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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 23:17

Pedro Luque Cano

1873-1936

 

Pedro Luque Cano naquit le 5 octobre 1873 à Montoro (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Le 22 juillet 1936 il reçut la palme du martyre à Montoro.

Pedro Luque Cano sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 22 juilllet.

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 22:18

Antonio Benítez Arias

1907-1936

 

Antonio Benítez Arias naquit le 6 juin 1907 à Cuevas de San Marcos (Málaga, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Il reçut la palme du martyre le 21 juillet 1936 à Castro del Río (Cordoue).

Antonio Benítez Arias sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 21 juilllet.

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 22:17

Francisco Herruzo Ibáñez

1894-1936

 

Francisco Herruzo Ibáñez naquit le 19 août 1894 à Obejo (Cordoue, Espagne S).

C’était un laïc, marié.

Il reçut la palme du martyre le 21 juillet 1936 à Obejo (Cordoue).

Francisco Herruzo Ibáñez sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 21 juilllet.

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 16:08

Mario Ciceri

1900-1945

 

Mario Ciceri naquit le 8 septembre 1900 a Veduggio (Milan, Italie N), quatrième des six enfants de Luigi et Colomba Vimercati, des agriculteurs. La générosité de ces parents s’exprima encore plus lorsqu’ils assumèrent l’éducation des treize enfants de leur belle-sœur, morte en couches.

En 1908, Mario reçut la Confirmation, en  1910 la Première Communion.

Dès l’âge de huit ans, il manifesta le désir d’être prêtre. La famille en montra une joie profonde, mais le problème était le coût des années d’études. Mario étudia avec tant d’ardeur, qu’il mérita une bourse et put achever toutes ses études sans imposer de sacrifices exagérés à sa famille.

Il fréquenta le collège Gervasoni de Valnegra (Bergame) ; dès 1912, selon la coutume de ce temps, il reçut la soutane et entra au séminaire de Seveso. En 1918, il intégra le collège Rotondi de Gorla Minore, comme préfet des collégiens (toujours pour payer ses études). Il fit ensuite la théologie à Milan.

Ajoutons ici que don Mario était un grand musicien : il jouait de l’orgue, de la guitare, du violon ; il composait.

En 1924, il fut ordonné prêtre.

Son seul et unique poste fut d’être vicaire à Brentana de Sulbiate, où il se dépensa de mille manières auprès des paroissiens, toujours à bicyclette, et ce même durant la guerre et par tous les temps. Mais il ne faisait rien sans la prière et l’adoration ; il restait longtemps en méditation devant le Saint-Sacrement ; ensuite, il savait être présent dans les différentes églises de sa paroisse pour accueillir les fidèles, pour les confessions.

Sa grande préoccupation fut pour les jeunes, pour lesquels il développa les cercles de l’Action Catholique et une chorale ; ce furent aussi les malades, les nécessiteux de tous genres, les soldats, les prisonniers, auxquels il savait rendre visite en toute occasion. Il sera difficile d’énumérer toutes les attentions que sa charité imagina pour venir en aide auprès de tous ses paroissiens.

En outre il cacha des Juifs et des «déserteurs» qui voulaient échapper aux camps de travail nazis ; on sait qu’il fut inscrit sur des listes de prêtres à conduire au peloton, mais sa mort accidentelle intervint plus tôt que prévu.

C’est avec sa bicyclette qu’il fut renversé le 9 février 1945 : gravement blessé, il s’éteignit le 4 avril suivant, mourant en offrant sa vie pour la fin de la guerre, pour le retour des soldats chez eux et pour la conversion des pécheurs.

Les bienfaits de don Mario ne s’arrêtèrent pas à sa mort. En 1975, à Côme, une petite fille souffrait d’une rare anomalie du côlon ; sa tante en parla à la sœur de don Mario, qui lui prêta un foulard du prêtre ; ce foulard fut placé sur le corps de la petite malade, tandis que toute la famille observait une neuvaine de prières ; vite guérie, et de façon inexplicable, la petite fille a grandi et à son tour fut en 2005 la maman d’une petite fille en parfaite santé. C’est le miracle qui fut retenu pour la prochaine béatification de don Mario.

Mario Ciceri sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 4 avril.

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 09:34

Isabel Cristina Mrad Campos

1962-1982

 

Isabel Cristina Mrad Campos naquit le 29 juillet 1962 à Barbacena (Minas Gerais, Brésil SE) ; elle a un frère, Roberto ; leurs parents, José Mendes Campos et Helena Mrad, sont catholiques et pratiquants ; le père est président de l’association Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse.

Selon la coutume locale, la petite fille reçut la Confirmation en 1965 et la Première Communion en 1969.

Cristina (c’est apparemment son prénom usuel, mieux : on l’appelait Cris) grandit dans cette atmosphère de compassion pour les pauvres et les malades. Elle a un rêve : devenir médecin pédiâtre, et en Afrique.

Elle fit ses études secondaires au Collège de l’Immaculée, tenu par des Sœurs de la Charité ; on la connaissait pour sa gentillesse et son intelligence au-dessus de la moyenne.

Cristina se consacra à Dieu selon le vœu de virginité, pour se donner plus tard, totalement, aux malades qu’elle rencontrera. Chaque jour, elle participait à l’Eucharistie.

On retrouvera plus tard dans ses papiers sa devise personelle : Toujours sourire, puisque Jésus m’aime.

En avril 1982, elle vint à Juiz de Fora, pour suivre les cours à l’université, partageant un petit appartement avec son frère.

Sa vie chrétienne s’intensifie. Elle fait son heure quotidienne d’adoration eucharistique.

Le 30 août 1982 va être le début du calvaire de Cristina. Ce jour-là, Cristina est seule et ouvre la porte à l’ouvrier qui vient installer une armoire. On lui avait recommandé cet homme, il était correct et ne demandait pas beaucoup. Mais au cours de l’intervention, les propos obscènes de l’homme deviennent provoquants ; Cristina prie l’homme d’achever son travail et de partir. Plus tard, elle raconte la scène à son frère.

L’ouvrier cependant préconise qu’il a oublié un outil et qu’il reviendra un ou deux jours après. Il revient en effet deux jours plus tard, le 1er septembre, et tente cette fois-ci de violer Cristina ; celle-ci lui résiste et hurle pour appeler de l’aide, mais il monte le son de la télévision ; il la baillonne avec un drap ; la jeune demoiselle se débat comme elle peut. L’homme enfonce des coups de poignard dans le corps de Cristina. Son frère la trouve morte, le soir.

L’autopsie révélera que l’assassin a frappé Cristina à la tête, lui a attaché les mains, l’a baillonnée, a déchiré ses sous-vêtements, lui a griffé les jambes et l’a poignardée de treize coups dans le dos, l’abdomen, le ventre ; mais Cristina réussit à préserver sa virginité.

Tel que se présente le récit, on pourrait se poser des questions sur la prudence, la naïveté de Cristina vis-à-vis de cet ouvrier. Pourquoi le frère n’était-il pas là pour le recevoir, pour ouvrir lui-même à un ouvrier qu’on ne connaissait pas ? Comment l’homme a-t-il pu s’introduire une deuxième fois dans l’appartement, après les propos qu’il avait tenus la première fois ?

