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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 11:05

Ermengol de La Seo de Urgel

 † 1035

 

Ermengol provenait de la première famille noble d’Urgel et naquit dans la deuxième moitié du 10e siècle à Ayguatébia (Espagne, act. Pyrénées Orientales en France).

Dès ses études dans les belles lettres, il montra sa piété, sa sagesse, sa bonté.

Son oncle Sala, évêque de La Seo de Urgel, le prit comme archidiacre, puis comme coadjuteur avec droit de succession.

En 1010, Ermengol devint ainsi le trente-septième évêque de La Seo de Urgel.

La même année de son installation, se vérifia un miracle eucharistique : un curé, qui doutait de la Transsubstantiation, vit le vin se transformer en Sang durant la Messe. Ermengol reconnut le miracle et en fit part au pape. Un sanctuaire sera construit au 17e siècle pour abriter ce calice privilégié.

Ermengol commença par réformer le Chapitre de la cathédrale, en lui donnant des territoires de sa propriété, et en donnant aux vénérables Chanoines la Règle de s.Augustin (v. 28 août).

Il fit un voyage à Rome et rencontra le pape. Dans son diocèse, il n’hésitait pas à s’opposer à certaines décisions injustes des tribunaux.

Il fit construire des ponts, notamment le Pont de Bar Viejo, où il allait travailler de ses mains. Assis sur une poutre, il fit alors une chute et mourut d’une fracture du crâne.

Certaines versions affirment qu’il se noya et que son corps fut conduit par les vagues jusqu’à La Seo de Urgel.

Saint Ermengol de La Seo de Urgel est commémoré le 3 novembre dans le Martyrologe Romain.

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 10:10

Bronisław Kostkowski

1915-1942

 

Ce jeune séminariste était né à Słupsk (Pologne) le 11 mars 1915, de Mateusza Władysława et Maria, originaires de Poméranie.

Au terme de la Première guerre mondiale, ils déménagèrent à Bydgoszcz et Bronisław fréquenta l’école publique à partir de 1922.

En 1926, il fréquenta l’Ecole nationale de Sciences humaines à Grodzka, où il fut président de la Société de Marie.

En 1936, il entra au séminaire de Włocławek et reçut en 1939 les ordres mineurs. Il devait entrer en quatrième année et être ordonné prêtre, mais la Deuxième guerre mondiale mit fin à cette progression.

En novembre 1939 les Nazis arrêtèrent ensemble le recteur (Michał Kozal, voir notice au 26 janvier), les professeurs et les élèves du séminaire et les envoyèrent d’abord dans la prison locale.

S’étant rendus compte que Bronisław était né à Słupsk, les nazis lui proposèrent la liberté s’il renonçait au sacerdoce. Sa réponse fut ferme : J’ai choisi la mort plutôt que de renier l’appel dont Dieu m’a honoré.

Plus tard il écrivit aussi une lettre à ses parents, dans laquelle on peut lire : 

Je suis prêt pour le pire. Quand je suis entré au séminaire, je savais que si cela était nécessaire, il fallait sacrifier sa vie pour Dieu. Je n’hésiterai pas à la donner à Dieu et à notre pays. Que la volonté de Dieu soit faite. Vous pouvez être tranquilles et fiers. 

Et encore : 

Vous avez voulu que votre fils devînt prêtre. Pourquoi ne pas aussi l’offrir à Dieu comme sacrifice ? 

Bronisław fut ensuite acheminé à Szczeglina, puis au camp de concentration de Sachsenhausen (août 1940), enfin à celui de Dachau (décembre 1940), où se trouvait une section spéciale pour le clergé catholique. Il porta le numéro 22828.

Il mourut de faim dans ce camp de Dachau, à l’âge de vingt-sept ans, le 27 novembre 1942, son dies natalis.

Il a été béatifié parmi cent-huit Martyrs polonais en 1999, et dont la fête liturgique commune est, en Pologne, le 12 juin.

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 10:01

Eusitius de La Celle en Berry

† 542

 

Eusitius (Eusice) vécut dans la première moitié du 6e siècle.

