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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 00:00

Hugues d’Avalon

1140-1200

 

Hugues, né en 1140, était le fils de Guillaume d’Avalon et Anne, de bons chrétiens.

Cet Avalon (avec un seul l) est une ancienne localité actuellement intégrée à Pontcharra (Isère).

La mère de Hugues mourut en 1148. Son père le confia à des Chanoines réguliers du voisinage, et vint plus tard le rejoindre ; c’est là qu’il mourut.

Hugues fit de rapide progrès, intellectuellement et spirituellement, de sorte qu’il fit la profession religieuse à quinze ans et fut ordonné diacre à dix-neuf. Il y avait normalement des règles plus strictes pour l’âge minimum exigé avant l’appel aux Ordres sacrés - et il y en a toujours, mais on verra que l’exception d’Hugues fut justifiée.

Bon prêcheur, Hugues fut envoyé à Saint-Maximin.

Puis il entra à la Grande-Chartreuse, où il fut ordonné prêtre et devint procureur. Il eut l’occasion de rencontrer s. Pierre de Tarentaise (v. 8 mai), lors de ses retraites dans le silence de la Chartreuse.

On sait que Pierre fut chargé de mission auprès du roi d’Angleterre. On ne sait s’il y a lien de cause à effet, mais il se trouve qu’Hugues se trouvait en 1179 à Witham pour organiser la Chartreuse qui s’y trouvait depuis peu ; c’était la première Chartreuse d’Angleterre. Witham en Angleterre, et Liget en Touraine, furent le siège de deux Chartreuses que le roi d’Angleterre s’engagea à construire en réparation du meurtre de s.Thomas Becket (v. 29 décembre). Hugues et le roi Henry se lièrent d’une réelle amitié. De plus, les années passant, on leur trouvait une certaine ressemblance et on les croyait père et fils.

Hugues fut un bon conseiller pour ce roi. Il l’aida à nommer de bons évêques. Quand il s’agit de nommer un nouvel évêque pour Lincoln, le roi imposa le nom d’Hugues ; l’intéressé exigea d’abord que ce choix fût confirmé par le chapitre de Lincoln, puis qu’on obtînt l’autorisation du prieur de la Grande-Chartreuse : il espérait par là être exclu de cette charge, mais tous confirmèrent le choix royal et il fut sacré en 1186.

Pasteur, il voulut prêcher d’exemple pour remonter le niveau du clergé et pour amener les âmes à Dieu. Il aimait particulièrement les enfants, qui le lui rendaient bien.

Visitant une léproserie, il n’hésitait pas à baiser les plaies des malades. Son chancelier lui rappela que saint Martin guérissait les lépreux et Hugues répondit : Un baiser de Martin guérissait le lèpre du corps, mais leurs baisers à eux guérissent mon âme.

Il y eut une vague d’antisémitisme en Angleterre, au moment de la troisième croisade (1189-1192). A Lincoln, Stanford et Northampton, des bagarres se déchaînaient entre des Juifs et une foule furieuse qui voulait les massacrer. Hugues s’interposa.

La fermeté de l’évêque alla parfois à l’encontre des caprices du roi, qui fut même un jour très fâché et ne se leva même pas pour recevoir son ami, l’évêque. Hugues ne se formalisa pas une seconde ; il s’approcha du roi, lança une petite plaisanterie qui fit bien rire le roi : ce dernier avait tout oublié et laissa Hugues remplir sa charge en toute liberté.

Après la mort du roi Henry, Hugues s’opposa fermement à payer toute taxe pour financer les guerres de Richard Cœur de Lion en France ; puis Jean sans Terre envoya Hugues comme intermédiaire auprès de Philippe Auguste. Ce fut l’occasion pour Hugues d’un long voyage en France, de la Normandie au Mans, à Paris où l’Université lui fit très bon accueil ; puis il fut à la Grande Chartreuse et visita les grandes abbayes (Cluny, Cîteaux, Clairvaux), avant de rembarquer.

Malade, il s’arrêta quand même à Canterbury au tombeau de s. Thomas Becket, et dut s’aliter à Londres.

Il s’éteignit là le 16 novembre 1200. Ses funérailles furent exceptionnellement grandioses.

