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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 00:00

Baront et Desiderio de Pistoie

† 720

 

Baront était, semble-t-il, originaire du Berry.

Il fut introduit à la cour de Thierry II et vécut dans le mariage. Il eut un fils, Aigload.

Vint un jour où la grâce divine lui inspira de se retirer du monde. Il alla se présenter, avec son fils, à l’abbaye de Lonrey.

Il y montra les signes d’une véritable conversion.

Une nuit, un 25 mars, il fut pris de violentes douleurs et tomba dans une sorte d’extase qui dura toute une journée ; on le croyait à l’agonie et l’on commençait les prières pour les moribonds. Mais le lendemain matin, il se réveilla en répétant par trois fois : Gloire à toi, Seigneur !

Il raconta alors comment il s’était vu pris à la gorge par deux démons qui lui rappelaient ses péchés de jeunesse ; puis l’archange Raphaël était intervenu, avait séparé son âme de son corps et l’avait présentée au Ciel, où s.Pierre proclama : Ces péchés ont été expiés par les aumônes de Baront, par sa confession au prêtre, sa pénitence et sa profession religieuse. Pierre fit voir à Baront les supplices de l’enfer et le ramena à l’abbaye.

On comprend que Baront eut désormais le désir et le souci de monter encore plus vers la perfection. Il demanda à l’abbé la permission de se détacher davantage, et d’aller vivre en solitaire, hors de France.

Avec cette permission - il faut toujours demander la permission -  il fit un pèlerinage à Rome, puis se retira à Pistoie (Toscane, Italie), où il se construisit une cabane, priant et jeûnant.

Cette vie attira un autre solitaire, nommé Desiderio, puis quatre autres jeunes. 

Baront mourut le premier, un 26 mars vers 720, suivi peu après par Desiderio et les autres. Ils furent ensevelis au même endroit, où des miracles se produisirent. 

Vers 1018, on construisit là un monastère.

Les saints Baront et Desiderio sont commémorés le 26 mars dans le Martyrologe Romain, jour où avait déjà eu lieu la fameuse extase. Mais les quatre compagnons ne sont pas mentionnés.

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 00:00

Liudger de Münster

743-809

 

Liutgerius naquit vers 743 près d’Utrecht (Frise), de Thiadgrim et Liafburg ; son frère s’appelait Hildegrin, une de ses sœurs  s’appelait Gerburge.

Liudger eut une passion précoce pour les livres et l’étude ; ayant vu s.Boniface (v. 5 juin), il en conçut un désir encore accru d’étudier l’Ecriture. Il étudia sous la férule de s.Grégoire d’Utrecht (v. 25 août).

Ayant reçu la tonsure, Liudger fut confié par Grégoire comme compagnon à Aubert, qui allait être sacré évêque à York (767). C’est ainsi qu’à York, Liudger devint le disciple du célèbre Alcuin, avec lequel se tissa une profonde amitié qui dura toute leur vie. C’est aussi à York qu’il fut ordonné diacre.

En 773, Liudger revint à Utrecht, chargé des nombreux livres qu’il avait accumulés à York, un certain nombre desquels il avait lui-même transcrits.

En 775, il fut envoyé restaurer une chapelle à Deventer, puis il enseigna à cette même école cathédrale où il avait fait ses premiers pas.

En 777, le successeur de Grégoire, Albéric, voulut ordonner prêtre Liudger.

Les premières missions du nouveau prêtre furent auprès des Frisons, où il opéra des conversions et fonda des abbayes et des églises.

Quelques factions saxonnes cependant se soulevèrent ; Liudger se retira et alla demander (784) au pape des conseils pour son apostolat. Le pape le reçut très paternellement et l’encouragea. Liudger cependant alla d’abord passer trois années au Mont Cassin, pour y connaître la Règle bénédictine.

C’est alors que Charlemagne lui-même l’appela pour venir évangéliser la Frise orientale. Liudger quitta la paix bénédictine et se hâta ; Dieu bénit son zèle et fit progresser Liudger jusqu’au nord vers le Danemark ; la guérison miraculeuse d’un aveugle - et bien d’autres miracles ensuite - compléta cette heureuse mission.

