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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 04:44

Castor d’Apt

350-426

 

Castor - encore un nom d’animal !- serait né d’une grande famille de Nîmes, vers le milieu du 4e siècle, en tout cas après 350. Dire que la forme latine de son nom est Castorius, semble être une erreur.

Il exerça en Arles le métier d’avocat.

En 395, il se maria et eut une fille, nommée Perculiarita.

Toute la famille cependant décida de se retirer dans la vie érémitique, en un endroit contesté par les historiens : le mas Saint-Castor (Gard) ? près de Ménerbes (Vaucluse) ?

C’est dans cette dernière localité que serait élevé le monastère Saint-Faustin fondé par Castor (et qui devait être détruit au siècle suivant lors d’une invasion.

Une profonde amitié liait Castor à Jean Cassien (v. 23 juillet). C’est pour Castor que Jean Cassien rédigea ses si fameuses Institutiones sur la vie cénobitique, ainsi qu’une collection de Conférences des Pères du désert. Castor voulait en faire profiter une nouvelle communauté fondée près d’Apt et qui fut cependant détruite peu après.

Vers 419, Castor fut élu évêque d’Apt. On ne peut pas dire qu’il en ait été le premier titulaire, car il existerait des allusions à ce diocèse dès le 2e siècle, mais Castor est attesté liturgiquement et historiquement.

Castor mourut vers 426.

Le diocèse d’Apt fut supprimé en 1801, et son territoire rattaché à ceux d’Avignon et de Digne.

Saint Castor d’Apt est commémoré le 21 septembre dans le Martyrologe Romain, qui ne nomme pas Castorius, mais bien Castor.

 

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 04:43

Cadoc de Llan-Carvan

497-577

 

Autrefois, le Martyrologe du 29 mars mentionnait deux personnages, deux époux, Gundleus (Gwynllyw) et Gladys (Glwadys), de race royale. Ils ont quitté le Martyrologe, mais ils y ont laissé leur fils : Cadoc (gallois : Cattwg).

Il n’est pas très facile de s’y retrouver dans les différentes traditions reçues concernant la vie de Cadoc. 

Gundleus, qui gouvernait une province du Pays de Galles, renonça au monde peu avant de mourir et mena la vie érémitique. 

Des signes extraordinaires auraient déjà précédé la naissance de Cadoc : la maison familiale se remplit d’une mystérieuse lumière et le cellier se trouva empli de nourriture. 

Cadoc, donc, naquit vers 497 à Monmouthshire. Un ange avertit l’ermite Meuthi d’aller le baptiser, probablement à Cathmail (Cadfael), et de lui procurer un enseignement. 

Cadoc eut aussi une sœur, Maches. 

Il seconda son père dans le gouvernement de la province, puis embrassa à son tour la vie religieuse.

Il se plaça d’abord sous la conduite d’un moine irlandais nommé Tathyw, à Gerent (Monmouthshire). On trouve dans tel récit ancien que la rencontre avec Tathyw eut lieu lors d’une chevauchée de Gundleus près de l’ermitage de Tathyw et qu’il lui vola son unique vache ; l’ermite vint se planter devant Gundleus et lui réclama sa bête. Gundleus fut alors saisi d’une pieuse crainte, remit la vache, et décida de confier Cadoc à Tathyw. Cadoc apprit le latin et les bases qui lui seraient nécessaires pour ses études en Irlande et Pays de Galles ; mais surtout il ouvrait les yeux sur la vie du prêtre et du moine.

Revenu parmi les siens, il se trouvait un jour sur un vaste terrain appartenant à son oncle, le roi Pawl de Penychen, lorsqu’il fut un instant en face d’un sanglier qui, d’abord fit trois bonds dans sa direction, puis disparut. Cadoc y vit un signe de Dieu pour construire là une église et un monastère, Llan-Carvan, ainsi qu’une école - qui allait être célèbre - et un refuge pour accueillir un grand nombre de pauvres. Cette version des faits contraste avec une autre version, selon laquelle Cadoc fut seulement le successeur du fondateur de Llan-Carvan.

En même temps, et tant qu’il le put, il allait rendre visite à son père pour l’encourager à persévérer. Quand à sa sœur Maches, elle aurait péri assassinée par des voleurs qui, plus tard, reconnurent et confessèrent leur péché. Ils édifièrent une église à l’endroit de leur crime.

