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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 00:00

Gildouin de Dol

1052-1077

 

Une variante de GildouinGuihen, semblerait s’apparenter à Guillaume ; on trouve aussi Gilduin, Gildwin, Ghéhen.

Gildouin naquit en 1052, aîné des cinq enfants du vicomte de Dol et Combourg.

Il reçut le baptême dans l’église Saint-Samson de Dol, des mains de son oncle paternel. 

Après avoir reçu sa formation, très soignée, il refusa de se marier et entra dans l’état ecclésiastique. C’est ainsi que, de par sa position sociale, il obtint, malgré son jeune âge, un canonicat dans la cathédrale de Dol.

Ordonné diacre, il vit passer sur le siège archiépiscopal un sujet coupable de simonie (Juhel, archevêque de 1040 à 1076). Révoltés, les chanoines reportèrent finalement leur choix sur Gildouin lui-même, bien qu’il n’eût pas encore l’âge canonique de trente ans pour recevoir une telle charge pastorale : il en avait vingt-trois ! (1075).

Le peuple l’acclama. Mais Gildouin protesta véhémentement, alléguant justement son âge, son incapacité, son indignité ; les chanoines et le peuple persévérant dans leur choix, Gildouin en appela au pape. Il alla trouver Grégoire VII (v. 25 mai), accompagné d’Even, abbé de Saint-Melaine, tandis que Messieurs les Chanoines envoyaient de leur côté une délégation pour supplier le pape de confirmer leur choix.

Grégoire VII recourut au jugement de Salomon (cf. 1R 3:16-28) : il accepta de nommer un autre candidat à l’archevêché de Dol, mais il demanda à Gildouin de désigner ce candidat. Il nomma Even, qui reçut l’ordination épiscopale de Grégoire VII lui-même.

On se remit en voyage pour présenter aux Bretons leur nouvel archevêque. En chemin, Gildouin voulut s’arrêter chez des parents de sa mère, en Beauce. Or, une violente fièvre le prit à Puyseaux (Loiret). Sentant sa fin prochaine, il se fit porter à Chartres pour pouvoir prier auprès de l’autel de Notre-Dame et rejoignit le monastère de Saint-Père-en-Vallée (faubourg de Chartrres), où les bons pères bénédictins le reçurent fraternellement.

Gildouin y mourut le 27 janvier 1077.

Sur son tombeau, eurent lieu de nombreux miracles. Saint Gildouin est le patron de Combourg.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 00:03

Xenophon, Maria, Ioannis et Arcadios

† 6e siècle

 

Voici l’histoire d’une petite famille vénérée dans le monde grec.

Xenophon, originaire de Constantinople, était d’une famille de sénateurs et jouissait d’un grand crédit à la cour.

Il épousa Maria, dont il eut deux fils, Ioannis et Arcadios, auxquels il voulut donner la meilleure éducation. Il les envoya pour cela à l’école de Béryte (act. Beyrouth, Liban), pour y étudier le droit.

Malade, Xenophon fit rappeler ses deux fils pour leur parler. Une fois guéri, il les laissa repartir.

C’est ici que se manifesta la mystérieuse Providence divine. Le bateau sur lequel s’étaient embarqués les deux garçons, échoua dans un endroit très isolé, d’où ils ne purent donner de leurs nouvelles. L’un et l’autre entrèrent dans deux monastères différents de Palestine.

Les parents, inquiets d’abord, attristés ensuite de la mort probable de leurs fils, se confièrent à Dieu. Ils eurent bientôt une révélation qui leur indiqua que leurs enfants étaient bien vivants, et qu’ils pouvaient partir à leur recherche.

Ils arrivèrent ainsi à Jérusalem, frappèrent à différentes portes et, finalement, rencontrèrent un vieux moine qui leur indiqua où se trouvaient les deux jeunes. On imagine l’émotion des uns et des autres.

Tellement émus, les parents vendirent leurs biens, en distribuèrent le prix aux pauvres et se consacrèrent, chacun de son côté. 

C’est ainsi que tous les quatre finirent leurs jours dans la joie de chanter la gloire de Dieu.

Les Grecs, et avec eux le Martyrologe Romain, célèbrent cette famille le 26 janvier.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 00:02

Amarinus de Doroangus

† 676

 

Ce pieux ermite, qu’on appelle aussi Marinus, se construisit une cellule près de Doroangus ou Cloroangus (act. Saint-Amarin, Haut-Rhin, Alsace).

