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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 22:12

Jordi Sampé Tarragó

1908-1936

 

Jordi (ou Jorge, Georges) était né le 14 janvier 1908 à Villalba dels Arcs, Tarragona, Catalogne, Espagne).

Entré au collège séraphique à treize ans, il prit l’habit des Capucins et le nom de Doroteu en 1924. Après les études de philosophie, il fut envoyé à Rome pour la théologie et y reçut le doctorat. 

Toujours à Rome, en 1929, il fit la profession et reçut l’ordination sacerdotale en 1932.

Revenu en Espagne, il fut sous-directeur des étudiants et professeur de théologie. Puis il fut directeur des élèves de philosophie.

On ne l’entendait jamais murmurer contre personne. Il aimait rencontrer les pauvres.

Lors de la Révolution communiste, alors que les neuf couvents de Capucins furent réquisitionnés, saccagés et détruits, il alla se réfugier chez quelque ami, où on le voyait lire l’Evangile tranquillement.

La nuit du 19 décembre 1936, il fut arrêté avec le père Jaume Boguñá (Martí) et tous deux reçurent la palme du martyre à Montcada i Reixac (Barcelone).

Doroteu a été béatifié en 2015.

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 22:12

Jaume Boguñá Casanovas

1895-1936

 

Jaume (Jacques) était né le 4 octobre 1895 à Sant Andreu de Palomar (Barcelone, Catalogne, Espagne), en la fête de saint Francesco d’Assise.

Il fit ses humanités au séminaire de Barcelone, puis entra au noviciat des pères Capucins à Arenys de Mar ; à la vêture (1910), il prit le nom de Martí et fit la profession en 1915 ; il reçut le sacerdoce en 1918.

Puis on l’envoya compléter sa formation à Louvain, où il fut diplômé en histoire.

Revenu au pays, il se plongea dans la recherche historique, en particulier dans l’histoire médiévale ; il publia divers articles, qui reçurent les louanges des experts.

Il se trouvait au couvent de Notre-Dame de l’Ajuda quand se déchaîna la Révolution communiste, et les neuf couvents de Capucins de la région furent réquisitionnés, saccagés et détruits ; Martí supposait que, vêtu en civil, il pouvait continuer ses recherches habituelles dans les archives, dans les bibliothèques, comme par le passé.  En réalité, il ne se doutait pas que les miliciens espionnaient ses allées et venues. Ils l’arrêtèrent le 19 décembre 1936 avec le père Doroteo. 

On les conduisit à la tchéka, puis au cimetière de Montcada i Reixac, où ils reçurent la palme du martyre, le 19 décembre 1936.

Martí a été béatifié en 2015.

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 21:46

Jaime Nàjera Gherna

1910-1936

 

Jaime (on trouve aussi Jaume, Jacques) naquit le 25 juillet 1910 à Barcelone, en la fête de l’apôtre Jacques le Majeur, dont il reçut le nom au Baptême.

Entré chez les Capucins en 1925, il prit à la profession le nom d’Alejandro et fut ordonné prêtre en 1933.

Excellent prédicateur, on le demandait de tous côtés ; il avait une prédilection pour la catéchèse aux enfants, particulièrement pour ceux de familles pauvres.

Son couvent ayant été réquisitionné, saccagé et détruit, il trouva refuge en divers endroits. En dernier lieu, il se trouvait dans une pension, où il fut probablement dénoncé par une employée. Une patrouille vint «perquisitionner» et l’arrêtèrent avec un autre prêtre. Il ne manifesta aucune résistance.

Emmené à la tcheka, il fut condamné à mort.

Il reçut la grâce du martyre à Montcada le 23 novembre 1936 et fut béatifié en 2015.

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 00:06

Balsamus de La Cava

? - 1232

 

Balsamus illustra son époque par sa douceur, sa sagesse et sa science.

On sait qu’il fut le dixième abbé du monastère bénédictin de La Cava (Naples, Italie SO), charge qu’il recouvra pendant vingt-quatre ans, de 1208 à 1232.

Même Frédéric II l’avait en estime, au point de le nommer justicier pour son territoire : au besoin, Balsamus aurait donc eu pouvoir de vie et de mort, mais n’en fit pas usage. Grâce aussi à la protection impériale, le monastère fut protégé des incursions (tandis que le Mont Cassin fut fortement endommagé). 

