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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 18:32

Nikon le Metanoïte

930-998

 

Nikon naquit vers 930 à l’est de l’actuelle Turquie, non loin de la Mer Noire, de parents fort aisés.

Méprisant les richesses du monde, Nikon quitta la maison et s’en vint au monastère de Chrysopetro, qui se trouvait plus à l’ouest. 

Il resta là pendant douze ans, se sanctifiant et approfondissant la théologie.

Il dut quitter son monastère parce que son père le recherchait ; sur le point d’être rejoint, il implora la Sainte Vierge, qui le fit passer de l’autre côté d’un fleuve, de sorte que le père et le fils ne purent que se saluer de loin et poursuivre leur route chacun de son côté.

Nikon se mit à parcourir les villages en proclamant partout : Convertissez-vous, en grec : Metanoïte ; c’est là l’origine de son surnom habituel.

En 961, il passa en Crète, récemment reprise par l’empereur aux Sarrasins ; la population était déjà passée aux habitudes musulmanes, et Nikon s’empressa d’annoncer son habituel Metanoïte. Ce ne fut pas un succès immédiat, loin de là, mais tout de même les Crétois furent touchés par le don prophétique de Nikon, qui lisait dans les cœurs, et dont la vie ascétique était si impressionnante. Les conversions se multiplièrent.

En 968, Nikon passa enfin en Grèce : Péloponèse, Béotie, Athènes, Sparte enfin. Il y construisit trois églises, dédiées au Sauveur, à sa Mère et à sainte Kyriaki (v. 6 juillet), ainsi qu’un monastère.

Ces travaux s’accompagnèrent de miracles. Nikon put remuer une pierre énorme que personne n’arrivait à déplacer ; il changea en bon vin la piquette qu’on avait apportée pour les ouvriers ; d’un geste, il allongea une colonne trop courte, qui risquait de compromettre tout l’édifice ; un certain Ioannis, qui s’était opposé farouchement à ces travaux, fut mystérieusement frappé d’une mort subite. 

Un fanatique d’une sorte de jeu de paume s’obstinait à jouer durant la sainte Liturgie ; Nikon sortit et le rappela à l’ordre ; l’autre le menaça, mais ne put reprendre le jeu, car son bras fut subitement paralysé : il dut venir demander pardon à l’Homme de Dieu.

En 996, quand les Bulgares envahirent le Péloponèse et menacèrent Corinthe, le stratège, impuissant et de plus malade, appela Nikon, qui accourut, le guérit et le rassura pour l’avenir.

Sentant approcher l’heure de sa mort, Nikon rédigea un testament, qui était plutôt un ultime appel à la conversion. Au dernier jour, il se fit porter dans le vestibule du monastère pour adresser au peuple une ultime supplique, recommandant à tous de pratiquer l’humilité, l’hospitalité, l’amour fraternel ; de rejeter l’envie, la jalousie, la fornication ; de savoir pardonner facilement ; de confesser leurs fautes à un ministre de Dieu.

Nikon pria encore, et s’endormit dans le Seigneur, le 26 novembre 998.

Beaucoup d’autres miracles encore suivirent cette mort ; Nikon fut le Saint le plus populaire dans tout le Péloponèse.

Saint Nikon le Metanoïte est commémoré le 26 novembre dans le Martyrologe Romain.

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 07:55

Ursicinus du Jura

† 620

 

Ursicinus était son vrai nom latin, mais son nom irlandais devait être Ursan, et ne devint Ursanne que bien plus tard.

Il fut un compagnon de s.Colomban (v. 23 novembre) en Franche-Comté et fonda un ermitage, où se joignirent des disciples.

De sa vie riche en événements prodigieux, on raconte l’anecdote suivante. Ursan fut un jour invité par un riche voisin, qui lui offrit à boire du vin, ce qu’Ursan n’avait pas l’habitude de faire, de sorte qu’il fut incommodé et sortit, tandis que le voisin riait bruyamment. La punition divine pour cet homme qui s’était ainsi moqué de l’Homme de Dieu, fut que sa maison fut instantanément investie par des serpents, des rats et des crapauds.

Ursan mourut vers 620 et autour de son tombeau se développa la petite ville de Saint-Ursanne.

Encore aujourd’hui on peut accéder à la grotte où il vécut, mais il faut grimper cent-quatre-vingt-dix marches.

