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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 09:02

Silvestro de Troina

† 1164

 

On place sa date de naissance à la fin du 11e siècle ou au début du 12e, à Troina (Enna, Sicile).

Cette île abritait beaucoup de monastères de l’Ordre de Saint-Basile, de rite oriental, à la suite de l’occupation byzantine.

Le monastère Saint-Michel se trouvait à Troina, et Silvestro y entra encore jeune.

Une tradition très ancienne rappelle qu’il reçut avec grande bonté un vieux mendiant, qui se révéla être Notre Seigneur lui-même.

De même, on rapporte qu’il fit le voyage à Catane pour vénérer sainte Agathe au jour de sa fête (v. 5 février), en une heure ; or il y a quarante kilomètres de Troina à Catane et Silvestro était à pied à l’aller comme au retour.

Vers 1155, il fit le pèlerinage à Rome et rencontra le pape Adrien VI, qui l’ordonna prêtre. 

Au retour, il s’arrêta à Palerme et guérit Guglielmo, le fils du roi de Sicile. En suite de quoi, il fut élu abbé de son monastère.

Après quelques années, il se construisit une petite cabane non loin du monastère, pour vivre dans une plus grande solitude et austérité.

Silvestro mourut le 2 janvier 1164 à Troina et son culte ab immemorabili fut confirmé vers 1552.

La récente édition du Martyrologe a accueilli Silvestro au 2 janvier.

Son culte fut confirmé en 1750 et le Martyrologe le mentionne au 2 janvier.Silvestro de Troina

† 1164

 

On place sa date de naissance à la fin du 11e siècle ou au début du 12e, à Troina (Enna, Sicile).

Cette île abritait beaucoup de monastères de l’Ordre de Saint-Basile, de rite oriental, à la suite de l’occupation byzantine.

Le monastère Saint-Michel se trouvait à Troina, et Silvestro y entra encore jeune.

Une tradition très ancienne rappelle qu’il reçut avec grande bonté un vieux mendiant, qui se révéla être Notre Seigneur lui-même.

De même, on rapporte qu’il fit le voyage à Catane pour vénérer sainte Agathe au jour de sa fête (v. 5 février), en une heure ; or il y a quarante kilomètres de Troina à Catane et Silvestro était à pied à l’aller comme au retour.

Vers 1155, il fit le pèlerinage à Rome et rencontra le pape Adrien VI, qui l’ordonna prêtre. 

Au retour, il s’arrêta à Palerme et guérit Guglielmo, le fils du roi de Sicile. En suite de quoi, il fut élu abbé de son monastère.

Après quelques années, il se construisit une petite cabane non loin du monastère, pour vivre dans une plus grande solitude et austérité.

Silvestro mourut le 2 janvier 1164 à Troina et son culte ab immemorabili fut confirmé vers 1552.

La récente édition du Martyrologe a accueilli Silvestro au 2 janvier.

 

 

Marcolino Amanni de Forlí

1317-1397

 

Marcolino (Petit Marc) naquit en 1317 à Forlí (Emilie-Romagne, Italie CE).

A dix ans déjà, il prit l’habit dominicain et montra une maturité bien supérieure à son âge, pratiquant la règle dominicaine dans toute sa rigueur, même parfois sous les gentilles railleries de ses confrères.

Il passait pour peu instruit, peu éloquent, incapable d’assumer une quelconque charge, mais il fut favorisé de grâces extraordinaires : la Sainte Vierge lui rendait visite dans sa cellule. En extase durant le Sacrifice de la Messe, il ne se «réveillait» que par le son de la clochette à l’Elévation.

Il aimait les pauvres et leur rendait tous les services qu’il pouvait imaginer, particulièrement envers les petits enfants.

Sa mort, le 2 janvier (ou février) 1397 fut annoncée par un ange dans tout le pays et une grande foule assista à ses funérailles ; les miracles abondèrent.

Son culte fut confirmé en 1750 et le Martyrologe le mentionne au 2 janvier.

Silvestro de Troina

† 1164

 

On place sa date de naissance à la fin du 11e siècle ou au début du 12e, à Troina (Enna, Sicile).

