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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 00:00

Nethelm de Aberdeen

† 678

 

Nethelm ou Nathalan (Nethelmus, Nathalanus) était un grand propriétaire en Ecosse. Il distribua ses biens aux pauvres.

Constatant que le travail des champs convient le mieux aux contemplatifs, il s’y adonna et en fit un exercice de pénitence. Il mena pendant quelque temps la vie d’un anachorète et acquit une grande connaissance des sciences profanes et sacrées.

Lors d’un pèlerinage à Rome, il rencontra le pape (saint Eugène 1er ou saint Vitalien, v. 2 juin et 27 janvier), qui le sacra évêque.

Rentré en Ecosse, il maintint son style de vie austère, prêcha l’Evangile aux populations, auxquelles il épargna ainsi l’hérésie du pélagianisme.

Il habitait à Tullicht, dans l’actuel diocèse d’Aberdeen, où il fit construire deux églises.

Sa mort arriva selon d’anciennes sources vers 452, selon le Martyrologe actuel vers 678.

Pendant longtemps, des miracles furent opérés sur son tombeau, jusqu’à l’époque du protestantisme.

Saint Nethelm est commémoré au Martyrologe Romain le 8 janvier.

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 00:05

Kúros de Constantinople

† 712

 

Kúros, qu’on a latinisé en Cyrus et francisé en Cyr, était un moine solitaire sur une petite île proche du port d’Amastris (Paphlagonie, act. Amasra, Turquie NO) sur la Mer Noire.

Il aurait prédit à l’empereur Justinien II qu’il serait renversé, mais rétabli sur son siège. Or Justinien, justement renversé en 695, reconquit son trône ; mais il voulut éloigner aussi la patriarche de Constantinople qui avait plus ou moins trempé dans le complot : il le déposa, lui fit crever les yeux et l’exila à Rome. Il appela alors son «prophète», Kúros, et lui fit conférer la dignité patriarcale. 

Kúros devenait ainsi le premier moine à être investi de cette dignité. Comme tel, il reçut le pape Constantin (709), invité à Constantinople par Justinien pour qu’il examinât quels canons pouvaient être approuvés parmi ceux du concile Quinisexte (dit aussi in Trullo) de 692, tenu par les seuls Grecs.

En 711, Justinien fut renversé et exécuté. Philippicos, qui le remplaçait, était un adepte du monothélisme (doctrine condamnée, prétendant qu’il n’y avait qu’une volonté dans la double nature, divine et humaine, de la personne du Christ). Justinien fit déposer Kúros et enfermer dans le monastère Saint-Sauveur in Chora (aux environs de Constantinople ; l’église, devenue mosquée en 1511, est actuellement le musée de Edirne Kapi).

C’est dans cette solitude que mourut Kúros, le 7 janvier 712 ou 714.

Saint Kúros a été introduit au Martyrologe Romain au 7 janvier.

 

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 00:05

Aldric du Mans

800-856

 

Aldric naquit vers 800, d’origine saxonne par son père Sion, et bavaroise par sa mère Gerildis.

Ceux-ci, parents de la famille impériale, envoyèrent Aldric vers 812 à la cour de Charlemagne, à Aix-la-Chapelle. C’est le moment où Louis le Pieux reçut l’héritage de Charlemagne.

Louis estima beaucoup ce jeune garçon pieux et aimable ; Aldric cependant pensait à quitter la cour et, finalement, entra dans le clergé de Metz, où il fut ordonné prêtre.

Il fut nommé grand-chantre de la cathédrale, et fut nommé ce qu’on appellerait aujourd’hui «vicaire épiscopal» pour tout le clergé et les monastères du diocèse.

L’empereur Louis, cependant, le rappela pour en faire son chapelain de cour. 

En 832, Aldric fut nommé évêque du Mans. Consacré le 22 décembre, il célébrait la solennité de Noël en présence de Louis qui s’était déplacé exprès.