Comme on l’a raconté dans la notice de saint Præiectus, il reçut ce dernier lors de son retour d’auprès le roi Childéric II. Amarinus était alors alité, victime d’une fièvre maligne. Præiectus le guérit d’un signe de croix.

En reconnaissance, Amarinus voulut l’accompagner jusqu’à son diocèse. 

On voudra bien se reporter ici à la notice Præiectus de Clermont.

Depuis, le village de Doroangus a pris le nom de Saint-Amarin, que les Alsaciens appellent Sankt Amàri

Saint Amarinus est commémoré avec saint Præiectus au 25 janvier dans le Martyrologe Romain.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 00:01

Præiectus de Clermont

625-676

 

Præiectus (qu’on a traduit de diverses façons : Priest, Prix, Project, Préjet, Prist, Prest, Preils) naquit vers 625 à Vesedone (auj. Vézézoux, Haute-Loire), de parents romains installés en Auvergne, Gundolinus et Elidia.

Elidia eut un pressentiment avant la naissance de son fils ; elle eut même peut-être une sorte de vision dans laquelle il lui sembla voir son fils couvert de sang : un prêtre lui expliqua que ce pouvait être l’annonce du martyre.

Catholiques, les parents de Præiectus le confièrent aux Bénédictins d’Issoire, où il apprit les lettres et le chant monastique.

Déjà les signes se manifestaient sur sa personne. Un jour que des chiens enragés blessèrent plusieurs de ses camarades, Præiectus n’en reçut aucun mal.

Devenu adulte, il fut envoyé à la cour et confié à l’archidiacre Genesius, futur évêque des Arvernes (c’était le titre de l’évêque avant d’être celui de Clermont). Ce Genesius le garda comme conseiller et chargé des aumônes. Præiectus continua de se former, de s’instruire, particulièrement dans la pratique du plain-chant (le chant grégorien). Lors d’une sorte de compétition, il reçut même des appréciations unanimes des auditeurs.

Vers 662 mourut Genesius (v. 3 juin) ; lui succéda peu de temps s. Felix (qui n’est pas dans le Martyrologe) : il confia à Præiectus la paroisse d’Issoire et la direction du monastère de Chantoing. Or Præiectus n’était encore que diacre. Il se consacra pleinement à toutes les œuvres dont il était capable : organiser la prière, fonder un monastère, des églises, un hôpital pour accueillir vingt malades pauvres, sans rien délaisser de sa propre vie spirituelle et ascétique : jeûnes, méditation de l’Ecriture sainte ; son humilité surtout et sa douceur frappaient les esprits.

Felix fut suivi en 665 de Garivaldus, qui fut simoniaque et ne siégea qu’un mois ; vers 666 Præiectus fut élu évêque des Arvernes, à trente-neuf ans. Il prit pour coadjuteur un religieux nommé Evodius.

Præiectus fonda encore le monastère de Chamalières pour les religieuses et un hôpital. Dieu lui permit aussi de faire des miracles. Il guérit un paralytique malade depuis quinze ans, un ermite alsacien affligé de fièvre ; ce dernier, Amarinus, voulut, par reconnaissance, l’accompagner jusque dans son diocèse.

La générosité de Præiectus engendra la situation qui aboutit à son martyre. Il avait en effet reçu un legs d’une personne avant le décès de celle-ci, et on le calomnia auprès du roi Childéric, lequel fit exécuter l’auteur de la calomnie. La famille résolut de se venger. Une équipe de vingt hommes attendit l’évêque et l’ermite Amarinus au village de Volvic. Ils assassinèrent d’abord Amarinus, l’ayant pris pour l’évêque ; Præiectus les rappela en se présentant, et un certain Radbertus, saxon d’origine, le perça de son épée : Præiectus tomba en répétant les mots de saint Etienne (Ac 7:60) et du Christ (Lc 23:34) : Seigneur, ne leur impute pas ce péché, car ils ne savent pas ce qu’ils font. Un autre bandit lui assena un violent coup de matraque sur la tête. Un autre clerc, Elidus, fut également massacré.

C’était le 25 janvier 676, dies natalis retenu par le Martyrologe Romain, qui mentionne en même temps l’ermite Amarinus.

Le village de Doroangus est devenu Saint-Amarin.

e culte de saint Prix s’est répandu jusqu’en Allemagne et en Angleterre. A Volvic furent construits un monastère et une église.

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 00:00

Anastase

594-628

 

La merveilleuse histoire d’Anastase nous a été transmise par un témoin oculaire, qui a toutes les garanties d’un témoin honnête et objectif.

