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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 18:57

Girolamo Gherarducci

† 1350

 

Girolamo (Jérôme) naquit à Recanati (Marches, Italie CE).

Entré chez les Ermites de Saint-Augustin, il fut prêtre.

Il est réputé pour avoir toute sa vie pacifié et réconcilié les gens de son pays, divisés par d’incessantes luttes fratricides.

Il serait mort, toujours à Recanati, le 12 mars 1350.

Même les spécialistes de l’Ordre n’ont pas réussi à trouver davantage d’informations sur lui.

Le culte du bienheureux Girolamo fut confirmé en 1804.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 18:57

Fina Ciardi de San Gimignano

1238-1253

 

Fina est l’abréviation de Serafina, un nom qui convient à la perfection à cette jeune fille qui naquit en 1238 à San Gimignano (Sienne, Toscane, Italie C), de parents ruinés, Cambio et Imperiera. Certains Français avancent que Fina pourrait aussi être l’abréviation de Josefina, mais ce prénom est espagnol ; les Italiens disent Giuseppina.

Très belle au naturel, elle eut le partage, à dix ans, de contracter une cruelle maladie de la peau, qui la couvrit d’ulcères malodorants. On a pu définir cette maladie comme une forme d’ostéomyélite tuberculeuse.

On n’est pas informé sur la vie des parents. Certains avancent qu’ils seraient morts prématurément ; mais sur la fresque dont il va être question plus bas, on commente que la personne qui se trouve aux flancs de Fina, est sa mère ; c’est peut-être simplement une bonne Religieuse.

Fina demeurait donc seule dans sa maison, couchée sur une planche, visitée seulement une fois la semaine par quelque voisine qui, s’enhardissant à dominer sa répulsion devant l’odeur, venait lui apporter un peu de nourriture.

Fina édifia cette visiteuse par sa patience et son courage. Elle regardait les plus vives douleurs comme des faveurs célestes. Elle eut des visions du Christ crucifié, envers lequel elle avait une profonde dévotion, ainsi qu’envers Notre-Dame, Reine des Martyrs. On la vit souvent en extase. 

Une autre dévotion qu’elle avait, était celle envers le saint pape Grégoire le Grand. Celui-ci lui apparut pour lui annoncer qu’elle mourrait au jour anniversaire de sa mort, le 12 mars. Elle en conçut une joie immense et s’y prépara par la réception des Sacrements de l’Eglise et mourut le 12 mars 1253.

Elle qui n’avait jamais perdu son sourire, souriait encore après sa mort. Elle avait quinze ans.

A ses obsèques, fut guéri un clerc aveugle, et les cloches de la cathédrale sonnèrent d’elles-mêmes ; d’autres guérisons eurent lieu aussi par la suite. On dit que chaque année au 12 mars, fleurissent de longues et fines violettes au parfum intense.

La cathédrale de San Gimignano abrite une chapelle dédiée à la bienheureuse Fina et décorée par Domenico Ghirlandaio en 1475. Une urne funéraire contenait les ossements de Fina jusqu’en 1738, mais on ne nous dit pas non plus ce qu’ils devinrent par la suite.

Le Martyrologe mentionne la bienheureuse Fina au 12 mars.

 

 

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 09:07

Giovanni Battista Righi 

1469-1539

 

Giovanni Battista vit le jour vers 1469 à Fabriano (Ancône, Marches, Italie CE), de noble famille, où ses parents lui inculquèrent les justes préceptes de la religion.

L’enfant et l’adolescent répondirent à cet enseignement. Giovanni Battista aimait prier, secourir les pauvres matériellement et fraternellement.

Ayant été sensible à ce qu’il lut de saint Francesco d’Assise (v. 4 octobre), il entra chez les Frères mineurs de Forano.

Il faut être prudent en parlant de la «jeunesse» de Giovanni Battista. On a parfois affirmé qu’il fut ordonné prêtre à quinze ans, chose absolument impossible dans l’Eglise.

Dans un désir d’acquérir plus de perfection, il rejoignit un endroit solitaire à Massaccio, une grotte appelée La Romita. Il y pratiqua toutes sortes d’austérités, de pénitences, dans une prière soutenue et la lecture des Pères. On connut son humilité dans le mépris de soi-même, l’esprit de pauvreté, la promptitude dans l’obéissance, la patience au milieu des incommodités, l’innocence de vie.