En 793, Liudger refusa le siège épiscopal de Trèves, que lui proposait Charlemagne, mais accepta d’évangéliser cette fois-ci le nord-ouest de la Saxe ; il y édifia plusieurs monastères (Werden, Helmsstadt, Mimigardeford qui devint Münster, mais sous la Règle de s.Chrodegang (v. 6 mars), car c’était la Règle officielle adoptée dans les territoires de Charlemagne. Il établit aussi sa sœur Gerburge à Nottuln, qui fut l’origine du premier monastère féminin en Westphalie.

En 802, Liudger fut sacré évêque de Münster, en qualité de quoi il se préoccupa de la formation du clergé, donnant lui-même des leçons d’Ecriture Sainte, montrant comment célébrer les rites sacrés. Très effacé de sa personne, il se mortifiait, jeûnait, veillait ; ce n’est qu’après sa mort qu’on sut qu’il portait toujours un cilice. Tous ses revenus passaient chez les pauvres. Sa générosité fut même dénoncée comme du gaspillage auprès de Charlemagne, qui cependant comprit qu’on l’avait mal informé.

Liudger aurait aimé prolonger son action vers la Scandinavie, mais n’en eut pas la possibilité. En revanche, il prophétisa l’invasion des Normands.

Les derniers jours de Liudger furent assombris par les douleurs de la maladie, mais il resta actif jusqu’à la veille de sa mort. Le 25 mars 809, au dimanche de la Passion, il célébra le Saint Sacrifice à Billerbeck, prêcha, et annonça sa mort pour la nuit suivante.

Une reconnaissance des reliques de s.Liudger fut faite récemment. Le Saint pouvait avoir mesuré 1,82 mètre, avoir vécu un peu plus de soixante-cinq ans ; il devait être droitier.

Saint Liudger est commémoré le 26 mars dans le Martyrologe Romain.

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 00:00

Bercaire de Hautvillers

625-685

 

Il naquit vers 625, dans une famille de riches propriétaires d’Aquitaine, peut-être à Dissay près de Poitiers, où Bercaire hérita d’une villa.

Son parrain, s.Nivard (v. 1er septembre ?), futur évêque de Reims, s’occupa de sa formation. Il le confia à s. Remacle (v. 3 septembre), puis Bercaire alla demander son admission à Luxeuil. Il y devint cellérier.

C'est comme cellérier qu’il accomplit son premier miracle, fruit de son obéissance. Il était en train de remplir une jarre de cervoise, lorsqu’il fut appelé par son abbé ; obéissant, il courut, sans s’occuper d’arrêter l’écoulement de la boisson ; la cervoise coulait, puis s’éleva comme une colonne au-dessus de la jarre. Les moines vantèrent la sainte vertu de Bercaire qui, dans son humilité, attribua le prodige à l’abbé.

Bercaire eut ensuite la charge d’organiser le nouveau monastère de Hautvillers : on y suivait les deux Règles de s.Benoît et de s.Colomban. C’est à Hautvillers que mourut s.Nivard.

Puis, dans le forêt du Der, il fonda deux abbayes, qu’il peupla avec des esclaves rachetés, les femmes à Manswiller, appelée plus tard Puellemontier ; les hommes près de Puisie, où l’abbaye s’appela Montier-en-Der (673).

Il alla chercher à Rome et à Jérusalem d’importantes reliques pour en doter ces monastères.

Pour le Jeudi saint de 685, il se rendit à Puellemontier, où il laissa pressentir sa mort possible. Or il venait de réprimander un moine, nommé Daguin, qui avait fort mal pris la chose. Quand tout le monde fut endormi le soir, Daguin s’approcha de Bercaire et le poignarda. N’arrivant pas à se débarrasser de son poignard, qui flottait sur l’eau du puits où il l’avait jeté, il fut pris de terreur et alla sonner la cloche ; on se réveille, on se hâte, on entoure le malheureux, qui avoue son geste : on se réunit autour de Bercaire qui, agonisant, a la force de conseiller à son meurtrier d’aller demander au pape une pénitence. Daguin partit - et ne réapparut jamais.

Bercaire s’éteignit le jour de Pâques, 26 mars 685.

L’abbaye de Hautvillers fut détruite et rebâtie après le passage des Normands (882), des Anglais (1449), des Huguenots (1564), et des révolutionnaires (1793). Il n’en reste maintenant que l’église et une partie du cloître.