Cadoc partit trois ans en Irlande pour étudier. A son retour, il aurait trouvé son monastère en ruine : il força les moines à y revenir, à reprendre le travail et la culture ; deux cerfs sortirent alors de la forêt pour se mettre à leur service.

Cadoc étudia avec un professeur de rhétorique d’origine italienne, Bachan. Puis après la mort de son père, vers 528, il voyagea en Ecosse, fonda le monastère de Cambuslang, de Kilmadock (il y serait resté sept années).

D’aucuns ont prétendu qu’il fit le pèlerinage à Rome, ce qui semble impossible. En revanche, il alla s’établir sur la petite île de Cado près de la rivière Etel.

Cadoc eut parmi ses disciples s.Illtut, qui allait à son tour fonder le monastère de Llan-Illtut. S.Gildas vint aussi enseigner dans cette école pendant une année, puis Cadoc et Gildas se retirèrent dans les îles de Ronech et Echni.

Il y a une controverse au sujet de la fin de la vie de Cadoc. Certains ont affirmé qu’il mourut à Benevenna (Northampton) ; d’autres l’ont envoyé à Benevento (Italie) où il aurait été évêque et martyr… Y aurait-il eu deux personnages du même nom, ou simple confusion à propos de la localité ? Quoi qu’il en soit, en Angleterre, on ne dit pas que Cadoc ait été martyr.

Il y eut peut-être plusieurs Cadoc. Le nôtre, anciennement au 24 janvier, est actuellement mentionné au 21 septembre, date à laquelle on le vénère aussi dans le diocèse de Vannes. 

Les nombreuses versions de cette sainte vie ne nous épargnent pas quelques difficultés à assembler tous ces détails parfois incontrôlables. On en arriva même à donner une généalogie de Cadoc remontant aux empereurs romains.

Saint Cadoc  de Llan-Carvan est commémoré le 21 septembre dans le Martyrologe Romain.

 
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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 04:43

Landelin de Ettenheimmünster

7e siècle

 

Landelin (ou Landolin) venait de l’Irlande.

Comme beaucoup d’autres missionnaires de cette époque, au début du 7e siècle, il vint évangéliser la région germanique de l’Ortenau (Baden-Württemberg).

On ne sait s’il était prêtre, s’il avait des compagnons, s’il avait reçu une mission particulière par révélation divine ou par décision de quelque évêque (Willibrord ? Bonifatius ? v. 7 novembre et 5 juin).

Il s’installa à l’endroit de l’actuelle Ettenheimmünster et y vécut en ermite.

D’après la tradition, il fut assassiné par un chasseur encore incroyant. A l’endroit du meurtre seraient jaillies cinq sources.

Au siècle suivant, s’éleva à cet endroit un petit monastère bénédictin.

Depuis le 11e siècle, on vint en foule vénérer Landelin, qu’on invoqua contre les maladies des yeux : on se frottait les yeux avec l’eau d’une des sources. La dévotion existe encore de nos jours.

Peut-on considérer Landelin comme martyr ? Répondre à cette question supposerait qu’on connût les réels sentiments du chasseur : a-t-il agi en ennemi de Dieu et de l’Eglise ? était-il seulement dérangé par la présence de l’Ermite ? On ne le sait pas.

Saint Landelin de Ettenheimmünster est commémoré le 21 septembre dans le Martyrologe Romain, qui le désigne comme moine, mais pas comme martyr.

 

 

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 04:42

Gerulphe de Flandre

† 750

 

Il s’agit ici d’un adolescent flammand, né vers 735 de parents nobles, vivant dans leur propriété de Mérendrée.

Vers 750, accompagné de son oncle, il se rendit à cheval à l’abbaye du Mont-Blandin (Gand), où se trouvait alors l’évêque de Noyon, pour y recevoir le sacrement de Confirmation.

Sur le chemin du retour, Gerulphe voulut faire une petite halte près du monastère de Tronchiennes, pour se recueillir un moment dans l’église Sainte-Marie. Après la cérémonie au Mont-Blandin, on avait dû repartir sans attendre, les moines ayant leurs horaires ; quoi de plus indiqué, après avoir reçu un tel Sacrement, que de vouloir exprimer à Dieu sa reconnaissance, dans un moment de recueillement auprès du Saint-Sacrement ?

