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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 18:15

Martín de León

1120-1203

 

Il naquit vers 1120-1130 de Juan et Eugenia à (ou près de) León (Espagne).

Ses pieux parents s’étaient promis qu’à la mort de l’un d’eux, l’autre serait entré en religion. Ce fut la maman qui mourut la première, et Juan entra chez les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin à León. 

Mais Martín était encore bien petit : Juan le prit avec lui, ce qui amena le petit garçon à devenir moine spontanément : ayant appris à lire, il fut automatiquement initié au chant des Religieux et sut bientôt par cœur les psaumes, les hymnes et les antiennes du psautier.

Vers dix-huit ou vingt ans, il fut ordonné sous-diacre. Il avait vingt-cinq ans ou un peu plus, lorsque Juan mourut à son tour (1154) ; Martín vendit alors tout ce qu’il possédait et commença un long pèlerinage qui dura une trentaine d’années et passa par Oviedo, Compostelle, Rome, Jérusalem, Antioche, Constantinople, Italie, France (Chartres, Reims, Paris), Angleterre et Irlande, Toulouse, Narbonne (Béziers), avant de retrouver son point de départ à León. Voyons maintenant quelques détails de ce long périple.

A Rome, c’était la période du carême. Martín voulut vivre intensément ce moment dans la Ville Eternelle : il prit seulement quatre repas par semaine, avec seulement pain et eau. Le pape le sut et l’appela, mais on ne sait pas quel fut l’objet de l’audience.

A Jérusalem, Martín servit à l’hôpital pendant deux années.

A Constantinople, il acheta un beau tissu de soie, qu’il pensait offrir aux Chanoines à son retour mais qui, on va le voir, lui causera quelques ennuis.

En France, il étudia la théologie avec Pietro Lombardo.

A Toulouse, il vénéra la tombe de saint Saturnin (v. 29 novembre).

Près de Narbonne, probablement à Béziers, on l’accusa d’avoir volé le fameux tissu de soie et il passa quelque temps en prison, jusqu’à ce que le malentendu soit dissipé.

Le voilà donc au terme de ses pérégrinations ; il rentra tout naturellement dans le couvent des Chanoines, leur remit le beau tissu de soie, et fut bientôt ordonné diacre et prêtre. C’est à ce moment que Martín prit le nom de Martín de la Sainte Croix.

Un contentieux entre les Chanoines et l’évêque détermina Martín à passer à l’autre couvent de Chanoines, San Isidoro, où cependant ses austérités effrayèrent les Religieux : Martín ne mangeait que fromage et œufs, jamais de viande, du vin seulement s’il était malade ; il dormait par terre, véritablement «sur la paille» ; et il allait voir les malades même de nuit ; en outre parfaitement obéissant à la règle, très dévôt du Saint-Sacrement.

C’est sur son initiative que furent édifiés dans le couvent l’oratoire de la Sainte-Croix, où il installa son scriptorium et sa propre cellule, et la chapelle de la Très Sainte Trinité, consacrée en 1190, pour y abriter les reliques qu’il avait rapportées de ses voyages et pour servir de cimetière des Chanoines.

Il fut chargé du Scriptorium et se mit lui-même à écrire. Il composa une Concordance de l’Ancien et du Nouveau Testament et se fit aider de sept clercs pour la rédaction, la relecture et la décoration des textes. Lui-même devait alors souffrir de rhumatismes, car il soutenait ses bras par des cordes attachées aux poutres. Martín est considéré comme l’auteur le plus important dans l’Espagne du 12e siècle.

Des évêques, des nobles, des personnes de sang royal, venaient fréquemment le consulter.

On raconte que saint Isidore (v. 4 avril) lui fit manger un petit livre, après quoi Martín put comprendre le sens profond de l’Ecriture. Ce miracle rappelle l’épisode du livre de l’Apocalypse (Ap 10:8-11).

Martín guérissait les malades de cette façon : il demandait d’abord au malade de proclamer sa foi, puis  lui faisait un signe de Croix en prononçant les mots Au nom du Père, etc, et ajoutait simplement : Sois guéri. Ainsi furent aidés des gens souffrant de fièvre, de paludisme, de rages de dents, d’abcès…

Il annonça le jour de sa mort, qui advint effectivement le 12 janvier 1203.

Un culte spontané a «canonisé» Martín dès sa mort.

