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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 08:46

Knud Lavard

1096-1131

 

Le Martyrologe connaît deux rois danois, tous les deux honorés du titre de Saint. Le plus connu, martyr, est celui qu’on vénère le 10 juillet. L’autre, son neveu, est honoré le 7 janvier.

Celui-ci, qu’on a surnommé Lavard, duc de Sleswig, était le second fils d’Erik Elgod (le Toujours Bon), roi de Danemark et de Bodil Thrugotsdatter. Il naquit le 12 mars (ou avril) 1096.

Erik 1er mourut en l’île de Chypre (1103) durant un pèlerinage aux Lieux saints et son fils aîné, Harald Kesja, fut écarté de la succession. Knud avait alors sept ans. Ce fut Niels, le frère d’Erik, qui régna.

En 1115, Knud arrivait à sa majorité et reçut le titre de duc du Jutland-du-Sud. Il gouverna sa principauté avec justice et sagesse.

Après la mort du roi des Obodrites, peuple voisin du Jutland, et de ses fils héritiers, Knud assuma en 1129 la succession de ce royaume, appuyé par l’empereur germanique Lothaire II, qui lui recommandait de poursuivre l’évangélisation de ce peuple.

Sa bonté, sa piété, lui gagnèrent l’affection de tout le peuple, mais une conspiration causa sa mort brutale : son rival pour la succession sur le trône de Danemark l’assassina à Haraldsted le 7 janvier 1131.

Erik avait trente-cinq ans. Son épouse, enceinte, se réfugia à la cour d’Asser Rig de Fjenneslev, où naquit son fils posthume Valdemar ; ce dernier règnera  à partir de 1157.

Knud Lavard fut canonisé dès 1171, et même déclaré martyr, mais l’actuel Martyrologe, au 7 janvier, ne lui donne pas ce titre.

 

 

 

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 08:34

Silvia de Rome

515-592

 

Cette Romaine, née vers 515, eut la grâce de donner naissance à deux fils, un dont on n’a pas retenu le nom, l’autre que l’on connaît en revanche très bien : Gregorius, futur pape Grégoire Ier dit le Grand (v. 12 mars).

On rappellera que les Latins ne connaissaient pas la lettre y, sauf dans des mots d’origine grecque. Silvia désigne en latin une personne liée à la silva, la forêt.

Silvia épousa un sénateur romain, nommé Gordianus, qui avait trois sœurs, Trasilla (ou Tarsilla), Emiliana et Gordiana, dont les deux premières sont également mentionnées au Martyrologe (v. 24 décembre et 5 janvier).

Gordianus avait lui-même un ancêtre, Felix, qui devint le pape saint Felix III (483-492, v. 1er mars).

Silvia, donc, était une femme de grande piété et procura à ses deux fils une excellente éducation.

Devenue veuve, elle se consacra entièrement à une vie de piété, et se retira au nouveau monastère près de la porte du bienheureux Paul, écrit son fils Gregorius, donc du côté de l’actuelle basilique Saint-Paul-hors-les-murs. Dans cette maison, Silvia fit arranger une chapelle.

Grégoire Ier parle d’un portrait qu’il avait de ses chers parents, une mosaïque qui fut exécutée dans le monastère bénédictin de Saint-André, et dont Jean Diacre parle avec d’amples détails : Silvia y est décrite avec ses traits trahissant un peu son âge, mais reflétant la beauté de son visage, avec de beaux grands yeux bleus.

Silvia restait la mère attentive de son fils et lui faisait porter des légumes frais, dit encore Jean Diacre. Et Gregorius raconte comment elle assista pieusement à la mort de sa sœur Tarsilla.

Elle-même mourut, dit-on, un 3 novembre, vers 592. Cette année-là, Gregorius était pape depuis deux ans.

En 645, des moines de la laure de Saint-Sabas (Palestine) vinrent s’installer dans l’habitation de Silvia, qui devint leur monastère, dédié à saint Sabas (v. 5 décembre).

