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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 00:00

Rigobert de Reims

† 733

 

Il était le fils de Constantin, châtelain de Ribemont, et de Francigène de Portian, et naquit à Ribemont.

Il entra à l’abbaye d’Orbais, qui avait été fondée en 680 par son cousin Rieul, archevêque de Reims, et en devint l’abbé.

En 696, Rigobert fut nommé archevêque de Reims.

Comme tel, il sacra les rois Dagobert III et Chilpéric II.

Pépin de Herstal, père de Charles Martel, demanda à Rigobert d’en être la parrain. Mais quand Charles Martel gouverna personnellement, Rigobert ne voulut pas se mêler de la querelle entre Charles et Ragenfrid de Neustrie, aussi Charles Martel le chassa du diocèse et l’exila en Gascogne (717).

En son absence, Charles remit le temporel (les revenus) du diocèse à l’évêque de Trèves, Milon. Mais quand il voulut rappeler Rigobert, celui-ci refusa de résider à Reims. Il habita dans sa propriété de Gernicourt, proche de Reims : il pouvait officier dans la cathédrale de Reims, mais vivait retiré dans la prière et une quasi solitude, respecté et aimé de son peuple.

Rigobert (qu’on appelle aussi Robert) mourut le 4 janvier 733. Au siècle suivant, son corps fut ramené à Saint-Thierry de Reims.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Rigobert au 4 janvier.

L’abbaye d’Orbais fut la proie des Normands, des Anglais, des Réformés. Au 17e siècle, l’église s’écroulait. Actuellement, il reste le chœur.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 00:00

Luciano de Lentini

† 7e siècle

 

L’histoire du diocèse de Lentini (Sicile) est peu documentée. Le premier évêque dont on ait une trace historique documentée est Lucido, dont parle le pape Grégoire le Grand (v. 12 mars).

Son successeur aurait été Luciano, lequel aurait pris part au concile de Rome en 649.

Saint Luciano a été récemment introduit dans le Martyrologe Romain.

Son dies natalis est commémoré au 3 janvier.

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 00:05

Bladulfo

† 630

 

Bladulphus - devenu en italien Bladulfo ou parfois Blidulfo, d’où en français Blidulphe et Blidou - fut moine à Bobbio (Plaisance, Emilie, Italie N), monastère fondé par saint Colomban (v. 23 novembre), l’abbé étant à ce moment-là un certain Attala.

Or le roi des Lombards, Ariovaldo, soutenait l’arianisme. Un jour que Bladulfo le croisait, il lui refusa le salut, ce dont s’offusqua le Prince. Mais le saint moine répondit respectueusement que, si le roi voulait bien professer la foi catholique authentique, il le saluerait volontiers. Bladulfo aurait pu être moins provocateur, mais il eut une intuition intérieure de ce que son audace allait provoquer.

Ariovaldo ordonna de le fouetter à mort ; mais les bourreaux, croyant avoir achevé leur besogne, laissèrent là Bladulfo et s’en allèrent. Bladulphe cependant n’avait pas expiré ; Dieu lui donna la force de se relever, de se faire soigner, et il conta même qu’il n’avait jamais goûté un sommeil aussi doux. Evidemment, la population acclama le prodige ; la chose étant arrivée aux oreilles du roi, celui-ci s’en émut, fit porter à Bladulphe ses excuses et, s’il ne passa pas officiellement à l’orthodoxie, cessa au moins de molester les moines.

Bladulfo mourut le 2 janvier 630 et fut tout de suite honoré comme saint.

Son nom est inscrit au 2 janvier dans le Martyrologe Romain.

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 00:03

Giovanni le Bon

† 660

 

Giovanni (Jean) était natif de Camogli (Gênes, Ligurie, Italie NO), dans une famille originaire de la vallée de Recco.

Tel un petit Samuel (cf. 1S 1:28), il fut confié tout petit à des maîtres de Milan pour ses études, et fut incardiné dans le diocèse de cette ville.

Milan avait pendant longtemps été privée de son archevêque par les Lombards. Après près d’un siècle,  ceux-ci autorisèrent l’intronisation d’un nouvel archevêque. En 641, Giovanni fut le premier à pouvoir reprendre ce siège : ses qualités, son intelligence, l’avaient fait acclamer par tout le clergé et toute la population.