Humble, patient, sévère envers lui-même, doux et charitable envers les autres, le jeune évêque consacra les vingt-quatre années de son épiscopat à assurer la prospérité matérielle de son troupeau. On dit qu’il fut le premier à faire exploiter la forêt de la Charnie. Usant de ses propres richesses, il vint en aide aux pauvres et aux captifs, construisit et restaura plusieurs monastères, fit construire un aqueduc pour amener l’eau des «sources d’Isaac» jusqu’à la fontaine désignée aujourd’hui sous le nom de Saint-Julien. Il veilla surtout à maintenir son clergé dans une exacte discipline, s’inspirant de ce qu’il avait vécu à Metz.

En 836, on le voit au concile d’Aix-la-Chapelle, où se réconcilièrent Louis et son fils Pépin.

Vers la même année, il fit parvenir d’importantes reliques de saint Liboire (v. 9 avril) à l’évêque de Paderborn, qui les lui avait demandées pour que les miracles qu’il en espérait convertissent la population de son diocèse, ce qui arriva en effet et fut aussi l’occasion d’intenses relations, encore actuelles, entre ces deux diocèses.

Les années suivantes, et surtout celles qui suivirent la mort de Louis (840), furent agitées à cause de la rivalité entre ses fils, Pépin, Lothaire et Charles le Chauve, et surtout leurs partisans. Aldric dut même quitter un moment son siège du Mans et en appeler au pape.

Il n’en continua pas moins son activité fébrile, jusqu’en 853, où il fut frappé par une attaque qui le laissa paralysé pendant deux ans, ce qui l’empêcha de participer au concile de Soissons ; ce fut l’occasion pour lui d’écrire aux autres évêques de prier pour lui.

Il s’éteignit le 7 janvier (on  trouve aussi le 24 mars) de 856.

On a cru remarquer, jusqu’à la Révolution française, qu’une huile mystérieuse émanait du marbre de la tombe de saint Aldric, qu’on prélevait pour obtenir la guérison des malades.

Saint Aldric est mentionné au 7 janvier dans le Martyrologe Romain.

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 00:00

Tillon (Théau) de Solignac

612-702

 

Tillon ou Thielman est le nom apparemment d’origine de ce personnage ; il est devenu Théau en France, Hillon en Allemagne.

Né vers 612 de parents non chrétiens de Saxe, il fut très jeune enlevé par des brigands et revendu sur une place des Pays-Bas : l’acheteur se trouvait être un certain Eloi, futur évêque de Noyon et l’illustre Grand saint Eloi de la chanson.

Eloi était grand argentier du roi Dagobert. Il commença par confier son pupille à l’abbaye de Solignac (Haute-Vienne), où l’enfant fit de rapides progrès autant dans les sciences que dans la vertu. Adolescent, il revint auprès d’Eloi pour se former à l’art de l’orfèvrerie. 

Théau occupait ses heures libres (et souvent des heures de la nuit) dans la prière, dans les larmes de pénitence. Aussi Eloi, devenu évêque à Noyon, lui conféra-t-il le sacerdoce.

La première mission que lui confia l’évêque, fut d’aller évangéliser les Saxons établis à Courtrai (act. Belgique), dont Théau connaissait bien la langue. Qui sait s’il n’y a pas retrouvé ses parents ? L’histoire ne le dit pas.

A la mort d’Eloi (659), Théau préféra retrouver sa première solitude et retourna à Solignac. On dit parfois qu’il y fut abbé, ce qui ne semble pas exact. Après un certain temps de vie monastique, il obtint de l’abbé la permission de vivre en reclus non loin de l’abbaye. Il se retira là où se trouve actuellement Nedde (Haute Vienne), puis Brageac (Cantal).

La sainteté de sa vie, sa simplicité, ses mortifications aussi, lui attirèrent beaucoup de visiteurs, curieux ou dévots : Théau les exhortait, les consolait. Aux malades, il faisait boire l’eau d’une source, qui les guérissait (à moins que ce fût là un saint subterfuge du Solitaire pour masquer les miracles que Dieu lui faisait opérer). Il eut aussi des disciples, près de trois-cents, dit-on.