La commission qui a examiné les faits, a sûrement trouvé les bonnes réponses pour aboutir aux conclusions formelles de martyre de la chasteté que l’on peut attribuer à Cristina.

Isabel Cristina Mrad Campos sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 1er septembre.

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 00:00

14 DÉCEMBRE

 

II.

Ste Drosis, vierge martyre à Antioche de Syrie.

III.

SS Heron, Ater), Isidoros, martyrs en Alexandrie ; interrogé avant eux, Dioscoros, âgé de quinze ans, ne céda pas aux tortures et fut même relâché.

SS Leucius, Thyrsus et Callinicus, martyrs à Césarée de Bithynie et Apollonie. 

IV.

SS Ares, Promus et Elias, martyrs à Ascalon.

S Viator, évêque à Bergame.

S Pompeius, évêque à Pavie.

S Matronianus, mystérieux ermite à Milan.

S Lupicin, évêque à Vienne.

V.

S Nicasius, évêque martyr à Reims ; il encourageait les habitants à résister aux Vandales et fut tué à ce moment-là ; il serait à l'origine de la première basilique Sainte-Marie ; avec lui furent martyrisés sa sœur Eutropia, le diacre Florentius et Iucundus.

VI.

S Agnellus, abbé à Naples, probablement basilien ; parmi ses miracles, se trouve celui de la libération de la ville par l'étendard de la croix ; il est patron de Naples.

VII.

S Venance Fortunat, évêque à Poitiers, d'origine italienne, fin lettré, auteur d'écrits poétiques (hymnes Vexilla Regis, Pange Lingua).

IX.

S Folcuin, évêque à Thérouanne, actif au moment de l'invasion des Normands.

XIV.

B Bonaventura Buonaccorsi, noble de Pistoia, de l'Ordre des Servites, compagnon de s. Filippo Beniti, prieur à Orvieto, à Florence, à Montepulciano (où il fut le directeur de ste Agnès), mort et enseveli à Orvieto.

XVI.

S Juan de la Croix, carme espagnol, réformateur avec ste Thérèse d'Avila, littéralement persécuté par les récalcitrants, Docteur de l'Eglise.

XIX.

S Nimatullah Youssef Kassab al-Hardini, prêtre maronite libanais, fondateur de l' ”Ecole sous le chêne”, gratuite pour les enfants des environs du monastère ; il refusa la charge de général de son ordre, béatifié en 1998, canonisé en 2004.

Bse Franziska Schervier, allemande, fondatrice des Sœurs des Pauvres de Saint-François.

XX.

B Isidro Alonso Peña (1859-1936), frère coadjuteur lazariste espagnol, martyr, béatifié en 2017.
B Antonio Cubells Minguell (Protasi, 1880-1936), de l'Ordre de Saint-Jean-de-Dieu, martyr à Barcelone, béatifié en 1992.

Drosis d’Antioche de Syrie
2. siècle

Drosis, une vierge d’Antioche de Syrie (auj. Antakya), mourut brûlée vive.
Elle eut peut-être des Compagnons, trois pour la précision, dont on ignore absolument les noms.
Il se peut que ce martyre ait eu lieu plus tard, au troisième ou au quatrième siècle.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Drosis au 14 décembre.


Heron, Ater, Isidoros et Dioscoros d’Alexandrie
† 250

Nous disposons pour ces quatre Martyrs du témoignage de leur propre évêque, Dionysios († 264, v. 8 avril), dont le texte permet de corriger deux petites erreurs du Martyrologe : 
Heron, Ater et Isidore, Egyptiens, et avec eux un enfant de quinze ans environ, Dioscore, furent livrés. 
Et d’abord le juge s’efforça de séduire l’adolescent par ses paroles, comme facile à tromper, et de le contraindre par des tortures, comme facile à faire céder, mais Dioscoros n’obéit ni ne céda.
Quant aux autres, il les fit déchirer d’une manière très sauvage et, comme ils résistaient, il les livra également au feu.
Parce que Dioscore s’était illustré en public et qu’il avait répondu très sagement à ses questions en particulier, le juge étonné le renvoya, disant qu’il lui accordait à cause de son âge un délai pour changer d’avis. 
Et maintenant Dioscoros, très digne de Dieu, est avec nous, étant demeuré pour une lutte plus prolongée et une récompense plus substantielle.

Le texte du Martyrologe mentionne Ateus au lieu de Ater ; douze au lieu de quinze ans pour Dioscoros.
Si l’Evêque écrit qu’ils étaient Egyptiens, c’est qu’ils étaient sans aucun doute indigènes, de langue copte, et non habitants d’Alexandrie, cette grande ville cosmopolite où l’on parlait grec. Peut-être que leurs noms devraient donc s’orthographier différemment.
Leur martyre eut lieu en 250, quatorze ans avant la mort de l’évêque Dionysios.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Heron, Ater, Isidoros et Dioscoros d’Alexandrie au 14 décembre.


Leucius, Thyrsus et Callinicus de Césarée de Bithynie
† 250

Lors de la persécution de Dèce, un fonctionnaire arriva à Césarée de Bithynie (act. Turquie NO) pour y faire appliquer l’édit qui frappait les Chrétiens.
Leucius, qui était un citoyen d’un certain rang, vint ouvertement reprocher au fonctionnaire son attitude. Il subit alors une série de tourments, et fut décapité.
Thyrsus avait admiré le courage de Leucius, et vint reprocher au même sa sévérité : sans jugement, il fut livré sur place aux bourreaux ; mais ceux-ci ne réussissaient pas à le faire taire et Dieu le rendait d’autant plus fort que les tortures l’affaiblissaient ; on le conduisit à Apollonie (auj. Aboulioun), distante d’une cinquantaine de kilomètres de Césarée.
Là, un prêtre des idoles se convertit instantanément devant le courage de Thyrsus, ainsi qu’une quinzaine de confrères. Ce prêtre s’appelait Callinicus (Kallinikos).
C’est alors que succomba Thyrsus, à la suite des nombreux tourments infligés.
Ces trois Martyrs ne sont donc pas morts le même jour, mais ils sont liés dans un même contexte.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Leucius, Thyrsus et Callinicus de Césarée de Bithynie au 14 décembre.


Ares, Promus et Elias d’Ascalon
† 308

Ces trois Martyrs n’étaient pas nommés dans le précédent Martyrologe.
Ils venaient d’Egypte, et voulaient gagner la Cilicie (Asie Mineure) pour aller assister et encourager les victimes de la persécution de l’empereur Maximin.
A Césarée (Palestine), ils furent arrêtés. On leur creva les yeux, on leur coupa les pieds.
Conduits à Ascalon (act. Ashkelon, Israël), ils subirent le martyre, Ares par le feu, Promus et Elias par la décapitation.
C’était en 308 ou 309.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Ares, Promus et Elias d’Ascalon au 14 décembre.


Pompeius de Pavie
† 350

On a rencontré au 9 décembre s.Syrus, le premier évêque de Pavie, que l’on croit bien faire de situer au quatrième siècle.
Pompeius fut son successeur immédiat.
Son épiscopat dura peu d’années, dit une chronique, ce qui peut vouloir dire tout de même une dizaine ou une quinzaine d’années, car les évêques restaient parfois trente, quarante, cinquante ans sur le même siège.
Pompeius mourut apparemment vers le milieu du quatrième siècle.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Pompeius de Pavie au 14 décembre.