Le Martyrologe le mentionne à présent au 12 janvier.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 18:14

Aelred de Rievaulx

1109-1167

 

Le prénom Aelred pourrait s’écrire aussi Ethelred et Ailred.

Aelred naquit vers 1109 à Hexham, d’une ancienne famille d’Angleterre du Nord, un des trois enfants de Eilaf. Sa sœur aussi fut consacrée.

Après ses études à Hexham, le roi d’Ecosse David voulut l’avoir à la cour ; Aelred séjourna ainsi à Roxburgh de 1124 à 1133 et devint majordome ; il y conquit l’estime de tous les courtisans par sa douceur de caractère.

On put ainsi mesurer son degré de maîtrise de soi lorsque quelqu’un l’invectiva devant tout le monde et qu’il lui exprima sa gratitude pour l’avoir aidé à voir ses fautes : l’autre tomba à genoux de honte et de repentir ; une autre fois, on l’interrompit brusquement tandis qu’il exposait son discours au roi, mais il attendit tranquillement de pouvoir reprendre, sans montrer la moindre gêne.

Cependant cette vie de cour déplaisait à Aelred ; il la quitta après mûre réflexion et partit au loin, dans le comté d’York, à l’abbaye cistercienne de Rievaulx, récemment fondée. L’abbé William, un disciple de saint Bernard (v. 20 août), le reçut en 1135.

Désormais, l’ancien humaniste qui prisait Cicéron, le trouvait fade à côté de l’Ecriture. La lecture de la Bible était ses délices et lui causait une grande émotion. Sa douceur de caractère se doubla d’un amour de la sanctification et le poussa très haut dans les vertus. Il se lia d’amitié avec un moine nommé Simon qui semblait sourd-muet tant il estimait le silence.

Devenu maître des novices, Aelred fut élu abbé à Revesby en 1142, bien contre son gré, et en 1143 on le rappelait à Rievaulx pour assumer la charge d’abbé. Il avait trois-cents moines à diriger, ainsi que cinq abbayes-filles à visiter, ce qu’il fit avec sa douceur fraternelle habituelle, dans un climat de grande amitié avec tous. Aelred écrivit ces lignes à propos de ses moines : 

Nous mangeons peu, nos habits sont rudes et grossiers, nous ne buvons que de l’eau, nous dormons à peine, n’ayant pour lit qu’une natte très dure ; quand le sommeil commence à nous faire sentir sa douceur, la cloche nous réveille et nous oblige à nous lever. J’omets de dire que nous mangeons notre pain à la sueur de notre front ; nous ne parlons qu’à trois personnes et encore seulement quand la nécessité l’exige. Assimilés aux bêtes de somme, de quelque côté qu’on nous tourne et qu’on nous mène, nous y allons sans la moindre résistance ; nous portons les fardeaux qu’on nous impose sans jamais en refuser aucun. La volonté propre n’a chez nous aucun moyen de s’exercer, nous n’avons même pas le moyen d’être oisifs ou de nous divertir. Parmi nous, on ne trouve aucun procès ; la paix, la tranquillité règnent partout. Il y a une telle concorde antre les frères que tout y est commun ; ce qui appartient à l’un appartient à l’autre ; il n’y a aucune acception de personnes ; seules la nécessité ou les infirmités mettent quelque différence ou quelque distinction entre les frères.

L’extrême mansuétude de l’abbé a été légendaire, mais il savait user de son autorité quand il le fallait : il déposa sans tarder l’abbé de Melrose, filiale de Rievaulx, apprenant qu’il s’emportait contre ses moines. Quand l’empereur Barbarousse fit nommer un antipape contre Alexandre III, Aelred prit solennellement parti pour le pape légitime.

Aelred refusa plusieurs évêchés qu’on lui proposa.   

Ses dernières années furent endolories par la goutte et la pierre, qui ne diminuèrent pas son activité.

Il nous a laissé des Sermons, trois traités : Sur l’amitié spirituelleSpeculum caritatis, Sur l’institution des recluses, ainsi que des œuvres historiques.

En 1163, il eut l’occasion d’exposer la vie de saint Edouard le Confesseur (v. 5 janvier) et nous a laissé une admirable homélie.

En 1164, il fit une mission en Ecosse, pour rencontrer les Pictes et tenter de les civiliser.

Aelred mourut après vingt-deux années d’abbatiat, le 12 janvier 1167, son dies natalis dans le Martyrologe.

