdoce. A son arrivée, le 6 avril, il eut la joie d’assister à la première Messe de Nicholas Garlick, qui sera bientôt martyrisé (v. 24 juillet).

En 1583, il reçut les premiers ordres (qu’on appelle aujourd’hui les ministères), en compagnie de soixante-treize autres séminaristes.

En 1585, il fut ordonné prêtre et partit bientôt pour exercer le saint ministère dans son pays natal.

En 1591, il fut arrêté à Holyhead, où il se trouvait à guider quatre étudiants qui voulaient passer par l’Irlande pour rejoindre le collège anglais de Valladolid (Espagne).

On le sépara de ses compagnons et on le traîna dans un cachot infect à Beaumaris Castle. Au bout d’un mois, la sainteté et la patience qu’il montra, lui valurent un peu de relaxation : on lui permit de retrouver ses compagnons une heure par jour, et même de célébrer la Messe. Le geôlier devint si complaisant qu’ils auraient même pu s’échapper.

La réputation du saint prêtre lui attira des visiteurs de tous côtés : Catholiques qui venaient lui demander conseil, ministres Protestants qui venaient discuter avec lui.

Lui et ses compagnons furent condamnés à mort. William n’eut pas si tôt entendu la sentence, qu’il entonna le Te Deum, repris par ses compagnons.

Mais la sentence était manifestement injuste, et le peuple protestait, à tel point que le juge repoussa l’exécution jusqu’à ce que l’on pût connaître l’avis de la reine.

On conduisit William à Ludlow, où il dut se soumettre encore une fois aux assauts des ministres protestants, qu’il réduisit au silence. Là-dessus, les ministres le traînèrent dans leur église, sous prétexte d’y tenir encore une discussion, mais c’était pour l’obliger à assister au service protestant. William se mit alors à prier plus fort qu’eux l’office de Vêpres en latin, puis présenta devant tout le monde la supercherie dont il avait été victime.

De Ludlow, on l’envoya alors à Bewdley, où il partagea un cellule infecte avec des criminels ; puis on le fit passer encore par d’autres prisons, avant de le renvoyer à celle de Beaumaris, où il retrouva ses compagnons !

Avec joie et consolation, ils vécurent là quelques mois une vie commune, partageant leur temps entre la prière et l’étude. Ils étaient si heureux, qu’il leur semblait être plutôt au ciel qu’en prison.

Aux assises d’été, il fut décidé que William devait mourir, en tant que traître, tout en lui faisant la proposition de le laisser libre s’il avait accepté d’assister, ne serait-ce qu’une seule fois, au service protestant.

Désormais, toute la population était acquise à la cause de William, qu’on honorait déjà comme un Saint. Le prêtre fut tout de même «pendu, éviscéré et écartelé», selon l’habituelle et cruelle expression. Quand il eut la corde autour du cou, le prêtre dit : Seigneur, ton joug est doux et ton fardeau léger. 

Ses compagnons recueillirent sa soutane tachée de son sang, précieuse relique.

Par la suite, ces derniers, qui étaient pourtant condamnés à la prison à vie, purent s’échapper, et c’est le plus jeune d’entre eux qui, ayant réussi à rejoindre Valladolid, fit le récit détaillé de toute cette merveilleuse histoire à l’évêque ; ce dernier la consigna ensuite dans son Historia particular de la Persecucion in Inglaterra.

William Davies a été martyrisé le 27 juillet 1593, et béatifié en 1987.

Margherita Martinengo

1687-1737

 

Elle naquit le 5 octobre 1687 à Brescia (Italie CN), du comte Leopardo Martinengo et de Margherita Secchi d’Aragon, une parente de Luigi Gonzaga (v. 21 juin). La naissance fut difficile, l’enfant fut ondoyée. La maman mourut cinq mois après.

D’un second mariage, avec Elena Palazzi, Leopardo eut deux fils et une fille : Nestor, Cecilia et Francesco.

Les rites du baptême furent complétés quand Margherita eut cinq ans, tout heureuse de se voir si joliment vêtue.

Elle eut pour institutrice une Ursuline et fit d’étonnants progrès : à sept ans, elle lisait le bréviaire romain en latin. C’était le début des marques de prédilection de la Providence.

Elle tomba un jour du carrosse, elle fut relevée saine et sauve : elle affirma avoir senti son Ange gardien la prendre dans ses mains. Elle se mit aux mortifications, qu’elle maintint une fois pensionnaire chez les Augustiniennes, à partir de 1697 : elle se relevait la nuit pour prier dans le froid, elle doublait ses draps de morceaux de bois ou de cailloux ou d’épines… Elle ignorait à l’époque qu’il faut toujours demander conseil aux Supérieures avant de s’imposer de telles pénitences. Quand elle reçut la Première communion, il arriva que l’Hostie tomba à terre : elle se prosterna à terre pour la reprendre de sa langue : Je croyais le Seigneur indigné contre moi, raconta-t-elle.

Après deux années, elle demanda à passer à l’autre école, pour se séparer de deux tantes qui l’affectionnaient trop ; chez les Bénédictines, ce furent alors les deux confesseurs qui la tourmentèrent, l’un par ses monitions interminables, l’autre par ses scrupules. Elle revint chez elle.

On songea à la marier, mais elle refusa. Elle vit alors en vision sainte Teresa d’Ávila et sainte Chiara d’Assise qui se «disputaient» sa vocation : elle opta pour sainte Chiara. Mais après un essai chez les Clarisses durant l’hiver 1704-1705, elle constata qu’elle devait renoncer, et s’orienta vers les Capucines de Notre-Dame-de-la-Neige à Brescia, où elle devint Maria Maddalena. Après tout, elle restait dans l’ambiance franciscaine.

La Maîtresse des novices ne lui fit pas de cadeau ; la novice s’éclipsa sous les ordres sévères, s’appliquant avec ardeur aux tâches quotidiennes auxquelles elle n’était pas habituée : jardin, potager, bêtes, cuisine. Surtout, elle vivait en Dieu : Ma prière n’a jamais de commencement, puisqu’elle ne s’arrête jamais.

Malgré cette Maîtresse des novices, elle fit cependant la profession en 1706, grâce aux votes unanimes de la communauté. 

Sa santé restait faible, elle était fragile ; s’étant démis l’épaule en sonnant la cloche, elle ne dit rien et fut bientôt très mal. L’évêque vint lui dire qu’elle allait bientôt rencontrer le Céleste Epoux et elle lui répondit : Je n’en ai pas le moindre désir !, signifiant par là qu’elle ne devait pas encore mourir. Peu après, le Christ lui apparut pour l’absoudre de tous ses péchés. Elle fit le triple vœu «du plus parfait, du plus pénible, du plus intensément. Elle s’engagea à prier cent Ave le samedi, mille pour les grandes circonstances (elle obtint ainsi la guérison d’une Consœur).

Elle brûlait tellement d’amour pour son divin Epoux, qu’elle souffrait de ne pouvoir le Lui montrer suffisamment ; et son confesseur de la traiter d’hérétique !

Elle eut la permission de s’imposer de nouvelles mortifications, mais quelles mortifications ! Les bras en croix plusieurs heures par nuit, du fiel de poisson dans sa nourriture, une côte cassée d’un coup de pierre, la discipline pendant une heure, des épines dans le corps ; la fenêtre ouverte l’hiver, fermée l’été ; un cilice de fer avec cinq cents pointes, plus un autre en lames de fer blanc ; des aiguilles dans le corps ; le nom de Jésus (Gesù) tatoué à l’acide sulfurique ; une plaie à la jambe soignée avec du sel, de la chaux et du vinaigre ; un ongle du pied coupé jusqu’à le perdre…

Excès, dira-t-on ; c’étaient pour elle des façons de montrer son amour au Christ Rédempteur. Elle était surtout ingénieuse pour les dissimuler, tout en ayant demandé la permission. Car elle avait vraiment le désir d’abandonner sa volonté propre et d’obéir à chaque Consœur.

En 1721, elle reçut la grâce des Fiançailles mystiques, une expérience rare dans l’histoire de la théologie mystique. Le Christ passe à sa fiancée un anneau précieux, parfois visible ; la fiancée alors «ressent» l’amour du Christ, plutôt qu’elle ne le comprend.

Malgré son désir d’être soumise, Maria-Maddalena fut élue trois fois maîtresse des novices ; on la mit à la porterie, et le bruit de sa sainteté se répandit dans toute la ville ; plus tard, on l’élut deux fois abbesse, malgré sa maladie. 

Elle avait beau dire Le rien ne fait rien, on la jugeait encore utile : elle servait de protection au monastère ; annonçait-on la peste comme imminente ? il lui venait une rage de dents épouvantable, et tout le monde restait sauf.

Pour un 15 février, fête des saints Faustin et Jovite, patrons de Brescia, les «sages» de l’endroit voulurent inaugurer un casino. Au cours de cette manifestation, l’animateur de l’entreprise impie tomba mourant, et se convertit avant de trépasser. Pendant ce temps, Maria-Maddalena priait ; soudain, elle s’arrêta radieuse : La grâce est accordée ! La grâce, c’était la fête sacrilège interrompue, et le «sage» ramené à Dieu.

Elle aimait le silence joyeux, affable, bon ; les paroles humbles, douces, saintes. Avant de parler, il fallait se demander si les paroles pouvaient s’inscrire sous la lettre N, nécessité.

En juillet 1734, elle eut un vomissement de sang. On la réélut cependant en 1736, comme on l’a dit plus haut. Même une des Sœurs qui n’avait pas voté pour elle, affirma qu’il y avait quelque chose de divin dans son gouvernement.