Il profita plutôt de son crédit pour récupérer des biens ou des territoires injustement ravis au monastère.

L’abbaye put recevoir des hérétiques qui devaient y purger leur peine dans le silence et, si possible, dans la prière.

Cette abbaye connut une prospérité réelle ; elle possédait des ports, et le commerce lui apportait des bénéfices non négligeables.

Balsamus développa la bibliothèque. 

Il fut en bons rapports avec la noblesse et les donations affluèrent.

Le bienheureux Balsamus mourut le 24 novembre 1232 et son culte fut confirmé en 1928.

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 00:05

Albert de Louvain

1166-1192

 

Albert était né vers 1166 à Louvain (Brabant, Flandre, Belgique), second fils de Godefroid III et de Marguerite de Limbourg.

Il n’avait que douze ans (1178), lorsqu’on le pourvut d’un canonicat à la cathédrale de Liège. A cette époque, une telle place était un avancement, sans aucune obligation cléricale.

En 1187, Albert renonça à son titre et demanda à Baudouin V de Hainaut de l’adouber chevalier, peut-être pour partir en croisade. Mais le nouveau chevalier resta sur place.

Revenant donc sur sa décision, il récupéra son canonicat l’année suivante. Cette même année 1188, on le vit archidiacre du Brabant.

En 1191 (il avait vingt-cinq ans), il fut proposé pour le siège épiscopal de Liège, alors qu’il n’était que sous-diacre. Contesté par un rival du parti impérial, Albert alla à Rome demander au pape son approbation. Le pape trancha en faveur d’Albert : il fallait l’ordonner prêtre et évêque et il déléguait à l’archevêque de Reims le pouvoir de procéder à ces ordinations. Albert fut ordonné prêtre puis sacré évêque les 19 et 20 septembre 1192, à Reims.

Entre temps, l’empereur avait installé sur le siège de Liège son propre candidat, Lothaire. Quand l’empereur apprit la nomination officielle d’Albert, il fit détruire à Liège les maisons des partisans d’Albert. Le nouvel évêque ne put jamais entrer dans sa ville. Il resta à Reims.

C’est là qu’il monta rapidement les degrés de la sainteté. Il ne se révolta pas et n’admettait pas qu’on insultât son rival de Lothaire. Même un de ses adversaires reconnaissait qu’il était pieux et libéral.

Le propre frère de Lothaire organisa sa vengeance. Il envoya à Albert des hommes armés, qui se présentèrent comme des exilés. Au cours d’une promenade à cheval, ils frappèrent à mort le jeune évêque en lui brisant la tempe et le crâne, l’achevant de treize blessures.

Les hommes vinrent rendre compte de leur forfait à l’empereur, qui les accueillit avec satisfaction. Lothaire fut excommunié, quoiqu’il n’eût peut-être pas commandité directement l’assassinat d’Albert.

Albert avait été évêque deux mois, pendant lesquels il s’était efforcé d’administrer son diocèse par messagers. Il fut considéré comme martyr, non pas de la foi, mais de sa fidélité à l’Eglise de Rome. Il mourut le 24 novembre 1192, son dies natalis au Martyrologe Romain.

Le culte de saint Albert fut confirmé en 1613.

On voulut ramener son corps de Reims à Louvain, mais il y eut une erreur. En 1918, après la Grande Guerre, on retrouva à Reims son cercueil intact, qui fut restitué à la Belgique en 1921. Une autopsie révéla que ce corps appartenait à un personnage de la trentaine (Albert mourut à vingt-six ans, ou guère plus), d’environ 1m80.

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 19:01

Luca de Messine

† 1149

 

Luca vivait en Sicile aux 11e-12e siècles, où il nacquit à Rossano Calabro.

Dans cette île et le sud de l’Italie se trouvaient beaucoup de monastères dits basiliens, de rite oriental. Luca appartenait à l’un d’eux.

Le roi Ruggero II, qui voulait protéger l’Eglise et encourager la vie cénobitique, le nomma higoumène (abbé) du grand monastère de Très Saint Sauveur de Città dello Stretto, encore inachevé et dont devaient dépendre un certain nombre d’autres monastères du même rite. Le roi lui accordait d’emblée beaucoup de privilèges ; le monastère ne dépendait que du roi.

