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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:43

Joan Buxó Font
1879-1936

Né à Montcada, Barcelone, le 24 octobre 1879 (fête du Fondateur des Clarétains, Antonio María Claret), Joan fut baptisé le 28 suivant ; des neuf enfants du chirurgien José et de Catalina, cinq moururent en bas âge, les quatre autres entrèrent en religion : de ces quatre, Joan était l’aîné, les trois autres furent Religieuses.

Joan faillit lui aussi mourir en bas âge, à deux ans, mais il eut la «chance» d’être évacué chez un oncle de Centellas, de sorte qu’il échappa à la contagion.

Au catéchisme, à l’école, Joan était toujours le premier arrivé. C’est qu’il était aussi, à sa façon, quelque peu têtu et désobéissant, en tout cas volontaire, travailleur et fidèle à ses engagements.

Il reçut la Première communion à dix ans et entra au collège des Pères Piaristes de Sabadell. Quand il eut obtenu son baccalauréat (1895), il exprima le désir de devenir chirurgien comme son père ; en 1897, il fut interne à l’hôpital ; il obtint sa licence en médecine en 1902 et vint s’installer à Montcada.

Joan se montra toujours un homme sérieux, studieux ; il ne savait pas perdre de temps ; sa sobriété le fit surnommer par les camarades doctor castus ; il ne manquait jamais la prière quotidienne du chapelet ni la Messe ; il se fit tertiaire dominicain et refusa toutes les propositions de mariage dont on lui parla. En outre, il fut en enthousiaste défenseur de l’Espéranto, communiquant dans cette langue divers articles et participant à des congrès internationaux.

Peu à peu, mûrit sa vocation religieuse. En 1914, à trente-quatre ans, il entra au noviciat de Cervera et fit la profession en 1915. On admira l’humilité avec laquelle il sut se mettre au niveau des jeunes novices et accepter tant de changements dans son quotidien. Il fallut passer aux études de philosophie ; il s’y mit avec ardeur, avec un professeur uniquement pour lui. Puis il fit la théologie à Alagón et Cervera, pour enfin être ordonné prêtre en 1920.

Préférant l’intimité, il célébra sa première Messe dans la chapelle de l’infirmerie, près des malades. On lui confia l’enseignement de diverses matières, mais il continua à exercer l’art de la médecine, au profit des autres Religieux de la Congrégation ; d’autres médecins de Cervera préféraient être soignés par le p.Buxó. En outre, il fut un excellent confesseur, par sa clairvoyance psychologique des personnes.

Il se mortifia, refusant toujours de se plaindre du froid ou de la chaleur, de la fatigue physique ou de la perte de mémoire. Il portait un cilice.

Lors de la dispersion obligée de toute la communauté de Cervera le 21 juillet 1936, il gagna Barcelone, chez les Religieuses du Cœur Immaculé de Marie, puis revint à l’hôpital de Cervera lorsque ces dernières furent expulsées. On le nomma médecin de garde.

Comme on l’a vu à propos du p.Lluís Jové Pach (v. plus haut), les miliciens vinrent appeler les Pères au soir du 17 octobre. Parmi ces miliciens, il s’en trouvait un, ultra révolutionnaire, qui avait été soigné par le p.Buxó.

Celui-ci ne fut pas emmené tout de suite  ; une Religieuse vint l’avertir qu’elle avait entendu les coups de feu, et le p.Buxó lui dit : Que faire ? Ils sont martyrs. Dieu soit loué !

Une heure plus tard, on vint le chercher. Son ex-patient lui demanda : Où veux-tu que je te fasse la piqûre . - Où tu veux, répondit le Père ; ils parlaient bien sûr des coups de feu.

Martyrisé le 18 octobre 1936 à Cervera, béatifié en 2017, Joan Buxó Font sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:43


Francesc Canals Pascual
1891-1936

Né le 1er décembre 1891 à Sant Andreu de la Barca (Barcelone), il était l’aîné des cinq garçons de Rosendo et Rosa ; deux frères, dont Luis, le suivirent chez les Clarétains. Francesc fut baptisé le 6 décembre et confirmé en 1894.

A onze ans, il fit la demande, appuyée par ses parents, de stagiaire dans les bureaux du Gouverneur civil de Barcelone.

En 1916 cependant, il frappa à la porte du postulat clarétain de Cervera et commença le noviciat l’année suivante. Il en était extrêmement heureux et n’aurait pas donné sa place à un autre. En 1917, il fit la profession.

