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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 00:00

Pierre de Capitolias

† 713

 

La ville de Capitolias se trouvait au sud-est du lac de Tibériade ; elle fut le siège d’un évêché qui disparut lors de l’invasion arabe en 636.

Pierre s’y était marié et avait un fils et deux filles. Dans le droit oriental, il lui était permis d’être prêtre.

Vers l’âge de trente ans, en accord avec son épouse qui se retira elle aussi, il voulut vivre dans le détachement le plus complet possible. Il plaça ses deux filles (la plus jeune n’avait que deux ans) dans un couvent proche de Capitolias. Quant à son fils, dès qu’il eut douze ans, il l’enferma dans une jolie cellule près de la sienne et s’occupa de sa formation à la vie spirituelle. Il continuait cependant à sortir pour pratiquer de bonnes œuvres et s’enquérir des progrès spirituels de ses filles.

Après dix années de cette vie familiale un peu étrange, avouons-le, l’épouse mourut, ainsi que l’aînée des filles, victime de ses trop grandes austérités.

Parvenu à l’âge de soixante ans, Pierre désirait profondément la grâce du martyre et imagina un stratagème. Il était bien malade et alité ; il fit convoquer des magistrats musulmans près de son lit, comme témoins du testament qu’il aurait dicté en faveur de son domestique.

En réalité, devant les notables rassemblés, Pierre déclama haut et fort sa profession de foi catholique. On le dénonça sans attendre. Or la fausse nouvelle de sa mort fit suspendre cette dénonciation, qu’on jugeait désormais inutile.

Mais Pierre se remit de sa maladie et alla prêcher par les rues et les places. Il fut arrêté. Informé, le calife convoqua Pierre à sa résidence de Daïr Murran. Il y fut le 1er janvier 713.

Le calife lui demanda pourquoi il traitait le prophète pacifique Mahomet, maître d’erreur et père du mensonge. Pierre répondit par une sortie sans aucune équivoque.

Il fut condamné à être torturé et exécuté. La torture se prolongerait sur cinq jours : le premier jour, on lui couperait la langue jusqu’à la racine ; le deuxième, la main et le pied droits ; le troisième, il souffrirait en prison ; le quatrième, on lui couperait la main et le pied gauches, on lui brûlerait les yeux au fer rouge et on le promènerait sur un brancard pour aller le crucifier ; le cinquième jour, le corps, les vêtements, la croix, tout serait brûlé pour éviter toute relique, et jeté dans le Yarmouk ; le four serait lavé et l’eau versée dans une fosse desséchée.

Les choses se passèrent à peu près selon les dispositions du calife, à cette différence près que le bourreau trancha la main droite et le pied gauche au deuxième jour. La foule fut rassemblée et les enfants de Pierre sortirent de leur cellule pour assister à la mort de leur père. Le dimanche 13 janvier 713, Pierre eut les yeux brûlés, on le transporta - car il ne pouvait plus marcher - au lieu prévu pour la crucifixion où il fut transpercé de trois coups de lances.

Les soldats gardèrent le corps pendant cinq jours, par un froid si intense qu’ils durent allumer un grand feu et que les chrétiens furent obligés de se réfugier dans des maisons voisines. Le commandant arabe refusa l’aide des fidèles qui voulaient porter le cadavre et réquisitionna des Juifs pour brûler et disperser les restes du martyr comme on le lui avait prescrit.

Saint Pierre de Capitolias, martyr, est mentionné au 13 janvier dans le Martyrologe Romain.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 00:00

Benoît Biscop

628-690

 

Celui que les Français nomment communément Benoît Biscop, s’appelait Biscop Baducing. Il naquit vers 628 d’une noble famille.

Il passa quelques années à la cour du roi de Northumbrie, Oswiu.

A vingt-cinq ans, il partit à Rome pour visiter le tombeau des saints Apôtres, s’instruire mieux des éléments de la foi et des degrés de la perfection chrétienne. De retour en Angleterre, il s’adonna avec ardeur à l’étude de l’Ecriture.