Nicasius de Reims
† 407

Nicasius avait une sœur, nommée Eutropia.
Nicasius fut, vers 400, le onzième évêque de Reims. 
C’est assez probablement lui qui fit édifier l’église Sainte-Marie, à l’origine de l’actuelle cathédrale.
Lors de l’invasion des Vandales en 407, Nicasius préféra rester dans la ville, près de ses fidèles, plutôt que de s’enfuir lâchement. Les Vandales le trouvèrent avec Eutropia devant la cathédrale. Nicasius chantait le psaume 118 : il était arrivé au v. 25, Mon âme est attachée à la poussière, lorsqu’un coup d’épée lui trancha la tête. Le Martyr se pencha pour la ramasser et continua de chanter : Rends-moi la vie selon ta parole !
Eutropia préféra mourir avec son frère, qu’être la proie des désirs honteux de ces païens. Elle se précipita vers l’assassin, et se permit de le gifler si fort, dit la chronique, que les yeux du bonhomme sortirent de leurs orbites et tombèrent à terre. Elle fut aussitôt abattue.
D’autres perdirent aussi la vie à cet instant, des clercs et des laïques. On cite le diacre Florentius et un certain Iucundus.
Les meurtriers furent alors saisis d’une grande frayeur. Un grand bruit leur sembla sortir de l’église et ils se retirèrent en désordre.
La nuit suivante, les Chrétiens réfugiés alentour virent des lumières dans la ville et entendirent des mélodies célestes.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Nicasius de Reims, avec Eutropia, Florentius et Iucundus, au 14 décembre.


Agnellus de Naples
† 596

Agnellus serait né vers 535, de riches parents nommés Federicus et Ioanna. Ils venaient de Syracuse (et auraient été parents de sainte Lucie, v. 13 déc.).
Le garçon grandit dans l’ascèse et vivait en ermite dans une grotte.
A la mort de ses parents, il utilisa son héritage pour secourir les pauvres et construisit un hôpital.
Son premier grand miracle fut qu’en 581, devant le péril d’une invasion des Lombards, il se montra dans la ville de Naples, brandissant la croix : le ville fut épargnée. 
Fuyant la célébrité, il se retira pendant sept ans non loin de Frosinone (Latium, Italie C).
Revenu à Naples, il fut ordonné prêtre et devint abbé d’un monastère fondé, disait-on, au cinquième siècle par saint Gaudiosus (v. 27 oct.). Ce monastère devait probablement être de rite basilien (oriental, d’après la règle de s.Basile), mais prit ensuite la règle de s.Augustin.
On rapporte d’Agnellus qu’il faisait beaucoup de miracles. Un de ceux-là fut la libération d’un prisonnier des Sarrasins, à la condition qu’il vécût désormais chastement.
Agnellus mourut en 596.
Au début du vingtième siècle, furent encore reconnus beaucoup de miracles, guérisons inattendues, spectaculaires, dont les protagonistes laissèrent des témoignages. Certains habitaient au loin, en Amérique même, et obtenaient des grâces par l’invocation de s.Agnello.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Agnellus de Naples au 14 décembre.

Venantius Fortunatus

530-607

 

Venantius (On l’appelle couramment Venance Fortunat) serait né vers 530, près de Trévise (Venise, Italie) et s’appelait exactement : Venantius Honorius Clementianus Fortunatus.

Il reçut une formation intellectuelle extrêmement soignée en lettres latines et devint bientôt l’auteur apprécié de billets, récits, proses, vers de toutes sortes.

En passant par la Germanie il s’en vint en Gaule, poussé par sa dévotion à saint Martin.

Il alla vénérer la tombe de saint Hilaire à Poitiers, où il rencontra sainte Radegonde, cette reine devenue moniale, abbesse de Sainte-Croix. Entre eux deux s’affermit une sainte amitié qui aida Fortunat à se sanctifier toujours plus.

C’est dans ces circonstances qu’il écrivit des hymnes que nous chantons encore durant le temps de la Passion : Vexilla regis, Pange lingua.

Une de ses œuvres est une Vie de saint Martin, en vers. Il en écrivit d’autres, comme celle de sainte Radegonde. On lui doit aussi des commentaires, sur le Pater et sur le Credo.

Venance devint prêtre, puis fut appelé à succéder à l’évêque Platon de Poitiers.

Venance Fortunat mourut probablement un 14 décembre, une vingtaine d’années environ après sainte Radegonde, qui mourut en 587.

 

 

Folcuin de Thérouanne

780-855

 

Folcuin était le fils de Jérôme, lui-même fils naturel de Charles Martel, et de Ercesinde. Il a pu naître vers 780.

Vers trente ans, en 816-817, il fut nommé évêque de Thérouanne, quatorzième titulaire de ce diocèse.

En 839, il régla les rapports entre deux abbayes, établissant que celle de Saint-Omer devait dépendre de celle de Saint-Bertin. Il devait avoir quelque méfiance envers l’abbé de Saint-Omer, qui s’était approprié des reliques de s.Omer (v. septembre) : Folcuin les remit à Saint-Bertin, où elles étaient précédemment.

Il participa à divers conciles : Paris (846), Quierzy (849), Soissons (853).

Quand le roi appris qu’il vieillissait et que les infirmités l’empêchaient de célébrer la messe publiquement, il lui envoya de son propre chef un successeur, malgré les canons. Devant l’intrus, Folcuin trouva la force de célébrer la messe, mais il remplaça la bénédiction finale par une malédiction solennelle. Terrorisé, le malheureux s’enfuit, il se tua en tombant de cheval et tous ses compagnons moururent peu après.

Folcuin entreprit ensuite une nouvelle visite pastorale, mais il mourut à Esquelbecq sur l’Yser, le 14 décembre 855.

Son épiscopat avait duré trente-neuf ans.

C’est à l’abbaye Saint-Bertin qu’il fut enseveli.

Le petit-neveu de Folcuin, qui portait le même nom et était moine à Saint-Bertin, se trouva péniblement souffrant des jambes et ne se déplaçait qu’avec deux cannes. Un jour que la douleur était encore plus vive, il voulut aller prier au tombeau de s.Bertin (v. 5 septembre) et, passant devant celui de son grand-oncle, l’évêque Folcuin, pria intérieurement ce dernier pour sa guérison - qu’il obtint instantanément. Ce fut le début d’un culte fervent, de la part des moines d’abord, de tout le peuple ensuite.

Saint Folcuin de Thérouanne est commémoré le 14 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Bonaventura Buonaccorsi

1240-1315

 

On ne connaît pas le vrai prénom (ni peut-être le vrai nom) du chef des gibelins qui, à Pistoie, en 1276, demanda à saint Filippo Benizi (v. 22 août) de l’accepter au noviciat. Qui était-il ?

Il était né vers 1240 à Pistoie (Toscane, Italie) et, au milieu des interminables rivalités entre guelfes et gibelins et entre villes italiennes, finit par se trouver à la tête des gibelins de sa ville natale.

