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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 00:00

Raban Maurus

784-856

 

Raban naquit vers 784 à Mayence. On a latinisé son prénom en Rabanus, mais aussi Hrabanus.

A l’âge de dix ans, il fut confié à l’abbaye de Fulda, où il reçut l’habit bénédictin et manifesta une très vive intelligence, une profonde avidité pour l’étude.

En 801, il fut ordonné diacre, et envoyé à Tours pour y achever ses études avec le célèbre Alcuin, sous la direction duquel il pratiqua les arts libéraux et approfondit l’Ecriture sainte. C’est Alcuin qui le surnomma Maurus, non pas parce qu’il était «maurus, noir», mais parce qu’il était son élève préféré, comme s. Maurus l’était de s. Benoît (v. 15 janvier et 21 mars).

De retour à Fulda, Raban fut chargé de l’école du monastère ; il donna à ce foyer de science toute sa célébrité par ses élèves, par le choix des professeurs et par la riche bibliothèque qu’il y organisa.

En 814, Raban fut ordonné prêtre. Ce fut alors une période difficile, durant laquelle l’abbé, sans doute jaloux de l’importance que prenait Raban, alla jusqu’à lui confisquer ses instruments de travail. Raban fit un pèlerinage aux Lieux saints ; pendant ce temps, l’abbé en question fut expulsé et remplacé.

En 822, le choix d’un nouvel abbé tomba cette fois-ci sur Raban. Il continua de développer les activités de l’abbaye sur tous les plans : liturgie, sciences, et surtout vie monastique, dont il cherchait à donner l’exemple le premier. Il fit construire jusqu’à trente églises ou chapelles pour développer le culte divin.

Raban eut aussi un rôle pacificateur entre les membres de la famille impériale, qui n’alla pas sans difficulté. On établit parfois un lien entre ce rôle et un «exil» auquel il aurait été forcé.

C’est ainsi qu’842, il abdiqua, pour se retirer dans le silence et la prière, non loin du monastère ; réhabilité en 845,  il fut en 847 appelé à gouverner le diocèse de Mayence.

Il convoqua deux conciles et prit d’excellentes mesures pour la vie du clergé ; lors de la famine de 850, il resta dans le village de Winkel im Rheingau pour y servir lui-même des repas chauds à plus de trois cents personnes.

C’est aussi pendant qu’il était à Winkel qu’il contracta une violente maladie. Après avoir légué à l’abbaye ses livres et reçu les derniers Sacrements, il s’éteignit le 4 février 856, son dies natalis au Martyrologe.

De tous ses ouvrages, on signalera un de ses poèmes sacrés, le Veni, Creátor Spíritus, invocation à l’Esprit-Saint traditionnellement chantée aux moments importants de la vie de l’Eglise (ordination sacerdotale ou épiscopale, élection du pape, synodes et conciles). L’impulsion que Raban Maurus donna à la langue allemande, lui a valu le titre de Præceptor Germaniæ.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 00:00

Adventinus de Chartres

† 528

 

Cet archidiacre de l’Eglise de Chartres avait un frère, Solemnis (Solenne, Solen), qui fut choisi pour être évêque, mais qui, se sentant indigne d’une telle mission, se cacha si bien que l’assemblée élut Adventinus à sa place.

Une fois sacré et installé, Adventinus (ou Aventin) fut donc le quinzième évêque du siège de Chartres (ou le dix-huitième, car la chronologie n’est pas établie de façon certaine). 

Solenne alors reparut, se croyant «hors de danger», mais fut acclamé comme le vrai évêque : Adventinus lui céda la place et se retira à Châteaudun, qui se trouve à une petite cinquantaine de kilomètres au sud de Chartres.

Quand mourut Solemnis (507), Adventinus fut rappelé pour lui succéder. 

On sait qu’il participa au concile d’Orléans en 511.

Il mourut vers 528.

Saint Adventinus, différent de saint Adventinus de Troyes, est également nommé le 4 février dans le Martyrologe.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 00:00

Nikolaos Studite

793-868

 

La famille de Nikolaos habitait la Crète, où il naquit vers 793. Il avait un frère, Titos.

