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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 22:43

Eudo du Monastier

† 720

 

Un monastère avait été fondé dans le diocèse du Puy par un certain Calminius, comte d’Auvergne, dont le nom avait été à l’origine de Calmiliacum, devenu ensuite Le Monastier.

Eudo (Eodo, Eudes, Audo), né à Orange, avait été archidiacre de Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Moine à Lérins, il fut désigné par l’abbé, en 655, pour être le premier abbé de Calmiliacum.

Il excella vraiment dans sa mission, au point que les moines furent bientôt très nombreux.

Il aurait été l’oncle de Chaffre ou Théofrède (Theodfredus), qui lui succéda et dont le monastère prit ensuite le nom.

La communauté suivit d’abord la Règle de Lérins, puis adopta celle de s.Benoît (v. 21 mars).

On trouve aussi qu’Eudo aurait été évêque du Puy, mais il n’y a pas d’évêques de ce nom dans la liste épiscopale de ce diocèse. A cette époque, seul un certain Eusebius aurait un nom approchant celui d’Eudo, mais il n’a rien à voir avec lui.

Eudo mourut vers 720.

Saint Eudo du Monastier est commémoré le 19 novembre dans le Martyrologe Romain.

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 00:21

Patrocle, ermite

500-576

 

Patrocle naquit vers 500 (ou un peu avant) dans le Berry, fils d’Ætherius et frère d’Antonius.

Tandis que Patrocle devait garder les brebis, Antonius allait à l’école ; un jour, ce dernier fit valoir à son frère de s’éloigner, n’étant qu’un paysan bon à garder les brebis. Patrocle ne s’en offensa pas, mais il reçut la remarque comme une invitation de Dieu à apprendre lui aussi à lire et à écrire. Bientôt, il dépassa son frère, qui désormais disparaît de notre histoire.

Il y avait alors dans l’entourage du roi Childebert un certain Nunnion, qui lui recommanda Patrocle. On ne sait comment ils se connurent, mais Patrocle vécut quelque temps à la cour.

Quand il eut quarante ans environ, son père mourut et il revint au pays berrichon. La brave veuve espérait que son fils allait se marier et l’assister dans ses vieux jours, mais Patrocle ressentait en son cœur un autre appel. Il alla auprès de l’évêque de Bourges, Arcadius, qui le tonsura, l’admit dans le clergé et bientôt l’ordonna diacre. Que fit donc la maman, l’histoire ne nous le dit pas : la Vita se concentre sur les faits et mérites de notre Héros, sans s’étendre sur les décors de l’histoire.

Patrocle eut à partager la vie des autres clercs. Mais son esprit était «ailleurs» : il oubliait l’heure du repas, et puis il ne buvait pas de vin ni de bière, ne se servait pas de ragoût et préférait le pain trempé dans l’eau ; et puis il ne dormait pas, ou très peu, pour veiller et prier ; et puis il portait un cilice sous sa tunique ! L’archidiacre réprimanda Patrocle : ou tu fais comme tout le monde, ou tu t’en vas.

Sans s’émouvoir, Patrocle comprit qu’il devait aller ailleurs. L’évêque cependant l’ordonna prêtre. Patrocle alla se fixer à Néris (Allier), où il se construisit un oratoire, avec des reliques de s.Martin (v. 11 novembre) et ouvrit une école. Mais il se mit à faire des miracles, à guérir des infirmes, ce qu’il n’avait pas prévu et qui dérangeait passablement son humilité ; où aller ?

Patrocle recourut à un saint stratagème : il écrivit sur autant de petits billets toutes les solutions qu’il pouvait envisager pour sa vie, les déposa sur l’autel et se mit en prière, pendant trois jours et trois nuits ; le billet qu’il «choisit» alors était celui de l’ «ermite». 

Il remit sa maison à quelques religieuses et se mit en route ; il ne prenait avec lui qu’une bêche et une hache à deux tranchants : ce qu’il lui faudrait pour se construire une cabane dans la forêt et entretenir un jardinet. L’endroit où il s’arrêta s’appelait Mediocantus (auj. La Celle).