On admira partout son humilité et sa générosité. Il était tellement humble, dit son biographe, qu’on avait du mal à reconnaître qu’il était l’évêque.

En 649, il alla à Rome pour participer à un synode au Latran.

Il mourut un 2 janvier vers 660.

En 1951, le bienheureux Ildefonso Schuster (v. 30 août) procéda à un examen de ses reliques : on s’aperçut que Giovanni pouvait mesurer presque deux mètres.

Saint Giovanni le Bon est mentionné au 2 janvier dans le Martyrologe Romain.

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 00:00

Viance

† 672

 

Vincentianus - qui est devenu Viance - vécut au 7e siècle.

Il serait né en Anjou puis, devenu orphelin, fut confié par l’évêque de Cahors au duc d’Aquitaine.

Il passa au service de ce seigneur et en devint le palefrenier.

Pieux garçon, il avait les manières franches et directes : quand le fils du Duc voulut violenter une femme du village d’Avolca Curtis, il lui cassa le bras, amenant ainsi l’homme à une sérieuse repentance.

Le Duc voulut marier Viance, qui refusa catégoriquement, ; le Duc en fut tellement contrarié, qu’il maltraita sérieusement son domoestique, qui cependant s’échappa et vint se réfugier dans un désert du Limousin, où il mena désormais la vie érémitique. 

Il mourut le 2 janvier 672.

Le fils du Duc voulut, en reconnaissance pour le geste de Viance qui l’avait ramené dans le droit chemin, faire inhumer Viance précisément au lieu de sa conversion, à Avolca Curtis, qui devint désormais Saint-Viance. La Révolution prétendit rebaptiser la commune Avolque-Courte, qui redevint Saint-Viance (Corrèze).

Viance avait déjà eu le don des miracles ; il y en eut aussi après sa mort. Par exemple, lors du transfert de son corps, un des deux bœufs qui tiraient le charriot fut dévoré par un ours, lequel se laissa apprivoiser et remplaça le bœuf manquant.

Une magnifique châsse fut fabriquée pour abriter les reliques de saint Viance ; elle est en émail de Limoges et classée monument historique ; volée, retrouvée, restaurée, elle se trouve dans l’église paroissiale, elle aussi classée.

Même si certains détails de la Vie de saint Viance sont contestables ou contestés, saint Viance est resté en honneur et a sa place dans le Martyrologe Romain au 2 janvier.

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 00:00

Munchin de Limerick

† 7e siècle

 

Munchin (en irlandais : Mainchín mac Setnai) naquit en Irlande, fils de Setna, de la famille des Dál gCais, ancêtres des rois de Munster.

Après avoir servi dans l’armée, il devint moine et fonda l’Eglise de Luimneach (act. Limerick), dont il aurait été nommé évêque.

Il serait mort un 29 décembre, jour où on l’honore à Limerick et Bruree, mais le Martyrologe Romain le commémore le 2 janvier, peut-être par confusion avec un autre saint, Manchán de Min Droichit, qui pourrait être mentionné à ce jour, mais n’est pas retenu dans le Martyrologe.

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 00:00

Frodobert de Montier-la-Celle

595-673

 

Frodobert (qu’on a aussi abrégé en Frobert), naquit vers 595 à Troyes.

Il reçut sa formation à l’école épiscopale de Ragnegisile, l’évêque qui lui conféra la cléricature. Le même évêque l’envoya ensuite à l’abbaye de Luxeuil afin de parfaire son éducation religieuse. Il se fit admirablement remarquer pendant plusieurs années.

Revenu à Troyes pour une simple visite, il aurait souhaité retourner à Luxeuil, mais son évêque l’en empêcha. Souhaitant alors se soustraire au monde, il obtint du roi Clovis II une terre dans les marais, à la périphérie sud-ouest de Troyes.

Cette terre de l’ïle Germaine était à défricher. Frodobert se mit au travail, assécha les marais et édifia un bâtiment monastique ainsi qu’un oratoire, qu’il dédia à saint Pierre. Ainsi naquit l’abbaye de Montier-la-Celle.

Frodobert s’y installa avec quelques frères. Il fut élu abbé.

La règle de vie s’inspirait à la fois de saint Colomban et de saint Benoît (v. 23 novembre et 11 juillet).

