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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 00:00

Geoffroy d’Amiens

1065-1115

 

Geoffroy, né vers 1065 dans le Soissonnais comme son frère Odon, étaient les fils de Frodon et Elisabeth, de bons propriétaires terriens, et chrétiens. Sur le tard, Frodon alla finir ses jours dans une abbaye, tandis qu’Elisabeth se vouait aux bonnes œuvres.

Geoffroy, donc, reçut au baptême le nom de l’abbé qui officiait, Geoffroy, abbé du Mont-Saint-Quentin, qui reçut l’enfant dans son abbaye dès qu’il eut cinq ans.

Le petit garçon grandit sagement, fut infirmier, hôtelier (assisté par Odon), cellérier. Il se montra très bon administrateur et fort ingénieux.

Il reçut le sacerdoce vers 1090, puis fut nommé abbé à Nogent-sous-Coucy, une abbaye encore jeune, qu’il administra fort intelligemment et même, parfois, un peu énergiquement, d’après les moines.

En 1104, il fut élu évêque d’Amiens. On a conservé un grand nombre d’actes où apparaît le nom de Geoffroy. On se rend compte qu’il fut un grand partisan de la nécessaire réforme de l’Eglise, et il brilla par son intégrité et sa totale aversion envers la simonie.

Ses relations avec les seigneurs locaux furent tumultueuses. Peut-être Geoffroy manquait-il un peu de diplomatie, mes les seigneurs manquaient certainement de respect pour l’Eglise, et Geoffroy pouvait manier l’excommunication sans trop de scrupules. Il était trop préoccupé de la liberté de l’Eglise pour se laisser humilier par le pouvoir temporel.

En 1113, il soutint sincèrement la commune qu’organisèrent les bourgeois d’Amiens contre l’oppression des seigneurs ; mais cette guerre civile dans sa propre ville affligeait Geoffroy : il se retira, secrètement, après avoir expédié son anneau pastoral à l’archevêque de Reims. Il s’arrêta à Cluny, puis logea à la Grande Chartreuse. Mais un concile réuni à Soissons prescrivait à Geoffroy de rentrer dans son diocèse. Après avoir assisté au concile de Reims, il arriva à Amiens pour les Rameaux, 11 avril 1115.

Le 16 juin, il réunit un synode à Amiens ; début juillet, il fut au concile de Châlons. En octobre, il dut aller à Reims et au retour s’arrêta à Saint-Crépin de Soissons, où la fièvre le prit, le 25 octobre. Reparti le lendemain matin, il était trop malade et fut reconduit à l’abbaye. C’est là qu’il mourut, le 8 novembre 1115.

Sur la base de la tradition, le nom de saint Geoffroy fut introduit plus tard au Martyrologe.

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 20:15

Angelo de Gualdo Tadino

1270-1324

 

Il naquit à Casale (Gualdo Tadino, Pérouse, Ombrie, Italie C) en 1270, de Ventura (Bonaventure) et Chiara (Claire), d’humbles paysans. Il reçut au baptême le prénom de Angelo (Ange), en référence à l’Archange saint Michel, protecteur de Gualdo.

Il fut sans doute illettré, mais riche de l’amour de Dieu.

Bientôt orphelin de père, il savait déjà partager son petit pain avec d’autres plus pauvres que lui, et c’est justement cette générosité qui aurait été à la source de sa grande aventure.

En effet, sa mère lui reprocha un jour de donner aux pauvres tout le pain de la maison ; tous deux avaient leurs «bonnes raisons», mais le petit ange s’oublia et, nous dit-on, maudit sa pauvre maman. Le soir, il la retrouva morte.

Plein de remords, il partit en pèlerinage à Compostelle et, à son retour, se présenta à l’abbaye camaldule de Saint-Benoît de Gualdo Tadino. Il avait seize ans.

Après quelque temps, il obtint la permission d’aller mener une vie érémitique pour intensifier sa vie de pénitence et s’installa à Capodacqua, puis s’isola encore plus dans une petite cabane à Val Romore, dans la plus totale solitude. Ceci ne l’empêcha pas d’attirer malgré lui des gens qui venaient le consulter, lui demander des prières et qu’il encourageait dans leur chemin vers l’amour de Dieu.

