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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 00:03

Richard d’Adwerth

† 1266

 

Richard était d’origine anglaise.

Venu étudier à Paris, il se diplôma en sciences et en lettres.

Une recluse inconnue lui aurait prédit qu’il irait en Frise et que son étoile y brillerait.

Il vint effectivement en Frise, mais pour entrer au monastère cistercien d’Adwerth (Groningue, Hollande).

Il y enseigna, mais surtout il affectionna tant la prière liturgique, qu’il la répétait ensuite pendant son travail de la journée.

Richard mourut, apparemment le 21 décembre 1266, mais son Ordre a inscrit son dies natalis au 30 décembre.

Un siècle plus tard, l’abbé tenta de le faire canoniser, mais y renonça devant les frais occasionnés par une telle procédure.

Le bienheureux Richard n’est donc pas mentionné au Martyrologe.

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 00:02

Lorenzo Ravì de Frazzanò

1120-1162

 

Lorenzo naquit le 22 octobre 1120 à Frazzanò (Messine, Sicile) de Cosmano et Costanza. Or l’année de sa naissance, l’enfant fut orphelin de sa mère d’abord puis de son père. C’est la voisine, Lucia, qui l’éleva.

Dès son plus jeune âge, Lorenzo se sentit poussé à pratiquer des pénitences dures ; il se flagellait jusqu’au sang. Mais l’étonnant est qu’au matin, sa chemise était toujours immaculée.

A six ans, Laurent lui demanda de pouvoir étudier en allant au monastère basilien de Troina : il y reçut l’instruction nécessaire tant désirée, mais aussi l’habit et successivement les ordres : à vingt ans, il était prêtre.

Il aimait la solitude et son esprit de pénitence le rendait déjà célèbre ; vers 1145, il alla passer six années dans une grotte avec deux autres moines qui voulaient partager sa solitude ; il y reçut la visite de saint Nicolò Politi (v. 17 août), de saint Luca de Calabre. S’il y subit de terribles assauts de la part du Démon, il reçut aussi  de nombreuses consolations divines.

Divinement inspiré, il revint vers 1150 au monastère de Troina, et partit pour celui d’Agira, où les cloches se mirent à sonner tant qu’il n’eut pas donné le baiser de paix à chacun des moines.

On vint voir Lorenzo, lui demander conseil, des prières. En 1152, des ermites vivant dans les Apennins vinrent le prier de venir célébrer Pâques chez eux et il les accompagna.

En 1155, il vint au monastère de Fragalà, pour trois ans. Il y fit construire une petite église, où il prêcha infatigablement aux foules avides d’entendre la parole du prêtre.

A partir de 1158, il partit prêcher dans les Pouilles et en Calabre ; à Reggio Calabria, où sévissait une épidémie de peste, il guérit les malades de corps et d’esprit ; il y eut beaucoup de conversions. Lorenzo y fit reconstruire trois églises en ruines et à son départ, l’archevêque et le duc étaient là pour le remercier.

En 1162, il revint définitivement à Frazzanò. Dans une vision, il sut l’approche de sa mort et les signes grandioses qui allaient l’accompagner. Il eut tout juste le temps de construire l’église dédiée à Tous les Saints pour honorer la Sainte Trinité, et c’est dans cette église qu’advinrent les plus grands miracles où Dieu glorifia son Serviteur fidèle.

Au soir du 30 décembre 1162, Lorenzo rendit à Dieu son esprit. Son corps exhala un parfum suave.

Le culte de Lorenzo Ravì fut immédiat et a traversé les siècles, tant de la part de l’Eglise orthodoxe que de la catholique. Il n’y a pas eu de canonisation proprement dite, mais le Martyrologe mentionne à présent Laurent au 30 décembre.

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 00:00

Ruggiero de Canne

1060-1129

 

C’est un personnage à la famille et à la vie inconnues.

Son prénom a suggéré à certains qu’il pouvait être d’origine normande, sans autre preuve.

Il dut naître vers 1060 dans la petite ville italienne de Canne, qui s’appelle aujourd’hui Canne della Battaglia et se trouve maintenant enclavée dans la banlieue de Barletta (Pouilles, Italie SE).

Il devint évêque de sa ville natale.

