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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 20:51

Alessandro Dordi

1931-1991

 

Alessandro Dordi (ou communément Sandro) naquit le 22 ou le 23 janvier 1931 à Gromo San Marino (Gandellino, Bergame, Italie N), deuxième de la famille, qui compta neuf enfants.

Entré au séminaire diocésain de Bergame, il adhéra vite à la communauté missionnaire du Paradiso, fondée pour soutenir les diocèses pauvres en prêtres et les émigrants italiens.

Il fut ordonné prêtre en 1954.

Sans tarder, il fut envoyé à Porto Viro (Polesine, Vénétie), une région dévastée en 1951 par de graves inondations, puis à Taglio di Donada (Chioggia), enfin à Mea di Contarina, de 1958 à 1964. En même temps, il était directeur d’une école professionnelle.

On l’envoya alors parmi les émigrés italiens en Suisse ; il ira travailler lui-même dans une usine d’horlogerie au Locle, tout près de la frontière française, jusqu’en 1979.

Dans le cadre des échanges de prêtres entre diocèses «riches» et diocèses «pauvres» (cf. Encyclique Fidei Donum), Alessandro songea au Burundi, mais finalement fut envoyé au Pérou, avec seulement un billet aller. Il y arriva en 1980 pour exercer son apostolat dans la paroisse de Notre-Seigneur Crucifié à Santa (diocèse de Chimbote).

C’était un vaste territoire où vivaient des gens dans une grande pauvreté, mais qui accueillirent la Parole de Dieu avec avidité. Ceux qui ne le reçurent pas volontiers, furent les guerrilleros du tristement célèbre Sentier lumineux, qui reprochaient aux prêtres d’être des courroies de transmission d’organismes «impérialistes» comme la Caritas ou aussi de prêcher la paix et la justice selon l’Evangile du Christ. Dès son arrivée au Pérou, les maoïstes firent savoir que celui-là, ou il s’en va ou on le tue.

Don Alessandro le savait pertinemment, mais il se préoccupa d’abord de sa mission sacerdotale. Il prépara ses paroissiens aux Sacrements. Il créa un centre pour les femmes, où il organisa un travail de couture et de cuisine, ainsi que des cours d’hygiène, de premiers secours, de santé. Il construisit des chapelles et des centres paroissiaux dans toute la vallée du fleuve Santa.

Pour être épaulé, il fit venir des Religieuses de Jésus Bon Pasteur.

Tout à tous, il voulut être un frère au milieu des frères, porter un habit et des sandales (abarcas ou ojotas) simples semblables aux leurs. Il se refusa à s’installer une douche ni même l’eau courante avant de les avoir installées chez les paroissiens.

En ville, apparut une inscription : Etranger, le Pérou sera ta tombe. Mais il ne changea rien. 

En 1990, alors qu’il était en voiture avec l’évêque, la voiture fut prise de mire, mais les deux ecclésiastiques restèrent miraculeusement indemnes, en se couchant sur le plancher de la jeep et en repartant vite en arrière. Les terroristes firent savoir : La prochaine fois, on ne se trompera pas de cible. Un peu plus tard, don Alessandro échappa à une situation analogue quand on tira sur sa maison. Des amis lui suggérèrent de rentrer quelque temps en Italie, pour laisser passer la bourrasque (et aussi pour soigner ses poumons malades), mais il pensait d’abord à ses paroissiens : Si je pars moi aussi, ils n’ont vraiment plus personne.

Il passa quelques jours en Italie pour se reposer et dit en partant : Adieu, je redescends là-bas et ils me tueront.

On aura vu par ailleurs comment furent abattus le 9 août 1991 deux prêtres franciscains, Michał Tomaszek et Zbigniew Adam Strzałkowski. Au lendemain de cet assassinat, le père Alessandro écrivait à un de ses amis, prêtre en Italie : 

Ce sont deux Franciscains polonais qui travaillaient dans une vallée comme la mienne: ils avaient trente-deux et trente-quatre ans {précisément : trente-et-un ans et onze mois pour l’un et trente-trois ans et un mois pour l’autre, ndlr}. Tu peux imaginer la situation d'inquiétude dans laquelle nous vivons. Il y a en outre des menaces claires de prochains meurtres. Le Sentier lumineux qui veut arriver au pouvoir par la terreur, a pris l'Eglise en ligne de mire… La situation du Pérou est angoissante. Chaque jour, nous nous demandons: à qui le tour aujourd’hui ?...

