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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 09:56

Mommelin de Noyon

† 686

 

Mummolenus venait de la Normandie.

Vers 614-620, il reçut sa formation au monastère de Luxeuil, où il eut comme confrères Omer, Bertin (v. 1er novembre et 5 septembre) et Ebertramme.

Clotaire II l’appela à la cour pour lui confier la garde du sceau royal, et c’est là qu’il connut s.Eloi (v. 1er décembre).

Quand Omer devint évêque de Thérouanne, Mommelin participa à l’œuvre pastorale de l’évêque, qui le nomma abbé de l’abbaye de Sithiu. 

Quand mourut Eloi (660), il lui succéda comme vingt-cinquième évêque de Noyon-Tournai.

On a plusieurs documents attestant l’activité de Mommelin. Ainsi en 663, il signe l’exemption totale de Sithiu de la juridiction épiscopale ; en 675, c’est en faveur de l’abbaye de Montier-en-Der. Que d’abbayes la France a abritées ! 

On raconte que Mommelin savait les deux langues parlées à Noyon et Tournai (le roman et le teuton), à moins qu’il ait eu le don des langues et se fît comprendre ainsi de tous ses diocésains. C’est peut-être aussi en vertu de ce don qu’on invoque Mommelin pour les enfants bègues ou muets.

L’épiscopat de Mommelin dura environ un quart de siècle.

Il mourut à Noyon le 16 octobre 685 ou 686.

Saint Mommelin de Noyon est commémoré le 16 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 09:55

Lull de Mayence

710-787

 

Lull était né vers 710 dans le Wessex (Angleterre) et reçut sa formation au monastère de Malmesbury, avant son pèlerinage à Rome.

Vers 730 il rejoignit son compatriote s.Boniface (v. 5 juin) en Germanie.

Boniface l’estimait particulièrement, l’appelant son filiolus, cher fils ; il lui conféra les ordres sacrés, le diaconat vers 745, la prêtrise vers 751, et en fit son chorévêque, on pourrait peut-être dire aujourd’hui vicaire épiscopal. 

Vers 753, Boniface le proposa pour l’épiscopat en ces termes : Les prêtres trouveront en lui un maître, les moines un docteur de la Règle, les peuples chrétiens un fidèle prédicateur et pasteur.

Après le martyre de Boniface (754), Lull devint donc évêque de Mayence.

Il signa au synode épiscopal d’Attigny (762), ainsi qu’au concile de Latran de 769, où fut condamné l’iconoclasme.

Il fonda les monastères de Hersfeld (769) et peut-être aussi celui de Bleidenstadt.

En 763, il y eut un petit incident entre Sturm, l’abbé de Fulda, et Lull : Fulda avait obtenu l’exemption de l’évêque, et Lull ne l’admettait pas facilement ; il y eut un froid, des frottements, auxquels mit fin Pépin le Bref en envoyant Sturm à l’abbaye de Jumièges pendant deux ans. Le conflit s’apaisa, mais Sturm l’avait mal digéré et, sur son lit de mort, reparla de Lull qui l’avait toujours attaqué. 

Ce ne fut pas le seul incident qu’on souleva contre Lull ; vers 775, le pape manda quelques prélats français pour enquêter sur la personne et la conduite de Lull. Il ne semble pas que Lull en ait été inquiété. Au contraire, le pape remit à Lull le pallium vers 781.

On a le bonheur d’avoir encore une correspondance assez importante de Lull, qui était en relation avec des autorités civiles ou religieuses.

Dans une lettre à Boniface, il écrit qu’il a mal aux yeux, à la tête et au ventre. A des évêques de Gaule, il raconte que lui est arrivé un prêtre étranger dont il ne veut absolument pas, car celui-ci est un menteur qui a volé des bœufs, des porcs, des vaches, des juments… Ailleurs, ce sont des échanges de manuscrits, de livres, de vêtements, etc.

Après plus de trente ans d’épiscopat, Lull s’éteignit en l’abbaye de Hersfeld, le 16 octobre 786 ou 787.

