Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 00:05

Thomas Khampheuane Inthirath

1952-1968

 

Ce martyr fait partie des 17 Martyrs du Laos, pour lesquels des notices sont en préparation.

Thomas Khampheuane Inthirath naquit en mai 1952 à Nong Sim (Champasak, Laos), longtemps désiré et attendu par ses pieux parents.

Son père, comme son grand-père, était le catéchiste du village et avait déjà connu la prison.

Thomas fut baptisé dans le vicariat apostolique de Pakse. On le connaissait pour son caractère pacifique et généreux. Simple, pur, ce garçon montrait tous les signes d’une probable vocation sacerdotale. Sa voie devait aboutir bientôt à la sainteté.

A quinze ans, il fut choisi par le père Lucien Galan pour entrer à l’école des catéchistes de Paksong, pour y recevoir une formation intellectuelle complète, y compris dans des matières plus théologiques comme la doctrine et la liturgie. C’était là un motif de grande joie pour le jeune adolescent.

L’année suivante cependant, le même père Galan revint à Paksong : il se dirigeait vers des villages éloignés pour leur apporter la Bonne Nouvelle, et avait besoin de deux compagnons. L’entreprise comportait des dangers, mais ces gens-là attendaient la visite du prêtre. Sans hésiter, deux étudiants se portèrent volontaires pour l’assister : Thomas et Khamdi.

L’expédition se passa bien. C’est au retour que la voiture fut prise en embuscade : le père Galan et Thomas furent abattus. C’était le 12 mai 1968 : peu de jours avant ou après, Thomas avait seize ans. 

C’était aussi le jour où l’on fête un autre jeune martyr du même âge, s.Pancrace.

Thomas reçut la palme du martyre à Houey Makchan (Paksong, Champasak, Laos).

On imagine la douleur des parents. Mais l’attitude du papa de Thomas fut à la hauteur d’un vrai disciple du Christ : il se dit fier que son fils ait donné sa vie pour sa Foi.

Thomas, comme le père Galan, a été béatifié le 11 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 12 mai dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 21:21

Hilda de Whitby

614-680

 

La naissance de Hild (Hilda) fut précédée d’un songe que fit sa pieuse mère, Breguswith : celle-ci, vêtue de sa belle robe, voyait sous cette robe un bijou qui illuminait toute l’île, symbolisant l’exemple lumineux qu’allait être cette petite fille pour tous ceux qui désiraient vivre bien.

Mais cette naissance fut aussi précédée d’un drame : le père de Hild avait été banni et s’était réfugié auprès du roi Cerdic d’Elmet. On l’empoisonna, peu après la naissance de Hild.

Hild naquit en 614, de Hereric, qui était lui-même neveu de s.Edwin, le roi de Northumbrie (v. 12 octobre ?). C’est s.Paulinus d’York (v. 10 octobre) qui baptisa Hild et Edwin. La sœur de Hild s’appelait Hereswith.

En 647, à trente-trois ans, elle voulut se mettre entièrement à la suite du divin Pasteur et se retira en Est-Anglie, dont le roi était aussi son parent. Mais Dieu lui suggéra de vraiment tout quitter, famille et patrie, pour venir s’installer à une vingtaine de kilomètres de Paris, à Chelles, où se trouvait déjà sa sœur Hereswith.

Au bout d’un an cependant (648), s.Aidan de Lindisfarne (v. 31 août) l’invita à revenir en Northumbrie, pour diriger un petit groupe de compagnes ; puis elle fut nommée abbesse de Hartlepool (649), où elle s’appliqua à organiser la vie régulière de ce monastère double. On admirait sa sagesse, et l’on venait volontiers l’entretenir, tant elle se montrait humble en demandant les lumières des autres, et en les recevant.

Après huit années, en 657, on lui confia le monastère de Streonshalh, traditionnellement identifié avec Whitby. Là encore, il s’agit d’un monastère double, comportant une communauté de femmes et une communauté d’hommes, sous l’unique direction de Hild.

Hild s’y illustra par son enseignement. Les moniales et les moines apprirent ainsi à cultiver la justice, la piété, et surtout la paix et la charité. 

De ses disciples, plusieurs devinrent évêques.

