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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 22:38

José Luis Sánchez del Río

1913-1928

 

Fils de Macario Sánchez Sánchez et de María del Río, José Luis était né le 28 mars 1913 à Sahuayo (Michoacán, Mexique), après Macario et Miguel, et avant María Luisa. Cette famille était connue comme une des principales familles du pays, très catholique et de haute lignée.

Depuis plusieurs années, la famille Sánchez était venue d'Espagne, et la famille del Río venait à son tour de Jiquilpan. Le papa avait acquis une grande propriété au sud de Jiquilpan, qu'il avait appelée “Le Moral” (El Morale). La maman, travailleuse et généreuse, était appelée Doña Mariquita, par la population. 

José reçut le baptême le 3 avril suivant, puis la confirmation en 1917, à quatre ans, selon la coutume de l'époque. Il fréquenta l'école, et jouait comme tous ses camarades. Chaque dimanche, il allait à la messe et au catéchisme avec ses parents.

La famille déménagea à Guadalajara, où José fit la Première communion, vers neuf ans. Sa dévotion envers la sainte Vierge grandissait et on le voyait souvent dire le chapelet.

Nombreux furent les adeptes enthousiastes des Cristeros qui s’opposaient à la politique laïque du gouvernement, et les deux frères aînés de José, Macario et Miguel, s'engagèrent dans les troupes guidées par le général Ignacio Sánchez Ramirez pour défendre la liberté religieuse. José, qui n'avait que treize ans, sollicitait de toutes ses forces son admission dans leurs rangs.

Quand les troupes des Cristeros arrivèrent à Sahuayo, dans toutes les familles, il y avait au moins quelqu'un qui portait une arme, ou bien qui s'occupait de transmettre des instructions écrites aux Cristeros : chacun s'ingéniait à les aider d'une façon ou d'une autre. Les prêtres allaient de maison en maison, au péril de leur vie, pour aider spirituellement tous ces “volontaires” du Christ.

Il y eut un grand mouvement d'indignation lors de l'assassinat de Anacleto González Flores, leader de la ACJM (Association Catholique des Jeunes Mexicains) et chef de l'Union Populaire (v. 1er avril). Toute la population se déversa dans les rues pour accompagner son cercueil. Ces événements firent naître dans le cœur de José un grand désir de mourir pour le Christ, et lui-même alla demander cette grâce du martyre sur la tombe de Anacleto.

Sa mère avait beau lui dire qu'il était bien jeune encore, il répondait : Maman, il n'a jamais été aussi facile que maintenant, de gagner le ciel ! Plus on lui demandait d'attendre, plus vif était son désir d'être dans les rangs des Cristeros et de donner sa vie pour le Christ.

Finalement il obtint la bénédiction de son père. Avec un autre garçon de même tempérament que lui, J. Trinidad Flores Espinosa, il rejoignit le camp du général Prudencio Mendoza. A chaque contrôle, on lui répétait qu'il était trop jeune, et le général Mendoza lui répéta que son jeune âge ne lui permettrait pas de suivre le rythme de vie difficile des troupes. 

Mais José rétorqua que, s'il n'avait pas la force de porter une arme lourde, il pouvait aider les soldats en entretenant leurs armes, en leur préparant la popote (car il savait faire la cuisine), en soignant les chevaux…

Alors le général fut conquis par cet esprit de décision, et confia José à Rubén Guízar Morfín, chef des troupes basées à Cotija. A partir de ce moment, José montra une disponibilité admirable à rendre service aux uns et aux autres. Il se gagna l'estime de tous. On remarquait sa ferveur, son courage ; en plus, pour éviter d'attirer des ennuis sur sa famille, il se fit appeler José Luis, nom avec lequel désormais tous le connurent.

On enrôla J. Trinidad, qui avait accompagné José, et celui-ci resta son estafette : il devait être le clairon de la troupe et le porte-drapeau du Christ-Roi. On le surnomma aussi Tarcisio, du nom de ce martyr qui protégea l’Eucharistie de la profanation (voir au 15 août).

Lors d’un affrontement, le 6 février 1928, on réussit à tuer le cheval du général Guízar Morfín, qui faillit être fait prisonnier, mais José Luis sauta de son cheval et l'offrit au général en disant : Mon général, vous êtes plus nécessaire que moi à la cause ; sauvez-vous. Mais c'est José Luis qui fut arrêté, avec un autre, qui s'appelait Lorenzo (ou Lázaro, ci-après L.). Ils les emmenèrent à Cotija, au milieu des coups et des insultes.