Elle mourut le 27 juillet 1736.

En 1738, parut une dissertation d’un médecin qui avait examiné son cadavre, et s’étonnait que les aiguilles n’eussent causé ni inflammations, ni ulcères, ni gangrène.

Maria-Maddalena fut béatifiée en 1900.

Maria Grazia Tarallo

1866-1912

 

Maria Grazia naquit à Barra (Naples, Italie) le 23 septembre 1866, deuxième des sept enfants de Leopoldo et de Concetta Borriello. Elle fut baptisée le lendemain.

Le papa était jardinier de la commune ; la maman, d’une grande vitalité, perdit cependant deux de ses enfants en bas âge, tandis que vécurent les deux garçons, Gabriele et Vitaliano, et que deux filles devinrent religieuses (Drusiana et Giuditta).

Maria Grazia fréquenta une école privée puis celle des Sœurs Stimmatine.

A cinq ans, elle promit à la Sainte Vierge de rester chaste. Elle put recevoir, exceptionnellement pour l’époque, l’Eucharistie à sept ans en 1873, et la Confirmation en 1876.

En 1884, son père voulut la marier avec un certain Raffaele Aruta, et obtint de la faire au moins aller à la mairie pour le mariage civil (avril 1889), en attente du mariage religieux qui aurait lieu plus tard ; au retour, le jeune marié eut un vomissement de sang, symptôme de la tuberculose qui frappait n’importe où et n’importe qui. Raffaele fut conduit à Torre del Greco, au pied du Vésuve, où l’air devait être meilleur, mais il mourut bientôt, en janvier 1890. Maria Grazia, qui s’était d’abord employée à ramener son «mari» à Dieu, se trouvait désormais totalement libre.

Elle entra donc en 1891 chez les Sœurs Crucifiées Adoratrices de l’Eucharistie à San Giorgio a Cremano, où elle prit le nom de Maria de la Passion. C’est la Fondatrice elle-même, Maria Pia (Maddalena Notari), qui la reçut, lui imposa son nom et put témoigner plus tard de la sainteté de Maria Grazia.

Avant même d’entrer au monastère, Maria Grazia aurait déjà eu une vision de la Sainte Vierge, entourée des Sept Fondateurs des Servites de Marie.

Elle avait aussi rêvé des Religieuses dans l’habit qu’elles devaient porter bien plus tard.

Maria Grazia commença ainsi le noviciat en novembre 1891 et fit la profession en 1892.

En vingt ans, elle ne quitta son monastère que deux fois : d’abord en 1894 pendant deux ans, pour aller avec onze Consœurs fonder une nouvelle maison à Castel San Giorgio, ensuite à San Gregorio Armeno, dans le vieux Naples, pendant deux années aussi, juste après avoir fait la profession solennelle.

Maria de la Passion vécut sa vocation dans une union particulière à la passion du Sauveur. Elle eut la charge de la cuisine, de la garde-robe, mais aussi, en 1910, celle de Maîtresse des novices.

L’intense vie intérieure de Maria fut ornée de grâces mystiques particulières : visions, extases, stigmates, esprit de prophétie, guérisons, attaques diaboliques (elle en conserva même une plaie profonde au bras ; il fallut opérer la Religieuse, dont le bras cependant resta inerte par la suite, sauf trois jours avant sa mort, quand on la vit lever le bras et faire le signe de la Croix).

Durant une de ses adorations à l’église, elle s’était trouvée sur le passage que devait prendre les Sœurs pour aller chanter l’office, de sorte que la Fondatrice dut lui imposer un autre endroit pour se recueillir. Maria Grazia passait jusqu’à des nuits entières en adoration, priant pour la conversion des pécheurs, spécialement pour les prêtres tombés dans l’indifférence ou même dans le sacrilège.

Les derniers temps, elle ne se nourrissait plus que de l’Eucharistie.

Elle annonça sa mort, pour le 27 juillet 1912, et fut béatifiée en 2006.

Le miracle retenu pour la béatification, fut la guérison totale d’un jeune homme de vingt-et-un ans, quasi aveugle ; il récupéra subitement la vue dès qu’on lui imposa la relique du bras de Maria Grazia sur les yeux. Ce miracle eut lieu lors du transfert des restes de la Religieuse dans l’église du monastère, en 1924. Deux filles du miraculé entrèrent ensuite dans cette congrégation.

 

Les Religieuses s’appellent aujourd’hui Sœurs Adoratrices de l’Eucharistie et sont présentes en diverses localités d’Italie, mais aussi aux Philippines et au Pérou, d’où proviennent la majorité des novices.

 

 

 

Baldomero Márquez García-Maribello

1860-1936

 

Baldomero Márquez García-Maribello naquit le 27 février 1860 à Hinojosa del Duque (Cordoue, Espagne S).

Il reçut l’ordination sacerdotale.

Le 27 juillet 1936, il fut martyrisé à Hinojosa del Duque.

Baldomero Márquez García-Maribello sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 27 juillet.

 

 

Joaquín de la Madrid Arespacochaga

1864-1936

 

Parmi les ancêtres de la famille de la Madrid et Arespacochaga, il y eut de grands personnages qui illustrèrent l’histoire de l’Espagne, mais aussi de grands Saints : ni plus ni moins saint Dominique de Guzmán, la bienheureuse Beatriz de Silva, et sainte Thérèse d’Ávila.

Les époux Rafael de la Madrid Baeza et María del Carmen Arespacochaga Armenta eurent quatre enfants : Rafael, Jesús, notre Joaquín et María de la Cinta.

Joaquín vit le jour le 6 novembre 1860 à La Seu de Urgel (Lleida).

Dès tout petit, Joaquín montra des signes de la vocation sacerdotale. Quand son père fut nommé à Murcia, Joaquín entra au séminaire de cette ville. Il avait dix-neuf ans : pour un problème cardiaque, il avait dû attendre quelques années avant d’y entrer.

En 1886, il fut ordonné prêtre.

Après avoir été curé à Azucaica et chapelain d’un couvent, il passa à l’Hospitalito (petit hôpital) du Roi (1889), fut chapelain à la cathédrale de Tolède (1911) et chanoine (1917).

Lors d’une grave inondation en 1908, il fonda un orphelinat pour recueillir les enfants qui avaient perdu leurs parents dans la catastrophe. 

Pour les dames qui acceptèrent de s’en occuper, il écrit une première «règle de vie», leur donna l’habit des Franciscaines Conceptionnistes, obtint l’approbation ecclésiastique, et ouvrit plusieurs collèges dans toute l’Espagne.

Les jalousies se manifestèrent bientôt, et quand Joaquín dut partir pour Tolède, confiant la direction de l’Œuvre à un Jésuite, les nouvelles Religieuses prétendirent que le fondateur était ce père jésuite, qui s’appelait Malo. Lors d’un chapitre général, le jeune Joaquin fut légitimement reconnu comme authentique fondateur, par le témoignage de certaines Religieuses qui avaient connu les premières fondatrices. Joaquín ne se préoccupa pas outre mesure de cet accroc : ce qui lui importait, c’étaient ses orphelins.

A Tolède, il ouvrit une autre maison, pour accueillir les femmes pauvres, veuves et sans ressources suffisantes. Là encore on le calomnia.

Il ouvrit alors une maison pour recevoir les seuls orphelins de père et mère, sous la protection de Marie Immaculée. Il réunit quelques hommes, qui seront Tertiaires Franciscains et devront demander l’aumône pour aider ces orphelins. Lui-même donna l’exemple en allant quêter sur la place des Abastos.

Devenu prêtre, il fut alors nommé aumônier de l’hôpital royal. Sur le chemin entre l’orphelinat et l’hôpital, des voyous, sous le couvert de pauvres malheureux, l’insultèrent ; il décida bientôt de transférer l’orphelinat à l’intérieur de Tolède.

Ces activités ne l’empêchèrent pas de prêcher la Bonne Nouvelle. Au contraire, on pourrait dire qu’il n’y avait pas de sanctuaire à Tolède, ni de localité de cette province, où il n’avait pas semé la graine de l’Evangile, en particulier à Camuñas, où il ramena beaucoup de Protestants dans le giron de l’Eglise.

Ses supérieurs ne manquèrent pas d’apprécier la valeur d’un tel prêtre. Humble, discret et si efficace, prédicateur plein de talent, il fut nommé Aumônier de la Chapelle Royale de la Cathédrale, et Chantre. Tant que sa santé le lui permit, il remplit fidèlement ses devoirs dans ces charges ; quand il fut malade, le Saint-Siège l’en dispensa, mais il s’efforça toujours de les remplir autant qu’il le put. Il eut aussi la permission de célébrer chez lui.

Il avait une confiance totale, absolue, en la Vierge Marie, à laquelle il recourait chaque fois qu’on manquait de pain, ou d’argent pour payer les notes de nourriture. Chaque fois, un donateur anonyme se présentait avec un sac de vivres, ou des amis lui envoyaient des chèques…

Il savait communiquer son amour pour l’Eucharistie. Tout ce qu’il désirait, était que les élèves vinssent communier même chaque jour.

Son amour pour les orphelins était vraiment maternel ; il était prêt à se lever de nuit pour remettre une couverture sur un lit, à acheter des jouets à Noël. 

Il vivait très pauvrement, racommodant lui-même son unique soutane. 