Il partit pour la deuxième fois à Rome : il devait y accompagner Alcfrid, le fils d’Oswiu, qui finalement le retint à la maison. Sur le retour, il s’arrêta à l’abbaye de Lérins pendant deux ans, recevant l’habit et la tonsure, et s’efforçant de vivre la règle avec assiduité. 

Puis il repartit à Rome, une troisième fois. Il rencontra alors le pape Vitalianus (v. 27 janvier), qui allait envoyer en Angleterre Theodorus et Adrianus (v. 19 septembre et 9 janvier) et lui enjoignit de les accompagner. On pourra admirer au passage la soumission facile de Biscop à l’ordre du Pape.

Aussitôt arrivés dans le Kent, Theodorus nomma Biscop abbé de SS.Pierre-et-Paul de Cantorbury, charge qu’il ne recouvrit que deux années, cédant la place à Adrianus, dès qu’il put revenir en Angleterre.

Pour la quatrième fois, Biscop prit le chemin de Rome. Il voulait davantage encore d’informations sur les lois de l’Eglise, sur la vie monastique, la liturgie, aussi demeura-t-il assez longtemps en Italie, séjournant en divers endroits et amassant tout ce qu’il put trouver de livres, de reliques, et mille informations qu’il voulait rapporter dans son pays.

Une fois de retour, il fonda deux abbayes, Wearmouth et Girmy (devenu plus tard Jarrow), respectivement sous le patronage de saint Pierre et de saint Paul. Pour l’église de Wearmouth, il fit venir des artisans de France, pour construire l’édifice en pierres, et non plus en bois, y confectionner de beaux vitraux, décorer les murs de belles fresques, le «catéchisme» des foules. Les deux monastères n’étant pas très éloignés l’un de l’autre, Biscop les gouverna tous les deux au début, puis confia Wearmouth à Easterwin, Jarrow à Ceolfrid (v. 7 mars et 25 septembre). C’est de ces abbayes que devait sortir un peu plus tard s. Bède (v. 26 mai).

Libéré du souci du gouvernement, Biscop refit un cinquième long voyage. Il n’avait jamais assez de documentation, de reliques. S. Bède en écrivit : Dans sa charitable prévoyance, ce père vraiment actif a travaillé pour que ses enfants vécussent en repos ; il a entrepris des courses multiples pour leur permettre de servir paisiblement le Seigneur dans l’enceinte de leurs retraites, sans être obligés d’en sortir.

L’intense activité de Biscop fut ainsi à la source des premières bibliothèques monastiques d’Angleterre ; il s’appliqua à introduire la liturgie et le chant romains dans son pays. Le pape lui envoya même le maître de la musique et des cérémonies du Vatican, Jean de Saint-Martin.

Devenu vieux et infirme, Biscop se montra très patient dans l’infirmité, supportant la douleur sans révolte et même avec joie. Les trois dernières années, il fut paralysé et garda le lit : alors quelques moines venaient autour de lui et alternaient l’office, auquel il se joignait à sa façon.

Easterwin et son successeur Sigfrid étant morts, Biscop établit Ceolfrid à la tête des deux abbayes.

Après avoir reçu le viatique, Biscop s’éteignit, le 12 janvier 690.

Les deux abbayes qu’il avait fondées furent détruites par les Danois envahisseurs, et de nouveau lors du schisme d’Angleterre.

Mentionné le 12 janvier au Martyrologe Romain, Biscop est le saint patron de la congrégation bénédictine anglaise et aussi, récemment (2004), de la ville de Sunderland.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 00:00

Cæsaria d’Arles

475-540

 

Les dates de Cæsaria restent approximatives, déduites des meilleures sources concernant son grand frère, Césaire d’Arles (v. 27 août), tous deux nés dans le territoire de Chalon-sur-Saône, de parents gallo-romains, chrétiens.