Saint Lull de Mayence est commémoré le 16 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 09:54

Gaudericus

9e siècle

 

Gaudericus (aussi Gualdericus ou Galdericus) était un pieux paysan de Viéville, localité du Languedoc devenue Saint-Gauderic (Aude).

Il y vivait avec ses deux frères.

On rapporte deux épisodes merveilleux. Lors d’un terrible orage, Gaudericus s’agenouilla sur le champ, qui resta absolument intact, tandis que la campagne alentour était dévastée. Une autre fois, Gaudericus s’agenouilla en plein milieu de la rivière pour prier, et les eaux l’entourèrent sans le mouiller.

Ces faits ont paru légendaires aux critiques. 

Moins légendaire, la mort de Gaudericus se situe vers 900.

Gaudericus fut invoqué pour la pluie ou le beau temps, selon la nécessité.

Saint Gaudericus est commémoré le 16 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 09:53

Bonita de Brioude

9e ou 11e siècle

 

Cette mystérieuse vierge est invoquée à Alvier (Brioude, Allier).

Elle aurait été une pieuse bergère, gardienne d’oies.

En allant prier sur le tombeau de s.Julien (v. 28 août), elle aurait aperçu des soldats Normands prêts à fondre sur Brioude, et donna l’alerte.

Elle aurait aussi arrêté une inondation de l’Allier.

Au 17e siècle, on fit une reconnaissance de ses reliques, qui révélèrent une très jeune fille aux vêtements simples, aux beaux cheveux tirant sur le blond.

Sainte Bonita de Brioude est commémorée le 16 octobre dans le Martyrologe Romain.

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 09:52

Anastasio de Cluny

1025-1086

 

Anastasio était né vers 1020-1025 à Venise, dans une bonne famille bourgeoise.

Il sut le latin et le grec parfaitement, ce qui donne une idée de la bonne formation qu’il reçut.

Le Christ gagna son cœur, et il chercha à Le suivre. D’abord par l’ascétisme ; discrètement, il supprima le vin, il jeûna les mercredis et vendredis ; ses prières et ses veilles s’intensifièrent… Puis il jeûna toute la semaine, sauf le dimanche.

Il vint alors au Mont-Saint-Michel (Manche), et y prit l’habit.

Mais voilà qu’au bout d’une année, il apprit que l’abbé avait acheté sa crosse, qu’on allait le soumettre à un simoniaque ! Il se retira, seul, sur une petite île au nord de la côte.

Ce fut le début de sa célébrité, bien involontaire. L’abbé Hugues de Cluny (v. 29 avril) vint le voir et lui proposa de le suivre à Cluny.

Le nouveau moine fut, bien sûr, exemplaire, avec toutefois ses petites excentricités inhabituelles pour le monastère, car il avait désormais la coutume de s’absenter pour prier davantage, de jeûner à des jours où les moines ne le faisaient pas, etc.

On l’envoya vers 1074 pour une mission en Espagne, peut-être dans la tentative d’y remplacer le rit mozarabe par le romain, mais ce ne fut pas un succès. Anastasio revint à Cluny.

Au bout de sept années, l’abbé le prit avec lui pour une autre mission en Aquitaine. L’abbé pensait qu’Anastasio saurait convaincre les fidèles par la chaleur de sa parole ; mais Anastasio demanda, implora, obtint de pouvoir se retirer quelque part dans ces montagnes rudes des Pyrénées.

Il prit un frère avec lui, qui habiterait en bas de la cabane, tandis qu’il resterait en haut, priant, célébrant les louanges divines. Le frère lui montait un peu de pain et d’eau. L’amant de la solitude ne put éviter la célébrité : on vint le voir de partout.

Satan aussi vint, pour incendier la cabane : Anastasio éteignit le feu d’un signe de croix et mit en fuite l’Esprit du mal ; la scène eut deux témoins, qui ne pouvaient mentir.

Pendant trois ans, contre son gré, Anastasio reçut, conseilla, pria, confessa.

On pourrait dire : ce moine était-il vraiment obéissant ? N’en faisait-il pas un peu à sa tête ? On va voir que non. L’abbé de Cluny lui écrivit, lui reprochant doucement son long silence et l’invita à revenir au monastère. Anastasio se leva et partit, aussitôt. Il n’avait pas trop de bagages à préparer !