L’ascétisme extrême dont fit preuve Frodobert correspond en tous points aux principes irlandais.

Clovis II dota le monastère d’abord de ses biens personnels, puis aussi un propriétaire local, Chelembert. Bientôt, l’abbaye fut en possession de bâtiments d’exploitation, de champs, pâturages, prés, bois, vignes, rivières, pêcheries, moulins à eau, bétail, ainsi que de toute une servitude qui aidait les moines à exploiter leurs terres. Les moines augmentaient leurs biens temporels et pourvoyaient ainsi à leur subsistance par le travail de la terre.

Les rois mérovingiens apportèrent des donations ; Clotaire III et sa mère, Bathilde, confirmèrent ces donations en 657. L’abbaye deviendra une des plus florissantes maisons religieuses de France. Actuellement il n’en reste que… le pigeonnier et quelques pierres.

Saint Frodobert est mentionné au 1er janvier dans le Martyrologe.

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 00:00

Clair de Vienne

† 660

 

Il naquit dans une localité qui s’appelle maintenant St-Clair-sur-Gallaure (Isère).

Il fut moine à Saint-Ferréol-Trente-Pas, une des abbayes proches de Vienne (Dauphiné), qui comptait plusieurs centaines de moines déjà.

L’archevêque de Vienne l’appela pour être abbé à Saint-Marcel, un monastère beaucoup plus modeste ; puis il lui confia aussi celui des veuves de Sainte-Blandine.

Clair eut le don de la prophétie et des miracles.

On dit qu’il est le saint Patron des boisseliers et des tailleurs, mais on ne nous dit pas pourquoi : ce sera sans doute par référence à son habileté.

Il mourut le 1er janvier, vers 660.

Son culte fut reconnu en 1903.

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 00:00

Fulgentius de Ruspe

468-533

 

Claudius Gordianus Fulgentius, communément connu comme Fulgence, naquit en 468 à Thélepte (Kasserine, Byzacène, act. Tunisie), de parents qui avaient été chassé de leur maison de Carthage, lors de l’invasion des Vandales. Sa mère s’appelait Marianna ou Maria Anna.

A la mort de son père, lui et son jeune frère furent élevés dans une vive foi chrétienne. Il apprit le grec et le latin.

Devenu receveur général des impôts en Byzacène, il continuait d’approfondir ses connaissances bibliques et, lisant le commentaire de s. Augustin (v. 28 août), sur le psaume 36, il conçut le désir d’embrasser la vie monastique. Le psaume dit : Ne sois pas jaloux de ceux qui font le mal, ni de ceux qui commettent l’injustice. En effet, comme l’herbe sèche ils se faneront, et comme l’herbe verte ils faibliront… Les méchants seront déracinés… 

Venu consulter l’évêque Faustus, ce dernier commença par mettre à l’épreuve ce jeune fonctionnaire, en le rabrouant : Va donc vivre d’abord d’une façon un peu moins délicate ! Sur l’humble réponse de Fulgence, l’évêque l’admit dans son monastère.

Maman Maria Anna cependant, vint réclamer son fils, avec les arguments habituels des mamans : tu me laisses seule, je suis fatiguée, vieille, sans soutien, etc. Mais Fulgence connaissait sa mère ; pour couper court à toute discussion et à la tentation, il ne se montra pas même à sa chère mère. Elle dut repartir et apprendre à vivre en communion avec son fils, dans la foi et l’espérance vraiment chrétiennes.

Fulgence se donna à la pratique de toutes les vertus, mais aussi de toutes les mortifications, au point de compromettre sa santé. Quand il se fut remis, il céda à sa mère, pour son petit frère, tout son héritage.

Les persécutions obligèrent Fulgence à se réfugier dans un autre monastère, dont l’abbé Felix lui confia le soin du spirituel, puis à Sicca Veneria (auj. Le Kef), où un prêtre arien leur infligea d’affreux tourments, puis à Ididi. Finalement, Fulgence chercha à rejoindre les solitaires d’Egypte, mais il renonça à son idée en apprenant que la région était à ce moment infestée de schismatiques, il s’embarqua alors pour Rome.

Dans la Ville éternelle, il eut cette réflexion : Si la Rome terrestre est si belle, que doit être la céleste Jérusalem ?