A Cotija, le général Guerrero reprocha sévèrement à José Luis de combattre contre le gouvernement. Avant de le consigner au peloton d'exécution, il lui proposa de faire partie de ses soldats à lui. José Luis lui répondit : Plutôt la mort ! Je suis votre ennemi, fusillez-moi ! Le général le fit enfermer dans la prison.

Là, José Luis pensa à sa mère, qui devait être bien inquiète. Il demanda de quoi écrire. La lettre arriva ; la voici : 

Cotija, 6 février 1928. Ma chère maman, j'ai été fait prisonnier au combat aujourd'hui. Je crois que maintenant je vais mourir, mais peu importe, maman. Abandonne-toi à la volonté de Dieu, je meurs très content, parce que je meurs dans les rangs aux côtés de Notre Seigneur. Ne sois pas affligée de ma mort, car ça me ferait de la peine ; plutôt, dis à mes grands frères qu'ils suivent l'exemple de leur petit frère, et toi, fais la volonté de Dieu. Tiens bon et envoie-moi ta bénédiction, avec celle de papa. Salue tout le monde de ma part pour la dernière fois et toi, pour finir, reçois le cœur de ton fils, qui t'aime tellement et qui désirait tant te revoir avant de mourir. José Sánchez del Río.

Le jour suivant, 7 février, les deux prisonniers furent transférés à Sahuayo, à la disposition du député fédéral, Ráfael Picazo Sánchez. Leur prison fut l'église paroissiale de Saint-Jacques Apôtre.

Picazo commença par leur proposer diverses possibilités de s'échapper. D'abord de l'argent pour fuir à l'étranger ; ou bien fréquenter l'Ecole militaire et faire carrière. José Luis refusa.

En raison de son jeune âge et de la situation de son père, les autorités pensèrent demander à ce dernier une forte somme d'argent en échange de la liberté du garçon. Picazo aurait bien aimé cette solution, car il connaissait personnellement la famille de José Luis. Ils se fréquentaient même beaucoup, et Picazo n'appréciait pas du tout que les trois garçons se fussent enrôlés contre le gouvernement, qu'il représentait sur place. En plus de cela, cet homme était double, car s'il combattait énergiquement les Cristeros, de l'autre côté il soutenait tout un couvent de religieuses, dont firent partie ses deux sœurs.

Donc, on annonça à Monsieur Macario la détention de son fils et on lui proposait de payer une rançon de mille pesos-or pour le libérer. Le pauvre père s'en fut à Guadalajara pour faire tout son possible en vue de la libération de son fils, y compris réunir cette énorme somme d'argent. On le fit savoir à José Luis, qui supplia de ne rien faire, car il avait déjà offert sa vie à Dieu.

En attendant, le garçon voyait avec profonde tristesse l'état lamentable de l'église paroissiale et du presbytère, où s'étaient installés le général avec ses hommes et leurs chevaux. Picazo avait là toute sa basse-cour de coqs de combat.  Quand il fit nuit, José Luis réussit à défaire les liens de ses bras, à tuer tous les coqs, et d'un coup habile à aveugler le cheval. A la fin de son travail, il se mit dans un coin pour dormir.

Le jour suivant, mercredi 8 février, le général Picazo entra en colère en voyant tous ses coqs tués et demanda à José Luis s'il se rendait compte de ce qu'il avait fait. Et José Luis, crânement, répondit : La maison de Dieu est pour qu'on y vienne prier, pas pour y mettre des bêtes. Picazo le ligota et José Luis lui dit : Je suis prêt à tout. Fusille-moi pour que je sois bien vite devant Notre Seigneur et lui demande qu'il te confonde. Alors un des assistants de Picazo lui envoya un gros coup de poing sur la bouche, qui lui cassa les dents. 

Il était désormais certain qu'on voulait la mort de L. et de José Luis. Quand la tante María leur envoya un casse-croûte, L. ne voulait pas manger, mais José Luis lui rendit courage : Mangeons bien, ils nous donnent le temps de tout faire, après seulement ils nous fusilleront. Nos peines ne dureront pas plus qu’un clin d’œil.

A cinq heures et demie de l'après midi, ils conduisirent les deux prisonniers à la place centrale ; ils attachèrent L. à un cèdre qu'ils utilisaient pour les pendaisons, et José Luis fut obligé de rester près de l'arbre pour assister à son exécution. On pensait le terroriser et le faire apostasier, mais lui, s’adressant à son camarade, lui dit : Tu vas être au Ciel avant moi. Prépare-moi une place. Dis au Christ Roi que je serai bientôt avec Lui. Il se tourna vers les bourreaux et leur dit : Allons-y, tuez-moi ! 