Il fut peut-être canonisé en 1191, mais il n’existe pas de document formel pour l’attester. Quant à l’abbaye de Rielvaulx, elle n’est plus qu’une solennelle ruine, qui laisse cependant entrevoir la beauté et l’étendue des constructions.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 00:01

Heinrich von Zwiefalten

13e siècle

 

Heinrich naquit d’une famille noble de Souabe, à Zwiefalten (Allemagne S) ; il avait une sœur.

Sa formation achevée, il participa à la vie mondaine, sortit, dansa… En plein bal - nous dirions aujourd’hui : en pleine discothèque - il quitta amis et affaires et annonça qu’il partait dans un monastère. On souriait de la plaisanterie, mais le jeune homme n’avait pas plaisanté.

Il alla se présenter au monastère bénédictin d’Ochsenhausen, où les moines y regardèrent à deux fois avant d’accueillir le jeune homme des salons. Mais Heinrich persévéra dans son dessein, et fit enfin la profession.

On sait qu’il lui arrivait de prier les sept psaumes de la pénitence en se flagellant. Heinrich fut surtout un modèle d’observance.

On le nomma prieur. Il était déjà auréolé d’un certain prestige, qui lui valut des visites - et des dons pour l’abbaye : c’est ainsi qu’il en fit profiter la bibliothèque et les peintures du monastère.

Les miracles furent au rendez-vous de cette sainteté. En prière les bras en croix devant l’autel Saint-Georges, il fit tomber une pluie salvatrice pour éteindre l’incendie qui s’était déclaré dans la toiture de l’église ; un enfant, paralysé des jambes, en retrouva l’usage…

Quand sa sœur fut sur le point de mourir, Heinrich alla l’assister ; avant de s’éteindre, elle énuméra le nom de toutes les personnes de la famille libérées du Purgatoire grâce aux prières de Heinrich.

Heinrich la suivit de peu dans la mort, qui survint un 4 novembre. C’est apparemment l’unique date précise qu’on connaisse de lui.

Toute la Souabe le vénérait comme un saint ; les Bénédictins l’ont béatifié, mais il ne se trouve pas dans le Martyrologe.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 00:00

 

Elena Enselmini

1207-1231

 

Elena naquit en 1207, d’une famille alliée aux seigneurs de Caselle de’ Ruffi (Padoue, Italie NE), mais désormais privés de tout pouvoir économique.

De la première jeunesse d’Elena, on ne sait rien. Elle a pu être gagnée par la prédication du tout nouvel Ordre franciscain ; saint François d’Assise, de retour d’Orient, fonda à Arcella un petit couvent de Clarisses, où Elena demanda à entrer alors qu’elle n’avait que treize ans. On a même dit qu’elle reçut l’habit des mains de François lui-même, mais on peut conjecturer qu’Elena l’ait reçut quelques années plus tard, à un âge plus mature et pour éviter les violences que connut Claire d’Assise (v. 11 août) quand sa famille voulut la faire sortir du couvent.

Elena vécut une dizaine d’années dans ce couvent, dont la règle austère comportait le travail manuel, la prière, le silence, des jeûnes ; de santé fragile, elle fut souvent malade, mais particulièrement en 1230, quand une paralysie lui interdit tout mouvement. Elle restait consciente, suivait l’office, mais ne pouvait s’exprimer qu’en épelant les mots qu’elle voulait prononcer.

C’est ainsi qu’elle expliqua les visions dont elle était favorisée.

Il est possible aussi qu’elle ait été dirigée par saint Antoine de Padoue (v. 13 juin).

Elena mourut le 4 novembre 1231 à vingt-quatre ans. Après sa mort, ses cheveux et ses ongles continuèrent de pousser, et les miracles de se vérifier. Son corps est resté sans corruption.

Elle fut béatifiée en 1695. Le Martyrologe la mentionne au 4 novembre.

 

 

Heinrich von Zwiefalten

13e siècle

 

Heinrich naquit d’une famille noble de Souabe, à Zwiefalten (Allemagne S) ; il avait une sœur.

Sa formation achevée, il participa à la vie mondaine, sortit, dansa… En plein bal - nous dirions aujourd’hui : en pleine discothèque - il quitta amis et affaires et annonça qu’il partait dans un monastère. On souriait de la plaisanterie, mais le jeune homme n’avait pas plaisanté.

Il alla se présenter au monastère bénédictin d’Ochsenhausen, où les moines y regardèrent à deux fois avant d’accueillir le jeune homme des salons. Mais Heinrich persévéra dans son dessein, et fit enfin la profession.