Le «tour» suivant tomba justement sur lui. Tombé dans une embuscade près de Vinzos, sur le Río Santa, il eut sa jeep bloquée sur un sentier par deux grosses pierres ; descendu pour les écarter, il fut immédiatement immobilisé par deux hommes du Sentier lumineux, cagoulés et armés, l’un d’un fusil, l’autre d’un pistolet. Ils l’emmenèrent un peu plus loin. Don Alesssandro les pria de ne rien faire à ceux qui l’accompagnaient. C’étaient deux catéchistes, qu’on obligea de s’éloigner. Ils entendirent les coups de feu : don Alessandro avait reçu trois balles dans la tête et une autre dans le cœur.

C’était le dimanche 25 août 1991 près de Riconada (Áncash), alors que don Alessandro avait célébré sa dernière Messe et qu’il allait en célébrer une autre plus loin.

La commission vaticane a eu le souci de recueillir tout témoignage possible pour avérer que cet assassinat fut bien motivé par haine du Christ et non en lien avec quelque activité politique.

Le martyre a été reconnu en 2015. A la suite de cette procédure, il était question d’exhumer la dépouille du Martyr, qui se trouve dans son village natal, en vue d’une «reconnaissance canonique» ; mais deux frères de don Alessandro s’y sont opposés, prétextant que les assassins n’avaient jamais été formellement identifiés et condamnés, et désirant, par leur attitude, attirer l’attention des autorités péruviennes.

La béatification est restée programmée pour le 5 décembre 2015, avec celle des deux autres Martyrs cités plus haut.

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 09:25

Michał Tomaszek

1960-1991

 

Michał Tomaszek naquit le 23 septembre 1960 à Łękawicy (Żywiec, Pologne). 

Son père, Mieczysław, mourut en 1969, laissant une veuve avec quatre enfants, deux fils (jumeaux) et deux filles.

Michał fréquenta assidûment la paroisse, avec toute sa famille, et fut enfant de chœur.

Après avoir achevé le lycée à Łękawicy, il entra au petit séminaire de Legnica, tenu par des pères franciscains. Déjà là, il donnait beaucoup de temps à la prière méditative devant le Saint-Sacrement. Le soir, quand tout était silencieux, il restait encore longtemps à genoux, dans sa chambre, devant une petite statue qu’il avait apportée de chez lui, de Marie-Immaculée.

En 1980, il passa son baccalauréat et entra dans l’Ordre des Frères Mineurs ; sa demande était bien réfléchie : Depuis longtemps, je suis convaincu d’avoir reçu la vocation au sacerdoce et à l’Ordre franciscain. J’ai eu le temps, pendant les années du Petit séminaire, d’approfondir cet appel. Mon désir est maintenant de travailler dans les missions, pour servir Dieu et Marie Immaculée.

Michał reçut l’habit en la fête de saint Francesco d’Assise (v. 4 octobre) en 1980, et fit la première profession un an plus tard. 

Le noviciat se fit à Smardzewice, puis Michał passa les années de philosophie et de théologie au séminaire franciscain de Cracovie (1981-1987).

En 1985, il fit la profession solennelle. L’année 1986 était le sept-cent cinquantième anniversaire de l’arrivée des Franciscains à Wrocław, aussi choisirent-ils de conférer les Ordres à leurs candidats dans cette ville. Michał reçut donc le diaconat cette année-là et dans cette ville.

En 1987, il fut ordonné prêtre à Cracovie.

Il exerça le saint ministère d’abord dans la paroisse franciscaine de Piensk k Zgorzelec. Il était rempli de zèle pour tous les fidèles. Il eut un soin particulier pour les enfants handicapés. Son ardeur et sa disponibilité le firent appeler second saint François.