Quand ils crurent mort L., ils le tirèrent vers le cimetière, mais le gardien, voyant qu'il vivait encore, leur dit qu'il allait s'occuper de l'ensevelir, simplement pour les faire partir. Puis de nuit, il fit sortir L. du cimetière et lui dit de bien vite s'enfuir, mais dès le lendemain L. rejoignait les troupes des Cristeros.

Quant à José Luis, ils voulurent seulement lui faire peur et le remirent dans l'église. Ils l’enfermèrent dans la baptistère, d'où il pouvait voir les gens passer dans la rue ; parfois ils échangeaient quelques mots ; José Luis leur apparaissait très tranquille ; il passait son temps à prier le chapelet ou à chanter des cantiques.

Le vendredi 10, vers six heures du soir, ils l'emmenèrent en face de l'église, au Refuge, qu'ils avaient converti en quartier général et lui annoncèrent sa mort prochaine. Il demanda encore de quoi écrire, à sa tante María, cette fois-ci : 

Sahuayo, 10 février 1928. A Madame Sanchez de Olmedo. Très chère tante : je suis condamné à mort. A huit heures et demie ce sera le moment que j'ai tant et tant désiré. Je te remercie pour toutes les faveurs que tu m'as faites, toi et Madeleine. Je ne me sens pas capable d'écrire à ma chère petite maman ; fais-moi le plaisir de lui écrire de ma part ainsi qu'à María S. Dis à Madeleine qu'elle vienne demander à l'officier qu'il me permette de la voir une dernière fois. Je crois qu'il ne me le refusera pas. Salue pour moi tout le monde, et toi, comme toujours et une dernière fois, reçois le cœur de ton neveu qui t'aime beaucoup et désire tant te revoir. Le Christ vit, le Christ règne, le Christ commande ! Vive le Christ Roi et Notre Dame de Guadalupe ! José Sanchez del Rio, qui mourut en défense de sa foi. N'oubliez pas de venir. Adieu.

A onze heures du soir, ils lui écorchèrent la plante des pieds au couteau, le sortirent du Refuge et l'obligèrent à marcher pieds-nus en le frappant, sur la route qui allait alors tout droit au cimetière. Les bourreaux essayaient de lui faire renier sa foi à force de cruauté, mais n'y arrivaient pas. Ses lèvres ne s'ouvraient que pour crier Vive le Christ Roi et Notre-Dame de Guadalupe.

José Luis pleurait et gémissait de douleur, mais ne cédait pas. De temps en temps, ils lui disaient : Si tu cries “Mort au Christ”, on te laissera en vie. Mais lui répondait : Vive le Christ Roi !  Au cimetière, le chef ordonna aux soldats de frapper le corps du garçon, pour éviter que les gens entendissent des coups de feu, mais à chaque coup, José Luis criait fortement : Vive le Christ Roi !

Pour retourner encore un peu le couteau dans la plaie, le chef demanda à José Luis s’il voulait envoyer un message à son père, à quoi le garçon répondit d’un ton inflexible : On va se revoir au ciel. Vive le Christ Roi ! Vive Notre-Dame de Guadalupe ! Sur place, pour arrêter ces cris que le mettaient hors de lui, le chef sortit son revolver et lui tira dans la tête.

José s’écroula dans son sang. C’étaient les onze heures et demie du soir, du vendredi 10 février 1928. On mit en terre le jeune Martyr directement, sans cercueil.

Plus tard, on l’exhuma pour l’ensevelir près du baptistère, où il avait été prisonnier avant d’être martyrisé.

On raconte aussi l’épisode suivant : 

Un enfant de neuf ans aperçut José Luis parmi les Cristeros, en train de remonter le moral à un compagnon découragé ; le petit enfant s’approche de José Luis, lui disant qu'il voulait bien le suivre, pour porter le drapeau du Christ lui aussi. José, qui a quatorze ans, se permet de lui répondre : Tu es bien petit, pour le moment. Pour l'instant, prie pour moi et pour nous tous.  Dieu va peut-être vouloir que tu sois prêtre. Et si tu le deviens un jour, tu feras des choses que ni moi ni mes amis ne pourront faire.

Ce garçon de neuf ans était Enrique Amezcua Medina, qui plus tard devait fonder la Confraternité des Ouvriers du Règne du Christ (Confraternitad Operarios del Reino de Cristo).

Les jeunes de l’ECYD (Education Culture Youth Development, un mouvement international de jeunes chrétiens) ont pris José Luis pour leur patron.

José Luis a été béatifié en 2005 et canonisé en 2016. Son dies natalis est le 10 février.

