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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 23:39

Achaire de Noyon

† 640

 

Acharius fut moine à Luxeuil, sous saint Eustase (et non Eustache, v. 2 avril).

En 621, il fut nommé évêque de Noyon, sixième après s.Médard (v. 8 juin).

Il semble qu’il s’agisse de lui, quand on trouve la signature de Aigahardus au bas des décisions du concile de Clichy (627). 

C’est sur son conseil qu’Audomarus (s.Omer, v. 1er novembre) fut nommé au siège de Thérouanne.

Il encouragea s.Amand et bénit sa mission dans les Flandres.

Achaire mourut vers 640, et son successeur fut le grand saint Eloi (v. 1er décembre).

Saint Achaire de Noyon est commémoré le 27 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 23:39

Fergus Cruithneach

† 730

 

Fergus Cruithneach (Fergustian) pouvait être d’origine picte. 

On le présente comme contemporain de s.Drostan (v. 11 juillet), lequel mourut vers 605. Ces dates sont vraisemblablement incompatibles, ou alors il s’agit d’autres personnages portant le même nom.

Notre Fergus aurait été évêque de ce qui est actuellement l’Ecosse. Mais on lui attribue aussi des missions en Irlande.

Il serait venu à Alba avec quelques prêtres et aurait édifié des églises près de Strageath, en Upper Stratheam, en Upper Perth, et ensuite dans la région de Caithness, où furent construites les églises de Wick et Halkirk. Glamis lui devrait aussi son église ; on y a restauré la Grotte de Fergus.

En 721, eut lieu un synode romain, dont l’ultime signataire est un certain Fergustus Pictus, un des nombreux Fergustus qu’on connaisse - et qui pourrait être le nôtre.

Fergus mourut à Glamis, vers 730.

Saint Fergus Cruithneach est commémoré le 27 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 23:38

Bilhildis d’Altmünster

† 734

 

Bilhildis (Bilihild, Bilehild, Bilihilt) vécut à cheval sur les 7e et 8e siècles.

D’après une tradition qualifiée par les spécialistes de phantaisie légendaire, elle était d’une famille noble de Bavière, fille du comte Iberin et de son épouse Mathilda.

Vers 672, on l’aurait contre son gré promise à un duc païen de Würzburg, Heden.

Quand ce dernier partit en guerre, Bihildis, enceinte, alla secrètement en bateau jusqu’à Mayence, auprès de son oncle Rigibertus, l’évêque de cette ville. Son enfant cependant mourut peu après sa naissance.

Au retour de son époux, elle resta à Mayence ; une autre version prétend qu’elle le revit et l’amena au Christ. 

A la mort de cet époux, Bilhildis obtint de son oncle évêque un terrain pour y construire un couvent dans les environs de Mayence ; ce fut Hagenmünster, ou Hohenmünster, dont elle fut abbesse jusqu’à la mort. 

Ce monastère devint ensuite Altmünster ; il fut détruit (ou supprimé) en 1781.

Le chef de Bilhildis fut scientifiquement reconnu comme authentique, en 1991.

Sainte Bilhildis est invoquée comme protectrice des malades. A Mayence se trouve actuellement une maison de soins pour malades gravement atteints de maladies mentales, placée sous le vocable de sainte Bilhildis.

Sainte Bilhildis d’Altmünster est commémorée le 27 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 23:37

Gulstan de Saint-Gildas-de-Rhuis

† 1040

 

Gulstan (Goustan) pouvait être anglais. Il aurait été capturé un jour par des pirates qui l’auraient abandonné sur l’île d’Ouessant parce qu’il souffrait d’un pied.

Plus exactement, l’abbé Félix, du monastère de Saint-Gildas-de-Rhuis, qui s’était retiré sur cette île, l’aurait racheté aux pirates et recueilli près de lui. Converti, Gulstan demeura un certain temps sur l’île, pendant que Félix s’absentait à Fleury-sur-Loire.

Une autre version affirme que Gulstan se serait d’abord dirigé vers l’évêque de Léon puis, malgré sa douleur au pied, l’aurait accompagné en pèlerinage jusqu’à Jérusalem.

