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26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 18:21

Genaro Pinyol Ricard

1914-1936

 

En la fête de la Nativité de Notre-Dame, le 8 septembre 1914 à Els Torms (Lleida), Genaro vint au monde au foyer de Genaro et Engracia, qui eurent trois autres garçons, dont l’un s’appelait Josep. Genaro fut baptisé le 17 septembre, ou peut-être le 19, en la fête de s.Janvier, dont il porta le nom.

Après l’école du village, Genaro montrait de telles disponibilités, que le curé songea à l’envoyer au séminaire. Mais la famille ne pouvait lui payer de telles études. De son côté, Genaro voulait rejoindre un camarade (un cousin ?) un peu plus âgé que lui, à Cervera, chez les Clarétains. Sa mère alla en parler su Supérieur de Lleida… et c’est ainsi que Genaro commença le postulat à Cervera en 1924, avec son camarade Remigio.

Il fit les Humanités à Alagón et Cervera, non sans quelques difficultés ; là où il réussissait plus facilement, était le dessin et la peinture !

En 1930, ce fut le noviciat à Vic, qui s’acheva avec la profession en 1931, suivi de la philosophie à Solsona et de la théologie à Cervera. Là, il fut victime de plusieurs attaques d’épilepsie, qui mirent un doute pour son futur sacerdotal, mais la Providence allait y remédier d’une autre façon.

Le 21 juillet 1936, en quittant la maison de la communauté, Genaro se permit de prendre avec lui un calice : il n’était pas prêtre et ne pouvait célébrer la Messe, mais il devait avoir une idée en tête : soit il espérait être ordonné quand même, soit il voulait mettre en sûreté cet objet sacré, soit il pensait retrouver un prêtre qui aurait pu ainsi célébrer… Le fait est que, en sortant de la maison clarétaine, il fut fouillé de pied en cap et le calice tomba à terre.

Pour la suite des péripéties rencontrées par Genaro et son ami Remigi, se reporter (plus haut) à la notice Remigi Tamarit Pinyol

Genari n’avait pas été ordonné prêtre, mais il fit lui-même le sacrifice de son sang.

Martyrisé avec son ami Remigi le 27 août 1936 et béatifié en 2017, Genaro Pinyol Ricard sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 27 août.

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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 21:24

Juan Segura Rubira
1881-1936

Né le 21 septembre 1881  à Purchena (Almería) et baptisé cinq jours plus tard par son oncle, Juan était le fils d’un excellent maître d’école, Luis.

Il se forma à l’école de son père, obtint la maîtrise et commença d’enseigner en 1899.

En 1921 - il avait trente-neuf ans - Juan quitta son métier et entra au séminaire. Il fut ordonné prêtre en 1922.

Un an plus tard, il fut nommé directeur des Ecoles de l’Ave Maria de Madrid.

Au moment de la furie de juillet 1936, alors que les révolutionnaires incendiaient les écoles chrétiennes, don Juan se réfugia à Alcázar del Rey. Mais le 25 août, avec le curé de l’endroit, il préféra s’en aller, pour ne pas créer d’ennuis à ses hôtes. 

En partant, il laissa à ceux-ci ce qu’il lui restait d’argent, à charge pour eux de l’utiliser pour fonder une bourse d’études au séminaire d’Almería.

Les deux prêtres se séparèrent. Un peu plus tard, une troupe de miliciens rencontra don Juan dans la campagne de Belinchón et le fusilla sur place.

Martyrisé le 26 août 1936 et béatifié en 2017, Juan Segura Rubira sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 26 août.

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 22:01

Luis Almécija Lázaro

1883-1936

 

Né le 23 avril 1883 à Íllar (Almería) et baptisé trois jours plus tard, Luis eut des parents extrêmement chrétiens ; une de ses sœurs, Carmen, fut prieure clarisse ; deux neveux furent prêtres.

Luis étudia aux séminaires d’Almería et de Grenade ; il était encore au séminaire, quand le Supérieur lui confia la surveillance des élèves plus jeunes ; il fut ordonné prêtre en 1906.

