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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 08:37

Manfredo Settala

† 1217

 

Descendant de la famille milanaise des Settala, Manfredo était curé d’une importante paroisse de ce diocèse, à la fin du 12e siècle.

Une inspiration céleste (on ne nous dit pas de quelle façon elle se manifesta) lui suggéra de quitter cette activité pastorale et de se retirer sur la proche montagne San Giorgio, où il mena une vie érémitique remplie des rigueurs de l’ascétisme.

Mais cette rigueur ne l’isolait pas totalement : les foules le découvrirent et vinrent lui demander ses conseils et son réconfort. En 1207, une épidémie frappa les habitants d’Olgiate Comasco, qui vinrent le supplier d’intercéder en leur faveur. Manfredo leur suggéra d’aller en pèlerinage à la tombe de saint Gerardo de Monza, qui venait de mourir (v. 6 juin) et le fléau cessa.

Ici, Manfredo n’était pas le «responsable» du miracle. Mais Dieu lui en fit faire de prodigieux, attestés et dûment enregistrés. 

Non des moindres fut celui de la sonnerie automatique des cloches le jour de son décès, 27 janvier 1217, ainsi que le choix du lieu de sa sépulture, lorsque les bœufs qui tiraient le convoi funéraire, s’arrêtèrent d’eux-mêmes, au pied du mont Saint-Georges, dans la plaine de Riva San Vitale.

Le nom de Manfredo a été récemment introduit dans le Martyrologe Romain au 27 janvier.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 08:36

Jean de Warneton

1065-1130

 

Jean était né vers 1065 à Warneton (Nord) de parents honnêtes et craignant Dieu.

Il fut confié à des maîtres prudents, parmi lesquels Yves de Chartres (v. 23 décembre).

Il reçut un canonicat à Lille, puis alla frapper chez les Chanoines réguliers de Mont-Saint-Eloi (Arras).

Lorsque fut créé le diocèse d’Arras, le nouvel évêque prit Jean comme archidiacre (1096).

Il avait déjà accepté à contre-cœur cette charge qui le sortait de la contemplation, il dut céder une autre fois encore, lorsque le pape confirma son élection au siège épiscopal de Thérouanne.

En 1099, il fut donc ordonné prêtre, puis sacré évêque à Reims. Extrêmement exigeant pour soi-même, il était attentif à ménager les autres ; fervent adversaire de la simonie, son désintéressement était total et lui assurait une autorité efficace contre ce fléaut : on le vit chasser d’Ypres des prêtres simoniaques (1102).

Il participa à plusieurs conciles régionaux : Saint-Omer en 1099, Beauvais en 1114 et 1020, Reims et Châlons-en-Champagne en 1115.

Il manifesta son zèle pour la reconstruction des églises, pour le maintien de la ferveur et de la régularité dans les monastères.

Avec l’évêque d’Arras et celui d’Amiens, il contribua validement à la réforme grégorienne lancée par Grégoire VII (v. 25 mai) et poursuivie par ses successeurs Victor III (16 septembre), Urbain II (v. 29 juillet) et Pascal II.

Dans les premiers jours de 1130, il tomba malade et demanda les derniers sacrements. Il fit distribuer aux pauvres tout ce qu’il avait encore, prédit plusieurs événements qui devaient se réaliser, régla lui-même la cérémonie de ses obsèques et s’endormit en Dieu, le 27 janvier 1130, après un épiscopat de plus de trente ans.

Le Martyrologe Romain rappelle que saint Jean de Warneton fonda huit monastères de Chanoines et le mentionne à son dies natalis.

 
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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 15:35

Albéric de Cîteaux

? - 1109

 

On ne connaît rien de la famille et de l’enfance d’Albéric (ou Aubry). On suppose, d’après des indices, que c’était un homme d’une rare piété et d’une culture assez vaste.

Jeune encore, il rejoignit le petit ermitage de Collan (Tonnerre, Yonne), où vivaient quelques moines sous la direction d’un certain Robert.

Collan ne se prêtait pas à l’installation d’une véritable communauté. On se transporta à Molesme, où Albéric fut prieur.