Au retour, il aurait alors rencontré Félix, qui voulait restaurer la Règle bénédictine dans le monastère Saint-Gildas-de-Rhuis, et y aurait mené une vie exemplaire.

On croit que Gulstan aurait aussi séjourné un temps sur l’île de Hoëdic, d’ailleurs avec un compagnon nommé Budic.

Envoyé pour quelque affaire importante en Vendée, Gulstan serait mort là-bas, à Beauvoir-sur-Mer, le 27 novembre 1040.

Il y eut une sainte contestation entre les moines de Noirmoutier et l’évêque de Poitiers : les premiers voulaient s’emparer de la dépouille du saint défunt, mais le prélat leur ordonna de laisser l’abbé de Saint-Gildas venir et emmener le corps de son moine.

On montre en Loire-Atlantique une grosse pierre creuse qui aurait été le lit de s.Gulstan, non pas par esprit de mortification de ce dernier, mais parce que la roche se serait ramollie au contact de Gulstan.

Saint Gulstan est invoqué par les marins et les pêcheurs.

Saint Gulstan de Saint-Gildas-de-Rhuis est commémoré le 27 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 18:32

Nikon le Metanoïte

930-998

 

Nikon naquit vers 930 à l’est de l’actuelle Turquie, non loin de la Mer Noire, de parents fort aisés.

Méprisant les richesses du monde, Nikon quitta la maison et s’en vint au monastère de Chrysopetro, qui se trouvait plus à l’ouest. 

Il resta là pendant douze ans, se sanctifiant et approfondissant la théologie.

Il dut quitter son monastère parce que son père le recherchait ; sur le point d’être rejoint, il implora la Sainte Vierge, qui le fit passer de l’autre côté d’un fleuve, de sorte que le père et le fils ne purent que se saluer de loin et poursuivre leur route chacun de son côté.

Nikon se mit à parcourir les villages en proclamant partout : Convertissez-vous, en grec : Metanoïte ; c’est là l’origine de son surnom habituel.

En 961, il passa en Crète, récemment reprise par l’empereur aux Sarrasins ; la population était déjà passée aux habitudes musulmanes, et Nikon s’empressa d’annoncer son habituel Metanoïte. Ce ne fut pas un succès immédiat, loin de là, mais tout de même les Crétois furent touchés par le don prophétique de Nikon, qui lisait dans les cœurs, et dont la vie ascétique était si impressionnante. Les conversions se multiplièrent.

En 968, Nikon passa enfin en Grèce : Péloponèse, Béotie, Athènes, Sparte enfin. Il y construisit trois églises, dédiées au Sauveur, à sa Mère et à sainte Kyriaki (v. 6 juillet), ainsi qu’un monastère.

Ces travaux s’accompagnèrent de miracles. Nikon put remuer une pierre énorme que personne n’arrivait à déplacer ; il changea en bon vin la piquette qu’on avait apportée pour les ouvriers ; d’un geste, il allongea une colonne trop courte, qui risquait de compromettre tout l’édifice ; un certain Ioannis, qui s’était opposé farouchement à ces travaux, fut mystérieusement frappé d’une mort subite. 

Un fanatique d’une sorte de jeu de paume s’obstinait à jouer durant la sainte Liturgie ; Nikon sortit et le rappela à l’ordre ; l’autre le menaça, mais ne put reprendre le jeu, car son bras fut subitement paralysé : il dut venir demander pardon à l’Homme de Dieu.

En 996, quand les Bulgares envahirent le Péloponèse et menacèrent Corinthe, le stratège, impuissant et de plus malade, appela Nikon, qui accourut, le guérit et le rassura pour l’avenir.

Sentant approcher l’heure de sa mort, Nikon rédigea un testament, qui était plutôt un ultime appel à la conversion. Au dernier jour, il se fit porter dans le vestibule du monastère pour adresser au peuple une ultime supplique, recommandant à tous de pratiquer l’humilité, l’hospitalité, l’amour fraternel ; de rejeter l’envie, la jalousie, la fornication ; de savoir pardonner facilement ; de confesser leurs fautes à un ministre de Dieu.

Nikon pria encore, et s’endormit dans le Seigneur, le 26 novembre 998.