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 00:05

Elisabeth Catez

1880-1906

 

Elisabeth était la première fille de parents chrétiens qui habitaient à Farges-en-Septaine (Bourges), et qui déménageront à Auxonne puis Dijon. Là naîtra leur deuxième fille, Marguerite.

Elisabeth, née à Farges-en-Septaine, avait un caractère naturel très marqué, colérique et volontaire.

Dans son enfance, elle vit mourir successivement chez elle la grand-mère (1882), le grand-père (1887) et son père aussi (octobre 1887), subitement. Elle avait alors sept ans.

Avant sa Première Communion, elle se confessa plusieurs fois. Dès 1888 elle parla de sa vocation religieuse.

Elisabeth grandit, étudia, prit des leçons particulières pour l’orthographe qu’elle ne dominait pas bien, et apprit le piano. Coquette, elle aimait les gants et les bijoux.

En 1891, lors de sa Première Communion, elle sentit que Notre-Seigneur avait pris possession de son cœur. Elle comprit qu’elle devrait désormais lutter contre son tempérament. 

Très sensible et très musicale, elle obtint son premier prix de piano au conservatoire de Dijon (1893). Ses auteurs préférés étaient Chopin, Liszt, Schumann.

Le Carmel l’attirait, elle fit intérieurement le vœu de chasteté en 1894. Elle participait aux œuvres paroissiales, fit le catéchisme, monta à la chorale, convainquit des jeunes de fréquenter l’église pendant le Mois de Marie (mai).

Durant ses vacances, elle voyageait ; avec ses amis, elle dansait, jouait, partait en montagne. Dans son journal, elle notait ses victoires et ses défaites ; elle combattait ses faiblesses.

Tandis que sa mère lui proposait un bon parti en vue d’un mariage, Elisabeth répondit fermement qu’elle désirait entrer au Carmel, ce qu’elle ne pourra faire qu’à sa majorité, vingt-et-un ans à l’époque.

Dès 1899, elle imitait les carmélites dans leurs mortifications, mais elle fit des excès. La supérieure du Carmel l’invita à se modérer, car la mortification ne consiste pas seulement en privations physiques, mais aussi en l’acceptation intérieure des épreuves que Dieu nous donne.

Elle faillit être envoyée parmi les fondatrices d’un nouveau Carmel à Paray-le-Monial, mais sa mère s’y opposa. Elle entra donc au Carmel de Dijon en 1901. Elle portera le nom religieux de Elisabeth de la Trinité et prendra le voile en 1903.

Son ascension spirituelle ne se fera pas d’un jet. Elisabeth goûtera des périodes de réelles aridités intérieures, de doutes même, qui se dissiperont par ses élévations dans le silence, dans la méditation des épîtres de saint Paul ; elle goûtera bien sûr les Auteurs du Carmel, Thérèse d’Avila et Jean de la Croix (v. 15 octobre et 14 décembre), mais aussi le flamand mystique Ruisbroek et la franciscaine italienne Angela de Foligno (v. 2 décembre et 4 janvier), et tout près d’elle, Thérèse de Lisieux qui venait de mourir (1897, v. 30 septembre).

Sa dévotion mariale s’intensifia dans la contemplation de l’Incarnation du Verbe divin dans le sein de Marie, au jour de l’Annonciation : de l’Annonciation à Noël, le sein de Marie est la demeure de la Trinité, et ainsi le modèle des âmes intérieures, en qui Dieu habite. Elle invoquait Marie comme la Janua cæli, la Porte du Ciel.

Elle écrira beaucoup de lettres, à sa sœur et à ses amis, mais aussi des poèmes et des opuscules spirituels, notamment sur la Sainte Trinité, ce mystère fondamental du christianisme dans lequel elle s’abîmait de plus en plus profondément. Sa prière Ô mon Dieu, Trinité que j’adore, est maintenant extrêmement connue. Reprenant l’expression de saint Paul, elle désirait devenir Louange de Gloire (Eph 1:12).

En 1906 apparurent les symptômes de la maladie d’Addison, pour laquelle il n’y avait pas de remèdes à l’époque, et Elisabeth sentit sa mort prochaine. Elle écrivit : Avant de mourir je rêve d’être transformée en Jésus crucifié.

La maladie empira beaucoup en octobre. Elisabeth reçut l’Eucharistie le jour de la Toussaint, agonisa encore pendant neuf jours et mourut le 9 novembre 1906.

Très vite les éditions des écrits d’Elisabeth s’épuiseront ; la vie et le message d’Elisabeth passionnent un grand nombre d’âmes.