Près de Pamiers, il accepta de procéder à la translation des reliques de s.Antonin (v. 2 septembre) et guérit un malade avec de l’eau bénite, et quelques autres aussi.

Plus loin, il fut pris de fièvre. Il s’alita ; on lui proposa un bain bien chaud, qu’il refusa : c’est à ce moment-là qu’on apprit de sa bouche qu’il ne s’était jamais lavé ni les pieds ni la tête.

Il s’éteignit donc près de Pamiers, le 16 octobre 1085-1086.

Les restes d’Anastasio, retrouvés plus tard par une révélation, furent dispersés par les Huguenots en 1568.

Saint Anastasio de Cluny est commémoré le 16 octobre dans le Martyrologe Romain.

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 00:29

Willehad de Brême

740-789

 

Cet Anglais naquit en Norhumbrie vers 740-745.

Prêtre, il demanda au roi et aux évêques de l’envoyer prêcher l’Evangile en Frise.

Il marcha d’abord sur les pas de s.Boniface (v. 5 juin), au nord de l’actuelle Hollande, franchit la Lauwers et passa dans l’Humsterland.

Il fut arrêté et aurait pu y subir déjà le martyre, mais un conseil délibéra ; on avança qu’il n’avait commis aucun crime passible de mort et qu’on devait s’en remettre au sort : le sort fut heureux et on laissa Willehad libre, en le priant tout de même de s’éloigner.

Willehad marcha plus au Sud. Peu de conversions dans cette population attachée à ses rites païens. Mais un néophyte rempli d’un zèle excessif, commença à détruire des temples et la population s’alarma contre lui en le rossant d’importance, puis contre son maître, Willehad, sur lequel s’abattit une épée. Mais l’épée ne fit que tailler la courroie épaisse à laquelle était suspendu un reliquaire que portait toujours Willehad. Les païens, fort étonnés du prodige, n’osèrent plus lever la main contre lui, mais Willehad comprit qu’il valait mieux, pour l’heure, quitter cette dangereuse Frise.

Or Charlemagne cherchait à pacifier définitivement les Saxons : s’ils pouvaient se convertir au christianisme, ils deviendraient moins belliqueux. Aussi l’empereur fit-il appel à Willehad pour entreprendre l’évangélisation de la Saxe, entre la Weser et l’Elbe.

Un début de succès fut en réalité contredit par une attaque soudaine des Saxons contre l’armée franque. C’est tout juste si Willehad eut le temps de repasser la Weser, tandis que ceux de ses compagnons qui avaient voulu rester sur place, furent massacrés.

Willehad prit alors d’autres armes : il se rendit en pèlerinage à Rome et fut reçu par le pape Adrien 1er, qui l’encouragea. Il revint en France et s’arrêta au monastère d’Echternach, qu’avait fondé s.Willibrord (v. 7 novembre). Avec ses compagnons survivants, il y resta deux années, priant, méditant, copiant des manuscrits.

Entretemps, Charlemagne infligea une cruelle défaite aux Saxons et pria Willehad de reprendre son travail évangélique. D’autorité, en 787, il fit sacrer évêque Willehad en lui assignant pour diocèse tout le territoire qu’il avait déjà parcouru.

Cette fois-ci, la moisson fut meilleure. Willehad installa son siège à Brême et y fit construire une belle cathédrale en bois, qui fut consacrée le 1er novembre 789.

Il faut rapporter ici certains détails concernant l’austérité de Willehad. Il priait beaucoup, parfois deux ou trois fois le psautier dans la journée ; il ne mangeait que du pain, du miel, des légumes et des fruits ; il prit du poisson seulement pour obéir au pape. 

Sans se reposer, il repartit en mission. Arrivé à l’embouchure de la Weser, il fut prit de fièvre. Son disciple Egisrik le suppliait de ne pas abandonner si tôt son troupeau, mais Willehad ne voulait rien d’autre que recevoir la couronne de tant de fatigues. Il mourut là, le 8 novembre 789, au lendemain du jour anniversaire de la mort de s.Willibrord ; il n’avait pas cinquante ans, mais beaucoup de mérites. 

