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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 00:00

Alpais de Cudot

1150-1211

 

C’est vers 1150 qu’Alpais naquit à Cudot (Yonne), de parents agriculteurs. D’aucuns prétendraient que la famille habitait d’abord Triguères, avant de s’établir à Cudot. Alpais avait des frères.

Dès qu’elle le put, elle aida aux travaux des champs. Trop fatiguée, elle tomba malade et fut atteinte d’une horrible dermatose qui la rendait tellement repoussante que même sa mère lui jetait de loin un morceau de pain ; ce fut au point que ses frères suggérèrent à leur mère de ne plus lui donner à manger et de la laisser mourir. Alpais ne mourut pas, mais s’habitua à ce jeûne continu et resta allongée sur sa couche, toute occupée à la prière. 

Elle eut une apparition de la Vierge Marie, qui lui promit la guérison, ainsi que le don des miracles, et lui annonça d’autres visions encore.

Le Jeudi saint, elle eut une vision du Christ ; le jour de Pâques, les siens, pris de remords, la visitèrent et furent surpris de la voir guérie, exhalant un parfum extraordinaire.

Le cas d’Alpais fut connu au loin ; on vint la voir, lui demander conseil. Elle ne se nourrissait que de l’Eucharistie. L’évêque fit construire une église à l’intention des visiteurs nombreux, comprenant une cellule d’où Alpais pouvait voir l’autel; quand elle reposait, elle était en général favorisée de visions célestes, de la Trinité, du Christ, de la Sainte Vierge, des Saints, etc. Dans une de ses visions, elle vit la terre comme une boule suspendue au milieu d’une mer d’azur, ce qui, paraît-il, a fait d’Alpais la patronne des astronautes.

En 1180 la reine de France lui fit avoir une rente à vie.

Alpais mourut le 3 novembre 1211. Son culte n’a pas cessé jusqu’à aujourd’hui.

Son culte fut reconnu en 1874 et le Martyrologe la mentionne comme bienheureuse au 3 novembre.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 00:00

Ida de Fischingen

(1156-1226)

 

Ida pose un vrai problème aux historiens.

D’abord son prénom peut varier : Idda, Ita, Itha, Itta, Ydda, Judith, Gutta… Ensuite les dates sont fort conjecturales, la naissance pouvant varier entre 1140 et 1156. Cerise sur le gâteau, l’histoire elle-même qu’on va tâcher de résumer est peut-être un pieux embellissement autour d’une figure d’humble recluse.

Sainte Ida semble avoir été une recluse qui vécut près du monastère de Fischingen (Suisse) aux 12e-13e siècles.

Elle est honorée dans cette localité, où l’on conserve son corps et son chef. Un précieux reliquaire contenant ce chef fut détruit dans un incendie en 1410, mais on retrouva la relique au milieu des décombres.

A partir de là, plusieurs récits naquirent par la suite.

On a parlé d’une pieuse comtesse qui, après que son mari se soit retiré dans un monastère, mena une vie édifiante. 

On a aussi trouvé cette horrible histoire : Ida aurait déposé un instant au soleil son alliance, mais un corbeau la ravit immédiatement et, plus tard, un chasseur la retrouva dans le nid de l’animal. Trop content, il se passa l’anneau au doigt. Mais le mari d’Ida, Heinrich de Toggenburg, rencontra le chasseur, reconnut l’anneau et soupçonna alors son épouse d’adultère. Il fit exécuter l’homme et jeter sa femme dans un haut ravin. Dieu fit qu’elle survécût (ou qu’elle ressuscitât). Le seigneur comprit bientôt son erreur et voulut reprendre la vie commune, mais Ida refusa.

Cette Ida mourut en 1226.

Le culte de sainte Ida, la recluse, fut confirmé en 1724 et le Martyrologe la mentionne au 3 novembre.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 20:32

Bernardino Di Bello

1443-1518

 

Né vers 1443, Bernardino était d’une famille humble et chrétienne. Il naquit à Lorenzana, non pas la cité toscane, mais en Basilicata (Italie S).

Pieux, il s’arrêtait longuement à l’église et se retira, une fois adolescent, dans la solitude près d’un sanctuaire marial, où il parvint à un haut degré de contemplation : ce fut au point qu’il pouvait inviter les oiseaux à voltiger autour de lui et picoter leur nourriture dans sa main. 