Ce fut un thaumaturge, dont on put observer les miracles. Une dame malade des yeux vint le voir, après avoir consulté l’ophthalmologue ; il la bénit et lui dit que ce n’était rien ; au moment de l’opération, le docteur ne trouva plus rien à soigner, le mal avait disparu… La même chose pour un prêtre qui devait être opéré d’une hernie : au moment de l’opération, la hernie avait disparu ! Le père Joaquín avait béni le prêtre. Une autre fois encore, la bénédiction du prêtre guérit instantanément le genou d’un petit garçon qui ne pouvait pas marcher normalement…

Il y eut aussi des faits «extraordinaires» avec le sang qu’on lui retirait fréquemment à cause de sa maladie cardiaque. Le sang se conservait, parfois solidifié, mais sans se corrompre. Le phénomène se répéta, fut observé par l’évêque qui en fit analyser un flacon à Paris : personne ne put expliquer comment ce sang humain se conservait.

Il prophétisa. Bien avant la persécution de 1936, il annonça : Vous verrez le sang des prêtres couler dans les rues d’Espagne.

Par précaution, avant même le déclenchement de la guerre civile, il avait envoyé les enfants dans d’autres localités, chez des parents ou des amis. Il n’en restait plus beaucoup dans la maison. Quand commença l’état de guerre à Tolède, le 17 juillet 1936, il réunit tout le monde dans la chapelle pour prier. Quand le palais de l’Alcázar fut bombardé, comme le collège était proche, il décida qu’il fallait sortir de là.

Il exhorta tous les enfants à défendre le Christ coûte que coûte, donna la bénédiction et voulut se confesser à un tout jeune prêtre qui était là. Il lui dit : J’aurai été le premier à me confesser à toi, et peut-être bien que tu seras le dernier à me confesser. Le prêtre en oublia de donner une pénitence : le père Joaquín le lui rappela ! Puis il prit avec lui les Hosties dans une custode, et tout le monde sortit ; c’était une véritable procession du Saint Sacrement !

On lui disait que c’était dangereux pour lui et pour tous les autres, de porter la soutane. A quoi il répondit : Si Dieu nous a choisis, que s’accomplisse sa volonté.

Ils se réfugièrent chez un ami, qui les accueillit à bras ouverts, au risque de sa vie, jusqu’au 27 juillet.

Tous les jours, on entendait parler de prêtres fusillés par les rouges. Or, le père Joaquín devait absolument faire la prise de sang, mais il courait le danger d’être appréhendé par les miliciens. Alors, leur hôte se décida à aller trouver le maire lui-même, pour lui expliquer le cas. Le maire répondit qu’il y avait déjà pensé, et qu’il était sûr qu’on ne ferait rien au père Joaquín. Mieux, il s’offrit pour aller le chercher et le conduire lui-même au dispensaire.

Mais survint un autre fait : un milicien de l’endroit put observer le père en soutane, parmi les gens présents, à un moment où on ouvrait la porte pour faire passer un peu d’air. Les miliciens ne devaient pas tarder à arriver.

Entre temps, le père Joaquín envoya les élèves au collège, pour y prendre ce qui pouvait rester de vivres, et les apporter à la famille qui les hébergeait.

Vint le moment où, le nombre des victimes augmentant de plus en plus, le père Joaquín dit à deux des plus jeunes : Vous, allez vous-en, vous êtes jeunes, vous pourrez vous mettre à l’abri ; moi, ils vont venir me prendre bientôt.

Des témoins oculaires purent observer ou entendre les faits qui suivent.

Des inconnus se présentèrent à la maison, cherchant des prêtres. Le père Joaquín se présenta en disant : Mes enfants, qu’est-ce que je vous ai fait de mal ?

Un séminariste voulut aller à la Cuesta de los Pajaritos, on l’arrêta un peu plus loin et une balle le tua. Le père Joaquín dit (alors qu’il ne pouvait voir la scène) : Ils ont tué Estanislao ! Peu après, on apportait le corps du garçon, mais le père Joaquín n’eut pas la permission de rester prier un instant auprès de lui.

Les témoignages ne concordent pas sur le lieu du martyre du père Joaquín. Mais on sait qu’il tira de sa poche quelques monnaies qui lui restaient et les distribua aux assassins. Certains d’entre eux, habitants de Tolède, dirent : Nous, on ne tue pas un homme comme ça. Les Madrilènes leur répondirent : Si vous ne le tuez pas, c’est nous qui le ferons.

Le père Joaquín fut alors fusillé. De pieuses femmes, connaissant le phénomène du sang du père Joaquín, vinrent imprégner des tissus avec ce sang. Des envoyés du maire vinrent chercher le père Joaquín, mais c’était trop tard, il venait d’expirer.

C’était le 27 juillet 1936 ; le père Joaquín fut béatifié en 2001.

 

Parmi ses nombreux élèves, il y eut beaucoup de prêtres, en particulier celui qui fut l’évêque de Ciudad Real, et qui reçut à son tour la palme du martyre (Narciso Estenaga Echevarría, v. 22 août).

Lorenzo Pérez Porras

1871-1936

 

Lorenzo Pérez Porras naquit le 5 septembre 1871 à Rute (Cordoue, Espagne S).

Il reçut l’ordination sacerdotale.

Le 27 juillet 1936, il fut martyrisé à Puente Genil.

Lorenzo Pérez Porras sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 27 juillet.

 

 

Ángel María Rodamilans Canals

1874-1936

 

Ángel naquit le 1er mai 1874 à Sabadell (Barcelone, Catalogne, Espagne).

A six ans, il entra à l’école du village et, à neuf ans, à celle des Bénédictins de Montserrat, où il étudia la musique, qui devint sa priorité.

En 1890, il fut organiste au monastère bénédictin de El Pueyo. En 1899, il fut à Barcelone pour étudier au séminaire diocésain en même temps qu’il prenait des leçons de piano chez l’illustre musicien Enric Granados.

En 1901, il reçut l’ordination sacerdotale.

On l’envoya à Sabadell : il fut maître de chapelle et organiste jusqu’en 1915, date à laquelle il exerça à Terrassa jusqu’en 1923. Il fonda le Chœur Montserrat, joua de la contrebasse, du tible et de la tenora (instruments à vent traditionnels).

En 1923 il entra alors au monastère bénédictin de Montserrat, où il sera jusqu’à sa mort responsable de la musique des élèves. Il eut une immense activité de professeur, de compositeur. Il eut parmi ses élèves de futurs grands musiciens et le niveau musical du sanctuaire se renforça beaucoup.

Le 22 juillet 1936 au soir, les moines chantèrent les vêpres pour la dernière fois avant de se disperser.

Bien vite, les révolutionnaires s’installèrent dans les lieux, sans aller jusqu’à incendier le bâtiment.

En partant, les moines mirent en sécurité la sainte image de la Vierge, dite «la Moreneta» (la Petite Noire). 

Mais ils ne purent obtenir le sauf-conduit dont ils avaient besoin pour protéger leur voyage.

Après avoir évacué les enfants et leurs familles, les Religieux se mirent en route par petits groupes. Certains purent passer inaperçus et rejoindre d’autres communautés, y compris à l’étranger, mais vingt-trois d’entre eux furent arrêtés.

Don Ángel chercha à se réfugier dans son pays, Sabadell. Mais il fut très vite reconnu et assassiné le 27 juillet, à Serra d’en Camaró, non loin de là.

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Narcís Serra Rovira

1876-1936

 

Narcís était né le 1er mai 1876 à Quart (Girona, Catalogne, Espagne).

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lassalliens), il prit le nom de Raimon Eloi.

Il était devenu directeur de l’école de Santpedor.

Martyrisé au cimetière de Balsareny le 27 juillet 1936, il fut béatifié en 2007.

 

 

José Ibáñez Mayandía

1877-1936

 

Né le 26 août 1877 à Puebla de Hijar (Teruel), José était fils de Pedro et Quiteria, qui le firent baptiser dès le lendemain de sa naissance.

Entré dans la Congrégation des Pères Lazaristes (Vincentiens), il fit la première profession en 1895 et fut ordonné prêtre en 1901.

Sa mission passa par Cid, Tardajos, Ávila, Orense, Alcorisa, África, Cadix, enfin Madrid où il fut supérieur.

Quand il fallut évacuer la maison, il laissa partir tous les Confrères se cacher où ils pouvaient, mais il préféra demeurer seul dans cette maison, dont il se sentait responsable. Le dimanche 26 juillet, à six heures du matin, il allait célébrer la Messe chez les Filles de la Charité, qui tenaient un hospice avec deux cents convalescents.

Les miliciens l’arrêtèrent dans l’entrée, lui mirent un pistolet dans la main en lui demandant à quoi il lui servait et l’emmenèrent à leur «tchéka», installée dans une école chrétienne proche de l’hospice. Ils le dévêtirent entièrement et l’obligèrent à passer au milieu des résidents, entouré d’une meute de gamins de douze-quatorze ans qui le fouettaient avec des courroies. On l’emmena ensuite à la Dehesa de la Villa, où ils lui tirèrent dessus et le laissant là à terre.

Mais le Père n’était pas mort sur le coup. Le lendemain, les mêmes bourreaux qui conduisaient un autre prisonnier pour le fusiller au même endroit, aperçurent le père José en train de se traîner dans la rue ; ils le remmenèrent à la tchéka mais, au lieu de lui donner un coup de grâce, s’acharnèrent sur lui en le mettant en morceaux, qu’ils mirent dans un drap et firent voir à tous les résidents. Un des bourreaux était boucher.

Martyrisé le 27 juillet 1936 à Madrid et béatifié en 2017, José Ibáñez Mayandía sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 27 juillet.

 

 

 

Adriana Morales Solís

1880-1936

 

Adriana Morales Solís naquit en 1880 à Puente Genil (Cordoue, Espagne S).

Elle témoigna de sa foi aux côtés du prêtre José Pineda Cejas.

Le 27 juillet 1936, elle fut martyrisée comme lui à Puente Genil.