Vers 1305, il y eut une enquête de la Sainte Inquisition, qui reconnut qu’Angelo était un authentique ermite et que sa vie était toute sainte.

Il fut tenté par le Démon, qui lui apparut un jour sous les traits d’un très beau serpent, mais il le mit en fuite par un signe de croix.

Une nuit de très forte tempête, il pria Dieu de protéger la nature en danger, et la tempête se calma. Pris par un scrupule de présomption pour avoir osé demander un telle faveur à Dieu, il ne fut en paix que lorsque l’abbé le rassura.

Quand il mourut, le 15 janvier 1324, à genoux dans sa cellule et les yeux levés au ciel, les cloches de l’abbaye se mirent à sonner d’elles-mêmes.

Lors de ses funérailles, en plein hiver, des champs de lin et des haies d’aubépines fleurirent, et ce prodige se répète encore aujourd’hui dans la nuit du 14 au 15 janvier. D’autres miracles se produisirent : délivrance d’un possédé en 1324 ; libération des bandes d’envahisseurs slaves à Gualdo en 1556 ; miracle des cerises en plein hiver, qui sauva de la mort un condamné innocent.

Le culte d’Angelo fut reconnu en 1633 et de nouveau en 1825.

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 20:13

Giacomo l’Aumônier

1270-1304

 

Giacomo (Jacques) naquit vers 1270 à Città della Pieve (Ombrie, Italie C), de Antonio da Villa et Mostiola.

Sa fréquentation de l’église des Servites a fait suggérer qu’il entra chez les Servites ; mais tant les Servites que les Franciscains en revendiquent l’affiliation dans les rangs de leur Tiers-Ordre.

Après une solide éducation chrétienne, et de brillantes études de droit et de lettres à Sienne, il se fit l’avocat des pauvres, les défendant gratuitement contre les puissants. 

Il fut un jour interpellé par l’évangile où le Christ proclame : Qui ne renonce pas à tout ce qu’il possède, ne peut être mon disciple (Lc 14:33), comme ce fut le cas de saint Antoine abbé (v. 17 janvier).

Il utilisa sa fortune personnelle pour restaurer un hôpital et une chapelle en ruine, et y reçut des malades qu’il commença à soigner avec le plus grand empressement.

Or, il s’aperçut que certains revenus de l’hôpital avaient été détournés, et par l’entremise de l’évêque de Chiusi lui-même ; l’avocat se remit au travail, présenta sa plainte à Rome et obtint gain de cause.

On prétend que c’est cet évêque, pour se venger d’avoir été berné, qui envoya deux sicaires pour assassiner le pieux avocat

C’était en 1304. Certains considérèrent que Giacomo était mort martyr. On aurait retrouvé son corps intact au 16e siècle. Son culte fut reconnu en 1806.

Le Martyrologe place son dies natalis au 15 janvier, sans mentionner le «martyre».

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 12:39

Odorico de Pordenone

1285-1331

 

Il naquit vers 1285 à Villa Nuova (Pordenone, Udine, Frioul, Italie NE), peut-être d’origine bohême, mais non de la famille Mattiuzzi, d’après récentes recherches. 

Très jeune, il entra chez les Franciscains d’Udine où il se distingua par ses rigueurs dans la pénitence, doublées d’une profonde humilité. Il portait constamment une sorte de cuirasse de fer, marchait toujours pieds nus, ne prenait que du pain et de l’eau.

En 1325, il fut ordonné prêtre.

Il obtint la permission de se retirer dans un ermitage, où Dieu récompensa ses grandes vertus par le don des miracles.

Revenu dans son couvent, il eut quelques activités apostoliques dans le Frioul, suscitant des conversions et des vocations.

Vers 1315, toujours avec la permission et la bénédiction de ses Supérieurs, il entreprit un immense voyage qui devait durer une quinzaine d’années et sur certaines étapes duquel on va revenir.

On ne doutera pas des détails de cette aventure, quand on saura qu’Odorico lui-même dicta à un Confrère tous ses souvenirs.

Qu’on imagine la longueur de ce voyage, ses péripéties, les fatigues d’Odorico, par les nombreuses contrées où il passa. Les voici dans leur ordre successif :

Venise, Constantinople, Turquie, Iran, Ormuz, Inde, Malabar, Ceylan, Sumatra, Java, Bornéo, Indochine et Chine ; retour par : Tibet, Perse, Azerbaïdjan… Venise. Le voyage de retour est beaucoup moins circonstancié que l’aller.