Il fut dans trois paroisses ; d’abord vicaire à la Taha de Marchena, puis curé à Alicún, où il ne trouva que les ruines de l’église : il la fit reconstruire en 1911, elle existe toujours actuellement ; en 1913, il fut nommé à Huécija, où se trouve un sanctuaire en l’honneur des illustres Martyrs d’Alpujarras (1568 - ils ne sont pas mentionnés dans le Martyrologe, ndlr) ; puis il fut nommé à Dehesas Viejas et à La Instinción. Partout, don Luis fut unanimement estimé.

En juillet 1936, expulsé par la persécution, Luis se réfugia chez sa sœur à Íllar. On vint l’arrêter le 19 août pour le mettre en prison à Alhama de Almería. Sa famille réussit à payer une rançon de mille pesetas pour obtenir sa libération, mais on le transféra à la prison de Huécija.

Le 25 août au matin, on le fit sortir de la prison pour aller au pont des Calvos. Luis tenait dans sa main un Crucifix. On lui dit : Si tu lui craches dessus, on ne te tuera pas, mais le Prêtre le baisa avec grande dévotion. On l’abattit immédiatement.

Martyrisé le 25 août 1936 et béatifié en 2017, Luis Almécija Lázaro sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 août.

 

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 21:03

Enric Cortadellas Segura

1909-1936

 

Né le 3 novembre 1909 aux Olujas (Lleida), baptisé le 7 suivant, Enric était l’un des cinq enfants de Ramón et Ángela. Il fut confirmé en 1912.

Son frère, Gabriel, entra aussi dans la famille clarétaine, et mourut en 1933. Deux de ses frères s’appelaient Josep et Tomás.

Enric entra au postulat de Vic en 1921 ; après ses Humanités, il commença la noviciat et fit la profession en 1926. Puis il fut à Solsona pour la philosophie, en même temps que son frère Gabriel. En 1929, ils allèrent à Cervera.

Après avoir reçu les deux premiers Ordres mineurs, Enric se trouvait dans un autobus à destination de Solsona, pour y recevoir les deux autres Ordres, mais le véhicule se renversa ; c’est peut-être en cette occasion que mourut Gabriel. Enric ne put donc rejoindre Solsona pour être ordonné à la date prévue, mais il reçut bientôt les Ordres en question, puis les Ordres majeurs. Il fut ordonné prêtre à Barbastro en 1934.

Sa destination était Cervera. Il y fut responsable des enfants du collège.

Cette communauté dut se disperser le 21 juillet 1936, à cause de la guerre civile et de la persécution. Le frère d’Enric, Josep, vint le chercher et le conduisit chez les parents à Olujas, pensant qu’il y serait en sécurité, mais la maison de cette famille chrétienne était déjà repérée.

Pendant les quelques temps où Enric fut chez ses parents, il priait le bréviaire, le chapelet, racontait la vie du Saint du jour. Les nouvelles qu’il recevait - entre autres le martyre de ses Compagnons qui furent fusillés - lui firent perdre neuf kilos.

Parfois sa mère aussi se laissait aller à dire qu’elle regrettait de l’avoir laissé devenir Religieux, mais Enric répondait que, s’il avait cent vies, cent fois il entrerait chez les Clarétains, quitte à donner sa vie : s’il devait mourir martyr, il serait au Ciel et prierait pour les siens. Il se savait «candidat» au martyre, et en parlait à son frère Tomás.

Dans la maison se trouvait aussi un autre jeune clarétain, nommé José Berenguer.

Le 24 août, on apprit que des membres de la CNT (Confédération Nationale du Travailleur, notre CGT) allaient venir fouiller la maison. Enric et son compagnon se cachèrent tout l’après-midi, mais rentrèrent à la maison pour la nuit. A vingt-trois heures surgirent des hommes armés, qui se dirent de la CNT et du Comité de Cervera.

Les deux Religieux tentèrent de s’enfuir par derrière la maison, profitant de l’obscurité, mais des coups partirent ; des miliciens tinrent en respect un frère et une belle-sœur d’Enric, d’autres le poursuivirent ; Enric se rendit immédiatement, affirmant qu’il préférait mourir lui, et pas son frère, puis on arrêta son compagnon. Un des miliciens se mit à les haranguer pendant plus d’une heure avec des propos contre la Religion. Pour finir : Allez, ça va ! Suivez-nous !