Notre héros s’appelait Magundat et naquit vers 594 à Razech (Perse, peut-être act. Resafa, Syrie), fils de Hau, un père qui s’occupait de magie et d’astrologie et qui l’enseigna scrupuleusement à son fils.

Magundat entra dans l’armée. Rappelons ici qu’en 614, les Perses de Chosroès II prirent Jérusalem et emportèrent la précieuse relique de la Croix du Christ. Magundat venait d’être enrôlé, et pouvait donc avoir une vingtaine d’années. Il entendit parler de cette guerre, de la défaite des Chrétiens, de l’exil forcé de ces derniers avec leur patriarche de Jérusalem. Il fut vivement impressionné par l’intérêt que montraient les Chrétiens pour ce qu’il considérait jusqu’alors comme un vulgaire instrument de supplice. Il voulut en savoir plus et interrogea des Chrétiens.

Le témoignage de ces derniers, leur foi, le mystère de la Rédemption par le Sacrifice de Jésus-Christ - et la grâce de Dieu aidant, Magundat se sentit convaincu et voulut embrasser le christianisme. Il quitta l’armée, sa famille et son pays et, nouvel Abraham, vint à Hiérapolis de Syrie, où un orfèvre persan et chrétien l’embaucha. Il lui fit visiter l’église des Saints-Martyrs, où des fresques représentaient des scènes de divers Martyrs. Magundat fut remplii d’admiration pour ces glorieux Soldats du Christ.

Il alla alors à Jérusalem, là où avait été volée cette fameuse Croix, là où était mort et ressuscité Jésus. Un artisan chrétien l’hébergea et l’aida à s’inscrire parmi les catéchumènes. Après avoir été suffisamment instruit, il reçut le baptême, non pas des mains du Patriarche, qui était encore en exil, mais de son vicaire, Modestus, qui lui donna alors un nouveau nom : Anastasis, qui signifie «résurrection».

Anastase cependant désirait davantage encore. Le prêtre qui s’occupait de lui l’adressa au monastère… de Saint-Anastase et à son abbé, Ioustinos. Anastase étudia le grec et le psautier, reçut la tonsure et fut admis dans la communauté. Il y vécut sept années, étudiant l’Ecriture, exécutant les charges les plus humbles, lisant les récits des Pères et des Martyrs. Il finit par en concevoir lui-même un vif désir du martyre.

Il eut une nuit un songe, dans lequel le Christ lui prédisait qu’il serait bientôt martyr à son tour. Il en parla à l’abbé, participa à l’Office et aux Divins Mystères (la Messe), et se mit en marche pour Césarée de Palestine, où Dieu lui avait indiqué le but de son voyage.

Là, il rencontra des soldats persans qui s’adonnaient à la magie. Il leur raconta gentiment comment lui-même avait connu ces incantations, et comment il était devenu chrétien. Les soldats se moquèrent bien de lui, le dénoncèrent au gouverneur, Mazarban. Celui-ci l’interrogea, se moqua aussi de lui et du Christ, lui promit avancement et richesses s’il abjurait, finalement le mit en prison en attendant les ordres du roi local.

L’abbé Ioustinos fut averti des événements ; il envoya à Anastase deux moines pour le soutenir dans l’épreuve : Anastase leur raconta déjà ce qui lui était arrivé ; il eut aussi la visite des anges qui le réconfortaient. L’ordre du roi était : ou l’abjuration, ou la mort. Devant la persévérance d’Anastase, il fut décidé de le déférer au roi des Perses. 

Arriva le 14 septembre, jour de l’Exaltation de la Sainte Croix. Un chrétien obtint la permission de conduire Anastase à l’église, où les chrétiens furent très édifiés par ses exhortations et son courage. Le soir, il retourna en prison.

Cinq jours après, on partait pour la Perse ; un des deux moines venus voir Anastase l’accompagnait, et c’est de lui que nous tenons tant de détails sur cette passion. On s’arrêta à Bethsaloé, où un juge commença par interroger Anastase, qui persévéra sans cesse dans son adhésion à la foi chrétienne.

Il subit une bastonnade pendant trois jours ; puis l’horrible supplice de la grosse pièce de bois pesant sur les jambes du supplicié étendu sur le dos ; le juge n’en revenait pas, et de dépit renvoya Anastase en prison, où d’autres Chrétiens vinrent lui rendre visite.