De celle de Montier-en-Der, on a reconstruit l’église abbatiale.

Saint Bercaire est commémoré le 26 mars dans le Martyrologe Romain.

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 00:04

Tomasso Grasselli de Costacciaro

1262-1337

 

Tomasso (d’habitude, les Italiens disent Tommaso) vit le jour en 1262 à Costa San Savino (Perugia, Ombrie, Italie C).

Ce personnage se consacra tout petit déjà à Dieu et vécut dans l’ambiance des proches Camaldules de Sitria. Il y fut novice dès 1268, particulièrement intéressé par la lecture et l’étude de l’Ecriture et, bien sûr, grimpa ardiment l’échelle de le perfection dans toutes les vertus, au point qu’il n’eut aucune difficulté à obtenir de se retirer dans une cellule isolée pour mener la vie érémitique.

Vers 1272, donc vers sa dixième année, il rejoignit une grotte, un somptueux château qui n’avait guère plus de six mètres carrés de surface, encore visible sur le Monte le Gronde. Là Tomasso s’isola dans la complète contemplation des mystères divins ; il ne s’isolait de son «palais» que pour aller prier au proche oratoire Saint-Jérôme ou pour aller cueillir quelques baies ou couper quelques racines qui lui servaient de «festin».

Jusques là, personne ne connaissait l’ermite, tant il s’effaçait dans l’humilité. On croyait généralement que ce jeune homme était parti. Mais il croisa un jour quelques bergers qui en eurent presque peur, croyant d’abord voir un énergumène ou un fantôme, tant l’ermite Tomasso était amaigri et ses vêtements usés et en mauvais état. Le bruit se répandit, on vint visiter l’ermite, on s’y intéressa, on lui apporta des vêtements et de la nourriture (mais la nourriture passa rapidement dans l’écuelle des pauvres, qui venaient aussi).

Beaucoup de jeunes gens furent attirés par son genre de vie et vinrent s’instruire auprès de lui, formant comme une petite famille, dont il refusait absolument d’être le supérieur, mais un parmi les autres.

Il arriva ce qui devait arriver : on vint lui demander des prières et sa bénédiction, et un simple signe de croix provoquait un miracle, une guérison, une délivrance. Un jour que des prêtres du monastère voulurent célébrer la Messe dans la chapelle Saint-Jérôme et qu’ils n’avaient pas de vin, Tomasso puisa un peu d’eau de sa citerne, la bénit et l’eau se transforma en vin délicieux.

Parvenu à l’âge de soixante-quinze ans, dont soixante-cinq (si les dates sont justes) dans cette âpre et bienheureuse solitude, Tomasso annonça sa mort imminente, qui advint le 25 mars 1337.

Un saint Religieux de Gubbio en eut aussitôt l’information par inspiration divine ; la nouvelle s’en répandit immédiatement et rapidement ; on vint vénérer le corps de l’Ascète, qui resta exposé jusqu’au huit avril sans aucun signe de décomposition.

Les funérailles solennelles se firent à Costacciaro, où eurent lieu de nombreux miracles.

Son culte fut reconnu en 1778, et le Martyrologe mentionne le Bienheureux au 25 mars.

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 00:00

Hermeland d’Indre

640-720

 

Il naquit en 640 à Noyon (auj. dans l’Oise), d’une noble famille.

Son nom subit plusieurs orthographes : Herblain, Erblon…

Ses parents l’envoyèrent à la cour de Clotaire III, où il fut grand échanson.

On se préoccupa aussi de lui trouver une fiancée, mais sa volonté était bien ailleurs : se retirer à l’abbaye de Fontenelle ; il eut bien du mal à persuader le roi de le laisser aller.

Après sa profession, et malgré sa profonde humilité, il fut ordonné prêtre.

Sur ces entrefaites, l’évêque de Nantes fit appel aux moines de Fontenelle pour obtenir quelques-uns d’entre eux dans le but de fonder une abbaye sur l’île d’Antrum (plus tard Indre) : il songeait avec raison que la prière des moines aurait consolidé son action pastorale et obtiendrait beaucoup de grâces pour le diocèse. Douze moines furent ainsi détachés de Fontenelle, avec Hermeland à leur tête.