Beaucoup d’autres miracles encore suivirent cette mort ; Nikon fut le Saint le plus populaire dans tout le Péloponèse.

Saint Nikon le Metanoïte est commémoré le 26 novembre dans le Martyrologe Romain.

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 07:55

Ursicinus du Jura

† 620

 

Ursicinus était son vrai nom latin, mais son nom irlandais devait être Ursan, et ne devint Ursanne que bien plus tard.

Il fut un compagnon de s.Colomban (v. 23 novembre) en Franche-Comté et fonda un ermitage, où se joignirent des disciples.

De sa vie riche en événements prodigieux, on raconte l’anecdote suivante. Ursan fut un jour invité par un riche voisin, qui lui offrit à boire du vin, ce qu’Ursan n’avait pas l’habitude de faire, de sorte qu’il fut incommodé et sortit, tandis que le voisin riait bruyamment. La punition divine pour cet homme qui s’était ainsi moqué de l’Homme de Dieu, fut que sa maison fut instantanément investie par des serpents, des rats et des crapauds.

Ursan mourut vers 620 et autour de son tombeau se développa la petite ville de Saint-Ursanne.

Encore aujourd’hui on peut accéder à la grotte où il vécut, mais il faut grimper cent-quatre-vingt-dix marches.

Plus tard se développa une abbaye bénédictine.

Saint Ursanne est commémoré le 20 décembre dans le Martyrologe Romain.

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 06:26

René Dubroux

1914-1959

 

René naquit le 28 novembre 1914 à Haroué (Meurthe-et-Moselle), quatrième des six enfants de Jules-René, négociant en bois. Leur maman leur transmit sa profonde foi. La plus jeune, Yvette, sera missionnaire en Afrique, et le plus jeune, Michel, sera prêtre diocésain à Nancy.

De 1933 à 1939, René suivit la formation au Grand séminaire et fut ordonné prêtre en janvier 1939, pour le diocèse de Saint-Dié.

Son premier poste d’apostolat fut la paroisse de Chantraine.

En 1939-1940, il fut mobilisé comme infirmier militaire et reçut la Croix de Guerre. Il fut cependant prisonnier de guerre à Sarrebourg, avant de pouvoir reintégrer sa paroisse de Chantraine.

En 1943, il entra aux Missions Etrangères de Paris.

En 1946, il fut envoyé en Indochine comme aumônier militaire et, en 1948, à la mission de Thakhek (Laos).

Il développa intensément la mission de Namdik, s’entourant de catéchistes fidèles, auxquels il montra les dangers du communisme ; il promut le culte de l’Eucharistie ; il mit aussi à profit ses connaissances dans l’exploitation du bois. Il se dépensait sans compter, au milieu des factions rivales et opposées au nouveau gouvernement mis en place lors de l’indépendance de 1953.

René semblait parfois autoritaire, mais il était exigeant, pour lui d’abord et pour les fidèles aussi. Il s’était donné totalement à Dieu et à son apostolat, sans retour. Malgré les difficultés qu’il rencontrait, il ne renonça jamais à la prière du bréviaire (nous l’appelons aujourd’hui la Louange des Heures), encore moins à la célébration de la Messe. Quand il le pouvait, il s’adonnait à la pêche ou à la chasse.

En 1954-1955, il revint se refaire une santé en France.

En 1957, nouveau poste : Nong Khen, dans le sud du Laos, proche de la zone occupée par les rebelles communistes soutenus par les Vietcongs. Imperturbable, René continua son travail apostolique, s’efforçant d’écarter les fidèles de la contamination communiste.

Mais un de ceux-là devint un nouveau Judas : il informa le parti des horaires du Missionnaire, qui fut suivi. Le 19 décembre 1959, alors qu’il se trouvait à Palay avec ses catéchistes dans sa petite sacristie, qui était aussi sa chambre, il reçut deux balles tirées à bout portant.

Peu de temps après, son successeur sur place sera le père Lucien Galan (v. 12 mai).

René Dubroux fut le premier missionnaire des Missions Etrangères de Paris assassiné au Laos, en haine de la foi. Il a été béatifié le 11 décembre 2016.

Son dies natalis sera le 19 décembre dans le Martyrologe Romain.