Il était un des fils de parents très pauvres de Périgueux qui, pour mieux dissimuler leur pauvreté, s’en vinrent en Berry. Ils en vinrent même à vendre leur fils Eusitius, qui fut racheté par l’abbé de Parpeçay.

S’étant montré très fidèle dans tous les petits emplois qu’on lui confia, il conquit la confiance des moines et de l’abbé, et reçut le sacerdoce. 

Ce qui précède suffit à revenir sur l’erreur qu’on a faite en prétendant qu’Eusitius était un ancien moine de Micy (Orléans).

Mais il recherchait plus de solitude. Il se retira parmi des fourrés d’épines, loin des hommes, en un endroit nommé Prisciniacus

Il tenait l’or et les richesses pour du fumier (cf. Ph 3:8). Dans sa petite cellule, il couchait sur la cendre, portait un cilice ; des vocations se joignirent à lui.

Il eut le don des miracles, de la prophétie.

D’un signe de croix, il guérissait les gorges enflées ; il donnait à boire de l’eau bénite qui faisait disparaître la fièvre.

Un de ces guéris s’avisa de revenir la nuit suivante pour voler les ruches du Solitaire. Mal lui en prit : voici Eusitius qui arrive et lui donne la ruche volée ; l’homme tombe à genoux ; et Eusitius : Le vol enrichit Satan !

En 531, au roi Childebert qui lui offrait une somme d’or avant de partir en guerre contre les Wisigoths d’Espagne, Eusitius refusa la bourse et prédit au roi la victoire et l’accomplissement de son vœu : Childebert obtint la victoire et, de retour, promit de faire construire là une belle basilique qui abriterait la dépouille d’Eusitius. Tout arriva ainsi. De plus, comme Childebert ramenait avec lui des prisonniers enchaînés, Eusitius lui demanda de les libérer, ce qu’il fit sur place.

Eusitius mourut vers 542. 

Des miracles ayant eu lieu sur sa tombe, le roi Childebert fit alors construire la basilique dont il fut question plus haut, ainsi qu’un monastère. Le hameau qui en naquit devint la ville de Celles-Saint-Eusice, aujourd’hui Selles-sur-Cher (Loir-et-Cher).

Les reliques de s.Eusitius furent profanées par les troupes protestantes de Coligny.

Saint Eusitius est commémoré le 27 novembre dans le Martyrologe Romain.

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 20:59

Alypios Stylite de Hadrianopolis

522-640

 

Alypios naquit vers 522  à Hadrianopolis (Bithynie ou Paphlagonie, Asie Mineure). Il avait une sœur, Maria.

Il avait trois ans, quand sa mère, veuve, le remit à l’évêque Théodore. Celui-ci le fit étudier.

A la mort de l’évêque, son successseur, un autre Théodore, continua à s’occuper d’Alype, qui fut désigné par tous pour l’économat de l’église.

Alypios fut ordonné diacre.

Mais son désir était de partir pour l’Orient afin de se faire moine. Sa mère l’encouragea. Il partit sans bruit, mais on remarqua bien vite son absence : on le rattrapa à Euchaïta, au tombeau de s.Théodore, le plus célèbre pèlerinage du pays, le jour de la fête du Saint (?).

Ramené à Hadrianopolis, il apprit dans une vision que c’était aux Lieux Saints qu’on trouvait le chemin de la sainteté. Il s’y rendit et chercha un endroit au sud de Jérusalem, dans la montagne, mais l’eau manquait. Il creusa et trouva une source. Il demanda alors à l’évêque local de venir bénir son oratoire, mais l’évêque, faisant semblant d’approuver, donna par derrière l’ordre de boucher la source, pour forcer Alypios à se rapprocher de la ville.

Alypios s’établit dans un désert voisin, parmi des tombeaux hantés par des démons. Il monta sur un de ces mausolées en ruine, qui était surmonté d’une colonne portant un taureau-lion. Avec un levier en fer, il fit culbuter ce monstre qu’il remplaça par une croix. Deux Saints lui apparurent en songe ; on découvrit plus tard leurs reliques.

