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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 00:13

Iustus de Canterbury

  † 627

 

Iustus fut de ces missionnaires que le pape Grégoire le Grand (v. 12 mars) envoya en Angleterre en 601 pour seconder s.Augustin (v. 26 mai), qui y faisait déjà des merveilles.

De ce deuxième envoi faisaient partie Iustus, Mellitus, Paulinus, Rufinianus et quelques autres.

En 604, Augustin consacra évêques Mellitus et Iustus ; ce dernier devait assumer le nouveau diocèse de Rochester. Le roi Aedilberct fit construire une église dédiée à s.André, en souvenir du monastère Saint-André dont le pape Grégoire le Grand avait été moine et abbé précédemment.

En 604, Iustus fut un des trois signataires, avec Mellitus et Laurentius (le successeur d’Augustin), d’une lettre aux évêques d’Irlande pour les inviter à adopter les usages romains. Il s’agissait principalement de la date de la fête de Pâques et peut-être aussi de la tonsure ecclésiastique.

En 616, Mellitus et Iustus furent contraints de s’éloigner de leurs régions apostoliques en raison d’une brusque réaction païenne. Ils passèrent en Gaule, sans qu’on sache où ils furent reçus.

L’exil fut relativement bref ; Laurentius ayant gagné au Christ le roi du Kent, Aeodbald, les deux évêques revinrent en Angleterre.

Le siège de Canterbury passa en 619 à Mellitus, en 624 à Iustus, à la suite des décès de Laurentius et de Mellitus.

Le pape fit alors remettre à Iustus le pallium, pour consacrer les évêques d’Angleterre. C’est ainsi qu’en 625, Iustus consacra Paulinus, évêque d’York puis de Rochester (v. 10 octobre).

Iustus s’éteignit en ou vers 627, le 10 novembre.

Les trois évêques Laurentius, Mellitus et Iustus furent inhumés à Canterbury : quand on rouvrit leurs tombes en 1091, il apparut que Laurentius et Iustus devaient être particulièrement grands.

Saint Iustus de Cantorbury est commémoré le 10 novembre dans le Martyrologe Romain.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 19:41

Ethbin de Necth-hermitage

5e -6e siècles

 

Il est assez difficile de situer précisément la chronologie de Ethbin.

Son nom a connu beaucoup de variantes : Yben ou Iben, Iboan, Diboan ou Diboen, Ibe, Abibon, Languis ou Langui, Idunet ou Ivinec, et d’autres encore ! Le problème se complique par le fait que tous ne sont pas d’accord pour assimiler tous ces noms à un seul ou à deux personnages. Nous allons admettre qu’il soit possible de les confondre.

 Ses parents s’appelaient Eutius et Eula. Quand il eut quinze ans, le papa décéda et la maman prit le voile sous la direction de s.Samson (v. 28 juillet) ; Ethbin alors entra au monastère de Taurac (localité inconnue), où il connut s.Guénolé.

Guénolé fonda le monastère de Landevennec ; Ethbin celui de Châteaulin.

Ethbin aurait guéri un lépreux en aspirant de sa bouche le pus qui bouchait le nez du malheureux ; il en sortit une perle merveilleuse, en même temps qu’une croix lumineuse apparaissait au-dessus de lui.

Les Francs détruisirent le monastère de Taurac. Après avoir vécu dans la solitude pendant trente ans, Ethbin passa en Irlande et vécut pendant vingt ans encore dans une forêt nommée Silva nectansis (ou noctensis). 

C’est de l’ancien Martyrologe français que nous avons repris le nom de la localité de Necth-hermitage, où il mourut un 19 octobre, âgé de quatre-vingt-trois ans.

Dans la commune de Port-Mort (Eure) avait lieu un pèlerinage en l’honneur de s.Ethbin ; les rhumatisants, en particulier, s’efforçaient de passer trois fois sous une sorte de table établie là, dans le but d’obtenir quelque soulagement à leur(s) rhumatisme(s).

Saint Ethbin de Necth-hermitage est commémoré le 19 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 19:40

Grat d’Oloron

† 510

 

Gratus naquit au 5e siècle à Lichos (Pyrénées-Atlantiques).

Le chef wisigoth s’étant montré plus tolérant envers les Chrétiens, l’évêché d’Oloron put être créé, et Grat en fut le premier titulaire, au début du 6e siècle.

En 506, il siégea au concile d’Agde, présidé par s.Césaire d’Arles et réunissant trente-quatre évêques.

En 507, malgré leur défaite à Poitiers, les Wisigoths restent présents dans la région ; Grat se réfugie à Jaca (actuelle province de Huesca en Espagne).