Il enseignait les confrères, les gens qui venaient lui demander conseil.

Plus épuisé qu’âgé, il s’endormit dans le Seigneur à Cupramontana, le 11 mars 1539.

Longtemps après la sépulture, le corps fut exhumé : il était incorrompu et exhalait une odeur agréable.

Le culte du bienheureux Giovanni Battista Righi fut confirmé en 1903.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 00:00

Benedetta Rossello

1811-1880

 

Quatrième de dix enfants, Benedetta naquit le 27 mai 1811 à Albissola Marina (Savone, Ligurie, Italie NO) de Bartolomeo et Maria Dedone, de très modestes artisans potiers, très chrétiens.

Travailleuse et pieuse comme ses parents, Benedetta s’occupa de ses petits frères et sœurs, modela l’argile, et priait volontiers devant le Crucifix ou l’image de la Sainte Vierge.

Elle s’inscrivit dans le Tiers-Ordre franciscain.

De 1830 à 1837, elle fut auxiliaire de vie dans une famille bourgeoise, dont le «patron», sans enfants, était grabataire. A la mort de ce dernier, l’épouse proposa même à Benedetta d’en faire son héritière, mais humblement elle refusa.

Elle voulait être religieuse et frappa chez les Filles de Notre-Dame des Neiges : douloureux refus, car sa dot était inconsistante. 

En peu de temps moururent successivement sa maman, son frère, sa sœur, et son père : elle se trouvait responsable de ceux qui restaient.

A la suite d’un appel de l’évêque à de bonnes volontés pour encadrer les jeunes déshérités, elle se proposa. Avec trois autres jeunes demoiselles d’Albissola, elles donnèrent naissance aux Filles de Notre-Dame de la Miséricorde. Benedetta prit le nom de Maria Giuseppa, et fut nommée maîtresse des novices, vicaire et économe.

Le nouvel institut devait répandre dans le monde la miséricorde de Dieu, s’unir à Marie comme instrument de salut, en lien avec le sanctuaire de Notre-Dame à Savone. En union avec l’évêque qui les avait bénies, les nouvelles Religieuses devaient pourvoir à l’instruction et à l’éducation des jeunes filles pauvres, à l’assistance aux malades, et rester à la disposition des écoles, des hôpitaux et des paroisses qui auraient besoin d’elles. 

Les premiers pas avaient été faits en 1837. En 1839, les Religieuses faisaient les vœux perpétuels. En 1840, elles étaient déjà onze, et élirent Maria Giuseppa supérieure : elle le resta quasi quarante ans.

Le roi Carlo Alberto reconnut en 1841 l’institut, qui s’étendit rapidement en Ligurie, puis se lança dans une importante activité de rachat de petites filles esclaves africaines ; puis ce fut la fondation en Argentine (1876).

En 1869, Sœur Maria Giuseppe ouvrit un Petit séminaire pour garçons de la classe ouvrière, pour faire faire gratuitement des études à des garçons qui désiraient devenir prêtres. Evidemment, la jalousie ecclésiastique ne lui facilita pas le travail.

Elle mit en route aussi un ultime projet, concernant la réhabilitation des filles repenties, qui vit le jour après la mort de la Fondatrice.

En 1872, il y eut fusion des Franciscaines Missionnaires (fondées par Mgr Rosaz, v. 3 mai) avec les Filles de Notre-Dame de la Miséricorde, toutes sous la protection céleste de saint Joseph.

L’année de la mort de Maria Giuseppa, il y avait déjà soixante-cinq maisons de cette congrégation qui fut approuvée par décret papal en 1904.

Maria Giuseppa Rossello mourut le 7 décembre 1880. Elle fut béatifiée en 1938, canonisée en 1949, et proclamée patronne céleste des céramiste en 1989.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 10:41

Wincenty Kadłubek

1150-1223

 

Wincenty Kadłubek naquit vers 1150 près de Sandomierz (Pologne), dans une riche famille de Karwów (Opatów).

Entre 1167 et 1185, il étudia à Paris et à Bologne, et reçut le doctorat en théologie. A son retour, il fut ordonné prêtre et nommé prévôt du chapitre de la cathédrale de Sandomierz, ainsi que chroniqueur, chapelain et chancelier du duc Casimir II.