Luca y arriva avec une douzaine de moines vers 1130-1131.

Constatant l’importante décadence du monachisme local, il écrivit pour tous les moines un ouvrage de base, le Typicon, pour rappeler et régler différents aspects de la vie monacale.

Il s’éteignit le 27 février 1149 à Messine.

Son tombeau a été détruit par un grand tremblement de terre en 1908.

Le nom de saint Luc, abbé à Messine, est récemment apparu dans le Martyrologe Romain à cette date.

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 17:03

Avertan et Romeo de Limoges

† 1380

 

Une sainte tradition a réuni ces deux Religieux carmes.

Avertan était originaire du Limousin.

Après avoir beaucoup prié et s’être mortifié dans les jeûnes pour connaître sa vocation, il fut averti par un ange d’entrer chez les Carmes de Limoges. Il devint prêtre.

A peine vêtu, il fut favorisé de nombreuses extases. Sa soumission exacte à ses supérieurs lui valut d’être appelé fils de l’obéissance. Son quotidien était un combat continu contre le vieil homme et pour l’acquisition de la sainteté. Comme saint Jacques le Mineur (v. 3 mai), la peau de ses genoux était devenue dure comme cuir par les longues heures qu’il passait à genoux. Il haïssait tellement l’argent, que ce seul mot le dégoûtait.

 

Romeo, lui, était d’origine italienne.

Entré chez les Carmes de Limoges comme frère convers, il y reçut le nom de Henry.

Il admirait le comportement d’Avertan.

 

Avertan obtint du Prieur la permission de faire le pèlerinage en Terre Sainte. Evidemment, Henri demanda à l’accompagner.

Parvenus à Lucques, déjà fatigués du voyage, ils furent victimes de l’épidémie de peste noire.

Avertan mourut le 25 février 1380 (qui était cette année-là le 26, car lors des années bissextiles, on décalait d’une unité les derniers jours de février, à partir du 24, sixième jour des calendes de mars, d’où le mot bi-sextilis.

Henri survécut de huit jours à son ami. Il vit l’âme d’Avertan venir à sa rencontre pour le conduire en paradis et mourut le 4 mars 1380.

L’histoire dit qu’on appela «à ce moment-là» Henri Romeo, le romain, nom qu’on donnait à tous les pèlerins de Rome. D’aucuns supposent qu’il avait déjà ce nom en entrant au couvent.

Des miracles furent obtenus par l’intercession d’Avertan ; les habitants de Lucques lui firent de  magnifiques funérailles et son culte fut reconnu plus tard par les papes.

Romeo fut par la suite associé aux mêmes honneurs.

Au 25 février, le Martyrologe Romain mentionne saint Avertanus, mais pas Romeo, qui serait resté bienheureux

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 17:02

Avertan et Romeo de Limoges

† 1380

 

Une sainte tradition a réuni ces deux Religieux carmes.

Avertan était originaire du Limousin.

Après avoir beaucoup prié et s’être mortifié dans les jeûnes pour connaître sa vocation, il fut averti par un ange d’entrer chez les Carmes de Limoges. Il devint prêtre.

A peine vêtu, il fut favorisé de nombreuses extases. Sa soumission exacte à ses supérieurs lui valut d’être appelé fils de l’obéissance. Son quotidien était un combat continu contre le vieil homme et pour l’acquisition de la sainteté. Comme saint Jacques le Mineur (v. 3 mai), la peau de ses genoux était devenue dure comme cuir par les longues heures qu’il passait à genoux. Il haïssait tellement l’argent, que ce seul mot le dégoûtait.

 

Romeo, lui, était d’origine italienne.

Entré chez les Carmes de Limoges comme frère convers, il y reçut le nom de Henry.

Il admirait le comportement d’Avertan.

 

Avertan obtint du Prieur la permission de faire le pèlerinage en Terre Sainte. Evidemment, Henri demanda à l’accompagner.

Parvenus à Lucques, déjà fatigués du voyage, ils furent victimes de l’épidémie de peste noire.

Avertan mourut le 25 février 1380 (qui était cette année-là le 26, car lors des années bissextiles, on décalait d’une unité les derniers jours de février, à partir du 24, sixième jour des calendes de mars, d’où le mot bi-sextilis.