Cette île abritait beaucoup de monastères de l’Ordre de Saint-Basile, de rite oriental, à la suite de l’occupation byzantine.

Le monastère Saint-Michel se trouvait à Troina, et Silvestro y entra encore jeune.

Une tradition très ancienne rappelle qu’il reçut avec grande bonté un vieux mendiant, qui se révéla être Notre Seigneur lui-même.

De même, on rapporte qu’il fit le voyage à Catane pour vénérer sainte Agathe au jour de sa fête (v. 5 février), en une heure ; or il y a quarante kilomètres de Troina à Catane et Silvestro était à pied à l’aller comme au retour.

Vers 1155, il fit le pèlerinage à Rome et rencontra le pape Adrien VI, qui l’ordonna prêtre. 

Au retour, il s’arrêta à Palerme et guérit Guglielmo, le fils du roi de Sicile. En suite de quoi, il fut élu abbé de son monastère.

Après quelques années, il se construisit une petite cabane non loin du monastère, pour vivre dans une plus grande solitude et austérité.

Silvestro mourut le 2 janvier 1164 à Troina et son culte ab immemorabili fut confirmé vers 1552.

La récente édition du Martyrologe a accueilli Silvestro au 2 janvier.

 

 

Marcolino Amanni de Forlí

1317-1397

 

Marcolino (Petit Marc) naquit en 1317 à Forlí (Emilie-Romagne, Italie CE).

A dix ans déjà, il prit l’habit dominicain et montra une maturité bien supérieure à son âge, pratiquant la règle dominicaine dans toute sa rigueur, même parfois sous les gentilles railleries de ses confrères.

Il passait pour peu instruit, peu éloquent, incapable d’assumer une quelconque charge, mais il fut favorisé de grâces extraordinaires : la Sainte Vierge lui rendait visite dans sa cellule. En extase durant le Sacrifice de la Messe, il ne se «réveillait» que par le son de la clochette à l’Elévation.

Il aimait les pauvres et leur rendait tous les services qu’il pouvait imaginer, particulièrement envers les petits enfants.

Sa mort, le 2 janvier (ou février) 1397 fut annoncée par un ange dans tout le pays et une grande foule assista à ses funérailles ; les miracles abondèrent.

Son culte fut confirmé en 1750 et le Martyrologe le mentionne au 2 janvier.

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 09:01

Airald

? - 1146

 

On a dit qu’Airald était fils de Guillaume Ier, comte de Bourgogne. Or, des quatorze enfants de ce Guillaume, on connaît ceux-ci : saint Octavien (v. 6 août) ; Eudes ; Renaud (mort en croisade) ; Guillaume ; Ermentrude ; Gui (né à Quingey), qui fut le pape Calliste II après avoir été archevêque de Vienne en France ; Etienne, grand-père de Béatrix (épouse de Friedrich Barbarossa) ; Sybille ou Mahaut ; Raimond, qui devint par son mariage roi de Castille ; Hugues, archevêque de Besançon ; Gilla (Gisèle), la mère d’Alix (épouse du roi Louis VI de France) ; Clémence ; Etiennette et Berthe.

Airald n’apparaît donc pas dans la longue liste des enfants de ce comte. Il faudra trouver l’explication de ce mystère.

Notre Airald, donc, entra chez les Chartreux de Portes et devint prieur.

Il fut nommé au siège épiscopal de Saint-Jean-de-Maurienne, tout en gardant un contact fréquent avec la Chartreuse.

Deux chroniqueurs chartreux s’opposent ; l’un expose les faits précédents, l’autre avance qu’Airald ne fut chartreux qu’une fois évêque ou même après avoir abdiqué de son siège.

Tous deux s’accordent pour le faire mourir à un âge assez avancé, le 2 janvier 1146.

Il fut béatifié en 1863 par la reconnaissance de son culte. Le Martyrologe du 2 janvier mentionne son épiscopat et son appartenance à la Chartreuse, mais pas sa lignée familiale, tandis que son présumé frère, Octavien, est bien désigné au 6 août comme le frère de Calliste II.