On sait qu’il lui arrivait de prier les sept psaumes de la pénitence en se flagellant. Heinrich fut surtout un modèle d’observance.

On le nomma prieur. Il était déjà auréolé d’un certain prestige, qui lui valut des visites - et des dons pour l’abbaye : c’est ainsi qu’il en fit profiter la bibliothèque et les peintures du monastère.

Les miracles furent au rendez-vous de cette sainteté. En prière les bras en croix devant l’autel Saint-Georges, il fit tomber une pluie salvatrice pour éteindre l’incendie qui s’était déclaré dans la toiture de l’église ; un enfant, paralysé des jambes, en retrouva l’usage…

Quand sa sœur fut sur le point de mourir, Heinrich alla l’assister ; avant de s’éteindre, elle énuméra le nom de toutes les personnes de la famille libérées du Purgatoire grâce aux prières de Heinrich.

Heinrich la suivit de peu dans la mort, qui survint un 4 novembre. C’est apparemment l’unique date précise qu’on connaisse de lui.

Toute la Souabe le vénérait comme un saint ; les Bénédictins l’ont béatifié, mais il ne se trouve pas dans le Martyrologe.

Elena Enselmini

1207-1231

 

Elena naquit en 1207, d’une famille alliée aux seigneurs de Caselle de’ Ruffi (Padoue, Italie NE), mais désormais privés de tout pouvoir économique.

De la première jeunesse d’Elena, on ne sait rien. Elle a pu être gagnée par la prédication du tout nouvel Ordre franciscain ; saint François d’Assise, de retour d’Orient, fonda à Arcella un petit couvent de Clarisses, où Elena demanda à entrer alors qu’elle n’avait que treize ans. On a même dit qu’elle reçut l’habit des mains de François lui-même, mais on peut conjecturer qu’Elena l’ait reçut quelques années plus tard, à un âge plus mature et pour éviter les violences que connut Claire d’Assise (v. 11 août) quand sa famille voulut la faire sortir du couvent.

Elena vécut une dizaine d’années dans ce couvent, dont la règle austère comportait le travail manuel, la prière, le silence, des jeûnes ; de santé fragile, elle fut souvent malade, mais particulièrement en 1230, quand une paralysie lui interdit tout mouvement. Elle restait consciente, suivait l’office, mais ne pouvait s’exprimer qu’en épelant les mots qu’elle voulait prononcer.

C’est ainsi qu’elle expliqua les visions dont elle était favorisée.

Il est possible aussi qu’elle ait été dirigée par saint Antoine de Padoue (v. 13 juin).

Elena mourut le 4 novembre 1231 à vingt-quatre ans. Après sa mort, ses cheveux et ses ongles continuèrent de pousser, et les miracles de se vérifier. Son corps est resté sans corruption.

Elle fut béatifiée en 1695. Le Martyrologe la mentionne au 4 novembre.

 

 

Heinrich von Zwiefalten

13e siècle

 

Heinrich naquit d’une famille noble de Souabe, à Zwiefalten (Allemagne S) ; il avait une sœur.

Sa formation achevée, il participa à la vie mondaine, sortit, dansa… En plein bal - nous dirions aujourd’hui : en pleine discothèque - il quitta amis et affaires et annonça qu’il partait dans un monastère. On souriait de la plaisanterie, mais le jeune homme n’avait pas plaisanté.

Il alla se présenter au monastère bénédictin d’Ochsenhausen, où les moines y regardèrent à deux fois avant d’accueillir le jeune homme des salons. Mais Heinrich persévéra dans son dessein, et fit enfin la profession.

On sait qu’il lui arrivait de prier les sept psaumes de la pénitence en se flagellant. Heinrich fut surtout un modèle d’observance.

On le nomma prieur. Il était déjà auréolé d’un certain prestige, qui lui valut des visites - et des dons pour l’abbaye : c’est ainsi qu’il en fit profiter la bibliothèque et les peintures du monastère.

Les miracles furent au rendez-vous de cette sainteté. En prière les bras en croix devant l’autel Saint-Georges, il fit tomber une pluie salvatrice pour éteindre l’incendie qui s’était déclaré dans la toiture de l’église ; un enfant, paralysé des jambes, en retrouva l’usage…

Quand sa sœur fut sur le point de mourir, Heinrich alla l’assister ; avant de s’éteindre, elle énuméra le nom de toutes les personnes de la famille libérées du Purgatoire grâce aux prières de Heinrich.