Les six dernières années de sa vie, Hild souffrit énormément, sans cesser de louer et de remercier le divin Créateur, ni d’enseigner son troupeau.

Avant de mourir, elle fonda encore le monastère de Hackness.

Elle mourut le 17 novembre 680, après trente-trois ans de vie consacrée : on a vu comment sainte Begu (v. 31 octobre) vit son âme monter au ciel.

Sainte Hilda de Whitby est commémorée le 17 novembre dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 21:17

Florin de Remüs

7e-9e siècle

 

Il n’est pas facile de situer s.Florin.

Traditionnellement, on le présente comme le fils d’un Anglo-Saxon, époux d’une Juive convertie, au 9e siècle. Plus récemment, on a voulu expliquer que, l’auteur de la Vita Florini ayant écrit que cette Britannia se trouve dans les montagnes de la province de Rhétie, on suppose à juste titre que cette Bretagne signifie ici plutôt… la région de Chur (Suisse), et plus précisément Prätigau.

D’ailleurs, Florin, il est vrai, n’est pas un nom anglais.

Comment un auteur a pu à ce point se tromper à propos d’une Britannia, que tout l’Occident connaissait bien pour avoir reçu tant de missionnaires anglais, reste une question sans réponse.

Reste que, dans cette deuxième hypothèse, il faudrait situer Florin plutôt au 7e siècle.

Les parents de Florin firent un pèlerinage à Rome ; Florin naquit au retour de ce voyage, dans la région de Vintschgau.

Florin aurait reçu une formation théologique d’un prêtre d’Unterengadin, et fut ordonné prêtre.

Après son ordination sacerdotale, il se serait établi dans la région de Heremuscia (Ramosch, Remüs) pour y mener la vie érémitique, près d’une église Saint-Pierre. Il aurait aussi exercé la charge de pasteur d’âmes.

Un de ses (nombreux) miracles aurait été de changer de l’eau en vin, raison pour laquelle on le représenta avec un verre (ou une carafe) d’eau.

Il devint le patron céleste de Vintschgau et de Unterengadin, où se trouve sa tombe, auprès de laquelle se produisirent beaucoup de miracles.

Saint Florin de Remüs est commémoré le 17 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 21:17

Lazaros de Constantinople

† 867

 

Lazaros venait d’Arménie.

Tout jeune, il vint à Constantinople et se fit moine.

Une de ses occupations fut d’apprendre l’art de la peinture et d’écrire, comme on doit le dire, des icônes.

Or le neuvième siècle fut le théâtre d’une deuxième vague d’iconoclasme, sous les empereurs Léon V l’Arménien, Michel II et Théophile.

Accédant au trône en 829, Théophile décréta la peine de mort pour tous les peintres chrétiens qui refuseraient de déchirer ou de fouler aux pieds les tableaux des Saints.

Lazaros fut arrêté, et sommé d’accomplir l’ordre impérial. Le Moine s’y opposa résolument. L’empereur chercha à le gagner par les bonnes paroles, les belles promesse, en vain. L’empereur alors donna l’ordre de torturer le pauvre Moine, qui aurait pu succomber, puis on le jeta dans un cloaque. Quelque temps après, on vint informer l’empereur que l’infortuné reprenait des forces, et se remettait à l’écriture d’icônes. On lui appliqua des barres de fer toutes rouges sur la paume des mains, ce que Lazaros supporta sans émotion ; le feu consuma la chair jusqu’à l’os, et Lazaros sembla s’évanouir.

L’impératrice Theodora, aussi pieuse que son mari était cruel, intervint pour faire libérer Lazaros et lui offrir une cachette dans le monastère Saint-Jean-Baptiste sur le Bosphore. Reconnaissant, Lazaros écrivit alors une icône du saint Précurseur, ses mains s’étant trouvées miraculeusement guéries.

A la mort de l’empereur (842), Theodora fit rappeler et libérer tous ceux qui avaient souffert de cette persécution. Quand à Lazaros, il écrivit une belle icône du Sauveur, qui fut exposée à la dévotion publique.

Puis il retourna s’enfermer dans son monastère, dont il ne voulait plus sortir. 

