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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 02:42

Ferréol de Limoges

† 597

 

Voici encore un personnage très peu connu. Seules des concordances peuvent le situer approximativement dans l’histoire, mais on ne nous a pas laissé de détails sur sa personnalité.

Il pouvait être le cinquième ou le sixième évêque de Limoges, cette imprécision étant due à la chronique du fondateur lui-même du diocèse, s.Martial (v. 30 juin), que certains ont fait vivre au 3e siècle, et d’autres, moins scrupuleux, au 1er siècle.

En 579, Ferréol apparaît lors d’une émeute populaire qui s’était déchaînée contre les exactions des rois mérovingiens (où l’on voit que les protestations contre la hausse des impôts n’est pas une chose récente).

En 584, l’église de Brive fut incendiée et Ferréol la fit reconstruire dans sa beauté primitive.

En 585, Ferréol était présent au concile de Mâcon, où fut rappelé le devoir des Chrétiens de sanctifier le jour du Seigneur.

Enfin en 591, Ferréol est présent aux obsèques de s.Yrieix (v. 25 août), qu’il aurait même présidées.

Quand mourut Ferréol ? La réponse est difficile, car son successeur fut nommé en 614. En l’absence d’autres données sur Ferréol après 597, on suppose qu’il mourut avant la fin du 6e siècle et qu’il y eut une longue vacance du siège après lui.

Saint Ferréol de Limoges est commémoré le 18 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 02:41

Eumenios de Gortyne

7e siècle

 

Durant sa jeunesse, Eumenios distribua ses richesses aux pauvres et vécut dans une grande ascèse.

On le voyait souvent le visage baigné de larmes. Jamais on ne l’entendit proférer quelque parole critique envers le prochain, et jamais il ne permettait d’en entendre.

Le peuple de Gortyne (Crète) le voulut comme évêque. Eumenios fut un pasteur zélé pour son troupeau ; sa prière obtint des miracles, il guérit des malades et chassa les démons.

Eumenios serait venu en pèlerinage à Rome, puis serait venu visiter la Thébaïde, où il mourut ; son corps fut rapporté et enseveli à Rhaxos en Crète.

L’Eglise orthodoxe est active en Crète, mais le titre catholique de Gortyne est seulement honorifique.

Saint Eumenios de Gortyne est commémoré le 18 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 02:41

Richarde impératrice

840-900

 

Richarde naquit vers 840, fille du comte Erchanger de Souabe, comte palatin de Nordgau.

Vers 862, elle devint l’épouse de Charles le Gros, troisième fils de Louis le Germanique.

Très attachée à la foi romaine, Richarde s’empressa de soutenir divers monastères tant en Allemagne du Sud qu’en Suisse et jusqu’en Italie septentrionale.

Vers 880, elle fonda l’abbaye d’Andlau, qui est au Sud du Mont Sainte-Odile. Une pieuse légende raconte que l’emplacement de la construction fut signalé par une ourse qui, avec ses petits, gratta la terre à l’endroit idéal. C’est en souvenir de cela que l’abbaye élevait fidèlement un ours dans ses murs. Romaine dans l’âme, Richarde dédia son monastère aux saints apôtres Pierre et Paul.

En 881, les deux époux furent couronnés à Rome par le pape Jean VIII.

Faible, victime de crises de folie, Charles était incapable de gouverner sagement ; Richarde prit l’administration politique en main ; Charles alla jusqu’à humilier son épouse, l’accusa d’adultère avec son chancelier et la répudia, prétendant que leur mariage n’avait jamais été consommé. La réalité fut que Charles eut un fils naturel, Bernhard, que Richarde adopta avec plein d’amour et de douceur.

A cela s’ajoute que Richarde aurait subi l’épreuve du feu ou ordalie, sans aucune souffrance apparente. Elle fut réhabilitée. Après la mort de Charles (888) et de Bernhard, elle se retira à Andlau.

Richarde s’éteignit, croit-on, vers 900, un 18 septembre.

En 1049, le pape Léon IX (v. 19 avril) bénit l’église d’Andlau et canonisa Richarde.

Sainte Richarde impératrice est commémorée le 18 septembre dans le Martyrologe Romain.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 07:46

Rodingus de Beaulieu

† 680

 

Ce personnage, qu’on appelle Rouin en français, pouvait être d’originie irlandaise et même s’appeler Chrodingus.