En 1276, Filippo Benizi vint prêcher dans cette ville, justement pour pacifier les esprits et les appeler à la réconciliation. Beaucoup se convertirent, vendirent leurs biens et demandèrent l’habit religieux. Parmi eux donc, se trouvait notre homme qui, tout en larmes après avoir entendu les invitations de Filippo Benizi, demanda son admission immédiate, avec le nom de Bonaventura.

Il est possible qu’on ait accolé à Bonaventura le nom de la très noble famille des Buonaccorsi, mais les documents sûrs parlent en général de Bonaventura de Pistoie, sans autre précision.

Filippo fut assez impressionné mais, prudent, commença par inviter «Bonaventura» à demander pardon à tous ses ennemis, ce qu’il fit aussitôt.

Filippo l’emmena avec lui au noviciat du Monte Senario, où avait pris naissance l’Ordre des Servites de Marie.

Après sa profession, il fut le fidèle compagnon de Filippo : à Bologne, Florence, Pistoie et ailleurs. C’est que le témoignage d’un gibelin converti pouvait frapper efficacement l’auditoire.

En 1282, il accompagna encore Filippo auprès du pape, puis fut nommé prieur à Orvieto, mais fit encore (au moins) un voyage avec Filippo, notamment à Todi, où il assista Filippo à sa mort, le 22 août 1285.

On sait par ailleurs que Bonaventura aida la nièce de Filippo à compléter sa dot de mariage.

Il fut successivement provincial, prieur à Bologne en 1300, à Pistoie en 1305, à Montepulciano par trois fois en 1288, 1296 et 1306, où il fut chargé de la construction d’une église et d’un couvent sur l’initiative de sainte Agnese de Montepulciano (v. 20 avril).

Bonaventura mourut, d’après la tradition, le 14 décembre 1315, mais une confusion avec un autre Bonaventura l’a parfois fait mourir en 1319. De même, et pour la même raison, on l’a fait mourir à Florence ou à Orvieto. Mais en 1915, on a bien transféré le corps de Bonaventura d’Orvieto à Pistoie.

Les miracles opérés après la mort de Bonaventura ont fait autoriser son culte en 1822.

 

 

Juan de la Croix

1542-1591

 

Juan naquit à Fontiveros (Ávila, Espagne) le 24 juin 1542, fête de saint Jean-Baptiste, dont il reçut le nom. Son père, Gonzalo de Yepes, de noble lignée, avait épousé une femme pauvre, Catalina Álvarez, belle et vertueuse, qui mit au monde trois enfants : Francisco, Luis qui mourut jeune à six ans, plus tard Juan.

Gonzalo travaillait dur, vendant à la foire de Medina del Campo la soie préparée à domicile. Il tomba malade peu avant la naissance de Juan et mourut en 1544.

La vie de Juan fut très mouvementée, douloureuse aussi, mais parsemée de signes célestes.

Il avaita cinq ans quand la sainte Vierge l’aida à sortir d’une mare où il était tombé.

Juan apprit un peu tous les métiers : charpentier, tailleur, sculpteur sur bois, peintre. Quand la famille s’installa à Medina del Campo, il apprit à lire et à écrire au collège des Enfants de la Doctrine : il fit le domestique et servait la messe ; les sœurs lui confièrent la fonction de quêteur, puis il prit du service à l’hôpital de Las Bubas (où l’on soignait les maladies vénériennes) et devint infirmier, tout en ratissant quelques moments de solitude pour étudier la grammaire et la philosophie, qu’il apprit chez les Jésuites.

Il devint habile dans la tournure de vers en latin, il traduisit Cicéron, Jules César, Virgile, Ovide, Martial, Horace.

En 1563, il prit l’habit des «frères de la Vierge» (carmes) avec le nom de Juan de Saint-Mathias, mais il aurait préféré encore mieux les Chartreux, tout en songeant qu’il avait encore besoin d’étudier, et pour cela passa au collège carme de Salamanque. Au collège, il fut nommé préfet des étudiants, à cause de ses dons intellectuels.

En 1567-1568, il fut théologien et reçut l’ordination sacerdotale. C’est à cette époque qu’il rencontra Teresa di Avila, que nous appelons chez nous «la grande Thérèse» ; son l’idéal le captiva : il fallait retrouver l’idéal du Carmel dans son austérité primitive. Il renonça à terminer les longues études de théologie et suivit Thérèse à Valladolid. En 1568, il fonda le premier carmel masculin de la réforme : les Carmes Déchaux. Juan s’appellera désormais Juan de la Croix. 

La réforme commençait. En 1570, Juan était maître des novices à Mancera ; en 1571, il régissait le collège des étudiants carmes à Alcalá de Henares ; à partir de 1572, il fut confesseur des carmélites à Ávila. Sainte Thérèse d’Avila s’en «plaignait» en disant de lui : Il n’y a pas moyen de parler de Dieu avec mon Père Juan de la Croix. Il entre aussitôt en extase et y fait entrer les autres.

Il y aura encore bien d’autres signes de la vie mystique de Juan. 

Mais pour le moment, un chapitre général carme qui se tenaitt en Italie, condamna véhémentement ce mouvement de réforme des «primitifs» de Castille, qu’on taxait de désobéissants, rebelles et contumaces. Dans la nuit du 3 au 4 décembre 1577, Juan fut enlevé avec un confrère et conduit à Tolède et ils seront enfermés pendant neuf mois à Medina del Campo, outre que soumis à un régime plutôt rigoureux. Sainte Thérèse essaya de le faire libérer, en vain. C’est là que Juan écrivit la première version de son Cantique spirituel. Ce fut un miracle de la Sainte Vierge qui, manifestement, l’aida à s’évader, peu après le 15 août 1578 (certains disent en mai).

On ne le poursuivit pas. Il se trouva bientôt à confesser les carmélites de Beas de Segura (Jaén), où il se refit quelque peu.

En 1579 il fonda le collège carme de Baeza ; en 1582 il fut élu prieur du carmel de Grenade, où il construisit de ses mains un aqueduc et un cloître.

Il devint bientôt vicaire général d’Andalousie en 1585, prieur à Ségovie en 1588. Cette année-là, la réforme fut tout de même officiellement reconnue dans l’Ordre. 

Mais le chapitre de Madrid, en 1591, le destitua de toute charge, comme il l’avait d’ailleurs pronostiqué. Il fut même abondamment calomnié. A cette même période, il avait demandé au Christ «des souffrances à pâtir pour (Lui)», préférant être «sous-estimé et compté pour rien». On lui donna le choix entre le monastère de Baeza et celui d’úbeda (Jaén) : il préféra ce dernier, justement parce que l’atmosphère ne lui était pas favorable.

Là, il dut être opéré de cinq abcès à la jambe, qu’on lui ouvrit du haut du mollet au talon ; puis de deux abcès aux reins ; d’un autre à l’épaule. On pensa l’aider à supporter mieux la douleur en invitant deux guitaristes à jouer près de lui, mais il les éconduisit gentiment, préférant offrir ses souffrances à Dieu, souffrances qu’il appelait ses «cadeaux bienfaisants».