C’est là qu’il serait mort, vers 510, et d’où on aurait rapporté son corps à Oloron. 

En 1710, on retrouva ses reliques derrière le maître-autel de la cathédrale Sainte-Marie.

Saint Grat d’Oloron est commémoré le 19 octobre dans le Martyrologe Romain.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 19:39

Véran de Cavaillon

515-589

 

Véran (Wrain, latin Veranus) vit le jour à Barjac ou Lanuéjols (Gévaudan), dans le début du 6e siècle, vers 515.

Vers 540 il fut ordonné prêtre et se retira dans un ermitage.

Il entreprit le pèlerinage à Rome et, en chemin, accomplit des miracles, ressuscitant une jeune fille, rendant la vue à un aveugle.

En 568, il fut préconisé par le roi Sigebert 1er, pour être évêque de Cavaillon ; c’était le sixième sur ce siège.

En 585, il participa au 2e concile de Mâcon.

En 586, après l’assassinat de s.Prétextat (v. 24 février) sur l’ordre de Frédégonde, il fait partie de la commission royale d’enquête.

En 587, il est le parrain de Thierry II, fils de Childebert II, baptisé à Orléans.

En 589, il fait partie de la commission épiscopale chargée de reporter la paix dans le monastère Sainte-Croix de Poitiers.

C’est en Arles qu’il mourut de la peste, le 19 octobre 589.

On signale deux «miracles» éclatants attribués à la prière ou à l’intercession de s.Véran.

L’un aurait été l’éloignement et la mort d’une horrible bête qui infestait la région. L’autre miracle, au 12e siècle, aurait concerné le comte Raymond IV de Toulouse qui, s’étant emporté contre l’évêque de Cavaillon, osa le frapper indécemment d’un coup de pied ; ce membre s’étant aussitôt desséché, le comte alla implorer sa guérison sur la tombe de s.Véran et l’obtint après avoir promis plusieurs privilèges en faveur de l’évêque.

Après Véran, le siège de Cavaillon semble avoir été vacant pendant deux siècles. Il fut supprimé à la Révolution.

Saint Véran de Cavaillon est commémoré le 19 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 19:38

Aquilin d’Evreux

620-690

 

Aquilin serait né vers 620 à Bayeux et, s’étant marié, eut des enfants.

Il fut enrôlé dans l’armée de Clovis II ; sa femme, pour obtenir son retour, aurait fait le vœu de continence pour un an.

Finie la guerre, l’épouse alla au-devant de son mari, et le rencontra à Chartres, où elle lui fit part de sa décision. Loin de protester, Aquilin en fut très heureux, et lui demanda même de faire avec lui le vœu de continence perpétuelle.

Rentrés chez eux, ils se dépouillèrent de leurs biens au profit des pauvres et vécurent une sorte de vie monacale, s’occupant des malades.

Quand mourut l’évêque d’Evreux (vers 673), Aquilin fut acclamé par le peuple pour en prendre la succession ; il fut ainsi le quinzième évêque d’Evreux.

Aquilinus était marié, mais il n’était l’époux que d’une femme (cf. 1Tim 3:2), et vivait désormais dans la continence depuis bien des années. Il reçut les ordres sacrés et prit les rênes du diocèse.

Sa préférence était cependant pour le recueillement, la prière solitaire, et il se retirait volontiers dans une grotte. On raconte qu’il dormait directement sur le sol.

Il mourut vers 690.

L’oratoire qu’il s’était construit fut choisi pour être son sépulcre, et devint la chapelle du Petit, puis du Grand  Séminaire.

Saint Aquilin d’Evreux est commémoré le 19 octobre dans le Martyrologe Romain.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 19:37

Frideswide d’Oxford

650-727

 

Comme beaucoup de noms de ce pays, celui de Frideswide a connu quelques variantes : Frithuswith, Frideswith ; en France, Frevisse. Les récits de sa vie présentent aussi des variantes singulières.

Elle naquit vers 650, fille unique d’un roitelet du nord de la Tamise, nommé Didan de Eynsham, et de Safrida.

Pour cette princesse, Didan construisit un monastère à l’actuel emplacement d’Oxford (ou proche de là, à Thornbury). Elle en devint l’abbesse.

Le successeur de Didan s’était épris de Frideswide et chercha à l’attirer. Quand il s’approcha, non seulement Frideswide s’était échappée, mais l’homme fit une chute de cheval et se brisa le cou. Un récit précise que, fuyant le prétendant importun, Frideswide trouva un providentiel bateau qui l’emmena jusqu’à Bampton, tandis que le poursuivant devenait aveugle.