Plus tard se développa une abbaye bénédictine.

Saint Ursanne est commémoré le 20 décembre dans le Martyrologe Romain.

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 06:26

René Dubroux

1914-1959

 

René naquit le 28 novembre 1914 à Haroué (Meurthe-et-Moselle), quatrième des six enfants de Jules-René, négociant en bois. Leur maman leur transmit sa profonde foi. La plus jeune, Yvette, sera missionnaire en Afrique, et le plus jeune, Michel, sera prêtre diocésain à Nancy.

De 1933 à 1939, René suivit la formation au Grand séminaire et fut ordonné prêtre en janvier 1939, pour le diocèse de Saint-Dié.

Son premier poste d’apostolat fut la paroisse de Chantraine.

En 1939-1940, il fut mobilisé comme infirmier militaire et reçut la Croix de Guerre. Il fut cependant prisonnier de guerre à Sarrebourg, avant de pouvoir reintégrer sa paroisse de Chantraine.

En 1943, il entra aux Missions Etrangères de Paris.

En 1946, il fut envoyé en Indochine comme aumônier militaire et, en 1948, à la mission de Thakhek (Laos).

Il développa intensément la mission de Namdik, s’entourant de catéchistes fidèles, auxquels il montra les dangers du communisme ; il promut le culte de l’Eucharistie ; il mit aussi à profit ses connaissances dans l’exploitation du bois. Il se dépensait sans compter, au milieu des factions rivales et opposées au nouveau gouvernement mis en place lors de l’indépendance de 1953.

René semblait parfois autoritaire, mais il était exigeant, pour lui d’abord et pour les fidèles aussi. Il s’était donné totalement à Dieu et à son apostolat, sans retour. Malgré les difficultés qu’il rencontrait, il ne renonça jamais à la prière du bréviaire (nous l’appelons aujourd’hui la Louange des Heures), encore moins à la célébration de la Messe. Quand il le pouvait, il s’adonnait à la pêche ou à la chasse.

En 1954-1955, il revint se refaire une santé en France.

En 1957, nouveau poste : Nong Khen, dans le sud du Laos, proche de la zone occupée par les rebelles communistes soutenus par les Vietcongs. Imperturbable, René continua son travail apostolique, s’efforçant d’écarter les fidèles de la contamination communiste.

Mais un de ceux-là devint un nouveau Judas : il informa le parti des horaires du Missionnaire, qui fut suivi. Le 19 décembre 1959, alors qu’il se trouvait à Palay avec ses catéchistes dans sa petite sacristie, qui était aussi sa chambre, il reçut deux balles tirées à bout portant.

Peu de temps après, son successeur sur place sera le père Lucien Galan (v. 12 mai).

René Dubroux fut le premier missionnaire des Missions Etrangères de Paris assassiné au Laos, en haine de la foi. Il a été béatifié le 11 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 19 décembre dans le Martyrologe Romain.

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 23:43

Colman de Cloyne

† 600

 

Des Colman, il y en a beaucoup. On a déjà rencontré Colman d’Ecosse, Colman de Dromore, et Colman mac Duagh (v. 6 juin, 7 juin et 29 octobre).

Celui d’aujourd’hui aurait été un barde païen, avant de recevoir le baptême des mains de s.Brendan (v. 16 mai).

Il aurait évangélisé les régions de Limerick et de Cork.

On peut supposer qu’il fut abbé d’un centre monastique à Cloyne, où il n’y avait pas encore d’évêque à cette époque. Colman dut y exercer l’autorité épiscopale et reste vénéré comme le premier évêque de Cloyne. En réalité, le premier évêque «officiel» de Cloyne est signalé au 12e siècle, et s’appelait : Gilla na Náem Ua Muirchertaig (ou Néhémias).

Saint Colman de Cloyne est commémoré le 24 novembre dans le Martyrologe Romain.

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 21:48

Gregorio d’Agrigente

† 603

 

Gregorio pouvait être sicilien d’origine, et plus précisément d’Agrigente.

Il serait allé en Syrie pour être moine, puis serait venu à Rome.

C’est là que le pape le connut et l’ordonna évêque d’Agrigente, septième titulaire de ce diocèse (590).