De nombreux miracles accélérèrent la canonisation, qui fut proclamée en 1220. Les reliques de Hugues furent reconnues à Lincoln le 6 octobre 1280, fête de saint Bruno, fondateur des Chartreux.

Hugues avait commissionné un architecte français pour construire la nouvelle cathédrale de Lincoln : les chapelles du transept existent encore.

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 00:00

Hugues de Novara

† 1175

 

On ne sait à peu près rien de la vie personnelle de Hugues.

Il était d’origine française.

Entré à l’abbaye de Cîteaux, il accompagna saint Bernard (v. 20 août) pour fonder l’abbaye de Clairvaux (1115). Il devait être déjà prêtre, donc être âgé d’au moins vingt-cinq à trente ans. On peut donc présumer qu’il naquit vers la fin du 11e siècle, dans les années 1085-1090.

Il fut ensuite envoyé à Monterola (Espagne).

Dans les années 1130-1140, Ruggiero II de Sicile voulut implanter les Cisterciens en Sicile. Le pape, qui l’approuvait, en fit la demande à saint Bernard. Celui-ci appela d’Espagne des moines qui s’installèrent en premier lieu en Calabre, puis vinrent achever la construction d’un monastère près de Novara de Sicile (1137). C’est Hugues qui guida le petit troupeau désigné.

En réalité, il y avait déjà eu là des moines basiliens, mais les bâtiments devaient être adaptés à la communauté cistercienne. Les travaux furent achevés en 1167, et l’abbaye érigée en 1171.

Une fois les bâtiments achevés et placés sous le titre de la Très Sainte Vierge Marie de l’Annonciation, Hugues en fut nommé premier abbé.

Hugues se soucia de doter l’abbaye de reliques importantes. On y a noté : une Epine de la sainte Couronne d’Epines, une pierre du Saint-Sépulcre,  une pierre du Calvaire.

Par la suite, l’abbaye prit le nom simplifié de Notre-Dame de Novara. Elle s’amplifia et eut des filiales : Badiazza, Roccamadore, Altofonte.

On dit que Hugues mourut «chargé d’années», un 17 novembre d’une année aux environs de 1174. On sait juste qu’en 1175 l’abbé était Marc, son successeur immédiat. Hugues pouvait donc avoir vécu quatre-vingts ans.

L’année de sa canonisation semble être 1666. Le Martyrologe le mentionne au 17 novembre.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 22:08

Pietro Cambiani

1320-1365

 

Pietro naquit vers 1320 à Ruffia (Cuneo, Piémont, Italie NO), de famille noble.

A seize ans, il entra chez les Dominicains de Savigliano et fit de brillantes études d’Ecriture Sainte, de Théologie et de Droit canonique.

Excellent prédicateur, rempli de doctrine sûre, conseiller avisé, il faisait parler de lui sans le vouloir, et le pape le nomma Premier inquisiteur pour le nord de l’Italie. Pietro s’établit à Turin.

Son principal ennemi fut l’hérésie vaudoise : d’abord partisans d’une stricte pauvreté évangélique, les vaudois en étaient arrivés à se heurter frontalement à l’autorité ecclésiastique, à mépriser les prêtres et les sacrements, à refuser le culte des Saints et l’existence du Purgatoire…

Pendant quatorze années, Pietro se déplaça par monts et par vaux, prêchant patiemment, ignorant la fatigue de ses voyages, n’épargnant pas sa peine et ramenant à l’Eglise beaucoup de gens tombés dans l’erreur. Il n’avait d’autres armes que la prière, le jeûne et les pénitences qu’il s’imposait.

Le succès des conversions ainsi opérées excita la jalousie et la colère de ses ennemis.

Au début de 1365, il s’était arrêté dans le couvent franciscain de Susa. Le 2 février au matin, il célébra la sainte Messe, au terme de laquelle deux individus lui demandèrent la faveur d’un colloque privé. On passa dans le cloître voisin et c’est alors que les deux hommes poignardèrent à mort le Religieux.

L’assassinat suscita grande émotion ; l’évêque dut «purifier» le saint endroit qui avait été ainsi profané. On parla de l’événement au loin et longtemps : le pape y fit allusion en 1375, s.Vicente Ferrer (v. 5 avril) en 1403.