Adriana Morales Solís sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 27 juillet.

 

 

Ramona Fossas Románs

1881-1936

 

Ramona (Raymonde) naquit le 1er novembre 1881 à Ripoll (Girona, Catalogne, Espagne), et fut baptisée le 3 avec les noms de Ramona Rosa Eudalda. C’était l’aînée de quatre enfants.

En 1900, mourut son père, de sorte qu’elle travailla comme modiste pour aider sa mère.

Elle donnait de son temps pour visiter les pauvres et les malades, chez eux ou à l’hôpital.

En 1903, elle entra chez les Dominicaines de l’Annonciation.

Elle fut successivement dans les communautés de Vic, Villanueva de Castellón, Valencia, Sant Viçens de Castellet, Játiva, Castell del Remei, Girona, Pineda de Mar ; elle fut ensuite prieure à Canet de Mar, Montserrat et Barcelone.

Le 27 juillet 1936, les Religieuses durent quitter leur couvent pour être interrogées. Les révolutionnaires voulaient les faire apostasier, renoncer à leur consécration religieuse, et leur imposer leurs propositions malhonnêtes.

Sur leur refus, ils les firent remonter en camion pour les reconduire au couvent, en réalité pour aller vers la montagne du Tibidabo ; ils passèrent Vallvidrera et, au lieu-dit El Fero les firent descendre.

Ils les tuèrent l’une après l’autre. Deux d’entre elles survécurent quelques heures et purent raconter les détails qu’on a mentionnés. 

Depuis, l’endroit a été appelé Les Monjes («les Moniales»).

Ramona et ses Sœurs furent béatifiées en 2007.

 

 

Joan Romeu Canadell

1882-1936

 

Joan Romeu Canadell naquit le 11 décembre 1882 à Sant Pere de Riudebitlles (Barcelone, Catalogne, Espagne E)

Il entra dans l’Ordre des Capucins et prit le nom de Domènec de Sant Pere de Riudebitlles et fut ordonné prêtre.

Il fut exécuté pour la Foi à Manresa le 27 juillet 1936.

Le père Domènec devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 27 juillet.

 

 

Cirilo Illera del Olmo

1883-1936

 

Il naquit le 29 mars 1883 à Las Quintanillas (Burgos, Espagne).

Pendant quelques années, il vécut auprès d’un de ses oncles, prêtre, qui sut l’orienter vers la vie religieuse ; c’est ainsi qu’il entra dans la congrégation de Saint-Pierre-aux-Liens, avec le nom de Teodoro.

Il fut ordonné prêtre en 1914.

Ses activités sacerdotales l’amenèrent à être éducateur et Supérieur local. En 1931, il eut la charge de Conseiller Général. En 1936, il était Supérieur à San Feliu.

Avec les autres membres de la communauté, il reçut la palme du martyre en la localité Pallejá (Barcelone), le 27 juillet 1936.

Cirilo Illera del Olmo, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 27 juillet.

 

 

Josep Bru Boronat

1883-1936

 

Josep naquit le 16 juin 1883 à Mont-roig del Camp (Catalogne, Espagne), et fut baptisé dès le lendemain.

Il entra à neuf ans au séminaire de Tarragona mais, pour alléger les dépenses de ses parents, il travailla aussi chez un épicier de l’endroit.

En 1904, il fit le service militaire à Alcoi, où son comportement suscita l’admiration.

En 1908 il fut ordonné prêtre.

Il exerça la charge pastorale à Ulldemolins, puis à Reus, Belianes, laissant toujours derrière lui le souvenir d’un très bon prêtre. Finalement il fut nommé à Cambrils, comme aumônier des Frères des Ecoles Chrétiennes.

Quand éclata la révolution de 1936, il alla se réfugier dans la ferme où vivait son frère Miquel, à Reus, se remettant totalement dans les mains de Dieu.

L’après-midi du 27 juillet, quatre miliciens se présentèrent chez Miquel, lui intimant l’ordre d’aller chercher son frère, sinon ils mettraient le feu à toute la grange. Josep se présenta sans attendre, très tranquille, sans la moindre résistance. Les miliciens promirent à Miquel qu’ils allaient seulement faire une déclaration au Comité révolutionnaire de Riudoms, et qu’ils seraient de retour dans une heure.

Ils poussèrent don Josep dans leur camion, et rejoignirent la route de Vinyols. Ils firent descendre le prêtre et lui demandèrent : Tu nous promets que tu ne t’échapperas pas ? Alors, marche. Après qu’il eut fait quelques pas, ils lui tirèrent par derrière, d’abord dans la jambe droite, pour provoquer son immobilisation et pouvoir lui pratiquer encore d’autres tortures et amputations grossières, et le laissèrent mort dans le fossé.

Une demi-heure plus tard, un camion vint le ramasser pour le porter au cimetière de Reus, où on le jeta dans la fosse commune.

Don Josep fut martyrisé le 27 juillet et fut béatifié en 2013.

 

 

Adelfa Soro Bó

1887-1936

 

Adelfa naquit le 6 mars 1887 à Villanueva de Castellón (Valencia, Catalogne, Espagne), et fut baptisée le lendemain avec les noms de Adelfa Josefa Fermina. Elle fut confirmée en 1895.

Elle fréquenta le nouveau collège des Dominicaines de l’Annonciation.

En 1905, elle y entra comme novice et fit la profession en 1907.

C’était une bonne musicienne, et elle enseigna le solfège et le piano.

Elle fut successivement dans les communautés de Sant Andreu de Palomar, Girona, Salt, Castell del Remei, enfin Barcelone.

Le 27 juillet 1936, les Religieuses durent quitter leur couvent pour être interrogées. Les révolutionnaires voulaient les faire apostasier, renoncer à leur consécration religieuse, et leur imposer leurs propositions malhonnêtes.

Sur leur refus, ils les firent remonter en camion pour les reconduire au couvent, en réalité pour aller vers la montagne du Tibidabo ; ils passèrent Vallvidrera et, au lieu-dit El Fero les firent descendre.

Ils les tuèrent l’une après l’autre. Deux d’entre elles survécurent quelques heures et purent raconter les détails qu’on a mentionnés.

Depuis, l’endroit a été appelé Les Monjes («les Moniales»).

Adelfa et ses Sœurs furent béatifiées en 2007.

 

 

Francesc Pujol Espinalt

1894-1936

 

Francisco était né le 9 avril 1894 à Santpedor (Barcelone, Catalogne, Espagne).

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lassalliens), il prit le nom de Honest María.

Il fut envoyé à Manresa en 1935.

Lors de la révolution de 1936, il se cacha chez une tante, où on le découvrit.

Martyrisé à Sant Fruitós de Bages le 27 (ou le 21 ?) juillet 1936, il fut béatifié en 2007.

 

 

 

Juan Lucena Rivas

1895-1936

 

Juan Lucena Rivas naquit le 4 janvier 1895 à Baena (Cordoue, Espagne S).

Il reçut l’ordination sacerdotale.

Le 27 juillet 1936, il fut martyrisé à Puente Genil.

Juan Lucena Rivas sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 27 juillet.

 

 

Teresa Prats Martí

1895-1936

 

Teresa naquit le 8 janvier 1895 à Ciutadilla (Lleida ou Lerida, Catalogne, Espagne), et fut baptisée le lendemain.

Elle fréquenta l’école d’Etat et, à treize ans, était déjà une excellente couturière, de sorte qu’elle put aider sa famille avec des travaux de couture et de broderie.

Elle entra dans la congrégation des Filles de Marie, fit partie de la chorale paroissiale, enseigna le catéchisme, visitait les malades et les soignait autant qu’elle le pouvait.

En 1918, les Dominicaines de l’Annonciation l’aidèrent à entrer dans leur atelier de couture, à Montserrat.

En 1920, elle entra comme novice chez les mêmes Dominicaines et fit la profession en 1922.

Elle fut successivement dans les communautés de Barcelone, Sant Viçens de Castellet et Vic, comme cuisinière, enseignante en matières pratiques et chargée de l’internat ; elle fut finalement à Barcelone.

Le 27 juillet 1936, les Religieuses durent quitter leur couvent pour être interrogées. Les révolutionnaires voulaient les faire apostasier, renoncer à leur consécration religieuse, et leur imposer leurs propositions malhonnêtes.

Sur leur refus, ils les firent remonter en camion pour les reconduire au couvent, en réalité pour aller vers la montagne du Tibidabo ; ils passèrent Vallvidrera et, au lieu-dit El Fero les firent descendre.

Ils les tuèrent l’une après l’autre. Deux d’entre elles survécurent quelques heures et purent raconter les détails qu’on a mentionnés.

Depuis, l’endroit a été appelé Les Monjes («les Moniales»).

Teresa et ses Sœurs furent béatifiées en 2007.

 

 

Reginalda Picas Planas

1895-1936

 

Reginalda naquit le 25 mai 1895 à Borredà (Barcelone, Catalogne, Espagne), et fut baptisée le lendemain. Elle fut confirmée en 1895.

Elle fréquenta l’école populaire, puis le nouveau collège des Dominicaines de l’Annonciation.

En 1919, elle y entra comme novice et fit la profession en 1920.

Cette pieuse Religieuse souffrait d’une infirmité.

Elle fut successivement dans les communautés des Asturies : Boo, Oviedo, Ablaña, Sama de Langreo, Gijón, enfin Barcelone.

Le 1er janvier 1936, elle confiait que Dieu ne lui avait pas accordé la grâce du martyre aux Asturies, mais qu’elle pressentait qu’elle la recevrait en Catalogne.