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 23:43

Colman de Cloyne

† 600

 

Des Colman, il y en a beaucoup. On a déjà rencontré Colman d’Ecosse, Colman de Dromore, et Colman mac Duagh (v. 6 juin, 7 juin et 29 octobre).

Celui d’aujourd’hui aurait été un barde païen, avant de recevoir le baptême des mains de s.Brendan (v. 16 mai).

Il aurait évangélisé les régions de Limerick et de Cork.

On peut supposer qu’il fut abbé d’un centre monastique à Cloyne, où il n’y avait pas encore d’évêque à cette époque. Colman dut y exercer l’autorité épiscopale et reste vénéré comme le premier évêque de Cloyne. En réalité, le premier évêque «officiel» de Cloyne est signalé au 12e siècle, et s’appelait : Gilla na Náem Ua Muirchertaig (ou Néhémias).

Saint Colman de Cloyne est commémoré le 24 novembre dans le Martyrologe Romain.

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 21:48

Gregorio d’Agrigente

† 603

 

Gregorio pouvait être sicilien d’origine, et plus précisément d’Agrigente.

Il serait allé en Syrie pour être moine, puis serait venu à Rome.

C’est là que le pape le connut et l’ordonna évêque d’Agrigente, septième titulaire de ce diocèse (590).

Mais comme Nul n’est prophète en son pays (cf. Mt 13:57), ses ennemis le noircirent avec une histoire de femme et le dénoncèrent au pape.

Convoqué à Rome en 591 par le pape Grégoire le Grand (v. 12 mars), il y fut «mis en prison», disons : retenu tant que durait l’enquête, mais fut enfin libéré, peut-être en 598, en tout cas avant 603, et recouvra son poste.

Justifié, Gregorio composa un commentaire sur le Livre de l’Ecclésiaste, que nous appelons aujourd’hui le Qohélet. Cet ouvrage est rédigé en grec, car la Sicile était largement sous l’influence de la culture grecque et même de la liturgie de Byzance, même si les moines se réclamaient de l’Eglise romaine.

On ne connaît pas la date exacte de la mort de Gregorio, d’autant plus qu’on ne sait pas exactement quand fut nommé son successeur, Esilirato ; ce fut en tout cas après 603.

Saint Gregorio d’Agrigente est commémoré le 23 novembre dans le Martyrologe Romain.

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 21:47

Trudo de Zerkingen

† 690

 

Trudo (Trudon, Trond) naquit en Hesbaye (act. Belgique), d’une importante famille franque.

Jeune, il fréquentait les églises et aurait promis à Dieu d’en bâtir une.

Une nuit, il eut une vision, ou un rêve, qui le détermina à aller trouver l’abbé s.Remacle (v. 3 septembre) ; il devint son disciple.

Sur le conseil de ce dernier, Trudo se rendit alors auprès de l’évêque de Metz, Chlodulf (v. 8 juin), qui l’ordonna prêtre (vers 657).

Trudo aurait alors remis au diocèse de Metz ses terres de Sarchinium (act. Zerkingen), dans le Limbourg.

Revenu à Tongres, il prêcha dans tout le diocèse, puis bâtit enfin l’église de son vœu, à Sarchinium, en l’honneur des saints Quentin et Remi (v. 31 octobre et 13 janvier).

Des jeunes de noble famille voulurent vivre auprès de lui : un monastère naquit, où Trudo passa le reste de ses jours.

Il mourut vers 690. De très nombreux miracles se produisirent sur sa tombe, des milliers de pèlerins accouraient et campaient à cet endroit. La renommée de s.Trudo fut telle que quiconque se réclamait de lui, pouvait circuler sans être inquiété. La seule vue de la tour du monastère arrêtait les bandits.

C’est ainsi que Zerkingen devint Saint-Trond. L’église de l’abbaye qui s’y trouvait fut détruite en 1789, il n’en restait que la tour. Les bâtiments restants furent occupés par le Petit séminaire : l’église qui y fut construite alors disparut avec tous les bâtiments dans un incendie en 1975 ; le moulin, seul vestige, sauta dans une explosion en 1992. Sic transit gloria mundi !

Saint Trudo de Zerkingen est commémoré le 23 novembre dans le Martyrologe Romain.

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