Quinze jours plus tard arriva l’ordre du roi Chosroès : il fallait tuer Anastase sans attendre. Le juge commença par faire étrangler soixante-douze autres Chrétiens sous les yeux d’Anastase ; puis on étrangla Anastase, avant de lui trancher la tête.

C’était le 22 janvier 628.

Le fidèle moine racheta la tête et le corps du Martyr, qui fut enseveli dans la proche église Saint-Serge. Après bien des péripéties, ces reliques arrivèrent à Rome, dans l’église qui s’appelle Saints-Vincent-et-Anastase.

Les Grecs et les Latins fêtent saint Anastase le 22 janvier, comme le mentionne le Martyrologe Romain.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 00:00

Barnard de Vienne

778-841

 

Barnard naquit à Izemore (Nantua, Ain) en 778, benjamin des enfants d’Héliarde, un noble puissant.

Il reçut une éducation soignée dans un collège de prêtres, puis revint auprès de ses parents après la mort de tous ses frères. Mais Barnard semblait toujours rêveur, il priait, il se retirait, on ne le voyait guère. Son père s’en irrita et lui reprocha son «excès» de piété. Aussi ses parents poussèrent-ils leur fils au mariage, en 796.

De cette union naquirent des enfants.

En même temps, Barnard alla servir, dès 797, dans les armées de Charlemagne. Cette vie disciplinée lui plaisait. Il devint officier et participa à l’annexion de la Frise. En 798, il accompagna Charlemagne à Aix-la-Chapelle puis reprendra la campagne contre les Saxons ; sa conduite, ses conseils, lui attirèrent l’estime des autres officiers.

En 799, les parents de Barnard moururent. Il revint chez lui et prit de graves décisions. D’un commun accord, les époux se séparèrent et Barnard pourvut aux nécessités de son épouse et de ses enfants.

Il consacra une partie de ses biens à la création d’un hospice (803) et à la fondation bénédictine d’Ambronay (Ain), où il prit l’habit monastique et devint abbé.

Il n’avait pas oublié ses chers enfants : aussi fit-il construire une hôtellerie pour les recevoir, ainsi que les visiteurs de passage. Cet endroit prit le nom de chapelle de saint Barnard.

Durant les trois années de son abbatiat (807-810), le monastère prit un grand essor, en vocations et en ressources.

En 810, Barnard fut appelé à être évêque de Vienne, et ne s’inclina devant ce choix que pour obéir à l’injonction formelle du pape. Il fut sacré par l’archevêque de Lyon, Leidrade.

Comme évêque, l’ancien abbé n’abandonna aucune de ses habitudes du monastère, offrant à Dieu ses austérités pour expier les fautes de tout son troupeau. Il entreprit la réforme de son diocèse, porta des lois sévères pour le clergé et fit la visite de toutes les paroisses, été comme hiver.

Il prit nettement position en faveur de l’introduction du fameux filioque dans le Credo romain.

Il advint que l’archevêque Leidrade se retira à l’abbaye Saint-Médard (Soissons), mais sans donner «officiellement» sa démission. Barnard, de son côté, ordonna son ami Agobard et l’installa sur le siège de Lyon : on lui fit grief de cette «très grave» violation des canons et il dut défendre sa cause et sa bonne foi au concile d’Arles : il eut gain de cause.

De son activité en face des troubles civils qui agitèrent la France à cette époque, on prétend que son intervention manqua parfois de sagesse, mais il faut reconnaître qu’elle se fit toujours pour défendre la pureté de la foi et le maintien de la discipline ecclésiastique.

On dit cependant que c’est à cause de sa prise de position au milieu des luttes entre les descendants de Charlemagne, qu’il dut quitter son siège. Au bout d’une trentaine d’années d’épiscopat, il fonda donc une abbaye bénédictine dédiée aux SS-Pierre-et-Paul, où il se retira en 838, et qui sera à l’origine de la ville de Romans-sur-Isère.

C’est là qu’il mourut, le 22 janvier 841.

Il aurait été canonisé en 944. Mais son culte immémorial a été confirmé en 1903.

 

Note. Il se pourrait que l’on ait confondu deux Saints du nom de Barnard. Le mariage et la séparation dont il est question ci-dessus, auraient été le fait de l’autre Barnard, un cistercien du 13e siècle. Il faudrait quelques précisions sur cette hypothèse.

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 00:00

Domenico de Sora

951-1031

 

Domenico naquit en 951 à Foligno (Ombrie, Italie C), de Giovanni et Apa, qui le confièrent tout petit aux moines bénédictins de l’endroit : il y apprit la rhétorique, la musique, l’arithmétique, et bien sûr la Règle de l’Ordre.