Heinrich la suivit de peu dans la mort, qui survint un 4 novembre. C’est apparemment l’unique date précise qu’on connaisse de lui.

Toute la Souabe le vénérait comme un saint ; les Bénédictins l’ont béatifié, mais il ne se trouve pas dans le Martyrologe.

 

Elena Enselmini

1207-1231

 

Elena naquit en 1207, d’une famille alliée aux seigneurs de Caselle de’ Ruffi (Padoue, Italie NE), mais désormais privés de tout pouvoir économique.

De la première jeunesse d’Elena, on ne sait rien. Elle a pu être gagnée par la prédication du tout nouvel Ordre franciscain ; saint François d’Assise, de retour d’Orient, fonda à Arcella un petit couvent de Clarisses, où Elena demanda à entrer alors qu’elle n’avait que treize ans. On a même dit qu’elle reçut l’habit des mains de François lui-même, mais on peut conjecturer qu’Elena l’ait reçut quelques années plus tard, à un âge plus mature et pour éviter les violences que connut Claire d’Assise (v. 11 août) quand sa famille voulut la faire sortir du couvent.

Elena vécut une dizaine d’années dans ce couvent, dont la règle austère comportait le travail manuel, la prière, le silence, des jeûnes ; de santé fragile, elle fut souvent malade, mais particulièrement en 1230, quand une paralysie lui interdit tout mouvement. Elle restait consciente, suivait l’office, mais ne pouvait s’exprimer qu’en épelant les mots qu’elle voulait prononcer.

C’est ainsi qu’elle expliqua les visions dont elle était favorisée.

Il est possible aussi qu’elle ait été dirigée par saint Antoine de Padoue (v. 13 juin).

Elena mourut le 4 novembre 1231 à vingt-quatre ans. Après sa mort, ses cheveux et ses ongles continuèrent de pousser, et les miracles de se vérifier. Son corps est resté sans corruption.

Elle fut béatifiée en 1695. Le Martyrologe la mentionne au 4 novembre.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 00:00

Girard de Saint-Aubin

† 1123

 

Château-Gontier (Mayenne) fut le berceau de Girard.

Il reçut une éducation exclusivement cléricale ; il était pieux, aimait l’office divin, entretenait l’église, fuyait les poètes païens.

Ordonné prêtre, il préféra alors demander son admission à l’abbaye Saint-Aubin d’Angers, où sa soif de pénitence ne semblait jamais satisfaite.

Assailli par des tentations, il les fit disparaître en les révélant en plein chapitre, ce dont l’abbé le félicita.

Ce même abbé lui confia l’administration d’un domaine nouvellement acquis ; il y construisit une église dédiée à Sainte-Magdeleine, qui donna son nom au bourg ; Girard se fit aider par quelques paysans pour défricher et cultiver. Il partageait avec eux le fruit de leur travail, mais ne prenait ni vin ni viande.

L’extrême modestie de Girard dans le vivre et le manger lui valurent des grâces célestes ; il sut que deux moines défunts étaient au Ciel ; il fit disparaître un serpent d’un signe de croix ; il gronda un renard qui ne revint jamais au poulailler… 

Après dix années de cette vie, Girard fut au centre d’une polémique entre les deux seigneurs de l’endroit, et fut in extremis envoyé dans un autre prieuré. Là encore, ses austérités effrayèrent un de ses compagnons, qui alla dire à l’abbé que Girard se laissait mourir de faim. Il fut rappelé à Saint-Aubin, mais on lui construisit une cellule tout près de l’église, car son régime habituel ne cadrait plus avec la vie commune de l’abbaye.

On disait qu’il était resté sept années sans se nourrir d’autre chose que de l’Eucharistie ; la Vierge Marie lui était apparue et lui avait promis de l’emmener au ciel ; il savait dire quelle récompense les âmes de défunts recevaient ; il connut des faits éloignés : la mort du pape Gélase à Cluny, l’incendie de la basilique de Vézelay (1120), le naufrage d’un navire (1120), une émeute à Saumur (1121)… Quand un abcès au pied l’obligea à intégrer l’infirmerie, il refusa le médecin et guérit au bout de trois semaines.

En 1123, le prieuré Sainte-Madeleine allait de nouveau être endommagé par une guerre locale ; Girard y alla sur son âne, mais en revint exténué, grippé et agonisa trois semaines.

Il s’éteignit le 4 novembre 1123, en appelant la Vierge Marie.