Mais l’oncle avait d’autres idées en tête. Il voulait rentrer plus vite, et surtout depuis longtemps, il convoitait l’héritage de son neveu. Quand nos deux voyageurs repartirent, l’oncle s’approcha assez près de Gerulphe et le frappa à mort, avant de disparaître. Le cheval du blessé continua sa route vers la demeure des parents. Le père de Gerulphe alors monta le fidèle animal et retrouva son fils, agonisant.

Gerulphe eut encore la force de demander à être enterré chez les moines de Tronchiennes, à leur donner son cheval et remettre son héritage à l’église Sainte-Marie. Pas un mot de rancune contre l’oncle assassin. La Passio de Gerulphe d’ailleurs, ne s’étend pas sur ce dernier : ne fut-il pas retrouvé ? interrogé ? jugé ?

Cet assassinat fut considéré comme un véritable martyre. 

Le père de Gerulphe l’enterra d’abord dans la propriété familale, et ce n’est que deux siècles plus tard que l’évêque procéda au transfert du corps à Tronchiennes.

Il y eut d’autres transferts de reliques ; on conserva le chef dans une châsse séparée. Le reste du corps fut détruit par les Protestants.

Saint Gerulphe de Flandre est commémoré le 21 septembre dans le Martyrologe Romain.

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 22:22

Hypathios et Andreas de Lydie

† 740

 

D’après le synaxaire (martyrologe) de Constantinople, Hypathios et Andreas étaient originaires de Lydie (Asie Mineure occidentale). Notre martyrologe romain nomme les deux évêques Hypathius et Asianus ainsi que le prêtre Andreas ; on se demande si le terme Asianus n’est pas simplement une apposition à Hypathios, «asiatique».

Hypathios et Andreas, donc, naquirent en Lydie et furent élevés dans un monastère. Hypathios reçut l’habit monastique, tandis qu’Andreas devint lecteur.

Chacun de son côté s’adonna aux plus intenses expressions de l’ascèse, en toute discrétion et sans  jamais oublier la charité fraternelle.

Cette sainte émulation fit que l’Eglise d’Ephèse promut Hypathios à l’épiscopat, et Andreas au presbytérat.

Mais il n’eurent pas que des amis. L’empereur iconoclaste Léon l’Isaurien s’en prit à eux, les fit déplacer à Constantinople, où les attendaient mille atrocités.

Ils furent tous deux emprisonnés, bâtonnés, déchirés, à demi tués. On leur enleva la peau de la tête et on brûla des icônes sur leur crâne. On les promena dans toute la ville après leur avoir enduit la barbe de poix. Finalement, on les égorgea et, pour compléter cet atroce tableau, on livra leurs corps aux chiens.

Ces horreurs se passaient à Constantinople, avant 741, date de la mort de ce malheureux empereur.

Les saint  Hypathios (Asianus ?) et Andreas sont commémorés le 20 septembre dans le Martyrologe Romain.

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 21:37

Marianus d’Evaux

6e siècle

 

Marianus serait né à Bourges.

Après avoir passé six années dans le monastère du Grand-Pressigny, il devint ermite dans la forêt de Combraille, se nourrissant exclusivement de fruits sauvages ou de miel qu’on lui apportait ou qu’il trouvait lui-même dans les forêts.

Beaucoup de gens venaient le visiter, mais un jour ils ne le trouvèreent pas. On l’aperçut enfin, gisant au pied d’un pommier, mort. On voyait les traces de ses pas et de ses genoux, là où il était venu se désaltérer une dernière fois dans la rivière.

On le porta au bourg d’Evaux, où se développa un culte important, à la suite de nombreux miracles opérés à la tombe de l’Ermite.

L’actuelle commune de Saint-Marien (Creuse) lui doit son appellation.

Saint Marianus d’Evaux est commémoré le 19 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 21:37

Sequanus abbé

† 581

 

Sequanus était le fils du comte de Mesmont (Côte-d’Or).

Le nom de Sequanus s’est aussi écrit Segonus ou Sigo, et est devenu Seine en français.

Ne pouvant obtenir de ses parents l’autorisation d’entrer dans un monastère, il se construisit une cabane à Verrey-sous-Drée et y mena une vie si austère que ses parents, craignant pour sa vie, l’autorisèrent à se faire tonsurer.