Il aurait d’abord été moine dans l’abbaye de Tholey, dont l’abbé, Paul, appelé au siège épiscopal de Verdun (641), confia la direction à Rodingus.

Rodingus ensuite se serait retiré dans la forêt d’Argonne. Ici intervient une «légende», selon laquelle le seigneur de l’endroit fit fouetter notre Fondateur, qui décampa rapidement et partit en pèlerinage à Rome ; là, s.Pierre lui aurait demandé de retourner à Beaulieu ; arrivé sur place, il guérit le seigneur malade (tout le reste de la famille ayant péri de mort mystérieuse) ; ce dernier manifesta sa reconnaissance en aidant Rodingus à construire un monastère, qui devint l’abbaye de Beaulieu-en-Argonne.

Devenu presque centenaire, Rodingus se serait retiré dans le voisinage, à Bonneval, qui est maintenant connu comme ermitage Saint-Rouin. Il s’y trouverait une fontaine miraculeuse.

Rodingus serait mort en 680.

L’abbaye fut détruite en 1789, on devine pourquoi, et il n’en subsiste aujourd’hui que des pans de murs et, surtout, un pressoir du 13e siècle, classé Monument Historique : les moines pouvaient y presser quelque trois tonnes de raisin.

Saint Rodingus de Beaulieu est commémoré le 17 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 07:45

Lambert de Maastricht

636-705

 

Lambert naquit vers 636 à Maastricht. Sa famille devait être princière et certains de ses membres furent des comtes dans le royaume franc.

Ce petit prince fut confié d’abord à l’évêque de Maastricht, Théodard (v. 10 septembre), puis à l’école royale. Lambert grandit en âge et en sagesse, il se montrait à la fois leste et courageux, modeste et chaste.

Une biographie raconte que, jeune homme, il opéra des miracles, faisant jaillir une source pour étancher la soif des ouvriers constructeurs d'une église, ou portant des charbons ardents dans les plis de son manteau sans l'endommager. 

Ses vertus  peu ordinaires l'élevèrent sur le siège épiscopal de Maastricht, pour succéder à Théodard, qui avait été assassiné (vers 669). On a avancé qu’il n’avait alors que vingt et un ans, un âge certainement impossible pour une consécration épiscopale, mais on admettra que Lambert ait pu être évêque autour de ses trente ans. Si l’on retient la date de naissance donnée plus haut, il pouvait avoir trente-trois ans.

Une lutte de palais fit assassiner Childéric II, roi d’Austrasie, dont le pouvoir fut repris par Ébroïn, maire du palais de Neustrie, qui s’en prit aux partisans du roi défunt. Aussi Lambert se retira pendant sept années dans le monastère de Stavelot, tandis qu’un intrus, certain Pharamond, usurpait sa place.

Une anecdote illustre la modestie et la sainteté de Lambert dans ce monastère. Une nuit froide d’hiver où il dormait dans le dortoir commun, il voulut se relever pour prier, mais une de ses sandales lui échappa et réveilla le dortoir en tombant par terre. L’abbé, sans attendre et sans vérifier, imposa à ce “grand coupable” (!) d’aller faire pénitence dehors devant le crucifix. Lambert obéit sans répliquer. Plusieurs heures après, l’abbé se rendit compte de sa méprise et alla retrouver l’évêque transi de froid et couvert de neige. Lambert n’eut qu’un mot fraternel : Saint Paul ne m'enseigne-t-il pas que je dois servir Dieu dans le froid et la nudité ? (cf. 1Co 4:11) ; revenu de sa méprise, l’abbé fit chauffer un bon bain chaud pour réconforter le pauvre évêque tout transi.

Lambert fut enfin rappelé sur son siège épiscopal ; il était le père de tous, surtout des pauvres. Pauvre lui-même, il tenait à avoir un siège sans ornementation, des vêtements modestes et usagés. Il parcourut la grande région nordique de Taxandrie, l’ancienne Campine, s’efforçant d’y faire disparaître le culte païen envers les dieux celtes Cernunnos et Arduinna.

Son amour des âmes le porta même à entreprendre la conversion des peuples païens qui n'appartenaient pas à son diocèse.