Quand il apprit que deux de ses Confrères allaient partir pour le Pérou, il demanda à son Supérieur à être envoyé avec eux ; l’un des deux était justement Zbigniew Strzałkowski, qui serait son compagnon de martyre.

En prenant congé des paroissiens de Piensk, Michał déclara franchement que, si c’était le cas, il n’hésiterait pas à donner sa vie pour Dieu.

Il apprit rapidement les notions nécessaires d’espagnol et partit en juillet 1989. Il se trouva ainsi engagé dans la paroisse de Pariacoto.

En peu de temps, il sut rassembler beaucoup de jeunes autour de lui, auxquels il enseignait la Vérité, qu’il faisait prier, et puis qu’il occupait dans des loisirs utiles, comme la musique et le chant.

Il savait que dans la zone, menaçait et agissait le groupe marxiste Sentier lumineux, qui s’en prenait directement à l’Eglise. Ce furent justement des émissaires de ce groupe qui l’assassinèrent, avec le père Strzałkowski, le 9 août 1991, dans sa quatrième année de sacerdoce. Il avait trente-et-un ans.

La date de béatification du père Michał a été fixée au 5 décembre 2015.

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 09:24

Zbigniew Adam Strzałkowski

1958-1991

 

Il naquit le 3 juillet 1958 à Zawadzie (Pologne).

Après l’école du village, il fréquenta le lycée jusqu’au baccalauréat, qu’il obtint en 1978, l’année de l’élection papale de Jean-Paul II.

Zbigniew travailla d’abord pendant un an comme mécanicien à Tarnów.

En 1979, il entra chez les Frères Mineurs franciscains, et fit les études régulières de philosophie et de théologie.

En juin 1986, il fut ordonné prêtre, le même jour où était ordonné diacre Michał Tomaszek, et dans cette même ville de Wrocław où étaient arrivés les Frères Mineurs sept-cent cinquante ans auparavant.

De 1986 à 1988, le père Zbigniew fut sous-directeur du Petit Séminaire franciscain de Legnica.

En 1988, ses Supérieurs ouvrirent une mission au Pérou, et Zbigniew fut dans les premiers à y être envoyés, en novembre 1988, avec son ami Michał Tomaszek.

L’endroit était très isolé, privé d’eau et d’électricité, sans téléphone ; les Franciscains y ouvrirent une mission sur l’appel de l’évêque. En arrivant, ils trouvèrent une petite chapelle et une «maison paroissiale» inachevée.

Bien accueillis, ils se firent aider pour achever ce presbytère ; ils s’occupèrent des malades lors d’une épidémie de choléra ; ils fondèrent une école, firent le nécessaire pour amener la radio et le téléphone.

Le 9 août 1991, des hommes du groupe maoïste Sentier lumineux vinrent enlever les deux prêtres avec le chef du village, qui assista au «jugement».  Les pères étaient accusés de résister à la révolution en faisant prier le chapelet, honorer les Saints, assister à la Messe et lire la Bible ; de mentir aux gens, car la religion est l’opium du peuple ; de participer à l’impérialisme du pape polonais Jean-Paul II. 

On retrouva les corps des deux prêtres face contre terre, la tête brisée par une balle dans le crâne. On avait écrit sur un papier avec le sang de Zbigniew : Ainsi meurent les esclaves de l’impérialisme.

Zbigniew avait trente-trois ans.

On n’a jamais identifié les coupables, et le groupe du Sentier lumineux, en grande partie démantelé, n’a pas encore cessé complètement ses exactions.

Au village, les gens disent que le père Zbigniew guérit les malades.

La date de béatification du père Strzałkowski a été fixée au 5 décembre 2015 en même temps que pour son confrère Michał Tomaszek.

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 00:01

Giovanni Garbella

1205-1283

 

Giovanni (Jean) vint au monde vers 1205 à Mosso Santa Maria (Vercelli, Piémont, Italie NO).