Le garçon se retrouva ainsi sous la protection du prêtre Eustadius qui, constatant l’état d’âme angélique de Sequanus, le fit ordonner prêtre alors qu’il n’avait que seize ans. Le fait est vraiment extraordinaire et dépasse tout ce que les lois canoniques de l’Eglise ont jamais permis. Mais Sequanus aurait-il eu la vingtaine d’années, qu’il n’en fallait pas plus pour susciter la jalousie des clercs : on ne devient pas prêtre avant vingt-cinq ans environ, sauf dérogation exceptionnelle.

Sequanus s’en vint auprès de s.Jean de Réomé (v. 28 janvier). Ensuite, dit la Vie extraordinaire de notre Personnage, un parent lui suggéra un endroit «idéal» pour construire un monastère : une forêt très épaisse où vivent des anthropophages, qu’on assimile à la forêt de Cestres.

Nous sommes aux alentours de 534. Sequanus rejoint sans tarder la féroce tribu, dont les habitants deviennent subitement très accueillants et l’aident à construire une maison. Les moines affluent, les malades guérissent, la moisson est protégée de la tempête menaçante…

Certains racontent que le père de Sequanus lui concéda tout le terrain dont il aurait pu faire le tour en un jour au trot de son âne. Le terrain  jouxtait les propriétés de l’actuelle abbaye de Flavigny.

De son vivant, Sequanus délivra des possédés.

Il mourut en 581.

L’abbaye prit le nom de Saint-Seine dès le 9e siècle ; Benoît d’Aniane (v. 12 février) y reçut sa formation, avant de devenir le grand réformateur de l’Ordre bénédictin. Les moines bénédictins qui l’habitaient au 17e, dépendaient de la Congrégation parisienne de Saint-Maur. Sous la Révolution, l’abbaye fut supprimée et les reliques qui s’y trouvaient furent dispersées.

Saint Seine est commémoré le 19 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 21:36

Goëry de Metz

570-647

 

Goericus, diversement traduit en français : Goëry, Goeric, Goéry, Gœury, serait né vers 570, issu de la lignée Ansbertina d’Albi. Les traditions diffèrent, certaines nomment son père Gamardus, frère du sénateur Ansbertus et petit-fils de l’autre sénateur Tonantius Ferreolus.

Goëry semble avoir été marié et père de deux filles, Precia et Victorina.

D’abord soldat, il devint ensuite gouverneur de l’Albigeois.

Un premier «signe» de Dieu le toucha lorsque, frappé de cécité, il guérit par l’apposition d’une pierre rougie par le sang de s.Etienne (v. 26 décembre), ou plutôt lors d’un pèlerinage à la cathédrale de Metz, dédiée à s.Etienne, et dont l’évêque était alors son oncle, Arnoul (v. 18 juillet). En reconnaissance, il fit construire à ses frais une nouvelle église à Metz.

S.Arnoul l’ordonna prêtre et, vers 627, Goëry fut appelé à succéder à son oncle, comme trentième titulaire du siège de Metz.

Goëry fit construire à Epinal l’église Saint-Pierre ainsi que l’abbaye, à l’intention de ses deux filles.

La date retenue de sa mort se situe entre 642 et 649.

Dans le testament du roi Dagobert, Goëry est nettement désigné sour le nom de Abbo (altération de Abbas, c’est-à-dire Abbé, Père ?).

Depuis que ses reliques furent transférées à Epinal, il est devenu le Patron de cette ville.

Autrefois, on vénérait à Metz le 22 juin une sainte Prèce, qui aurait été l’une des deux filles de notre Goëry.

Saint Goëry de Metz est commémoré le 19 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 21:36

Theodore de Canterbury

602-690

 

 Si l’on ne connaît pas la famille et les antécédents de Theodore, on connaît bien les grandes étapes de sa vie.

Theodoros, ce don de Dieu, eut dans sa destinée quelque chose de l’apôtre saint Paul : comme lui, il naquit à Tarse de Cilicie, vers 602 ; comme lui, il allait beaucoup voyager.

Si l’habitude de notre site est de nommer les Saints par le nom original de leur langue, nous donnerons à Theodoros son nom anglais, Theodore, puisque la Providence l’a destiné à œuvrer en Angleterre.