Dans les trente années qui suivirent sa mort, on recensa plus de quatre-vingts miracles.

La Révolution se chargea de faire disparaître abbaye et prieuré ; on avait mis les reliques de Girard en sûreté, mais on ne les retrouva pas.

Girard fut «canonisé» par l’abbé commendataire Pierre de Laval, en 1468, mais n’est pas au Martyrologe.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 00:00

Félix de Valois

1127-1212

 

Il faudrait peut-être écrire toute cette notice au conditionnel, tant la controverse est forte et vive, car pour certains historiens récents, Félix de Valois ne serait qu’une pure fiction.

Félix (ou plutôt Hugues, de son nom de baptême) serait né le 9 avril 1127, parent présumé de Louis VII et donc appartenant à la branche royale des Valois.

Il fut élevé près de l’abbaye de Clairvaux, après quoi il partit pour l’Italie (ou la croisade), mais se retira dans la solitude des Alpes et finit par recevoir le sacerdoce : on ne nous dit pas où il se forma ni quand il reçut cet auguste Sacrement.

Revenu en France et prenant le nom de Félix, il se fixa à Gandelu-en-Brie (Meaux). L’endroit devint ensuite Cerfroid (car Félix et Jean de Matha y auraient vu un cerf se rafraîchir en buvant dans le torrent : Cerf-froid).

C’est là que Jean de Matha (v. 17 décembre) le rencontra et lui expliqua son projet de fonder un Ordre de la Très Sainte Trinité pour le Rachat des Captifs. L’ordre devait s’engager à réunir des fonds pour racheter les nombreux Chrétiens prisonniers des Maures, notamment en Afrique du Nord et en Espagne.

Les deux «fondateurs» obtinrent en 1198 une approbation de Rome ; tandis que Jean se chargeait de gagner à son idéal d’autres vocations et de fonder des maisons, Félix s’occupait à Cerfroid de la formation des novices. En 1212, la Sainte Vierge et des Anges vint avec eux psalmodier l’office, vêtus de cet habit que portèrent les Trinitaires : blanc avec une croix rouge et bleu sur la poitrine.

Félix serait mort à Cerfroid le 4 novembre 1212 et aurait été canonisé dès 1262 ; mais les actes de cette procédure ayant été égarés, une nouvelle approbation de culte se fit en 1666 et la fête fut fixée au 20 novembre en 1679.

Le nom de saint Félix de Valois fut introduit au Martyrologe en 1671 ; la fête en fut supprimée du calendrier lors de la réforme de 1970. Actuellement, le Martyrologe Romain annonce prudemment que Félix de Valois passe pour avoir été le compagnon de saint Jean de Matha dans la fondation de l’Ordre des Trinitaires.

 

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 08:38

Bernardo Scammacca

1430-1487

 

Bernardo vit le jour en 1430 à Catane (Sicile) ; son père était de la noble famille des Scammacca, sa mère de celle des Rubeis.

Son éducation fut chrétienne assurément, mais Bernardo glissa peu à peu dans la double vie et dans les graves désordres du plaisir.

Il en vint un jour à se battre en duel avec le fils du vice-roi de Sicile ; il en reporta une si grave blessure à la jambe, qu’il fut immobilisé un certain temps.

Un revers, un accident, sont souvent l’occasion de réfléchir. Bernardo comprit ses erreurs et voulut les réparer. Dès qu’il put marcher, il alla frapper à la porte des Dominicains. C’était en 1452.

Dans l’ombre et le silence du couvent, il voulut expier ses fautes, dans la prière et la mortification, le jeûne et les privations de toutes consolations humaines ; il pleurait continuellement ses excès de jeunesse. Cette montée dans la voie de la sainteté l’illumina et l’on vint lui demander conseil. Il avait une soif particulière pour la conversion et le salut des âmes tombées dans le péché.

Bernardo fut élu prieur de son couvent, puis à Palerme, enfin vicaire pour toute la Sicile. Effacé autant qu’il le put durant sa vie conventuelle, il le fut aussi dans la sépulture commune de son Ordre. Il mourut le 11 janvier 1487.

Les miracles, cependant, illustrèrent l’humble Dominicain. Quand on voulut procéder à la reconnaissance de son corps, un parfum céleste se dégagea de la tombe et les cloches se mirent à sonner toutes seules. Le corps de Bernardo était intact, et l’est resté.

Son culte fut confirmé en 1825.