Allait-il connaître le silence de la solitude ? Les foules ne tardèrent pas à le retrouver, à lui amener des malades, des possédés, que Patrocle guérissait ; il pria ainsi trois jours et trois nuits avant de délivrer un possédé.

Le Diable intervint aussi. Il insinua dans le cœur de Patrocle l’idée de retrouver le monde. Patrocle pria ; un ange le fit monter sur une haute colonne, d’où il apercevait tous les vices des hommes, et Patrocle comprit que le Diable cherchait seulement à lui faire quitter sa sainte solitude. 

Puis Patrocle construisit un monastère à Colombier, établissant là une communauté avec son abbé, dans l’espérance de pouvoir désormais vivre en solitaire dans la prière. Il passa dix-huit ans dans la solitude, annonça aux moines sa prochaine mort et s’éteignit saintement le 18 novembre, vers 576.

Le prêtre de Néris, qui l’avait bien connu, voulut enlever le corps de vive force et s’en vint avec quelques clercs ; mais en arrivant, il vit le linceul resplendir d’une blancheur si éclatante que, terrifié, il changea d’idée et aida plutôt les moines à transporter le corps de Patrocle à Colombier, où les miracles reprirent : deux femmes aveugles recouvrirent la vue.

L’ermite saint Patrocle est commémoré le 18 novembre dans le Martyrologe Romain.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 23:12

Witta de Büraburg

700-760

 

Witta était né vers 700 en Angleterre. 

Son nom, qui évoque la blancheur (white) fut transcrit Albinus en latin.

Il aura pu étudier et se former à l’abbaye de Iona.

Il quitta son pays pour venir soutenir le travail évangélisateur de s.Boniface (v. 5 juin).

Boniface le consacra évêque du nouveau diocèse de Büraburg et le pape Zacharie confirma ce choix.

En 742, Witta prit part au premier synode germanique.

En 745, il signa, avec d’autres prélats, une lettre de Boniface au roi de Mercie, qui suppliait ce dernier de respecter la loi de Dieu et les droits de l’Eglise.

Witta eut des soucis avec les Saxons encore païens, qui n’acceptaient pas facilement d’abandonner leurs idoles et leurs habitudes.

Il mourut à une date imprécise, qui varie selon les auteurs de 747 à 760.

Le siège de Büraburg, réuni à celui de Mayence, fut remplacé par Paderborn.

Saint Witta de Büraburg est commémoré le 26 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 23:11

Beóán de Mortlach

 † 1032

 

Beóán, latinisé en Beanus (Beoanus), en anglais Beyn, était né en Ecosse.

L’évêché de Mortlach fut ou aurait été fondé par le roi Máel Coluim II d’Ecosse en 1012, en action de grâce pour sa victoire sur les Scandinaves envahisseurs.

Le premier évêque de ce nouveau siège fut notre Beóán, qui fut confirmé par le pape Benoît VIII sur la demande du même roi.

Par la charte de Forfar, le roi confirma à l’évêque les terres et les sanctuaires de Clova (Kirriemuir). 

Saint Beóán de Mortlach est commémoré le 26 octobre dans le Martyrologe Romain, qui mentionne un autre Beóán, ermite, le 16 décembre.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 10:47

Hilare de Mende

† 535

 

Hilare (Hilarus) est le huitième évêque de Mende, à partir de 515.

Outre sa participation au concile d’Auvergne en 535, ce qu’on lui prête est affirmé au conditionnel.

Il aurait fondé un monastère près du Tarn.

Il aurait visité l’abbaye de Lérins.

Lors de l’invasion des Francs en pays de Gévaudan, il en aurait obtenu la libération de nombreux esclaves.

Parfois, on croit que l’autre évêque de Mende, s.Ilère, du siècle suivant est un dédoublement de notre Hilare.

Saint Hilare de Mende est commémoré le 25 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 10:46

Frutos de Sepúlveda

642-715 

 

Frutos aurait eu un frère et une sœur, Valentín et Engracia, descendants d’une antique famille aristocratique.