Tarse était un diocèse appartenant à la zone d’influence de Byzance, ce qui fait que Theodore reçut une culture grecque. Puis il y eut l’invasion persane et la prise des villes d’Antioche, Damas et Jérusalem en 613 ; la ville de Tarse tomba aux mains des Perses vers cette époque, et le jeune Theodore connut certainement la culture perse. Mais ces invasions n’empêchaient pas les jeunes étudiants de voyager, et l’on peut avancer avec d’assez fortes raisons qu’il connut aussi l’école exégétique d’Antioche et la culture syriaque. Quand enfin Tarse fut envahie par les troupes musulmanes, Theodore partit pour Constantinople, où il assimila tout ce qu’on pouvait lui enseigner en astronomie, astrologie, médecine, droit romain, rhétorique et philosophie. Son intelligence et sa science le faisaient surnommer philosophe.

Après Constantinople, Theodore gagna la Ville éternelle, où il se trouvait en 667.

Cette année-là, le pape avait reçu, envoyé par deux rois d’Angleterre, le prêtre Wighard, désigné pour devenir archevêque de Canterbury, mais celui-ci mourut de la peste… Deux autres candidats se récusèrent ; on «découvrit» notre Theodore, ce grand personnage à l’apparence monachale, discret : après quelques mois de préparation, le pape le consacra évêque le 26 mars 668 et l’envoya en mission.

Theodore partit le 27 mai, accompagné d’un théologien nommé Adrianus, et de Benoît Biscop (v. 9 et 12 janvier) ; on connaît leurs étapes : Marseille, Arles, Paris, Etaples. Theodore pénétra dans son diocèse un an plus tard, le 27 mai 669. On pourra remarquer avec intérêt que le voyage de Theodore commença et s’acheva sous les auspices de s.Augustinus, premier évêque de Canterbury, qui mourut le 26 mai 604. Theodore fut le septième.

Les rois de Kent et de Northumbrie accueillaient favorablement les coutumes romaines, mais non ceux de Wessex et de Mercie ; il fallait accorder les violons et rester dans la vérité ; Theodore ordonna des évêques qui suivraient sa direction. 

En 673 fut convoqué un synode à Hertford. La date de Pâques fut établie pour tous au dimanche suivant le 14 du premier mois lunaire (le nisan hébraïque) ; plusieurs canons définirent le rayon d’action des évêques, la stabilité des moines, la discipline des clercs ; un concile se réunirait chaque année.

Theodore se montra le réel organisateur de l’Eglise anglaise unie. Il favorisa la vie monastique, les écoles, l’usage du chant grégorien - lui qui était oriental ! 

Il savait à l’occasion se faire entendre : s.Chad (v. 2 mars) aimait se déplacer à pied dans son vaste diocèse, et ne voulait pas suivre le conseil de Theodore qui lui suggérait plutôt, par sage prudence, de prendre un cheval ; Theodore le mit en selle sans lui demander son avis, montrant par là une certaine force de tempérament - et de poignets !

On a vu dans la vie de s.Wilfrid (v. 24 avril) comment Theodore se préoccupa beaucoup du diocèse d’York : d’abord, il rétablit Wilfrid, qui avait été écarté illégalement ; puis il subdivisa ce grand diocèse en trois partie, obligeant Wilfrid à rester à l’écart de toute activité pastorale ; la mesure nous semblera excessive : sur son lit de mort, Theodore demandait la réintégration de Wilfrid. 

Theodore mourut le 19 septembre 690.

Saint Theodore de Canterbury est commémoré le 19 septembre dans le Martyrologe Romain.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 02:42

Senerius d’Avranches

† 578

 

On n’est pas même sûr des dates d’épiscopat de Senerius/Senarius (ou Senier), septième évêque à Avranches.

Il a succédé à s.Paterne (v. 15 avril), et donc a sans doute commencé son épiscopat vers ou après 563.

Son successeur ayant été mentionné à partir de 578, on peut en déduire que Senerius mourut vers ou avant cette dernière date.

Il est très difficile de trouver quelques autres indications particulières sur s.Senarius.

Le titre d’évêque d’Avranches, supprimé en 1801, fut restauré et réuni à celui de Coutances en 1854.

Saint Senerius d’Avranches est commémoré le 18 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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