Malgré des menaces de mort, son zèle ne se rebuta point, et il eut la consolation de ramener beaucoup de brebis égarées dans le bercail de l’Église. 

Durant un de ses déplacements, il fut protégé par deux amis, lesquels «éliminèrent» deux agents du fisc qui guettaient sans cesse l’évêque et entravaient son action pastorale. La riposte ne se fit pas attendre : Lambert et ses deux amis furent à leur tour abattus, à Liège, le 17 septembre 705. On a pu avancer que ce meurtre avait été commandité par Pépin II d’Héristal, auquel le saint évêque avait fait quelques remontrances sur sa conduite matrimoniale.

L’épiscopat de Lambert avait duré trente-six ans.

L’évêque égorgé (ou assommé) fut enterré à Maastricht, en la basilique Saint-Pierre, dans la banlieue, entre la Meuse et le Geer. Lors de l’examen de ses reliques en 1896, on constata une profonde blessure à l’occiput.

Peu après sa mort, vers 718, saint Lambert fut transporté à Liège et devint ainsi le patron de ce diocèse. La cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert de Liège fut construite sur les lieux de l’assassinat de Lambert.

Saint Lambert est reconnu comme le principal organisateur de l’Église belge. Plus de cent-quarante églises et sanctuaires lui sont dédiés.

Il est mentionné au 17 septembre dans le Martyrologe.

 

 

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 07:45

Columba de Cordoue

† 853

 

Columba est l’une des quarante-huit martyrs recensés par s.Eulogio (v. 11 mars), témoin contemporain des événements.

Elle appartenait à une famille chrétienne de Cordoue, où sa sœur aînée, Isabel, avait épousé un autre chrétien, Jeremía. Leur frère s’appelait Martino.

La sainte vie de ce couple suggéra très tôt à Columba de se consacrer totalement au Christ ; sa mère tenta de s’y opposer fermement, mais elle mourut subitement.

Isabel et Jeremía avaient fondé un double monastère à Tábanos, proche de Cordoue, et c’est leur frère Martino qui était l’abbé des moines. Isabel et son mari voulurent à leur tour s’y retirer, et Isabel devint abbesse.

Columba était à bonne école ; elle grandit dans la science de l’Ecriture, et surtout de la sainteté. Il lui arrivait de rester en oraison trois ou quatre heures de suite, parfois une demi-journée, pleurant tout doucement. Elle priait prosternée sur une natte, et le pavé sous cette natte était mouillé par ses pleurs.

Au moment de la persécution, les moniales se replièrent à Cordoue dans une maison privée, près de la basilique Saint-Cyprien. 

Un jour, Columba fut envahie d’un zèle impétueux et d’un désir irrésistible du martyre. Il est probable qu’elle ait été dans l’ignorance d’une décision toute récente des évêques réunis en concile à Cordoue en 852, lesquels prohibaient aux Chrétiens toute provocation. Columba, donc, sortit furtivement de son habitation et alla directement se présenter au juge, se déclarant chrétienne et l’invitant tout simplement à se convertir.

La sentence fut immédiate : elle n’eut que le temps de remettre une pièce au bourreau, avant d’être décapitée, le 17 septembre 853. Le corps de la Martyre fut jeté au Guadalquivir, et retrouvé quelques jours plus tard, indemne de toute corruption.  

Sainte Columba de Cordoue est commémorée le 17 septembre dans le Martyrologe Romain.

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 09:55

Ianuarius de Bénévent

† 305

 

S’il y a une occasion où le mot “légende” doit être pris au sens propre de “ce qu’il faut dire”, c’est bien le cas pour saint Janvier. Malgré quelques approximations, ce Saint peut être situé historiquement d’après des témoignages authentiques. Mais ses reliques ont été l’objet de beaucoup de vicissitudes.

Ianuarius a été simplement traduit Gennaro en italien, et Janvier en français.

Janvier, un descendant de la Gens Ianuari, était né à Naples vers 270. Prêtre, il fut élu en 302 évêque de Bénévent, près de Naples. 

Vers 303-304, au début de la grande persécution de Dioclétien, deux de ses diacres, Sosius, diacre de Misène, et Proculus, diacre de Pouzzoles, furent arrêtés avec deux gentilshommes, Eutychès et Acutius et jetés dans les prisons de Cumes par Dragontius, proconsul de Campanie.