Au soir du vendredi 13 décembre, il demanda à entendre le Cantique des Cantiques. Au matin, il mourut après avoir répété le verset du psaume 30 : Entre tes mains, je remets mon esprit (Ps 30:6). 

Saint Juan de la Croix était, dit-on, petit, point beau, avec des yeux noirs et un front large et haut. Il reçut les grâces d’un grand mystique, avec des extases et des miracles. Il fut un grand poète à l’inspiration très profonde ; voici deux expressions de lui : 

L’amour est pareil au feu dont la flamme monte toujours.

Au soir de cette vie, on t’examinera sur l’amour.

Saint Juan fut béatifié en 1675, canonisé en 1726, proclamé Docteur de l’Eglise en 1926. Longtemps, les villes de úbeda et Segovia se sont disputé ses reliques ; ce qui en reste se trouve actuellement à Segovia.

En 1952, les poètes de langue espagnole l’ont pris comme Patron.

Il est mentionné le 14 décembre au Martyrologe et fêté le même jour. 

Youssef Kassab Al-Hardini

1808-1858

 

Youssef est l’un des six (ou sept) enfants de Girgis Kassab (de Hardine) et de Mariam Flaad (de Tannourine) ; il naît à Hardine (nord-Liban) et reçoit au baptême le nom de Youssef.

Dès ses études de jeunesse à Houb, il est attiré par la tradition monastique maronite. Trois autres frères suivront aussi cette voie : Tanios, qui sera curé de paroisse ; Elisée, qui sera ermite pendant quarante-quatre ans, ; Msihieh qui vivra dans le cloître à Hrache.

Youssef entre dans l’Ordre libanais maronite en 1828, et prend le nom de Nimatullah («Grâce de Dieu»).

Dès cette période, on le trouve souvent en prière durant la nuit devant le Saint-Sacrement.

Après ses études au monastère, il retourne à Tannourine, où son grand-père maternel (Youssef Raad) est curé. Il participe ainsi à la liturgie et devient aussi l’ami des musulmans.

Il est envoyé pour deux ans au monastère Saint-Antoine de Qozhaya, près de la Qadischa (Vallée Sainte), pour son noviciat. Il y apprend la reliure des manuscrits et des livres, un art où il excellera.

Il fait la profession monastique en 1830, et part étudier la philosophie et la théologie au monastère Saint-Cyprien-Sainte-Justine de Kfifane. La vie ascétique et les travaux des champs le mettent à dure épreuve, il tombe malade ; le supérieur l’exempte du travail des champs et le charge du soin des habits de la communauté : il devient alors le tailleur de ses confrères.

Il est ordonné prêtre en 1833, et reçoit la charge de diriger le scolasticat, où il enseignera la théologie morale, jusqu’à ses dernières années. Un de ses élèves s’appelle Charbel Makhlouf, plus tard canonisé (voir au 24 décembre).

Il fonde à Kfifane et à Bhersaf l’Ecole sous le chêne, destinée à l’enseignement gratuit pour les enfants du village.

1840-1845 : les guerres civiles mettent à feu et à sang le Liban ; en 1860 de nombreux monastères seront brûlés, des églises détruites, des chrétiens maronites massacrés.

Or, en 1845, Nimatullah est nommé Assistant Général de l’Ordre Maronite par le Vatican, charge qui lui sera reconduite plusieurs fois.

Sur sa demande, sept moines qui ont achevé leur scolasticat sont envoyés au nouveau collège des Jésuites à Ghazir, pour y compléter leur formation.

1848-1849 : Nimatullah passe deux années aux monastères Saint-Maroun d’Annaya et à Saint-Antoine de Houb.

1853 : il retourne à Kfifane pour l’enseignement de la théologie morale.

Très dur pour lui-même, il est patient et prévenant pour les autres, et recevra même quelques reproches pour son excessive douceur. Son frère ermite (Elisée) lui suggéra l’érémitisme, mais il préféra rester dans la vie communautaire.

En 1856, pressenti pour être Père Abbé de l’Ordre, il refuse énergiquement. Il reste au monastère Notre-Dame de Tamiche, la maison généralice de l’Ordre, d’où il se rend fréquemment à Kfafine pour enseigner, mais aussi pour travailler à la reliure.

 

Nimatullah répétait souvent, paraît-il : Le premier souci d’un moine doit être, jour et nuit, de ne pas blesser ou affliger ses confrères.

Durant sa vie déjà, il manifesta un don de prophétie qui lui valut le surnom d’Homme de vision. C’est ainsi qu’un jour, en plein enseignement, il sentit la prémonition qu’un grand mur allait s’effondrer, non loin du monastère, et avertit les étudiants d’aller se mettre ailleurs, évitant ainsi une catastrophe. 

Une autre fois, il demanda au moine chargé du soin des vaches du monastère, de vite éloigner ses bêtes : un moment plus tard, le toit s’écroulait, mais les vaches étaient sauves. Il faut rappeler que, pour le monastère, les vaches étaient une nécessité vitale.

Un matin que son servant de messe n’arrivait pas, il alla réveiller le garçon, qui en fait souffrait d’une grave fièvre ; Nimatullah ordonna à la fièvre de partir, et le garçon put se lever immédiatement.

Une petite explication s’impose ici, à propos de la présence du servant de messe. Celle-ci était de rigueur, jusqu’à un temps relativement encore récent. C’est ainsi que saint Giovanni Bosco connut son premier «garnement», quand il eut absolument besoin d’une présence pour célébrer la Messe. Réciproquement, le bienheureux Charles de Foucault, dans son désert, dut attendre plusieurs mois (!) la permission de célébrer sans servant.

Au monastère de El-Kattara, les provisions vinrent à manquer ; sur la prière de Nimatullah, le cellier se trouva bientôt rempli à nouveau (vers la même époque, le même miracle était opéré par le saint curé d’Ars, Jean-Marie Vianney, per l’intercession, disait-il, de sainte Philomène).

Victime d’une pneumonie durant un hiver glacial, il meurt le 14 décembre 1858.

Quand on rouvrit sa tombe en 1864, dans le but d’une translation, les moines remarquèrent avec étonnement que son corps était incorrompu.

D’autres miracles suivirent. Un aveugle orthodoxe demanda la grâce de la vision, qui lui fut rendue après qu’il ait prié Nimatullah. Un malade melkhite souffrait d’un mal mystérieux qui lui paralysait les jambes et que les médecins désespéraient de soigner ; le malade passa une nuit au monastère, vit en rêve Nimatullah qui lui ordonnait d’aller aider les moines, se réveilla et se vit entièrement guéri.

Le miracle retenu pour la béatification de Nimatullah fut la guérison totale d’un homme qui avait une constante nécessité de transfusions de sang : l’homme guérit, se maria, eut trois enfants et est devenu prêtre dans l’Ordre Maronite.

Nimatullah Youssef a été béatifié en 1998 et canonisé en 2004. Le Martyrologe le mentionne au 14 décembre.

 

 

Franziska Schervier

1819-1876

 

Franziska était née le 8 janvier 1819 à Aix-la-Chapelle (Rhénanie, Allemagne ouest), de Johann Heinrich Schervier, un fabricant propriétaire d’une usine d’aiguilles, et vice-maire de la ville, et de Marie-Louise Migeon, elle-même filleule de l’empereur Franz 1er d’Autriche.