Henri survécut de huit jours à son ami. Il vit l’âme d’Avertan venir à sa rencontre pour le conduire en paradis et mourut le 4 mars 1380.

L’histoire dit qu’on appela «à ce moment-là» Henri Romeo, le romain, nom qu’on donnait à tous les pèlerins de Rome. D’aucuns supposent qu’il avait déjà ce nom en entrant au couvent.

Des miracles furent obtenus par l’intercession d’Avertan ; les habitants de Lucques lui firent de  magnifiques funérailles et son culte fut reconnu plus tard par les papes.

Romeo fut par la suite associé aux mêmes honneurs.

Au 25 février, le Martyrologe Romain mentionne saint Avertanus, mais pas Romeo, qui serait resté bienheureux.

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 17:01

Gerland d’Agrigente

† 1100

 

Comme son nom ne l’indique pas, Gerland naquit à Besançon (Doubs), au début du 11e siècle, apparenté à la famille de Roger de Hauteville. Son nom latin est Geriandus.

C’était un homme de grandes vertus, connu pour sa formation approfondie et sa piété. 

Il fut appelé en Sicile par deux princes normands, Robert Guiscard et Roger qui, en 1086, avaient reconquis une partie de cette île sur les Sarrazins et désiraient y rapporter la semence de la foi.

On le nomma d’abord premier chapelain à la cathédrale de Catane (Sicile), puis premier chantre au chapitre de celle de Mileto (Calabre).

Attristé par la dépravation qui régnait dans cette dernière ville, il rentra en Bourgogne avec la résolution d’y vivre dans la solitude.

Sur les instances du comte Roger, il reprit cependant le chemin de la Sicile et, cette fois, fut nommé évêque d’Agrigente et sacré en 1088 par le bienheureux pape Urbain II, ce pape qui, à Reims, avait été disciple de s.Bruno (v. 6 octobre).

Le nouvel évêque se lança hardiment à la reconquête spirituelle de son diocèse. Il commença par réparer les ruines causées par l’occupant. Mais il ne traita pas en ennemis les Sarrazins vaincus : il travailla au contraire à leur conversion, ainsi qu’à celle des Juifs présents dans l’île. Une de ses conquêtes fut justement l’émir Hamud.

Sa charité envers les pauvres lui valut le titre de père nourricier des veuves et des orphelins.

Quand Urbain II fut malade, c’est Gerland qui fut appelé à Rome pour assister le pontife à ses derniers moments.

Gerland mourut le 25 février 1100. On dira donc qu’il est mort au onzième siècle, le douzième commençant en 1101.

Ses obsèques se firent avec grand honneur.

Le culte dont il fut l’objet amena à faire inscrire le bienheureux Gerland au Martyrologe du 25 février.

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 00:00

Marguerite de Savoie

1382-1464

 

Il sera bon de bien distinguer entre plusieurs princesses et reines du même nom : 

- la plus ancienne connue sera l’objet de cette notice ;

- une autre mourut en 1479, dont le père devint l’antipape Félix V ; elle fut épouse d’Ulrich V de Würtemberg ; 

- une autre, de la maison de Savoie, mourut en 1655 ; elle fut vice-reine du Portugal ;

- une autre enfin fut reine d’Italie et mourut en 1926.

 

Née vers 1382 à Montferrat, notre Marguerite était la fille d’Amédée de Savoie et de Catherine de Genève. Par sa mère, elle était la nièce du pape d’Avignon Clément VII.

Comme on le voit, elle connut de plein fouet le schisme d’Occident. C’était sa première tristesse.

Sa deuxième tristesse furent les guerres incessantes entre Savoie, Montferrat et Saluces.

Sa troisième tristesse fut la mort de ses parents alors qu’elle n’était qu’adolescente.

Son oncle lui arrangea son mariage avec Théodore II Paléologue, veuf, qui avait un fils et une fille (Sophie) guère plus jeunes qu’elle. Elle les conquit par son amour maternel, et apprivoisa son brutal mari.

En 1411, une épidémie de peste et une famine ravagèrent Gênes ; Marguerite organisa des secours. La nuit, elle se flagellait pour «apaiser le courroux divin».

En 1418, à la mort de son mari, elle songea à marier Sophie avec le fils de l’empereur de Constantinople, un Paléologue aussi, et le mariage aurait pu contribuer à un rapprochement de Byzance, mais le mariage n’eut pas lieu.