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 00:00

Abraham de Rostov

† 1075

 

Cet Abraham naquit à la fin du 11e siècle près de Galich (Russie) de parents païens, qui le nommèrent d’abord Averkii.

Jeune, il eut une très grave maladie (peut-être même jusqu’à un état pré-comateux), mais il invoqua le nom de Jésus et fut guéri. Ce n’était d’ailleurs pas la première «manifestation» céleste dont il était favorisé durant sa jeunesse.

Reconnaissant pour sa guérison, il se convertit au christianisme, reçut le baptême et laissa la maison familiale pour entrer au monastère de Valaam, où il prit alors le nom d’Abraham.

Une révélation céleste l’appela à Rostov, pour y prêcher l’Evangile. Cette ville était encore sous le joug païen et Abraham annonça Jésus-Christ aux populations, qui l’acceptèrent. Il eut une vision de l’apôtre Jean, dont il reçut un bâton, avec lequel il abattit une statue de l’idole Volos, dieu des troupeaux.

La population se rendit compte que les troupeaux ne subissaient aucun dommage après la destruction de cette idole, et demandèrent la baptême. Abraham eut une spéciale attention pour les enfants, dont bon nombre devinrent moines. Il organisa aussi l’assistance aux pauvres.

Il construisit une première église, dédiée justement à l’apôtre Jean, puis une seconde sous le vocable de l’Epiphanie (Théophanie, comme on dit en Orient), à laquelle il adossa un monastère.

Il tint à diriger le monastère, mais pas en «chef» ; il se chargeait d’humbles tâches, portait l’eau, lavait le linge des autres. 

Il eut aussi à combattre le Démon en face ; ce dernier, sous les apparences d’un soldat, alla «dénoncer» l’abbé auprès du roi, et le traîna jusqu’à lui, mais Abraham joignit les mains, pria, et le «soldat» disparut à l’instant. Le roi concéda par la suite des terres au monastère.

La direction de ce monastère n’empêcha pas Abraham de continuer l’évangélisation de la région. Il fut vraiment le père des multitudes (cf. Gn 17:5).

Il mourut vers 1077, un 29 octobre. Des historiens supposent qu’il mourut plus tôt, vers 1073.

Il fit l’objet d’un culte dès le 12e siècle. Quoiqu’ayant vécu après le schisme historique de 1054, il a été reconnu par Rome pour le calendrier de l’Eglise uniate de Russie, mais n’est pas inscrit dans notre Martyrologe Romain.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 20:02

Odilon de Cluny

962-1049

 

Odilon était de la famille des Mercœur (Saint-Cirgues, Haute-Loire) et naquit en 962.

Petit, il bénéficia d’un miracle de Notre-Dame, qui le guérit de sa paralysie des jambes.

Chanoine de Brioude, il entra à l’abbaye de Cluny, où l’abbé Mayeul lui donna l’habit monastique et reçut sa profession ; il en fit son coadjuteur en 991 et, trois ans plus tard, Odilon était élu cinquième abbé de cette célèbre abbaye de Cluny.

En 999, il recevra le prieuré de Paray-le-Monial. Entre 1002 et 1008, il achèvera l’édification de l’église Saint-Pierre du monastère ; puis il proposera de rattacher l’abbaye de Vézelay à Cluny, mais les évêques s’y opposèrent et l’union ne se fit qu’en 1058. Odilon ne cherchait pas à exercer une domination puissante, foncièrement contraire à son caractère, mais à confédérer les monastères dans une grande famille solidaire, pour maintenir une unité dans l’application de la Règle.

On connaît d’ailleurs la douceur légendaire de l’abbé Odilon. Il répondit un jour : J’aime mieux être puni pour un excès de miséricorde que pour un excès de dureté.

Il fut appelé de toutes parts pour réformer les monastères. Ainsi l’impératrice Adélaïde (v. 16 décembre), qui le rencontra personnellement peu avant de mourir. 