Sœur Elisabeth (Catez) de la Trinité fut béatifiée en 1984 et canonisée en 2016.

 

Voici le texte de la très belle prière dont il a été question plus haut.

 

O mon Dieu, Trinité que j'adore, aidez-moi à m'oublier entièrement pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité. Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre Action créatrice.

O mon Christ aimé crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour votre Cœur, je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer... jusqu'à en mourir ! Mais je sens mon impuissance et je vous demande de me «revêtir de vous même», d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre âme, de me submerger, de m’envahir, de vous substituer à moi, afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie. Venez en moi comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur.

O Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à vous écouter, je veux me faire tout enseignable, afin d'apprendre tout de vous. Puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et demeurer sous votre grande lumière ; ô mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de votre rayonnement.

O Feu consumant, Esprit d'amour, «survenez en moi» afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe : que je Lui sois une humanité de surcroît en laquelle Il renouvelle tout son Mystère. Et vous, ô Père, penchez-vous vers votre pauvre petite créature, «couvrez-la de votre ombre», ne voyez en elle que le «Bien-Aimé en lequel vous avez mis toutes vos complaisances».

O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à vous comme une proie. Ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous, en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.

 
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 10:08

Romanos le Mélode

493-556

 

Romanos naquit vers 493 à Emèse (act. Homs, Syrie), dans une famille juive. 

Enfant, il fut baptisé, sans qu’on sache qui, de ses parents ou de ses proches, passa au christianisme.

On retrouve plus tard Romanos à Berytos (act. Beyrouth, Liban), où il reçut le diaconat dans l’église de la Résurrection.

Il alla ensuite à Constantinople : il habitait dans le monastère de Kyros, et exerçait les fonctions de sacristain à Sainte-Sophie.

D’après un récit ancien, Romanos n’avait pas une voix particulièrement faite pour le chant, et l’on ne pouvait s’empêcher de sourire lorsqu’il commençait une lecture. Mais lors de l’office solennel de Noël, vers 518, il fut pris de léthargie juste avant de proclamer le psaume ; pendant ce sommeil, il vit la Mère de Dieu qui lui tendait un rouleau et lui ordonnait de le manger (ce qui rappelle la vision d’Ezéchiel 3:1 ou de l’Apocalypse 10:9). Aussitôt éveillé, il entonna à l’ambon un hymne extraordinaire de poésie, de théologie, et  d’une mélodie extrêmement douce, ce qui étonna tous les assistants, du patriarche aux fidèles.

Ce nouveau genre qu’inaugurait Romanos sur l’inspiration de la Sainte Vierge, s’appelle kontakion, un mot qui désigne au sens propre le support sur lequel on enroulait le manuscrit. Romanos en aurait composé un millier, dont on a conservé quelques dizaines, apparemment authentiques. Ce sont de très longs poèmes sacrés, aux vers variés groupés en strophes. 

Romanos mourut un 1er octobre, vers 556.

Le genre du kontakion fut remplacé dès le 7e siècle par celui du kanon, plus simple, illustré par s.Andreas de Crète et s.Jean Damascène (v. 4 juillet et 4 décembre).

Saint Romanos le Mélode est commémoré le 1er octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 10:08

Nizier de Trèves

500-569

 

On verra plus bas pourquoi Nizier (Nicetius) n’a pas pu naître en 513. Il naquit à ou près de Limoges, peu avant 500. 

Il semblait avoir déjà les cheveux poussés en forme de couronne, comme un clerc tonsuré, de sorte que ses bons parents le confièrent tôt à un abbé de monastère local.

Nizier deviendra abbé de ce même monastère. Déjà son zèle pastoral s’exprimait : aux moines, il répétait Il faut se garder de dire des bêtises, des paroles oiseuses, reprenant cette parole du Christ : Vous serez jugés sur toute parole inutile (Mt 12:36).

Le roi Thierry Ier l’avait en grande considération et le prit comme aumônier.

En 526, Nizier fut nommé évêque de Trèves. C’est cette date historique qui exclut la possibilité que Nizier soit né en 513. Rarement un prêtre est nommé évêque avant la trentaine, c’est une loi canonique.

Nizier fut accompagné à Trèves par une troupe de seigneurs qui, arrivés sur place, lâchèrent leurs chevaux dans les champs de moisson voisins. Nizier protesta et fit chasser les animaux.

Il se montra terrible contre ceux qui n’observaient pas les commandements de Dieu. Un jour que le fils de Thierry prétendait assister à la Messe alors qu’il vivait dans la débauche, Nizier le fit sortir. Il excommunia le roi Clotaire, qui alors l’exila (561). Nizier eut révélation qu’il allait promptement être rétabli, en effet Clotaire mourut et son successeur Sigebert rétablit immédiatement l’évêque.