Ainsi naquit la Chronica Polonorum, en latin, écrite entre 1205 et 1207.

A cette date en effet, il fut nommé évêque de Cracovie, élection confirmée par le pape en 1208.

Le nouvel évêque combattit la corruption des mœurs, remit en honneur la piété et travailla à annoncer la Bonne Nouvelle aux peuplades du Nord.

Il utilisait tous ses revenus pour venir en aide aux pauvres, ou embellir les églises. Il établit une fondation pour l’entretien d’une lampe perpétuelle qui brûlerait devant le Saint-Sacrement de la cathédrale.

En 1218, en présence de tout le chapitre, il se dépouilla de ses insignes épiscopaux et, pieds-nus, rejoignit le monastère cistercien de Jędrzejów, comme simple moine au milieu des moines.

Wincenty mourut dans ce monastère le 8 mars 1223.

Il fut béatifié en 1764.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 10:40

Etienne de Viel-Jo (Obazine)

1085-1159

 

Il faut d’abord expliquer ici que l’actuelle localité d’Aubazines (Corrèze) devrait s’écrire Aubazine, l’s étant une erreur typographique récente. Autrefois, elle s’écrivait Obazine, du latin Opacina.

Etienne naquit vers 1085 à Viel-Jo (act. Vielzot), d’Etienne et Gauberte, de braves gens pas riches.

Ils confièrent leur fils à des clercs de Pleaux, où Etienne fit de rapides progrès dans la science de l’Ecriture. Il fut ordonné prêtre.

Sur l’avis d’un autre Etienne, de Mercœur, il choisit la vie solitaire. Après avoir donné aux pauvres le peu qu’il avait, et salué ses parents et amis, il s’installa vers 1125 dans un endroit très reculé, Obazine. Il n’était pas seul : un certain Pierre l’accompagnait, poussé par le même désir de vie erémitique. Un autre encore, Bernard, se joignit à eux.

Leur vie était très rude, très mortifiée, ils avaient à peine de quoi manger.

Ils demandèrent conseil à l’évêque de Limoges, qui leur donna la permission de construire un véritable monastère, en suivant les traditions des anciens moines. Il reconnut la fondation en 1127.

Des terres furent acquises au vicomte d’Archambault ; un canal fut construit pour amener l’eau ; on l’appelle le canal des moines.

Quelques disciples se joignirent à eux. Le monastère s’éleva. Qui serait le supérieur ? Etienne préférait Pierre, Pierre s’inclinait devant Etienne. L’évêque de Chartres, légat du Saint-Siège passant par là, imposa sa décision impartiale : Etienne serait à la tête du monastère.

Pour assumer sa fonction et obtenir la grâce de Dieu, Etienne jeûna chaque jour. Sa règle était sévère ; elle s’inspirait de celle pratiquée chez les Cisterciens de Dalon ; étant allé consulter Guigues, prieur de la Grande Chartreuse, il décide d’affilier le monastère d’Obazine à Cîteaux.

La communauté s’élargit. Elle se doubla d’une importante communauté de femmes qui voulaient suivre la même règle. Celles-ci s’installèrent à Coyroux.

En 1146 probablement, Etienne rencontra à Reims le pape Eugène III (ancien cistercien), qui y présidait un concile, et demanda au Pontife d’affilier son œuvre à Cîteaux. Le pape accéda à sa demande et lui fit envoyer quelques moines de Cîteaux. L’affiliation fut prononcée en 1147.

La première pierre de l’église abbatiale fut posée en 1156.

Obazine essaima et fonda des abbayes-filles à La Valette, Bonnaigue.

Etienne mourut à Bonnaigue, le 8 mars 1159.

Son culte fut confirmé localement par l’évêque de Tulle en 1885.

Le Martyrologe Romain mentionne le bienheureux Etienne au 8 mars.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 05:21

2e dimanche de l’Avent - C

 

Après la prophétie de Jérémie de dimanche dernier, nous lisons aujourd’hui celle de Baruch. Ces deux écrits s’inscrivent dans le même contexte historique de la prise et de la destruction de Jérusalem, six siècles avant le Christ, de l’exil des Juifs à Babylone et enfin de leur retour.

Au moment de l’exil, Jérusalem est comparée à une veuve, qui a perdu tous ses enfants ; maintenant elle doit reprendre la parure de la gloire de Dieu, le manteau de la justice de Dieu. 