Les fréquentes rébellions des barons normands contre Robert Guiscard engendrèrent des guerres et Canne fut rasée par Guiscard en 1083.

Il est dit de Ruggiero qu’il se préoccupa charitablement de la population, allant chercher dans la campagne, et parfois pieds nus, de la nourriture.

Les papes eurent aussi recours à ses conseils., signe de sa culture, de sa vertu.

Ruggiero mourut le 30 décembre 1129, et ce jour-là le Martyrologe mentionne saint Ruggiero.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 00:00

 

William Howard

1614-1680

 

William était né le 30 novembre 1614 à Strand (Londres, Angleterre).

Petit-fils de Philipp Howard (v. 19 octobre), fils de Thomas Howard et oncle du cardinal Thomas Philipp Howard, il grandit dans le Catholicisme.

Lors du sacre de Charles Ier en 1626, il fut fait chevalier de Bath et, en 1637, épousa Mary Stafford, devenant ainsi vicomte Stafford en 1640.

En 1642, on le trouve aux Pays-Bas, au service de la famille royale, et de ses parents. Il fut aussi chargé de missions en Flandre et en Suisse par l’empereur Ferdinand.

Après la mort de son père en 1646, des querelles d’héritage divisèrent la famille et causèrent beaucoup d’ennuis à William, pendant plusieurs années. Dans l’impossibilité d’entrer dans les détails, on sait qu’il fut même arrêté dans le cadre de ces affaires pénibles, à Heidelberg en 1653, à Utrecht en 1656. Les procès durèrent jusqu’en 1660, lorsqu’à la Restauration il put récupérer ses droits et vivre en paix avec sa grande famille.

C’est en 1675 que son neveu Thomas Philipp fut créé cardinal.

En 1678, les partisans du complot de Oates mirent William sur leur liste de lords catholiques proscrits. Il fut arrêté et jeté à la Tower de Londres le 25 octobre, où il resta plus d’une année.

Dans la prison, il eut pour compagnon le père bénédictin James Maurus Corke, qui écrivit que ce vieillard était toujours prêt à rendre service, très charitable, très pieux, habitué à la sobriété, incapable de proférer une parole méchante, amant de la justice.

Le procès dura une semaine et s’acheva par la condamnation à mort votée par cinquante-cinq voix pour et trente-et-une contre ; on a dit que parmi les voix pour se trouvaient tous les parents de William.

William Howard mourut en martyr à Londres, le 29 décembre 1680.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 00:00

Gerardo Cagnoli

1267-1342

 

Gerardo vit le jour vers 1267 à Valenza Po (Lombardie, Italie N), d’une famille chrétienne et aisée.

Il fut orphelin de père à dix ans, et dut ensuite s’occuper assidûment de sa chère maman, frappée d’une grave tuberculose pulmonaire qui l’immobilisait totalement. 

Sans se décourager, Gerardo s’occupa responsablement de la maison, de sa mère, et commença une vie d’ermite chez lui, dans la prière, l’abnégation, le silence avec Dieu.

La maladie de la maman la tortura pendant treize années, au terme de laquelle elle rendit son dernier soupir dans les bras de son garçon bien-aimé.

Ce qu’il possédait, il le donna aux pauvres et entreprit un long pèlerinage à travers l’Italie, jusqu’aux rivages de la Sicile.

Il fut d’abord à Rome quelques années, puis rejoignit Naples et atteignit la Sicile. Ce fut d’abord près de Trapani (pendant quatre ans), puis de Catane.

Il y eut ensuite comme une fracture dans la vie de Gerardo. Il entendit parler de la sainte vie de Louis d’Anjou (v. 19 août) et, pour en imiter les saintes vertus, songea qu’il n’avait rien de mieux à faire que d’entrer dans un couvent franciscain. Il se présenta à Randazzo. Après la vie solitaire, cette vie de communauté, dans l’obéissance à un supérieur, devait coûter beaucoup à Gerardo, qui cependant voulait vraiment acquérir le sainteté. S’il en souffrit, il ne le laissa pas transparaître. Il était heureux.

Comme tout les nouveaux profès, il eut la charge de l’accueil et de la quête dans les rues, et se trouva ainsi en continuel contact avec les gens. Mais il pouvait jouir quotidiennement de l’Eucharistie, devant laquelle il restait des heures en méditation, la nuit. Son amour pour Jésus-Christ allait en même temps pour la Mère de Jésus, qui le favorisa d’apparitions, et bien sûr pour Louis d’Anjou.