Mais comme Nul n’est prophète en son pays (cf. Mt 13:57), ses ennemis le noircirent avec une histoire de femme et le dénoncèrent au pape.

Convoqué à Rome en 591 par le pape Grégoire le Grand (v. 12 mars), il y fut «mis en prison», disons : retenu tant que durait l’enquête, mais fut enfin libéré, peut-être en 598, en tout cas avant 603, et recouvra son poste.

Justifié, Gregorio composa un commentaire sur le Livre de l’Ecclésiaste, que nous appelons aujourd’hui le Qohélet. Cet ouvrage est rédigé en grec, car la Sicile était largement sous l’influence de la culture grecque et même de la liturgie de Byzance, même si les moines se réclamaient de l’Eglise romaine.

On ne connaît pas la date exacte de la mort de Gregorio, d’autant plus qu’on ne sait pas exactement quand fut nommé son successeur, Esilirato ; ce fut en tout cas après 603.

Saint Gregorio d’Agrigente est commémoré le 23 novembre dans le Martyrologe Romain.

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 21:47

Trudo de Zerkingen

† 690

 

Trudo (Trudon, Trond) naquit en Hesbaye (act. Belgique), d’une importante famille franque.

Jeune, il fréquentait les églises et aurait promis à Dieu d’en bâtir une.

Une nuit, il eut une vision, ou un rêve, qui le détermina à aller trouver l’abbé s.Remacle (v. 3 septembre) ; il devint son disciple.

Sur le conseil de ce dernier, Trudo se rendit alors auprès de l’évêque de Metz, Chlodulf (v. 8 juin), qui l’ordonna prêtre (vers 657).

Trudo aurait alors remis au diocèse de Metz ses terres de Sarchinium (act. Zerkingen), dans le Limbourg.

Revenu à Tongres, il prêcha dans tout le diocèse, puis bâtit enfin l’église de son vœu, à Sarchinium, en l’honneur des saints Quentin et Remi (v. 31 octobre et 13 janvier).

Des jeunes de noble famille voulurent vivre auprès de lui : un monastère naquit, où Trudo passa le reste de ses jours.

Il mourut vers 690. De très nombreux miracles se produisirent sur sa tombe, des milliers de pèlerins accouraient et campaient à cet endroit. La renommée de s.Trudo fut telle que quiconque se réclamait de lui, pouvait circuler sans être inquiété. La seule vue de la tour du monastère arrêtait les bandits.

C’est ainsi que Zerkingen devint Saint-Trond. L’église de l’abbaye qui s’y trouvait fut détruite en 1789, il n’en restait que la tour. Les bâtiments restants furent occupés par le Petit séminaire : l’église qui y fut construite alors disparut avec tous les bâtiments dans un incendie en 1975 ; le moulin, seul vestige, sauta dans une explosion en 1992. Sic transit gloria mundi !

Saint Trudo de Zerkingen est commémoré le 23 novembre dans le Martyrologe Romain.

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 10:42

Flannan de Killaloe

7e siècle

 

Flannan est traditionnellement présenté comme le fils de Turlough, roi de Thomond (Irlande W), Theodoric, un roi chrétien qui eut d’ailleurs une activité plus missionnaire qu’administrative, et acheva sa vie comme moine à Lismore.

Bon élève, le jeune Flannan aurait étudié les lettres et l’Ecriture sous la direction de s.Blathmet (v. 19 janvier ?), puis de s.Molua (v. 25 juin).

Ce Molua était l’abbé de Clonfert-Mulloe (Osraige) ; il aurait été à l’origine de Killaloe (en irlandais : Cill-da-Lua). Flannan montra beaucoup de zèle à écouter son maître et à étudier. On raconta qu’un jour où il était resté pendant trente-six heures dans un bain d’eau froide, une soudaine lumière céleste transforma sa main gauche en torche lumineuse, lui permettant de continuer à lire l’ouvrage qu’il avait commencé ; apprenant le prodige, Molua décida de donner sa place à Flannan.

La présence de Flannan à Killaloe porta des fruits légendaires : la terre ne fut jamais si fertile, la mer si riche en poissons, le peuple si bien établi dans la paix, et les pauvres si bien reçus à l’hôtellerie du monastère.