On le disait un peu flegmatique, sujet à des illusions, mais aussi discret, silencieux, humble. Continuellement il écrivait aux siens qu’il désirait uniquement plaire à Dieu, acquérir la sainteté. Il priait à haute voix, même en travaillant, soit avec le chapelet, soit en méditant le Chemin de Croix.

On le garda à Cervera, où il fut infirmier, menuisier, jardinier. Comme infirmier, il avait des attentions «maternelles».

De ses frères qui le retrouvèrent à Cervera, l’un, Luis, mourut en 1925. Cette année-là, Francesc se trouvait momentanément à Barcelone.

Comme on l’a vu pour d’autres Religieux de Cervera (v. Heraclio Matute et Evarist Bueria), la maison dut être abandonnée le 21 juillet 1936 ; Francesc se retrouva avec les malades à l’hôpital.

Francesc eut la possibilité de s’échapper et disparaître, mais il préféra rester auprès des malades.

Il fut emmené avec les deux autres ci-dessus et huit autres au soir du 17 octobre.

Martyrisé le 18 octobre 1936 à Cervera et béatifié en 2017, Francesc Canals Pascual sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:42

José Serrano Pastor
1899-1936

Né le 24 mars 1899 à Corella (Navarre) de Eugenio et Felicia, il fut baptisé le lendemain, et confirmé en 1901.

Dans cette famille, il y eut trois Religieux clarétains (Antonio, José et Jesús) et une Religieuse. Antonio mourut en 1991 au Chili, Jesús devint évêque à Panama et mourut en 1997 à quatre-vingt quinze ans.

José reçut sa formation avec Antonio à Alagón (Saragosse) et Barbastro, où il fut brillant, puis à Cervera, Alagón et Solsona pour la théologie ; il fut qualifié de Meritissimus Maior, et fut ordonné prêtre en 1923.

Le p.José fut frappé du Mal de Pot et en souffrit de façon toujours plus intense, sans jamais perdre son humour. On l’envoya en divers endroits, chaque fois dans l’espoir de l’aider à supporter sa maladie : Játiva, Solsona, Cervera, Barcelone. Trop malade, il fut soigné à Cervera, Tarragona et Lleida, enfin de retour à Cervera. 

A cause de sa maladie, il dut même être exempté du bréviaire, qu’il remplaça par la prière du Rosaire ; quand il célébrait la Messe, il utilisait toujours les mêmes textes, qu’il disait de mémoire.

A partir du 21 juillet 1936, il partagea le sort des autres membres de la Communauté, à l’hôpital de Cervera, jusqu’à la soirée du 17 octobre.

Martyrisé le 18 octobre 1936 au cimetièire de Cervera et béatifié en 2017, José Serrano Pastor sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:41

Isidro Juan Martínez
1899-1936

Né le 10 mai 1899 à Cartagena (Murcia), il était le fils de José et Josefa, qui le firent baptiser le 15 mai.

Laïc, il fut un des premiers membres de l’Association des Enfants de Marie dès sa création à Cartagena, en 1918, et dont il fut le vice-président (on a vu que Francisco Roselló Hernández en fut le président).

Avocat de métier, il épousa en 1924 Natividad Tamayo Manguero, qui donna naissance à trois enfants : José, Purificación et Isidro, lesquels en 1936 avaient respectivement onze, neuf et deux ans.

Arrêté le 1er août tandis qu’il dinait avec sa famille, Isidro eut tout juste le temps de dire à son fils aîné : Mon fils, ton père n’est pas arrêté pour avoir été un voleur, mais pour avoir été un honnête homme et un croyant ; il retrouva en prison Francisco Roselló Hernández (v. ce même jour).

Au moment de fusiller les condamnés, les miliciens leur «permirent» de crier A bas le Christ Roi, leur promettant la vie sauve, à quoi ils répondirent de tout leur cœur : Vive le Christ Roi !

Martyrisé le 18 octobre 1936 et béatifié en 2017, Isidro Juan Martínez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:40

José Gómez de Haro
1899-1936

Né le 31 août 1899  à Vera (Almería), José fut baptisé par un autre futur martyr, don Alfredo Almunia López, qui l’orienta vers le séminaire d’Almería.

José eut le sort de devoir être amputé d’une jambe à la suite d’une maladie, et fut ainsi condamné à porter une prothèse orthopédique, qu’il supporta avec courage et sans perdre sa bonne humeur.