Il reçut alors le sacerdoce.

En 856 cependant, l’empereur Michel III choisit Lazaros comme ambassadeur auprès du nouveau pape, Benoît III ; Lazaros profita de cette occasion pour s’entretenir avec le Pontife des moyens d’affermir la foi catholique, de faire disparaître les restes de l’hérésie et de resserrer les liens entre l’Orient et l’Occident.

Lazaros aurait été envoyé une seconde fois à Rome et serait mort en chemin, vers 867.

Il est devenu le saint Patron des peintres, avec s.Luc, ste Catherine de Bologne, et beato Angelico (v. 18 octobre, 9 mars, 18 février).

L’icône de s.Jean-Baptiste fut par la suite connue comme image miraculeuse.

Saint Lazaros de Constantinople est maintenant commémoré le 17 novembre dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 23:05

Saen, abbé 

† 684

 

Saen, traduit Sidonius en latin, venait d’Irlande ; il fut impressionné par l’attitude de quelques moines de Jumiège qui étaient allés outre-Manche pour racheter des esclaves, et les accompagna en Gaule.

Certains ont prétendu qu’il se mit au service de s.Fursy (v. 16 janvier) à Lagny, ce qui ne semble pas acceptable historiquement.

Plus vraisemblable est sa vie monastique à Jumièges, où les moines admirèrent l’esprit de mortification et d’humilité qui l’habitait.  Il fut ensuite à Noirmoutier, où il fut cellerier.

S.Ouen (v. 24 août), qui avait fondé vers 674 un monastère dans le pays de Caux, voulut que Saen en fût le premier abbé, car il l’estimait beaucoup et le consultait volontiers, et même pour des affaires difficiles. Il le prit comme compagnon pour son voyage à Rome. 

Une autre version des faits affirme que Saen fonda ce monastère dans le val de la Varenne en 675.

Saen mourut vers (ou après) 684, peut-être même vers 689.

La ville qui se développa autour de son monastère prit le nom de Saint-Saëns, l’s ayant été ajouté au 17e siècle ; on ne manquera pas non plus d’évoquer le nom du célèbre musicien, Camille Saint-Saëns. 

Quant au monastère, il fut détruit par les Normands au 9e siècle.

Saint Saëns est commémoré le 15 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 23:04

Anian d’Irschenberg

† 697

 

Voir la notice Marin et Anian d'Irschenberg

 

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 23:02

Marin et Anian d’Irschenberg

† 697

 

C’étaient deux Irlandais. 

Marin était évêque, Anian diacre : ils venaient sur le continent comme missionnaires.

Ils furent d’abord reçus par le pape Eugène 1er († 657), qui leur donna la mission de se diriger en Germanie méridionale, l’actuelle Bavière.

On pourrait se demander où Marin était évêque en Irlande et d’où lui serait venue la décision d’abandonner son diocèse. N’aurait-il pas reçu cette consécration du pape lui-même ?

Vers 657 donc, Marin s’établit à Wilparting, Anian à Alb. Ils vécurent là et évangélisèrent la région d’Irschenberg.

Quarante ans plus tard, en 697, une bande de pillards passa par là et s’acharnèrent sur Marin, qui fut torturé et brûlé sur un bûcher. 

Anian mourut à la même époque, de vieillesse.

En supposant que Marin avait une trentaine d’années au moment de sa consécration épiscopale (en Irlande ou à Rome), il pouvait avoir au moins soixante-dix ans lors de son martyre. Il pouvait même être beaucoup plus âgé, puisque le diacre Anian mourut de vieillesse.

Encore actuellement, ces deux Saints demeurent très populaires, témoins les nombreux enfants qui en reçoivent les noms au baptême.

Les deux Saints, Marin et Anian d’Irschenberg, sont commémorés le 15 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 23:02

Fintan de Rheinau 

803-878

 

Fintan naquit vers 803 dans le Leinster (Irlande), où ses parents et frères et sœurs périrent dans les guerres et les invasions des Vikings.

Kidnappé lui-même par des Vikings, il put s’échapper dans les îles Orcades. Que faire alors ?