On recourut à ses prières, des miracles eurent lieu. Il alla se mettre au service d’un agriculteur pour échapper à la curiosité des habitants. Mais ses fréquentes extases ne cessaient pas, tandis que son travail avançait aussi bien, de sorte que son patron le laissa se consacrer entièrement à Dieu.

Bernardino alla frapper ches les Observants, qui le reçurent avec plaisir ; il prit le nom de Egidio au moment de sa profession.

On lui confia le jardin ; il eut la permission de se construire une cabane où il pouvait se livrer tranquillement à la pénitence et à la contemplation. Les extases continuèrent, la visite des oiseaux également, et les miracles furent au rendez-vous. Ainsi, il ramena à la foi beaucoup de pécheurs.

Quelqu’un cependant ne l’entendait pas de cette oreille. Le Démon lui réserva des assauts particulièrement durs et douloureux, allant jusqu’à le frapper et le blesser violemment. Egidio redoubla de pénitences et de prières, pour ne pas succomber à la tentation.

Il mourut le 10 janvier 1518 et de nombreux miracles s’opérèrent à son tombeau. Six ans après sa mort, on retrouva son corps absolument intact et flexible. Son culte fut confirmé en 1880.

Le Martyrologe Romain mentionne le bienheureux Egidio au 10 janvier.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 20:32

Gonçalo de Amarante

1186-1260

 

Si l’on dit ne rien savoir de lui durant sa jeunesse, on situe sa naissance en 1186 à Tagilde (Portugal), de famille noble.

Il montra, paraît-il, dès son baptême des signes évidents de son attraction pour la religion, déterminant l’archevêque de Braga à pourvoir à son éducation. Le prélat prit le garçon comme domestique, puis le prépara au sacerdoce.

L’archevêque le mit alors à la tête d’une abbaye, mais peu après Gonçalo remit à son neveu ce bénéfice et partit pour la Terre sainte, où il pélégrina pendant quatorze années. Après cette longue absence, le neveu en question - qui le croyait mort -, l’accueillit fort mal et Gonçalo se retira humblement dans une cabane, menant une vie d’ermite : prière, prédication alentour ; puis il alla frapper chez les Dominicains de Vimaro, où il fut admis. 

Mais la solitude l’invitait encore ; il obtint la permission de retourner à sa cabane, et y vécut jusqu’à la fin de sa vie. Il priait, il prêchait, et fit aussi quelque chose d’insolite.

Non loin coulait un fleuve rapide et dangereux, le Tamaga. Gonçalo y fit venir des ouvriers pour y construire un pont. Durant les travaux, il obtint une abondance de poissons pour nourrir les ouvriers, et, nouveau Moïse, fit jaillir un bon vin d’un rocher pour les désaltérer.

On parle aussi des fréquentes apparitions qu’il eut de la Sainte Vierge. Elle se trouvait là au moment de sa mort, le 10 janvier 1260.

Bien d’autres récits illustrent les miracles qu’il accomplit. Gonçalo fut béatifié en 1560, mais son tombeau fut retrouvé absolument vide…

Gonçalo est, paraît-il, l’ami des chats et des lapins. On voudrait savoir quelle merveille le Saint aurait accompli à leur égard.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Gonçalo le 10 janvier.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 20:31

Guillaume de Corbeil (de Bourges)

1120-1209

 

Guillaume naquit en 1120, fils de Baudoin de Corbeil et d’Eustachie de Châtillon.

On trouve quelque fois cette étrange information selon laquelle Guillaume aurait été élevé par son «oncle maternel, Pierre l’Ermite», qui mourut en réalité avant la naissance de Guillaume.

Mais il est bien établi qu’un oncle de Guillaume, archidiacre de Senlis, s’occupa de la formation intellectuelle et spirituelle du jeune homme.

Guillaume reçut un canonicat à Soissons, puis à Paris, mais résigna ces bénéfices pour se retirer dans la solitude : il essaya Grandmont (Limoges), qu’il quitta à cause de dissensions internes, et rejoignit Pontigny. Il y reçut l’habit cistercien et devint prieur.

Il fut ensuite nommé abbé de Fontaine-Saint-Jean (1187), puis abbé de Chaalis. Il y resta jusqu’à sa nomination au siège épiscopal de Bourges (1200).