Odorico ne se contentait pas de voyager, car son désir était de porter la Parole du Dieu aux populations qu’il rencontrait. Comment se faisait-il comprendre ? Sans doute par la même grâce qui toucha les Apôtres au jour de la Pentecôte (cf. Ac 2:6).

Il est intéressant et édifiant de constater que, sur son chemin, Odorico s’arrêta dans des monastères de Franciscains, déjà établis dans ces régions lointaines : Erzurum, Tabriz, Sultaniya en Turquie, Zaïton (auj. Quanzhou) en Chine.

Près de Bombay en Inde, Odorico retrouva les restes de quatre Franciscains martyrisés par les musulmans en 1321 (v. 9 avril : Tommaso de Tolentino, Giacomo de Padoue, Pietro de Sienne, Demetrius de Géorgie). Il en emporta les reliques et les confia au couvent franciscain de Zaïton (Chine).

A Madras (Chennai, Inde), il s’arrêta au sanctuaire de saint Thomas (v. 3 juillet) à Maylapur.

En Chine, comme Marco Polo, il visita la plus grande ville du monde, Hangzhou ; il demeura à Khanbaliq (auj. Pékin) pendant trois années, de 1325 à 1328, desservant une des églises fondées par Giovanni de Montecorvino.

De retour en Italie, Odorico fit le récit de ses péripéties dans le monastère franciscain de Padoue, puis se prépara à aller les raconter aussi au pape, qui résidait en Avignon, mais il tomba malade à Pise et, arrivé à Udine, il mourut, le 14 janvier 1331.

Très vite, les récits d’Odorico furent traduits et reproduits en Italie et en France. On en connaît actuellement plus de soixante-dix manuscrits.

Odorico de Pordenone fut béatifié en 1755, par la confirmation de son culte. Odorico a été appelé apôtre de la Chine et le procès de canonisation a été ouvert récemment.

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 12:38

Oddone de Novare

1100-1198

 

Né à Novare (Piémont, Italie NO) en (ou vers) 1100, il fut chartreux à Casotto ou à la Grande Chartreuse.

Vers 1169, il fut envoyé en Slovénie à la nouvelle Chartreuse de Seitz (act. Zice), puis en 1189 à celle de Geirach (act. Gyrio), où il fut prieur.

Des problèmes surgirent entre les moines et l’évêque du lieu, qui poussèrent Oddone à solliciter une audience auprès du pape. Il obtint sa démission et se retira à Tagliacozzo (Abruzzes, Italie C).

Là, une abbesse bénédictine, parente du pape, remarqua la sainteté d’Oddone et obtint de le garder comme directeur spirituel.

Oddone vécut donc là, dans une petite cellule proche du monastère, dans la pauvreté, l’abstinence et de rudes austérités : cilice jours et nuits, lit de branches et de sarments, jeûnes, veilles prolongées. En même temps, il donnait ses humbles conseils aux Religieuses ainsi qu’à ceux qui venaient le consulter.

Un pauvre homme malade vint le supplier de lui retirer ses continuels maux de tête. Le saint homme protesta de son indignité, et renvoya le malade en lui disant simplement : Que le Christ, fils du Dieu vivant, te guérisse ! - et l’homme guérit.

Il y eut d’autres miracles, avant et après la mort d’Oddone.

Il mourut à Tagliacozzo le 14 janvier 1198. Juste avant sa mort, on l’entendit dire : Seigneur, je viens à toi ! Il expliqua à son entourage : Je vois mon Seigneur et mon roi, je suis en sa sainte présence.

Quarante ans après sa mort, Oddone apparut à un prêtre, demandant à être enseveli dans un endroit plus honorable. Le corps, exhumé, fut trouvé intact.

Le 14 janvier 1784, dies natalis d’Oddone, le village de Tagliacozzo fut le seul épargné par un violent tremblement de terre qui affligea toute la région.

Le culte d’Oddone fut approuvé en 1859 et le bienheureux Oddone de Novara est mentionné au Martyrologe le 14 janvier.