Parvenu à cet âge vénérable de quatre-vingt dix ou même quatre-vingt quatorze ans, il sentit approcher sa dernière heure. Il dépêcha un jeune homme auprès de l’évêque de Limoges, pour le prier de vite venir l’assister et l’ensevelir. L’évêque, qui était lui-même malade, guérit immédiatement et accourut auprès de Théau.

Théau mourut le 7 janvier 702.

Son culte s’est rapidement répandu jusque dans les Flandres, où on l’invoquait pour obtenir la pluie, mais aussi pour les enfants malades. Ses reliques ont été partiellement détruites par les Calvinistes.

Saint Théau pourrait être le saint Patron de nos Théo. Le Martyrologe le mentionne au 7 janvier.

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 00:00

Macaire l’Ecossais

† 1153

 

Macaire était «Scot» d’origine, écossais ou irlandais (les documents d’époque ne font pas la distinction).

Il se trouvait au monastère bénédictin «écossais» Saint-Jacques de Ratisbonne (Bavière) lorsque l’évêque de Würzburg demanda à cette abbaye d’envoyer à Würzburg une partie de ses moines pour fonder une nouvelle abbaye, également dédiée à saint Jacques.

C’est ainsi que Macaire devint abbé à Würzburg, de 1134 à 1153.

On sait qu’il fit le voyage de Rome en 1146, d’où il rapporta des reliques et des indulgences.

Le bienheureux Macaire est mentionné le 6 janvier au Martyrologe.

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 00:00

Konuuoion (Convoyon) de Redon

800-863

 

Les chartes anciennes portent le nom de Konuuoion ; ce nom d’origine celtique est composé de Kon et uuoion, «guerrier sincère», et s’écrit Konvoion en breton, Convoyon en français.

Konuuoion naquit vers 800 à Comblessac (Ille-et-Vilaine), d’une famille d’origine gallo-romaine de rang sénatorial.

Entré dans l’état ecclésiastique, il fut quelque temps archidiacre de l’évêque de Vannes, puis bâtit un monastère à Redon, où il se retira avec quelques compagnons, avec le soutien du prince local Ratvili et du roi de Bretagne Nominoë. L’abbaye bénédictine Saint-Sauveur de Redon remonte ainsi à 832.

Les évêques de la région ayant été accusés de simonie, Convoyon fit partie de la députation envoyée à Rome pour porter l’affaire devant le pape.

Vers 860, devant la menace des Vikings, la communauté dut quitter les lieux et se réfugier à Maxent (Plélan-le-Grand), sous la protection du nouveau roi de Bretagne Salomon.

Konuuoion mourut dans ce monastère, le 5 janvier 868.

Son culte a été confirmé en 1866 ; saint Konuuoion est commémoré le 5 janvier dans le Martyrologe Romain.

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 00:00

Veerle (Pharaïlde)

650-740

 

Veerle était son nom en néerlandais ; elle naquit en 650 d’un père qui s’appelait Duiderik en flamand, Thierry en français.

Les parents de Veerle étaient de riches propriétaires entre Bruxelles et Malines. Duiderik accompagnait le roi dans ses campagnes guerrières.

Le jeune fille reçut une éducation complète au monastère de Nivelle, dont l’abbesse était sainte Gertrude (v. 17 mars).

Elle voulait absolument garder sa virginité. Ses parents cependant la donnèrent en mariage à un certain Guy, qui habitait à Bruay sur l’Escaut (Nord) ; celui-ci, mécontent de cette pieuse vierge, en vint à la maltraiter. Dieu fit qu’il se blessa lors d’une partie de chasse et mourut bientôt, laissant libre Veerle de s’adonner à la prière et aux bonnes œuvres.

Elle fit construire une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste, probablement à l’origine de la future église Sainte-Pharaïlde.

Parmi ces bonnes œuvres furent aussi des miracles : elle ressuscita une oie sauvage qu’un domestique avait capturée, tuée et plumée pour la cuire ; elle fit jaillir une source d’eau à Bruay pour les moissonneurs en plein été. Depuis, l’eau de cette source guérit spécialement les petits enfants. 