A la mort de leurs parents, les trois frères et sœur distribuèrent aux pauvres tout leur héritage et se retirèrent dans une solitude de Carrascal del Río (actuelle Sepúlveda, Ségovie, Espagne). Ils vivaient chacun dans une grotte séparée.

Frutos aurait lui-même provoqué de son bâton la profonde «coupure» ou crevasse (cuchillada) de l’endroit, interdisant aux Arabes de passer outre. La crevasse fait une centaine de mètres de profondeur.

Il demanda à un paysan de lui prêter deux bœufs pour transporter les pierres nécessaires à l’édification d’un sanctuaire à Notre-Dame ; mais comme le paysan n’avait que deux taureaux, Frutos commença par les dresser et s’en servit à la place des bœufs.

Vers la fin de sa vie, il fut affronté par un Musulman qui refusait de croire à la présence du Christ dans l’Eucharistie ; l’homme lui lança que, si l’on mélangeait une hostie consacrée dans la nourriture d’une bête, celle-ci la mangerait pareillement ; Frutos alors amena un âne devant un bon picotin où il avait déposé l’Hostie : l’âne s’agenouilla. Cette histoire rappelle celle arrivée à s.Antoine de Padoue (v. 13 juin).

Frutos serait mort en paix en 715, tandis que ses frère et sœur auraient été mis à mort plus tard, décapités par les Sarrasins.

On ajoute aussi, parmi les miracles postérieurs à la mort de Frutos, qu’un homme jaloux précipita son épouse du haut de cette crevasse et que celle-ci fut retrouvée vivante et à genoux en train de remercier Dieu, tout en bas de la crevasse (1225). La femme continua de vivre là pendant huit années et y fut enterrée. 

Les historiens ont «laissé de côté» tout ce qui concerne les «miracles» de Frutos, ainsi que l’existence de ses frère et sœur.

Saint Frutos de Sepúlveda est commémoré le 25 octobre dans le Martyrologe Romain.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 00:33

Namatius de Vienne
486-559

Il est regrettable qu’on confonde ce Namatius de Vienne avec celui de Clermont, qui mourut un siècle plus tôt (v. 27 octobre).
Avant d’être évêque, Namatius (ou Namacius) avait vécu dans le mariage, avec une certaine Euphrasia, et fut aussi gouverneur de Vienne.
Il fut appelé à être évêque du siège de Vienne, dont il fut le vingt-cinquième titulaire.
Après un court épiscopat, Namatius s’éteignit vers 559. Il est difficile d’évaluer la durée de cet épiscopat, car le prédécesseur de Namatius, un certain Isicius, semble avoir occupé la chaire épiscopale de 545 à 565. Et tant Isicius que Namatius sont reconnus comme saints : il n’est donc pas question d’usurpateur, d’hérétique, de faussaire, de corrompu… 
Le culte de Namatius n’a été confirmé qu’en 1903.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Namatius de Vienne au 17 novembre.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 22:10

Magloire de Dol

495-575

 

L’histoire de Magloire reste un sujet de discussions entre historiens.

Il aurait été, par sa mère, le petit-fils du roi de Glamorgan. S.Samson et s.Malo (v. 28 juillet et 15 novembre) auraient été ses cousins.

Il fut élevé sous s.Iltut (v. 6 novembre) à Llantwit Major.

A la mort de son père, Magloire vint le visiter, avec Samson. Puis ils passèrent tous deux sur l’île de Peirio, où Samson devint abbé ; il ordonna Magloire diacre.

Plus tard, Samson et Magloire revinrent en Armorique ; Samson fonda des monastères, dont celui de Dol ; Magloire devra diriger l’un d’eux ; Samson l’ordonna prêtre, et évêque.

Quand Samson mourut, Magloire lui succéda, vers 565 ; trois ans plus tard, sur l’injonction d’un ange, il céda la place à Budoc, et se retira à Jersey (ou à Sercq).

Il recherchait la solitude pour achever sa vie dans le silence, mais il eut bientôt soixante-deux disciples.