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 10:04

Giovanna Negri de Binasco

1445-1497

 

Giovanna Negri naquit vers 1445 à Binasco (Milan, Italie N), de parents si pauvres qu’elle ne put fréquenter l’école, devant travailler avec ses parents pour gagner leur vie du travail de leurs mains. Le père s’appelait Zanino, la mère Giacomina. On surnommait leur petite fille Nina.

Mais elle apprit d’eux la piété et l’honnêteté. Son père avait ce scrupule, quand il vendait quelque bête, d’en révéler honnêtement les défauts.

On voyait souvent Veronica en larmes : le don des larmes peut être une grâce céleste, et Veronica la reçut déjà dans sa jeunesse.

En 1463, elle voulut entrer chez les Religieuses franciscaines, puis chez les augustines à Milan, mais son ignorance la fit refuser. Elle tenta de s’y mettre seule, la nuit. Mais Notre-Dame intervint.

La Sainte Vierge lui apparut et lui tint à peu près ce langage : Ma fille, sois sans inquiétude. Mon désir est que tu connaisses seulement trois lettres : la première, de couleur blanche, symbolise la pureté du cœur qui fait aimer Dieu par-dessus toutes choses, et les créatures en Dieu et pour Dieu ; la seconde, de couleur noire, empêche de se scandaliser des fautes de ses frères, aide à supporter de tels égarements avec paix intérieure et patience, puis à prier pour ceux qui les commettent ; la troisième, de couleur rouge, apprend à méditer chaque jour sur la passion de Jésus-Christ.

Réconfortée, Veronica oublia ses soucis et, trois ans plus tard en 1466, reçut l’habit des Augustines. C’est alors qu’elle prit le nom de Veronica. En réalité, sœur Veronica apprendra des Anges à lire le psautier, et pourra chanter les psaumes avec ses consœurs. Elle finira même par savoir par cœur le bréviaire et n’aura plus besoin de livre pour participer à la prière de l’Office.

On l’envoya quêter aux portes de Milan, car le monastère était très pauvre.

Au couvent, elle passait de longs moments dans la méditation de la Passion du Christ et ses compagnes la virent souvent le visage baigné de larmes, mais sans s’en inquiéter, car elle travaillait avec ardeur et efficacité, sans jamais se plaindre des douleurs de tête et d’estomac dont elle souffrait. 

Les apparitions ne cessèrent pas : Notre-Seigneur, la Sainte Vierge, les Saints, venaient la voir tour à tour, lui dévoilant des mystères et des circonstances de leurs vies ; ces révélations peuvent se comparer à celles que reçurent la servante de Dieu Maria d’Agreda († 1665) ou la bienheureuse Anna Katharina Emmerick († 1824, v. 9 février).

Il n’y avait pas que les «bonnes» apparitions ; le Démon se déchaîna contre la pieuse Religieuse, lui insinuant des frayeurs, allant jusqu’à la battre durement. Un jour qu’il la fit tomber alors qu’elle rapportait des œufs au monastère, elle put cependant se relever sans blessure et les œufs ne s’étaient pas cassés.

En 1487 Veronica vit Notre-Seigneur, devant toute la Cour céleste, l’absoudre de tous ses «péchés». Durant la Messe de la Fête-Dieu, elle vit l’Enfant-Jésus entouré d’Anges sur l’autel ; elle en parla simplement à la Supérieure, pensant que toutes les Sœurs avaient vu la même chose qu’elle. Par la suite, elle fut plus réservée. Elle eut aussi trois apparitions de saint Augustin.

Les extases de Veronica continuèrent. Elles duraient parfois plusieurs heures durant la nuit. Par discrétion, elle demanda à Dieu - mais inutilement - de les faire cesser. Bien au contraire, les Religieuses la virent très souvent en extase ; elle fut en état de lévitation au moment d’une extase le jour de Pâques. Durant une de ces extases, on observa que son visage était brûlant, tant Veronica était enflammée d’amour. Très souvent, une hostie du Tabernacle volera jusqu’à elle pour la faire communier, et elle ne prendra pas d’autre nourriture ces jours-là.