Cette élection eut quelque chose de «providentiel». On ne trouvait pas de candidat adéquat pour succéder à l’évêque défunt. On fit appel à l’archevêque de Paris lequel, après avoir glissé sous la nappe de l’autel trois billets portant le nom de trois abbés cisterciens et après avoir célébré la sainte Messe, retira de dessous le nappe un des trois billets : c’était celui qui portait le nom de Guillaume.

Déjà au monastère, Guillaume s’imposait une mortification continuelle des sens et montrait en même temps une grande douceur et une gaîté communicatives ; quand on lui apporta la nouvelle de son élection, il fut surpris et effrayé, et il fallut l’autorité de l’abbé de Cîteaux ainsi que celle du légat papal pour le plier à accepter.

Dès lors, il chercha à maintenir ses habitudes monacales et à éviter toute solennité inutile. Il garda son habituel cilice, s’interdit toute prise de viande (même s’il en faisait servir à ses hôtes) ; il visita les pauvres, les prisonniers…

Sa fermeté, doublée de douceur infinie, lui aliéna un moment les clercs de Bourges, mais aussi le roi Philippe-Auguste, lors de son divorce : il jeta sur la ville de Bourges l’interdit proclamé par le pape. Au bout de quelque temps cependant, le roi rendit à Guillaume son estime, et les clercs vinrent humblement demander pardon à leur évêque.

Guillaume ramena à la foi romaine des hérétiques albigeois ; il songeait même à partir en mission pour en gagner davantage encore, mais la maladie et la fièvre l’en empêchèrent. En janvier 1209, il fit son testament et demanda l’Onction des Malades ; le 9 janvier, pour recevoir le Viatique, il se força à tomber à genoux et se fit étendre à terre sur un cilice couvert de cendres.

Le saint évêque mourut le 10 janvier 1209, à quatre-vingt-neuf ans.

Les nombreux miracles avenus déjà de son vivant le firent promptement béatifier (1217) et canoniser (1218).

On remit une de ses côtes au Collège de Navarre et un os du bras aux moines de Chaalis ; ce sont les seules reliques qu’on put conserver, car son corps fut profané d’abord par les Huguenots puis par les Révolutionnaires.

L’Université de Paris l’a pris comme céleste patron, ainsi que les armuriers.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Guillaume au 10 janvier.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 20:30

Benincasa

? - 1194

 

C’est un signe providentiel, pour un abbé, de s’appeler Benincasa, «bien à la maison».

On ne le connaît d’ailleurs que pour son abbatiat au monastère de La Cava (Sicile), dont il fut le huitième abbé, à partir de 1171.

En 1172, le roi de Sicile Guglielmo II fut gravement malade et appela pour en être réconforté le cher abbé Benincasa : celui-ci l’assista, et le guérit. Reconnaissant, le roi fit «cadeau» aux moines de La Cava du monastère qu’il avait fait construire à Monreale. Cent moine de la Cava, guidés par Teobaldo, s’y installèrent, mais la nouvelle abbaye resta indépendante de la Cava, par décision papale.

L’abbaye avait aussi sa flotte. Benincasa obtint par exemple du roi Baudoin de Jérusalem l’exemption de droit d’accostage pour ses navires sur les côtes de Palestine. De même pour le port de Vietri (Salerno, Campanie), où le représentant de Constantinople se montrait trop exigeant pour la flotte de La Cava, le roi de Sicile intervint à nouveau en faveur de l’abbé Benincasa.

C’est aussi à l’abbaye de La Cava, sous l’abbatiat de Benincasa, que Lando de Sezze (l’antipape Innocent III) fut «enfermé» et mourut (1180).

L’abbé Benincasa mourut le 10 janvier 1194. Le culte des huit premiers abbés de La Cava fut confirmé en 1928.

Le Martyrologe Romain mentionne le bienheureux Benincasa au 10 janvier.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 13:09

Antonio Fatati

† 1484

 

La famiglia Fatati était une des familles nobles d’Ancône (Italie CE).

Antonio y naquit au début du 15e siècle et eut deux frères, Marino et Iacopo.