Après avoir été reçu au doctorat en droit à Paris, il y enseigna.

En 1229, il eut l’occasion d’entendre le Bienheureux Jordan de Saxe (v. 13 février) et entra dans l’Ordre des Prêcheurs (Dominicains).

Il fit le noviciat à Bologne et devint un des meilleurs prêcheurs de son époque.

Il réunissait en sa personne de grandes qualités : la prudence et la fermeté, un amour sans limite pour Dieu et un zèle ardent pour le salut des âmes, ce qui fit qu’on lui confia des missions délicates et importantes.

Outre qu’il fonda un couvent dominicain à Vercelli et qu’il en devint prieur, il fut envoyé comme légat par les papes à Venise, Gênes, Pise, Florence et Bologne, mais aussi en France et en Espagne.

Il fit ainsi un travail immense de pacification entre les villes d’Italie, et entre les souverains européens.

A Bologne, il fut nommé prieur.

En 1264, il fut élu sixième prieur général de l’Ordre dominicain, et le resta jusqu’à la mort. Durant ces dix-neuf années, il fit à pied des voyages très longs pour visiter tous les couvents de l’Ordre. 

Après le concile de Lyon, il décida l’érection dans chaque église dominicaine d’un autel en honneur du Saint Nom de Jésus, en réparation contre les blasphèmes et les profanations.

En 1278, il envoya en Angleterre un «inspecteur» pour ramener à l’unité certains Frères qui attaquaient les thèses de saint Thomas d’Aquin, son ami (v. 7 mars), et organisa en 1280 un chapitre général à Oxford.

Il refusa plusieurs fois d’être nommé évêque et aurait bien voulu déposer aussi la charge de prieur général. Sa notoriété et sa sainteté, dit-on, le firent même proposer à l’élection papale.

C’est durant un de ses voyages qu’il mourut, à Montpellier, le 30 novembre 1283. Ses reliques furent dispersées par les hérétiques au 16e siècle.

Son culte fut confirmé en 1903.

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 00:01

Friedrich de Ratisbonne

1250-1329

 

Friedrich naquit après 1250, fils de parents pauvres, qui habitaient Regensburg (Ratisbonne, Bavière, Allemagne SE).

Après avoir entendu l’évangile où Notre Seigneur invite le jeune homme à vendre ses biens et à les donner aux pauvres (cf. Mc 9:21), il entra comme convers chez les Ermites de Saint-Augustin de cette ville.

Il paraît que de nombreuses légendes ont circulé à son sujet. Dans l’une, il aurait donné à manger aux pauvres de la ville des seules miettes qui tombaient de la table des pères.

On lui confia le travail du bois : charpentier fort habile, il préparait aussi le bois de chauffage. Il rendait ainsi mille services, et Dieu l’aidait à l’occasion en étendant miraculeusement ses dons aux besoins imprévus des moines. Friedrich était ainsi tout heureux de pouvoir humblement rendre service.

Un jour qu’il était impérativement retenu dans son atelier et ne pouvait se rendre à la Messe, il reçut l’Eucharistie d’un Ange.

Sa prière, son obéissance, son humilité, en firent déjà de son vivant un «Saint».

Il mourut le 29 novembre (le 30 dans le Martyrologe) 1329 et son culte fut confirmé en 1909.

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 00:00

Joscio de Sithiu

† 1163

 

De l’immense et magnifique abbaye bénédictine Saint-Bertin à Sithiu (act. Saint-Omer, Pas-de-Calais), il ne subsiste qu’un clocher en partie effondré en 1947, suite aux bombardements de la guerre mondiale. L’église s’élevait à vingt-cinq mètres avec une tour de quarante-huit mètres.

Dans l’abbaye, fondée au 7e siècle,  vivait au 12e siècle notre Joscio, un frère convers.