La première ferveur s’étant affaiblie, Robert se retira. Albéric, avec Stephen Harding (v. 28 mars), tenta de rétablir la règle initiale. Les moines n’avaient pas le moindre désir de se ressaisir ; ils couvrirent Albéric d’insultes, et l’enfermèrent ; plus tard, s.Juan de la Croix (v. 14 décembre) n’eut pas un sort différent. Albéric se retira avec Stephen et deux autres moines.

Ceux de Molesme regrettèrent leur mollesse ; ils rappelèrent les trois «fugitifs» : Robert redevint l’abbé, Albéric le prieur, et Stephen le sous-prieur. La vie monacale authentique reprit, mais pas unanimement, aussi nos trois «héros», suivis d’une vingtaine d’autres, allèrent s’installer à Cîteaux (1098).

De nouveau, à Molesme, on réfléchit et on supplia le pape d’intervenir pour rappeler Robert. C’est alors qu’Albéric devint abbé à Cîteaux, tandis que Stephen devenait prieur.

Albéric chercha à donner l’exemple en tout. Outre ses mortifications, il se levait le premier, et pouvait prier le psautier dans son intégralité avant même l’office nocturne des moines.

La Sainte Vierge apparut à Albéric, pour lui montrer l’habit qu’ils devaient porter : blanc avec le scapulaire noir (les bénédictins sont tout en noir, les chartreux tout en blanc). C’est pour cette raison que les Anglais appelèrent plus tard les Cisterciens les frères blancs.

Cîteaux passa sous la dépendance directe du Saint-Siège, à la grande joie d’Albéric. Il rédigea les Institutions de l’Ordre. C’est lui qui eut l’initiative de fonder les Convers, hommes pieux et serviables, souvent peu instruits mais fervents, qui pouvaient travailler à la ferme sans quitter le monastère et pouvaient aussi, le cas échéant, s’associer au chant des moines.

Albéric vécut longtemps ; fort avancé en âge, chargé de fatigues et de mérites, il sentit arriver sa dernière heure. Il récita le Credo, commença les Litanies de la Sainte Vierge et, à l’invocation Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, il devint rayonnant et rendit son âme à Dieu, le 26 janvier 1073.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Albéric en son dies natalis, mais il n’y a pas eu de canonisation officielle autre que la mémoire de ses mérites et de ses miracles.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 14:39

Eleonora Girlani

1460-1494

 

Elle naquit en 1460 à Trino Vercellese (Piémont, Italie NO), de famille bourgeoise, où elle reçut une bonne éducation chrétienne, à laquelle elle correspondit avec tout son cœur. Elle avait deux sœurs : Scolastica et Maria.

Après avoir fréquenté le monastère local des Religieuses, elle eut le désir de devenir à son tour religieuse, aussi son père crut bon de la rappeler à la maison pour bien réfléchir. Tout bien réfléchi, les trois sœurs se décidèrent pour la vie religieuse. Les parents n’y consentirent qu’à condition qu’elles entreraient dans le monastère de Trino, pour rester proches de la famille. Mais Eleonora voulait plus de détachement.

Grâce à l’intervention d’un ami Carme, les trois sœurs se rendirent au couvent des Carmélites de Parme. Eleonora y prit l’habit en 1478, avec le nom de Arcangela. Elle avait un peu moins de dix-huit ans.

Elle fut bientôt choisie pour être prieure et le resta quinze ans. Sa vie était son enseignement : les consœurs la suivaient dans la voie de la perfection, et toute la ville put bénéficier de leurs conseils.

C’est donc avec un certain déchirement qu’on la vit quitter Parme pour Mantoue, où se fondait un nouveau couvent, tandis que Scolastica lui succédait comme prieure.

A Mantoue, Eleonora continua sa vie de sanctification, avec ses mortifications, ses jeûnes et ses prières. Elle faisait en sorte, pour elle comme pour toutes les consœurs, que le nom de leur monastère (Notre-Dame du Paradis) fût vraiment un paradis de sainteté. Elle eut alors de fréquentes extases. 

Elle ne touchait à son bréviaire qu’après s’être lavé les mains, par respect pour la Vérité qu’en contenaient les lignes. Elle aimait méditer sur la Naissance et la Passion du Christ. A chaque nouvelle occupation, elle invoquait la Sainte Trinité. Elle eut le don de la prophétie.