Enric embrassa sa mère : A Dieu, Maman ! On se reverra dans la Gloire !

Tous embrassèrent Enric et le retenaient, au point que les miliciens durent lui faire violence pour l’emmener avec eux. Enric ajouta : Il y a des moments où il est dur d’avoir une Mère !

On conduisit les deux Religieux en-dehors du pays. Une des voitures tomba en panne. A un moment donné, José Berenguer se trouva seul avec un milicien : il réussit à donner un bon coup de poing sur le bras de celui-ci, qui lâcha son arme, et José s’enfuit. A cause de cela, les miliciens revinrent à la maison d’Enric et emmenèrent son frère José : un José remplaçait José ! Enric et José se retrouvèrent au Comité de Cervera. Là, un des membres du Comité reconnut José et le fit libérer : Celui-là, c’est un travailleur, laissez-le. Et ils le reconduisirent à la maison, à quatre heures du matin.

Ils emmenèqrent alors Enric au cimetière. Il avait les mains attachées, et demanda un moment pour prier ; il se mit à genoux ; peu après, impatients, les miliciens lui dirent : Ça suffit comme ça ! Ils l’abattirent.

Martyrisé le 25 août 1936 et béatifié en 2017, Enric Cortadellas Segura sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 août.

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 21:02

Francisco García Balanza

1901-1936

 

Né le 2 avril 1901 à Cartagena (Murcia), d’Antonio et Josefa qui le firent baptiser le lendemain, Francisco fut un des fondateurs de l’Association des Enfants de Marie à Cartagena. Il en devint le président : par sa parole et son exemple enthousiaste, il aida beaucoup de jeunes à rester fidèles dans la foi ; certains versèrent leur sang pour le Christ, d’autres reprirent le flambeau après la guerre civile pour reconstruire l’Association de la Jeunesse Mariale Vincentienne (JMV).

Francisco vivait chez ses parents. En 1936, les membres de l’Association dépassaient les deux-cents. Parmi ceux-là, beaucoup travaillaient à l’Arsenal de Cartagena, au milieu de camarades qui étaient gagnés aux idées marxistes et qui ne se gênaient jamais pour se moquer des Chrétiens.

Un des indices qui poussèrent les révolutionnaires à s’acharner sur Francisco, fut une photographie qu’on lui découvrit, où il se trouvait aux côtés de l’Evêque. Le 9 août, sur la dénonciation d’un milicien qui le connaissait, Francisco fut enfermé pendant une semaine dans un coin de l’Arsenal puis, le 16, conduit à bord du navire Jaime I ; le 25 il fut assassiné par ceux du Comité du navire en question. On retrouva le corps de Francisco, criblé de balles à la tête et dans la poitrine, au Badén de Miranda, dans les environs de Cartagena.

Martyrisé le 25 août 1936 et béatifié en 2017, Francisco García Balanza sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 août.

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 21:01

Joan Busquet Llucià

1868-1936

 

Né le 11 janvier 1868 à Santa Margarida de Montbuy (Vic) et baptisé le 15 suivant, Joan fut confirmé en 1870. Il avait un grand frère, qui fut aussi de la famille clarétaine. Leurs parents s’appelaient José et María ; José était charpentier.

En 1879, Joan entra au Petit séminaire diocésain puis, en 1882 entra chez les Clarétains de Barbastro, où il fit la rhétorique, puis passa à Vic pour la philosophie. Il fit la profession en 1884. En 1886, il partit à Santo Domingo de la Calzada pour la théologie et reçut les Ordres, jusqu’au diaconat. Il fut ordonné prêtre à Lleida en 1891.

En 1890 on l’avait nommé professeur de collège à Cervera, en même temps qu’il donnait des cours de théologie et de liturgie ; puis il fut envoyé successivement à Lleida, Barbastro, Solsona, Cervera, Vic, Barcelone (Gracia).