Sur l’île, entre 670 et 678, fut donc construite cette abbaye, avec deux églises, dédiées aux saints Pierre et Paul. En 680, elle fut rattachée à l’Ordre bénédictin. Cette abbaye fut une des plus florissantes du royaume, en sainteté et en nombre.

Quant à Hermeland, il fit chaque année et jusqu’à une extrême vieillesse une retraite solitaire sur l’île voisine d’Antricium (Aindrette, ou plutôt Indret), pour chercher à se sanctifier davantage.

Hermeland eut le don des miracles et de la prophétie.

Il mourut en 720, et les miracles continuèrent.

Saint Hermeland est commémoré le 25 mars dans le Martyrologe Romain, jour de l’Annonciation. 

L’aménagement de l’estuaire de la Loire aux 18 et 19es siècles a considérablement modifié l’environnement des «îles» de Basse-Indre, Haute-Indre et Indret. Quant à l’abbaye, détruite en 843 par les Normands, elle fut remplacée par un simple prieuré.

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 00:00

Nicodemo de Mammola

900-990

 

Il naquit vers 900, dans la région de Crotona (Calabre, Italie S), à Cirò ou Sikron (act. Sicri), selon les interprétations.

Très jeune, il voulut embrasser la vie monacale, mais l’abbé le refusa plusieurs fois, en raison de sa santé apparemment trop faible et inadaptée à la rigueur de ce style de vie. Mais Nicodemo, enfin admis, prouva que la prière et les austérités peuvent dépasser les limites de la santé apparente.

Quand les moines furent chassés à cause des hordes sarrazines, Nicodemo vint s’installer sur le mont Kellerana, près de l’actuelle Mammola. La sainteté de sa vie lui attira des sympathisants, des vocations, et une abbaye fut construite, sous la Règle basilienne.

On raconte quelques prodiges opérés par Nicodemo : anticipant la douce autorité de Francesco d’Assise (v. 4 octobre), il prit la défense d’un loup qu’on voulait tuer, prouvant que la bête était en fait très docile ; il sauva une vipère créée par Dieu pour être sur la terre ; un sanglier devint son fidèle compagnon…

Nicodemo mourut vers 990.

Saint Nicodemo est désormais commémoré le 25 mars dans le Martyrologe Romain.

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 00:00

Eberhard de Nellenburg

1015-1078

 

Il naquit vers 1015 dans le canton suisse de Schaffhausen, de Eppo et Hedwig, nièce de l’empereur Heinrich II. La famille était également parente avec le pape Léon IX (v. 19 avril). 

Cette famille noble inculqua à l’enfant tout ce qui pouvait s’apprendre dans ce milieu, mais la mère d’Eberhardt ne manqua pas de semer en plus en son âme l’amour du Christ.

C’est ainsi qu’une des plus belles vertus du garçon devint l’obéissance.

Le père était moins doux ; un jour qu’il trouva un livre de prières dans les mains de son fils, il le lui arracha et l’envoya dans l’âtre ; étonné de constater que le livre restait intact, Ebbon eut l’humilité de se calmer et, désormais, de ne plus opposer d’obstacle à la spiritualité de son fils.

Bientôt, Eberhard épousa une princesse de Germanie, nommée Ita, que l’on apparente avec les Comtes de Kirchberg, et avec laquelle il vécut dans le plus bel idéal chrétien, faisant l’aumône et soulageant la misère. Ils eurent six fils et deux filles.

La mère d’Eberhard avait fondé en 1030 un monastère de religieuses près de Mayence (où elle se retira et mourut) ; à son tour, Eberhard en fonda un dans ses terres, dans le canton suisse de Schaffhausen, dont l’église fut dédiée à Tous les Saints, et les moines suivirent la Règle bénédictine.

Il sera bon de préciser ici une erreur souvent reproduite. Schaffhausen, que d’aucuns traduisirent par Probatopolis, ne signifie pas maison des brebis, sorte d’allusion aux moines obéissant à leur abbé, mais bien plutôt maison des bâteliers, originellement Schiffhausen, car à cet endroit, à cause de la chute du Rhin, les bâteliers devaient s’arrêter et transborder le chargement de leurs bateaux.