Ce dernier, rempli d’amour pour la Sainte Vierge Marie, récitait chaque jour, dit-on, cinq hymnes ou psaumes commençant respectivement par les cinq lettres de MARIA : 

  • Magnificat (Lc 1:46-55)
  • Ad Dominum cum tribulater (Ps 119)
  • Retribue (Ps 118:17-24 ; cette strophe commence maintenant par Benefac, selon la Vulgate corrigée)
  • In convertendo (Ps 125)
  • Ad te levavi (Ps 122)

Il mourut, d’après une tradition, le 30 novembre 1163.

Après sa mort, fleurirent des roses qui sortaient de sa bouche, de ses yeux et de ses oreilles.

Joscio n’est pas mentionné au Martyrologe Romain.

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 00:00

Galgano Guidotti

1148-1181

 

D’après la tradition, Galgano serait né vers 1150, longtemps désiré de ses nobles parents, Guidotto et Dionigia, qui habitaient à Chiusdino (Sienne, Italie C).

Cette période était infestée par des luttes entre seigneurs locaux, par des violences de toutes sortes, rivalités et autres désordres, parfois même immoraux.

Galgano connut ces aventures et eut une jeunesse assez agitée ; mais il fut favorisé par deux apparitions de l’archange Michel, qui lui fit voir comment il l’avait protégé jusque là et comment il lui proposait désormais de le suivre.

Durant cette vision, l’Archange lui fit traverser un grand pont au-dessus d’un fleuve, qui symbolisaient le changement radical de vie, et le conduisit sur le Monte Siepi, où l’attendaient les douze Apôtres.

Galgano alors, à la recherche d’une croix, planta en terre son épée, transforma son beau manteau en une simple tunique et s’établit là, dans la solitude, pratiquant la mortification et la pénitence avec le même zèle avec lequel il avait précédemment combattu contre les hommes.

Sa détermination vint même à bout des attaques du Démon, qui s’enfuit en hurlant.

Successivement, il serait allé en pèlerinage à Rome et, au retour, trouva son épée brisée ; sur l’invitation divine, il rapprocha les deux morceaux et l’épée se reconstitua.

Il fut divinement averti de sa mort prochaine, qui advint le 30 novembre 1181. Si les dates sont précises, Galgano avait trente-trois ans.

D’après la même tradition, Galgano aurait été canonisé dès 1185.

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 19:26

Francisco de Paula Victor

1827-1905

 

Il naquit le 12 avril 1827 à Campanha (Minas Gerais, Brésil), fils d’une esclave nommée Lourença Maria de Jesus, qui le fit baptiser le 20 avril suivant. La patronne de cette maman était bonne, et se donna la peine d’aider Francisco : avec elle, le garçon apprit à lire et à écrire, à jouer du piano, à parler français.

En 1848, lors d’une visite de l’évêque de Mariana à Campanha, Francisco lui exprima son désir d’être prêtre. Sans hésiter, l’évêque le fit admettre au séminaire de Mariana, où cependant l’atmosphère n’était pas toujours vraiment évangélique : certains séminaristes (ou professeurs) considéraient parfois comme un inférieur, ce noir «fils d’esclave», qui plus est de père inconnu.  Mais l’humilité et la douceur de Francisco firent taire les mauvaises langues. Après les années régulières de philosophie et de théologie, en 1851, Francisco fut ordonné prêtre.

Son premier poste, pendant un an, fut sa propre ville natale. Puis, en 1852, il fut nommé curé à Três Pontas où il allait donner le meilleur de lui-même pendant cinquante-trois ans, jusqu’à sa mort.

Il voulut vraiment conduire toute sa paroisse au Christ, et par tous les moyens. Tout le monde l’aimait et recourait à lui, sans pouvoir empêcher non plus certaines critiques, qui ne manquent jamais dans la société humaine, à cause de la jalousie et de l’orgueil des hommes.

Francisco montra vraiment l’exemple des grandes vertus chrétiennes et sacerdotales de foi, d’espérance et surtout de charité envers tous ; ce fut un prêtre courageux et prudent à la fois, obéissant, chaste, humble.

Il ouvrit l’école de la Sainte Famille, d’où sortirent des «têtes», comme le futur évêque de Campanha et son coadjuteur (Mgr Ferrão et Mgr Rabello) et bien d’autres qui s’illustrèrent en divers secteurs de la société.