En 1900, il fut supérieur à Barbastro et fut opéré d’urgence pour l’extraction d’un énorme kyste à la jambe ; le père apporta son «anesthésique», son crucifix ; il disait au chirurgien : Coupez, sans pitié… Je suis un pécheur et j’ai tant de dettes envers le Bon Dieu ; voilà une bonne occasion de les payer. Très admiratif, le chirurgien conserva le kyste dans de l’alcool, en souvenir de ce Père si courageux.

Au Chapitre provincial de 1901, le père Joan fut réélu supérieur ; en 1907, il fut élu supérieur de Calatayud. En 1913, il fut envoyé à Lleida comme consulteur, ministre et prédicateur. Il y resta jusqu’à la mort. Son occupation principale fut le confessionnal, d’autant plus qu’il perdit presque totalement la vue.

Au moment de la dispersion de la communauté, il fut dans une famille et répétait : Si nous devons mourir, Dieu soit béni ! Nous serons martyrs !

Le 21 juillet 1936, il fut arrêté une première fois et interrogé ; tandis qu’on gardait le p.Codina, on relâchait le bon père Joan, à cause de son âge et de sa cécité, car il n’était pas dangereux. Il se rendit dans la même maison qu’avant, puis dans une autre où il conservait le Saint-Sacrement. Le Père attendait patiemment la réponse du Saint-Siège qui lui permettrait de célébrer la Messe sans ornements et avec un simple vase de verre : la permission ne devait arriver que le 22 août, trop tard.

Le père Joan dut quitter cette bonne famille accueillante, pour éviter de lui attirer des ennuis. Il partit donc chez des parents de cette famille, puis chercha à prendre l’autobus le 21 août, mais on le reconnut à la station et on l’arrêta avec un autre membre de la famille, qui l’accompagnait.

En prison, il se mit à confesser les prisonniers qui le désiraient. Des miliciens vinrent fouiller la maison où il se trouvait précédemment et avertirent qu’il était en prison ; la famille lui porta alors des vivres et du linge.

Le 24, arriva à Lleida toute une colonne de miliciens, qui voulaient mettre le feu à la prison, avec tous les prisonniers à l’intérieur. Les autorités locales s’y opposèrent et les miliciens allèrent alors mettre le feu à la cathédrale.

Puis une foule énorme - on parle de trois mille - s’assembla devant la prison, hurlant et demandant la mort de tous les prisonniers. Les Autorités cédèrent en laissant passer vingt prisonniers, parmi lesquels le p.Busquet. En le voyant s’appuyer au mur en raison de sa quasi cécité, quelqu’un s’en émut : Le pauvre ! Qu’est-ce qu’il fait là-dedans… Le Père demanda à prendre son manteau : on lui répondit qu’il n’en avait pas besoin car il n’allait pas prendre froid. Pas de pitié pour lui non plus : on le poussa dans le camion, qui partit pour le Champ de Mars, et on le fusilla.

L’homme qui avait été pris avec le p.Joan, put envoyer un billet à la famille, demandant qu’ils ne lui envoyassent que la moitié de la nourriture : on comprit que le père avait été fusillé.

Martyrisé le 25 août 1936 et béatifié en 2017, Joan Busquet Llucià sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 août.

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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 21:09

Justo Ramón Piedrafita

1896-1936

 

Né le 28 mai 1896 à Huesca, Justo était le fils de Clemente et Ángela, qui le firent baptiser trois jours plus tard.

Il étudia au collège des Pères salésiens de Huesca, où il connut la dévotion mariale. Il entra ainsi dans l’Association mariale de la basilique, très fier d’être le Chevalier de Notre-Dame, dont il accrocha le cordon bleu et blanc au-dessus de son lit, à côté du Crucifix.

Justo épousa en 1923 María Gutiérrez, qui mit au monde six enfants : Elvira, Justo, Carlos, José, Clemente et Agustín, auxquels ces parents chrétiens enseignèrent à leur tour la même dévotion envers Notre-Dame.

Justo fut concierge à Madrid, toujours souriant, toujours correctement habillé avec le petit uniforme de l’époque, toujours prêt à rendre service.

Il fut dénoncé par un autre concierge voisin. Le 8 août 1936, les hommes des Lions Rouges, encadrés par la UGT (Union Générale des Travailleurs, notre CGT française), l’arrêtèrent une première fois, et le laissèrent en liberté après l’avoir fait passer à la tchéka du Comité local. Le 15 août, nouvelle arrestation, par une milice communiste, qui le remirent aussi en liberté.