Durant ses dernières années de vie, elle souffrit de plusieurs infirmités et de fréquentes fièvres. Aux derniers moments, elle recommanda aux Consœurs l’humilité.

Sa dernière parole fut : Jésus, mon amour ! Elle s’éteignit alors, le 25 janvier 1494 ; elle avait trente-trois ans. Des documents anciens la font mourir le jour-même de son trente-quatrième anniversaire, supposant qu’elle serait née également un 25 janvier.

Juste après sa mort, elle apparut à sa sœur Scolastica à Parme.

Le culte de la bienheureuse Eleonora fut approuvé en 1864 et le Martyrologe la mentionne au 25 janvier.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 14:38

Antonio Migliorati

1355-1450

 

Antonio naquit le 17 janvier 1355 à Amandola (Fermo, Marches, Italie CE), dans une humble famille paysanne. Le papa s’appelait Simpliciano.

Il y avait à Amandola un couvent de pères augustins et Antonio, conquis par ce qu’il y apprit de s.Nicola de Tolentino (v. 10 septembre), entra dans ce couvent.

Après la profession et les études nécessaires, il fut ordonné prêtre vers 1380.

Peu après, il eut la joie d’être nommé gardien du sépulcre de s.Nicola et il y resta une douzaine d’années.

En 1397, on l’envoya dans les Pouilles pour prêcher : nouvelle joie pour Antonio, qui put vénérer à Bari l’autre s.Nicola (v. 6 décembre).

De retour à Amandola, il fut nommé prieur du couvent. Il le resta pendant presque un demi-siècle. Il y entreprit la construction d’une nouvelle église, que la mort l’empêcha de porter à terme.

Antonio mourut le 25 janvier 1455. Les miracles, nombreux et prodigieux (on recensa des résurrections de morts), diffusèrent la sainteté du Religieux.

Il fut béatifié en 1759 par la reconnaissance de son culte immémorial.

Disons aussi, pour être complets, que les soldats français profanèrent son corps en 1798.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 12:10

Paola Gambara Costa

1473-1515

 

Paola naquit le 3 mars 1473, à Verola Alghisi (auj. Verolanuova, Brescia, Italie N), dans une famille noble.

Elle était l’aînée des sept enfants de Pietro et Taddea Caterina Martinengo ; après elle naquirent : Marietta (qui sera moniale), Ippolita (qui sera la mère de quatorze enfants), Laura, Federico, Lodovico et Maddalena.

Ce qui était remarquable, dès son enfance, était son attrait pour la solitude. Mais sans se soucier de cette tendance, les parents la promirent à Ludovico Antonio Costa, comte de Binasco. Paola avait… douze ans.

Paola reçut les conseils paternels d’un saint prêtre, Angelo de Chivasso (v. 11 avril), qui l’aida à être aussi bien une bonne épouse qu’à éviter les dangers des salons.

Le mariage eut lieu en grande pompe en 1485 et les époux s’installèrent à Bene.

Ludovico n’appréciait cependant pas de bon cœur les bonnes œuvres de son épouse, préférait la chasse et les banquets, tandis que Paola se portait spontanément auprès des pauvres, surtout les victimes des temps difficiles qu’on traversait : famines, guerres, épidémies. 

Elle fut la marraine d’une infante de la maison de Savoie.

En 1488, un enfant naquit, Gianfrancesco ; Paola obtint de son mari de faire distribuer alors à la population de grandes quantités de nourriture.

En 1491, Paola prit l’habit du Tiers-Ordre franciscain, qu’elle portait sous ses vêtements quotidiens.

Ludovico continuait à mépriser les habitudes saintes de son épouse. Il lui reprochait de gaspiller les réserves du château, mais Dieu au contraire les multiplia et elles ne manquèrent jamais. 

Bien pire, Ludovico en vint à introduire dans la maison une autre femme, mettant ainsi en grand danger l’harmonie du couple. Paola en fut réduite à vivre retirée, dans l’impossibilité même de sortir du château.

En 1495, le petit Gianfrancesco partit étudier à Chieri. Nouvelle épreuve pour la maman qui, de plus, à partir de ces années-là, souffrit de fréquents et très douloureux maux de tête.