La petite fille avait treize ans lorsque moururent sa pieuse mère et ses deux sœurs, de tuberculose.

Il faut signaler un grave événement de l’histoire allemande, qui eut une énorme influence sur le courant social de l’époque : l’archevêque de Cologne, Mgr von Droste-Vischering fut arrêté par le gouvernement prussien. Loin de compromettre les intérêts de l’Eglise, cette mesure ne fit que renforcer l’esprit spirituel qui animait déjà certaines personnes à propos de la condition sociale.

C’est ainsi que de pieuses dames suggérèrent à M. Schervier d’autoriser sa fille à les rejoindre pour porter une assistance aux malades, aux pauvres. D’abord Franziska eut l’autorisation demandée, mais son père conçut des inquiétudes, en voyant que sa fille amenait chez lui les malades, craignant quelque épidémie… Franziska chercha bien vite à s’émanciper et à quitter la maison.

Elle fut vivement encouragée par un bon prêtre, curé à Aix-la-Chapelle, Joseph Istas, qui malheureusement s’éteignit dès 1843.

En 1844, elle entra dans le Tiers-Ordre franciscain.

En 1845, mourut M. Schervier. La même année, une sainte âme, Getrude Frank, «révéla» à Franzisca qu’elle devait quitter la maison familiale et qu’elle ferait beaucoup de bien pour les âmes.

Franzisca organisa alors une nouvelle famille à l’intérieur du Tiers-Ordre franciscain, les Pauvres Sœurs de Saint-François, qui devaient s’occuper des pauvres, des malades, surtout dans ce monde ouvrier grandissant et souvent maltraité, à l’époque où l’industrialisation prenait une place toujours plus importante dans l’économie.

Les pieuses femmes reçurent des malades, organisèrent une soupe populaire, accueillirent les pauvres prostituées, en particulier celles victimes de la syphilis. 

Déjà très pauvres, les braves Religieuses eurent encore plus de difficultés lorsque certains donateurs refusèrent de les aider dans leur assistance aux prostituées, mais d’autres vocations se joignirent à elles, et l’institut se développa, en faveur des victimes du choléra, de la variole, de la typhoïde, du cancer, et des prisonniers, cherchant à obtenir un travail pour ceux qui quittaient la prison.

L’institut fut approuvé dès 1851 et connut une expansion rapide. Dès 1858, s’ouvrait une fondation aux Etats-Unis, pour assister les immigrés allemands à Cincinnati, puis à New-York, dans les états de New-Jersey et Ohio.

Visitant ces maisons durant la Guerre de Sécession, Mère Franziska servit comme infirmière dans les hôpitaux.

Il y eut aussi une branche masculine qui s’ouvrit en 1857, en plein accord avec Mère Franziska, pour les orphelins et l’instruction des garçons des classes pauvres ; ce furent les Pauvres Frères de Saint-François-Séraphique, que fonda Philipp Martin Höver à Aix-la-Chapelle.

Mère Franziska souffrait d’un asthme pénible : lors d’un pèlerinage à Lourdes, elle guérit (1870). Celle que le peuple appelait la mère des pauvres, mourut le 14 décembre 1876.

En 1908, l’institut reçut l’approbation papale. On y comptait déjà plus de deux mille membres.

En 1959, il y eut une sorte de scission : la branche américaine prit le nom de Sœurs Franciscaines des Pauvres, avec son siège à Brooklyn (New York) ; le branche de souche, européenne, conserva la première appellation et sa maison-mère à Aix-la-Chapelle.

Mère Franziska Schervier a été béatifiée en 1974.

Le miracle reconnu pour cette béatification, fut la guérison, inexplicable médicalement, d’un homme souffrant d’une maladie mortelle, touchant le pancréas et l’intestin.

 

 

Isidro Alonso Peña
1859-1936

Né le 15 mai 1859 à Zumel (Burgos) en la fête de s.Isidore, il en reçut le nom au Baptême le lendemain. Ses parents s’appelaient Anselmo et Leandra.

Il entra comme Frère dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens) et émit la profession en 1880.

On l’envoya à Sigüenza (Guadalajara), Teruel et Madrid, à la maison provinciale puis à celle de la rue Lope de Vega, enfin à Valdemoro.

On va voir avec quelle méchanceté on maltraita ce bon vieillard de soixante-dix-sept ans. La maison de Valdemoro fut prise d’assaut par les révolutionnaires le 26 juillet 1936 et tous les Religieux mis dehors ; ce n’est que sur l’intervention d’un gradé qu’on ne les massacra pas immédiatement sur la place publique. Le groupe auquel appartenait le Frère fut orienté vers la gare, qui se trouvait à plus d’un kilomètre de là ; on marcha sous le soleil brûlant. On les emmena à Getafe (Madrid), dans le collège des Piaristes réquisitionné comme prison. Puis ce fut une autre prison, et ainsi de suite jusqu’à celle de Ventas le 29 juillet.

Le Frère souffrait en silence, humblement, et cette situation dura quatre mois et demi. Sa santé se détériora progressivement et il mourut à l’infirmerie, le 14 décembre 1936.

Reconnu comme martyr et béatifié en 2017, Isidro Alonso Peña sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 14 décembre.

 

 

Antonio Cubells Minguell

1880-1936

 

Antonio naquit le 27 décembre 1880 à Coll de Nargó (Espagne), d’un père musicien qui lui légua ses dons.

A douze ans, malade, il fut hospitalisé à Barcelone, où il connut ainsi l’Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu.

Il y entra en 1893, à Ciempozuelos, et prit le nom de Protasio quand il fit la profession en 1899.

Il exerça son apostolat dans de nombreuses maisons : Ciempozuelos, Pinto, Santa Águeda, Carabanchel Alto, Barcelona, Granada, San Baudilio de Llobregat, Madrid, Calafell, Valencia, Gibraltar, Jerez de la Frontera. Il fut prieur deux années à Calafell et deux années à San Baudilio.

Outre que doué pour l’enseignement, il était aussi un excellent musicien. Avec les enfants dont il s’occupait, il formait des chorales qui exécutaient des pièces du répertoire ainsi que ses propres œuvres. Au moment de son arrestation, il était conseiller provincial.

En déplacement à Manresa, il fut surpris par la guerre civile et revint hâtivement à Barcelone dans les premiers jours d’août 1936.

Mais la maison de Barcelone avait été prise d’assaut et évacuée par les miliciens en juillet et Antonio-Protasio se réfugia chez une famille d’amis, donnant des leçons de musique en échange de l’hospitalité.

Au début, il n’hésitait pas à se déplacer dans les rues, mais finit par éviter de se montrer publiquement.

La maîtresse de maison lui proposa de l’aider à s’expatrier, mais il répondit doucement : Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion d’être martyr ; qu’il advienne ce que Dieu voudra. C’était le 11 décembre.

Le 14 décembre 1936, il fut reconnu et arrêté, conduit hors de la ville et fusillé le jour-même.

 

Il a été béatifié en 1992.

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 18:28

Luigi Lenzini

1881-1945

 

Luigi Lenzini naquit le 28 mai 1881 à Fiumalbo (Modène, Emilie-Romagne, Italie C).