Jeune encore, Cæsaria fut formée dans un monastère de Marseille.

Lorsque son frère fut nommé évêque d’Arles, il y fonda une communauté de moniales, à la tête de laquelle il mit sa sœur (vers 512 ou 518). Cette abbaye fut dédiée à saint Jean le Baptiste.

La règle qu’elles observèrent fut écrite par Césaire lui-même, sur la base de sa longue expérience et de celle de sa sœur. Le temps passait à chanter la Louange divine et à recopier des parchemins.

L’abbatiat de Cæsaria fut, dit-on, bref ; elle mourut peu après la dédicace de la basilique Sainte-Marie, qui eut lieu en 524. Mais les auteurs ne sont pas unanimes pour déterminer combien dura ce «peu après» : une période qui s’étend tout de même de 524 à 540.

Le Martyrologe Romain mentionne sainte Cæsaria au 12 janvier.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 00:00

Ferréol de Grenoble

† 660

 

Ferréol (Ferreolus en latin, traduit en Ferriolus, Fergeol, Ferjeuil, Fergeolus, Ferjus) fut le quatorzième évêque de Grenoble, de 654 à 659.

Il était en train de prêcher non loin de Grenoble, sur l’actuel mont Rachais, lorsque des sicaires firent pleuvoir les flèches sur lui.

Plus tard, on attribua la paternité de cette exécution à Ebroïn, maire du palais terriblement cruel et ennemi de la religion, qui l’aurait chassé de son siège et exilé, avant de le faire exécuter ; Ferréol serait ainsi la première ou une des toutes premières victimes d’Ebroïn.

L’église de La Tronche, proche du lieu du martyre, porte le nom de l’Evêque, dont le culte immémorial fut confirmé en 1907.

Saint Ferréol est commémoré le 12 janvier au Martyrologe Romain.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 00:00

Paolino d’Aquilée

730-802

 

On a récemment situé son lieu de naissance à Premariacco (Frioul, Italie NE), vers 730, de parents qui pouvaient être lombards.

Extrêmement instruit, il fut grammaticæ magister, et d’une telle célébrité que Charlemagne, en 776, lui donna une terre en Lombardie.

Dans les années 80, on le voit dans le cercle des dignitaires de la cour de l’empereur, et le théologien Alcuin ne cache pas son admiration pour lui, le qualifiant de Timothée, ou bien de Lux patriæ. L’estime, d’ailleurs, était tout-à-fait réciproque. De la correspondance entre eux deux, il ressort qu’Alcuin considérait Paolino comme son père, et Paolino mettait toute sa confiance dans la science théologique d’Alcuin.

En 787, Paolino fut nommé patriarche d’Aquilée, ce qui pourrait légitimement faire supposer qu’il était déjà prêtre, en tout cas il se fit violence pour accepter cette charge pastorale.

Il fut vraiment dès lors la Lumière de l’Eglise. A l’intérieur de son diocèse, il veilla au maintien de la doctrine et à une juste discipline ecclésiastique. En 791, un concile régional renouvela la condamnation du nestorianisme. 

A l’extérieur, il participa à beaucoup de conciles tenus à Aix-la-Chapelle, Regensburg, Francfort. Il fut même légat pontifical. Au concile de Francfort de 794, il s’illustra dans la condamnation des erreurs d’Elipando de Tolède et de Felice d’Urgell sur l’adoptianisme. Un ouvrage de Paolino contre ce dernier lui valut le qualificatif d’inclytus auctor, auteur célèbre.

Parmi les écrits poétiques de Paolino, on signalera le fameux Ubi cáritas est vera, Deus ibi est, qui se chante encore le Jeudi Saint, au moment du Lavement des pieds.

Les documents anciens attestent les miracles qui eurent lieu du vivant de Paolino, mais aussi après sa mort.

Paolino mourut le 11 janvier vers 802, à Cividale del Friuli.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Paolino le 11 janvier.