Le Martyrologe Romain mentionne sainte Silvia de Rome au 3 novembre.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 00:00

Malachie d’Armagh

1094-1148

 

Malachie, de son nom gaélique Máel Máedóc Ua Morgair, était né vers 1094 à Armagh (Irlande), de parents très chrétiens.

Dès qu’il le put, il se mit sous la direction du reclus Imhar O’Hegan, un saint homme qui attira beaucoup de vocations et leur inculqua l’amour de l’Eglise Romaine.

Remarqué par l’évêque d’Armagh, M. fut ordonné diacre et prêtre (1119) et assista le vieux prélat dans son gouvernement ; c’est ainsi qu’il se dépensa beaucoup pour rétablir (ou établir) les rites romains des sacrements, trop délaissés.

Il fut aussi l’objet des attentions d’un autre évêque, celui de Lismore, qui l’appela auprès de lui et lui enseigna les habitudes monastiques.

Quand on chercha un abbé pour Bangor, l’élu fut un oncle de Malachie, qui ne garda pour lui que les terres de l’abbaye, tandis qu’il chargeait Malachie de l’administration et du gouvernement de l’abbaye (1129). Malachie, dit-on, fit construire une église et des bâtiments : mais où vivaient et qu’avaient donc fait les moines auparavant ? 

M. fut bientôt appelé au siège de Connor, qu’il n’accepta qu’à contre-cœur (1124) ; il travailla à y restaurer la pratique des sacrements de Réconciliation et du Mariage, tombés en désuétude. Ses moines de Bangor l’assistèrent dans ce travail d’évangélisation. Mais bientôt, une guerre locale l’obligea à quitter Connor et à se réfugier dans le comté de Kerry, où il fonda une autre abbaye, à Iveragh.

En 1129, il fut question de l’élire au siège d’Armagh, mais l’élection ne put se faire qu’en 1132, et dès 1137 M. renonçait au titre de primat, devant les difficultés qui lui créait un «rival» à Armagh.

M. divisa alors d’autorité le diocèse de Connor, se réserva ainsi le nouveau diocèse de Down tout en résidant à Bangor. En réalité, son influence s’étendait sur toute l’Irlande, qui lui reconnaissait un primat incontestable.

Il alla à Rome pour discuter de cette situation avec le pape.

En chemin, il s’arrêta à Clairvaux, où il rencontra saint Bernard (v. 20 août), rencontre qui fut le début d’une profonde amitié. Le pape accueillit favorablement les propositions de M., sauf celle de devenir moine de Clairvaux, et le nomma son légat en Irlande. 

Au retour, donc, M. laissa auprès de saint Bernard quatre membres de sa suite, qui devaient se former à la vie monastique : ce fut l’origine de la fondation de l’abbaye irlandaise de Mellifont en 1142, qui eut jusqu’à vingt-cinq abbayes-filles en Irlande.

Rentré dans son diocèse, M. poursuivit infatigablement son apostolat, s’efforçant de faire pénétrer en Irlande les usages romains. Les difficultés qu’on lui opposa ne furent pas minces. Pour les contrer, M. appliquait sans cesse ces principes : Mépriser le monde, ne mépriser personne, se mépriser, mépriser d’être méprisé, ce sont quatre choses bonnes. A cela s’ajoutaient les miracles et les prophéties, qui consolidaient son enseignement.

En 1148, les évêques d’Irlande réunis en concile à Inispatrick, désignèrent M. pour aller implorer du pape la remise du pallium à leurs archevêques ; on sait que le pallium est le signe de la communion entre un archevêque et le pape.

Ce devait être le dernier voyage de M. Pour commencer, le Plantagenêt retarda tant qu’il put son embarquement. Puis M. s’arrêta à Clairvaux ; c’était la mi-octobre ; le 18, il fut saisi de fièvre et s’alita. Il prenait simplement les remèdes qu’on lui proposait, ajoutant : C’est par charité pour vous que j’obéis. Il déclina et s’éteignit au matin du 2 novembre 1148.

C’est saint Berrnard lui-même qui écrivit la Vie de Malachie, en vue d’une canonisation qui advint dès 1190.