A cette époque vivait à Constantinople, dans le monastère de Stude, son oncle Theophanos ; le supérieur (archimandrite) était Theodoros (v. 11 novembre). Les bons parents préférèrent se séparer de leur petit Nikolaos pour le confier à ce monastère et lui assurer une éducation soignée. Nikolaos arriva donc à Constantinople à dix ans.

Après quelques années, ayant fait d’importants progrès dans l’exercice des virtus, Nikolaos reçut l’habit monastique. On voulut aussi l’ordonner prêtre, et il fallut «lutter» énergiquement contre son humilité pour lui faire accepter le sacerdoce. 

Sur ces entrefaîtes, son frère Titos vint l’informer des ravages perpétrés par les Sarrasins en Crète : leurs parents avaient été emmenés captifs. Titos fut alors si édifié par son frère, qu’il renonça à son tour au monde.

Nikolaos était un fidèle de Theodoros et le suivait partout. Mais il travaillait beaucoup aussi, rédigeait des ouvrages ou recopiait des manuscrits.

En 815, l’empereur Léon l’Isaurien déclencha une nouvelle lutte iconoclaste. Il exila Thedoros et Nikolaos en Mysie, de l’autre côté de la Propontide (act. Mer de Marmara, Turquie).

Après de longues années, Theodoros et Nikolaos purent reprendre leur vie monastique ; Theodoros mourut en 826, et Nikolaos choisit de vivre dans une cabane non loin du sépulcre de son cher maître, mais une nouvelle persécution l’obligea encore à s’exiler pendant quelques années dans le désert.

En 848, il fut élu archimandrite du monastère de Stude et ne put se dérober à un tel choix. Mais il réussit au bout de trois ans à faire élire un autre supérieur, Sophronios, qui mourut quatre ans plus tard ; Nikolaos fut alors de nouveau appelé à reprendre sa charge en 855. 

Quand Photius s’empara du siège de Constantinople, Nikolaos et son frère quittèrent le monastère de Stude, mais on chercha ensuite à les rappeler, même par la force, et l’on finit par reconduire Nikolaos à Stude, manu militari. Quand le patriarche de Constantinople légitime fut rétabli, Nikolaos fut à nouveau investi de la charge abbatiale, malgré son âge et ses infirmités ; l’empereur se plaisait à le recevoir et à l’écouter.

On connaît beaucoup de miracles accomplis par Nikolaos, notamment la guérison de l’impératrice Eudoxia.

Saint Nikolaos Studite mourut paisiblement le 4 février 868.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 00:00

Adventinus de Troyes

† 537

 

Adventinus (Aventin) naquit à Bourges sur la fin du 5e siècle.

Ayant entendu parler de l’évêque de Troyes, s. Loup (v. 29 juillet), il vint se mettre à son école. Le successeur de s.Loup, s.Camélien (v. 28 juillet), remarqua les excellentes qualités d’Aventin et le nomma parmi ses clercs, faisant de lui l’économe de ses revenus. Aventin s’acquitta très activement de sa mission, pensant au clergé, mais aussi aux pauvres, aux veuves et aux orphelins. On rapporte que, plus il donnait, plus les biens se multipliaient.

La prudence fit comprendre à Aventin de se retirer du commerce des hommes, pour fuir la tentation d’orgueil qui pouvait le tourmenter devant ses prodiges. Avec la permission de l’évêque, il se retira sous les murs de la ville et se fit une petite chaumière adossée à une chapelle peu fréquentée. Il y vécut en anachorète. Mais les gens ne l’oublièrent pas et, alors qu’Aventin avait cherché l’isolement, il fut assailli de visiteurs, de toutes sortes de gens qui lui demandaient des conseils, des prières, un soutien.

Il se retira un peu plus loin, sur une petite île de la Seine ou d’un des nombreux ruisseaux qui s’y jettent ; mais l’évêque l’appela aux Ordres sacrés et lui conféra le sacerdoce.

Aventin occupa son temps, outre qu’à la prière, à l’étude de l’Ecriture et à la lecture de la vie des Saints. Sévère avec lui-même, il ne portait qu’une simple haire, ne mangeait qu’un peu de pain d’orge avec des racines et de l’eau, jeunaît trois jours par semaine et couchait sur une planche garnie de peaux.