L’évêque devait aller saluer l’empereur et prit avec lui Alypios, son diacre. Mais tandis qu’on s’embarquait à Chalcédoine, Alypios se cacha dans l’oratoire de Sainte-Bassa (v. 21 août), proche du rivage. Il s’y endormit et sainte Euphémie (v. 16 septembre), l’illustre patronne de Chalcédoine, lui ordonna en songe de rentrer dans sa patrie. Il obéit. Il construisit un oratoire en l’honneur de sainte Euphémie. 

Il avait alors une trentaine d’années. Des anciens lui suggérèrent de vivre un temps dans une cellule : pendant deux années, il dut lutter contre les démons qui l’assaillaient. Ils s’enfuirent quand on procéda à la dédicace de l’oratoire Sainte-Euphémie.

Des foules affluaient vers le solitaire, car il était d’une affabilité enourageante. Pour se donner un peu de répit, il monta sur sa colonne. On avait ajusté des planches en forme de toit. Alypios restait debout comme une statue, en proie aux intempéries. Les démons le tracassaient. Un jour, il demanda à sa mère une hache, et abattit son abri de planches. La mère se désolait, puis comprit qu’il souffrait pour le Christ, s’établit dans une tente au pied de la colonne, donant aux pauvres ce qui eût été nécessaire pour leur entretien à tous deux. Les démons s’enfuirent enfin.

Des fidèles se groupèrent au pied de la colonne : une femme de distinction nommée Euphémie, Eubula, la première supérieure du groupe des femmes ; Marie, sœur d’Alypios. Il y eut un monastère pour elles, et un autre pour les hommes. La mère d’Alypios s’était jointe aux nonnes, mais sans prendre l’habit. Après une vision, elle se décida à le demander à son fils. La psalmodie s’élevait là dans le désert vers Dieu jour et nuit. Le stylite s’unissait aux chœurs des reclus entourant sa colonne, des moines et des religieuses.

On racontait qu’une lumière descendait sur le saint. Il prévoyait l’avenir et guérissait les malades, toujours de bon conseil, pacifiant, miséricordieux. Un jour, il jeta sa tunique à un mendiant, et se gela tant qu’un reclus ne lui eut pas porté secours. Le prestige du maître était tel que l’on confia à quelques-uns de ses disciples les églises sans pasteur.

Après cinquante-trois ans de station verticale sur la colonne, il fut paralysé en partie : ses pieds, valides quatre-vingt-cinq ans, étaient comme morts. Il se coucha sur le côté et vécut ainsi les quatorze dernières années de sa vie, gêné par un ulcère. 

Il mourut plus que centenaire, à cent-dix-huit ans, si les dates avancées sont correctes.

Tous voulaient toucher son corps. Un possédé fut libéré sur sa tombe.

Maintenant encore, il est invoqué par les femmes stériles.

Saint Alypios Stylianos est commémoré sous ce nom le 26 novembre dans le Martyrologe Romain.

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 08:51

Ambroise d’Agaune

† 520

 

Ambroise fut d’abord moine à l’Ile-Barbe (Lyon). Il fut abbé du même monastère.

En 515, fut fondée l’abbaye d’Agaune (Valais, Suisse), dont le premier abbé désigné devait être Hymnémode, qui n’accepta cette charge qu’à la condition d’être secondé par Ambroise.

Hymnémode devait être fort âgé ou malade, pour insister ainsi à avoir près de lui un second. De fait, il mourut quelques mois après l’installation (janvier 516).

Ambroise fut donc le deuxième abbé d’Agaune, mais c’est lui qui en dirigea toute l’organisation. 

Un de ses mérites fut d’instaurer là la laus perennis, consistant à faire chanter l’office alternativement par deux groupes de moines (ou plus, en fonction des vocations) pour que jamais cette louange ne s’arrête dans l’église. Il aurait ainsi été le premier en Occident à instaurer cette habitude.

Il fit aussi reconstruire la basilique Saint-Maurice.

Quand il mourut, en 520 ou 521, c’est dans cette basilique qu’il fut inhumé. 