Le culte du bienheureux Pietro fut confirmé en 1865 ; le Martyrologe le mentionne au 2 février.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 22:07

Simone Fidati de Cascia

1280-1348

 

Né vers 1280 à Cascia (Ombrie, Italie C), Simone s’intéressa d’abord à la littérature profane puis, suivant les conseils d’un Franciscain de l’Observance, il entra chez les Ermites de Saint-Augustin.

Ordonné prêtre, il eut deux occupations principales : de jour la prédication, de nuit la rédaction d’ouvrages.

Il prêcha surtout en Toscane. Il s’en prenait aux pécheurs, leur rappelant le salut de leur âme, mais aussi à ses amis, auxquels il n’épargnait pas à l’occasion de vifs reproches. 

Parmi ses ouvrages, on cite L’Ordre de la vie chrétienne et le De Gestis Domini Salvatoris. A propos de ce dernier, on dit qu’en le rédigeant, Simone eut l’apparition de l’Enfant-Jésus qui lui présenta une boisson ; l’ayant bue, Simone conserva toute sa vie une grande douceur dans la bouche, au point que tous les aliments lui semblèrent insipides.

Il fut le témoin du miracle eucharistique de Sienne (1330) ; un prêtre avait glissé dans les pages de son bréviaire la sainte Hostie qu’il voulait porter à un malade (au lieu de la déposer proprement dans une pyxide) ; chez le malade, il s’aperçut que l’Hostie était toute en sang ; il comprit sa légèreté et vint s’en accuser en confession auprès de Simone, lui montrant les pages du bréviaire tachées.

Bien que préférant s’isoler, Simone eut par ses écrits et ses prédications une grande influence sur la vie de son époque. Il refusa toujours la moindre responsabilité de supérieur.

En 1348, il fut une des victimes d’une grande épidémie de peste. Il mourut apparemment le 2 février, son dies natalis au Martyrologe Romain.

Son culte fut approuvé en 1833.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 19:32

Andrea de Segni

1235-1302

 

Andrea naquit vers 1235 à Anagni (Segni, Latium, Italie C) de Stefano, des Comtes de Segni, et se trouvait ainsi proche parent du pape Alexandre IV. Il avait (au moins) une sœur, Emilia.

Il entra au couvent franciscain de Piglio, fondé par saint Francesco d’Assise lui-même, et après sa profession obtint de se retirer dans une grotte voisine, où il mena une vie de prière et de pénitence. Le Démon, qui déteste la sainteté, le détecta et ne manqua pas de s’inviter aussi dans cette grotte. Andrea lui livra une lutte acharnée, dont la postérité se souviendra.

Andrea travailla aussi : il s’adonna à l’étude et devint un théologien renommé. On a malheureusement perdu le traité marial qu’il écrivit.

Son oncle, le pape Alexandre IV, vint le visiter et lui mit sur la tête un beau chapeau de cardinal, qu’Andrea retira immédiatement. Plus tard (1295), un autre pape, Boniface VIII, son neveu cette fois, voulut à son tour le distinguer en le créant cardinal ; nouveau refus, qui suggéra à l’illustre Expéditeur de ne désirer qu’une chose : vivre assez longtemps pour pouvoir canoniser Andrea après sa mort.

Andrea acheva ses dernières années dans une vie plus angélique qu’humaine ; il eut le don de la prophétie, des miracles ; il eut révélation du sort de certaines âmes du Purgatoire, nouvelle preuve de l’existence de cet état de purification après la mort : c’est ainsi que lui apparut l’âme de Charles d’Anjou, frère de Louis IX roi de France, qui lui demanda des suffrages pour sa délivrance.

La mort d’Andrea de Segni advint le 1er février 1302, près du même couvent où il avait commencé son chemin vers la sainteté. Il est célèbre pour le pouvoir qu’il exerce sur les démons.

Le culte immémorial du bienheureux Andrea fut confirmé en 1724.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 19:32

Verdiana Attavanti

1182-1242

 

Verdiana (ou Viridiana) vit le jour en 1182 à Castelfiorentino (Toscane, Italie C) dans la noble famille des Attavanti. Cette même année naissait saint Francesco (v. 4 octobre).