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 00:00

Domitianus de Mélitène

566-602

 

Domitianus naquit vers 566, de parents aisés et chrétiens, peut-être même apparentés avec l’empereur Mauritius. Ses parents se nommaient Theodorus et Eudokia.

Il fut veuf et vécut dans la solitude et la prière.

De sa proximité avec l’empereur, lui vinrent des missions importantes, en particulier vers 590 le rapprochement avec le roi Chosroès de Perse, qui put ainsi reprendre son siège après une insurrection.

Vers l’âge de trente ans, Domitianus reçut la consécration épiscopale pour le siège de Mélitène (Cappadoce, act. Malatya, Turquie C).

Il profita de son ascendant sur l’empereur pour faire construire des églises, des hôpitaux, des maisons pour les pauvres.

Dans une correspondance avec le pape Grégoire le Grand (v. 12 mars), il parle de l’échec de ses efforts pour amener Chosroès et son peuple à la conversion, et le saint pape le consola en lui rappelant que la récompense viendrait dans la vie éternelle. Pareillement, ils échangeaient leurs points de vue sur l’exégèse biblique.

En 597, Mauritius le constitua son exécuteur testamentaire, mais Domitianus mourut le premier, le 10 janvier vers 602, à Constantinople.

D’abord inhumé à Constantinople, il fut transféré avec honneur à Mélitène et son tombeau fut le théâtre de nombreux miracles.

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 00:00

Arconce de Viviers

† 745

 

Arcontius fut évêque du diocèse de Viviers au 8e siècle.

L’épisode clef qu’on a retenu de lui fut qu’il fut victime de son attitude pour défendre les intérêts de l’Eglise. Une «émeute» eut lieu entre 740 et 745, qu’on a souvent attribuée aux habitants, mais qui aurait été plutôt fomentée par une bande de brigands venus du Nord.

L’ancien Martyrologe décrivait ainsi la situation : Pour la défense des libertés de son Eglise, il confondit ses ennemis ; frappé de coups et abreuvé d’insultes par les habitants de Viviers, il fut décapité par eux sur la place de la Trau.

Les reliques de saint Arcontius furent vénérées dans la cathédrale de Viviers jusqu’au 16e siècle, lorsque les Calvinistes détruisirent la châsse et les reliques qui s’y trouvaient.

L’actuel Martyrologe mentionne seulement le martyre d’Arconce, sans les détails précédents. Cette fête est au 10 janvier.

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 00:00

Pietro Orseolo

928-987

 

Il naquit en 928 à Rivo Alto (Udine, Italie NE), d’une très ancienne famille de Venise.

Vers 948, il aurait été mis à la tête d’une expédition navale dirigée contre des pirates dans l’Adriatique, dont il revint victorieux.

En 956 il se maria avec Felicia et eut un fils, Pietro (futur Pietro II).

En 976, il y eut un soulèvement qui renversa le doge de Venise Pietro Candiano IV. Il n’est pas certain, mais cela reste une forte suspicion, que Pietro non seulement prit part à cette insurrection, mais qu’il intervint directement dans l’assassinat du doge, de l’incendie du palais et d’une partie de la ville. Saint Piero Damiani (v. 22 février) en fait d’ailleurs le principal responsable.

La conspiration devait cependant être bien orchestrée, car loin d’être jugé pour son action, c’est justement notre Pietro Orseolo qui fut choisi comme doge.

Son action fut d’abord réparatrice : il fit reconstruire le palais et l’église, édifia deux hôpitaux, écouta favorablement les réclamations de la veuve du doge assassiné et lui restitua toutes les propriétés de son mari. 

Or, en septembre 978, Pietro disparut. Même son épouse et son fils affichaient une ignorance de l’endroit où il pouvait être. La réalité était que le doge avait quitté Venise et était venu se réfugier dans l’abbaye bénédictine Saint-Michel de Cuxa en Roussillon, sur la frontière franco-espagnole. Il est toutefois probable que les époux avaient déjà arrêté dans leur cœur une semblable décision depuis un certain temps : Pietro aurait nourri le désir d’être moine et vivait avec son épouse dans la chasteté totale.