Dieu lui donna en retour le don des miracles. C’est à Randazzo, alors qu’il n’était que novice, qu’il accomplit son premier geste miraculeux : «victime» d’une extase dans l’église, il en avait oublié de préparer le repas de la communauté ; le père gardien vint doucement le rappeler à la réalité et Gerardo courut à la cuisine… où le repas avait été préparé par «quelqu’un» : son ange gardien.

Puis on l’envoya au couvent de Palermo, où il resta pendant trente-cinq ans ; là encore, il excella à se faire petit, à servir les autres, à rechercher les plus vieux habits ; tout cela sans renoncer aux habituelles mortifications qu’il connaissait déjà dans son ermitage : cilice, jeûnes, abstinence rigoureuse de viande.

Les miracles se multiplièrent : Gerardo eut un charisme particulier pour guérir des maladies de toutes sortes, des fièvres malignes, des blessures, des maux incurables… 

Gerardo mourut le 29 décermbre 1342. Bien entendu, les miracles continuèrent de plus belle. On «béatifia» le bon Frère par la voix populaire, suivie de l’autorité ecclésiastique qui en confirma le culte en 1908.

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 16:13

Sept Fondateurs des Servites de Marie

 

On trouvera une petite notice sur chacun de ces sept Fondateurs : 

  • Alessio Falconieri 
  • Bartolomeo Amidei (Amadio)
  • Benedetto dell’Antella (Manetto)
  • Bonfiglio Monaldi
  • Gerardino Sostegni (Sostegno)
  • Giovanni Manetti (Bonagiunta)
  • Ricovere Uguccioni (Uguccio)

 

Même les sources italiennes apportent quelques petites différences dans les noms et prénoms. Il semble par exemple qu’on doive préférer le florentin Bonfiglio (ou même Bonfilio ?) à l’italien Buonfiglio. 

Ces pieux marchands de Florence s’étaient liés dans une Compagnie Florentine en l’honneur de la Vierge Marie, et s’exerçaient à vivre dans une profonde entr’aide, pauvrement, ne cherchant à gagner que le strict nécessaire à leur subsistance.

A la suite d’une apparition de la Vierge Marie - on ne dit pas si ce fut à un seul d’entre eux, ou à tous en même temps - ils décidèrent tous les sept d'abandonner leurs activités commerciales, de se retirer dans la solitude pour vivre l'idéal évangélique, dans une vie commune faite de prière, de pénitence, de contemplation, et de service envers le prochain.

A partir de 1233, il habitèrent ensemble à Villa Camarzia, en périphérie de Florence. Ils voulurent se consacrer à la Reine du ciel, la glorieuse Vierge Marie, pour que, comme médiatrice et avocate, elle leur conciliât son Fils, les Lui recommandât et, comblant de sa riche charité ce qui leur manquait à cause de leurs imperfections, leur obtînt miséricorde et abondance de mérites.

Il s'établirent dès 1234 sur le Mont Senario, où l’évêque leur avait légué un terrain. Ils y construisirent leurs petites cabanes, et une église dédiée à la Très Sainte Vierge.

Le vendredi saint 1240, la Sainte Vierge leur apparut de nouveau, pour leur indiquer quel habit porter. C'est depuis ce moment-là qu'ils portèrent un habit noir, et qu'ils s'appelèrent Esclaves de Marie (Ordre des Servites de Marie, OSM), avec la règle de saint Augustin.

Leur bonté et leur sainteté leur attira la bienveillance de toute la population. On les aida à échapper aux mille soucis administratifs ou même religieux des premières années. Ils construisirent la basilique “Sainte Marie des Esclaves”, appelée aussi Sainte Marie de Cafaggio, devenue plus tard basilique de la Très Sainte Annonciation, grâce à la générosité d'un parent d'Alessio, Chirarissimo Falconieri.

L’Ordre faillit être supprimé à la fin du XIIIe siècle, suite à des dispositions conciliaires, qui cependant ne furent pas appliquées pour cet Ordre.

Leur règle fut confirmée dès 1304.