Son corps fut ramené à Brême, et enseveli dans la toute nouvelle cathédrale.

Saint Willehad de Brême est commémoré le 8 novembre dans le Martyrologe Romain.

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 00:13

Herculanus de Pérouse

† 549

 

On n’a pas de documents sûrs des quatre premiers évêques de Pérouse. Herculanus, le cinquième, est le premier dont on ait des certitudes.

Il était évêque de Pérouse lorsque Totila et ses Ostrogoths assiégèrent la ville pendant presque deux années (547-549) ; les vivres étaient épuisées. 

Herculanus, dit-on, fit ostensiblement donner au dernier agneau qui restait, le dernier sac de grain de la ville, une vieille ruse utilisée pour faire croire à l’ennemi qu’il y avait encore bien assez de nourriture, puisqu’on pouvait en gâcher pour les bêtes. Mais Totila prit tout de même la ville d’assaut.

L’évêque fut capturé ; Totila aurait donné l’ordre de l’écorcher vif totalement, mais le bourreau chargé de cette corvée décapita d’abord la Victime, et l’écorcha ensuite d’une bande de peau de la tête aux pieds. Le corps et la tête furent alors précipités au pied du mur de la ville. 

Quarante jours plus tard, voulant ensevelir dignement leur évêque, les habitants s’aperçurent que le corps et la tête étaient parfaitement réunis sans aucune trace de blessure.

Saint Herculanus de Pérouse est commémoré le 7 novembre dans le Martyrologe Romain.

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 22:34

Tecla de Kitzingen

† 790

 

Tecla (qu’on transcrit évidemment en français avec un h, Thècle), était native d’Angleterre, peut-être même à Wimborne (Dorset).

Avec sa parente, Lioba (v. 28 septembre), elle entra dans le monastère de cette ville.

En 748-749, sur les instances de s.Boniface (v. 5 juin), l’abbesse Tetta envoya un groupe de ses religieuses en Germanie, pour soutenir le travail apostolique de Boniface qui, rappelons-le, était Anglais.

Dans un premier temps, Tecla vécut à Tauberbischofsheim, où fut abbesse Lioba, puis fut elle-même abbesse de la nouvelle communauté installée à Ochsenfurt (un nom exactement calqué sur celui d’Oxford), et également de celle de Kitzingen, où elle succéda à Adelheid. Les deux monastères se trouvaient près de Würzburg, dont l’évêché venait d’être fondé par Boniface.

Ce dernier envoya aux vénérables, aimables et très chères sœurs Leobgytha, Tecla et Cynehilda une lettre où il implorait des prières pour l’aider dans sa mission épiscopale et apostolique.

Les Religieuses tenaient des dispensaires, des écoles, formaient des novices. L’abbaye d’Ochsenfurt déclina assez rapidement, probablement en raison de l’importance que prit celui de Kitzingen.

Tecla mourut à Kitzingen de Bavière, en 790.

L’église abbatiale est devenue une paroisse protestante. Durant la Guerre des Paysans (1525), les tombes des deux abbesses Adelheid et Tecla furent profanées : on se servit de leurs crânes pour jouer aux quilles ; quand l’église fut reconstruite en 1695, les deux corps furent simplement recouverts de gravats ; le monastère abrite deux écoles, catholique et protestante, pour jeunes filles.

Sainte Tecla de Kitzingen est commémorée le 15 octobre dans le Martyrologe Romain.

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 20:44

Angadrême de Beauvais

610-695

 

Angadrisma naquit vers 610 dans le diocèse de Thérouanne ; Robert, comte de Renty, son père, était garde des sceaux sous Clotaire III.

Lorsqu’un de ses cousins, Lambert (v. 14 avril), entra dans la vie monastique, elle fut conquise par l’amour du Christ et fit intérieurement le vœu de chasteté.

Sa famille arrangea cependant son mariage avec un certain Ansbert (v. 9 février), fils du seigneur de Chaussy en Vexin, mais les deux «fiancés» préféraient conserver la virginité. On ajoute ici l’épisode «légendaire» qu’elle fut atteinte de la lèpre jusqu’à ce que ses parents lui rendissent sa liberté. Une autre version affirme que ce fut Ansbert qui eut le visage couvert de pustules. Le mariage fut annulé.