Francisco mourut à soixante-dix-huit ans, le 23 septembre 1905 à Três Pontas (Minas Gerais). Pendant les jours qui précédèrent les funérailles, tout le monde remarqua un délicat et fort parfum de roses, dont personne ne pouvait expliquer l’origine.

Les miracles suivirent cette lumineuse mort. Un des premiers miracles fut le suivant : quelques années après la mort du père Francisco, un couple de travailleurs vint demander aux prêtres de la paroisse de baptiser leur enfant ; les prêtres prétendaient cependant à une «taxe», que les parents ne pouvaient payer ; aussi allèrent-ils prier à l’église pour présenter à Dieu leur difficulté. Arriva alors un prêtre qui leur proposa de baptiser leur enfant, gratuitement. Après la cérémonie, les heureux parents racontèrent l’événement, sans savoir de quel prêtre il s’agissait ; quand on leur montra la photographie du père Francisco, ils reconnurent leur bienfaiteur.

Le père Francisco de Paula Victor a été béatifié en 2015.

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 08:49

Ludwika Szczęsna

1863-1916

 

Elle naquit le 18 juillet 1863 à Cieszki (Lubowidz, Żuromin, Pologne), sixième des sept enfants de Anton et Franciszki Skorupska, qui la firent baptiser le 24 juillet suivant. 

Les parents n’étaient pas fortunés et durent plusieurs fois déménager, à la recherche d’un meilleur emploi. Ludwika ne put aller à l’école. Elle reçut son éducation à la maison jusqu’à douze ans, quand mourut la maman. Le papa se remaria avec Antonina Wieckowska, qui n’avait que cinq ans de plus que Ludwika.

A dix-sept ans, elle déclara franchement à son père, qui voulait la marier, qu’elle préférait se consacrer à Dieu. Elle quitta la maison et partit à Mława, où elle travailla comme couturière.

En 1864, l’autorité russe voulut supprimer tous les monastères de Pologne. Pour pallier à ce vide, un prêtre fonda beaucoup d’Associations pieuses, dont les membres laïcs vivaient dans le monde comme consacrés. Ce prêtre était le b. Honorat Koźmiński (v. 16 décembre).

En 1885, Ludwika en devint la fille spirituelle et fréquenta les Servantes de Jésus, une des fondations du père Honorat. C’était apparemment une boutique de tailleur, qui cachait un véritable noviciat.

Elle ouvrit alors un refuge pour femmes à Lublin. Découverte, elle dut se replier à Varsovie, puis à Cracovie.

En 1893, elle rencontra s. Józef Sebastian Pelczar (v. 28 mars), avec lequel elle fonda les Servantes du Sacré-Cœur de Jésus (1894), dont le but était de propager le Royaume de l’Amour du Sacré-Cœur. C’est alors qu’elle prit le nom de Klara en souvenir de sainte Chiara d’Assise (v. 11 août).

En 1903, on diagnostiqua à Klara un cancer, qui ne fut opéré qu’en 1910. Dans l’intervalle, elle visita la nouvelle maison ouverte en Alsace et fit le pèlerinage à Lourdes.

En 1907, elle fut élue Supérieure générale et ouvrit plus de trente maisons, au service des femmes et des malades ; les Religieuses assistèrent les jeunes mamans dans les crêches, les jeunes filles en leur enseignant la couture, les enfants au catéchisme ; l’œuvre intensifia beaucoup son activité au moment de la Première Guerre Mondiale.

C’est durant cette période que Klara mourut, le 7 février 1916, à Cracovie.

Elle fut béatifiée en 2015.

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 07:41

Mercede Stefani

1891-1930

 

Elle  naquit le 22 août 1891 à Anfo (Brescia, Italie N), cinquième des douze enfants de Giovanni Stefani et Annunziata Massari, d’excellents parents catholiques qui la firent baptiser dès le lendemain avec les noms de Aurelia Jacoba Mercede.