Jérusalem doit se redresser : Debout ! Elle doit se tenir sur la hauteur, et redevenir le point de rencontre des enfants d’Israël, de l’orient à l’occident. L’Auteur sacré reprend les expressions du prophète Isaïe, qui annonçait que toute vallée doit être comblée, toute montagne et toute colline abaissées (Is 40:4 ; cf. 2e dimanche de l’Avent-année B, et infra). Les Juifs connaissaient ces prophéties ; les leur rappeler ranimait en eux la vive attente de la promesse.

*       *       *

Ces épisodes historiques apparaissent aussi dans le psaume 125, un psaume qui est souvent repris dans la liturgie pour évoquer la souffrance des martyrs. 

Mais aussi, toute la vie humaine est un exil, dans l’attente du Royaume éternel. Dans le Salve Regina, on demande à Notre Dame, après cet exil, de nous montrer Jésus. 

Ainsi, l’exil d’Israël sert à évoquer l’exil où nous vivons dans le monde, les souffrances que nous endurons et en particulier celles de tous les martyrs, pour aboutir enfin au “retour” à la Maison de Dieu, la véritable Jérusalem, la Jérusalem céleste et éternelle.

*       *       *

Dans cette marche vers l’Eternité, l’apôtre Paul exhorte les chrétiens de Philippes, cette ville de Macédoine où il avait annoncé l’évangile en 50-52 (et aujourd’hui disparue). 

Ici encore, Paul montre toute l’affection, la tendresse, dit-il, qu’il nourrit envers ces chers frères ; il les sait fidèles, convaincus, mais il les exhorte encore - et il exhorte chacun de nous aussi - à grandir dans l’amour, à progresser dans la connaissance vraie et la parfaite clairvoyance, c’est-à-dire à s’ouvrir davantage encore à l’Esprit de Dieu qui, en leur communiquant ses Dons, les aidera à parvenir à la plénitude de la justice, à la sainteté en Dieu.

C’est le rôle du pasteur, de réchauffer sans cesse le cœur des fidèles, parce que la faiblesse humaine est toujours là, avec ses faux arguments de bien-être, de facilité, pour nous éloigner de la ferveur de la charité. Saint Paul s’efforce toujours de reconduire l’attention de tous les fidèles aux valeurs premières, essentielles. Un bon pasteur, tel un saint Curé d’Ars, doit toujours revenir à la charge - en donnant d’abord l’exemple - pour convaincre ses ouailles et les aider à s’approcher encore plus de Dieu.

Cela est d’autant plus nécessaire que, très souvent, chacun de nous peut être tenté de penser qu’il a «gagné la partie» ; en réalité, c’est souvent là le point de départ d’une tentation d’orgueil, prélude à une nouvelle chute. Et Paul veut nous épargner cette chute en nous exhortant encore : il faut toujours faire mieux.

*       *       *

La prédication de Paul a prolongé l’annonce de l’évangile par Jésus-Christ. Quelques années avant Jésus, c’est Jean-Baptiste qui prêchait dans le désert, non pas vraiment dans la solitude désertique, mais loin du bruit de la ville, de sorte que ceux qui venaient à lui n’entendaient vraiment que la parole de Jean, inspirée de Dieu. 

Jean reprend à son tour la prophétie d’Isaïe dont on parlait plus haut : Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées. En clair, tout ce qui est tortueux en nous, dévié, notre orgueil qui nous enfle inutilement, nos défauts qui nous abaissent, doivent être nivelés pour laisser une route plane aux pas de Jésus-Christ en notre cœur. Jean-Baptiste ne dit rien de nouveau : il répète le même message fondamental des Prophètes précédents.

L’évangéliste Luc y ajoute une note historique bien précise, difficile à mettre en doute, en citant tous les responsables religieux et politiques du moment. Le nord de la Palestine était une région divisée par les Romains en quatre (tetra en grec) parties, avec à leur tête un tétrarque, sorte de roitelet. Galilée, Iturée, Trachonitide, Abilène étaient ces quatre provinces autour du lac de Gennésareth.

On le verra souvent, saint Luc travaille en véritable historien, qui aime se documenter à la source, préciser les références historiques, les dates, les faits exacts. 