Odilon fut ainsi dans l’obligation de se déplacer beaucoup. Il fut à Rome plusieurs fois et alla au Monte Cassino : humblement, il voulut baiser les pieds de tous les moines de l’abbaye.

En 1006, il se prodigua pour venir en aide aux victimes de la famine ; il vendit tout ce qui avait quelque valeur dans l’abbaye, étoffes, ornements, vases sacrés, et se fit personnellement mendiant pour apporter encore plus de soulagement aux malheureux. Des miracles complétèrent cette générosité sans borne.

Il est connu que c’est Odilon qui réussit à imposer la Trêve de Dieu, imposant aux belligérants de suspendre tout acte de violence armée du mercredi soir au lundi matin. Apparemment, il ne restait donc plus que trois petites journées pour «régler les comptes», mais Odilon espérait surtout que, durant la trêve, les ennemis auraient du temps pour réfléchir et même pour se réconcilier - ce qui arriva en effet.

Odilon institua le premier la journée de prière pour les Défunts, le 2 novembre, au lendemain de la fête de Tous les Saints, statuant que dans tous les monastères clunisiens, ce jour-là, on ferait des aumônes, des prières et l’on célébrerait la Messe pour tous nos frères qui militent sous la règle de saint Benoît, afin que par la miséricorde de Dieu nous fassions chaque jour de nouveaux progrès. Cette fête tout d’abord bénédictine fut ensuite étendue à toute l’Eglise.

Très marial, Odilon fut un jour ravi en extase au moment où l’on chantait le verset du Te Deum : Pour libérer l’homme, tu n’as pas dédaigné de descendre dans le sein d’une Vierge. En souvenir de cet événement, les Bénédictins font toujours aujourd’hui une profonde inclinaison en chantant ce verset.

Odilon était souvent comblé du don des larmes, durant sa méditation personnelle. Rien d’étonnant qu’un si saint personnage fût préconisé pour l’épiscopat ; on lui proposa le siège de Lyon, mais il le refusa humblement (1031).

Avant de mourir, il voulut faire encore une fois le pèlerinage de Rome. Dans ses dernières années, il eut de fréquents malaises, mais tenta de visiter les monastères dépendants de Cluny. A Souvigny, il annonça qu’il mourrait un premier janvier. Sa prophétie s’avéra pleinement. Le 31 décembre, il se fit allonger sur la cendre pour recevoir les derniers sacrements et s’éteignit le 1er janvier 1049.

Odilon, ainsi que Mayeul, furent ensevelis à Souvigny. Au temps de la Révolution, leurs tombes furent profanées. L’église, fermée au culte, fut rouverte en 1852 ; des fouilles récentes ont permis de mettre à jour les restes de ces deux saints abbés.

Le Martyrologe mentionne au 1er janvier Odilon, qui fut abbé pendant cinquante-six années et aussitôt après sa mort vénéré comme un saint.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 19:02

Ugolino de Gualdo Cattaneo

† 1260

 

L’habitude de nommer Ugolino de Gualdo a parfois été contestée par les tenants d’une tradition faisant naître Ugolino à Bevagna, car il signa lui-même un document : Ugolino Michele de Mevania, l’ancien nom de Bevagna. On a tenté de trancher le problème en proposant que les parents étaient de Bevagna, mais que leur fils naquit à Gualdo, à neuf kilomètres. Gualdo et Bevagna sont de la province de Pérouse (Ombrie, Italie C).

De rares documents nous apprennent qu’Ugolino vivait en ermite, dans une solitude rigoureuse où sa journée se partageait entre la prière, le silence et le travail manuel. Il avait des compagnons, dont il fut le prieur sans pour autant être prêtre.

On a un document de 1248 dont il ressort qu’Ugolino demanda à l’évêque que sa communauté fût rattachée à la branche bénédictine de Subiaco (l’autorisation fut accordée un siècle après la mort d’Ugolino). Mais vers 1258, les Bénédictins de Gualdo cédèrent leur maison aux Ermites de Saint-Augustin : Ugolino y restaura l’église. Il se pourrait cependant qu’Ugolino ait plutôt reçut la mission de construire lui-même ce monasère, dont il devint prieur.