Nizier était plein de force dans la prédication, et terrible pour discuter. Il avait de la constance dans les épreuves et de la prudence pour enseigner. Prospérité ou adversité ne le changeaient pas. On ne l’intimidait pas et on ne le trompait pas par des flagorneries. 

Le diable s’en prit plusieurs fois à Nizier ; il se montra à lui un jour sous une forme affreuse, noire, comme prêt à dévorer l’évêque : Nizier le fit disparaître d’un signe de croix. Nizier délivra un jour trois possédés à l’entrée de l’église Saint-Maximin, d’un signe de croix. Quand une épidémie de peste ravagea Trèves, la prière de Nizier éloigna le fléau ; une voix le fit comprendre : Nous (les démons) ne pouvons rien faire que laisser cette ville.

Devant un jour être reçu pas le roi, Nizier obtint par sa prière qu’on pût pêcher beaucoup de poissons pour les servir à la table du roi et de tous les invités.

Nizier eut une vision nocturne qui lui révélait la durée et la qualité des règnes des rois futurs. 

Comme le Christ (Mt 8:23-27), il s’endormit un jour dans sa barque, qui se trouva agitée par un vent violent : il se réveilla, et calma la tempête par un signe de croix.

Nizier participa aux conciles de Clermont (535) et d’Orléans (549), peut-être aussi de Paris (552). On a aussi de lui deux lettres, l’une à l’empereur Justinien, l’autre à la reine Chlodoswinde. 

Il raconta lui-même avoir eu une vision de s.Paul et de s.Jean-Baptiste, qui l’invitaient au Repos éternel. Il mourut quelques jours après, le 1er octobre, vers 569.

S.Venance Fortunat (v. 14 décembre) le chante dans un poème. 

De son vivant, Nizier avait brillé par ses aumônes, sa charité, ses miracles ; les miracles continuèrent près de son tombeau : des chaînes de prisonniers tombèrent, des possédés furent libérés, des aveugles furent guéris.

Saint Nizier de Trèves est commémoré le 1er octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 10:07

Bavon de Gand

589-658

 

Allowinus - appelé communément Bavon - naquit vers 589 au pays d’Hesbaye (Belgique), de famille noble.

En grandissant, il connut les plaisirs et quelques écarts ; il épousa cependant la fille du comte Adilion et eut une fille, Aggletrude.

A la mort de son épouse, il conçut un réel remords pour ses fautes passées et alla trouver s.Amand (v. 6 février) : sa vie allait changer radicalement. Il distribua ses biens aux pauvres et vint au monastère fondé par s.Amand à Elnone ; il y reçut la tonsure ; Amand le prit avec lui dans ses voyages.

Amand avait prêché dans la région de Gand : Bavon y retourna et, en accord avec l’abbé Florbert, commença la construction d’un ermitage ; Attinus, qui l’aidait, se retrouva étouffé par son chariot qui se retourna : Bavon le ressuscita trois heures plus tard.

Un autre épisode montre comment la conversion de Bavon était profonde. Il rencontra un homme qu’il avait autrefois vendu comme serf. Il se jeta à ses pieds en lui demandant pardon, et le supplia de le traiter comme un condamné : tête rasée, pieds et mains entravés, et enfermé quatre mois dans un cachot.

Un telle volonté de réparation et de sanctification ne fut pas exempte de tentations ou d’épreuves, que lui infligea le Démon. 

Au bout d’environ trois années de cette vie d’ermite, Bavon sentit approcher son heure. Il mourut un 1er octobre et apparut à sainte Gertrude de Nivelles (v. 17 mars) en lui demandant de venir l’ensevelir, ce qu’elle fit. On sait que sainte Gertrude mourut en 659, Bavon mourut donc au plus tard en 658.

En 1559, l’église Saint-Jean de Gand devint la cathédrale Saint-Bavon, notre Saint devenant le céleste Patron du nouveau diocèse de Gand.

Saint Bavon de Gand est commémoré le 1er octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 10:07

Wasnon de Condé-sur-l’Escaut

† 700

 

Wasnon (Wasnulphus en latin) devait être d’origine écossaise, et séjourna d’abord dans quelque monastère de cette région.

La Providence le poussa, comme beaucoup d’autres, à passer dans l’Europe du Nord pour prêcher la Vérité. Il y aurait été compagnon de s.Madelgaire Vincent (v. 14 juillet).