Il fut ordonné prêtre en 1924, et fut nommé à Tabernas, comme vicaire et aumônier des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cuevas del Almanzora, puis en 1925 à Vera, son pays natal.

Lors de l’insurrection révolutionnaire de 1936 et de la persécution qui s’ensuivit, il fut arrêté une première fois par les miliciens, qui le relâchèrent lorsque la famille leur versa une rançon de deux mille pesetas. Mais le Comité se prononça ensuite pour sa condamnation à mort. En pleine nuit du 18 octobre, neuf miliciens vinrent tambouriner à la porte de sa famille : la mère de don José refusait d’ouvrir, mais les miliciens enfoncèrent la porte et s’emparèrent du prêtre.

Ils l’emmenèrent près d’un pont d’Antas (Ballabona), et l’assassinèrent. Le même jour était assassiné don Alfredo, qui l’avait baptisé ; ils avaient quarante ans de différence sur terre, mais la même gloire dans le Ciel.

Martyrisé le 18 octobre 1936 et béatifié en 2017, José Gomez de Haro sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 18:45

José Gómez de Haro
1899-1936

Né le 31 août 1899  à Vera (Almería), José fut baptisé par un autre futur martyr, don Alfredo Almunia López, qui l’orienta vers le séminaire d’Almería.

José eut le sort de devoir être amputé d’une jambe à la suite d’une maladie, et fut ainsi condamné à porter une prothèse orthopédique, qu’il supporta avec courage et sans perdre sa bonne humeur.

Il fut ordonné prêtre en 1924, et fut nommé à Tabernas, comme vicaire et aumônier des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cuevas del Almanzora, puis en 1925 à Vera, son pays natal.

Lors de l’insurrection révolutionnaire de 1936 et de la persécution qui s’ensuivit, il fut arrêté une première fois par les miliciens, qui le relâchèrent lorsque la famille leur versa une rançon de deux mille pesetas. Mais le Comité se prononça ensuite pour sa condamnation à mort. En pleine nuit du 18 octobre, neuf miliciens vinrent tambouriner à la porte de sa famille : la mère de don José refusait d’ouvrir, mais les miliciens enfoncèrent la porte et s’emparèrent du prêtre.

Ils l’emmenèrent près d’un pont d’Antas (Ballabona), et l’assassinèrent.

Martyrisé le 18 octobre 1936 et béatifié en 2017, José Gomez de Haro sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 05:15

José Sánchez Medina
1900-1936

Il naquit le 3 août 1900 à Archena (Murcia), de José et Lucía, qui le firent baptiser le 6 août suivant.

La maman mourut dès 1902 ; la tante Rufina, une Religieuse, sœur de Lucía, éleva l’enfant maternellement, de concert avec son bon père.

Au terme de sa formation aux Petit puis au Grand séminaires, José fut ordonné prêtre en 1926.

Il fut un an secrétaire de son évêque, puis il fut envoyé au sanctuaire marial de Cartagena, comme organiste et maître de chapelle.

Ses connaissances et compétences musicales et littéraires étaient vastes. Il écrivit plus d’une trentaine d’articles dans le journal El Eco de la Milagrosa, qu’il dirigeait, ainsi que de petites comédies théâtrales pour les enfants, à travers lesquelles il faisait passer l’enseignement du catéchisme.

Quand, en juillet 1936, le sanctuaire fut pris d’assaut et le curé arrêté, il ne lui resta plus que de se retrancher chez les siens à Archena, où le rejoignit bientôt la persécution.

Il fut contraint, avec d’autres prêtres, de participer à la construction d’une école, sous les regards moqueurs et méchants d’une foule laïcisante qui ne leur ménageait pas les insultes. Ces travaux s’achevèrent le 16 octobre. Don José alors se confessa à un autre prêtre, tout en travaillant. Il faisait bien.

Au soir de ce 16 octobre 1936 en effet, deux miliciens se présentèrent chez le Prêtre et lui dirent d’aller recevoir son «salaire» ; il y alla, accompagné de son père et y retrouva deux autres prêtres et un laïque. En fait de «salaire», ils furent horriblement torturés et reçurent les balles des révolutionnaires, devant la boutique Picolo, au carrefour de la route d’Archena et de celle de Murcia-Madrid.

Le père de José demanda à mourir le premier, pour ne pas assister à la mort de son fils, mais les bourreaux firent exprès de le faire souffrir davantage en tuant d’abord le prêtre sous ses yeux.

