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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 14:27

Les Quatre Saints Couronnés
† 306

L’empereur Dioclétien vint en Pannonie inférieure non loin de Sirmium (act. Sremska Mitrovica, Serbie) pour y visiter les carrières de marbre des montagnes et y remarqua quatre ouvriers particulièrement habiles dans l’art de la sculpture : Claudius, Castorius, Simpronianus et Nicostratus.
Chrétiens en secret, ils travaillaient en offrant à Dieu leur travail de tout leur cœur. Pour tout ce qu’on leur demandait de sculpter, ils s’exécutaient avec joie, et toujours au nom de Jésus Christ, et avec le signe de la Croix.
Un de leurs collègues, nommé Simplicius, cassait toujours son outil en travaillant. Claudius et Simpronianus lui expliquèrent comment ils mettaient toute leur confiance en Jésus-Christ, et le gagnèrent à la Foi. C’est à partir de ce moment que les Quatre devinrent en réalité Cinq, et que Simplicius ne cassa plus son outil.
Simplicius fut alors baptisé par l’évêque Cyrille d’Antioche, qui avait été déporté là depuis trois années (v. 22 juillet).
Le travail continua. Dioclétien était de plus en plus émerveillé par les belles choses que faisaient ces sculpteurs chrétiens. Dioclétien leur demanda de sculpter une statue du Soleil avec son quadrige, tout, y compris le char et les chevaux, devant être pris dans un seul bloc de marbre de Thasos. Les Cinq firent tout ce qu’on leur demanda, car il s’agissait là d’un simple «monument» décoratif ; en revanche, ils refusèrent franchement de sculpter ensuite une statue du dieu Esculape, qui devait servir d’idole pour le temple. C’est là que les ennemis du Christ s’acharnèrent contre eux.
Les autres ouvriers furent d’abord pris de jalousie, et accusèrent les Cinq de magie. Puis ils les accusèrent ouvertement de désobéir à l’ordre de l’empereur. Dioclétien ordonna une enquête.
Le tribun Lampadius commença de les interroger, puis les mit en prison pendant neuf jours ; on les dénonça encore à Dioclétien comme fauteurs de troubles, capables de renverser le culte des dieux païens. Dioclétien commençait à se fâcher et à les menacer de tortures.
Nouvel interrogatoire, nouvelles menaces : on les battrait avec des verges de fer, s’ils n’obtempéraient pas. Après cinq jours de prison, on leur présenta les instruments de torture, et l’on commença de les frapper. Lampadius alors fut pris de spasmes violents et mourut à l’instant. Alors Dioclétien se fâcha pour de bon : il ordonna d’enfermer les Cinq dans des cercueils de plomb et de les jeter dans le Danube.
C’était le 8 novembre 306.
Peu après, on put repêcher les cinq cercueils. Les corps furent rapportés à Rome. Mais la tradition s’implanta de nommer ces Martyrs Les Quatre Couronnés : soit on considéra que la conversion de Simplicius était l’œuvre des quatre Compagnons, protagonistes principaux de l’histoire, soit on ne rapporta que quatre corps à Rome. La basilique des Quatre Saints Couronnés se trouve sur le mont Cælius.
Le Martyrologe Romain mentionne ces cinq Martyrs de Sirmium au 8 novembre.

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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 14:27


Clarus de Tours
† 397

Clarus (Clair) était un jeune homme de grande noblesse, qui vint se mettre à l’école de s.Martin de Tours (v. 11 novembre).
Les grands progrès qu’il fit dans la perfection le conduisirent bientôt au sacerdoce.
Il s’établit dans un petit bâtiment non loin de celui de s.Martin, et put recevoir là d’autres jeunes gens qui voulaient vivre avec lui et profiter de ses conseils.
Un de ceux-là prétendit avoir reçu des grâces du Ciel, entre autres un vêtement blanc ; sceptique, Clarus voulut mener son disciple à s.Martin pour lui montrer ce vêtement… qui disparut en chemin !
Clarus mourut peu de temps après s.Martin. Si ce dernier est traditionnellement fêté le 11 novembre, il a été précisé qu’il mourut le 8 novembre 397 ; Clarus a donc pu mourir ce même mois, ou en décembre, on ne sait.
Le Martyrologe Romain mentionne Clarus de Tours au 8 novembre.