Dès l’enfance, on remarqua son attrait pour la solitude et la pénitence. A douze ans, un proche parent lui confia l’administration de la maison.

Ce parent était fort riche. Il avait à la maison une importante quantité de fèves qu’il avait vendues et devait livrer tel jour ; mais à cette époque, la région traversait une grave disette, et la bonne Verdiana, pleine de compassion, avait tout distribué aux pauvres, ignorant le marché qu’avait conclu son parent. Comme on l’imagine bien, ce dernier, quoique d’habitude bon chrétien, entra en grande fureur. Que fit Verdiana ? Elle pria toute la nuit : au matin, les caisses étaient pleines ! 

Mais Verdiana voulut échapper à l’admiration des gens et partir au loin : elle se joignit à des pèlerins qui partaient pour Compostelle. Au retour, elle demanda qu’on lui construisît une cellule voisine de l’église, pour y vivre en recluse. 

Pendant la construction, elle fit le pèlerinage à Rome, où des florentins la reconnurent et parlèrent d’elles ; elle eut du mal à échapper aux regards et aux marques de vénération.

De retour dans son pays, elle prit l’habit pauvre des recluses, se fit enfermer dans la petite cellule, qui n’avait qu’une fenêtre pour apercevoir l’église, recevoir un peu de nourriture et parler à son confesseur. Cette vie dura trente-quatre ans.

Elle se confessait chaque semaine.

Ayant entendu parler du combat des Pères du désert contre le Démon qui leur apparaissait sous forme de bêtes hideuses pour les tourmenter, elle pensa qu’il lui fallait cela aussi pour se sanctifier et en demanda la grâce à Dieu : deux serpents énormes pénétrèrent alors par la fenêtre et vinrent la tourmenter, tentant de l’expulser par la fenêtre. On imagine les heurs, les coups, les chutes qu’elle dut subir. L’évêque le sut et vint la visiter : elle le supplia de n’en pas parler, pour conserver tout le mérite de cette épreuve et mieux gagner la Récompense céleste.

Saint Francesco d’Assise aussi vint la visiter et la consoler dans l’épreuve. Cette apparition permet de supposer que Verdiana était plutôt affiliée au Tiers-Ordre franciscain qu’à celui camaldule. D’ailleurs on trouve aussi que saint Francesco lui-même la reçut en 1221 dans ce Tiers-Ordre.

Quand les serpents disparurent, Verdiana comprit que sa fin était proche et l’annonça à son confesseur.

Le 1er février 1242, les cloches se mirent spontanément à sonner pour anoncer sa mort, son dies natalis retenu par le Martyrologe.

De nombreux miracles suivirent cette mort et le culte de la Bienheureuse fut approuvé en 1533.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 19:31

Réginald d’Orléans

1180-1220

 

Réginald était né en 1180 près d’Orléans et y fut chanoine.

Il fut professeur de Droit canonique plusieurs années à la Sorbonne.

En 1218, il accompagna à Rome son évêque et songeait à accomplir le pèlerinage de Jérusalem, mais à Rome il connut s. Domingo de Guzmán (v. 6 août), dont l’idéal le conquit.

Tombé malade, il guérit miraculeusement après avoir reçu une apparition de la Vierge Marie qui lui remit l’habit (ou lui montra l’habit qu’il devait porter).

A quarante ans, il émit la profession dans les mains de s. Domingo.

Il fut très actif à Bologne, en tant que prieur et professeur, et à Paris.

A Bologne, il eut la joie de connaître Diana d’Andaló (v. 10 juin), qui fut abbesse du premier couvent de Dominicaines de Bologne.

Après une année d’enseignement à Bologne, il fut envoyé par Domingo à Paris, où il fut aussi prieur ; ses prédications attirèrent des professeurs de la Sorbonne et des jeunes, parmi lesquels Jourdain de Saxe (v. 13 février).

C’est ce dernier qui témoigna : Il avait une éloquence de feu ; sa parole était une torche vivante qui enflammait tellement le cœur des auditeurs, que bien peu avaient le cœur assez endurci pour résister à la chaleur de ce feu.