De retour en Afrique, un certain Silvestre lui offrit un terrain suffisant pour construire un beau monastère, et Fulgence devait en être l’abbé ; il y renonça pour s’isoler dans la prière et l’étude : Faustus l’obligea à rester à sa place, et lui conféra le sacerdoce.

Tandis que le roi Thrasimond empêchait la nomination d’évêques «orthodoxes», l’Eglise cherchait à confier secrètement les diocèses à des évêques sûrs ; Fulgence fut préconisé pour Ruspe ; d’abord il se cacha pour échapper à cette nomination, mais les fidèles eux-mêmes insistèrent pour l’avoir auprès d’eux ; il fut sacré en 508.

Il continua de vivre en toute simplicité. Il priait de longues heures durant la nuit. Désireux d’avoir une bonne compagnie, il pensait construire un nouveau monastère, mais le roi exila en Sardaigne tous les évêques «orthodoxes».

Durant cet exil, Fulgence habita à Cagliari et soutint de toutes ses forces les autres évêques, plus âgés que lui. Il avait une telle influence que le roi Thrasimond l’appela et chercha honnêtement un compromis avec lui mais, sous la pression des ariens, le renvoya en Sardaigne (520).

A Cagliari, il aménagea un monastère et écrivit divers ouvrages, souvent perdus. Lorsqu’enfin le nouveau roi, Hildéric, rendit la liberté à l’Eglise (523), Fulgence reprit sa place à Ruspe, et se dédia entièrement à la réforme du clergé et à la prédication.

En 532, pressentant sa mort, il se retira sur une des petites îles de Circina (auj. Kerkennah, au large de Sfax), pour prier et pleurer sa pauvre vie avant de se présenter devant Dieu ; peut-être se trouvait là aussi un monastère, Erramadia. Rappelé par ses diocésains, Fulgence reçut dans sa maison son clergé, demanda pardon du «scandale» qu’il avait donné, et mourut le 1er janvier 533.

La ville de Cagliari l’a pris comme Patron.

Saint Fulgence de Ruspe est inscrit au 1er janvier dans le Martyrologe.

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 00:00

Oyand de Condat

450-510

 

Oyand ou Oyend est le nom français qui traduit le latin Eugendus.

Eugendus naquit vers 450 à Izernore (Ain) et fut confié à l’âge de sept ans à l’ermitage de Condat, sous la conduite des deux frères et fondateurs, s. Romain et s. Lupicin (v. 28 février et 21 mars).

Oyand fut dirigé par s. Viventiole (v. 12 juillet).

L’enfant grandit dans une continuelle ascension vers la perfection. Il ne prenait qu’un repas, après le coucher du soleil, ne portait qu’une tunique grossière été comme hiver, avec de simples sandales aux pieds. Il se montrait toujours joyeux et plein de douceur.

Dans son humilité extrême, il refusa toujours d’être ordonné prêtre. Il fut coadjuteur de l’abbé, à la mort duquel on l’obligea à en accepter la succession.

Sa prière était ininterrompue. Parfois un simple mot de piété le faisait ravir en extase, même au réfectoire. Il eut le pouvoir de chasser les démons : même une simple formule signée de sa main suffisait pour délivrer les possédés.

Avec douce fermeté, il maintint une rigoureuse discipline dans le monastère, donnant l’exemple de l’humilité, du renoncement, de l’observance de la règle, de la charité pour les malades, de l’aimable douceur pour recevoir les hôtes.

Certains moines osèrent l’accuser d’incapacité. Oyand laissa dire, s’en remettant au jugement de Dieu.

Un incendie ravagea le site, obligeant les ermites à se réfugier au proche monastère de Lauconne ; Oyand en profita pour reconstruire un véritable monastère. Quand il reçut des reliques des saints Apôtres Pierre, Paul et André, il construisit une belle église en leur honneur. 

Malade, il ne relâcha rien de ses habitudes, de ses mortifications, de sa présence au chœur. Après six mois de maladie, il se fit administrer l’Onction des malades : il «reprocha» gentiment aux moines de prolonger sa vie par leurs prières et mourut le 1er janvier 510.

L’abbaye de Condat prit le nom de saint Oyend, plus tard celui de saint Claude (v. 6 juin) : c’est l’origine de la ville de Saint-Claude. 

Saint Oyand est inscrit au 1er janvier dans le Martyrologe.

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