Revenue à son abbaye, Frideswide fit un jour jaillir une source d’eau, évitant ainsi aux moniales d’aller jusqu’à la Tamise pour en puiser. La source, miraculeuse, coule toujours, près de l’église Sainte-Marguerite de Binsey, un peu en amont d’Oxford. 

Frideswide resta abbesse de son monastère jusqu’à sa mort, qui arriva vers 727.

La Christ Church d’Oxford aurait été construite sur l’emplacement de l’abbaye de Frideswide, qui fut détruite en 1002.

Au 16e siècle, le calviniste James Calfhill voulut supprimer le culte qu’on rendait à Frideswide, en mélangeant ses reliques aux ossements d’une religieuse apostate, Catherine Dammartin, épouse d’un religieux italien défroqué, Pietro Martire Vermigli.

Sainte Frideswide d’Oxford, patronne de cette ville et de l’université, est commémorée le 19 octobre dans le Martyrologe Romain.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 00:26

Vanne de Verdun

† 529

 

Le nom latin de Vanne est Vito ou Vitonus.

Que s.Mesmin (v. 15 décembre ?) ait été son frère, reste un point d’interrogation.

Dans la liste épiscopale de Verdun, il occupe le huitième rang ; il aurait été évêque de ce diocèse entre 502 et 529 (ou entre 498 et 525, quatre ans plus tôt).

Du temps de son prédécesseur, Freminus, il y eut une révolte des habitants de Verdun, que Clovis vint assiéger. L’évêque mourut alors et un bon prêtre, Euspice, rencontra Clovis pour lui exprimer les excuses des Verdunois ; Clovis, touché, voulut faire d’Euspice le nouvel évêque de Verdun, mais celui-ci lui recommanda Vanne, son neveu. 

Les nombreux miracles de Vanne ont peut-être été amplifiés par quelques exagérations, mais le culte de s.Vanne est fort ancien. 

Saint Vanne de Verdun est commémoré le 9 novembre dans le Martyrologe Romain.

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 21:00

Florentius d’Orange

† 525

 

Florentius serait le dix-neuvième évêque d’Orange, mais comme il y a beaucoup d’incertitudes concernant les premiers évêques, on dira, pour plus de vérité, que Florentius est le sixième évêque d’Orange historiquement attesté.

Il est certain qu’il siégea au moins à partir de 517.

On sait qu’en 509, la ville d’Orange fut assiégée et prise par les Ostrogoths et l’évêque fut déporté avec ses fidèles jusqu’à Fiorenzuola d’Arda (Plaisance, Italie NO) ; depuis, Florentius est resté le saint patron de cette localité. Il se pourrait que Fiorenzuola fût dérivé de Florentius (Fiorenzio en italien), d’autant plus que Fiorenzuola n’est pas du tout dans la région de Florence (Firenze).

Florentius fut délivré sur l’intervention (ou la médiation) de s.Césaire d’Arles (v. 27 août) auprès du roi Théodoric.

Si cette date de 509 est exacte, on pourrait anticiper d’une dizaine d’années l’épiscopat de Florentius, ce qui ne serait pas impossible, puisqu’on ne connaît pas exactement les dates de son prédécesseur.

Il fut présent à deux conciles : Epaone (517) et Arles (524).

Lors du concile d’Arles de 527, c’est son successeur qui signa, donc Florentius mourut entre 524 et 527.

Saint Florentius d’Orange est commémoré le 17 octobre dans le Martyrologe Romain.

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 10:06

Iunianus, ermite

6e siècle

 

Voir la notice Amandus et Iunianus, ermites

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 09:57

Amandus et Iunianus

6e siècle

 

Amandus, de noble famille étrangère, serait venu au confluent de la Vienne et de la Glane, sur un territoire du diocèse de Limoges, nommé alors Commodoliacum.

Cet ermite eut bientôt un disciple, Iunianus, qui vécut avec lui et l’assista jusqu’à la mort. Puis Iunianus occupa cette même cellule pendant quarante ans.

Sa prière obtint la guérison d’un jeune noble, nommé Rorice. Celui-ci était le petit-fils d’un autre Rorice qui, depuis, était devenu l’évêque de Limoges. Ce deuxième Rorice succéda au premier et c’est lui qui célébra les obsèques de Iunianus.

Tandis qu’Amandus fut presque oublié de la dévotion, Iunianus fut beaucoup plus connu et vénéré.

Una basilique s’éleva sur son tombeau, où fut aussi enterré Rorice.

Les saints Amandus et Iunianus sont commémorés le 16 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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