On présume donc qu’Ugolino appartint aux Ermites de Saint-Augustin et que ses compagnons passèrent aux Bénédictins seulement en 1374.

Quand Ugolino mourut, le 1er janvier 1260, sa tombe devint un but de pèlerinage fréquenté, et source de grâces divines.

La population se hâta de canoniser Ugolino, dont le culte ab immemorabili fut confirmé en 1919 et le nom inséré dans le Martyrologe au 1er janvier.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 00:00

Giovanni Chigi

1300-1363

 

L’ancienne famille Chigi a donné son nom à un palais célèbre de Rome.

Giovanni serait né dans la région de Sienne.

Il eut d’abord une jeunesse qu’on a qualifiée de dévergondée - mais que signifie cela à notre vingt-et-unième siècle ? Disons qu’elle fut mondaine et joyeuse.

Entré à dix-huit ans chez les Ermites de Saint-Augustin à Valleaspra, non loin de Massa Marittima, il vécut ensuite au monastère de Sienne, comme frère convers, chargé du jardin, du ménage, des écuries.

On lui confia la sacristie et il servait volontiers la messe. Au terme de la célébration, il s’approchait délicatement du prêtre et lui signalait très humblement les petites entorses que celui-ci avait pu commettre contre les rubriques du missel.

Il accepta humblement aussi d’être chargé d’aller quêter par les rues, mission souvent ingrate, humiliante, où l’on s’expose à beaucoup de remarques désobligeantes, même si gens savaient aussi donner de leur poche pour aider les Religieux.

Sa vie passée ne s’était pas entièrement effacée de son cœur et il dut combattre contre les tentations charnelles. Pour prendre résolument le diable par les cornes, il se construisit une hutte en forêt, qu’il jonchait d’orties. Là, dans la tenue la plus dépouillée possible, il se roulait sur ce tapis. Le diable dut s’avouer vaincu.

Comme pour tout bon frère convers, toutes les corvées lui tombaient sur le dos, à se demander si les «pères» ne savaient donc pas remuer un balai.

Son habit s’usa et il n’avait rien à se mettre. Il pria de tout son cœur le Seigneur d’avoir pitié de ses loques : alors se présenta un gentil monsieur qui lui remit le prix que coûtait un habit. 

On pensait que, pour être convers, Giovanni n’avait pas besoin d’étudier, mais son intense vie intérieure, son humilité, sa prière, lui donnèrent des lumières que n’avaient pas les «pères». On lui demanda conseil, les supérieurs restaient étonnés de ses réponses. On l’envoya même à Pavie pour introduire l’esprit de l’observance rigoureuse de la règle augustinienne. Giovanni était d’autant plus heureux d’aller à Pavie, qu’on y conservait les reliques du saint Fondateur, saint Augustin (v. 28 août). On le vit parfois au petit matin, couché auprès de cet autel. 

Puis on le rappela à Valleaspra. Une épidémie de peste envahit la région, et Giovanni fut contaminé. Il mourut le 28 octobre 1363.

Son culte fut autorisé vers 1660, mais le bienheureux Giovanni Chigi ne se trouve pas dans le Martyrologe.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 00:00

Simon et Jude, Apôtres

1er siècle

 

Ces deux derniers de la liste des Apôtres sont assez peu connus, mais des traditions existent, d’où l’on peut par recoupement déduire quelques bribes de vérité.

Simon était surnommé Zélote, pour le distinguer de Simon-Pierre. En hébreux, ce surnom se dit Qan’ani, qu’on a traduit à tort par Cananæus, faisant supposer que l’apôtre était de Cana. Il faisait plutôt partie d’une secte appelée Zélotes, qui n’hésitait pas envisager l’usage de la violence pour réprimer les écarts, les fautes contre la Loi ou aussi la présence étrangère. Mais Simon avait un «zèle» pour d’autres choses, et surtout pour la Vérité et la Douceur de son Maître divin.

Simon serait allé prêcher au nord de la Mer Noire, en Scythie. Puis serait redescendu vers la Perse.