Ces détails historiques sont là pour nous aider à recevoir le message évangélique avec la certitude qu’il n’a pas été inventé : Jésus est bien venu sur terre, annoncé par tous les prophètes jusqu’à Jean-Baptiste, prêché ensuite par tous les apôtres. Un message unique, authentique, stable et pérenne, qui exige de nous une adhésion totale. 

Acceptons de nous interroger, de regarder en nous nos “montagnes et collines”, travaillons à raser ces défauts qui défigurent en nous l’image de la bonté de notre Créateur. Pour être de vrais Chrétiens, nous devons chaque matin recommencer notre vie avec un cœur nouveau. 

*       *       *

Prions pour obtenir de Dieu d’éveiller en nous cette intelligence du cœur (Prière du jour). 

Ouvrons-nous au Sauveur de nos âmes.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 00:05

Vicente Vilumbrales Fuente

1909-1936

 

Il vint au monde le 5 avril 1909 à Reinoso de Bureba (Burgos, Espagne), benjamin des dix enfants de Andrés et Josefa, deux maîtres d’école, qui le firent baptiser le 18 avril suivant, avec le nom du Saint qu’on fêtait le 5 avril, saint Vicente Ferrer. Des autres enfants, on connaît les noms de Concepción, l’aînée, et José.

De ces dix enfants, cinq moururent en bas âge. Mais les parents étaient remplis de foi et d’espérance en la Vie éternelle ; la maman ne laissait jamais passer un pauvre sans lui tendre la main ; les enfants grandirent dans la piété et l’amour de Dieu.

Un an exactement après la naissance de Vicente, son père fut muté à Santa Cruz del Valle Urbión, où Vicente reçut sa première formation, avant de rejoindre l’école apostolique vincentienne de Tardajos, en 1921.

Or c’est justement en 1921 que mourut sa chère maman, à laquelle il devait tant ; mais aussi il entendit cette année-là la prédication des Pères Lazaristes, qui suscitèrent dans son âme le désir de participer aussi aux missions populaires, ce qui réjouit grandement son papa.

Vicente «remplaça» sa maman terrestre par la Maman du Ciel, en laquelle il se réfugia toute sa vie, comme Mère de la Miséricorde  et Notre Espérance.

Monsieur Vilumbrales conduisit en réalité deux de ses fils au collège : José, d’un an plus âgé que Vicente, et Vicente. Le pauvre José, malade, ne put faire qu’une année de séminaire après le collège et revint à la maison en 1926.

D’après les souvenirs de Concepción, sa sœur aînée, Vicente était un garçon joyeux, un tantinet taquin, avec beaucoup de cœur. Il s’offrit à Dieu pour la guérison de son frère José, mais celui-ci mourut en 1932, sans connaître les événements douloureux qui allaient déferler sur l’Espagne.

Etant arrivé en décembre au collège, Vicente était un peu en retard, mais les Supérieurs remarquèrent qu’il était extrêmement bien préparé par son père à l’école, spécialement en arithmétique, en géographie et en espagnol. Dès 1923, Vicente passait avec ses camarades à l’école de Guadalajara.

L’appréciation des professeurs pour ses études fut : excellent. En 1926, il passa au séminaire de Hortaleza (Madrid), où l’on fêta en 1928 le centenaire de sa fondation.

Le 27 septembre 1928, fête de saint Vincent de Paul, Vicente émit les vœux de religion à Villafranca del Bierzo (León). Il y fit les études de philosophie, mais s’adonna aussi aux langues : outre le latino et le grec qu’il avait déjà étudiés au collège, il perfectionna tant qu’il put l’anglais et le français. 

Il passa à Cuenca les années de théologie. Pour l’Ecriture Sainte, il affectionnait particulièrement l’évangile de Jean et les lettres de Paul, qu’il s’efforçait de lire dans le grec.

C’est en 1934 qu’il fut ordonné diacre, puis prêtre. Il célébra la première Messe à Madrid, où se rendit son père et sa sœur Concepción.

Puis il fit un voyage à Londres pour se familiariser davantage avec l’anglais. A son retour, il fut nommé vice-directeur de la revue Reine des Missions, basée à Madrid, qui parut en 1935. Le jeune prêtre pouvait épauler efficacement le brave directeur, qui était surchargé. Dès février 1936, Vicente dut partir pour Guadalajara, où l’on manquait de professeurs, mais qui n’étai pas très éloigné de Madrid.