En 1904, il fut ordonné prêtre.

Il exerça son activité sacerdotale à Casinalbo, Finale Emilia, puis il fut curé à Roncoscaglia (1912) et à Montecuccolo (1921).

Ce curé zélé avait une âme contemplative, et songea un moment à entrer dans la congrégation des Rédemptoristes à Rome ; mais il retourna dans son diocèse et fut aumônier du sanatorium de Gaiato.

En 1941, il fut nommé à la paroisse de Crocette di Pavullo. C’était l’époque de la Deuxième Guerre mondiale, et l’Italie fasciste entra en guerre aux côtés de l’Allemagne nazie. Comme beaucoup de curés italiens, don Lenzini protégea des personnes pourchassées par l’occupant ; au moment de la «Libération», lors d’affrontements politiques acharnés entre partisans communistes et éléments pro-nazis, don Lenzini éleva la voix pour rappeler qu’il ne servait à rien de se battre entre frères.

Dans une de ses dernières homélies, il répéta : Ils m’ont forcé à me taire, ils veulent me tuer, mais je dois faire mon devoir même au prix de ma vie.

Ce prix, il allait le payer dans la nuit du 20 au 21 juillet 1945. Un groupe d’anciens partisans entra par effraction dans le presbytère, où ils réveillèrent le pauvre curé. Sans lui laisser le temps de se vêtir, ils l’emmenèrent, et l’on ne sait quelles paroles ils lui adressèrent, quelles tortures ils lui infligèrent : quelques jours plus tard, on retrouva son corps à moitié enterré dans une vigne proche.

Luigi Lenzini sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 21 juillet.

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 15:43

Róża Czacka

1876-1961

 

Róża Czacka naquit le 22 octobre 1876 à Bila Tserkva (Kiev, Ukraine), sixième des sept enfants de Feliks Czacki et Zofia Ledóchowska et reçut dans sa famille le titre de comtesse. Un parent fut cardinal.

Róża apprit le piano, les langues (français, allemand, anglais, latin).

Elle allait à cheval aussi, et c’est un accident qu’elle subit dans sa jeunesse qui la rendit fragile des yeux, au point qu’elle perdit la vue à vingt-deux ans, malgré plusieurs interventions chirurgicales.

Dès lors, elle sillonna l’Europe pour s’informer des méthodes utilisées pour aider les aveugles, et en vint à adapter le braille à la langue polonaise.

En 1909, revenue en Pologne, elle ouvrit des ateliers pour handicapés puis, à Varsovie, l’équivalent de notre Institut des Jeunes Aveugles parisien.

Durant la Première Guerre mondiale, elle se retira à Żytomierz, où mûrit en elle l’idée d’un institut orienté exclusivement à l’assistance aux aveugles.

C’est dans ces circonstances qu’en 1917, elle entra dans le Tiers-Ordre franciscain et fit sa profession, assumant le nom d’Elzbieta (sur ste Elizabeth de Hongrie, v. 17 novembre).

Revenue à Varsovie, en 1918, elle fonda cette nouvelle famille religieuse d’esprit franciscain, les Sœurs Franciscaines Servantes de la Croix. Elle en reçut l’approbation de l’évêque du lieu, puis du pape Benoît XV (1919), du nonce Achille Ratti, futur pape Pie XI, qui qualifia cette œuvre d’apostolat exceptionnel.

En 1921, Róża subit en urgence une intervention chirurgicale pour l’ablation d’une tumeur cancéreuse.

En 1922, elle installa sa famille religieuse sur des terrains qu’on lui offrait à Laski et, en 1923, devint la Supérieure Générale de l’institut.

En 1925, elle fut décorée de la croix de l’Ordre des Chevaliers de Polonia Restituta et, en 1934, la méthode qu’elle avait mise au point fut imposée par le gouvernement à toutes les écoles pour aveugles.

En 1939, l’invasion de la Pologne par les troupes nazies fut la cause qu’elle reçut des blessures à la tête et qu’on dut lui retirer un œil sans anesthésie.

En 1944, Róża accepta d’héberger des soldats qui se préparaient à l’insurrection de Varsovie, et de cacher leurs armes dans le couvent.

En 1950, elle déposa sa charge de Supérieure et se mêla humblement à la vie quotidienne de toutes les sœurs.

Róża mourut le 15 mai 1961 ; ses funérailles furent célébrées par le cardinal Stefan Wyszyński (v. 28 mai).

A titre posthume, Róża fut nommée Grand-Croix de l’Ordre de Polonia Restituta (2009). L’institut s’est élargi ; il a gagné le Rwanda et l’Inde.

Róża Czacka sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 15 mai.

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 13:34

Jirays anā āle

1879-1917

 

Jirays anā āle naquit le 3 mai 1879 à Baabdāt (Liban), cinquième des six enfants d’un couple très croyant.

En 1885, il entra au séminaire Saint-Stéphane des pères Capucins et recevra l’habit en 1899. Lors de sa profession, il prit le nom de Thomas (en arabe : Thūmā).

En 1904, il fut ordonné prêtre.

Son activité sacerdotale et missionnaire se déroula à Mardin, Kharput et Diyarbakir.

Le 22 décembre 1914, il fut contraint de quitter ce couvent et de se réfugier dans celui d’Urfa. Jusqu’en 1916 cependant, il devra se cacher pour échapper aux recherches de la police et aux arrestations en masse.

Le 4 janvier 1917, il fut arrêté pour avoir hébergé un prêtre arménien, et condamné à mort.

Il fut traîné d’un endroit à l’autre, torturé de mille façons, il attrappa le typhus. Arrivé épuisé à Kahramanmaraş, il expira le 18 janvier 1917 (et non le 28 février, sans doute une erreur). Ses dernières paroles furent : J’ai pleine confiance en Dieu, je n’ai pas peur de la mort.

Jirays anā āle-Thūmā sera béatifié en 2021 et inscrit au Martyrologe le 18 janvier.

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 00:00

4e dimanche de l’Avent - B

 

Pour ce quatrième et dernier dimanche de l’Avent, si proche de la fête de Noël, l’Eglise propose à notre méditation une des prophéties annonçant la naissance du Christ, et un évangile de l’enfance du Christ, en l’occurence, cette année, le récit de l’Annonciation.

*       *       *

Qu’il est impressionnant de penser que Nathan vint annoncer à David cette bienheureuse perspective de la Maison de David, de ce Trône éternel, environ dix siècles - mille ans, avant la naissance du Sauveur !

Nathan lui-même n’en avait pas eu l'intuition, puisque dans un premier temps, il répond à David qu'il peut faire tout ce qu'il a l'intention de faire, en l'occurence, construire un Temple magnifique pour abriter l'Arche d'Alliance du Seigneur.

Dieu "corrige" donc le projet de Nathan et de David : ce n'est pas David qui construira le Temple (ce sera d’ailleurs son fils Salomon), mais Dieu construira Lui-même le vrai temple, cette immense famille : le Christ viendra, pour fonder l’Eglise, ce Temple vivant où pourront entrer toutes les nations. David sera à jamais la souche de la lignée du Sauveur : un Nom exceptionnel, une stabilité à toute épreuve, un peuple désormais tranquille, et surtout une descendance royale stable pour toujours. 