Quand il fut en âge de choisir son mode de vie, il se rapprocha de l’abbé Donnoso qui était en train d’édifier à Petra Demone un nouveau monastère bénédictin dédié à Notre-Dame. Domenico y entra, fit la profession en 974 et fut ordonné prêtre. Puis il fut envoyé à Montecassino.

Il passa ensuite plusieurs années de retraite, de profonde solitude, près de Farfa, où cependant son genre de vie attira les gens, curieux ou avides d’écouter ses saintes recommandations.

Vers 981, Domenico fut appelé à participer à la restauration d’un monastère à San Pietro Avellana.

Vers 990, de retour à Petra Demone, il eut l’autorisation papale de construire un premier monastère dans les environs de Scandriglia et dédié au Saint-Sauveur.

Domenico ne s’arrêta pas là. Avec le moine Giovanni, son fidèle ami et futur biographe, il reprit la vie solitaire, fonda plusieurs ermitages et un nouveau monastère sur le mont Pizzi, dédié à la Très Sainte Trinité, et un autre dans la vallée, dédié à Marie, Mère de Dieu.

De là, il descendit plus au sud, et fonda un nouveau monastère à Villalago (Prato Cardoso, Abruzzes) ; avec son condisciple Giovanni, Domenico cherchait à diffuser la Règle bénédictine, qui était tombée sinon dans l’oubli, du moins en grande décadence. Ce monastère, fondé vers 1000, fut dédié à saint Pierre, et complété par un ermitage à Plataneta (auj. Lago San Domenico).

Ensuite, Domenico passa en Campanie, aux monts Ernici, près de Veroli. Pendant trois ans, il vécut dans une grotte du mont Porca, où encore une fois son style de vie attira des foules qui voulaient l’entendre parler de Dieu. Finalement il construisit un nouveau monastère, dédié à saint Barthélemy. L’endroit est maintenant la localité Trisulti, où se trouve aussi une magnifique Chartreuse.

Ce fut alors le moment d’une activité missionnaire de Domenico, qui le rapprocha de Rome. Encore une fois, on lui demanda de construire un monastère bénédictin sur les monts Lepini, dédié à saint Michel Archange.

Les seigneurs de Sora l’appelèrent alors pour fonder d’autres monastères ; il se peut que Domenico ait eu le temps de construire encore un ermitage dédié à la Sainte Vierge, où il habita deux années avant de réaliser le monastère de Sora, qui fut dédié à l’Assomption de Marie.

Les fonds nécessaires à la construction de ce monastère furent avancés par le comte Pietro Rainerio ; Domenico le lui aurait imposé comme pénitence après que le comte ait confessé toute sa vie passée. Les bâtiments se trouvaient sur les restes de la maison natale de Cicéron.

A quatre-vingts ans, après avoir fondé sept monastères, Domenico s’éteignit à Sora le 22 janvier 1031.

Saint Domenico de Sora est invoqué pour les morsures de serpents. Il est surtout resté en honneur dans l’Ordre bénédictin, qu’il contribua beaucoup à faire revivre dans sa rigueur première.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 00:00

Meinrad d’Einsiedeln

797-861

 

Meinrad (en latin Meinhardus ou Meginardus), vint au monde vers 797, à la suite des instantes prières de ses pieux parents ; Berthold, son père, était un parent des Hohenzollern ; la famille habitait Rottenburg (Württemberg, Allemagne SO).

L’enfant fut, à dix ans, confié à la sage protection de deux moines parents, bénédictins à Reichenau, Haito et Erlebald.

Il devint prêtre en 821, puis voulut embrasser la vie monastique et fit la profession en 822.

Son plus haut centre d’intérêt était la lecture et l’étude de la Sainte Ecriture ainsi que des grands maîtres spirituels, comme Ioannes Cassianus (Cassien). 

Excellent professeur d’Ecriture Sainte, il fut appelé à enseigner à l’abbaye de Bollengen, où sa réputation grandit encore, mais Meinrad préférait toujours plus l’isolement et le silence. 

Il obtint la permission de se retirer au village d’Altendorf, où il resta pendant sept ans, assisté par une brave femme du pays, et s’adonnant à la vie érémitique. Puis en 835, il se retira plus loin encore, derrière le mont Etzel, pensant y rester vraiment seul. C’est le Démon qui le retrouva et le dérangea : Meinrad obtint de Dieu la grâce de l’éloigner.