La grande sainteté de Flannan fit que tout le peuple, clergé et laïcs, le voulurent comme évêque de Killaloe. Vers 640, il fut un des dix-huit évêques consacrés à Rome par le pape Jean IV.

Son arrivée à Killaloe fut saluée par de grandes manifestations enthousiastes du peuple. Flannan transmit à ses fidèles les habitudes romaines de la célébration de la Messe et des sacrements. Ses dons de prédicateur rencontrèrent un large accueil.

Flannan accomplit de nombreux miracles.

Sentant sa mort prochaine, il réunit des moines et des personnalités, leur recommandant de vivre avec justice et dans la paix, il les bénit et s’endormit pour la vie éternelle.

Saint Flannan de Killaloe est commémoré le 18 décembre dans le Martyrologe Romain.

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 10:32

Les Cinquante Soldats de Gaza

† 638

 

Les circonstances de ce massacre ont été déjà racontées au 6 novembre, lorsque Kallinikos et ses Compagnons furent martyrisés (v. 6 novembre).

Un mois plus tard environ, le même général Amr ordonna à son subordonné Ammiras de lui envoyer enchaînés les cinquante survivants à Eleuthéropolis. Ils devaient venir avec femmes et enfants : Amr leur aurait proposé de vivre paisiblement, à la seule condition qu’ils devinssent Musulmans.

La réponse des vaillants soldats, peut-être formulée par un de leurs représentants, fut on ne peut plus claire : 

Personne ne pourra nous séparer de l’amour du Christ (cf. Ro 8:35), ni nos femmes, ni nos fils, ni tous les avantages de ce monde, car nous sommes serviteurs du Christ, fils du Dieu vivant et nous sommes prêts à mourir pour celui qui est mort et ressuscité pour nous.

Dans cette déclaration solennelle, outre la référence à l’épître de s.Paul citée, se trouve une nette affirmation de la divinité du Christ, dogme rejeté par les Musulmans à la suite d’Arius.

Arm les fit massacrer sur le champ.

Le Martyrologe parle de cinquante soldats et en donne les noms, au nombre de quarante six (quarante-sept dans l’ancienne édition). Les voici : 

  • de la cohorte des Scythes : Eugenios, cinq nommés Georgios, sept nommés Ioannis, Kyriakos, Mouselios, deux nommés Pavlos, Philoxenos, Photinos, Sergios, Stephanos, trois nommés Theodoros, Theopemptos, deux nommés Zitas.

(Un des Theodoros était le fils d’un des Ioannis, ce qui montre l’âge que pouvaient avoir certains ; on notera en outre avec plaisir le beau nom de Philoxenos, «qui aime l’étranger»).

  • de la cohorte des Voluntarii : Abramios, Caiumas, Conon, Epiphanios, deux nommés Georgios, quatre nommés Ioannis, Marinos, Marmisis, Pavlinos, Pavlos, Sergios, Stephanos, deux nommés Theodoros, Theodosios, Thomas.

Les Chrétiens de l’endroit purent racheter - à prix d’or - les dépouilles des Martyrs et les ensevelirent dignement ; là s’éleva ensuite une église.

Les Cinquante Soldats de Gaza sont commémorés le 17 décembre dans le Martyrologe Romain.

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 23:20

Jean Wauthier

1926-1967

 

Jean Wauthier naquit le 22 mars 1926 à Fourmies (Nord), un des trois enfants d’un directeur de filature.

Il reçut le baptême le 25 mars suivant, jour de l’Annonciation à Marie, en la paroisse Notre-Dame : sa naissance et sa vie chrétienne auront véritablement été marquées par la présence de Notre-Dame.

En 1938, il entra au Petit séminaire de Solesmes (Nord, différent de la bourgade du même nom en Sarthe).

Mais en 1940, avec sa famille, il fut contraint de suivre l’exode de la population et se retrouva au Petit séminaire de Notre-Dame de Bon-Encontre, au diocèse d’Agen (Lot-et-Garonne), où il restera jusqu’en juin 1944.

Comme il l’écrivit à son Supérieur, Jean fut toujours attiré par les missions au Laos et c’est pour cette raison qu’il entra au noviciat des Pères Oblats de Marie Immaculée (OMI) à Pontmain (Mayenne), en 1944.

Ce furent ensuite les deux années de Philosophie, qu’il passa à La Brosse-Montceaux (Seine-et-Marne), puis à l’abbaye de Solignac (Haute-Vienne).