Jude, surnommé Thaddée, est cet heureux apôtre qui demanda à la dernière Cène : Comment se fait-il que tu doives te manifester à nous, et non pas au monde ? - Si quelqu’un m’aime, répondit Notre Seigneur, il gardera ma parole et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous demeurerons chez lui (Jn 14:22).

Son surnom de Thaddée, ou aussi Lebbée, pourrait se traduire par homme de cœur ; saint Jérôme, parlant de Jude et de ses deux surnoms, l’appelle ainsi trinomius, homme à trois noms. C’est par son nom de Thaddée qu’il est mentionné au Canon Romain de la messe, et qu’il fut souvent désigné, pour le distinguer clairement de Judas Iscariote.

Jude-Thaddée est l’auteur de la dernière épître reconnue, qui se trouve donc dans le Nouveau Testament avant l’Apocalypse. Cette épître très brève est citée par saint Pierre dans sa deuxième épître, ce qui fait supposer qu’elle fut écrite assez tôt. Origène la qualifie de pleine de la force et de la grâce du ciel.

On rapporte que Thaddée alla guérir le roi Abgar d’Edesse, puis traversa toute l’Arabie jusqu’en Egypte et, tant qu’à faire, alla rejoindre l’Angleterre, selon certains. Puis il revint sur ses pas et retrouva Simon en Perse. Ils firent à eux deux tant de miracles éclatants que beaucoup de gens se convertirent. Ils marchèrent ainsi jusqu’à Babylone.

Là, les prêtres des idoles païennes, à la tête de toute la foule exacerbée, se précipitèrent contre les Apôtres et les assommèrent ; Thaddée semble avoir eu la tête fendue en deux d’un coup de hache.

Ensevelis à Babylone d’abord, les corps des deux apôtres furent portés à Rome, d’où le pape Léon III les remit à Charlemagne, lequel à son tour les déposa à la basilique Saint-Sernin de Toulouse.

Ajoutons enfin que saint Jude est invoqué, et avec succès, pour les «causes désespérées».

Les deux apôtres Simon et Jude sont vénérés ensemble, traditionnellement le 28 octobre.

 

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 00:00

Stefano Cioni

1354-1433

 

Stefano (Etienne) naquit à Sienne en 1354.

Il eut la grâce de montrer très tôt son inclinaison pour la pratique des vertus, au point qu’à quatorze ans il demanda son admission parmi les Ermites de Saint-Augustin et en reçut l’habit (1368), au couvent de Lecceto, voisin de Sienne.

A cette époque - c’était le schisme d’occident - beaucoup d’Ordres étaient tombés de leur rigueur primitive. Le couvent de Lecceto faisait exception, et Stefano veillait à y maintenir la Règle et à y former aussi les jeunes novices.

Or il advint que le Supérieur général retira de Lecceto certains de ces jeunes novices, au grand désagrément de Stefano, qui craignait à juste titre que ces jeunes perdraient leur ferveur. Aussi, songea-t-il, avec les autres Religieux de Lecceto, de se séparer des Ermites de Saint-Augustin. Or, à la même époque, le pape voulut réformer les Chanoines Réguliers, et appela à lui Stefano en 1408. Il se trouvait alors à Lucques. Les bons Ermites de Lecceto consentirent sans difficulté à devenir eux-mêmes Chanoines.

C’était une véritable métamorphose pour Lecceto : les Ermites devenaient Chanoines, en prenaient l’habit et la Règle. La vêture advint dans le couvent dominicain de Fiesole. 

Seul un frère convers refusa le changement, en avertit le Général des Augustins et tenta même de faire tomber dans une embuscade les nouveaux Chanoines, mais l’opération ne réussit pas.

A Lecceto, Stefano refusa d’être nommé supérieur, pour bien mettre en évidence qu’il n’avait aucune ambition humaine dans cette réforme.