Veronica vit des âmes dans le Purgatoire, parfois, celles des Religieuses, qui souffraient pour avoir murmuré contre les Supérieures. Elle fut aussi invitée à prier pour les prêtres, dont elle connut les graves péchés. Elle vit les punitions que méritaient les grands du monde, et connut par quelle maternelle intercession la Très Sainte Vierge obtenait leur suspension chaque fois que les hommes se repentaient.

Elle vit comment nous serons punis pour les moindres distractions commises durant la Messe.

Notre-Seigneur lui confia des missions, notamment d’aller parler personnellement et dans la confidence la plus absolue, au pape Alexandre VI (1495).

Six mois avant de mourir, Veronica fut pendant six mois alitée, brisée par la fièvre et la tuberculose. Cinq jours avant sa mort, elle annonça à son confesseur qu’elle mourrait à l’heure de complies le jour de la passion du Seigneur. A ce moment-là, comme le prêtre s’apprêtait à se retirer, elle le retint ; la cloche de complies sonna : Veronica rendit son âme à Dieu, le vendredi 13 janvier 1497.

En 1517, un culte privé fut autorisé et confirmé en 1624 et 1672 ; en 1749, le nom de Veronica fut introduit dans le Martyrologe, ce qui était exceptionnel puisqu’à l’époque le Martyrologe ne mentionnait que les Saints. L’actuel Martyrologe mentionne aussi les Bienheureux, et donc la bienheureuse Veronica, au 13 janvier.

Les lingères invoquent Veronica comme leur céleste patronne.

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 10:01

Gottfried de Cappenberg

1097-1127

 

Gottfried naquit en 1097 à Cappenberg (Westphalie, Allemagne W), descendant de Charlemagne par son père, Gottfried 1er, et des ducs de Souabe, par sa mère Beatrix. Il avait un jeune frère, Otto, qu’on va retrouver bientôt, et deux sœurs : Gerberga et Beatrix. La fortune des héritiers était immense.

Le château de Gottfried fut une école de modestie, de justice et de vertu. D’un caractère doux, d’une bonté sans bornes, le jeune prince montrait la prudence d’un vieillard. Un de ses désirs était de transformer son château en un véritable monastère.

En 1120, notre héros épousa Jutta de Werl, fille de Friedrich d’Arnsberg ; si l’union était heureuse, il y eut cependant un dissentiment par le fait que ni Jutta ni Otto, plus mondains que Gottfried, n’étaient favorables à cette transformation et s’efforçaient de détourner Gottfried de la vie religieuse. Mais on va voir que la patience de Gottfried fut gagnante.

Dans le cadre de la fameuse Querelle des investitures, Gottfried appuya d’emblée l’évêque de Münster, fidèle au pape, contre le duc Lothar. Quand Münster fut attaquée, la cathédrale brûla : l’incendie fut attribué à Gottfried, qui fut accusé de trahison par l’empereur. La situation pouvait s’envenimer gravement, mais c’est alors que Gottfried et son frère Otto rencontrèrent saint Norbert (v. 6 juin) et lui remirent leurs possessions : désormais, ces terres et leurs propriétaires étaient sous la protection de l’Eglise, Cappenberg allait devenir un grand monastère prémontré.

Ainsi, en 1022, Gottfried remit à saint Norbert les clefs de son domaine, qui fut béni par l’évêque de Münster. Gottfried voulait porter l’habit prémontré, mais saint Norbert lui conseilla prudemment de patienter un peu. En 1024, Gottfried reçut la tonsure monacale et l’habit de l’Ordre.

Il y eut bientôt une belle église, un hôpital, puis un couvent pour moniales à Nider Clooster (plus tard Wesel), où Jutta fut une des premières à prendre le voile, puis un autre encore à Varlar, où entra Otto, et un quatrième enfin à Ilbenstadt.

Le père de Jutta se dressa en travers des saints projets de Gottfried, et même avec les armes, mais Dieu permit qu’il mourût bientôt (1024). Quant à Jutta, elle comprit qu’elle n’était peut-être pas faite pour la vie monacale et quitta le cloître.

Gottfried, grand prince, se montra le plus humble des religieux, visitant les malades, balayant, lavant les assiettes. On dit que ses mortifications étaient effrayantes.

Saint Norbert voulait l’ordonner prêtre, en tout cas l’avoir près de lui. Mais Gottfried obtint de se retirer humblement dans le monastère d’Ilbenstadt, et c’est là qu’il mourut, très jeune encore, le 13 janvier 1127.