En 1500 cependant, le couple fit une agréable visite à la famille de Paola. Mais au retour, Paola poussa la patience jusqu’à l’héroïsme envers sa «rivale» qui tomba malade brusquement ; elle la soigna amoureusement et l’aida à mourir chrétiennement. Là encore, il y eut des langues de vipères qui accusèrent Paola d’avoir été responsable de cette mort.

Quand Gianfrancesco revint au château, son père voulut organiser un banquet pour l’événement ; le vin manqua, car Paola en avait largement distribué à la population ; Ludovico se fâcha, mais sur la prière de Paola, les tonneaux se remplirent immédiatement. Un autre miracle convainquit enfin Ludovico : un jour qu’il surprit sa femme sortir avec le tablier rempli de victuailles pour les pauvres, il lui demanda d’ouvrir son tablier, et il en sortit de magnifiques roses (en plein hiver). 

Ludovico tomba malade en 1506 ; soigné amoureusement par son épouse, il guérit et voulut exprimer sa gratitude à Dieu en offrant au couvent de Cuneo un beau calice et deux burettes d’argent. C’est alors que Ludovico se convertit vraiment et désormais laissa faire Paola. Il mourut en bon chrétien.

Devenue veuve, Paola s’offrit totalement à Dieu dans une vie de mortification, de soulagement de la misère, au service des pauvres.

Elle mourut le 24 janvier 1515 et de nombreux miracles attestèrent encore sa sainteté. 

Le Martyrologe mentionne au 24 janvier la bienheureuse Paola, dont le culte fut reconnu en 1845.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 00:00

Ambrogio de Massa Marittima

† 1240

 

Les expressions en italiques sont tirées des textes en vue du procès de canonisation.

Il était clerc quand il se convertit, vers 1222, touché par un sermon du Frère Moricus, un franciscain qui l’engagea à revenir à la «vie ecclésiastique».

Il prit donc une église selon le droit canon, et se mit à pratiquer la vie qui convenait.

Trois ans après, il reçut l’habit drs frères mineurs à Massa Marittima (Toscane), et passa environ quinze ans dans leur ordre.

Modèle d’obéissance, il fut aussi un ascète : il quêtait, et ses pieds souvent se fendaient à cause du froid ; alors il les cousait avec une aiguille et du fil, ou bien versait dans ces fentes de la cire ou de la graisse, pour être un peu libéré.

Infirmier, il laissait souvent la messe pour subvenir aux nécessités des frères ; il partait avec des remèdes pour soigner au dehors les malades. Il était aussi cuisinier dévoué et lavait la vaisselle. Quelle charité l’animait, au point qu’il donnait la préférence aux malades avant de célébrer la Messe ; et quelle humilité, après la Messe, d’aller laver la vaisselle des Confrères !

Des miracles éclatèrent quand il mourut à Orvieto en 1240, le 10 novembre. 

On connaît son procès de canonisation, entamé l’année-même de sa mort, et dont le parchemin mesure plus de huit mètres de long.

On y lit qu’Il célébrait volontiers la messe et ensuite, souvent, faisait la cuisine pour les frères. Il était si zélé pour fournir le remède de la pénitence aux pécheurs que parfois il interrompait son repas pour courir à leur appel. Il célébrait la messe et l’office avec dévotion.

Le bienheureux Ambrogio n’est pas mentionné dans le Martyrologe Romain.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:18

Antonio Della Chiesa

1394-1459

 

Antonio naquit vers 1394 à San Germano Vercellese (Piémont, Italie NO), dans la noble famille des marquis Della Chiesa di Roddi.

Quand il voulut entrer chez les Dominicains, son père commença par s’y opposer, mais à vingt ans Antonio put commencer le noviciat à Verceil. Après la profession et les études habituelles de philosophie et de théologie, il passa au couvent de Venise pour obtenir le titre de lecteur (professeur). Il y fut ordonné prêtre.

Il commença à prêcher, tout en conservant un style de vie très contemplatif (il passait parfois la nuit en prière) et non moins actif, au service des pauvres.

Le parfait équilibre de sa vie déjà hautement vertueuse le fit nommer à vingt-huit ans prieur à Côme, où il devait réformer le couvent et le reconduire à la règle authentique. Il en profita pour apostoliser la population, soutenu en 1432 par saint Bernardino de Sienne (v. 20 mai), un franciscain de l’Observance. Rappelons que s. Domingo et s. Francesco, les deux grands Fondateurs, étaient très amis et que leurs couvents avaient toujours de bons rapports, s’invitant et se rencontrant régulièrement.