Le frèe convers dissident réussit cependant à provoquer un véritable soulèvement des Ermites, qui vinrent déloger purement et simplement les Chanoines des bâtiments, détruisant leur mobilier et emportant les manuscrits. Pendant quelque temps, les Chanoines durent vivre d’aumônes. Mais le pape en fut averti par Stefano et chercha à rétablir les Chanoines à Lecceto : six préférèrent rentrer chez les Ermites, deux partirent à Bologne chez d’autres Chanoines ; les deux derniers, Stefano et un autre, s’en vinrent auprès du pape: celui-ci leur accorda de pouvoir s’installer là où on leur offrirait l’hospitalité ; trois ans plus tard, ils purent s’établir non loin de Gubbio, dans un ancien ermitage abandonné, dont l’église était dédiée à saint Ambroise, ce qui conféra aux Chanoines le nom de ambrosiens.

La sainteté de ces Chanoines leur conquit l’estime des papes et des princes ; ils se développèrent et fondèrent d’autres monastères, surtout à Bologne et à Scopeto (Florence). Il y en eut trois à Rome.

Il est dit que les Chanoines prospérèrent, surtout grâce à Stefano qui secourait leur indigence par des miracles.

Ils ne mangeaient de viande que les dimanches, mardis et jeudis, le midi. Ils jeûnaient tous les vendredis entre Pâques et la fête de la Croix (14 septembre) ; de cette fête au carême suivant (sauf à Noël), ils jeûnaient les mercredis, vendredis et samedis, ainsi qu’à d’autres veilles de fêtes. Une heure d’oraison le soir après Complies. 

En 1419 eut lieu le Chapitre Général, qui élit Stefano Supérieur Général. Il fut réélu à cette place pendant près de quatorze années.

Après trois jours de maladie, Stefano mourut le 28 (ou le 30 ?) octobre 1432 ou 1433.

Son culte a été attesté, mais il n’est pas mentionné dans le Martyrologe.

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 00:00

Antonia de Brescia

1407-1507

 

On fait naître Antonia en 1407, car elle mourut centenaire, sans qu’il soit donné de savoir si elle avait dépassé de quelques années ce bel âge.

Elle naquit à Brescia et entra chez les Dominicaines de cette ville, plutôt par crainte de Dieu que par véritable amour de la sainteté, mais elle sut d’emblée se montrer humble et soumise.

Par exemple, lors d’une répétition, la maîtresse du chant lui fit une remarque et, croyant qu’elle n’obtempérait pas, la fit déshabiller du col à la ceinture et flageller en plein chapitre. Antonia supporta sans se révolter.

En 1457, c’est justement elle qui fut à la tête du groupe de sœurs qui alla instaurer à Ferrare la réforme de l’observance. Elue prieure, elle se montra la première à donner le bon exemple, à l’office divin ou à la cuisine.

Presque chaque nuit elle se levait pour l’office et ne se recouchait que rarement après, attendant l’heure des laudes en prières et en méditations. si le sommeil l’accablait, elle appuyait le tête contre le mur pour un bref «soulagement».

Dans un de ces sommes éclairs, elle vit une reine splendide entourée d’une foule de vierges ; elle l’aperçut se dirigeant vers l’endroit où se trouvait une sœur très malade, et entendit une voix : Elle est morte. Elle s’éveilla, et apprit qu’à cette heure même la sœur était passée dans l’autre monde. Cette sœur avait une grande dévotion à sainte Ursule  (v. 21 octobre) et chaque année, la veille du 21 octobre, elle jeûnait au pain et à l’eau. Antonia comprit qu’elle avait donc vu en vision sainte Ursule et ses compagnes.

Une autre nuit, elle vit en songe saint Dominique (v. 6 août) éteindre un grand feu avec son manteau ; à son réveil, elle entendit des sœurs crier qu’il y avait le feu tout près de leur réserve de lin, mais le feu s’éteignit très rapidement.

Une nuit de Noël, les sœurs virent son visage devenir plus lumineux que le soleil, tant elle était transportée par le mystère de la Nativité du Sauveur.

Dans la journée, elle s’efforçait d’élever les conversations, invitant les sœurs à éviter les paroles inutiles.