Le Martyrologe Romain mentionne le bienheureux Bernardo Scammacca au 11 janvier.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 08:37

Théodose le Cénobiarque

423-529

 

Les dates ici indiquées sont bien confirmées par beaucoup de témoignages : Théodose mourut plus que centenaire, sans le secours des moyens thérapeutiques que nous connaissons aujourd’hui.

Il naquit en 423 à Garissus (Cappadoce, actuelle Turquie), de pieux parents qui lui donnèrent les premiers exemples d’une vie vraiment chrétienne.

Après qu’il eut étudié la Parole de Dieu, il fut ordonné lecteur. Puis, comme Abraham, il quitta son pays, sa famille, parents et amis, et se rendit à Jérusalem.

En chemin, il visita Siméon le Stylite (v. 27 juillet) qui prophétisa : Théodose, homme de Dieu, sois le bienvenu, lui prédisant alors sa glorieuse destinée comme chef d’un nombreux troupeau.

Théodose visita les saints Lieux, puis alla se mettre sous la conduite d’un pieux vieillard nommé Longin. Celui-ci lui fit rencontrer une sainte dame, qui lui proposa de présider aux offices de l’église dont elle s’occupait, mais Théodose craignit la vanité et alla s’installer dans une grotte où, pendant trente ans, il ne mangea pas une miette de pain, prenant ce qu’il trouvait : herbes sauvages, dattes, légumes.

Des disciples vinrent lui demander de les aider ; cinq, six, bientôt beaucoup plus. Sa première leçon était qu’il fallait constamment penser à la mort. Il fit creuser une grande fosse, là où serait leur cimetière, et demanda lequel d’entre eux voulait l’inaugurer. Un certain Basile vint s’agenouiller et lui demander sa bénédiction ; Théodose fit célébrer l’office des troisième, neuvième et quarantième jours pour les défunts, et Basile mourut effectivement, quoique paraissant en parfaite santé. C’est une occasion ici de remarquer qu’en ce cinquième siècle, existait déjà la prière pour les morts, trois, neuf et quarante jours après le décès.

Un autre miracle accrut encore l’autorité de Théodose. Une veille de Pâques, les vivres vinrent à manquer totalement, même le pain pour l’Eucharistie. Théodose fit prier, et deux mulets apportèrent de quoi subvenir à la communauté jusqu’à la Pentecôte (donc pour cinquante jours).

Les vocations se multipliant, on construisit un monastère non loin de Bethléem. On y remarquera le sens de l’organisation de Théodose. Il y eut trois infirmeries (pour les malades, pour les personnes âgées et pour les déments), puis une hôtellerie pour les hôtes de passage ; on éleva quatre église : trois pour les offices dans les langues grecque, slave, arménienne, où l’on célébrait la messe des catéchumènes ou liturgie de la parole ; la quatrième était pour les «pénitents» ; la Messe proprement dite se célébrait ensuite dans l’église grecque.

On vivait du travail manuel, dans le plus profond silence fraternel et le dévouement charitable.

Théodose devenait ainsi cénobiarque, chef des cénobites, tandis que non loin de là vivait Sabas, chef des ermites (v. 5 décembre), et grand ami de Théodose, qu’il recevait régulièrement.

Tous deux, Théodose et Sabas, se déclarèrent résolument contre les erreurs dogmatiques des eutychiens et des acéphales. Un jour à Jérusalem, Théodose déclara solennellement : Quiconque ne reçoit pas les quatre conciles généraux comme les quatre évangiles, qu’il soit anathème ! Ce courage fit que d’abord une femme malade guérit aussitôt après avoir touché le vêtement de Théodose, puis valut à l’abbé l’exil : l’empereur impie mourut peu après et Théodose put bientôt revenir parmi les siens.

Théodose était d’une profonde humilité. Il se jeta un jour à genoux devant deux moines qui se disputaient, jusqu’à ce qu’ils se réconciliassent. Une autre fois, un moine en était venu à excommunier l’abbé lui-même : Théodose se soumit humblement, ce qui provoqua la honte, et la conversion du moine fautif.

Les dernières années de sa vie, Théodose souffrit d’une douloureuse maladie, qu’il supporta très patiemment, refusant de demander à Dieu un adoucissement de ses souffrances, ce qui serait une marque d’impatience et lui enlèverait sa couronne.

Il mourut le 11 janvier 529, à cent-cinq ans. 