Angadrême se rendit auprès de l’évêque de Rouen, s.Ouen (v. 24 août), qui lui remit le voile des vierges et la fit admettre dans un monastère du diocèse de Rouen.

Vers 660, on voulut lui confier  le gouvernement du monastère de l’Oratoire à Oroër (Beauvais, Oise). Elle préféra y vivre comme simple religieuse, mais fut bientôt choisie par l’ensemble des sœurs pour être leur abbesse. Elle n’ordonnait rien qu’elle ne fît d’abord elle même.

Lors d’un incendie, elle arrêta les flammes en portant les reliques de s.Evroult (v. 25 août ?). D’autres miracles, nombreux, eurent lieu par la vertu d’Angadrême, mais nous n’en avons pas de détails.

Après plus de trente années d’abbatiat, sentant approcher sa dernière heure, elle demanda pardon à toutes les sœurs pour ses mauvais exemples, reçut l’Eucharistie et s’éteignit dans le Seigneur.

C’était vers 695, un 14 octobre, l’Abbesse avait plus de quatre-vingts ans.

On l’invoquait dans les sécheresses, les incendies, les périls publics. C’est ainsi qu’en 1472 on lui attribua le salut de la ville assiégée par les Bourguignons de Charles le Téméraire ; Louis XI demanda une procession annuelle en signe de reconnaissance. C’est lors de cet épisode que s’illustra Jeanne Laisné, dite Hachette, qui gagna et retira devant elle un estendart ou banniere des Bourgoignons. La procession se déroulait le dimanche le plus proche du 27 juin.

Sainte Angadrême de Beauvais est commémorée le 14 octobre dans le Martyrologe Romain.

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 10:26

Melanius de Rennes

456-530

 

Melanius (Melaine) naquit probablement en 456 à Platz (act. Brain-sur-Vilaine, Ille-et-Vilaine), de riches parents de l’aristocratie gallo-romaine.

Dès l’enfance, Melaine aurait voulu transformer la maison familiale en monastère.

Il reçut le don des miracles. Il guérit la fille d’Eusebius, dux (chef, maire) de Vannes, qui lui remit en remerciement la paroisse de Comblessac. On ne sait pas, cependant, s’il était déjà prêtre à ce moment-là ou s’il fut ordonné peu après.

En 505, Amand de Rennes (v. 13 novembre ?) le choisit pour successeur : ayant accepté humblement à contre-cœur cette mission, Melaine devenait ainsi le huitième évêque de ce siège. Il considérait l’épiscopat comme un fardeau et se sentit obligé de s’occuper de tous, des soucis des gens, des questions sociales.

Il aurait été un intermédiaire de premier plan entre la population et le pouvoir de Clovis.

En 511, il participa au concile d’Orléans et fut le principal rédacteur des canons qui y furent décidés. Plus tard, conjointement avec deux autres évêques, il enjoignit à deux prêtres, nommés Catihernus et Louocatus de respecter les lois liturgiques ainsi que leur célibat, les menaçant d’excommunication s’ils continuaient à faire distribuer le Sang du Christ à la Messe par des femmes.

On sait que par son zèle il réussit à faire disparaître toute trace de paganisme dans son diocèse.

On dit aussi qu’il fit beaucoup de miracles (outre celui déjà mentionné plus haut), tant de son vivant qu’après sa mort. 

Melaine mourut  à Platz, son pays natal, vraisemblablement un 6 novembre, vers 530.

Quand on transporta son corps en barque sur la Vilaine, des voleurs prisonniers dans une tour virent leurs chaînes tomber et une brèche s’ouvrir, leur montrant le chemin de la liberté.

La basilique construite sur son sarcophage s’écroula dans un incendie, mais le sarcophage ne subit aucun dommage. Elle s’appelle maintenant Notre-Dame en Saint-Melaine.

Saint Melanius de Rennes est commémoré le 6 novembre dans le Martyrologe Romain.

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