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 22:50

Prodoskimos de Padoue
1. siècle ?

Selon une certaine tradition - c’est là toute notre information - Prodoskimos aurait été consacré évêque par s.Pierre et envoyé évangéliser la ville et la région de Padoue.
Prodoskimos signifie en grec l’attendu. De ce nom, on aura déduit que Prodoskimos aurait eu des origines grecques.
Comme premier Pasteur de cette région, il fut un infatigable prédicateur et aurait administré le Baptême à un grand nombre de personnes.
Entre autres, sainte Justine (v. 7 octobre) aurait été de ceux qui reçurent de lui ce sacrement. On a vu, le jour de sa fête, quel problème soulevait cette prerspective : sainte Justine vécut peut-être seulement au troisième siècle…
Prodoskimos aurait aussi évangélisé la ville et les environs de Belluno, après Hermagoras (v. 12 juillet).
Finalement, notre Héros serait mort à un âge fort avancé, mais non martyr.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Prodoskimos de Padoue au 7 novembre.

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 22:49


Athenodoros de Néocésarée
3. siècle

Athénodore était le jeune frère de Grégoire le Thaumaturge (v. 17 novembre). Ils avaient aussi une sœur. Leurs parents, païens, étaient fort riches.
On connaît beaucoup plus Grégoire qu’Athenodoros, qui vécut toujours dans le sillage de son frère aîné.
Grégoire avait quatorze ans à la mort de son père. C’est sa mère qui le poussa à approfondir le droit. Les deux frères allèrent étudier le droit à Beyrouth, puis les lettres à Césarée de Palestine. C’est ainsi qu’ils connurent Origène et son école.
Grégoire et Athenodoros étaient naturellement attirés par les auteurs grecs et latins, mais Origène leur passa l’amour de la Vérité et les conduisit dans les voies de la perfection spirituelle. C’est apparemment là qu’ils reçurent le baptême, sans qu’on puisse déterminer mieux leur âge.
Cette formation dura cinq (ou même huit) années, durant lesquelles ils approfondirent l’Ecriture. Leurs progrès furent tels, qu’on les jugea dignes de recevoir l’épiscopat, bien qu’ils fussent encore fort jeunes.
On ne connaît pas l’activité pastorale des deux Evêques. On dit des deux qu’ils furent «évêques de Néocésarée» (Pont, auj. Niksar, sur la Mer Noire, Turquie CN) ; tous deux participèrent au concile d’Antioche de 264, où fut condamné Paul de Samosate. Tandis qu’on a connu un certain nombre d’œuvres de Grégoire, on n’a rien d’Athenodoros.
Athenodoros fut peut-être évêque auxiliaire de son Frère. On ne connaît la date de la mort ni de l’un ni de l’autre.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Athenodoros de Néocésarée au 7 novembre.

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 22:48


Amaranthus d’Albi
3. siècle

Amaranthus (Amarand) aurait été martyrisé à Albi.
Même les contemporains oublièrent vite Amaranthus, car son tombeau resta longtemps jonché de ronces et d’épines.
Cependant, s.Grégoire de Tours (v. 17 novembre) raconte ce miracle étonnant : quand on eut remis en honneur ce tombeau, les cierges qu’on y apportait s’allumaient d’eux-mêmes. Le miracle cessa lorsqu’on commença à construire des habitations à proximité : les habitants pouvaient alors fournir du feu pour allumer les cierges.
Amaranthus aurait été mis à mort au troisième siècle, on ne sait par qui, ni pourquoi, ni comment.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Amaranthus d’Albi au 7 novembre.