Les autres prêtres fusillés ce jour-là ne font pas partie de la même cause de béatification.

Martyrisé le 17 octobre 1936 et béatifié en 2017, José Sánchez Medina sera mentionné avec son père dans le Martyrologe Romain au 17 octobre.

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14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 21:19

Rafael Lluch Garín
1917-1936

Né le 18 février 1917 à Valencia (Espagne), il était le benjamin des six enfants de José, un professeur de mathématiques, et de María, qui donnèrent une excellente éducation à leurs enfants. Le papa mourut le 24 octobre 1918, précisément le jour où l’on fêtait alors l’archange s.Raphael.

Les deux frères aînés de Rafael s’appelaient Vicente et Santiago ; ce dernier, bon musicien, fut missionnaire en Amérique du Nord.

En 1928, la famille déménagea à Madrid, où fut fondée en 1931 l’Association de la Médaille Miraculeuse ; les trois garçons appartinrent à cette Association. Puis ils revinrent à Valencia en 1933.

Malgré la persécution qui se déchaîna en juillet 1936, Rafael conservait dans son portefeuille une image de la Sainte Vierge ; il en connaissait le danger, mais répondait qu’on lui enlèverait plutôt la vie que sa Mère. Quand il entendait les coups de fusils des miliciens qui abattaient leurs victimes, il disait : S’ils viennent me prendre, je mourrai en criant Vive le Christ Roi !

A partir du 20 juillet, il s’occupa de la pharmacie de son beau-frère, qui avait été arrêté. Au soir du 12 octobre, trois miliciens - deux garçons et une fille - vinrent inspecter la boutique. Ils prirent d’abord la bicyclette de Rafael - qui lui servait pour se déplacer, mais il ne protesta pas. Mais quand ils commencèrent à blasphémer et à vouloir arracher du mur l’image de la Sainte Vierge, Rafael intervint : ils pouvaient prendre ce qu’ils voulaient, mais pas le cadre de la Mère de Dieu. C’est alors que la fille demanda aux garçons : Et ce mec, là, vous le laissez ici ? Ils l’emmenèrent.

Après trois jours de détention à Sollana, où ils cherchèrent en vain à le faire blasphémer, les miliciens allèrent le fusiller à Silla, le 15 octobre 1936.

Les miliciens eurent l’honnêteté de rapporter à la mère de Rafael son porte-feuille, où elle trouva ce petit billet : Ne pleure pas, maman, je veux que tu sois heureuse, parce que ton fils est très heureux. Je vais donner ma vie pour notre Dieu. Je t’attends au Ciel.

Béatifié en 2017 - un siècle après sa naissance -, Rafael Lluch Garín sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 15 octobre.

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 22:12

Félix Barrio y Barrio
1883-1936

Né le 8 mars 1883 à Villafranca Montes de Oca (Burgos), Félix était le cinquième des neuf enfants de Santiago, un ouvrier, et Florencia. Il reçut le baptême le 13 mars suivant, et la confirmation à six ans.

En 1895, il entra au collège des Clarétains de Santo Domingo de la Calzada, mais pour huit jours seulement : on l’envoya à la maison de Cervera, où il arriva à quatre heures du matin ; il avait douze ans, et fut très impressionné par cette immense maison qui abritait plus de deux-cents personnes.

Il étudia et apprit le métier de tailleur : c’est qu’il en fallait, des habits, pour toute cette communauté ! On admira la facilité avec laquelle il apprenait.

Cependant, après le postulat, il resta frère convers ; il fit la profession en 1899, en présence de ses parents, puis fut envoyé à Santo Domingo, où il fut jardinier. L’asthme dont il souffrait fit qu’on le remit à la couture. C’est à cause de sa santé d’ailleurs, qu’il fut envoyé successivement à Segovie, Calahorra, Baltar, Valmaseda, Castro Urdiales enfin. A l’occasion on lui confia aussi l’accueil ou encore l’infirmerie.

Ce Frère édifia partout la communauté où il se trouvait. Il était si détaché qu’il renonça même à quitter la maison pour aller fêter les noces d’or de ses parents. Il savait retenir sa langue et pour tout commentaire, répétait souvent : Que la volonté de Dieu soit faite.