Une troisième fois Justo fut arrêté chez lui, le 22 août par une milice socialiste. Son épouse put le suivre jusqu’à la tchéka Nord, mais on la renvoya. Le soir, elle revint apporter à son mari de la nourriture et des vêtements, mais on l’envoya promener en lui affirmant que Justo n’avait besoin de rien.

Cette nuit-là, Justo fut au Cuartel de la Montaña, avec deux prêtres et un médecin. A l’aube du 23, on appela les deux prêtres pour les fusiller, puis Justo. Le médecin fut relâché.

A cette date du 23 août 1936, l’aînée des enfants de Justo avait douze ans, le benjamin un an.

C’est un des miliciens qui libéra le médecin, et auquel on doit tous ces détails.

Martyrisé le 23 août 1936 et béatifié en 2017, Justo Ramón Piedrafita sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 août.

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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 21:09

Juan Soler García
1904-1936

Né le 1. décembre 1904 à Chirivel (Almería), Juan fut baptisé deux jours plus tard. Ses bons parents s’appelaient Miguel et Catalina.

En 1917, il commença le séminaire et fit de si bonnes études qu’on lui confia vite l’enseignement dans le même séminaire pendant neuf ans, et que l’Evêque le prit comme secrétaire particulier dès 1926.

Juan fut ordonné prêtre en 1928 et, tout en conservant sa place auprès de l’Evêque, il fut toujours chargé d’enseigner ; pastoralement, il prêta son concours à l’Alquián puis, en 1933, à la cathédrale.

En 1936, il assuma la responsabilité de Conseiller de l’Union des Femmes Catholiques, ainsi que celle de secrétaire pour l’Enseignement diocésain.

Lors de l’insurrection de juillet 1936, ses parents le prirent chez eux. Le 23 août, il marchait dans la rue avec un cousin, lorsque des miliciens le reconnurent. Ils foncèrent vers lui ; la santé de Juan ne lui permettait pas de s’enfuir, les miliciens l’attrapèrent et l’abattirent sur place.

L’émotion fut telle dans le pays pour la mort de ce jeune prêtre de trente-deux ans, que même les assassins prirent peur et libérèrent un parent du prêtre, qu’ils tenaient prisonnier.

Martyrisé le 23 août 1936, béatifié en 2017, Juan Soler García sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 août.

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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 13:43

Josep Vidal Balsells

1908-1936

 

Né le 5 décembre 1908 à Sant Coloma de Queralt (Tarragona), il fut baptisé trois jours plus tard et confirmé en 1914. Son père, muletier, s’appelait Antonio, sa mère Teresa.

Josep fit partie de l’Action Catholique. Il travailla dans une pharmacie.

En 1934, il demanda à être admis chez les Clarétains, malgré ses études incomplètes. Il commença le noviciat à Vic et fit la profession en 1935. Puis il commença courageusement la philosophie à Solsona.

Lors de la révolution de juillet 1936, la communauté dut se disperser. Josep alla se réfugier à San Miguel de Olius, puis Noguer, Clará, Guillenyá, Rial, Les Planes de Besora, Navés, Grifé. Il fallait toujours se cacher, éviter de se faire remarquer, et éviter aussi d’apporter des ennuis à ceux qui l’hébergeaient.

Le 15 août, Josep renouvela sa profession. Pensant à ses vieux parents, il demanda à aller les voir, mais la distance étant assez grande et, les difficultés de déplacement s’étant aggravées, il s’arrêta à Grifé.

De là, il écrivit un mot à ses parents, les invitant à venir le chercher. Mais la lettre fut interceptée et le Comité de Santa Coloma envoya des hommes pour arrêter Josep. Celui-ci eut un mouvement de crainte, mais ensuite reconnut d’anciens camarades, il en embrassa même un ; comme on lui disait qu’ils allaient le conduire chez lui, il fut en confiance et les suivit.

Un peu plus loin, on le fit monter en voiture et l’on prit la direction opposée à Sant Coloma, vers Berga ; il était 9 ou 10 heures du soir, quand les hommes firent descendre Josep et le fusillèrent. Il reçut une dizaine de balles.