Le 26 juillet 1936, des miliciens fouillèrent la demeure de Manresa où la Religieuse s’était réfugiée avec Sœur Rosa Jutglar. Ils se moquaient d’elles et leur firent des propositions malhonnêtes, évidemment repoussées fermement.

Le lendemain, 27 juillet, ils allèrent les trouver dans l’autre maison où, inséparables, elles s’étaient réfugiées.

Ils les firent remonter en camion et allèrent les assassiner à Castellgall (Barcelone), au lieu-dit dels Torrents.

Reginalda et Rosa furent béatifiées en 2007.

 

 

Jacinto Gómez Peña

1895-1936

 

Il naquit le 26 juillet 1895 à Alfoz de Bricia (Campino, Burgos, Espagne). Un oncle et un frère étaient membres de la congrégation des Ecoles Pies (piaristes).

Il entra dans la congrégation de Saint-Pierre-aux-Liens et prit le nom de Joaquín.

Au terme du noviciat, il fit la profession (1912) puis le service militaire. Enfin, la profession solennelle en 1922.

Au moment de l’insurrection communiste de juillet 1936, il dut quitter de force la maison de Barcelone et vint se réfugier dans celle de San Feliu, le 22 juillet. Cette situation allait être de courte durée : quatre jours après, au soir du 26 juillet, on vint arrêter toute la communauté.  A minuit, des miliciens les emmenèrent près du río Llobregat pour les exécuter vers trois heures du matin.

Jacinto Joaquim reçut ainsi la palme du martyre dans la localité de Pallejá (Barcelone), le 27 juillet 1936, lendemain de son anniversaire.

Jacinto Gómez Peña, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 27 juillet.

Ramona Perramón Vila

1898-1936

 

Ramona (Raymonde) naquit le 29 août 1898 à Vic (Barcelone, Catalogne, Espagne), et fut baptisée avec les noms de Ramona Rosa María. Elle fut confirmée la même année.

Elle travailla comme domestique, puis dans une usine de textile, et fréquenta l’école des Dominicaines de l’Annonciation

En 1920, elle y entra comme novice et fit la profession en 1928.

Le 27 juillet 1936, les Religieuses durent quitter leur couvent pour être interrogées. Les révolutionnaires voulaient les faire apostasier, renoncer à leur consécration religieuse, et leur imposer leurs propositions malhonnêtes.

Sur leur refus, ils les firent remonter en camion pour les reconduire au couvent, en réalité pour aller vers la montagne du Tibidabo ; ils passèrent Vallvidrera et, au lieu-dit El Fero les firent descendre.

Ils les tuèrent l’une après l’autre. Deux d’entre elles, Ramona et la jeune Otilia, survécurent quelques heures et purent raconter les détails qu’on a mentionnés.

Ramona fut recueillie par des personnes courageuses et bien intentionnées ; on la transporta à un hôpital de la Croix-Rouge, où elle manifesta sa reconnaissance envers ces bons samaritains, mais aussi à Dieu pour cette grâce du martyre.

Depuis, l’endroit du martyre a été appelé Les Monjes («les Moniales»).

Ramona et ses Sœurs furent béatifiées en 2007.

 

 

Rosa Jutglar Gallart

1900-1936

 

Rosa naquit le 25 janvier 1900 à Sabassona (Barcelone, Catalogne, Espagne), et fut baptisée le 27, et confirmée en 1901.

Elle fréquenta le collège des Dominicaines de l’Annonciation à Folgarolas (Barcelone) et travailla quelque temps en usine.

En 1920, elle entra comme novice chez les mêmes Dominicaines et fit la profession en 1921.

Elle fut envoyée à Manresa, pour s’occuper des petits enfants, avec lesquels elle réussissait très bien.

Le 26 juillet 1936, des miliciens fouillèrent la demeure de Manresa où la Religieuse s’était réfugiée avec Sœur Reginalda Picas Planas. Ils se moquaient d’elles et leur firent des propositions malhonnêtes, évidemment repoussées fermement.

Le lendemain, 27 juillet, ils allèrent les trouver dans l’autre maison où, inséparables, elles s’étaient réfugiées.

Ils les firent remonter en camion et allèrent les assassiner à Castellgall (Barcelone), au lieu-dit dels Torrents.

Rosa et Reginalda furent béatifiées en 2007.

 

 

 

José Pineda Cejas

1900-1936

 

José Pineda Cejas naquit le 13 février 1900 à Puente Genil (Cordoue, Espagne S).

Il reçut l’ordination sacerdotale.

Le 27 juillet 1936, il fut martyrisé à Puente Genil.

José Pineda Cejas sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 27 juillet.

 

 

Andrés Jiménez Galera

1904-1936

 

Andrés naquit le 25 janvier 1904 à Rambla de Oria (Almería, Espagne).

Après ses études au séminaire, il fut ordonné prêtre en 1926 et nommé vicaire à Almería, en même temps que professeur de théologie au séminaire diocésain.

Plus tard, en 1934, il eut l’occasion de rencontrer le salésien Marcelino Olaechea, auquel il manifesta son désir de faire partie de la Société salésienne.

Il expérimenta cette nouvelle vie à Salamanque dès 1935, et s’y trouva vraiment comme un poisson dans l’eau.

En 1936, il commença le noviciat à Mohernando (Guadalajara). Mais c’était l’année de la triste révolution.

Le 23 juillet, la maison fut prise d’assaut, et tous les Religieux furent arrêtés. Don Andrés n’épargna pas sa peine pour réconforter autant qu’il put ses Confrères, les encourageant à accepter la volonté de la Providence.

Quand ils furent expulsés de la maison, Andrés et les autres tournèrent pendant quelques jours dans les environs d’Henares, à la recherche d’un refuge.

Le 27 juillet, des miliciens les surprirent et les emmenèrent au palais des Marquis de Heras, puis au Gouvernement Civil de Guadalajara. Le Gouverneur les renvoya à Mohernando comme prisonniers.

En route, d’autres miliciens réquisitionnèrent un des cochers et l’obligèrent à repartir sur Madrid. Il y avait dans ce véhicule don Andrés et un étudiant, Eulogio Cordeiro.

A une cinquantaine de kilomètres de Madrid, près de Guadalajara, ils s’arrêtèrent et firent descendre les deux Religieux. Ils voulurent obliger don Andrés à jeter à terre son crucifix, mais il refusa. Ils lui dirent alors de traverser la route et d’aller jusqu’au Henares, après un terrain en jachère. Don Andrés n’en eut pas même le temps : huit miliciens lui tirèrent par derrière et le prêtre tomba face contre terre. L’un des miliciens s’avança et, constatant qu’il était encore vivant, lui donna le coup de grâce.

Le corps du prêtre resta sans doute plusieurs jours sans sépulture ; ensuite, on ne l’a jamais retrouvé.

Don Andrés mourut martyr le 27 juillet 1936, et fut béatifié en 2007.

 

 

José Franco Ruiz

1906-1936

 

Il naquit le 24 mars 1906 à Sotragero (Burgos, Espagne). Baptisé dès le lendemain de sa naissance, en la fête de l’Annonciation, il reçut le nom de saint Joseph, José. C’était l’aîné de quatorze enfants.

Dès 1910, selon la coutume du temps, il reçut la Confirmation.

En 1925, il entra dans la congrégation de Saint-Pierre-aux-Liens et prit le nom de Máximo. A dix-neuf ans, il n’avait pas vraiment fait d’études, raison pour laquelle ses Supérieurs l’orientèrent vers l’état de frère convers, pour accomplir divers travaux au service de la communauté.

Il commença ainsi le noviciat en 1926, émit la profession en 1927 et les vœux perpétuels en 1932.

Outre ses occupations manuelles, on lui confia les petits enfants de l’Asile Durán à Barcelone.

En 1936, il se trouvait dans la communauté de San Feliu, lorsque le 26 juillet les miliciens prirent d’assaut  la maison et arrêtèrent tous les Religieux. José reçut avec eux la palme du martyre dans la localité de Pallejá (Barcelone), le 27 juillet 1936.

José Franco Ruiz, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 27 juillet.

 

 

 

José María Ruiz Cano

1906-1936

 

Né le 13 septembre 1906, à Jerez de los Caballeros (Badajoz), José María reçut la Première communion en 1914.

Dix ans plus tard, il était chez les Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie ou Clarétains, du nom de leur fondateur (Antonio María Claret, v. 24 octobre).

En 1927, alors qu’on ne parlait pas de persécution, il écrivait dans ses notes : Mon bon Jésus, si je n’en étais pas si indigne, je te demanderais la grâce du martyre, pour sceller ainsi ma vie religieuse.

Il fut ordonné prêtre en 1932.

Il enseigna une année à Aranda de Duero (Burgos) ; en 1933, il écrivait dans son agenda : Seigneur ! Que soit faite ta volonté ! Donne-nous ta grâce pour boire le calice amer de la persécution et du martyre. Rends-en moi digne !

En juin 1933, il fut envoyé comme formateur au séminaire clarétain de Sigüenza, où il était ainsi responsable de soixante jeunes séminaristes, qui avaient entre douze et seize ans.

Arriva la révolution de juillet 1936.

Jusqu’au 25 juillet, la situation semblait se maintenir assez calme à Sigüenza, lorsque, ce jour-là, l’évêque et quatre Clarétains furent arrêtés, puis fusillés (cet évêque fut martyrisé le 28 juillet ; la cause n’est pas encore conclue).

Le père José María réunit alors tous ses «disciples» dans la chapelle, vers treize heures, et les mit au courant de la situation. Il tenta de les rassurer, leur disant que les supérieurs avaient seulement décidé, pour le moment et par précaution, de fermer le collège et de disperser tous les élèves par petits groupes, qui iraient se réfugier chez des amis et proches alentour, disposés à les accueillir.