Pas de viande, quelques petits poissons aux jours de grandes fêtes.

Les six derniers mois de sa vie, Magloire resta dans l’église.

Il serait mort le 24 octobre 575.

Saint Magloire de Dol est commémoré le 24 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 22:10

Senoch, prêtre

536-576

 

Senoch descendait des Taifales, barbares fort corrompus qui avaient formé une colonie en Poitou au 5e siècle dans la région de Tiffauges. C’est là qu’il naquit.

Il se convertit au Seigneur, devint clerc et se constitua un monastère. Il trouva en effet en Touraine des murs anciens et, en les restaurant, il aménagea des habitations convenables. 

Il trouva là un oratoire dans lequel, à ce qu’on rapportait, saint Martin (v. 11 novembre) avait prié. Il l’arrangea avec un soin diligent, y dressa un autel avec un emplacement préparé pour recevoir des reliques de Saints, puis invita l’évêque, Euphronius (v. 4 août).

Celui-ci consacra l’autel et conféra l’honneur du diaconat à Senoch. Mais pour ce qui concernait les reliques, il se trouva que l’endroit préparé était trop petit. Aussi Euphronius et Senoch se mirent-ils en prière, profondément inclinés, et l’emplacement s’agrandit, tandis que le reliquaire se rétrécissait.

Senoch vécut là avec trois autres compagnons. Il ne mangeait qu’une livre de pain et ne buvait qu’un demi-litre d’eau par jour. L’hiver, il était pieds-nus. Il se liait une chaîne de fer aux mains, aux pieds et au cou. Fuyant la vue du monde, il s’enferma dans sa cellule, priant, veillant, jour et nuit. Des foules voulurent venir le voir.

Des abondantes aumônes qu’il reçut de ces visiteurs, il ne gardait rien, mais les employa à racheter des esclaves ou à payer les dettes : il en sauva ainsi plus de deux-cents.

Senoch guérissait littéralement les malades aussi facilement qu’il respirait. Aveugles, estropiés, piqués par les serpents, énergumènes, tous revenaient guéris.

Mais Senoch fut tenté et la vanité commença à poindre sur le beau tableau d’une si grande sainteté. Grégoire de Tours (v. 17 novembre) eut le courage de le lui faire remarquer, et Senoch eut l’humilité de reconnaître sa faute.

Un autre conseil qu’il suivit, fut de ne pas s’enfermer totalement, mais seulement du 11 novembre (s.Martin) à Noël et pendant le Carême, et de paraître les autres jours, pour le bien des âmes.

A une époque non précisée, Senoch reçut le sacrement de l’Ordre.

S.Grégoire de Tours le connut personnellement. C’est de son texte que sont tirés les détails qu’on vient de raconter.

Senoch mourut en 576. Les miracles continuèrent à son tombeau.

Saint Senoch, prêtre, est commémoré le 24 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 22:09

Martin de Vertou

6e siècle

 

Martin était le diacre de l’évêque Félix de Nantes.

Ce dernier l’envoya évangéliser les populations encore païennes du sud de la Loire, mais ce fut un échec total.

Martin se retira, un peu comme Lot s’enfuit de Sodome, et la ville d’Herbadilla, qui l’avait si mal reçu, fut punie de Dieu et fut bientôt ensevelie sous les eaux du lac de Grandlieu.

Notre diacre fit alors un pèlerinage à Rome, où il puisa de nouvelles forces.

De retour dans la région de Nantes, il mena la vie érémitique au sud-est de cette ville. Mais alors, les foules vinrent assaillir Martin, le suppliant de reprendre sa prédication.

La réponse de Martin ne fut pas négative, mais il commença par bâtir une abbaye à Vertou, sous le vocable de Saint-Jean, et y introduisit la Règle de s.Benoît (v. 21 mars), qu’il avait connue durant son pèlerinage précédent.

L’abbaye compta jusqu’à trois-cents moines.

Martin mourut vers la fin du 6e siècle.

Les invasions normandes détruisirent totalement cette abbaye.

Saint Martin de Vertou est commémoré le 24 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

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