Gottfried n’a été «canonisé» que dans son Ordre Prémontré ; il est mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 janvier.

Ajoutons un mot sur son frère Otto : entré dans l’Ordre, il fut prieur à Cappenberg pendant seize ans. Ardent propagateur du culte marial et très dévôt de l’apôtre saint Jean, il mourut saintement le 27 janvier 1172 et fut «béatifié» seulement dans son Ordre.

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 00:00

Engelbert  de Berg

1185-1225

 

Engelbert était le cadet d’une famille issue des comtes de Berg, qui donnèrent en un siècle cinq évêques à Cologne.

Il naquit vers 1185 et fut nommé prévôt de Saint-Georges de Cologne, alors qu’il n’était qu’un enfant. Quand mourut le prévôt de la cathédrale (1199), l’archevêque le préconisa, mais il fallut tenir compte des prétentions d’un autre candidat, et l’affaire traîna à la cour pontificale. En 1203, Engelbert était devenu sous-diacre, avait acquis à lui quelques chanoines, et fut élu.

En 1205, l’archevêque de Cologne fut excommunié pour avoir sacré empereur le candidat rival de celui qu’appuyait le pape ; Engelbert fut à son tour excommunié, ayant soutenu l’archevêque. A la mort de l’empereur et de l’archevêque de Cologne, l’excommunication d’Engelbert tombait d’elle-même. Il fut absous.

Pour obtenir l’indulgence promise aux croisés, il s’engagea pour quarante jours - durée minimum exigée - dans la campagne contre les Albigeois (1211).

A la suite de nouveaux troubles, c’est Engelbert qui fut alors choisi pour monter sur le siège de Cologne, en 1216.

Dès lors, Engelbert ne ménagea pas sa peine pour imposer, même par la force, le droit et la loi dans le diocèse. Il fit deux campagnes contre le duc de Limbourg pour l’obliger à restituer des terres illégalement acquises ; il occupa un château sur la Moselle et le conserva, malgré l’avis contraire du pape ; il intervint dans l’élection de l’abbesse de Willich : malgré les juges envoyés par le pape, il occupa l’abbaye, en perçut les revenus jusqu’à confirmation de celle qu’il favorisait.

Dans son diocèse proprement-dit, il accueillit favorablement les frères dominicains et franciscains.

En 1220, l’empereur Frédéric, voulant s’installer en Italie, confia à Engelbert le gouvernement de la Germanie.

Une telle énergie ne pouvait pas rester sans susciter des oppositions. Lors d’un déplacement pour aller consacrer une église, Engelbert fut entouré traitreusement et mortellement frappé.

On ne peut qualifier cette mort de «martyre». Comme le mentionne le Martyrologe Romain, Engelbert fut assassiné le 7 novembre 1225.

Fut-il inspiré dans ses choix, dans ses interventions ? On pourrait discuter sur les vertus héroïques de ce soldat sans scrupules. Mais d’autres faits se produisirent post mortem : on rapporte que plusieurs personnalités, après avoir exprimé leur désappointement sur la «sainteté» d’Engelbert furent gravement frappés de maladie, d’infirmité, et ne guérirent miraculeusement qu’après avoir demandé pardon au Défunt. Engelbert jouissait donc si peu d’un renom de sainteté universelle qu’après sa mort encore il devait punir ses détracteurs, quitte à leur pardonner s’ils venaient à résipiscence. Mais ses partisans n’hésitaient pas à parler de son «martyre».

Finalement il arriva dans les pages du Martyrologe, qui rappelle son combat pour les libertés de l’Eglise.

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 00:00

Antonio Baldinucci

1665-1717

 

Antonio naquit le 13 juin 1665 à Florence, cinquième fils de Filippo et Caterina Scolari, de très bons parents, et illustres : Filippo appartenait à l’Accademia della Crusca (notre Académie Française). Antonio qualifia lui-même sa pieuse mère de petite sainte.

Il reçut au baptême le nom du Saint du jour, Antonio de Padoue ; Filippo en aurait d’ailleurs reçu une grâce particulière de guérison.

Le frère aîné d’Antonio devint prêtre dominicain ; le quatrième, prêtre diocésain. Antoine entra chez les Jésuites, qui lui semblèrent les plus indiqués pour le salut des âmes.