Wasnon aurait vécu quelque temps dans la forêt de Thiérache, avant de s’établir dans l’abbaye de La Celle, fondée par s.Ghislain (v. 9 octobre). Plus tard, s.Amand (v. 6 février) lui aurait confié le monastère de Sainte-Marie-de-Condé.

Peut-être, mais le fait fut parfois contesté, est-ce s.Amand qui le consacra évêque, car Wasnon est plusieurs fois cité comme évêque dans les récits. Sans avoir de siège particulier, il pouvait être un évêque-missionnaire, avec d’amples pouvoirs, pour prêcher et administrer les sacrements dans de vastes régions qui ne connaissaient pas encore le Christ.

Wasnon mourut, semble-t-il, à Condé, vers 700, un 1er octobre.

Le culte de s.Wasnon est très ancien, et important. En 1578, ses reliques furent profanées par les Calvinistes. Des reliques de lui se trouvent aussi à Condé, qu’on retrouva intactes après un grave incendie qui consomma l’église ; depuis, s.Wasnon est invoqué avec confiance contre les orages et les incendies.

Saint Wasnon est commémoré le 1er octobre dans le Martyrologe Romain.

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 12:33

Honorius de Canterbury

580-653

 

Honorius était Romain, et fut disciple de s.Grégoire le Grand (v. 12 mars) au monastère Saint-André.

D’après s.Bede (v. 25 mai), Honorius fut choisi en 627 pour être le cinquième archevêque de Canterbury. Parlait-il anglais, ou recourut-il à un interprète ? Bede ne nous le dit pas ; quand tout le monde parle latin, beaucoup de problèmes s’effacent !

Quoique cet épiscopat durât un quart de siècle, on connaît relativement peu de faits de cette période.

 Honorius fut en excellents termes avec l’évêque d’York, Paulin (v. 10 octobre) ; c’était ce dernier qui l’avait consacré en 628. En 633, Paulin et ses fidèles étaient refoulés dans le Kent par les troupes de Penda : Paulin s’occupa alors du diocèse vacant de Rochester ; le pape alors, ignorant ces derniers événements, envoya à tous les deux le pallium en 634 avec cette disposition : c’est celui d’York qui devait consacrer celui de Canterbury, et vice versa.

Les rapports d’Honorius avec les évêques d’Ecosse furent également fraternels (heureusement), sans qu’on puisse savoir si les coutumes furent unifiées de part et d’autre.

En 644 Honorius consacra le nouvel évêque de Rochester, Ithamar, premier Anglais élevé à l’épiscopat.

Honorius mourut le 30 septembre 653.

Saint Honorius de Canterbury est commémoré le 30 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 12:33

Eusébie de Marseille

† 731

 

Eusébie était née vers la fin du 7e siècle à Marseille.

A l’âge de quatorze ans, elle entra au monastère Saint-Quiricus, fondé par s.Jean Cassien (v. 23 juillet) aux environs de cette ville, et en devint abbesse.

Les moniales étaient au nombre de quarante et formaient une communauté exemplaire, qui reçut les éloges du pape s.Grégoire le Grand (v. 12 mars).

Quand les Sarrasins envahirent l’Espagne, puis le sud de la France, le gouverneur de la Provence leur ouvrit de lui-même les portes de Marseille, où ils s’engouffrèrent sans pitié. De là, cette troupe ennemie du Christ gagna le monastère d’Eusébie.

Celle-ci, animée par une soudaine inspiration, ne craignit pas de se mutiler le visage, se coupant et le nez et les lèvres, suivie en cela par les quarante moniales, dans l’espoir d’échapper aux intentions basses de ces soldats.

En arrivant,  ceux-ci furent effrayés du spectacle sanglant qui s’offrait à eux. Déçus, ils ne songèrent qu’à se venger, et passèrent les quarante vierges et leur abbesse au fil de l’épée.

C’était vers 731. Toutefois l’actuel Martyrologe avance la date de 497, ce qui obligerait à revoir toute la datation de cet article.

Précisons aussi que, selon les textes, Eusébie et ses Compagnes étaient au nombre de quarante : les moniales étaient donc trente-neuf et non quarante.

Sainte Eusébie de Marseille est commémorée avec ses Compagnes le 30 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 12:32

Simon de Crépy

1048-1082

 

Simon naquit vers 1048 au château de Crépy-en-Valois, d’une famille puissante, qui remontait à Charlemagne et Charles Martel. Simon eut une sœur, Adala.

Leurs parents étaient Raoul III et Adela ; après la mort de cette dernière (1053), Raoul épousa Eléonore de Montdidier, qu’il répudia, et Anne de Russie, veuve du roi de France Henri 1er.