Ils furent ensevelis dans un même tombeau, unis dans la mort après avoir été si unis dans l'amour fraternel qui les liait en un seul coeur et une seule âme (cf. Ac 4:32).

Ils furent béatifiés : Alessio d’abord en 1717, les autres en 1725, et tous canonisés en 1888.

Leur fête liturgique a été établie au dies natalis de saint Alessio Falconieri (17 février).

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 00:10

Gaspare del Bufalo

1786-1837

 

Gaspare naquit à Rome le jour de l’Epiphanie, 6 janvier 1786, ce qui fit qu’il reçut le nom traditionnel d’un des trois Rois Mages (soulignons gentiment ici que Gaspard n’est certainement pas un nom oriental ; les Mages se seraient en fait appelés Theokeno, Mensor et Saïr)

Le père de Gaspare, Antonio, était cuisinier au palais Altieri. Sa mère, Annunziata Quartieroni, lui transmit sa dévotion pour saint François Xavier (voir au 3 décembre).

La famille descendait de la noblesse, mais s’était réduite à une condition très modeste.

Le jeune garçon fréquenta le Collegio Romano, reçut la soutane en 1798 et fut ordonné prêtre en 1808 et fonda très vite un patronage à Santa Maria in Pincis et un autre à l’actuel Foro Romano.

Quand, en 1809, on lui demanda de prêter serment à l’empereur Napoléon, qui déporta de façon si autoritaire et abusive le pape Pie VII, il répondit laconiquement : Non debbo, non posso, non voglio (je ne dois, je ne puis, je ne veux pas), reprenant le mot fameux Non possumus des apôtres Pierre et Jean, cf. Ac 4:20 ). Il fut exilé, et même emprisonné, dans le nord de l’Italie, jusqu’au retour du pape en 1814. 

Il se consacra alors à l’évangélisation des petites gens dans tout le centre de l’Italie. Sur l’invitation du pape, il alla là où aucun prêtre ne serait allé, devenant très connu pour son éloquence, sa foi, son amour des pauvres, et même sa compassion pour les brigands : il leur communiquait sa foi en la miséricorde de Dieu par le Sang rédempteur de Jésus-Christ qui était mort pour tous. Un contemporain romain, saint Vincenzo Maria Strambi (voir au 1er janvier) disait de ses homélies qu’elles étaient comme un tremblement de terre spirituel.

Il fonda ainsi les Missionnaires du Précieux Sang, et fut aussi l’inspirateur de la fondation, par Maria De Mattias (voir au 20 août), des Sœurs Adoratrices du Sang du Christ.

Malgré la maladie, le père del Bufalo revint à Rome en 1837 pour une ultime mission. Il fut assisté aux derniers moments par un autre saint prêtre romain, Vincenzo Pallotti (voir au 22 janvier) et mourut le 28 décembre 1837.

Il fut béatifié en 1904 et canonisé en 1954.

On en a fait le patron des marchands de soie, mais sans expliquer pourquoi. On l’a appelé Ange de la Paix, Tremblement de terre spirituel, Victime de la Charité.

Actuellement, les Missionnaires du Précieux Sang sont aussi présents en Inde et en Tanzanie.

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 00:00

Mattia Nazzarei

1253-1320

 

Mattia serait née vers 1253 à Matelica (Marches, Italie CE), fille unique du comte Gualtiero et de Sibilia Nazzarei (ou Nazzareni).

A dix-huit ans, renonçant à toutes les propositions d’héritage et de mariage, elle alla se présenter à l’abbesse des Clarisses, qui lui suggéra d’attendre un peu, que son père acceptât ce changement d’orientation.

Mattia pénétra dans l’église des Clarisses, se tailla les cheveux et s’enfila une vieille bure pour se consacrer totalement à Dieu. Son père, qui venait la chercher et la vit dans cet état, n’osa plus la contrarier. Difficile, devant une telle résolution, de refuser à la jeune fille d’entrer dans le monastère.

En 1271, par-devant notaire, elle renonça à tout son héritage familial, le partageant entre le monastère et les pauvres.

En 1279, elle y fut élue abbesse, et le resta quarante ans.

Elle était si sensible aux événements douloureux des autres, qu’on l’appela mère de la charité.

Mattia mourut en 1320, le 28 décembre, comme elle l’avait anoncé,. A sa mort, tout le couvent fut envahi d’un céleste parfum et enveloppé d’une grande lumière. Tous les habitants de l’endroit purent le constater.