Cela dit, le Père se tourna vers l’image de la Vierge Marie portant l’Enfant-Jésus. A genoux, les bras en croix, il pria à peu près en ces termes : O ma Mère ! si vous voulez une victime, me voilà ; choisissez-moi, mais ne permettez pas que ces innocents subissent le moindre mal, car ils n’ont rien fait à personne.

Aux plus grands qu’il voyait partir et qui lui disaient A bientôt !, il répondait : Au Ciel !

Il resta avec le groupe des plus jeunes élèves et partit le dimanche 26, pour Guijosa, à quelque sept kilomètres de Sigüenza, où il arriva à la tombée de la nuit. Le curé et les habitants les accueillirent à bras ouverts. Certains proposèrent au Père de laisser là les enfants, qui ne risquaient plus rien, et de s’enfuir. Sa réponse fut : Même s’ils me prennent et m’abattent, je ne laisse pas les enfants.

On chercha le Père des enfants qui avaient fui de Sigüenza.

Le 27 juillet, tôt, le Père célébra la Messe pour ces jeunes garçons, en l’église paroissiale. A midi, arrivèrent sept voitures. Un milicien de Sigüenza prit la parole : Voilà le Père, lequel rétorqua : Notre-Dame du Carmel, sauvez l’Espagne ; je meurs content.

On l’interrogea pendant une heure, dans une des voitures, gardée par deux miliciens, tandis que les séminaristes se massaient autour. Le Père leur dit : N’ayez pas peur. Il n’y a rien. Je meurs content.

On voulut lui faire dire Vive le communisme ! Vive la Russie !, mais il traduisit : Vive le Christ roi ! Vive la Vierge Marie ! Certains voulaient le tuer sur place, mais le chef le fit monter dans une voiture.

Des miliciens qui venaient de profaner l’église paroissiale, lui apportèrent une pieuse image de l’Enfant-Jésus ; ils la jetèrent au père José María en lui disant : Tiens, tu vas mourir en dansant avec lui. Le Père serra l’image contre son cœur, puis un milicien la lui arracha et la jeta par-terre.

La voiture partit. Le Père dit adieu aux enfants et les bénit.

La caravane de voitures alla s’arrêter à la limite de la colline Otero, à mi-chemin entre Guijosa et Sigüenza. Ordre fut donné au père José María de descendre ; il obéit, les bras en l’air (en forme de croix). Il pardonna à ses ennemis, les bénit et commença de monter sur l’Otero : c’était la montée au Calvaire, avant la Croix.

Il y eut une décharge de fusil. Le prêtre tomba à terre, les bras en croix, le crâne tout défoncé. C’était le 27 juillet 1936, à treize heures. Après le Calvaire et la Croix, la gloire de la Résurrection.

Plus tard, un des miliciens reconnut : Ce Frère qui était avec les enfants, tout de même, il disait qu’il nous pardonnait, alors qu’on allait le tuer…

Le lendemain, quatorze autres jeunes Clarétains devaient recevoir la palme du martyre près de Ciudad Real. Avec eux, le père José María Ruiz Cano fut béatifié, en 2013.

 

 

José Caselles Moncho

1907-1936

 

Né le 8 août 1907 à Benidoleig (Alicante, Espagne), José étudia au collège salésien de Valencia, et entra dans la Société à Campello (Alicante). Il fit la profession religieuse en 1927.

Après les études de théologie à Carabanchel (Madrid), il fut ordonné prêtre à Valencia en 1936.

Il rejoignit le Tibidabo au printemps de 1936 et chercha à trouver un abri pour tous ses élèves, oublieux de sa propre personne.

Voulant rejoindre des élèves qui venaient d’être arrêtés par les miliciens, il fut lui-même arrêté et torturé dans une prison de Barcelone, et tué le 27 juillet 1936.

Il fut béatifié en 2001.

 

 

José María González Delgado

1908-1936

 

José était né le 26 février 1908 à Gabia Grande (Grenade, Espagne).

Entré chez les Carmes de l’Ancienne Observance, il était au couvent de Hinojosa del Duque (Cordoue), et fut ordonné prêtre.

Il dirigeait les jeunes séminaristes.

Refusant de crier Vive le communisme, il cria Vive le Christ Roi, et fut immédiatement abattu.

Il reçut la palme du martyre sur la place centrale de Pueblo Nuevo, le 27 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2013.

 

Voir aussi la notice Carmes martyrs à Cordoue 1936

 

Emilio Puente González

1911-1936

 

Il naquit le 5 mars 1911 à San Andrés de Montearados (Burgos, Espagne) et fut baptisé le jour suivant.

La famille comptait déjà plusieurs membres dans les Ordres : un oncle maternel était prêtre ; sa sœur était piariste ; deux cousins étaient dans la congrégation de Saint-Pierre-aux-Liens

Emilio reçut la Confirmation en 1916, et rejoignit la même Congrégation à Marseille, où il prit le nom de Bernardo et commença le noviciat en 1929. L’année suivante, il faisait la première profession.

Cinq ans plus tard le rejoindra son jeune frère Joaquín (v. ce même jour).

Entre 1930 et 1936, Emilio Bernardo étudia la philosophie et fit deux années de théologie ; il reçut les Ordres mineurs.

En juillet 1936, toute la communauté de Barcelone fut expulsée et Emilio se réfugia chez des amis ; il fut cependant reconnu dans la rue, et arrêté.

Interrogé longuement, torturé, il fut déclaré ennemi du peuple parce que religieux, et condamné à mort.

Il reçut la palme du martyre dans la localité de Montjuic (Barcelone), le 27 juillet 1936. Le même jour, son jeune frère était aussi fusillé, mais dans une autre localité.

C’est un de ses élèves qui reconnut son corps à la morgue de l’hôpital.

Emilio Puente González, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 27 juillet.

 

 

Modesto Vegas Vegas

1912-1936

 

Né le 24 février 1912 à La Serna (Palencia, Espagne), Modesto fréquenta l’école de son village, puis entra au séminaire franciscain de Granollers en 1924.

Il y fit ses humanités, ainsi que le noviciat, et émit la profession religieuse en 1929.

Après la philosophie, il partit pour Ósimo (Italie), y acheva ses études et reçut le sacerdoce, en 1934.

De retour en Espagne, il exerça le saint ministère à Granollers, ainsi que dans la région du Vallés oriental. Nombreux étaient les pèlerins qui venaient prier au sanctuaire de Notre-Dame de Montserrat et de saint Antoine de Padoue. Lui-même infirme, Modesto savait accueillir avec bonté et compréhension les pécheurs, pour les conduire au pardon de Dieu.

Le 19 juillet, il alla se réfugier chez une dame tertiaire franciscaine, où travaillait d’ailleurs sa sœur Carmen. Il y resta jusqu’au 27 juillet.

On avertit la maîtresse de maison des intentions des miliciens. Le père Modesto quitta les lieux dans l’après-midi, avec sa sœur, pensant trouver un refuge sûr à l’hôpital de Granollers. A mi-chemin, alors qu’il était vêtu en civil, des enfants le reconnurent et le saluèrent gentiment : Père Modesto !…

Des miliciens les entendirent et s’approchèrent ; le père Modesto fut arrêté avec sa sœur, conduit au Comité révolutionnaire, où il déclina son identité de prêtre et franciscain, ce qui lui valut un torrent d’insultes.

Sa sœur était là aussi et tenta, pour le sauver, de nier qu’il était prêtre ; mais lui insista à dire la vérité ; les miliciens se mirent à blasphémer, à sortir mille accusations contre les prêtres et les religieux. Le père Modesto osa répliquer : C’est faux ! les prêtres et les religieux ne font de mal à personne ! Au contraire, nous faisons tout ce que nous pouvons pour le bien de tous ! Un milicien, ancien séminariste, plein de rage, lui répondit : Menteur ! J’ai étudié, moi, chez les curés, et je les connais bien ! Vous devez tous êtres brûlés vifs !

On libéra Carmen, mais on garda Modesto ; sous prétexte de le conduire en prison, on le fit monter dans un camion. Un autre témoignage rapporte que Modesto demanda : Vous me conduisez à la mort ? Vous n’avez pas de compassion pour un malade ? Ils lui répondirent : Si tu es malade, tu n’as rien à faire de cette vie. On va te conduire à un endroit où, selon ce que tu crois toi-même, tu seras bien mieux !

Parvenus au bois de Can Montcada (Lliçà d’Amunt), à quatre kilomètres de là, ils le fusillèrent. Son corps resta là pendant trois jours, avant d’être enterré dans une fosse commune, enregistré comme inconnu, entre vingt-cinq et trente ans.

Le père Modesto avait en réalité vingt-quatre ans ; il reçut ainsi la palme du martyre près de Barcelone, vers dix-sept heures, le 27 juillet 1936.

Il fut béatifié en 2001.

 

 

Felipe Hernández Martínez

1913-1936

 

Né le 14 mars 1913 à Villena (Alicante, Espagne), dans une famille d’agriculteurs.

De caractère un peu inquiet, parfois farouche, Felipe entra à neuf ans au collège des Salésiens, puis dans leur séminaire de Campello en 1924.

En 1929, ce fut le noviciat à Gerona, la profession en 1930, avant de commencer les trois années de «pratique» à Ciudadela (Minorque).

Il passa trois ans à Ciudadela, se montrant toujours très dynamique et joyeux, aidant les plus jeunes à servir la messe.