Saint Ambroise d’Agaune est commémoré le 2 novembre dans le Martyrologe Romain.

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 08:50

Wenefrid de Holywell

7e siècle

 

Gwenfrewi naquit en Pays de Galles, de noble naissance.

Son oncle, Beuno, la forma à la piété et édifia une église à Treffynnon, à proximité de l’actuel Holywell.

Entrée au monastère de Gutherin, sous s.Elerius, elle fut un jour menacée dans sa chasteté par le prince Caradoc. Elle s’enfuit, mais le prince la rattrappa et la décapita.

Une source miraculeuse jaillit à l’endroit où tomba cette tête, à Holywell. Beaucoup de guérisons eurent lieu à cette source. 

Les pèlerinages ont continué même au temps des persécutions, au point qu’un Protestant déplorait en  1583 qu’Holywell fût encore fréquenté chaque année par des foules.

Les Anglais rebaptisèrent Gwenfrewi Wenefrid.

La source, tarie en 1917, à cause de travaux d’extraction minière, reprit ensuite. 

Sainte Wenefrid de Holywell est commémorée le 2 novembre dans le Martyrologe Romain.

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:12

Maurinus d’Agen

6e siècle

 

L’histoire et la passion de Maurinus en laissent perplexes plus d’un.

Après dix-huit années de mariage, Euticius et Alabanna mirent au monde Maurinus.

Euticius était préfet d’Agen au nom d’un roi de Lectoure nommé Valduanus, que les historiens ne connaissent pas. Ce même Euticius était chrétien, mais en secret.

A douze ans, Maurinus se rendit auprès de Germain de Capoue (v. 30 octobre), qui le baptisa puis l’ordonna diacre. Maurinus resta sept ans auprès de Germain.

Ce dernier cependant, eut une vision qui lui conseillait de renvoyer Maurinus dans son pays d’origine.

A peine arrivé, Maurinus délivra un possédé, ce qui le rendit célèbre. Euticius son père était fort content de revoir son fils, mais au même moment, le roi Valduanus se mit à persécuter les Chrétiens. Alors commence la véritable passion de Maurinus

Il fut d’abord arrêté, tandis que son père fut décapité avec soixante-dix-huit compagnons.

Dans son cachot, Maurinus ressuscita trois jeunes gens qui avaient été foudroyés ; Valduanus, furieux et sans doute diaboliquement jaloux, le fit flageller jusqu’à mettre ses os à nu, puis le renvoya en prison.

La nuit, un ange vint libérer Maurinus et neuf autres chrétiens. Au matin, les gardiens se convertirent en retrouvant Maurinus et ses compagnons sur une montagne voisine. Le roi fit décapiter ces neuf compagnons et flageller de nouveau Maurinus, mais les fouets frappèrent les bourreaux. Jeté dans une fournaise, Maurinus en ressortit indemne. Un bourreau ayant reçu l’ordre de le décapiter, restait terrorisé, de sorte que Valduanus frappa lui-même Maurinus, lui détachant la tête et l’épaule.

Maurinus ramassa sa tête et alla la déposer à une quarantaine de kilomètres de là, à une fontaine où une lépreuse guérit.

Beaucoup de conversions eurent lieu alors, et une basilique s’éleva sur le tombeau de Maurinus.

Il y eut plus tard un monastère Saint-Maurin entre Agen et Moissac.

Saint Maurinus d’Agen est commémoré le 25 novembre dans le Martyrologe Romain.

 
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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 23:15

Severino de Tivoli

6e siècle

 

On n’est pas gâté dans la recherche concernant Severino.

Il aurait été ermite. On a avancé qu’il fut moine bénédictin, ce qui n’est pas prouvé.

On conservait ses reliques dans la cathédrale de Tivoli (Rome, Latium, Italie C), où on les découvrit au 17e siècle.

Au 7e siècle, une église fut élevée en son honneur tout près de Tivoli. Il y eut aussi un monastère, dont on a retrouvé les ruines au 19e siècle.