Un ours vint le déranger ; il souffrait d’une épine sous la patte ; Aventin le soigna amoureusement. Une biche vint se réfugier, fuyant les chasseurs : Aventin la prit sous sa protection. Un religieux lui apporta de petits poissons qu’il avait pêchés : Aventin les rejeta dans l’eau pour les laisser en vie.

Ce saint prêtre, anachorète et thaumaturge, mourut le 4 février 537 et fut presque immédiatement considéré comme saint, devant les nombreux miracles qui se produisirent sur sa tombe.

Son corps fut retrouvé «en bon état» au 13e siècle ; diverses reliques furent extraites au long des siècles et on enchâssa ce qui en restait. La châsse, les tissus d’or et de soie, furent profanés et jetés au vent en 1794. Le peu qu’on put récupérer fut précieusement conservé.

Le dernier curé de Saint-Aventin fut décapité en 1792. L’église de Saint-Aventin, la plus ancienne de Troyes et qui remontait au 6e siècle, fut vendue comme bien national à la Révolution, servit de magasin de bois et de charbon, et fut démolie en 1833. Il y a une autre église dédiée à Saint Aventin à Creney-près-Troyes.

Il y a deux saints Aventin le même jour au Martyrologe, le 4 février.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 00:00

Adelinus de Celles

† 696

 

Adelinus - qui est devenu Adelin ou Hadelin en français - était d’une noble famille d’Aquitaine et voulut assez tôt se consacrer à Dieu.

Il rejoignit Remacle (v. 3 septembre) à Solignac, puis à Metz et à Cougnon. Là, Remacle l’ordonna prêtre.

En 661, quand Remacle voulut s’établir à Stavelot, Adelinus l’y suivit encore.

Remacle invita alors Adelinus à fonder un autre monastère, qui devint l’abbaye de Celles (Dinant). Pépin d’Héristal et son épouse Plectrude l’aidèrent beaucoup.

Après avoir édifié ses disciples par ses exemples et ses instructions, Adelinus s’éteignit dans le Seigneur, un 3 février de 696 environ, son dies natalis au Martyrologe.

L’abbaye fut supprimée en 1797.

Saint Adelin est invoqué contre les maladies des enfants.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 00:00

Berlinde de Meerbeke

† 702

 

Berlende ou Berlinde était la fille d’un riche seigneur, nommé Odelard.

Ce dernier, malade de la lèpre, se retira dans son château de Meerbeke (Brabant flamand, act. Belgique), où sa fille se dévouait à son service. Odelard cependant se sentit avili par tant d’attentions et se fâcha jusqu’à déshériter sa brave fille.

Il faut raconter ici un épisode précédent de cet Odelard. Il avait décidé de léguer tous ses biens à la communauté de Nivelles. Après avoir préparé une motte de terre, une branche et un couteau, symboles du don, il s’était rendu à Nivelles. Arrivé devant le tombeau de sainte Gertrude (v. 17 mars), patronne de la communauté, Odélard avait tendu en sa direction la branche et le couteau, demandant à la Sainte d’accepter son présent. Le couvercle du sarcophage s’était alors soulevé : la main de Gertrude, surgissant hors de la tombe, avait saisi les deux objets symboliques en signe d’acquiescement. Aussitôt, le sarcophage s’était refermé. Très concrètement dans ce cas, le corps saint avait non seulement accepté, mais aussi cautionné le don.

On a donc dit que cet Odelard avait déshérité sa fille ; on ne sait pas au juste comment les événements s’enchaînèrent à ce moment précis.

Berlinde, qui s’occupait aussi de propager la foi dans Meerbeke, entra alors au monastère de Moorsel (Alost). 

Après la mort de son père, elle demanda à rester dans une petite cellule auprès de la tombe de celui-ci, dans une sévère et constante réclusion.

Berlinde mourut, croit-on, vers 702, un 3 février, son dies natalis dans le Martyrologe.

La ville de Meerbeke a pris Berlinde pour patronne céleste. Son église est dédiée à saint Pierre et sainte Berlinde.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 00:00

Wereburge d’Ely

† 700

 

Wereburga naquit au 7e siècle en Angleterre, de Wulfère et Ermenilde (v. 13 février ?), aînée des trois autres frères qui s’appelaient Wulfade, Rufin et Kenred ; on va le voir, les deux premiers furent martyrs, le troisième mourut à Rome en odeur de sainteté.