A Côme, Antonio prit la défense de la bienheureuse Maddalena Albrici (v. 13 mai) contre ses frères au sujet d’une disposition testamentaire de leur père. Il fut, exceptionnellement, reconduit dans sa charge de prieur à Côme.

En 1437, il fut vicaire général pour la Lombardie : il le resta jusqu’en 1446, et y fut à nouveau nommé en 1455 ; en outre, en 1440, il fut prieur à Bologne ; en 1441, prieur à Savone ; en 1443 prieur à Gênes. Dans cette dernière ville, les Dominicains s’installèrent contre la volonté de l’évêque et des chanoines, mais sur l’ordre du pape, qui voulait y imposer plus de rigueur apostolique.

De cette période date l’événement remarquable de sa prise en hôtage par des pirates sur le bateau qui l’emmenait de Savone à Gênes. Les ravisseurs menaçaient Antonio et son confrère ou de les tuer ou de les réduire à l’esclavage, mais furent tellement surpris de leur douceur et de leur sérénité devant le danger, qu’ils les libérèrent le lendemain matin.

En 1444, Antonio fut prieur à Plaisance, puis à Vérone en 1447.

Ces années-là durait le schisme de Felix V (Amédée VIII de Savoie) : Antonio fut chargé par le pape de réconcilier avec l’Eglise les partisans de l’antipape.

En 1454, il fut prieur à Florence, où il favorisa l’enrichissement de la bibliothèque et reprit les travaux intellectuels qu’il avait suspendus pour faire face à tant de missions. C’est à Florence qu’il rendit la parole à un petit enfant muet de naissance.

 En 1458, il fut envoyé réformer le couvent de Crémone et, en 1459, rejoignait Côme.

Signalons ici qu’Antonio fut un ennemi implacable de l’usure, qu’il condamna sans trêve. Mais il visita beaucoup les malades et eut des grâces célestes particulières. A Côme, un fidèle qui venait se confesser à lui, l’aperçut en conversation avec la Sainte Vierge. Antonio lui intima l’ordre de n’en parler à personne, mais le fidèle put témoigner après la mort d’Antonio.

Antonio restait très humble malgré les hautes missions qu’on lui confiait ; il dit un jour : On m’a mis à la barre, mais je ne sais pas même ramer.

Il avait eu le pressentiment de sa mort prochaine. Il s’éteignit à Côme le 22 janvier 1459 et son culte fut confirmé en 1819.

La famille Della Chiesa donna plus tard un autre personnage à l’Eglise : un certain Giacomo (1854-1922), qui devint en 1914 le deux-cent cinquante-huitième pape : Benoît XV.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:18

Caterina (Maria) Mancini

1350-1431

 

Caterina naquit à Pise (Italie C) vers 1350, d’une famille assez aisée ; elle eut un frère, Tommaso, qui devint prêtre.

Petite, elle perdit son père ; mais aussi, elle fut favorisée de grâces extraordinaires, notamment de la présence visible de son Ange gardien.

Elle n’avait qu’à peine cinq ans, lorsque cet Ange la conduisit en esprit au lieu où l’on allait pendre Pietro Gambacorta : là, c’est la Sainte Vierge qui lui apparut et lui enjoignit de prier sept fois l’Ave Maria, à l’intention du condamné qui, en retour, l’assisterait efficacement. La petite pria : la corde se rompit et Pietro fut grâcié.

Son Ange gardien lui annonça qu’elle allait se marier et qu’elle souffrirait de deuils successifs. En effet, Caterina fut donnée en mariage une première fois à douze ans, à Baccio Mancini : les deux petites filles qui naquirent, moururent peu après la naissance et le mari mourut bientôt aussi.

A seize ans, elle se remaria, avec Guglielmo Spezzalaste, un négociant d’étoffes ; durant les huit années de ce mariage, cinq filles et un fils naquirent ; Guglielmo mourut peu avant la naissance de la dernière fille ; moururent bientôt aussi toute cette progéniture, ainsi que la maman de Caterina.