En 305, lorsque Constance et Galère succédèrent à Dioclétien et Maximilien, Dragontius fut rappelé à Rome et remplacé par Timothée ; les chrétiens emprisonnés à Cumes furent relâchés.

Apprenant cette libération, saint Janvier, qui avait partagé la douleur des prisonniers, quitta son diocèse accompagné du diacre Festus et du lecteur Desiderius pour venir partager leur joie. Ils se rejoignirent dans une église aux environs de Pouzzoles et l'évêque, assisté de Sosius et Proculus y célébrait la messe quand il se fit au-dehors un grand bruit, suivi d'un long silence : une voix lisait le décret de persécution de Dioclétien que Timothée avait remis en vigueur.

A la sortie de l'église, Janvier guérit une de ses parentes paralytique et lui confia les deux burettes qui lui servaient à célébrer la messe ; alors, avec ses compagnons et la foule, il se rendit à Nola lors d'une marche qui parut un triomphe. Mais Timothée l'attendait sur la place de Nola et l'interrogea. Condamné à mort à l'issue de cet interrogatoire, saint Janvier sortit indemne du bûcher où on l'avait précipité ; il fut alors fouetté jusqu’au sang et jeté en prison avec Sosius, Proculus, Eutychès, Acutius, Festus et Desiderius. Puis les sept condamnés furent menés à l'amphithéâtre de Pouzzoles pour être donnés en pâture aux fauves mais les lions, les tigres et les hyènes, bien qu'affamés, se couchèrent à leurs pieds.

Timothée, fortement énervé, en perdit la vue mais Janvier la lui rendit. Devant ce miracle, cinq mille des trente mille spectateurs présents demandèrent à être baptisés par le saint ; mais Timothée, éperdument vexé, ordonna la décapitation immédiate de Janvier, Proculus et Sosius et rentra dans son palais à Nola.

Les deux diacres furent ainsi décapités le 19 septembre 305 dans le forum proche du volcan Vulcano de Pouzzoles, puis ce fut le tour de Janvier, mais le bourreau ne trouvait plus de forces  ; Janvier le pria instamment d’aller au bout de sa besogne et l’y encouragea : revigoré, le bourreau coupa la tête du saint, mais également un de ses doigts. A partir de ce moment, on ne parle plus des autres Compagnons de Janvier.

La nuit suivant le martyre, la parente paralytique que Janvier avait soignée recueillit du sang de l'évêque martyr avec une éponge, comme il était d'usage à l'époque, et en remplit les deux fioles qui avaient servi à Janvier à célébrer sa dernière messe puis elle emporta les ampoules chez elle, à Antignano. Un aveugle de Pouzzoles à qui saint Janvier avait rendu la vue à l'issue de son martyre récupéra la tête, le corps et le doigt du martyr et les plaça dans un coffre qu'il emporta à l'Agro Marciano (Fuorigrotta) à Naples ; puis, le corps fut ultérieurement transféré dans la catacombe dite de saint Janvier, toujours à Naples.

Pour certains, cela se serait passé le samedi précédant un premier jour de mai au début du IVe siècle. Ce jour-là, sur le chemin de Capodimonte, lorsque la relique passa à Antignano, la femme plaça les ampoules près du corps et le sang desséché du saint se liquéfia. 

Selon d’autres sources, ce ne serait qu’entre 413 et 431 que les reliques du martyr furent transportées dans la banlieue de Naples à la catacombe qui porte son nom et qui est, sans conteste, le plus important des cimetières paléo-chrétiens en dehors de Rome. Dès cette époque, saint Janvier était honoré comme le protecteur de la ville de Naples qui, à travers les âges, a toujours recouru à lui aux heures de dangers, spécialement lors des éruptions dévastatrices du Vésuve. 

Vers 831, un prince de Bénévent s’empara des reliques du saint et les emporta, pour les déposer au siège même où saint Janvier avait été évêque, mais en 1497 on les rapporta à Naples, où elles sont vénérées dans la cathédrale. A cette date il y avait déjà un siècle qu’on faisait état du célèbre “miracle” du sang de saint Janvier, attesté depuis 1389 (voir plus bas).

En 1964, on procéda à un examen des reliques de saint Janvier, dont il résulte que le Saint devait être assez grand, et surtout qu’il pouvait avoir environ trente-cinq ans, ce qui confirme pleinement les données historiques de sa naissance et de son martyre. 

Dès le haut moyen âge, le culte du saint martyr avait largement dépassé les frontières de la Campanie. Il a gagné tous les continents. L’un des plus beaux sites du monde, la baie de Rio de Janeiro (= Janvier), atteste sa popularité en Amérique latine.

 

A propos du Miracle de saint Janvier

 

Dans la notice ci-dessus, il est fait allusion au Miracle dont saint Janvier est le protagoniste depuis le XIVe siècle. 

La cathédrale de Naples abrite depuis fort longtemps, à part une éclipse à Bénévent, les reliques de saint Janvier : d’une part son Chef, car le Saint fut décapité ; d’autre part une ou deux ampoules où l’on avait pieusement recueilli un peu de son sang au moment de son martyre.

Des documents anciens prétendent - mais on ne peut le vérifier - que lors du premier transfert des reliques de saint Janvier, peu de temps après son martyre, le sang des ampoules se liquéfia au moment où passa à proximité le saint corps du Martyr, un premier samedi de mai. Ce qui est sûr, est que depuis 1389, lorsque l’évêque du lieu approche l’ampoule du reliquaire contenant le Chef de saint Janvier, le sang contenu dans l’ampoule se liquéfie, parfois instantanément, parfois au bout de quelque temps, parfois même quelques heures.

Le Miracle se reproduit trois fois dans l’année : le 19 septembre, jour anniversaire du martyre ; le premier samedi de mai, anniversaire de la première translation ; le 16 décembre, anniversaire d’une autre translation (durant laquelle cessa l’éruption du Vésuve).

On dit que, au moment du Miracle,  les pierres sur lesquelles furent décapités Janvier et ses deux Diacres, rougissent aussi. Ceci supposerait qu’on ait conservé aussi les pierres en question et qu’il s’y trouve des témoins pour observer la réalité du fait, ce que malheureusement il ne nous a pas encore été possible de vérifier.

Au cours des sept siècles écoulés depuis l’attestation de ce Miracle si étonnant, il y eut des exceptions, ou bien le Miracle se produisit à d’autres dates ; chaque fois ce fut le prélude à quelque calamité grave. 

C’est pourquoi les fidèles attendent avec une impatience non dissimulée que se produise le Miracle au moment voulu. Quand celui-ci se fait attendre, les prières et les chants des Napolitains se font plus intenses, les lamentations aussi, bientôt les cris et même, quelque part dans la foule, quelque menace à l’adresse du pauvre Saint en retard…

Mais mille ans sont aux yeux de Dieu comme un jour (cf.2P 2:8), et bientôt arrive - d’habitude - le Miracle, salué par les ovations retentissantes et victorieuses de la foule en liesse, agitant les mouchoirs blancs et chantant son action de grâce.

On se pose parfois la question de la signification à donner à ce Miracle. Sans aller chercher “midi à quatorze heures”, on peut très bien affirmer, sans risquer de se tromper beaucoup, que Dieu manifeste ainsi Sa présence au milieu de nous, par un signe inexplicable et répété qui, loin de devenir pour nous une habitude banale, doit susciter chaque fois en nous un regain de foi.

Le 19 septembre 2010, le Miracle a eu lieu précisément à 9 heures 22, répercuté au moins localement par les journalistes et les photographes. Il faut reconnaître que, sans Internet, nous serions bien embarrassés pour trouver cette nouvelle, même dans nos meilleurs journaux en langue française.

En 2013, le miracle s’est produit à 9h41 ; en 2014, à 10h11.

Le 22 mars 2015, lors de la visite de François à Naples, le pape a béni les fidèles avec cette Relique et le sang de saint Janvier s’est partiellement liquéfié ; le pape a commenté ainsi : Le sang s’est liquéfié à moitié, parce que nous ne sommes convertis qu’à moitié !

19 septembre 2016 : le miracle s’est reproduit à 10h38.

19 septembre 2018 : le miracle a été constaté à 10h05 ; le sang était déjà liquéfié quand le Cardinal Archevêque de Naples a soulevé l'ampoule pour la montrer aux fidèles.

19 septembre 2019 : le miracle a eu lieu à 10h04.

19 septembre 2020 : à 10h02, comme en 2018,  le sang été déjà entré en liquéfaction.