Il a été question plus haut des prophéties de M. et l’on reparle périodiquement de la prophétie de Malachie, concernant les papes futurs et leur attribuant une «devise» qui correspondrait à leur personne ou à leur pontificat. Il vaut mieux ne pas s’y attarder.

 

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 00:00

Giacomo Ungarelli

† 1517

 

Giacomo Ungarelli ou Vagarello était de Padoue et entra chez les Franciscains de l’Observance.

On le vit en 1505 fonder une confrérie de Jésus, et en 1507 organiser un mont-de-piété à Ferrare.

A défaut d’autres détails intéressants sur sa sainte vie, on peut trouver à son endroit cet éloge : de doctrine excellente, d’admirable piété, de zèle et d’ardeur infatigables et prodigieux à extirper les vices, à allumer dans les âmes l’amour des choses divines, jusqu’à imposer la confusion au Démon, et tout cela pour la plus grande gloire de Dieu.

A Orte, où sévissait la sécheresse, il exhorta les habitants à prendre l’engagement de fêter solennellement saint Michel Archange et leur promit en échange une abondance de pluie : à peine les habitants prêtèrent ce serment, que se déchaîna une pluie généreuse et fructueuse, pour la plus grande consolation des paysans qui en retirèrent de riches récoltes.

Il composa quelques écrits, comme : De malitia et impietatibus Iudæorum modernorum…

Giacomo s’éteignit à Forlí le 2 novembre 1517 (c’est la date de l’inscription que porte sa pierre tombale, mais certaines études anticipent cette date au 22 octobre 1508)

Il ne se trouve pas dans les pages du Martyrologe Romain.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 00:00

Marguerite de Lorraine (d’Alençon)

1463-1521

 

Elle naquit en 1463, fille de Ferri de Lorraine, comte de Vaudémont et de Yolande d’Anjou.

Son grand-père, le «bon roi René», séjournait en Avignon, où elle fut envoyée pour son éducation. Elle y lut les Vies des Pères du désert, qui l’inspirèrent profondément.

En 1480, elle revint en Lorraine et connut la pieuse duchesse Philippe de Gueldre (v. 28 février), qui l’encouragea vivement dans la voie de la sainteté.

En 1488, elle épousa le duc René d’Alençon, qui mourut déjà en 1492, lui laissant trois enfants encore bien jeunes.

Elle éleva ses enfants selon cette unique maxime : Il faut aimer Dieu plus que tout autre chose. Elle savait à l’occasion donner du bâton à son garçon, qui devint l’époux de Marguerite d’Angoulême, sœur de François 1er ; sa fille Françoise épousa Charles de Bourbon, grand-père de Henri IV ; Anne épousa le marquis de Montferrat, ancêtre de saint Luigi Gonzaga (v. 21 juin).

Une fois son fils établi, elle se retira dans son château d’Essai (Sées), où elle mena une vie quasi monacale : prière la nuit, cilice, discipline, jeûne. En particulier elle portait sur la poitrine une petite croix garnie de pointes qu’elle pressait contre sa chair pour sentir quelque chose de la Passion de Jésus-Christ. L’évêque de Sées intervint pour lui conseiller de modérer cette ascèse. 

Elle ouvrit alors un dispensaire à Mortagne, où elle soignait à genoux les plaies des malades.

En 1519, toujours plus attirée par la solitude de la vie consacrée, elle prit le voile chez les Clarisses d’Argentan. C’était la séparation totale du monde ; elle écrivit à ses enfants : Vous n’avez plus de mère en moi que pour prier pour vous. Elle fut chargée de distribuer les aumônes au nom du couvent. Elle refusa absolument d’être élue abbesse.

En 1521, sa santé la fit envoyer au grand air de Mortagne, où elle devait en outre instaurer la règle de l’Observance clarisse chez les Religieuses. Là encore, elle refusa formellement d’être élue abbesse, et revint bientôt à Argentan, toujours malade.

Alors que son mari était mort le 1er novembre, Marguerite mourut, elle, le 2 novembre 1521.

Son culte fut reconnu en 1921.