Eberhard fit deux fois le pèlerinage à Rome. Il y obtint la confirmation papale de son abbaye et, au retour, guérit un aveugle le long du chemin. Il guérit aussi, par ses prières, son propre fils gravement malade. Ils firent aussi le pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Vers 1072, Eberhard et Ita convinrent de se consacrer désormais totalement à Dieu, Ita à Sainte-Agnès, Eberhard à Tous-les-Saints.

Après six années d’une vie monacale édifiante, Eberhard s’éteignit vers 1078 ou 1079, un 7 avril ou un 25 mars.

Saint Eberhard est commémoré le 25 mars dans le Martyrologe Romain.

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 11:37

Severo de Catane

† 814

 

Severo fut le dix-neuvième archevêque de Catane et y fut nommé en 802.

L’unique fait important - et combien - qu’on rapporte de lui, est qu’il fut victime des Sarrasins qui le martyrisèrent en 814.

Saint Severo est commémoré le 24 mars dans le Martyrologe Romain.

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 00:00

Maccarthen de Clogher

† 505

 

Maccarthen était irlandais ; en gaélique, son nom est Aedh Mac Carthin. On le dit issu de la noble famille des Arad.

Il fut un des tout premiers disciples de s.Patrice (v. 17 mars). Quand ce dernier fut chargé d’années et d’infirmités, Maccarthen le porta sur son dos. Ils portèrent ensemble l’Evangile en Tyrone et Fermanagh. 

Maccarthen est l’un des premiers Saints irlandais dont on ait rapporté qu’il était thaumaturge. Mais on n’a pas de récits de sa vie.

On rapporte cependant qu’il se plaignit un jour de ce que Patrice avait confié une église à trois de ses disciples, mais pas à lui.  On voit par là que les meilleurs peuvent toujours être repris par quelque sentiment de jalousie. Patrice, sans s’arrêter à cette petite misère humaine, répondit à Maccarthen : Je te laisserai dans une église qui ne sera pas très proche, pour n’être pas méprisable, mais elle ne sera pas très loin, pour que nous puissions nous visiter toujours.

De fait, Clogher se trouve à une quarantaine de kilomètres de la ville de s.Patrice, Arnagh. Si le siège de Maccarthen s’était trouvé à proximité de celui de Patrice, la renommée de ce dernier aurait certainement eclipsé celle de Maccarthen.

Il fut donc consacré en 454. A cette occasion, s.Patrice remit à Maccarthen le plus vieil exemplaire qu’on ait du saint Evangile en irlandais, ainsi qu’un reliquaire précieux qu’on appela Domnach-airgidh, parce qu’il lui était parvenu du Ciel, et qui contenait des reliques de la Vraie Croix.

Il faut rappeler ici que Clother tire son nom de Cloch-Oir (ou «pierre en or») : cette pierre sacrée provenait d’un druide qui se convertit après avoir beaucoup éprouvé la patience de Maccarthen. Le fils de ce druide fut ensuite le successeur de Maccarthen.

Maccarthen mourut vers 505.

On a retrouvé un hymne en l’honneur de Maccarthen, composé au 16e siècle, dans lequel il est dit qu’il fut parfaitement chaste, qu’il eut le désir du martyre, qu’il fut digne des Apôtres par sa prédication ; en outre, que personne ne soit reparti sans avoir obtenu la grâce qu’il demandait pour la santé de l’âme et du corps.

Saint Maccarthen est commémoré le 24 mars dans le Martyrologe Romain.

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 00:02

Niketas d’Apollonie

† 733

 

Niketas était «évêque d’Apollonie». Il y a une ville de ce nom en Macédoine (Grèce N) et une en Bithynie (Asie Mineure, act. Turquie NE). L’actuel Martyrologe opte pour la première (auj. Paleo Chori).

On ne sait pas quand commença cet épiscopat, mais c’est en 730 que commença l’erreur iconoclaste byzantine, et la persécution qui s’ensuivit.

Niketas prit énergiquement position contre l’édit impérial, et fut pour ce motif plusieurs fois relégué en exil. L’Anatolie couvre une surface plus ample encore que l’actuelle Turquie, et on ignore en quelle région fut exilé l’évêque.

Niketas mourut en exil, à une date qu’on a fixée au 20 mars 733.

Saint Niketas est commémoré le 20 mars dans le Martyrologe Romain.

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