Un autre miracle traditionnellement attribué à Veerle après sa mort, fut qu’une femme, qui avait juré par Veerle qu’elle n’avait pas de pain à donner à sa voisine, retrouva trois pierres à la place des trois pains qu’elle venait de mettre au four. On a de ce miracle un document de 1300, signé par les prêtres locaux avec le sceau de l’archevêque de Cambrai.

Veerle (Pharaïlde) mourut en 740, âgée de quatre-vingt dix ans. On la béatifia dès 754.

Une basilique de la bienheureuse Pharaïlde fut détruite par les envahisseurs normands vers 880. Le corps de la Bienheureuse, enseveli dans sa chapelle de Bruay, fut retrouvé en 1892 et se trouve aujourd’hui à Gand, dont elle co-patronne.

Sainte Pharaïlde est commémorée dans le Martyrologe Romain au 4 janvier.

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 00:00

Rigomerus de Meaux

† 6e siècle

 

On traduit le nom de Rigomerus par Rigomer, mais les habitants de Meaux ne prononcent pas l’r.

Une longue tradition situe ce saint évêque comme le neuvième du siège de Meaux, où il serait né.

Tout ce qu’on a trouvé sur lui était sa fermeté contre les ennemis de l’Eglise. L’expression laconique peut nous laisser supposer quelles fatigues et quels soucis ont été la quotidien de l’évêque.

Dans les temps reculés, on lui assignait comme jour de fête le 28 mai, mais il se trouve aujourd’hui au 4 janvier dans le Martyrologe Romain.

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 00:00

Ferréol d’Uzès

† 581

 

D’après la tradition, Ferreolus était de souche royale et naquit dans la région de Narbonne.

Il succéda à son oncle sur le siège épiscopal d’Uzès.

Il fonda une abbaye à Uzès en 558, peut-être celle pour laquelle il aurait écrit une Règle pour les moines.

Il sut améliorer la situation de son clergé tant au temporel qu’au spirituel, gagna l’affection de ses fidèles par sa douceur, et amena à la foi chrétienne bon nombre de Juifs.

On le dénonça cependant auprès du roi Childebert comme trop favorable aux Juifs et aux Sarrasins, et il fut exilé. Mais au bout de trois ans, le même roi le fit venir à Paris et comprit que l’évêque était un saint homme, aussi le rendit-il à son diocèse, où il fut accueilli avec joie.

Il eut une apparition d’un Ange, lui annonçant sa prochaine mort.

Ferreolus aurait écrit des Lettres, qu’on n’a pas retrouvées.

Mort en 581, il est inscrit au Martyrologe Romain au 4 janvier.

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 00:00

Rigobert de Reims

† 733

 

Il était le fils de Constantin, châtelain de Ribemont, et de Francigène de Portian, et naquit à Ribemont.

Il entra à l’abbaye d’Orbais, qui avait été fondée en 680 par son cousin Rieul, archevêque de Reims, et en devint l’abbé.

En 696, Rigobert fut nommé archevêque de Reims.

Comme tel, il sacra les rois Dagobert III et Chilpéric II.

Pépin de Herstal, père de Charles Martel, demanda à Rigobert d’en être la parrain. Mais quand Charles Martel gouverna personnellement, Rigobert ne voulut pas se mêler de la querelle entre Charles et Ragenfrid de Neustrie, aussi Charles Martel le chassa du diocèse et l’exila en Gascogne (717).

En son absence, Charles remit le temporel (les revenus) du diocèse à l’évêque de Trèves, Milon. Mais quand il voulut rappeler Rigobert, celui-ci refusa de résider à Reims. Il habita dans sa propriété de Gernicourt, proche de Reims : il pouvait officier dans la cathédrale de Reims, mais vivait retiré dans la prière et une quasi solitude, respecté et aimé de son peuple.

Rigobert (qu’on appelle aussi Robert) mourut le 4 janvier 733. Au siècle suivant, son corps fut ramené à Saint-Thierry de Reims.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Rigobert au 4 janvier.

L’abbaye d’Orbais fut la proie des Normands, des Anglais, des Réformés. Au 17e siècle, l’église s’écroulait. Actuellement, il reste le chœur.

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