On l’invoque pour l’heureuse issue des accouchements.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 00:00

John Bodey

1549-1583

 

John naquit en 1549 à Wells (Somerset, Angleterre).

Au terme de ses études à Winchester et au New College d’Oxford, il reçut son diplôme en 1568, mais fut dégradé en 1576 par l’évêque protestant de Winchester.

En 1577, il vint au Collège anglais de Douai pour y étudier le droit, et revint en Angleterre en février 1578. On suppose qu’il se maria à ce moment-là.

Catholique, fidèle à sa foi, il refusa de reconnaître la suprématie du roi sur les décisions papales. Il fut pour ce motif mis en prison à Winchester.

Il fut condamné une première fois avec John Slade en avril 1583 ; il y eut sans doute un appel, et les deux furent à nouveau jugés, accusés et condamnés à mort, à Andover, le 19 août de la même année.

Entre les deux dates, John eut une controverse sur le Concile de Nicée avec le doyen de Winchester. Après la confirmation de la sentence de mort, il écrivit au même doyen depuis son école de patience, 16 septembre 1583, toute sa joie de mourir.

John Bodey mourut en martyr à Andover, le 2 novembre 1583, trois jours après son Compagnon.

Au pied de l’échafaud, il embrassa le bois de la potence et, entendant l’énoncé de la sentence pour trahison, il corrigea : Vous pouvez m’accuser de «trahison» pour avoir entendu la sainte Messe, ou pour avoir dit un «Ave Maria», mais je n’ai commis aucune trahison, je subis seulement la peine pour trahison ! Et il invoqua le Nom de Jésus.

Sa mère, très heureuse de la sainte mort de son fils, invita les voisins à venir se réjouir avec elle, pour l’union éternelle de l’âme de son fils avec l’Agneau de Dieu.

John Bodey fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 00:03

 

Dionisius Fujishima Jubyōe

1584-1622

 

On lira avec profit la notice Japonais Martyrs 1603-1639 ainsi que celle de Pietro Paulo Navarro

Dionisius était né vers 1584 à Aitsu (Nagasaki, Japon).

Baptisé dans son enfance, il avait quitté sa famille païenne après la mort de son père, pour se mettre au service du père Navarro. 

Il était profès dans la Compagnie de Jésus.

Avec le père Navarro, il reçut la grâce du martyre en la fête de Tous les Saints, le 1er novembre 1622, et fut béatifié en 1867.

 

 

 

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 00:01

 

Pietro Paulo Navarro

1560-1622

 

On lira avec profit la notice Japonais Martyrs 1603-1639

Pietro Paulo vit le jour le 25 décembre 1560 à Laino Borgo (Cosenza, Calabre, Italie).

Il entra dans la Compagnie de Jésus en 1578 et fut envoyé en 1584 aux Indes, où il fut ordonné prêtre en 1586.

En 1588, il passa au Japon, où pu dominer très vite la langue et se donna à un ministère très actif : il fut le premier à pénétrer dans la proviince d’Iyo, où il resta six mois, puis il passa à Nagasaki, Ōmura, Arima, quatre années à Amangoutchi, douze ans dans le Bungo.

Lors de la persécution de 1614, il s’éloigna prudemment, mais revint peu après, accomplit une nouvelle mission au Fiunga, rentra dans la Bungo et fut finalement désigné pour être recteur du Takaku.

Il avait composé une Apologie du Christianisme, et traduit l’ouvrage marial du père Spinelli, Thronus Dei, Maria Deipara.

En 1621, le père Navarro se trouvait depuis peu à Fatchiovaro et voulut courageusement rejoindre la communauté chrétienne d’Arima pour Noël. Cette région était gouvernée par un seigneur favorable aux chrétiens, et qui se vantait qu’il n’y avait chez lui aucun Religieux. Or voià qu’on lui amena le père Navarro : contrarié, le seigneur le dissimula à Shimabara, en rendant responsables de sa personne quatre chrétiens de cette ville et cinq d’Arima. Il aurait bien préféré s’en débarrasser en l’envoyant aux Philippines, mais il n’osait sans ordre supérieur. Il s’inquiétait de sa santé, lui faisant porter des fruits et le laissant absolument libre de recevoir des fidèles et d’administrer les sacrements. Un jour, il le convoqua pour s’entretenir de la religion chrétienne et fut si satisfait de son exposé qu’il en demanda une copie.