Il était en train de contempler la mer et y aperçut d’énormes bêtes, peut-être des dauphins, et médita ainsi : Comme Dieu est bon, lui qui a donné la mer à ces créatures, et à moi la terre pour aller et venir…

Dans sa prière, il promit à Dieu de ne pas chercher à revenir en arrière ; il partirait en pèlerinage aux grands sanctuaires (Tours, Rome). Ses vêtements alors se raidirent et le portèrent sur les flots jusqu’à la côte de Caithness (Ecosse N), où il vécut deux ans près de l’évêque du lieu, dont on ne connaît d’ailleurs pas le nom.

En 845, après avoir accompli son vœu, il fut moine quelque temps à l’abbaye bénédictine italienne de Farfa, puis vint en 851 se fixer à l’abbaye de Rheinau (entre Bâle et le lac de Constance). A cinquante-et-un ans, il se soumettait humblement à la Règle monastique.

Une vingtaine d’années avant sa mort, à partir de 856, il vécut en reclus, dans une grande austérité, et mourut le 15 novembre 878.

Saint Fintan de Rheinau est commémoré le 15 novembre dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article
Repost0
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 20:34

Eugenio II de Tolède

† 657

 

Une vieille tradition fait remonter la fondation du diocèse de Tolède à un mystérieux Eugenio, disciple de s.Denys l’Aréopagite (v. 3 octobre).

En 636 fut nommé à ce siège Eugenio II. 

On a cru dans le passé que deux évêques du même nom s’étaient succédé au 7e siècle ; l’évêché de Tolède devenant archevêché, il semble que ce soit simplememnt le même Eugenio qui ait succédé à lui même une fois investi de la dignité archiépiscopale. Il fut donc le trentième et le trente-et-unième évêque de Tolède, ou plutôt le trentième évêque et le premier archevêque de cette ville.

Eugenio appartint tout jeune au clergé de Tolède, sous l’épiscopat d’Eladio (v. 18 février), avant de rejoindre Saragosse, où il se mit sous la direction de s.Braulio (v. 18 mars) au monastère de sainte Engrace.

Nommé évêque, Braulio prit Eugenio comme archidiacre.

Avant même d’être consacré évêque, Eugenio était déjà réputé comme théologien, comme poète, comme musicien, comme écrivain.

Evêque, Eugenio célébra trois conciles à Tolède (les huitième, neuvième et dixième). Il fit beaucoup pour développer la pratique de la musique sacrée ; il enseigna la Grammaire et la Sainte Ecriture.

Le roi Chindasvinto et son fils Recesvinto recoururent aux conseils judicieux d’Eugenio.

Eugenio mourut à Tolède en 657. Son épiscopat dura au total vingt-et-un ans.

Saint Eugenio II de Tolède est commémoré le 13 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Partager cet article
Repost0
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 20:31

Maxellende de Caudry

650-670

 

Maxellende naquit vers 650 à Caudry (Nord), de Huinlinus et Amaltrude.

Ces derniers, comme c’était la coutume, acceptèrent la demande en mariage que leur adressa un certain Hardouin.

La jeune fille refusa. Mais les parents se crurent contraints de maintenir leur parole, et Hardouin paya la somme requise pour les fiançailles. Dès lors, selon l’usage franc, l’engagement était irrévocable. Mais Maxellende, de son côté, se considérait libre, n’ayant pas exprimé de consentement et l’ayant même refusé, et resta chez ses parents.

Un jour cependant où ses parents étaient absents, Hardouin se présenta et enleva littéralement Maxellende pour l’emmener à son domicile de Caudry.

La jeune fille résista tellement aux avances d’Hardouin, que ce dernier perdit patience et la tua d’un coup d’épée. Sa punition fut qu’il fut frappé immédiatement de cécité.

Ce fut vers 670. Maxellende fut désormais considérée comme martyre. 

Peu de temps après la première inhumation de Maxellende à Pomeriolas, son corps fut transféré à Caudry. Le long du cortège se trouvait le malheureux Hardouin, repenti, qui pleura amèrement sa faute et recouvra alors la vue.

Depuis, sainte Maxellende est invoquée pour la guérison des maladies oculaires.

Sainte Maxellende de Caudry est commémorée le 13 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens