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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 22:24

Chrodegang de Séez

† 770

 

Chrodegang (ou Godegrand) était de famille noble, peut-être d’Exmes. Il avait une sœur, Opportune (v. 22 avril).

Les vertus de Chrodegang le désignèrent pour devenir le dix-septième évêque de Séez, entre s.Loyer et s.Gérard. On ne sait quand Loyer termina ses jours, ni précisément quand Gérard commença son épiscopat : vers 765-770.

Chrodegang voulut mettre son épiscopat sous la protection de s.Pierre, et entreprit le pèlerinage à Rome. Mais pour ne pas laisser son diocèse sans direction, il le confia à son frère, Chrodebert.

Ce dernier, loin de correspondre à l’idéal de son frère, profita de l’absence de Chrodegang pour s’approprier des biens ecclésiastiques et alla jusqu’à se faire élire évêque à la place de Chrodegang. Il est vrai que le pèlerinage de Chrodegang dura quelque sept années, et ce fut certainement une erreur de la part de Chrodegang d’être absent de son diocèse si longtemps.

Dieu permet parfois des situations «irrégulières» pour aboutir à des circonstances qui retournent à Sa gloire. Ainsi, lorsque Chrodegang fut de retour, il s’arrêta d’abord auprès de sa sœur Opportune, qui était abbesse de Montreuil, puis rendit visite à sa tante Lanthilde, l’abbesse d’Almenèches. De passage à Nonant, Chrodebert l’aperçut et, sans phrase, le fit assassiner.

C’est ce martyre qui rendit célèbre Chrodegang, plus que toute sa vie, qu’on ne connaît finalement pas.

Il paraît que les buveurs ont repris la deuxième forme du prénom de Chrodegang, Godegrand, qui devint pour eux Godet grand, pour en faire leur saint Patron.

Saint Chrodegang de Séez est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 23:00

Ida de Herzfeld

770-825

 

Ida naquit vers 770-775 en Alsace, aïeule ou bisaïeule de Charles Martel (il y a des variantes généalogiques).

En 786, Charlemagne la maria au noble Ekbert, qu’elle accompagna sur ses terres proches de l’actuelle Osnabrück. Sur leur chemin, ils plantèrent leur tente près de Hirschfelder, où Ida vit en songe un Ange qui lui demandait de bâtir là une église : ce fut l’origine d’une communauté qui donna naissance à la localité de Herzfeld.

A ce moment-là, les Francs et les Saxons étaient en guerre. Ida prit ces derniers sous sa protection. 

En 811, mourut Ekbert. La jeune veuve s’occupa de soulager les pauvres, se recueillant dans sa chapelle de Herzfeld, sur la Lippe.

Elle s’éteignit dans cette dernière localité, le 4 septembre 825 et son culte se développa rapidement.

Les armes de Herzfeld comportent un cerf, symbole des Saxons assiégés par les Francs. Ida est souvent représentée avec un cerf auprès d’elle.

Sainte Ida de Herzfeld est commémorée le 4 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 23:00

Irmgarde de Süchteln

† 1089

 

Il est attesté que Irmgarde fut une comtesse à Süchteln, une sainte femme qui mit ses biens au service de l’Eglise.

Certains l’auront identifiée avec une Irmentrude de la maison de Luxembourg.

Acceptons qu’elle fut la fille du comte Godizo d’Aspel et qu’elle naquit avant 1013.

Elle aurait fondé une église à Haldern, une collégiale à Rees. On connaissait son grand amour du Prochain et sa profonde piété.

Elle serait allée par trois fois en pèlerinage à Rome, d’où elle aurait rapporté d’importantes reliques, en particulier une importante partie du chef du saint pape Sylvestre (v. 31 décembre), qu’elle aurait remise à la cathédrale de Cologne.

Elle mourut vers 1082-1089 et est honorée dans le diocèse de Cologne.

Son culte fut approuvé par Rome.

Saint Irmgarde de Süchteln est commémorée le 4 septembre dans le Martyrologe Romain.

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 23:00

Calétric de Chartres

532-570

 

Les dates de Calétric restent très imprécises, car on ne connaît pas exactement les dates des deux évêques qui l’ont précédé et suivi sur le siège de Chartres.

Son prédécesseur immédiat, s.Lubin (v. 15 septembre ?) mourut après 551 ; son successeur Pappolus est attesté vers 573 ; un poème contemporain attribue à Calétric une vie de trente-huit ans. C’est à partir de ces éléments qu’on a fait figurer ci-dessus des dates approximatives pour notre Personnage.

Il s’appelait C(h)aletricus, que le français a traduit par Calétric ou Caltry, et descendait d’une noble lignée. Il avait une sœur, Mallegonde.

Celle-ci vint un jour avertir s.Lubin que son frère était bien malade. Lubin (que d’aucuns présentent comme le maître et ami de Calétric). Lubin prend les saintes huiles et, en se hâtant, prie ainsi le Seigneur : Seigneur, toi qui sais tout, si tu juges que ton serviteur doit être utile à l’Eglise, rends-lui la santé !» Calétric recouvre la santé avant même la fin des onctions.

Il succéda donc à s.Lubin.

Tout ce qu’on connaît de lui ensuite est sa participation aux conciles de Paris (vers 560) et de Tours (567 ou 568).

S.Venance Fortunat (v. 14 décembre) fut l’auteur du poème dont il était question plus haut. Il y vante les qualités musicales de Calétric : Il a chanté les psaumes avec d’harmonieux accents. Il a fait retentir les louanges de Dieu sur les instruments sacrés, expression qui semble être davantage inspirée de l’Ecriture que de la vraie histoire. 

Saint Calétric de Chartres est commémoré le 4 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 23:00

Frezal de Mende

780-826

 

Fredaldus, devenu Frezal en français, serait né vers 780, dans la haute vallée du Lot, fils de Guillaume de Gellone, un très noble consul. La famille semble appartenir au monde noble gallo-romain, qui donna à l’Eglise ou à l’Etat plus d’un dignitaire et Frezal se trouvait être cousin de Louis le Pieux, le fils de Charlemagne.

Frezal fut appelé à être évêque du peuple des Gabales, en Gévaudan, l’actuelle Lozère. Il apparaît comme le quatorzième titulaire de ce siège, si les listes épiscopales sont confirmées.

Parvenu à un âge fort avancé, Frezal était encore un homme vigoureux, et le diable suscita dans le cœur de Bucilinus, un neveu de Frezal, le pensée de l’assassiner pour en prendre la place. Bucilinus vint donc trancher la tête de son oncle en sa propre maison. La «légende» affirme que le diable aurait ensuite étranglé Bucilinus lui-même juste après son forfait.

Frezal - comme saint Denys à Paris (v. 9 octobre) - ramassa sa tête ensanglantée et la porta à l’endroit où il voulait être enseveli. 

Ce tombeau se trouve près de La Canourgue, où jaillit une fontaine. Une chapelle y fut construite. Au 17e siècle, on pensa ramener le cercueil de l’Evêque martyr à Mende, mais il fut impossible de le déplacer plus loin que la porte de la chapelle.

A cette époque-là du moins, le corps de Frezal fut retrouvé entier. Depuis, il a été à nouveau examiné ; récemment des analyses scientifiques ont prouvé la véridicité de la «légende».

Saint Frezal de Mende est commémoré le 4 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 23:02

Auxanus de Milan

† 566

 

Auxanus (Ausano en italien), aurait été le trentième évêque de Milan, de 556 à 566, si du moins les listes épiscopales sont exactes.

Il y a un problème concernant Auxanus : une lettre du pape Pélage concernant l’évêque de Milan, le traite de schismaticus. Auxanus n’était certainement pas un ennemi de la doctrine ; les historiens ont essayé de comprendre la situation et ont avancé qu’Auxanus avait peut-être ordonné, et par erreur, Paulinus d’Aquilée qui, lui, n’était pas dans l’orthodoxie, ce qui pouvait justifier le jugement du pape. S’étant rendu compte de son erreur, Auxanus s’en repentit ; mais Pélage mourut en 561 et n’eut peut-être pas le temps de revenir sur son jugement.

Le repentir d’Auxanus doit susciter notre admiration ; il justifie pleinement la mémoire dont on a entouré l’évêque après sa mort et le culte qu’on lui a rendu.

Saint Auxanus de Milan est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 23:02

Oengus Mac Nisse

† 514

 

Oengus Mac Nisse (en latin : Macanisius), irlandais, passe pour avoir été baptisé par s.Patrice (v. 17 mars), avant de devenir un disciple de s. Olcán (v. 20 février ?).

On croit savoir qu’Oengus Mac Nisse vivait déjà en ermite à Kells, avant d’y fonder un monastère.

Il serait le fondateur et premier évêque-abbé de Connor (act. Antrim).

Saint Oengus Mac Nisse est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 23:01

Rimagilus de Stavelot

600-669

 

Rimagilus, en français Remacle, était d’une famille d’Aquitaine, où il naquit vers 600.