Depuis 1758, un liquide mystérieux et parfumé s’est dégagé de son corps à chaque fois qu’on procéda à une reconnaissance de ses reliques.

On aurait rouvert le procès de canonisation en 1893.

Le Martyrologe la mentionne au 28 décembre.

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 00:02

Walto de Wessobrunn

1090-1156

 

Walto (ou Balto, ou Waltho) était né vers 1090, peut-être de famille noble.

Entré au monastère bénédictin de Wessobrunn (Bavière, Allemagne), il en devint le treizième abbé.

Sa bonté valut à son monastère bien des amitiés.

Il aimait la culture et encouragea une recluse, Diemut, à recopier jusqu’à une quarantaine d’ouvrages.

Il mourut le 27 décembre 1156.

En 1200, on commença à fêter son anniversaire, au 27 décembre. Ce jour-là, on servait aux moines un bon verre de vin, en souvenir d’un miracle qui avait eu lieu un Jeudi saint : l’eau s’était changée en vin, par la prière (ou l’intercession) de Walto.

Des miracles illustrèrent sa tombe.

Walto n’est pas inséré dans le Martyrologe.

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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 00:02

 

Michaël Nakashima Saburōemon

1583-1628

 

Michaël Nakashima Saburōemon était né vers 1583 à Machiai (Kumamoto, Japon), de parents non chrétiens.

Il fut baptisé à onze ans et, encore adolescent, fit le vœu de chasteté.

Quand le Christianisme fut déclaré hors la loi, Michaël invita celui qui l’avait baptisé, le père Baeza, à venir habiter chez lui ; il y resta jusqu’à son arrestation et sa mort en 1626. Michaël hébergea alors un autre prêtre chez lui, sachant bien quels risques il prenait, mais il était trop heureux d’assister à la Messe chaque jour.

C’est en considération de ce courage fidèle qu’il fut admis dans la Société de Jésus, comme Frère, en 1627.

Il fut arrêté en août de cette même année et resta en prison pendant toute une année.

En septembre 1628, les autorités demandèrent à la population de pourvoir au bois qui aurait servi au martyre des missionnaires. Le Frère Michaël refusa.

Il fut immédiatement dénoncé et arrêté ; sa maison fut confisquée ; il fut durement battu et jeté en prison. Les jours suivants, on le battit plusieurs fois encore, pour le faire apostasier ; il déclara aux bourreaux : Vous pouvez me mettre en morceaux, faire sortir mon âme de mon corps, mais nous n’arriverez pas à faire sortir de ma bouche le moindre mot contre ma foi.

Les bourreaux lui infligèrent la torture de l’eau, en le forçant à ingurgiter d’énormes quantités d’eau au moyen d’entonnoirs enfilés dans les narines. Puis ils sautaient sur son ventre, pour faire ressortir l’eau absorbée. Il résista à l’apostasie ; à un ami qui vint le voir, il dit que, si la douleur devenait insupportable, il invoquait la Sainte Vierge, et la douleur cessait immédiatement.

Le 24 décembre, on procéda à une nouvelle torture de l’eau. Puis on l’emmena à Shimabara, au Mont Unzen, là où jaillissent des eaux sulfureuses ; ces eaux ont la propriété de détruire les chairs en un instant ; les bourreaux le firent d’abord entrer dans une poche d’eau peu profonde, pendant quelques instants, puis dans une poche plus profonde, où les chairs se détachèrent des pieds. Puis on le poussa dans un endroit plus profond encore, où l’eau lui arrivait au cou : quand on l’en sortit, il ne pouvait plus marcher, son corps n’étant qu’une plaie ouverte, laissant apparaître tous les os. On le laissa là toute le nuit, au froid, sur l’herbe. 

Le matin de Noël, 25 décembre 1628, les bourreaux revinrent dès le lever du soleil ; comme le pauvre Michaël ne pouvait plus se déplacer, ils s’ingénièrent à dériver l’eau sulfureuse sur sa tête et son corps. Cet ultime supplice dura encore deux heures. Les seuls mots qui sortirent de la bouche de Michaël furent : Jésus, Marie !

Michaël Nakashima Saburōemon fut béatifié en 1867.

 

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