Son esprit de pauvreté était absolu : chaque semaine, elle fouillait sa cellule et en retirait ce qui ne lui servait pas et allait le donner à qui en avait besoin. Elle ne portait jamais d’habit neuf. 

Toujours douce, elle se montrait exigeante pour la prière et le chant de l’office et savait reprendre les négligences.

Quelques religieuses allèrent un jour se plaindre au vicaire général, ajoutant à leurs remontrances quelques calomnies ; Dieu permit que le prêtre suspendît Antonia et la reléguât derrière les sœurs converses. Fort heureusement, les plus anciennes surent avertir le vicaire de son erreur évidente, et celui-ci revint sur sa décision, remettant Antonia à sa place de prieure. Mais Antonia ne conserva aucune rancune envers les «fautives».

A la fin de sa vie, prise par la fièvre, Antonia fut reçue à l’infirmerie et eut l’immense consolation de voir Notre Seigneur qui venait la réconforter ; si heureuse, Antonia tomba à genoux et demanda au Seigneur de bénir toutes les sœurs présentes. 

Peu après, elle demanda quel jour on fêtait les saints apôtres Simon et Jude. Apprenant que c’était pour le prochain 28 octobre, elle annonça qu’à l’heure de la vigile, elle serait délivrée de toute infirmité. Elle s’éteignit en effet au soir du 27 octobre 1507 ; elle avait cent ans.

Juste après son trépas, une autre sœur fut soulagée d’un mal à l’estomac dont elle souffrait depuis douze années ; Antonia lui avait promis, une fois au ciel, d’intercéder auprès du Seigneur, pour la soulager ; ce qui arriva. Une autre sœur fut soulagée d’un douloureux mal de dents. D’autres personnes avaient été précédemment guéries d’un seul signe de croix que faisait Antonia.

Il y eut beaucoup d’autres miracles, mais sans doute pas assez encore pour convaincre l’Eglise de canoniser Antonia. 

Si elle n’est pas mentionnée au Martyrologe, on peut présumer assez fortement qu’elle est au Paradis et qu’elle peut intercéder pour nous.

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 00:00

Bartolomeo de Braganza

1210-1270

 

Bartolomeo serait né vers 1210 à Vicenza (Italie NE), dans la noble famille des Braganza.

Après ses études à Padoue, il entra chez les Dominicains de Bologne vers 1220 et fit la profession vers 1230.

Il fut envoyé prêcher en Lombardie et en Romagne, où se propageaient des erreurs et où sévissaient des luttes entre factions.

Vers 1233, Bartolomeo fonda une confrérie de frères joyeux, soumis à une règle du genre militaire. Ils devaient circuler et évangéliser les gens dans la joie. Il existe dans la bibliothèque de Besançon un dessin daté de 1730 environ, représentant Bartolomeo di Braganza, qui «établit l’Ordre des chevaliers «Gaudenti». Une peinture représentant le même sujet, signée Bigari Vittorio Maria, se trouve à Bologne.

Certains ont affirmé qu’il fut maître du Sacré Palais, car cette charge était réservée aux Dominicains, mais Bartolomeo n’en a pas parlé. En revanche, vers 1248 il fut nommé évêque de Limassol (Chypre) et accompagna en Terre Sainte saint Louis (v. 25 août) après sa captivité.

De retour en Italie, Bartolomeo se trouvait à Rome en 1254, à Naples en 1255, et était nommé évêque de Vicenza en 1256.

Mais les temps étaient très agités. A Vicenza régnait un évêque hérétique qui expulsa le nouvel évêque. Le pape nomma alors Bartolomeo légat apostolique en France et en Angleterre. Saint Louis lui remit une des épines de la sainte Couronne du Christ conservée à la Sainte Chapelle.

L’ordre étant revenu à Vicenza, l’évêque put y entrer, accueilli par une foule en liesse (1259).

Pendant les dix années de son épiscopat, Bartolomeo fit construire un couvent pour l’Ordre dominicain et une chapelle pour abriter la précieuse Relique qu’il avait rapportée de Paris.

Bartolomeo mourut en ou vers 1270, le 27 octobre, et fut béatifié en 1793.

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