Au terme de ces deux années, il fit ses douze mois de Service militaire, dans le corps des parachutistes.

Après cette interruption, il rejoignit les quelques cent jeunes du scolasticat de Solignac pour les quatre années de Théologie. En plus de ces études, il participa à la reconstruction de cette vieille abbaye, maniant avec ardeur la brouette, la pelle, la truelle. Jean fera remarquer qu’il ne fut jamais malade durant le Scolasticat et que les travaux manuels parfois pénibles de ces six années et (son) service militaire dans les parachutistes semblent montrer qu’il possédait une bonne résistance physique. 

Le 8 décembre 1949, fête de l’Immaculée Conception de Marie, il prononça ses vœux perpétuels.

Encore un peu de temps pour se préparer à son départ en mission. En février 1952, il fut ordonné prêtre. En octobre de la même année, il parvenait au pays de ses rêves, le Laos.

Si ce pays acquit son indépendance en 1953, il sera déchiré par diverses factions militaire ou paramilitaires qui s’affrontaient, et ce toujours au détriment des populations qui se déplaçaient à la recherche de quelque endroit moins exposé. Le père Wauthier, qui avait déjà connu l’exode de 1940, les suivra aussi dans leurs déplacements.

Jean aura l’idée de réaliser pour ces populations des conduites d’eau avec des bambous. Outre la proclamation du message évangélique, Jean était tour à tour infirmier, linguiste, ingénieur…

La guerre s’intensifiait. En 1960, fut assassiné le père Borzaga (v. 25 avril). Dès 1961, Jean fut retiré de ce secteur dangereux et passa deux années au séminaire des OMI à Paksane.

En 1963, il put rejoindre ses villageois. Il accompagnait les candidats catéchistes à Ventiane et s’occupait de répartir l’aide humanitaire qu’il recevait au profit des populations victimes de la guerre : récoltes anéanties, pénurie de médicaments, nombreuses mines cachées sur les routes. Ses rapports avec les «autorités» responsables se tendirent, quand il chercha à défendre ouvertement ses amis du village contre ceux qui pillaient littéralement les vivres distribuées.

Jean comprit qu’on lui en voulait ; un soir qu’il se déplaçait avec deux enfants et quelques catéchumènes, il fut atteint d’une balle à la nuque et de trois autres en pleine poitrine. Les enfants purent s’enfuir - et raconter ce qu’ils avaient vu et entendu.

C’était au soir du 16 décembre 1967, quelques jours avant Noël, à Ban Na (Xieng Khouang). Jean avait quarante-et-un ans.

Il a été béatifié le 11 décembre 2016, parmi dix-sept Martyrs du Laos.

Son dies natalis sera le 16 décembre dans le Martyrologe Romain.

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 20:07

Hippolyte de Belley

686-769

 

Hippolyte était né en Bourgogne et entra très jeune au monastère alors appelé de Condat, qui fut renommé Saint-Oyand de Joux, enfin Saint-Claude, origine de l’actuelle ville éponyme du Jura.

En 739, ses saintes vertus le désignèrent pour devenir le quinzième abbé du monastère.

En 755, il fut nommé douzième évêque de Belley.

Rien ne changea dans ses habitudes austères personnelles. S’il conservait sa charge d’abbé, il résidait dans son évêché comme dans sa cellule monastique. 

Bellay et Saint-Claude sont à moins de cent kilomètres l’une de l’autre, mais au huitième siècle, cette distance était considérable ; on ne nous dit pas, en réalité, de quelle façon Hippolyte gouvernait son abbaye : on peut supposer qu’il se reposait sur le prieur, et que celui-ci venait consulter régulièrement l’abbé devenu évêque.

Comme évêque, Hippolyte se distingua en étant attentif aux pauvres, visitant les ladreries, les hôpitaux et les prisons.

Sa sainteté lui valut, de la part de Pépin le Bref et de Charlemagne, d’importantes donations en Champagne, en Bourgogne, et jusqu’en Bretagne.

Il fut présent au concile d’Attigny en 765.

La date de sa mort a été établie à 769 environ. Hippolyte était presque nonagénaire.

Saint Hippolyte de Belley est commémoré le 20 novembre dans le Martyrologe Romain.

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