Dans ces circonstances difficiles, Simon fut recueilli par sa tante Mathilde, l’épouse de Guillaume le Conquérant, qui l’éleva avec tendresse maternelle, tandis que Guillaume l’initiait au métier de la chevalerie, aux armes et à la chasse.

En 1067, son père ayant montré des sentiments de réel repentir pour sa vie passée, Simon revint au château de Crépy.

Mais en 1072, mourut Raoul : Simon héritait alors de domaines immenses, tellememnt importants que le roi de France les convoitait et qu’on en vint à la guerre déclarée. Pendant trois années, les villes et les terres furent dévastées.

Et voilà qu’en 1075, le corps de Raoul fut ramené de Montdidier à Crépy : ce fut pour Simon l’occasion d’une profonde réflexion sur la vanité de la gloire humaine ; il se dégoûta des armes et de la guerre, pria plus intensément, jeûna, visita les églises, soulageait la misère. Il fit un rêve, où s.Arnoul et s.Oyend (v. 18 juuillet et 1er janvier) l’invitaient à se retirer dans un monastère du Jura. Dès lors, malgré son bon droit, il renonça à se battre pour ses terres, préférant gagner la Terre du Ciel.

En 1074, lors d’un pèlerinage à Rome, il rencontra le pape Grégoire VII, qui lui conseilla la conciliation. Mais le roi de France resta sourd aux invitations de paix et combattit encore pendant un an. En 1075 enfin, un traité mit fin aux hostilités et rendit à Simon toutes ses possessions : c’était le seigneur le plus puissant, après le roi !

Cette même année, Simon fondait une dizaine de prieurés. On lui proposa d’épouser la fille d’Hildebert d’Auvergne… qu’il convainquit de se consacrer à Dieu ! Guillaume le Conquérant chercha à l’adopter pour en faire son héritier, mais Simon feignit de vouloir aller consulter le pape une nouvelle fois : il gagna le monastère de Saint-Oyend (act. Saint-Claude), où il embrassa humblement la vie effacée du moine. Il couchait dans la sacristie, pour avoir accès plus facilement à l’église et y prier de nuit.

Mais la renommée du puissant seigneur qu’il avait été, lui attirait des visites nombreuses : aussi demanda-t-il à l’abbé de se retirer dans une solitude plus lointaine encore.

En 1078, avec quelques compagnons, il s’installa là où est maintenant Mouthe (Doubs). Un petit monastère s’éleva, avec une église dédiée à l’Assomption de Marie.

Simon eut encore l’occasion d’accomplir des missions diplomatiques auprès du roi de France et de Guillaume son oncle ; il réconcilia Guillaume et son fils et revint à Mouthe. Le pape l’appela pour traiter en son nom avec Robert Guiscard ; cette mission s’acheva positivement en 1080.

Le pape retint Simon à Rome. Mais Simon tomba malade et, après avoir reçu du pape l’absolution et le Viatique, il s’éteignit le 30 septembre 1080 ou 1082, âgé de trente-deux (ou trente-quatre) ans seulement.

Il fut inhumé dans la basilique Saint-Pierre et le pape Urbain II y fit inscrire une épitaphe : Par amour de la pauvreté, j’ai quitté mon pays et le monde, préférant le Christ à toutes les richesses. Plus tard, son corps fut transféré à Saint-Claude.

Saint Simon de Crépy est commémoré le 30 septembre dans le Martyrologe Romain.

 
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 12:31

Amato de Nusco

997-1093

 

Amato, né vers 997 (on parle aussi de 1003), était d’une noble famille lombarde de Nusco (Avellino, Campania, Italie SO).

Ordonné prêtre encore très jeune, il s’employa à rassembler à l’intérieur des murs de Nusco les habitants des contrées alentour, il restaura des églises, en fit construire de nouvelles : ainsi s’éleva celle qui allait devenir la cathédrale Saint-Etienne, dont il était très dévôt.

En 1048, il obtint l’érection du diocèse de Nusco, dont il devint le premier évêque.

Il mourut le 30 septembre 1093, presque centenaire.

On lui attribue quantité de miracles, obtenus à son tombeau.

La cathédrale de Nusco fut postérieurement dédiée à s.Amato ; le diocèse est actuellement rattaché à celui de Sant’Angelo dei Lombardi.

S.Amato est invoqué contre les tremblements de terre, fréquents dans cette zone de l’Irpinia.

Saint Amato de Nusco est commémoré le 30 septembre dans le Martyrologe Romain.

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