Dans cette école, il enseigna les langues, surtout l’anglais, mais apporta aussi son concours pastoral, communiquant sa joie et sa jeunesse, qui conquirent les élèves.

(On pourra relire ici la notice Ireneo Rodríguez González, dont Vicente partagea pleinement le sort).

Le père Vicente, fusillé le 6 décembre 1936 avec ses trois autres Compagnons, fut béatifié avec eux en 2013.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 00:04

Ireneo Rodríguez González

1879-1936

 

Il vint au monde le 10 février 1879 à Los Balbases (Burgos, Espagne), unique enfant de Mamerto et Cristina, qui le firent baptiser deux jours plus tard, avec le nom du Saint qu’on fêtait alors ce jour-là, Irénée (il y avait effectivement autrefois ce jour-là un saint Irénée, martyr de Rome, mais trop inconnu et désormais effacé du Martyrologe). Ireneo fut cependant aussi placé sous la protection de la Sainte du jour, Scholastique.

Ireneo fut toujours heureux de ce double patronage ; Irénée en grec évoque la paix, que le futur prêtre chercha toujours à maintenir au milieu des tempêtes ; Scholastique plaisait beaucoup à Irénée, comme celle qui écoutait humblement les enseignements de son frère Benoît.

Selon l’habitude d’alors, il reçut la Confirmation la même année.

A douze ans, il entra au collège tenu par les pères Lazaristes (ou Vincentiens) à Arcos de la Llana et qui fut transféré à Tardajos. Les années 1891-1892 lui permirent d’étudier le latin et les humanités, et aussi de convaincre des camarades de Los Balbases à le retrouver dans ce collège.

A seize ans, il demanda à faire partie de la Congrégation et, en 1895, fut un des quarante-cinq jeunes qui entrèrent au Petit séminaire de Chamberí (Madrid), parmi lesquels plusieurs devaient mourir martyrs.

En 1897, il émit les vœux perpétuels et, après les études de philosophie et de théologie, fut ordonné diacre (le 28 octobre) et prêtre (le 1er novembre) 1903.

En décembre de la même année, il partit pour les Philippines, où il travailla assidûment dans divers séminaires, successivement : Cebú, Manille, Naga, Manille, San Pablo, Manille. Dans ces fonctions, il contribua à la plus grande marque spirituelle que les Missionnaires apportèrent aux Philippines pour la formation du clergé.

En 1921 et en 1923, il dut être hospitalisé à Madrid, victime du climat tropical qu’il supportait difficilement. Il en profitait pour redonner courage aux autres malades.

En 1926, il fut à Málaga et, après un nouveau séjour à l’hôpital, à Cuba en 1927.

Partout, sa douceur, sa simplicité, laissèrent une forte empreinte sur tous les habitants.

En 1931, il revenait à Guadalajara.

Au début de 1936, le collège de cette ville fut transféré à Murguía, pour mettre les jeunes en sûreté. Le père Ireneo restait à Guadalajara comme vice-directeur, avec les deux autres prêtres Gregorio Cermeño et Vicente Vilumbrales, ainsi que le Frère Narciso Pascual. Ce devaient justement être ces quatre Religieux qui allaient être martyrisés le même jour.

Le père Ireneo ne restait pas inactif à cause de l’absence des jeunes ; il assistait les membres de la confraternité de la Médaille Miraculeuse, les Dames de la Charité, les Conférences Saint-Vincent-de-Paul.

En avril 1936, il écrivait : Nous vivons entre deux alarmes, mais pour le moment, pas de menaces.

Dénoncés, ils furent arrêtés le 26 juillet 1936, une semaine après le déclenchement de la révolution, et mis à la prison centrale. Il y eut trois cents arrestations de personnes catholiques, prêtres, religieux et laïcs. Les prêtres et les religieux furent mis ensemble.

En octobre, on leur prit les oreillers et matelas de laine qu’ils avaient apportés avec eux ; en novembre, on leur prit leurs propres vêtements. Il grelottaient, mais ne perdaient ni la foi ni le courage. Les prêtres, Ireneo en particulier, encourageaient les autres à rester calmes et à ne pas nourrir de sentiments de vengeance. Ils se donnaient mutuellement l’absolution. Les gardiens reconnurent plus tard avoir été très édifiés par leur comportement. Un des gardiens, entrant dans la cellule des prêtres, remarqua qu’ils priaient calmement le chapelet et leur dit : Avec moi, vous pouvez prier autant que vous voulez ; faites seulement attention aux miliciens et aux communistes.