Severino a donc certainement eu une vie très sainte qui lui a valu une vénération au moins locale. Mais il devait aussi préférer l’humilité et l’effacement, en quoi il a été largement exaucé.

Saint Severino de Tivoli est commémoré le 1er novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 23:14

Vigor de Bayeux

† 538

 

Vigor (ou Vigile) était originaire d’Artois, de famille noble.

C’est là qu’il connut s.Vaast (v. 6 février) et peut-être qu’il fut ordonné prêtre.

Vigor voulut entreprendre la voie de la sainteté et quitta son pays. Il vint dans la région de Bayeux, où, sans perdre de temps, il accomplit déjà des miracles devant une population encore païenne. Il ressuscita un enfant.

Un riche propriétaire, Volusien, vint prier Vigor de chasser un énorme serpent qui terrorisait la région. Quel serpent ? Il faisait quarante pieds de long. Vigor lui imposa son étole et le fit disparaître dans la mer. Reconnaissant, Volusien fit don à Vigor d’une grande propriété à Cerisy. Ce serait l’origine d’un grand monastère - dont cependant on n’a jamais retrouvé de traces. Une église y fut construite au 11e siècle.

Après avoir chassé encore deux autres monstres (serpents), Vigor fut appelé à être le huitième évêque de Bayeux en 513.

Il intensifia sa lutte contre le paganisme. Le Mont Phanus qui était le théâtre d’un culte païen, devint le Mont Chrismatus, avec d’ailleurs l’appui du roi Childebert. Chaque année, Vigor voulait y baptiser trois enfants le jour de Pâques.

Un certain Bertulphe prétendit envahir et labourer toute cette étendue : Vigor, toujours vigoureux, se mit en prière et l’homme se brisa le crâne dans une chute de cheval.

On raconte aussi le prodige de la résurrection d’une oie sauvage. Toute une bande de ces bêtes ravageait la région ; un soir, Vigor leur intima l’ordre de passer la nuit dans sa grange. Au matin, il voulait les laisser partir, mais elles restaient là : Vigor soupçonna «quelque chose» et interrogea alors son serviteur, qui reconnut en avoir abattu une. Vigor se fit apporter les os de la bête, et la resssuscita.

Vigor mourut un 1er novembre, vers 538, après un épiscopat de vingt-cinq ans (au moins).

Saint Vigor de Bayeux est commémoré le 1er novembre dans le Martyrologe Romain.

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 23:13

Lézin d’Angers

† 610

 

Licinius - Lézin en français, était de grande famille, peut-être même apparenté au roi. 

Elevé à la cour, il devint conétable, puis comte d’Angers de 587 à 592.

Cet homme honnête et remarquable fut fiancé ; mais la fiancée mourut de la lèpre : Lézin y vit un signe de Dieu et préféra entrer dans le clergé.

En 592, on l’acclama évêque d’Angers ; il en était le quatorzième. Il fallut presque la force pour le convaincre d’accepter ce choix.

Il fonda le monastère Saint-Jean-Baptiste ; un jour qu’il visitait les travaux, accompagné de Mainbeuf (qui lui succéderait), il fut interpellé par douze aveugles et boîteux, qu’il guérit d’un signe de la Croix. Lézin ordonna alors de faire construire aussi une église en l’honneur de la Sainte Croix.

Une autre fois, ne pouvant obtenir des autorités la libération des prisonniers, il fit le signe de la croix sur la porte de la prison, qui s’ouvrit : les prisonniers en furent quitte pour une brève homélie, et purent regagner leur demeure.

Lézin aurait été à l’origine de l’exploitation de l’ardoise ; il est en tout cas le patron céleste des ardoisiers d’Angers (qu’on appelait les perreyeurs).

Vers (ou en) 610, Lézin fut pris de fièvre au mois d’août. Il mourut le 1er novembre et Mainbeuf lui succéda.

L’église Saint-Jean-Baptiste, où il fut enterré, prit le nom de Saint-Julien au 11e siècle, et fut détruite à la Révolution.

Saint Lézin d’Angers est commémoré le 1er novembre dans le Martyrologe Romain.

 
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