Humble, Réginald confia n’avoir aucun mérite à vivre dans cet Ordre, car (il y a) trouvé trop de joie.

Réginald mourut à Paris en février 1220. Il n’y a pas l’unanimité sur le jour exact de son dies natalis : le Martyrologe Romain a opté pour le 1er février.

Son culte a été confirmé en 1875.

 

Nota. Il existe un Reginaldo, dominicain italien, un peu plus tardif que Réginald, commémoré au 9 avril, mais absent du Martyrologe Romain.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 19:31

Raimundo de Fitero

† 1163

 

Raimundo naquit au début du 12e siècle à Saint-Gaudens (Haute-Garrone), à moins que ce fût à Tarazona (Aragon, Espagne) ou bien Tarragona ou Barcelone (Catalogne, Espagne).

De sa jeunesse, on ne sait rien ou presque. On le décrit comme un homme discret, à la parole sobre et grave, respectueux des anciens, serviable envers ses proches, paisible avec les plus jeunes. 

Il fut chanoine à Tarazona, cette ville récemment reprise aux Maures (1120). 

Il entra chez les Cisterciens de L’Escale-Dieu (Tarbes).

On l’envoya comme prieur dans le nouveau monastère de Nienzabas (Alfaro), où il succéda à l’abbé Durando (1146). Déjà se répandait sa réputation de thaumaturge.

En 1148, il participa au chapitre général cistercien, où était présent le pape Eugène III, lui-même cistercien.

Puis on l’envoya à Castejón (Fitero), où se construisit le monastère de Santa-María ; il en fut le premier abbé.

En 1158, à la demande du roi, il s’offrit avec Diego de Velázquez pour défendre la place de Calatrava contre les Maures, qui n’osèrent pas même l’attaquer, devant la détermination de l’armée espagnole. Puis Raimundo fonda une sorte d’Ordre militaire, précisément l’Ordre de Calatrava, qui recruterait des nobles chevaliers, sous la règle cistercienne. Le roi l’approuva en 1164 et l’Ordre se perpétua pendant plusieurs siècles.

Raimundo transféra alors ses moines de Fitero à Calatrava.

Les dernières années, Raimundo se retira à Ciruelos (Ocaña) et c’est là qu’il mourut en 1163, probablement un 1er février, jour où le commémore le Martyrologe Romain.

Il fut canonisé en 1719.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 19:30

Jean de la Grille (de Châtillon)

1098-1163

 

Jean naquit en 1098 à Châtillon-sur-Seiche ou Châtillon-en-Vendelais (Ille-et-Vilaine).

Un doute subsiste sur la voie qu’il choisit à vingt-trois ans. Pour certains, il émit sa profession religieuse dans les mains de saint Bernard (v. 20 août) ; pour d’autres, il fut plutôt Chanoine de Saint-Augustin. On l’a fait premier abbé de Sainte-Croix de Guingamp en 1134.

En 1143, il fut élu évêque des diocèses d’Aleth et Tréguier, dont il transféra le siège à Saint-Malo, au grand dam des moines de Marmoutier, auxquels l’évêque précédent avait concédé l’île Saint-Malo ; discussions, appel, finalement le pape cistercien Eugène III trancha en faveur de Jean.

Dès lors, Jean entreprit la réforme de ses monastères, favorisant la règle cistercienne à Boquen et Buzay ; il installa dans sa cathédrale des Chanoines de Saint-Victor, venus de Paris.

Il fut co-consécrateur de la cathédrale du Mans (1158) et participa au concile de Montpellier (1162).

Sa vie fut toute de vertu, de science et de zèle apostolique, au service de la justice.

A sa mort, au 1er février 1163, la population unanime le «canonisa», et l’on dut protéger sa tombe d’une grille sévère pour empêcher une vénération excessive et déplacée. C’est pourquoi on appela l’évêque Jean de la Grille.