Ses bonnes qualités le firent admettre à seize ans au noviciat. Il étudia à Rome et exprima son désir de partir aux missions lointaines, en Inde ou au Japon. 

En attendant, on le faisait déjà prêcher sur les places de Rome, avant même sa profession solennelle.

Malheureusement, il n’avait pas une santé solide, et ses missions lointaines furent en réalité l’Italie centrale.

En 1692, malade, il fut soigné au tabac chiqué et fumé, remède efficace pour l’époque, et qui ne contenait pas les substances nocives qu’on lui a ajoutées par la suite.

Antonio était un actif : il pouvait parcourir ses soixante-dix kilomètres chaque jour. A peine remis, il parcourut les campagnes de la zone de Frascati (environs de Rome) et combla son auditoire de sa méthode énergique : pieds nus, flagellation sur les épaules découvertes, catéchismes, conférences, processions (parfois trois par jour), chaînes au pieds, corde au cou…  Tout cela ne manquait pas de frapper les gens, qu’il réveilla de la torpeur spirituelle.

Lors d’une mission en 1708, il se sentit près de la mort, assailli de douleurs si graves qu’il (lui) fallut en deux jours prendre les saints sacrements de viatique et d’extrême onction. Et comme pour tout (il était) rapide, le cinquième jour (il se trouvait) libre pour recommencer les fonctions interrompues.

Une autre fois, l’hiver 1709, il fallit rester comme congelé sur la route. Là encore, il retrouva des forces.

Exténué de ses longues péripéties, il s’éteignit à Pofi le 7 novembre 1717. Ses dernières paroles furent : Paradis, ô Paradis, ô belle patrie (d’un chant populaire).

Il fut béatifié en 1893.

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 00:02

Christina Bruso de Stommeln

1242-1312

 

Christina vint au jour en 1242 à Stommeln (Cologne, Allemagne O), de parents agriculteurs, qui eurent cinq enfants : Christina, Hilla, Gertrud, Heinrich, Sigwin.

Elle apprit à lire le psautier, mais ne sut jamais écrire.

A dix ans, elle eut sa première vision du Christ, qui l’invitait à se consacrer entièrement à Lui.

A treize ans, elle quitta la maison familiale, sans la permission de ses parents, pour rejoindre un couvent de béguines à Cologne. Mais les braves religieuses ne pouvaient supporter d’avoir parmi elles une petite fille déjà si avancée dans l’ascèse et qui, en plus, était favorisée continuellement de visions. Elles la renvoyèrent.

En 1259, Christina regagna sa famille. On ne nous dit pas comment la famille se comporta pendant ces quatre années d’absence, ni comment elle accueillit la «fugitive».

En 1267, elle eut la visite d’un Dominicain suédois, Petrus de Dacie, qui resta en relation épistolaire avec elle jusqu’à la fin de sa vie. Elle lui écrivait en dictant ses lettres au curé de Stommeln.

Durant la semaine sainte de 1269, Christina reçut les stigmates de la Passion du Christ ; elle recevait la visite du Christ, de la Vierge Marie, des Anges, mais subissait aussi des tortures diaboliques ; d’après ses propres aveux, elle en supporta jusqu’à des milliers simultanément, qui lui provoquaient des brûlures, des blessures, et allaient jusqu’à mélanger des serpents et des excréments dans sa nourriture. A la fête de Pâques de 1283, il y en eut deux-cent mille (sic).

Il n’y a pas lieu de mettre en doute ses affirmations, pas plus que son zèle pour hâter la délivrance des âmes du purgatoire.

En 1278 mourut le père de Christina et celle-ci chercha avec son frère Sigwin à maintenir la ferme des parents, qui traversait depuis plusieurs années de graves difficultés financières. En 1280, Sigwin se mit au service des Dominicains en Suède. 

En 1288 cependant, ces épreuves cessèrent. Christina fut entourée de la vénération du clergé et du peuple, d’autant plus que des miracles se vérifièrent, comme la guérison du comte de Clèves.

Elle mourut à Stommeln le 6 novembre 1312, jour de sa mention au Martyrologe, et fut béatifiée en 1908.

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Présentation

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  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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