A Cuxa, Pietro fut un moine exemplaire. Après quelque temps, il voulut entrer dans une plus grande solitude, se construisit une cabane et vécut en ermite pendant encore plusieurs années.

Il mourut le 10 janvier 987 ou 997.

Des miracles se produisirent sur sa tombe. En 1027, eut lieu une translation de ses reliques, cérémonie qui équivalait déjà à une béatification.

Pietro Urseolo fut canonisé en 1731. Des reliques de lui furent remises à Venise dès 1732. Celles qui restèrent à Cuxa furent transférées à Prades au moment de la Révolution.

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 00:00

Valerius en Limousin

537-620

 

Valerius (Valery, Vaury, Vaulry) était originaire de la province de Reims, né vers 537 de parents nobles et chrétiens.

En 565, il se rendit à Limoges pour vénérer les reliques de saint Martial (v. 30 juin).

La région lui plut ; il s’installa dans les environs, et vécut en ermite dans une petite cellule qu’il se construisit, dont il ne s’éloignait que très rarement, mais où on venait le trouver pour recourir à ses prières, qui obtinrent sans doute des miracles. Il eut aussi des disciples.

Il mourut, dit-on, à un âge avancé, octogénaire.

L’endroit de son ermitage a donné naissance à la localité de Saint-Vaury (Creuse).

Saint Valerius (Vaury) est commémoré le 10 janvier au Martyrologe Romain.

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 00:00

Fillan 

† 725

 

Fillan était le fils de Feriach et Kentigerna (v. 7 janvier), et petit-fils de Cellach Cualann, roi de Leinster.

Son nom est orthographié diversement : Filan, Phillan, Fáelán en vieil irlandais, Faolan en gaélique moderne.

Fillan pouvait être ébloui par son origine royale et les immenses propriétés de son héritage. Mais il préféra la vie consacrée à Dieu.

Il entra au monastère de Saint Fintan Munnu puis, en 717, quitta l’Irlande pour mener une vie érémitique en Ecosse. Il était accompagné de Kentigerna et de son oncle, Comgan (v. 13 octobre) et de ses enfants. Ils s’établirent à Loch Duich.

Par la suite, Fillan partit plus au sud et semble avoir été moine à Taghmon, puis à Pittenweem (Fife), où il devint abbé, charge qu’il exerça très saintement avant de s’en démettre quelques années plus tard.

Il se retira à Glen Dochart, puis Strathfillan (Tyndrum).

On dit qu’il avait au-dessus de son bras gauche un globe lumineux qui l’éclairait la nuit quand il voulait lire l’Ecriture et écrire ses commentaires. La tradition rapporte aussi que Fillan était un thaumaturge et guérissait les malades.

Autre merveille : tandis qu’il était un jour en train de labourer, un loup vint tuer le bœuf de Fillan. Celui-ci prononça un «sort» et le loup fut obligé de prendre la place du bœuf. On aurait inventé cette histoire pour rapprocher le nom de Fillan de son étymologie probable, le mot gaélique faol signifiant loup.

Fillan mourut le 9 janvier d’une année incertaine, qui pourrait se situer dans le premier tiers du 8e siècle.

Le roi Robert le Bruce attribua à Fillan sa victoire à Bannockburn (1314), car il en avait avec lui une insigne relique (un bras).

Jusqu’à une période récente, on plongeait des malades mentaux dans l’étang de saint Fillan, avec une corde qui les reliait aux fonts baptismaux ou à un banc de la chapelle (qui est en ruines) : si la corde était défaite au matin, le malade était guéri. 

Suivant les sources, la fête de s. Fillan est diversement commémorée : 20 juin, 19 janvier, 9 janvier, cette dernière date étant celle du Martyrologe Romain.

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