Des mois durant, le père Navarro mena cette vie calme, sans en deviner le terme. Le 17 octobre 1622, il en était venu à se demander s’il partagerait le sort de ses confrères brûlés le 10 septembre, lors du Grand Martyre, et soudain arriva la sentence de mort : il l’annonça lui-même à un autre missionnaire, le 28 octobre, avec une profonde action de grâce à Dieu pour un tel bienfait.

Le père Pietro Paulo Navarro devait être supplicié par le feu, avec les trois Japonais accusés de l’avoir aidé. Le seigneur devait obéir aux ordres, mais par amitié pour le missionnaire, il tint à être présent à l’exécution, pour éviter tout supplice inutile.

Au matin du 1er novembre 1622, fête de Tous les Saints, le père célébra la Messe devant une vingtaine de fidèles, auxquels il fit une homélie très touchante. Il écrivit ensuite au Provincial, attendant incessamment l’heure de mourir brûlé vivant pour Jésus-Christ. Un peu avant midi, les condamnés furent emmenés ; l’un d’eux se confessa, puis le Père entonna les litanies (sans doute celles des Saints), auxquelles répondirent ses compagnons.

Ils furent attachés à des colonnes et le bûcher fut allumé, à faible distance, pour provoquer une mort lente, par asphyxie progressive. Puis les corps restèrent là exposés pendant trois jours. Réduits en cendres, ils furent jetés à la mer.

Né le jour de Noël, Pietro Paulo Navarro entra au Paradis en la fête de Tous les Saints, le 1er novembre 1622, et fut béatifié en 1867.

 

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 00:00

 

Petrus Onizuka Sadayū

1604-1622

 

On lira avec profit la notice Japonais Martyrs 1603-1639 ainsi que celle de Pietro Paulo Navarro

Petrus était né vers 1604 à Hachirao (Japon).

Baptisé, il fut très vite au service du père Navarro. 

A dix-huit ans, il était profès dans la Compagnie de Jésus.

Avec le père Navarro, il reçut la grâce du martyre en la fête de Tous les Saints, le 1er novembre 1622, et fut béatifié en 1867.

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 00:00

Berthold d’Engelberg

† 1197

 

Berthold (ou Bertold, ou Berchtold), dont on ne connaît pas la jeunesse, entra à l’abbaye bénédictine d’Engelberg (Suisse).

L’abbé Frowin, sur son lit de mort, demanda aux moines d’élire comme successeur Berthold, qui devint ainsi le troisième abbé de ce monastère (1178).

Durant son abbatiat, il eut le soin de préserver le patrimoine de l’abbaye, constitué avant lui.

De nombreux manuscrits furent rédigés et décorés à Engelberg, qui se trouvent encore dans le trésor de la bibliothèque.

Il y eut une polémique à cette époque, concernant les âmes des justes morts avant la venue du Christ. Berthold écrivit un ouvrage pour réfuter les thèses de Burchard, abbé de Saint-Jean de Thurtal et celles d’Arnaldo de Brescia, qui prétendaient que des personnages comme Abraham et Moïse se trouvaient en enfer. Burchard reconnut son erreur.

Il prédit la mort de Frédéric Barbarossa, parti en croisade. Par sa bénédiction, il fit abonder le poisson dans le proche lac de Stanzstad et, par trois fois changea l’eau en vin.

Doux pour les autres, sévère pour lui-même, Berthold mourut le 1er ou le 3 novembre 1197.

Il n’est pas mentionné au Martyrologe Romain.

Détruite par un incendie en 1729, l’abbaye d’Engelberg («Montagne des Anges») fut reconstruite et abritait une double communauté de quarante moines et quatre-vingts moniales, mais fut pillée par les Français en 1798. Aujourd’hui, c’est une communauté très active.

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