Après ses études à Bologne, il recouvra une série de charges civiles et ecclésiastiques : 

1431 : chanoine et archiprêtre de la cathédrale ;

1440 : administrateur du diocèse de Ragusa ; puis abbé commendataire de deux monastères proches d’Ancône ;

1444 : archiprêtre de la cathédrale d’Ancône ; puis vicaire général du diocèse de Sienne ; 

1446 : chargé par le pape de la collecte des taxes pour Sienne, Lucques et Piombino ;

1447 : vicaire et chanoine de la basilique vaticane, puis chapelain principal et membre de la Chambre apostolique, ainsi que trésorier pour les Marches ;

1450 : évêque de Teramo, malgré ses hésitations, bien compréhensibles, sur ses possibilités de satisfaire à toutes ses obligations ; d’ailleurs, il résida à Macerata et non à Teramo : il y réduisit le nombre (et les rentes !) des chanoines, qui ne furent plus que seize ; à Teramo même, il imposa une taxe même au clergé, dont il se justifia devant toute la curie, pour expliquer la nécessité de remonter les finances de la ville ;

1454 : gouverneur et vicaire général pour les Marches, et trésorier pour Bologne ; il fit disparaître les brigands des Marches ;

1455 : il put s’installer à Teramo et fut choisi comme conseiller par le roi de Naples ; 

1459 : célébration d’un synode diocésain ; cette activité et les bonnes mesures adoptées par l’évêque, amenèrent le pape à lui confier d’autres missions : croisade contre les Turcs décidée avec le pape à Mantoue ; collecteur des dîmes à Sienne ; suffragant du nouvel évêque de Sienne (pour aider ce tout jeune prélat de vingt-cinq ans) ;

1463 : transféré au siège épiscopal d’Ancône où il reçut l’année suivante le pape, qui d’ailleurs y mourut.

1466 : trésorier pour Bologne ; sa fidélité et son honnêté lui valurent l’exemption des taxes de douanes pour ses déplacements ultérieurs.

On pourrait croire, à la suite de ces nombreuses nominations, qu’Antonio fut seulement un bon fonctionnaire, fin connaisseur des affaires et de l’administration fiscale. Ce serait oublier l’austérité de sa vie, son humilité et sa prière intense. Envers les pauvres, il se montra généreux et prudent, et son épiscopat fut apprécié de tous.

Antonio mourut le 9 janvier 1484, et l’on retrouva son corps presque intact en 1529 : on lui attribua la cessation de la peste cette année-là et il fut béatifié en 1795.

Le Martyrologe Romain mentionne maintenant le bienheureux Antonio Fatati au 9 janvier.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 13:09

Giulia Della Rena

1319-1367

 

Giulia naquit, dit-on traditionnellement, en 1319 à Certaldo (Florence, Toscane, Italie C), dans une famille noble mais déshéritée.

Vers ses dix-huit ans, elle alla travailler chez les Tinolfi, des parents de Florence, où elle s’inscrivit dans le Tiers-Ordre de Saint-Augustin.

Elle revint vite à Certaldo, où elle se sentait plus en sécurité que dans la grande ville .

Lors d’un grave incendie, elle se jeta dans les flammes pour aller recueillir un petit enfant et le sauva. Pour éviter l’admiration des concitoyens, elle se retira dans une petite cellule accolée à l’église.

Par une petite ouverture, elle demandait l’aumône d’un peu de nourriture ou de tissu pour se confectionner ses vêtements.

Cette vie de recluse dura trente années. La mort de Giulia fut annoncée, comme pour d’autres Saints, par une mystérieuse sonnerie des cloches du village, le 9 janvier 1367. On le retrouva à genoux, émanant un parfum suave qui se répandait en-dehors de sa cellule. Grand concours de fidèles ; miracles…

Son culte fut approuvé en 1821.

Le Martyrologe Romain mentionne sainte Giulia le 9 janvier.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 13:08

Honoré de Buzançais

† 1250

 

Il s’agit d’un saint personnage dont on n’a malheureusement pas de témoignages contemporains.

Il était né à Buzançais (Indre).

Marchand de bestiaux, Honoré était unanimement apprécié pour ses services, son honnêteté et sa générosité.

Il aimait aider les pauvres, et particulièrement les jeunes fiancées trop démunies pour avoir une dot correcte : il la leur offrait.

Lors d’un déplacement vers le proche village de Thénezay, il fut assassiné par deux de ses domestiques, qui lui avaient détourné de grosses sommes. Ils tentèrent de dissimuler leur crime en cachant le cadavre dans le bois.