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 22:48


Hieron de Mélitène
3. siècle

Il s’agit ici d’un Martyr de Mélitène (Cappadoce, act. Malatya, Turquie C).
Hieron reçut la palme du martyre avec des Compagnons, dont deux se seraient nommés Nikandros et Hesychios. 
Le groupe serait au nombre de trente-trois, ou de cinquante.
Ils auraient été mis à mort à la fin du troisième siècle.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Hieron de Mélitène au 7 novembre.

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 17:41

Léonard de Noblat
?

Ce mystérieux Léonard serait né au début du sixième siècle, de parents nobles, Francs, et eut pour parrain Clovis lui-même. Son frère s’appelait Lifard.
Quand il en eut l’âge, il fut invité à entrer dans l’armée royale, mais il préféra aller se mettre à l’école de s.Remi de Reims (v. 13 janvier).
Le jeune homme sut mettre à profit l’enseignement et l’exemple de son maître, qui l’introduisit dans la cléricature. 
De même que s.Remi avait obtenu la libération des prisonniers à chaque visite du roi à Reims, de même Léonard obtint la libération des prisonniers auxquels il rendrait visite.
Mais Léonard reçut aussi le don des miracles. Les malades venaient le supplier de les guérir. Puis le roi voulut le mettre à la tête d’un évêché. Tout cela était trop d’agitation pour Léonard qui préférait le silence, la solitude, la retraite et la méditation.
Il vint se mettre à l’école de s.Mesmin, à Micy (v. 15 décembre). Il devait y être avec son frère Lifard, mais tous deux comprirent que là n’était pas leur vocation. Lifard se dirigea à Meung, Léonard vers l’Aquitaine.
Près de Limoges, il eut l’occasion de rencontrer la famille royale et, par sa prière, obtint que la reine pût accoucher sans difficulté, alors qu’on la croyait en grand danger de mort. Le roi accorda alors à Léonard une portion de la forêt voisine pour qu’il pût y construire un petit monastère. C’est en mémoire de cette donation que Léonard appela ce lieu Nobiliacum parce qu’il lui avait été donné par un roi très noble, écrivit un biographe qui, sans doute, ne connaissait pas très bien le latin ; cette étymologie expliquerait donc le nom de la localité de Noblat.
Ces événements devaient se passer après 533, date de la mort de s.Remi, car Léonard dédia un autel de son monastère à ce saint Evêque.
Léonard fit creuser un puits près du monastère et obtint par sa prière que l’eau ne vînt jamais à y manquer. Les prisonniers les plus éloignés, qui invoquaient le nom de Léonard, étaient à l’instant libérés de leurs chaînes. Les malades qui venaient trouver Léonard étaient guéris…
Même les proches parents de Léonard vinrent se mettre sous sa direction.
Tous les détails rapportés ci-dessus proviennent de textes que les historiens jugent tardifs et donc fort douteux, au point qu’ils accorderaient tout juste à Léonard d’avoir vécu "entre le sixième et le dixième siècle".
Après sa mort, Léonard continua à libérer des prisonniers, et on l’invoqua de très loin, de Flandre et d’Autriche.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Léonard de Noblat au 6 novembre.

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 22:39

Felix de Thinisa
4. siècle

Thiniza (Numidie, auj. Algérie NE) se trouvait non loin de la viie d’Hippone, où s.Augustin était évêque (v. 28 août). 
Il semble bien que ce soit de ce Félix que le saint évêque prononça ces paroles élogieuses : Il fut vraiment Felix (Heureux) de nom et pour sa couronne. Il confessa sa foi, on le condamna à être torturé ; on retrouva le lendemain son corps inanimé dans la prison.
S.Augustin fut évêque de 394 à 430. Felix a pu mourir aussi bien avant qu’après cette date. Le Martyrologe le situe même au troisième siècle.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Felix de Thinisa au 6 novembre.