A la suite du bombardement d’Alicante, les communistes voulurent répondre par des représailles, en tuant tous les prêtres, religieux et autres Chrétiens. Le 6 décembre, ils vinrent prendre d’assaut la prison de Guadalajara à quatre heures de l’après-midi. C’était toute une foule d’hommes et de femmes qui hurlaient.

Les communistes commencèrent par fermer les dortoirs pour empêcher toute fuite ; puis ils firent descendre un à un les prisonniers sous prétexte d’aller les «juger», en réalité pour les tuer d’une balle à brûle-pourpoint ou dans le dos. Le père Irénée se proposa, avec un autre, comme victime à la place des autres, mais on lui fit la sourde oreille.

Apparemment, les trois prêtres et le frère furent les premiers abattus. Tous ceux qui, une fois tombés, avaient encore les yeux un peu ouverts, furent criblés de balles.

Le père Ireneo et ses trois autres Compagnons furent béatifiés en 2013.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 00:03

Gregorio Cermeño Barceló

1874-1936

 

Il vint au monde le 9 mai 1874 à Saragosse (Espagne), unique enfant de Mariano et Matilde, qui le firent baptiser deux jours plus tard, avec le nom du Saint qu’on fêtait alors ce jour-là, Grégoire (de Nazianze, v. 2 janvier).

En 1879, il fut orphelin de père et mère, et confié aux Filles de la Charité de Madrid, jusqu’en 1882. C’est là qu’il reçut la Confirmation, à sept ans.

Puis il fut reçu à l’internat des pères Vincentiens de Madrid, jusqu’en 1887, année où son âge pouvait lui permettre de trouver déjà un premier emploi. Il fréquentait la paroisse, où il servait volontiers la Messe, et allait travailler, tout en continuant d’étudier le latin et les humanités.

En 1890, il put intégrer le collège de Téruel.

En 1892, il entra au séminaire vincentien, où on l’aida à vaincre sa timidité et à discerner sa vocation.

En 1894, il émit les vœux perpétuels et, après les études de philosophie et de théologie, fut ordonné prêtre le 8 septembre 1899.

Peu après, il fut envoyé quelques mois à Valdemoro, comme aumônier dans des maisons de soin tenues par les Filles de la Charité, pour des malades de choléra, de tuberculose, de typhus.

De là, on le jugea tout-à-fait apte à partir pour Porto Alegre (Brésil), comme professeur des jeunes séminaristes (1900-1902). Il y enseigna l’histoire biblique, religion et chant. Mais il fallut abandonner cette mission et revenir en Espagne. En deux ans seulement, le jeune Père avait supporté tant de fatigues, qu’il avait les cheveux blancs. Il avait vingt-huit ans !

On lui imposa une période de repos, puis on l’envoya au sanctuaire proche de Madrid, Notre-Dame des Miracles, au Monte Medo (Orense), où se trouvait aussi un collège et le séminaire diocésain.

Il subit alors une grave épreuve de doute, sur sa présence dans la congrégation, sur son sacerdoce même. On l’envoya en 1906 à Valdemoro, qu’il connaissait bien, puis au Monte Medo au sanctuaire marial. De 1907 à 1922, le père Gregorio put oublier cette période de crise.

Mais vers 1922, la tentation se présenta à nouveau. Les Supérieurs firent passer le père Gregorio brièvement en divers endroits (Teruel, Guadalajara, Monte Medo), seulement une année chaque fois. Puis ce furent les habitants de Guadalajara qui le réclamèrent, en 1929.

Il passa alors sept années comme directeur d’âmes et comme confesseur, heureux de redonner la paix aux fidèles. C’est à Guadalajara qu’il connut si bien le père Ireneo, dont il partagea le sort.

(Voir ici la notice de Ireneo Rodríguez González).

Le père Gregorio demanda un jour aux miliciens pourquoi ils maltraitaient si férocement des gens qui ne faisaient que du bien. Pour toute réponse, il reçut un gros tas de poussière.

Le père Gregorio, fusillé le 6 décembre 1936 avec ses trois autres Compagnons, fut béatifié avec eux en 2013.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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