Il n’est pas possible que celui qui lit avec bonne foi les paroles de cette prophétie, ne voie tout d’abord qu’elle regarde le Salomon spirituel fondant l’Eglise spirituelle, l’Eglise qui durera autant que les siècles, plutôt que le Salomon typique construisant le temple de Jérusalem, temple périssable et à jamais ruiné.

On se souviendra que Salomon signifie prince de la paix, une des qualifications typiques du Messie.

Le Salomon historique, qui a commencé à régner du vivant de son père, ne peut pas être, dans l’exacte application, celui que Dieu a promis à David de lui susciter après qu’il aura accompli ses jours et quand il reposera déjà avec ses pères ; il ne peut pas être celui dont le règne doit être affermi et durer jusqu’à l’éternité. 

Mais il s’agit bien du Messie, du Fils de Dieu, qui offrira son corps adorable en temple vraiment et seul digne de la Divinité, ce temple qu’il promit de rétablir le troisième jour après sa destruction (cf. Jn 2:19), ce qu’il exécuta par sa glorieuse résurrection d’entre les morts.

Mais pour être Dieu il n’en est pas moins homme ; et dans cette dernière qualité, quoique impeccable de sa nature, il s’est mis en état de péché, en se chargeant volontairement de toutes nos iniquités (cf. 2 Co 5:21 et Ga 3:13).

A ces considérations, nous allons ajouter quelques mots d’un ancien Rabbin, Isaac Abarbanel (1437-1508), qui relate ceci : 

Il y en a qui appliquent cette vision aux jours du Messie qui sera de la postérité de David. Et c’est lui qui bâtira le temple de Dieu, et qui aura cette royauté stable qu’il ne perdra jamais… Et David aussi dit au Seigneur, dans ses actions de grâces : Et tu as fait aussi des promesses à la maison de ton serviteur pour les temps éloignés. Allusion au Messie fils de David.

Nous pourrions en effet rester perplexes en examinant l’héritage historique de David, ces rois qui ne firent qu'ajouter péchés sur péchés, cette terre de Juda sans cesse conquise et reconquise. Mais nous pouvons lire à travers les lignes de la Sainte Ecriture, que la miséricorde de Dieu agit toujours malgré l'infidélité des hommes, et Sa force s'exerce bien au-delà de la faiblesse des créatures. C'est justement là la preuve de l'origine divine de l'Eglise, qui poursuit sa mission spirituelle à travers tous les siècles, malgré l'infidélité permanente, la constante inconstance de chaque être humain.

Les historiens se complaisent à relever les chutes, les écarts, les trahisons des rois, des princes, des grands, de certains membres de l’Eglise aussi, hélas. En cela ils disent des choses vraies, mais s'ils voulaient être de vrais historiens, ils devraient aussi relater les exemples de grande sainteté d'autres rois, d'autres princes, d'autres grands de ce monde, les milliers de prêtres et de missionaires fidèles, de toute époque, de chaque siècle, qui ont allumé partout sur la terre de petites lumières - parfois héroïques - de bonté, d'humilité, de sourire, de fidélité, grâces auxquelles l'amour de Dieu continue de se manifester aux hommes de bonne volonté.

*       *       *

 Avec ses mots poétiques et inspirés, non moins solennels, David chante encore cette promesse dans le psaume 88 qui suit la lecture. David "entrevoit" la réalisation de la promesse de Dieu, il "voit" le Fils de Dieu, le Christ, qui sera un de ses descendants. Dieu l’a juré ! Cette dynastie sera pour toujours (l’expression revient deux fois).

Le roc divin revient aussi, rappelant le roc du désert d’où jaillit l’eau vive, et qui sera finalement l’Eglise, bâtie solidement sur le Christ. C’est de ce roc, de cette pierre stable, que Simon recevra son nom de Pierre.

*       *       *

Si ce mystère était resté mystérieux pour une partie d’Israël et pour beaucoup de peuples dans le monde, maintenant la naissance du Christ sera l’occasion, nous dit saint Paul, de la révéler à tous les hommes.

On pourra lire toute cette épître aux Chrétiens de Rome, dans laquelle Paul démontre que, désormais, les hommes n’ont plus d’excuses à ne pas croire. Jésus l’avait proclamé : Il n’y a rien de caché qui ne doive être proclamé (Lc 8:17).

Déjà, les rabbins de l’ancienne Synagogue savaient interpréter avec précision les prophéties qui parlaient du Messie. Ceux qui Le reconnurent furent parmi les premiers Chrétiens ; ceux qui Le refusèrent, furent parmi ses accusateurs lors de la Passion ; ils se sont condamnés eux-mêmes par leur obstination.

*       *       *

Une autre prophétie qui bouleversera aussi les desseins humains, est l'annonce de l'ange Gabriel à Marie. Cette toute jeune fille, à peine sortie de l'adolescence, désirait vivre toute sa vie dans la virginité et s'était consacrée à Dieu. Joseph, son fiancé, désirait aussi vivre dans cette stable et sainte chasteté. Et voilà que Marie va concevoir, elle accepte une mission inouïe, elle portera en elle l'Héritier de David, le Prince de la Paix, le Fils de Dieu Lui-même… 

Dans son humilité, elle se trouble, mais Gabriel (dont le nom signifie Force de Dieu) la réconforte et la rassure : c'est l'Esprit de Dieu qui sera à l'œuvre, l'Esprit Saint, Celui qui planait sur les eaux (Gn 1:2) au début de la Création, Celui qui se montrera lors du baptême de Jésus (Lc 3:22), Celui qui se manifestera au jour de la Pentecôte (Ac 2:4).

Le moment de l'Annonciation à Marie et de l'Incarnation du Verbe divin est LE moment historique où commence l'œuvre du Salut de l'homme. Neuf mois avant Noël, nous fêtons en effet cet événement transcendantal, le 25 mars.

*       *       *

Une très ancienne coutume de l'Eglise fut de saluer l'Incarnation du Verbe Eternel par une prière simple et courte, qui marquait les trois moments importants de la journée, au lever, au repas de midi, au coucher : la prière de l'Angelus, qu'un tableau célèbre a illustré. C'est cette prière que sonne la cloche de l'église en maints endroits encore. Trois petits versets, trois Ave, achevés par une courte prière (celle de ce jour), voilà une dévotion qui serait très facile à instaurer dans nos familles chrétiennes. La voici : 

 

 R/ L'Ange du Seigneur porta l'annonce à Marie,

 V/ Et elle conçut du Saint Esprit.   

    Je vous salue, Marie…

 R/ Je suis la servante du Seigneur,

 V/ Qu'il me soit fait selon ta parole.  

 Je vous salue, Marie…

 R/ Et le Verbe se fit chair,

 V/ Et il habita parmi nous.     

Je vous salue, Marie…

 

 Prie pour nous, sainte Mère de Dieu,

 Pour que nous devenions dignes des promesses de Christ.

 

 Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs : par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous par sa passion et par sa croix jusqu'à la gloire de la résurrection. Par Jésus Christ, notre Seigneur. Amen.

 

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