 

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 22:39

Pavlos de Constantinople
† 351

Le quatrième siècle a vu l’Eglise déchirée par l’hérésie d’Arius.
Pavlos était né à Thessalonique et devint prêtre à Constantinople.
L’évêque Alexandre (v. 28 août) le prit comme secrétaire et, peu avant de mourir, désigna deux «candidats» pour lui succéder : Makedonios si l’on voulait un politique habile, Pavlos si l’on voulait un saint.
C’est effectivement Pavlos qui fut choisi, en 336, mais l’empereur philo-arien Constance le fit exiler à Trèves, et remplacer par Eusèbe de Nicomédie, qui mourut en 341.
En 341, avec l’approbation du pape, Pavlos fut rappelé sur son siège ; mais le parti arien réussit à consacrer en même temps Makedonios, et les deux factions s’affrontèrent dans Constantinople.
Constance, pour ramener l’ordre dans la capitale, fit appel à son général Hermogenes pour expulser Pavlos, mais le peuple chrétien, mécontent, incendia la maison du général, l’arrêtèrent, l’assassinèrent et traînèrent son cadavre dans les rues de la ville. Cette réaction est absolument condamnable, mais Pavlos ne pouvait contenir tout ce mouvement de foule.
Makedonios s’éloigna tout de même, mais l’empereur chargea le préfet Philippos de se «débarrasser» du patriarche ; le préfet tendit un piège à Pavlos : il le convoqua «pour une affaire» et, pour éviter le tumulte de la foule, fit élargir une fenêtre de son palais pour faire passer l’escorte qui emmenait Pavlos en exil par voie de mer. On remit Makedonios sur le siège.
Pavlos fut emmené à Singara de Mésopotamie, puis à Emèse de Syrie, enfin à Cucuse de Cappadoce.
C’est là-bas que mourut Pavlos, vers 351. Il fut peut-être étranglé par une faction arienne, ce qui fait qu’il est généralement considéré comme martyr. Un demi siècle plus tard devait mourir à Cucuse un autre Confesseur héroïque, lui aussi exilé, Jean Chrysostome (v. 14 septembre).
Makedonios se déchaîna contre les partisans de Pavlos ; certains furent battus à mort, d’autres marqués au front ; leurs biens furent confisqués.
L’empereur Théodose fit rapporter les restes du patriarche Pavlos à Constantinople ; depuis 1226, ils se trouvent à Venise.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Pavlos de Constantinople au 6 novembre.

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 22:38

Illtud de Llantwit Major
? 540

Illtud (Illtyd, Ildut, Iltut) est un de ces grands Saints gallois qu’il est difficile de situer avec précision.
Illtud fonda le monastère de Llantwit Major, d’où sortirent d’illustres Saints : Brieuc, Cadoc, David, Dubric, Gildas, Lunaire, Pol, Samson (v. 1.mai, 21 septembre, 1.mars, 14 novembre, 29 janvier, ? 1.juillet, 12 mars, 28 juillet).
Il aurait dirigé aussi une importante école monastique dans l’île de Caldey.
Il a été présenté comme le plus instruit des Bretons, tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament, mais aussi en géométrie, en rhétorique, en grammaire, en arithmétique…
Les paysans de l’endroit lui étaient reconnaissants de leur avoir enseigné une nouvelle méthode pour labourer.
On a dit qu’Illtud aurait été ordonné prêtre par s.Germain d’Auxerre, lors de son voyage en 429 ou en 445 (v. 31 juillet), mais cela semble difficile, vu la date (certes, approximative) de sa mort, vers 540. Si Illtud avait vingt-cinq ans environ en 429 ou même en 445, il serait mort entre cent-vingt ans et cent-trente-six ans.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Illtud de Llantwit Major au 6 novembre.

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