Elle se retira alors à Alba (Cuneo, Piémont) où son palais devint un petit monastère. Marguerite se délectait de la lecture de l’Ecriture, des lettres de sainte Caterina de Sienne, qui devait être bientôt canonisée en 1461 (v. 29 avril). 

Marguerite fut alors demandée en mariage par le duc de Milan, Visconti, auquel elle fit répondre qu’elle avait fait le vœu de chasteté. Et comme Visconti insistait, elle revêtit ostensiblement l’habit du Tiers-Ordre dominicain. 

En 1448, elle passa au Second Ordre, celui des religieuses cloîtrées. Elle fut plusieurs fois élue prieure, mais exceptionnellement elle porta le titre d’abbesse, ce qui n’altéra pas un instant son humilité : elle portait toujours un habit de toile grossière et s’ingéniait à servir plutôt qu’à être servie (cf. Mc 10:45). Désormais elle s’efforçait de donner l’exemple à sa communauté, veillant, priant, jeûnant, se mortifiant. Elle aimait les tâches les plus humbles, comme de nourrir les poules ou balayer les couloirs, faire la vaisselle ou bêcher au jardin.

Alors que son premier directeur spirituel avait été s. Vincent Ferrer (v. 5 avril), elle eut à Alba un aumônier qui jugea opportun de sanctifier davantage encore Marguerite. Elle avait un gentil chevreuil, bien dressé, qui savait sonner la cloche quand on lui montrait la corde, et qui servait de messager entre l’abbesse et les sœurs : l’aumônier le fit disparaître ; et Marguerite se plia à l’injonction sans le moindre ressentiment.

D’après la chronique du couvent, le Christ apparut à Marguerite en lui proposant de choisir entre trois dards : maladie, calomnie ou persécution. Marguerite accepta les trois, et désormais vécut dans une continuelle épreuve. Physiquement, elle fut abattue par la goutte et tordue par les rhumatismes. Les mauvaises langues l’accusèrent d’hypocrisie, de paresse, d’intempérance même, et Visconti, qui voulait auparavant l’épouser, alla jusqu’à la dénoncer comme hérétique vaudoise.

Au milieu de ces tourments, Marguerite restait douce et empressée. Elle pardonnait aux calomniateurs et priait pour eux. Elle prit soin des enfants de son beau-fils : pour l’une, elle obtint une guérison miraculeuse alors qu’elle était à la mort, puis elle la fit instruire et former avant son mariage avec le roi de Chypre ; pour l’autre, elle alla l’assister dans son agonie.

Elle eut une idée originale pour garantir le silence de son «monastère» dès l’entrée : elle établit un homme muet comme portier ; lequel aimait tellement son travail, qu’il le conserva bien fidèlement très longtemps.

Marguerite eut le don des miracles et des prophéties. Elle fit vérifier un jour que le vin qu’elle avait fait distribuer, n’avait pas quitté le tonneau ; elle annonça des événements qui se vérifièrent.

Un jour de très grande tempête, sa prière calma si rapidement les éléments déchaînés de la nature, qu’on entendit dans l’air des esprits malins qui criaient : Maudite Marguerite, qui nous a empêchés d’achever ce que nous avions si bien commencé. Son pouvoir sur les démons se vérifia plusieurs fois, même après sa mort. Une des Religieuses, qui était sans cesse attaquée par le Démon, vit Marguerite s’avancer solennellement et la prendre par la main, et désormais fut entièrement délivrée.

A Alba, d’où elle ne pouvait désormais plus guère bouger, elle approcha de la mort. On vit alors la visiter une pieuse Religieuse, habillée en Tertiaire dominicaine, qui repartit silencieusement comme elle était arrivée : ce devait être sainte Caterina de Sienne.

Le 23 novembre 1464, les habitants d’Alba virent une grande clarté et entendirent comme le doux écho d’une procession qui se dirigeait vers le monastère : c’était au moment de la mort de Marguerite.

Les nombreux miracles se multiplièrent encore après la mort de Marguerite et son culte fut autorisé dès le siècle suivant.

S’il n’y a pas eu de cérémonie particulière pour sa canonisation, la célébration de sa fête fut pleinement autorisée en 1671. Le Martyrologe mentionne la bienheureuse Marguerite de Savoie au 23 novembre.

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