Lors du déchaînement de la persécution, le Supérieur donna à tous la permission d’aller où mieux leur semblait pour tenter de survivre. Le Frère Félix fut de ceux qui préférèrent rester sur place dans le collège. C’était peut-être téméraire, mais ils purent s’y organiser jusqu’au 18 août, lorsque deux prêtres et Félix se serrèrent dans la cabane du jardinier ; ce dernier n’avait que ce qu’il portait sur lui, et des chaussures si abîmées que les Religieuses lui donnèrent les bottes de l’une d’elles.

On arrêta les trois Religieux le 13 octobre dans la matinée. Le Frère ne prononça pas un mot. Les deux prêtres et lui furent fusillés le 14 octobre 1936 à Torrelavega (Santander). Le visage du Frère fut tellement méconnaissable, qu’on ne le reconnut qu’aux initiales de ses habits (et aux fameuses bottes).

Béatifié en 2017, Félix Barrio y Barrio sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 14 octobre.

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 22:12

Joaquín Gelada Hugas
1881-1936

Né le 5 décembre, baptisé le 6 décembre 1881 à Olot (Girona), il y fut confirmé l’année suivante, avec son frère jumeau Jerónimo. Le père, Jerónimo, fabriquait des cordes ; la mère, Inés, travaillait courageusement pour tenir sa grande famille.

Joaquín travaillait bien à l’école ; à dix ans, il commença le latin. La même année passa dans le pays un père clarétain, qui suscita la vocation des deux jumeaux.

Ils entrèrent au postulat de Barbastro en 1892. Peu après, ils revinrent à la maison, Jerónimo pour sa santé, Joaquín parce qu’il ne montrait pas de signes réels de vocation, dit-on. Ils continuèrent cependant leurs études avec un prêtre et firent la Première au séminaire de Gerona.

En 1897, Joaquín entra au noviciat de Cervera ; là encore on doutait un peu de sa vocation, mais il fit la profession en 1898, puis la philosophie et la théologie, pour finalement être ordonné prêtre en 1906. Il avait vingt-cinq ans, il allait en passer trente à enseigner.

Au début, il croyait qu’on l’enverrait en pays de mission, en Amérique, mais sa première destination fut Burgos (1907), comme préfet des élèves externes ; en 1908, on l’expédia à Ségovie où, durant l’été, il eut à faire des répétitions à deux garçons qui avaient été recalés en juin ; il écrivait plaisamment à son frère jumeau qu’il devait les rendre moins ânes. En 1909, on l’envoya à Valmaseda, comme professeur, une charge qui lui convenait très bien. En 1912, il fut à Santo Domingo de la Calzada, où on lui reconnut enfin ses excellentes qualités de pédagogue ; il y enseigna aussi le latin ; en 1921, il alla à Medina de Rioseco, pour arriver finalement en 1921 à Castro Urdiales.

L’élève à qui l’on reprochait son peu de piété, était devenu un prêtre assidu au devoir et passionné par l’enseignement. Les petits élèves l’appelaient gentiment El Abuelazo, le petit Grand-père ; il aimait beaucoup enseigner aux enfants pauvres.

Le 22 juillet 1936, il retrouva le p. Carrascal chez les Servantes de Jésus, où les rejoignit ensuite le frère Barrio. Le 13 octobre, il célébra la Messe pour la dernière fois. A onze heures, arriva une troupe de miliciens pour les arrêter. Le p. Joaquín voulait prendre quelque vêtement avec lui, et dut donner sa parole d’honneur qu’il revenait immédiatement. Puis il donna sa bénédiction aux Religieuses. Après avoir fouillé partout, le chef des miliciens lança : Nous avons pris les trois moineaux.

Comme on l’a vu pour le p. Isaac Carrascal, on les conduisit dans la «prison» des Clarisses, où on les confina dans le chœur de la chapelle.

Au petit matin du 14 octobre 1936, à une heure de la nuit, on réquisitionna un chauffeur pour conduire les trois Religieux avec trois miliciens, qui insultaient et frappaient les prisonniers ; ils tentaient aussi de les faire apostasier. Arrivés à l’endroit prévu, les miliciens firent descendre les Religieux et les autres prisonniers et ordonnèrent au chauffeur de continuer vers Santander : on l’abattrait s’il racontait quelque chose. Il n’avait pas fait cinq cents mètres, qu’il entendit des coups de feu. C’était au niveau de Torrelavega, sur la route entre Sierrapando et La Cavada.

Béatifié en 2017, Joaquín Gelada Hugas sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 14 octobre.

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