La vivacité dont elle fit preuve dès l’enfance, la portait vers les autres pour, à sa façon, apostoliser ses camarades, visiter les malades, aider les vieillards, soulager les pauvres. A treize ans, elle dit à ses parents : Je me ferai missionnaire. Elle fut d’autant plus encouragée dans sa volonté, qu’elle eut l’occasion de rencontrer un bon missionnaire de passage à Anfo en 1905 ; mais elle était encore bien jeune !

Cependant, l’adolescente fut marquée par la mort imprévue de sa mère et dut assumer l’éducation de ses petits frères et sœurs. 

Le papa qui, par prudence, préférait garder sa fille à la maison pour lui laisser le temps de mûrir sa vocation, consentit finalement à la séparation, en 1911.

Mercede entra enfin à Turin chez les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame de la Consolation (fondées par le bienheureux Giuseppe Allamano, v. 16 février). Elle reçut l’habit en 1912 et prit le nom de Irene.

En 1914, elle fit la profession solennelle, et fut envoyée au Kenya, où l’œuvre de l’évangélisation était à peine à ses débuts. Elle n’avait appris qu’une expression en dialecte kikuyu : Tokumye Yesu Kristo ! (Loué soit Jésus-Christ !). Elle arriva à Mombasa en janvier 1915.

De 1914 à 1920, elle fut dans ce qu’on osait appeler par euphémisme les «hôpitaux militaires», en Tanzanie : Voi, Kilwa Kivinje, Dar-es-Salaam, où l’on entassait toutes les victimes indirectes de la Première Guerre Mondiale, quasi abandonnés à eux-mêmes. Heureusement elle disposait de matériel médical, aussi s’empressa-t-elle auprès de chaque malade, soignant, pansant, consolant, encourageant, et profitant de cette intimité d’abord pour apprendre les dialectes, ensuite pour parler du Sauveur Jésus. Elle réussit aussi à adoucir les «médecins» peu consciencieux, les surveillants trop cruels, les musulmans incroyants. 

Il y avait beaucoup d’enfants en danger de mort ; grâce à elle, plusieurs milliers reçurent la grâce du Baptême chrétien.

De 1920 à 1930, elle fut dans un autre secteur, à Gikondi  (Mukurweini, Nyeri, Kenya), où elle eut une activité orientée vers l’enseignement. Là, elle sillonna les pistes et les villages, exhortant les gens à apprendre à lire et à écrire, à envoyer les enfants à l’école, au catéchisme (qu’elle organisait elle-même), sans oublier les malades qu’elle trouvait, assistant les jeunes mamans qui accouchaient, recueillant les enfants abandonnés.

Quand les gens rejoignaient les centres habités comme Mombasa ou Nairobi, elle leur écrivait, ou servait d’intermédiaire entre les uns et les autres, maintenant ainsi les liens familiaux.

En même temps, elle enseignait sa méthode aux jeunes Sœurs récemment arrivées.

Les indigènes la surnommèrent ainsi Nyaatha, femme-miséricorde.

Un de ses actes héroïques fut d’assister un pestiféré à l’article de la mort. Un matin, elle constata que le lit de ce dernier était vide : on l’avait abandonné sur la plage avec d’autres cadavres. Elle y courut et finit par le trouver, encore moribond : elle l’entoura, le réconforta et le baptisa. On lui demanda ensuite si elle n’avait pas éprouvé un peu de répugnance à se déplacer au milieu de tous ces cadavres décharnés et elle répondit : Pour dire la vérité, oui, mais je ne pensais qu’au salut de son âme. En réalité, elle prit elle-même la contagion. 

En septembre 1930, participant à une retraite, elle entendit le Christ lui dire : Le péché crucifie Jésus. Mieux vaut mourir mille fois que commettre un seul péché… Il faut tout oublier, se vider de soi-même. Sœur Irene s’offrit totalement.

Le 26 octobre, fête du Christ Roi, se manifestèrent les symptômes de la peste et elle s’éteignit le 31 octobre 1930 à Gikondi.

Irene a été béatifiée en 2015.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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