Quand on le découvrit, on organisa des funérailles, au cours desquelles et après lesquelles des miracles se produisaient par le simple contact avec le corps du Défunt.

Il surgit alors une diatribe entre les deux localités de Buzançais et Thénezay : qui posséderait le saint corps ? Un compromis fit remettre la tête de la victime à Thénezay, le reste du corps à Buzançais, et les deux localités fêtèrent bientôt saint Honoré. Bien sûr, il ne s’agit pas du célèbre saint Honoré du 16 mai.

Il fut béatifié en 1444, et l’église de Thénezay se plaça sous son vocable.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Honoré de Buzançais le 9 janvier.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 08:47

Matteo Guimerà

1376-1450

 

Matteo Gallo de Gimena naquit vers 1376 à Agrigente (Sicile).

On ne s’est toujours pas expliqué les différents noms de famille avec lesquels on l’a appelé ; Guimerà est celui du Martyrologe Romain, mais on a aussi trouvé Sciascia, Limbeni, Gallo (ci-dessus), avec quelques autres variantes sur Guimerà, qui restent bien mystérieux ; certaines sources auraient aussi affirmé que les parents de Matteo étaient espagnols.

En 1392, il entra dans l’Ordre franciscain, toujours à Agrigente, où il fit la profession en 1394.

Il étudia la théologie à Bologne, puis à Barcelone, où il fut ordonné prêtre en 1400.

A Tarragona, il commença son apostolat par la prédication puis, de 1405 à 1416 il fut maître des novices à Padoue, avant de retourner en Espagne.

Fin 1417, il voulut connaître saint Bernardino de Sienne (v. 20 mai) et se joindre à la réforme préconisée par celui-ci et qui allait donner naissance aux Observants. Fidèle à l’enseignement de s. Bernardino, Matteo diffusa avec un zèle très efficace la dévotion au Saint Nom de Jésus ; on a dit qu’il était la grande trompette du très saint Nom de Jésus.

On a retrouvé récemment une correspondance importante entre Matteo et Bernardino, où l’on remarque la science de Matteo, son argumentation claire et son zèle à faire monter les âmes vers le Christ.

A partir de 1425, Matteo fut chargé par le pape de fonder des couvents de l’Observance : Messine, Palerme, Agrigente, Cammarata, Siracuse, Caltagirone (pour la Sicile), Barcelone en Espagne.

De 1425 à 1430, il fut vicaire provincial, de 1432 à 1440 commissaire général pour toute la Sicile.

Mais en 1427, il fit un nouveau voyage en Espagne, où l’on mentionne de nombreux miracles de guérisons ; même la Reine fut tellement frappée par sa prédication, qu’elle donna l’exemple de raccourcir ses amples vêtements de cour, pour moins offenser la pauvreté des petites gens. Lors du tremblement de terre de Barcelone, c’est Matteo que les Rois d’Espagne envoyèrent pour s’occuper des sinistrés. Ce fut pour lui l’occasion de fonder le nouveau couvent de Barcelone ; c’était le plus grand de l’Observance en Espagne ; il fut complètement détruit par la suite, entre autres par les Français en 1813. Matteo prêcha aussi à Vich, avec un énorme succès : des familles se réconcilièrent ; puis aussi à Valencia, pour le carême, et il y fit construire là aussi un couvent.

Après une brève période en Italie, il revint en Espagne sur l’invitation pressante de la Reine, et ne revint définitivement en Italie qu’en 1430.

La sainteté et les miracles de Matteo se manifestèrent aussi en Italie, mais il semble que ce soit l’Espagne qui en ait été davantage favorisée.

En 1442, le pape le nomma évêque d'Agrigente. Le nouveau prélat «scandalisa» le clergé en renonçant à tous ses revenus ecclésiastiques au profit des pauvres. On le dénonça à Rome et, tant qu’à faire, on l’accusa aussi d’adultère. Après enquête, le Saint-Siège le lava de toute accusation et le confirma dans sa charge.

Les calomnies continuèrent cependant d’insulter Matteo, qui crut bon de démissionner.

Il mourut saintement à Palerme, le 7 janvier 1450. Si le clergé ne se manifesta plus alors, le peuple, lui, «canonisa» très vite Matteo, dont le culte fut approuvé en 1767.

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