L’abbesse Hildegarde de Zürich entendit parler de lui et lui fit bâtir une chapelle ; elle lui envoya en outre une statue de Marie Mère de Dieu : placée dans la chapelle, elle y fit beaucoup de miracles (sur la prière de Meinrad). Là est l’origine du pèlerinage de Notre-Dame-des-Ermites ou d’Einsiedeln.

Meinrad eut la faveur céleste de la visite d’un Ange, qui priait avec lui.

Les pèlerins se multiplièrent, les dons aussi, que Meinrad distribuait aux pauvres ou utilisait pour orner la chapelle. C’est ainsi que des brigands furent attirés par la convoitise, espérant ravir les dons déposés par les pèlerins. S’étant approchés, ils furent reçus fraternellement par Meinrad, selon l’aimable coutume bénédictine ; il leur révéla avoir été prévenu de leur dessein, mais les brigands persévérèrent dans leur intention et assassinèrent l’Homme de Dieu, qui venait de célébrer la Messe ce matin-là, 21 janvier 861.

La tradition affirme que, dans leur fuite, les deux brigands furent poursuivis par deux corbeaux, dressés par Meinrad, qui les suivirent jusqu’à Zürich, où ils furent arrêtés, et condamnés à mourir sur le bûcher. C’est là l’origine des deux corbeaux de l’actuel blason d’Einsiedeln.

Très vite, Meinrad fut vénéré comme martyr, mais on ne peut pas dire qu’il ait été «témoin de la foi» au sens propre traditionnel. Il fut certainement victime de sa bonté.

Depuis 934, un monastère a été construit à Einsiedeln, qui devint un centre très important de la vie bénédictine, et en particulier de notation des mélodies grégoriennes authentiques.

Saint Meinrad est mentionné au Martyrologe le 21 janvier.

 

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 00:00

Zaccaria Angelico

† 950

 

Il faut chercher beaucoup les rares informations de ces grands Saints qui, de leur vivant, ont vécu dans l’oubli total du monde.

Zaccaria, donc, fut sur le mont Mercurio (Emilie Romagne, Italie E), et y pratiqua la vie cénobitique de façon exemplaire, au point qu’il fut surnommé angelico.

Il s’éteignit vers 950.

Saint Zaccaria a été récemment introduit dans le Martyrologe Romain, au 21 janvier.

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 00:00

Lhômer de Corbion

490-593

 

Lhômer ou Laumer - en latin LaudamarusLaunomarus) était d’une famille de gens simple. Il naquit à Neuville-la-Mare (Eure-et-Loir).

Dans son enfance, il gardait les troupeaux de son père, mais trouva moyen d’apprendre de solides rudiments avec un bon prêtre de l’endroit, dont on sait aussi qu’il s’appelait Chérimir.

En même temps, le jeune homme s’exerçait à la pénitence, à la mortification ; il partageait ou donnait son pain ; il priait. Il fut admis au monastère de Saint-Mesmin.

Il devait avoir déjà une sorte d’auréole de sainteté, car on l’investit bientôt du sacerdoce. On le nomma économe du chapitre de la cathédrale de Chartres.

Mais Lhômer préférait la solitude et se retira dans la forête du Perche, où il se fit une petite cabane.

Il eut bientôt de la visite : des voleurs de passage, convaincus qu’il avait de l’argent avec lui, s’approchèrent pour le dépouiller ; mais il leur parla avec tant de douceur et de conviction, qu’ils répandirent partout le bruit de sa «sainteté». Des vocations se présentèrent et donnèrent naissance à un monastère appelé Bellomer.

En 575 cependant, Laumer préféra aller fonder un autre monastère à Corbion, qui s’appela plus tard Moutier-au-Perche. La règle pouvait être celle de saint Benoît (v. 11 juillet).

L’esprit de prière du Fondateur, et ses miracles, le rendirent célèbre malgré lui. L’évêque l’invita à venir à Chartres, avec la perspective d’échanges fructueux sur la vie divine. Mais Laumer fut alors pris de fièvre ; c’est l’évêque qui vint à lui, désolé de cette mort trop rapide ; Laumer consola l’évêque, lui prophétisa les malheurs qui allaient tomber sur Chartres, mais que lui, l’évêque, ne connaîtrait pas. Puis il s’éteignit en paix, plus que centenaire, le 19 janvier 593, son dies natalis dans le Martyrologe Romain.

Les reliques de saint Laumer, transférées finalement à Blois, furent brûlées presque entièrement en 1567.

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