A la fin de sa première année de théologie à Carabanchel (Madrid), il devait rejoindre Sarriá. Il trouva un aumônier auprès duquel il pouvait assister à la messe et se confesser ; ayant reçu le conseil de ne pas s’y présenter aussi régulièrement, il répondit courageusement : S’il faut mourir, je préfère voir la mort en face que de me faire surprendre par derrière.

Il fut abattu à Barcelone, le 27 juillet 1936, et béatifié en 2001.

 

 

Jaime Ortiz Alzueta

1913-1936

 

Né le 24 mai 1913 à Pampelune (Espagne), Jaime fréquenta divers collège, où son caractère difficile le faisait mal noter.

Il commença par travailler, puis demanda à entrer chez les Salésiens de Pampelune, pour pouvoir plus tard éduquer chrétiennement les futurs ouvriers.

Il fit le noviciat, puis la profession religieuse en 1932.

Il fut envoyé à Turin pour se perfectionner en mécanique et assista à la canonisation du Fondateur, don Giovanni Bosco.

Il devait rejoindre Sarriá, il se réfugia chez une personne amie, mais fut découvert par les miliciens. On trouva des médailles dans l’étui de sa clarinette et il fut condamné à mort.

Après des tortures, il fut abattu à Barcelone, le 27 juillet 1936. Plus tard, on retrouva des photographies de son corps, blessé à la poitrine et le visage déformé par les coups de bâton.

Il fut béatifié en 2001.

 

 

Zacarías Abadía Buesa

1913-1936

 

Né le 5 novembre 1913 à Almuniente (Huesca, Espagne), Zacarías entra chez les Salésiens en 1930.

Déjà présent à Sarriá, très intelligent, il montra des dispositions particulières pour la littérature.

A la fin de l’année scolaire 1936, il se destinait aux études de théologie, avec le désir de devenir prêtre et de partir pour les missions (où, peut-être, il aurait reçu le martyre…)

Il reçut la palme du martyre à Barcelone, le 27 juillet 1936. Il n’avait pas vingt-trois ans.

Il fut béatifié en 2001.

 

 

Antoni Tost Llaveria

1915-1936

 

Antoni était né le 17 janvier 1915 à Montroig (Tarragona, Catalogne, Espagne).

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lassalliens), il prit le nom de Francesc Magí.

Il venait d’être nommé à l’école de Santpedor en 1935.

Martyrisé au cimetière de Balsareny le 27 juillet 1936, il fut béatifié en 2007.

 

 

Joaquín Puente González

1915-1936

 

Il naquit le jour de Noël, 25 décembre 1915 à San Andrés de Montearados (Burgos, Espagne) et fut baptisé trois jours plus tard, en la fête des Saints Innocents, le 28 décembre. Il reçut la Confirmation en 1922.

Il suivit l’exemple de son frère aîné Emilio (v. ce jour) et entra dans la congrégation de Saint-Pierre-aux-Liens à Marseille en 1934, avec le nom de Jacinto et fit la profession en 1935.

Revenu en Espagne, il fut à Sant Feliu pour ses études en même temps que pour s’occuper des enfants de la maternelle. En juillet 1936, il fut envoyé à la maison de Barcelone.

Il y était à peine installé, que les miliciens envahirent l’établissement et expulsèrent les Religieux. Joaquín Jacinto se réfugia chez des amis.

Le 26 juillet, il se rendit à la communauté de Sant Feliu, où il fut arrêté à minuit en même temps que les autres membres. Ils furent conduits au río Llobregat et exécutés à trois heures du matin. Joaquín Jacinto, qui n’avait que vingt ans, ne mourut pas immédiatement et agonisa quatre heures durant.

Il reçut ainsi la palme du martyre dans la localité de Pallejá (Barcelone), le 27 juillet 1936. Le même jour, son frère aîné était aussi fusillé, mais dans une autre localité.

Joaquín Puente González, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 27 juillet.

 

 

Otilia Alonso González

1916-1936

 

Otilia naquit le 31 décembre 1916 à Enfistiella (Nembra, Asturies, Espagne), fut baptisée le 2 janvier suivant, et confirmée en 1925.

Orpheline de sa mère à deux ans, elle fut très bien éduquée par la seconde épouse de son père. 

Elle fréquenta l’école d’Etat, puis celle des Dominicaines de l’Annonciation, à Caborana.

En 1932, elle y entra comme novice et fit la profession en 1933.

En 1935, on l’envoya à Barcelone, pour y préparer l’habilitation à enseigner.

Lors de la révolution de juillet 1936, elle s’apprêtait à partir se réfugier aux Asturies.

Le 27 juillet 1936, les Religieuses durent quitter leur couvent pour être interrogées. Les révolutionnaires voulaient les faire apostasier, renoncer à leur consécration religieuse, et leur imposer leurs propositions malhonnêtes.

Sur leur refus, ils les firent remonter en camion pour les reconduire au couvent, en réalité pour aller vers la montagne du Tibidabo ; ils passèrent Vallvidrera et, au lieu-dit El Fero les firent descendre.

Ils les tuèrent l’une après l’autre. Deux d’entre elles, Otilia et Ramona Perramón, survécurent quelques heures et purent raconter les détails qu’on a mentionnés. 

Otilia fut recueillie par des personnes courageuses et bien intentionnées ; on la transporta à un hôpital de la Croix-Rouge, où elle manifesta sa reconnaissance envers ces bons samaritains, mais aussi à Dieu pour cette grâce du martyre. Elle pria le médecin d’avertir sa famille, et lui confia qu’elle mourait soumise, pure, totalement abandonnée à la volonté de Dieu. Elle demanda une médaille pour la baiser et prier. Son agonie dura deux heures environ.

Depuis, l’endroit du martyre a été appelé Les Monjes («les Moniales»).

Otilia mourut au soir du 27 juillet 1936 ; elle avait dix-neuf ans. 

Elle et ses Sœurs furent béatifiées en 2007.

Helena Staszewska

1890-1943

 

Polonaise de naissance, Helena naquit le 30 juillet 1890 à Złoczew, de Karol et Maria Kaszyńskich, qui eurent douze enfants. C’est elle qui dut aider toute cette fratrie.

Après son baccalauréat, elle fut maîtresse d’école pour pouvoir aider sa famille.

En 1921, elle entra chez les Ursulines, où se trouvaient déjà deux de ses sœurs. Elle prit le nom de Maria Klemensa de Jésus Crucifié.

Elle fut supérieure adjointe à Sierczy, Zakopane, Stanisławowo, et supérieure à Częstochowa, Gdynia et Rokiciny Podhalańskie, où elle arriva en août 1939.

Les Religieuses hébergèrent les élèves à Varsovie et organisèrent un enseignement clandestin. Mère Maria Klemensa cacha des jeunes filles juives, des blessés, des réfugiés.

Surveillée, Mère Maria Klemensa fut arrêtée le 26 janvier 1943, conduite à la prison de Montelupich et de là envoyée au camp d’Auschwitz, sous le numéro 38102.

Elle y mourut des mauvais traitements et de la fièvre typhoïde, le 27 juillet 1943.

Elle a été béatifiée en 1999.

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25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 23:00

26 JUILLET

 

I.

SS Anne et Joachim, parents de la Très Sainte Vierge Marie ; l'église dédiée à sainte Anne, à Jérusalem, serait construite sur les fondations de leur maison.

S Erastos, chrétien de Corinthe cité en Ro 16:23, peut-être même déjà un des soixante-douze disciples du Seigneur.

?

SS Symphronius, Olympius, Théodule et Exupérie, martyrs romains.

S Pasteur, mystérieux romain, peut-être martyr, peut-être à identifier avec Hermas ou Pimenius.

VI.

S Valens, évêque à Vérone.

Stes Pompaia (Koupaia) et Sève, mère et sœur de s.Tugdual ; Pompaia est patronne de Langoat.

VIII.

Ste Christine (Christiane), fille d'un roi anglais, vierge près de Termonde.

IX.

SS Bénigne et Charus, deux ermites près de Malcesine.

S Glisent, ancien soldat de Charlemagne, ermite près de Brescia, où il vivait avec une ourse et une brebis.

X.

S Turpion, évêque à Limoges.

XI.

B Gothalm, irlandais ou écossais mort près de Melk.

B Jore, évêque au Mont Sinaï, venu à Béthune où il mourut.

S Simeone, un arménien venu vivre en ermite près de Mantoue.

S Austindus, bénédictin et évêque à Auch, défenseur des libertés de l'Église contre les seigneurs d'Armagnac.

XIII.

SS Evangelista et Pellegrino, deux ermites de Saint-Augustin, prêtres à Vérone.

B Ugo de Actis, moine silvestrin à Sassoferrata.

XV.

Bse Camilla Gentili, martyre à San Severino, tuée par son mari impie.

XVI.

Bx John Ingram, prêtre, et George Swallowell, laïc, martyrs anglais, le premier à Gateshead, l’autre à Darlington.

Bx Edward Thwing et Robert Nutter, prêtres anglais martyrs, béatifiés en 1987. Robert se fit dominicain pendant la prison.

XVII.

B William Ward ou Webster, prêtre anglais martyr à Tyburn.

B André de Phu Yên, adolescent, catéchiste précoce, protomartyr du Vietnam ; béatifié en 2000, il n'est pas inclus dans la liste des cent dix-sept Saints martyrs du Vietnam fêtés le 24 novembre.

XVIII.

Bx Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort, missionnaire à Limoges, et Pierre-Joseph Le Groing de la Romagère, chanoine à Bourges, martyrs aux pontons de Rochefort, béatifiés en 1995.