Le père de ces enfants était un homme non baptisé, et même d’une cruauté presque légendaire : il aurait lui-même massacré ses deux fils Wulfade et Rufin (autrefois au Martyrologe le 24 juillet) ; la mère au contraire était chrétienne.

Wereburge grandit en cultivant les vertus, particulièrement l’humilité, l’obéissance, la douceur ; aux dévotions qu’elle partageait avec sa mère, elle ajoutait déjà de longues heures de prière et de méditation.

Elle refusa opiniâtrement les offres de mariage qui se présentèrent, en particulier celle d’un seigneur très ami de son père ; celui-ci fut vivement affecté non seulement du refus de sa fille, mais aussi de l’opposition exprimée par ses deux fils à une telle union : il les massacra sur place ; c’est à la suite de ce martyre que, confondu par sa conscience, le malheureux roi fit construire un prieuré à Stone pour abriter les corps de ses deux fils.

Wereburge alla se réfugier dans l’abbaye d’Ely, que sa grand-tante Ethelrede avait fondée (v. 23 juin). Cette fois-ci, son père accompagna sa fille jusqu’à l’abbaye. Il mourut peu après.

De son côté, la maman, Ermenilde, prit le voile dans cette même abbaye. Wereburge fut bientôt chargée de diriger tous les monastères de la région, pour y établir une règle plus unifiée ; elle devenait ainsi Supérieure générale. Quand elle eut opéré sa mission, elle obtint du roi de l’aider à fonder encore  d’autres monastères.

Wereburga vivait déjà en moniale avant d’entrer à Ely ; maintenant, elle cherchait à donner l’exemple pour exhorter toutes les âmes à acquérir la sainteté et gagner le Ciel. Chaque jour, elle priait le psautier à genoux, passait de longs moments prosternée à l’église, souvent le visage baigné de larmes ; elle lisait les vies des Pères du désert et s’en inspirait à sa mesure ; elle ne prit jamais qu’un seul repas par jour.

Signes de cette grande sainteté, les miracles se produisirent. Un jour qu’une nuée d’oies sauvages s’était abattue sur les champs, le paysan qui y cultivait fut inquiet pour la récolte et vint avertir Wereburge ; tout simplement, elle rétorqua : Amène-moi tout ce monde ; le paysan obéit, convoqua les oies, qui vinrent aux pieds de Wereburge ; elle leur dit : Repartez en paix, mais ne revenez jamais plus sur nos champs, et les champs poussèrent désormais en toute tranquillité.

Comme elle se trouvait à Trentham, elle eut le pressentiment de sa fin prochaine ; elle s’éteignit en effet là, sur la fin du 7e siècle, vers 700.

Des miracles ayant eu lieu sur son tombeau, on rouvrit le cercueil en 709 et on trouva le corps de Wereburge incorrompu.

En 875, devant l’invasion des Danois, on transféra ces restes précieux à Chester, qui prit Wereburge pour patronne.

Au moment du schisme anglais et des persécutions, les reliques furent jetées au vent.

Sainte Wereburge est mentionnée dans le Martyrologe au 3 février.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 00:00

Laurentius de Cantorbury

† 619

 

La première mention qu’on ait de Laurentius, est qu’il fit partie de ceux que le pape Grégoire le Grand (v. 12 mars) envoya de Rome en 595 pour aller évangéliser l’Angleterre. A leur tête se trouvait Augustinus (v. 26 mai). 

On présume de là que Laurentius était lui aussi un moine bénédictin du monastère romain Saint-André. On sait qu’il était prêtre.

Le voyage s’arrêta à Aix-en-Provence, traversa toute la Gaule et Laurentius prit part aux premiers travaux d’Augustinus. C’est lui que ce dernier envoya à Rome porter au pape la bonne nouvelle de la conversion du roi Ethelbert (598). Pour son retour, le pape lui adjoignit d’autres Compagnons encore (601).

Il fut sacré évêque, peut-être par Augustinus, et lui succéda sur le siège de Cantorbury (604).

En 613, il fit la consécration de l’église Saints-Pierre-et-Paul, commencée par Augustinus, et qui prit ensuite son nom.