Son frère Tommaso songeait à la conduire à un troisième mariage, mais Caterina s’y refusa obstinément ; au contraire, elle s’abandonna entièrement à la volonté de Dieu et entra dans le Tiers-Ordre dominicain : c’est sainte Caterina de Sienne (v. 29 avril) qui le lui avait suggéré.

Pendant plusieurs années, Caterina eut une vie très retirée, priant, se mortifiant, et s’adonnant aux bonnes œuvres. Elle jeûnait quatre jours par semaine, se donnait la discipline, assistait aux offices des Dominicains ; à la maison, elle faisait tourner la quenouille, en compagnie d’une autre sainte femme qui partageait volontiers sa vie ascétique.

Au milieu de ses activités charitables, elle eut un jour à soigner un malade particulier, couvert de plaies : c’était Notre Seigneur ! C’est durant cette période qu’elle commença à avoir des extases.

Elle entra finalement au couvent des Dominicaines de Pise, et prit le nom de Maria. Là elle connut la bienheureuse Chiara Gambacorta (v. 17 avril), fille de Pietro dont il était question plus haut. Quand fut construit le monastère, par la bénéficience de Pietro, Maria y suivit Chiara, et lui succéda comme prieure en 1419.

Pendant douze années, elle fut prieure de ce couvent de stricte observance. Elle reçut de son Ange gardien de nombreuses faveurs, dont on ne connaît que cette «vision» de sa vie entière : 

Il lui sembla être à l’entrée d’un chemin ; à sa droite était un bois, repaire des bêtes féroces ; à sa gauche, un étang rempli d’eau saumâtre répandait une odeur de fièvre et de mort ; son guide lui ordonna d’avancer en se tenant au milieu du chemin parce que la discrétion est la condition indispensable de la persévérance dans la vertu. Plus loin, un large fleuve lui barrait la route, c’était la mort. L’ange, pur esprit, passa outre sans effort ; Maria, entravée par les liens du monde, ne le franchit qu’en s’appuyant sur la croix. Au-delà, une campagne fertile, de ravissants jardins, l’invitaient à avancer jusqu’à un temple aux murailles d’or et de gemmes, auquel on ne pouvait accéder que par trois portes placées l’une derrière l’autre. Maria dépassa la première, puis la seconde. En vain voulut-elle s’approcher de la troisième ; son ange gardien lui dit que nulle créature sur terre ne pouvait aller plus loin, mais qu’elle atteindrait sûrement le sanctuaire intime du merveilleux temple si elle continuait à pratiquer fidèlement les mêmes vertus qui l’avaient aidée à parvenir jusque là.

Maria Mancini mourut le 22 janvier 1431 - la même année que sainte Jehanne d’Arc, dont le procès commençait en janvier (v. 30 mai).

Le culte de la bienheureuse Maria Mancini fut confirmé en 1855.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:17

Gautier de Bierbeek

† 1222

 

Gautier était né dans le Braband flamand (Louvain, Belgique), dans une famille seigneuriale de Bierbeek.

Il montra dès l’enfance une grande dévotion envers la très sainte Vierge et conserva ses pieuses pratiques après être entré dans la carrière des armes.

Il prit part à la troisième croisade et s’y fit remarquer par sa vaillance.

Après un tournoi où il s’était distingué, il renonça au monde et se consacra au service de Dieu sous la protection de Marie. Il promit de faire chaque année une offrande à la Mère de Dieu ; la veille des fêtes de celle-ci et chaque vendredi de la semaine, il jeûnait au pain et à l’eau ; il donnait en tout temps l’exemple des vertus chrétiennes.

Il entra à l’abbaye cistercienne de Hemmerod, où on le chargea du soin des étrangers.

Doux et pacifique, il s’employait à réconcilier ceux entre lesquels régnait la discorde ; il s’exprimait avec une onction particulière quand il s’agissait d’affermir les faibles contre la tentation. 

Le don de la prière et des larmes semblait être son partage.

Dans une visite à l’abbaye de Villers où il avait suivi l’abbé de Hemmerod, Gautier mourut, favorisé d’une vision de la sainte Vierge, le 22 janvier 1222.

Les nombreux miracles qui se vérifièrent après sa mort l’ont fait vénérer comme bienheureux dans l’Ordre cistercien.

Le Martyrologe Romain ne le mentionne pas.

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