Le bienheureux Jean, dont le culte fut autorisé en 1517, est commémoré au 1er février.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 00:00

Edmund Rich

1170-1240

 

Edmund naquit en ou vers 1170, à Abingdon (Oxford, Angleterre S) de parents chrétiens et modestes. Le papa se retira assez tôt à l’abbaye d’Eynsham, où il mourut, peut-être à cause d’une maladie grave ; il aurait ainsi voulu terminer ses jours auprès des bons moines. La maman, Mabel, une forte femme, éleva sans faiblesse les quatre enfants : Edmund, Robert, Margaret et Alice : elle n’hésitait pas à glisser dans les effets de ses enfants un cilice : à bon entendeur…

Les deux garçons étudièrent à Oxford, puis à Paris. Tandis que beaucoup d’étudiants de la Sorbonne savaient aussi se laisser aller, Edmund aimait prier, on le voyait souvent à l’église Saint-Merry.

Il fut tenté : la fille de son hôtesse lui fit de claires avances. Edmund décida de bien lui faire comprendre son point de vue : il invita mademoiselle dans sa chambre, la pria de retirer sa robe et il lui envoya une sévère administration de fouet, dont la jeune fille se souvint toute sa vie, et avec reconnaissance, témoigna-t-elle plus tard.

Sa mère étant à l’article de la mort, Edmund rentra précipitamment et s’occupa de ses deux sœurs, qui entrèrent au monastère de Catesby.

Il retourna achever ses études à Paris, fut maître ès arts, puis revint à Oxford où il enseigna. Il fut le premier à commenter Aristote. Ses élèves l’aimaient, et il les aidait volontiers, parfois jusqu’à vendre ses livres, les soignant s’ils étaient malades. On dit qu’il laissait sur la fenêtre l’argent qu’on lui donnait.

Il vit sa mère en songe : elle l’exhortait à se préparer au sacerdoce. Il suivit le conseil, étudia la théologie (à Paris ou à Oxford) et se retrouva en 1222 trésorier de l’évêché de Salisbury ; curieuse promotion, si l’on remarque qu’il ignorait les livres de comptes et que, parfois sans le sou, il allait se réfugier à l’abbaye de Merton ; mais on pourra objecter que, dans son désintéressement légendaire, il remettait toute son administration à la Providence sans s’occuper du lendemain, et qu’il préférait se retirer souvent dans le silence claustral pour prier.

On ne sait quand il fut ordonné prêtre. Mais il prêchait avec un grand succès, et en plein air. Les prodiges se multiplièrent : il arrêta la pluie menaçante pour terminer de parler à ses auditeurs. 

Il guérit des malades ; quand il s’endormait sur son livre le soir, la Sainte Vierge le réveillait à temps pour éviter l’incendie…

Un jour qu’il travaillait à son domicile de Calne, son serviteur vint tout essoufflé lui annoncer que le chapitre de Canterbury l’appelait au siège épiscopal. Edmund fut sans réaction, renvoya l’homme à son travail et se remit au sien. Les chanoines durent insister trois jours durant pour le faire fléchir. Il fut sacré évêque le 2 avril 1234, quinze jours avant Pâques.

En réalité, les chanoines avaient cédé à l’injonction papale, car ils auraient préféré un autre candidat. Edmund se trouva en fait tiraillé entre certains chanoines, le roi et le pape. Le roi prétendit annuler certaines chartes concédées antérieurement, les chanoines manœuvrèrent par derrière et embrouillèrent la situation, et le pape prit des décisions sur la base de déclarations mensongères, de sorte qu’Edmund n’avait plus de recours ni plus aucune autorité dans son diocèse.

Il démissionna et vint se réfugier en France, à l’abbaye de Pontigny (Yonne). Les Cisterciens l’accueillèrent avec empressement et l’admirent dans la communauté. C’est là qu’Edmund acheva son ouvrage du Speculum Ecclesiæ (Miroir de l’Eglise). Il avait l’occasion de prêcher dans les environs, sans oublier de faire des miracles.

L’épreuve durait depuis six ans, l’évêque était à bout de forces. Il tomba malade. Il pensa trouver un air meilleur au prieuré de Soisy (Seine-et-Marne) et y mourut pieusement, le 16 novembre 1240 (ou 1242). 

Son corps fut ramené à Pontigny et des miracles se produisirent, au grand dépit des adversaires d’Edmund. 

Après enquête minutieuse, il fut canonisé en 1246, lors du concile de Lyon.

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