Le Martyrologe Romain mentionne saint Théodose au 11 janvier.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 00:01

Simone Balacchi de Sant’Arcangelo

1250-1319

 

Ce Simone pourrait avoir appartenu à la grande famille des Balacchi (Sant’Arcangelo, Rimini, Italie E) ou d’une humble famille du peuple, les documents n’étant pas clairs là-dessus. La date de sa naissance reste conjecturale aussi. Son père s’appelait Rodolfo.

Quoique orienté d’abord vers la carrière des armes, il entra à vingt-sept ans chez les Dominicains comme convers. 

Il se mit ainsi au service des Frères, dans les besognes les plus humbles. Sa préférée, était le travail de la terre. Mais le couvent fut désormais reluisant et les sanitaires propres…

Son zèle pour le travail et pour la prière était tel, et ses jeûnes si marqués (pain et eau seulement, durant tout le Carême !), que le supérieur craignit pour sa santé et l’invita à la modération. Mais dans sa cellule, il se flagellait jusqu’au sang, il dormait sur deux planches (quand il dormait…).

En outre, Simone s’occupa de la catéchèse auprès des enfants. Il eut le don de la prophétie et des miracles, qui le rendirent extrêmement populaire. Il sut ainsi par sainte Catherine (v. 25 novembre) qu’une église construite à Rimini serait desservie par les Servites de Marie, ce qui arriva en effet quelques années plus tard.

Il offrait continuellement ses larmes et ses pénitences pour la conversion des pécheurs ; il allait jusqu’à s’agenouiller devant eux pour les supplier de se convertir avant de les mener à l’église en procession.

Simone passa aussi des moments difficiles et douloureux, quand le Démon lui suggérait de douter de sa foi jusqu’au désespoir ; mais Simone savait d’où venaient ces tentations, et les dominait par sa confiance en Dieu. Il eut la grâce de recevoir des apparitions, particulièrement de l’Evangéliste Jean, qui le rassura. Ces moments furent marqués par un parfum extraordinaire qui emplissait la chapelle.

Pour le soulager de la fatigue, le supérieur le déchargea du jardin et le nomma deuxième sacristain, charge que Simone accepta avec empressement, nettoyant et astiquant le sanctuaire, qui brilla comme jamais auparavant. En outre, il pouvait ainsi assister avec joie à plusieurs Messes chaque jour. 

Trente années de larmes le conduisirent à la cécité et il passa les dernières années de sa vie sur un lit.

Il mourut à Rimini le 3 novembre 1319.

Son culte fut confirmé en 1820 et le Martyrologe Romain le mentionne au 3 novembre.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 00:00

Berardo des Marses

1079-1130

 

Berardo vit le jour en 1079 à Colli di Monte Bove (Carsoli, Italie C), du comte des Marses Berardo et de Teodosia. Il eut (au moins) un frère, Teodino, ancêtre de santa Rosalia (v. 4 septembre).

Dès l’enfance il fut confié aux chanoines de la cathédrale et l’évêque lui conféra les ordres mineurs.

De 1095 à 1102, il séjourna au Mont-Cassin et le pape lui-même l’ordonna sous-diacre, en le chargeant de gouverner la région de la campagne romaine. L’entreprise n’était pas vraiment une promotion ; Berardo dut affronter les turbulences de l’aristocratie locale, et fut même mis en prison à Palestrina, et enfermé dans une citerne, à l’instar du prophète Jérémie (cf. Je 38,6).

Après ces événements, en 1099, le pape créa Berardo cardinal et l’emmena avec lui dans son voyage en France.

En 1109, Berardo fut nommé évêque des Marses, sa terre natale, où il travailla énergiquement pendant vingt ans contre la simonie, contre le concubinage des prêtres, sans oublier le soin des pauvres, auxquels il faisait porter du pain, de la viande, des légumes, du froment. Il savait soigner les malades de ses propres mains.

Là aussi il rencontra des oppositions, d’abord à cause d’un intrus qui avait été nommé par un antipape, puis par l’aristocratie, au point qu’il dut se retirer plusieurs fois. Le pape le recevait au Latran, lui confiait l’administration de quelque diocèse voisin, l’envoyait en mission en Sardaigne.

Il mourut à Marsia le 3 novembre 1130. Dès ce jour, la population le vénéra et le «canonisa» en vertu des miracles qui se vérifièrent, tant avant qu’après la mort du prélat.

Ce culte fut approuvé en 1802. Au 3 novembre, le Martyrologe mentionne saint Berardo.

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