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 08:25

Alpinus de Lyon

† 390

 

Alpinus serait le quatorzième évêque de Lyon, ayant succédé à s.Just (v. 2 septembre).

S.Just se retira de l’épiscopat vers 381 : Alpinus vécut donc au 4e siècle, et non au 6e, comme cela est parfois affirmé. 

C’est peut-être Alpinus qui fit construire l’église Saint-Etienne avec son baptistère.

Il mourut vers 390.

De lui, c’est tout ce que nous savons.

Saint Alpinus de Lyon est commémoré le 15 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 08:24

Evre de Toul

† 507

 

Le nom de ce saint évêque s’écrivait autrefois Epvre, dérivant du latin aper (sanglier).

Il vit le jour à Trancol (Troyes) ou à Trèves. Sa sœur s’appelait Aprona («grosse laie», v. 15 juillet ?).

Evre fut d’abord un homme de droit avant de s’orienter vers l’état clérical.

Il fut ordonné prêtre pour le diocèse de Troyes, dont l’évêque était alors s.Loup (v. 29 juillet), autre personnage qui portait un nom d’animal.

Vers 500 mourut l’évêque de Toul, s.Ours (décidément !), auquel Evre fut appelé à succéder, devenant ainsi le septième titulaire de ce diocèse.

Evre laissa à ses diocésains le témoignage d’un homme généreux, distribuant ses biens aux pauvres. Il se donna beaucoup de peine à faire disparaître le paganisme des campagnes.

Il entreprit la construction de l’église Saint-Maurice, où il fut enterré (vers 507).

Saint Evre de Toul est commémoré le 15 septembre dans le Martyrologe Romain.

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 08:23

Achard de Jumièges

613-687

 

Achard (le latin Aichardus a été traduit diversement : Aichard, Achard, Aicadre) naquit à Poitiers, de Anscharius et Ermena, époux craignant Dieu et charitables envers les pauvres et les pèlerins.

Au moment d’accoucher, Ermena craignit de perdre la vie et promit à Dieu de lui consacrer son enfant, si la naissance s’accomplissait heureusement.

Les parents confièrent sans tarder Achard à l’école du monastère de la ville, où il resta jusqu’à l’âge de seize ans. Puis Anscharius fit introduire son fils à la cour, dans l’espoir de lui préparer un avenir brillant. L’adolescent sut y conserver sa candeur et éviter les pièges d’une facile mondanité.

Quand il eut dix-huit ans, Achard s’ouvrit de son désir intime à ses parents : il voulait suivre l’appel de Dieu dans la vie consacrée. Ermena en fut heureuse, et Anscharius eut l’intelligence de respecter une volonté si ferme.

Achard entra dans l’abbaye d’Ansion (act. Saint-Jouin de Marnes, Deux-Sèvres), aux confins du Poitou, où il resta quelque trente-cinq ans. On dit que sa prière obtenait la guérison des malades qui venaient le voir.

C’est alors que s.Philibert (v. 20 août) entra dans la vie de notre Achard. En 677, Philibert, abbé de Jumièges, fonda l’abbaye de Noirmoutiers puis releva celle de Saint-Benoît près de Poitiers, qu’il confia alors à Achard. Les vieux parents de celui-ci furent trop heureux de lui céder une grande propriété qu’ils possédaient à Quinçay.

Philibert, devenu vieux, abdiqua et fit appel à Achard pour lui succéder à Jumièges ; les moines accueillirent Achard avec respect et soumission, et restèrent fidèles à leurs promesses. 

L’abbaye ne compta pas moins de neuf cents moines et quinze cents domestiques, si les dires des biographes sont exacts. Achard vieillissant songea à se démettre d’une telle responsabilité ; il craignait aussi une baisse de ferveur de ces moines. Dans une vision, il vit un ange qui le rassurait : une partie des moines mourrait bientôt, destinés à la gloire céleste, une autre partie aurait le temps de sa sanctifier pour rejoindre la gloire des premiers.

Achard fut divinement informé de la mort de Philibert, puis de la sienne propre, prochaine. Il s’y prépara en conjurant encore une fois les moines de la communauté de rester fidèles et s’éteignit le 15 septembre 687. 

Saint Achard de Jumièges est commémoré le 15 septembre dans le Martyrologe Romain.

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