Un des grands travaux de Laurentius fut de mettre d’accord les évêques d’Ecosse et de Bretagne, par exemple au sujet de la date de Pâques, perpétuel sujet de controverse : même un évêque local ne voulait pas manger avec Laurentius, pour ce seul motif que Laurentius célébrait selon le calendrier romain et non selon celui de la tradition locale.

A partir de 616, Laurentius subit une pénible épreuve, due au fait que le nouveau roi, Eadbald, retourna au paganisme, obligeant les missionnaires à quitter l’Angleterre ; il alla jusqu’à épouser sa belle-mère, selon une «coutume».

Déjà étaient partis les deux évêques, de Londres et de Rochester, Mellitus et Justus. Laurentius allait céder à son tour, lorsque s. Pierre lui serait apparu une nuit, lui passant une sévère correction de verges, dont Laurentius se réveilla passablement meurtri. S’étant montré en cet état au roi, ce dernier se serait converti sur place, devenant désormais un fidèle soutien des travaux de Laurentius. 

Si Justus put revenir à Rochester, il n’en fut pas de même pour Mellitus, car le sud-est de l’Angleterre restait encore sous l’administration du païen Rædwald ; il succéda cependant à Laurentius sur le siège de Canterbury.

Laurentius mourut, semble-t-il, le 2 février 619 et fut vite considéré comme un Saint.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 00:00

Burchard de Würzburg

683-755

 

Il semble que Burchard était de souche noble anglo-saxonne, et se serait appelé Burkheard ; on écrit aussi son nom Burkard (en latin : Burckardus). On l’a fait naître vers 683 ou même seulement en 700.

Sans doute moine bénédictin, il accompagna saint Boniface (v. 5 juin) dans son expédition apostolique en Germanie vers 730. Il semble qu’il ait été le premier abbé du monastère de Rorfach (act. Neustadt am Main), d’où il partait prêcher dans les régions voisines, en Thüringe par exemple.

En 741, Boniface lui confia le nouveau diocèse de Würzburg, et le consacra évêque. Peu après, il fut un des trois co-consécrateurs de Willibald (v. 7 juillet).

L’évêché de Würzburg fut l’objet des attentions généreuses de Carloman, fils de Charles Martel.

Burchard participa aux conciles de Ratisbonne (742), d’Estinnes en Hainaut (743) ; puis au concile pan-germanique de 747, dont il fut chargé de porter les actes au pape.

En 749, il accompagnait l’abbé de Saint-Denis, Fulrad, pour traiter avec le pape du changement de dynastie chez les Francs.

En 750, il fonda l’abbaye de Saint-André à Würzburg, qui s’appela plus tard Saint-Burchard.

Burchard cessa son apostolat actif en 754, se retira et mourut dans le petit prieuré de Homburg am Main,  le 2 février 755.

On lui a fait l’honneur de l’invoquer contre les douleurs articulaires et rhumatismales.

Ses reliques, qui se réduisaient déjà au seul chef, disparurent durant la Guerre de Trente ans.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 00:00

Agrippanus de Velay

7e siècle

 

D’après la tradition, Agrippanus (Agrève) était d’une noble famille espagnole.

Chrétien, et voulant fuir ses parents qui voulaient l’engager dans un mariage qu’il ne désirait pas, il vint à Rome où il rencontra le pape.

Le pape trouva en lui un homme plein de vertus et de sagesse et lui conféra l’ordination épiscopale, pour l’envoyer dans le Velay, une région encore marquée par les idées ariennes. Agrippanus travailla beaucoup à la conversion de son peuple.

Un jour qu’il était de retour d’un autre voyage à Rome, il s’arrêta à Chinac pour y prêcher. Là, il fut accusé par une païenne qui le fit mettre en prison. On le tortura pendant trois jours avant de le décapiter.

La Tradition rapporte qu’à l’endroit du martyre, jaillit une fontaine miraculeuse.

L’histoire de ce Martyre semble contestée par certains, ou simplement passée sous silence. Dans le Martyrologe, on raconte que l’évêque fut abattu par des idolâtres.

Ce martyre aurait eu lieu un 1er février, vers la fin du siècle.

Le village de Chinac a reçu ensuite le nom de Saint-Agrève.

Les reliques de saint Agrève furent transférées au Puy, jusqu’à la Révolution, et se trouveraient actuellement au séminaire.

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