Il entra au monastère de Luxeuil, où l’on observait la Règle de s.Colomban (v. 23 novembre).

En 632, il reçut de s.Eloi (v. 1er décembre) la mission de fonder une abbaye à Solignac, où l’on vivrait sous les deux Règles de s.Colomban et s. Benoît. Remacle y fut abbé pendant plus de dix ans.

En 645, il fondait encore à Cugnon, dans la forêt d’Ardenne.

Après 650, Remacle fut autorisé à fonder un double monastère à Stavelot-Malmédy. Cette fondation aurait joui d’une totale immunité. L’immense terrain concédé représentait un cercle de trente kilomètres de diamètre, avec d’autres possessions en basse Loire, des moulins, etc. 

De 652 à 662, on confia aussi à l’Abbé l’administration du diocèse de Tongres, sur le territoire duquel se trouvaient Stavelot et Malmédy. Remacle fut donc le vingt-sixième évêque de Tongres.

Remacle mourut le 3 septembre, vers 669.

Stavelot dépendit plus tard de Liège, Malmedy de Cologne.

Saint Rimagilus de Stavelot est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

Les deux abbayes de Stavelot-Malmedy furent pillées et supprimées en 1796. On en visite actuellement les ruines et quelques bâtiments.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 23:00

Aigulphus de Lérins

630-675

 

S’il a vraiment existé (!) Aigulphus serait né à Blois vers 630, de parents pauvres et pieux qui, l’ayant enfin obtenu grâce à leurs prières ferventes, le consacrèrent à Dieu.

Adolescent, Aigulphus se mit sous la direction de l’abbé de Fleury-sur-Loire, à moins qu’il se soit d’abord adressé à Leobodus, abbé à Orléans, qui l’envoya ensuite à Fleury.

Il fut chargé d’aller récupérer les reliques de s.Benoît (v. 21 mars) au Mont-Cassin, après l’incursion destructrice des Lombards. S’étant bien acquitté de sa mission, il devint célèbre (ainsi que l’abbaye de Fleury-sur-Loire) et fut appelé à gouverner le monastère de Lérins (670).

Ce monastère venait à son tour d’être dévasté par les Sarrasins et le nouvel Abbé voulait tout mettre en œuvre pour le relever. Deux moines cependant, devenus suppôts du diable, entravèrent les travaux autant qu’ils le purent et même obtinrent du gouverneur Mummolus une troupe qui vint enlever Aigulphus et tous les moines restés fidèles à lui.

Les captifs eurent les yeux crevés et la langue coupée, et furent abandonnés sur un îlot proche de la Corse.

Ensemble ils répétaient à leur façon le psaume 94 : Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche annoncera ta louange. Aigulphus les exhortait patiemment à accepter ces souffrances comme la clé qui leur ouvrirait les portes du Ciel.

Leur gardien, touché par l’attitude de ces pieux soldats du Christ, offrit la liberté à Aigulphus, qui la refusa.

Au contraire, Aigulphus reçut un surplus de tortures et fut décapité.

Toute cette histoire qui semble très véridique, est contestée à la base par les historiens dits spécialistes, qui ne retiennent pour historiques que l’abbatiat d’Aigulphe à Lérins et l’incursion des Sarrasins, vers 675.

Saint Aigulphus de Lérins est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 23:00

Agricola d’Avignon

† 700

 

On a peut-être renoncé à établir une liste précise des évêques d’Avignon, tant sont divergentes entre elles toutes les copies qu’on en a retrouvé.

Agricola était peut-être le fils de s.Magnus, lui-même probable évêque d’Avignon entre 646 et 660. Comme on sait que les hommes mariés promus à l’épiscopat promettent de vivre dans le célibat, on pourrait avec raison déduire qu’Agricola était né avant 646.

On a ensuite avancé qu’Agricola «succéda» à son père, en 646, d’où l’on peut légitimement déduire qu’il avait au moins une trentaine d’années à ce moment-là, car il est très rare dans l’histoire de l’Eglise qu’un évêque soit consacré avant trente ans.

Agricola a pu donc naître au plus tard vers 616.

Il mourut le 2 septembre 700.

Son nom a donné lieu à une dévotion populaire pour obtenir de lui la pluie ou le beau temps, selon la nécessité. La ville d’Avignon l’a pris pour céleste patron en 1647.

Saint Agricola d’Avignon est commémoré le 2 septembre dans le Martyrologe Romain.

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