Josep avait vingt-huit ans, et un an de profession.

Martyrisé le 22 août 1936, béatifié en 2017, Josep Vidal Balsells sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 août.

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 11:00

Jacint Blanch Ferrer

1868-1936

 

Né le 27 avril 1868 à Vilanova de Sau (Barcelone) et baptisé le jour-même, confirmé en juillet de la même année, selon la coutume d’alors, Jacint était l’un des six enfants de José et María, des gens très chrétiens. Les cinq garçons furent missionnaires clarétains, l’unique fille fut religieuse.

Jacint fit la première Communion à douze ans et fréquenta le séminaire de Vic. Il fut admis au noviciat clarétain de Vic en 1884. L’année suivante, il était à Santo Domingo de la Calzada, où il fit la profession, et reçut tous les Ordres, sauf la prêtrise, qu’il reçut à Saragosse.

On l’envoya d’abord enseigner le latin à Cervera, à Alagón et La Selva del Campo. Il fut prédicateur à Gracia (Barcelone), Solsona, Lleida, Vic, Sabadell ; puis économe à Vic et Gracia. En 1909, il prêchait à Sabadell, où il logeait chez des Religieuses, parce que la maison clarétaine avait été incendiée par des révolutionnaires ; le Père s’habilla avec une blouse et alla se mêler aux incendiaires, feignant d’appartenir à leur groupe, et leur expliquant qu’il valait mieux ne pas mettre le feu à telle ou telle église…

La maison de Gracia fut aussi incendiée en 1909 ; reconstruite, le p.Jacint en fut le supérieur. De même il fut directeur à Sallent, la maison natale du Fondateur Antonio María Claret (v. 24 octobre), qu’il fit restaurer de fond en comble. Par la suite, on lui confia aussi la maison de Solsona.

Le père Jacint n’était pas simplement un homme actif et ingénieux. Il souffrait beaucoup de maux de tête et de la gorge, mais ne manqua jamais de célébrer la Messe. Il travaillait surtout à la glorification du Fondateur et écrivit pour cela d’importants ouvrages ; il fut le vice-postulateur de la cause de béatification ; cette charge qu’il recouvrit depuis 1916 jusqu’à sa mort, l’obligea à voyager souvent à Madrid et Barcelone, à recevoir certains privilèges et certaines permissions, dont certains s’indignèrent, mais que le Père supporta dignement ; même pour une béatification, des Religieux peuvent se fâcher entre eux…

Le père Jacint se trouvait à Barcelone au moment de la guerre civile de juillet 1936. Du 21 juillet au 19 août, il fut hébergé par un ami et put célébrer la Messe et administrer les Sacrements ; il put aussi célébrer dans d’autres maisons, au péril de sa vie ; sur les trottoirs, quand il entendait des blasphèmes, il répliquait Dieu soit loué !

Début août, il dit à son frère : Si nous, les prêtres, nous quittons Barcelone, qui s’occupera des Chrétiens qui vivent dans les maisons ? De même, il refusa la proposition de son hôte, de fuir à l’étranger.

Le 17 août, la crainte d’un contrôle le fit changer de maison. Il alla dormir dans des refuges pour clochards. Le 19, le Père était de nouveau chez son hôte, en train de parler aux enfant, quand arrivèrent les miliciens, qui fouillèrent l’appartement pendant près de trois heures. Ils trouvèrent le chapelet dans la poche du Prêtre et le lui accrochèrent au cou, en se moquant de lui. La maîtresse de maison tenta encore : Vous embarquez un pauvre vieux malade ? Ils répondirent : C’est vous qui nous faites croire qu’il est pauvre.

La famille tenta d’intercéder auprès de la police, mais la réponse fut : S’il s’agissait d’un paysan, oui… mais pour un prêtre, rien à faire.

On a pu apprendre par témoignages croisés, que le père Jacint fut emmené à Pedrales et qu’il fut fusillé le 21 août ; son cadavre fut porté à l’hôpital à treize heures..

Martyrisé le 21 août 1936, béatifié en 2017, Jacint Blanch Ferrer sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 21 août.

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