Bses Marie-Marguerite de Saint-Augustin Bonnet, Marie-Madeleine (Catherine de Jésus) de Justamont, Anne de Saint-Basile Cartier, Marie-Claire de Sainte-Rosalie du Bac, Elisabeth-Thérèse du Cœur de Jésus Consolin, ursulines guillotinées à Orange.

XIX.

Bse Bartolomea Capitanio, sainte femme de Lovere, co-fondatrice, avec Vincenta Gerosa, des Sœurs de Charité de Marie-Enfant.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 1999 :

Augustins : à Motril, le prêtre Vicente Pinilla Ibáñez (*1870) ;

Diocésains : à Motril, Manuel Martín Sierra (*1892) ;

- béatifiés en 2007 :

Trinitaires : près de Jaén, le prêtre Santiago Altolaguirre Altolaguirre (Mariano de Saint-Joseph, *1857) ;

Lasalliens : près de Barcelone, Antonio Jaume Secases (Jaume Berti, *1905) ;

- béatifiés en 2013 :

Diocésains : à ou près de Tarragona, Josep Badía Minguella, Francesc Vidal Sanuy, Josep Masquef Ferrer, Josep Civit Timoneda, Aleix Miquel Rossell, Miquel Vilatimó Costa, Pau Roselló Borgueres, Pau Gili Pedrós  (*1863, 1867, 1872, 1874, 1882, 1888, 1895, 1912) ;

Bénédictins : près de Tarragona, le profès Josep María Jordá y Jordá (*1884), et près de Huesca le profès Vicente Burrel Enjuanes (*1896) ;

Mercédaires : près de Huesca, le prêtre Amancio Marín Mínguez (*1908) ;

- béatifiés en 2017 :

Clarétains : à Lleida et Barcelone, les prêtres Gumersindo Valtierra Alonso, Manuel Jové Bonet, Xavier Sorribas Dot  (*1874, 1895, 1909) ; les clercs Miguel Oscoz Arteta, Amadeu Amalrich Rasclosa (*1912), Pere Caball Juncà (*1913), José Elcano Liberal, Lluís Plana Rabugent, Teófilo Casajús Alduán (*1914), Senén López Cots, Lluís Hortós Tura, Josep Casdemont Vila, Vicente Vázquez Santos, Antonio Cerdá Cantavella (*1915), Amadeu Costa Prat, Onésimo Agorreta Zabaleta, Xavier Amargant Boada (*1916) ;

- béatifié en 2021 :

Laîques : près de Cordoue, Ángel Cantador González (*1892).

B Anno Sjoerd Brandsma (Titus, 1881-1942), grand carme hollandais, professeur à l'Université catholique de Nimègue, journaliste ardent, conduit à Dachau où on lui fit une injection mortelle, béatifié en 1985.

Bse Giuseppa Maria de Micheli (Maria Pierina, 1890-1945), italienne des Filles de l'Immaculée Conception, béatifiée en 2010.

S Ġorġ Preca (1880-1962), prêtre à Malte, fondateur de la Société de la Doctrine Chrétienne, béatifié en 2001 et canonisé en 2007.

 

 

 

Anne et Joachim

1er siècle

 

Dans l’Evangile, il est question de la généalogie de Joseph, père nourricier de Jésus, mais pas de celle de Marie. L’humilité de la Servante du Seigneur a couvert également la sainteté de ses parents, Anne et Joachim.

C’est que les Évangiles ne sont pas là pour nous faire des reportages historiques, mais pour nous présenter la Bonne Nouvelle apportée par le Verbe incarné. Anne et Joachim sont les heureux parents de Marie, et donc les grands-parents de Jésus, mais c’est la sainteté de Jésus surtout qui est retombée en grâces sur sa Mère et ses grands-Parents, comme le soleil qui communique sa lumière aux astres qui l’environnent.

Des écrits apocryphes très anciens, parmi lesquels le fameux Protévangile de Jacques, nous racontent des choses qui, sans être divinement inspirées, ont tout du vraisemblable et peuvent nous aider à admirer l’œuvre divine de la Rédemption, dans les derniers temps qui ont précédé la naissance de notre Sauveur.

D’après ce Protévangile, donc, le mariage d’Anne et Joachim était resté stérile ; ces pieux époux en étaient non seulement affligés, mais aussi méprisés par l’entourage juif. Cependant, après beaucoup de prières et de larmes, ils reçurent la visite d’un Ange qui leur annonça une prochaine naissance : ce fut Marie.

Reconnaissants, ils vinrent offrir leur petite fille au Temple dès qu’elle eut trois ans (c’est l’origine de la fête de la Présentation, le 21 novembre).

Le culte à sainte Anne et saint Joachim est tardif. Il commença en Orient et se développa en Occident à partir du XIIe siècle, en corrélation avec la dévotion à l’immaculée conception de Marie. Ce n’est qu’au XVIe siècle que la fête fut étendue à toute l’Eglise. Mais on séparait Anne de son époux Joachim : Anne fut fêtée le 26 juillet, et Joachim le 16 août, au lendemain de la fête de l’Assomption de Marie. Dans le calendrier réformé les saints époux sont maintenant réunis en une seule fête, le 26 juillet.

Les premiers sanctuaires en l’honneur de la mère de Marie furent élevés à Jérusalem, là où fut conçue la sainte Vierge immaculée, en Asie Mineure et en Grèce. En Occident, la dévotion envers sainte Anne se développa particulièrement en Silésie, en Rhénanie, en Provence (Apt), en Bretagne (Auray), dont sainte Anne a été proclamée patronne en 1914, au Canada (Beaupré). Ces trois derniers sanctuaires ont aussi été honorés par le couronnement des statues qui y sont vénérées.

Le pèlerinage d’Auray remonte aux apparitions de sainte Anne à Yves Nicolazic en 1626.

 

Pour terminer, voici une petite prière provençale en l’honneur de sainte Anne : 

 

Sainte Anne, mère de Notre Dame 

et mère-grand de Jésus-Christ,

Enseignez-moi le saint Paradis.

 

ou bien, en provençal : 

 

Santo Anno, mero de Nouestro Damo

Et mero grand de Jesus-Christ,

Enseignetz me lou sant Paradis.

 

 

Erastos

1er siècle

 

Le nom d’Erastos (Erastus, Eraste) apparaît trois fois dans l’Ecriture : deux fois sous la plume de saint Paul, une fois sous la plume de saint Luc, le compagnon de Paul : 

- aux Romains : Eraste, le trésorier de la ville, vous salue (Rm 16:23) ;

- dans les Actes des Apôtres : (Paul) envoya en Macédoine deux de ceux qui l’assistaient, Timothée et Eraste, et demeura lui-même quelque temps en Asie (Ac 19:22) ;

- à Timothée : Eraste est demeuré à Corinthe (2Tm 4:20).

 

Une première question : s’agit-il du même personnage ? D’après la tradition orientale et occidentale, on pourrait répondre par l’affirmative, tant il est vrai que, s’il s’agissait de plusieurs personnages, le texte le préciserait probablement. Eraste semble ici aussi connu que Timothée.

Il a pu être converti par saint Paul à Corinthe, accompagner son maître jusqu’à Ephèse, d’où il repartit pour la Macédoine.

Les Grecs ont cependant précisé qu’Eraste était un des soixante-douze disciples du Seigneur, qu’il serait passé à Corinthe avant de revenir à Jérusalem, où ses compétences furent mises à profit au service de l’Eglise naissante, avant de devenir évêque à Panéas (ancien site de Césarée de Philippe).

Les Latins, de leur côté, ont supposé que, puisque Paul avait envoyé Eraste en Macédoine, ce dernier y serait devenu évêque à Philippes, et même mort martyr.

Aussi prudemment que laconiquement, le Martyrologe dit qu’ Eraste, trésorier de Corinthe, avait rendu service à saint Paul.

Eraste est mentionné le 26 juillet.

 

 

 

Simeone de Polirone

† 1016

 

Simeone aurait été originaire d’Arménie, d’où le nom qu’on lui donne parfois de Siméon l’Arménien.

Suivant l’appel de Dieu, il aurait abandonné toute sa famille (et même son épouse ?) pour devenir un moine de l’Ordre de Saint-Basile, et un ermite.

Après avoir visité les Lieux Saints de Palestine, il vint à Rome (vers 983), où on le prit pour un hérétique. Examiné par le pape, il fut jugé orthodoxe.

Avant ou après son passage à Rome, il fit encore de longs pèlerinages à Tours au tombeau de saint Martin, à Compostelle au tombeau de saint Jacques, puis vint s’établir en Lombardie, au tout récent monastère bénédictin de Polirone, près de Mantoue.

Tout ce mouvement ne dit pas grand-chose sur l’extraordinaire sainteté de Simeone ; il aurait fait beaucoup de miracles, dès son vivant et après sa mort, qui advint le 26 juillet 1016.

Quand on demanda au pape d’élever une église en son honneur, la réponse servit de «canonisation» ; elle disait : S’il fait des miracles éclatants, bâtissez l’église pour l’y placer… Traitez-le comme saint.»

De la célèbre abbaye à San Benedetto Po, il reste d’amples bâtiments, mais hélas pas de communauté.

 

 

Austindus d’Auch

1000-1068

 

Austindus était un Bordelais, né ves 1000.

Il entra au monastère bénédictin de Saint-Orens à Auch, où il devint abbé.

Le diocèse d’Auch traversait une pénible période, l’évêque étant simoniaque ; il fut déposé. En 1050, c’est Austindus qui devint alors le soixante-deuxième titulaire d’Auch. Plus précisément, Auch avait été un siège épiscopal jusqu’en 878 (cinquante-et-un évêques) et archiépiscopal depuis 879. Austindus était donc le onzième archevêque.