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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 00:00

Folco Scotti de Plaisance

1165-1229

 

Comme son nom ne l’indique pas, Folco (Foulque) n’était ni italien ni écossais.

Sa famille était originaire d’Irlande, et à cette époque on appelait ces gens-là les Scotti. On suppose que la famille de Folco comptait des commerçants qui quittèrent l’Irlande après l’invasion des Danois et s’installèrent dans le nord de l’Italie.

Folco naquit vers 1165 à Plaisance.

A vingt ans, il entra dans une communauté sacerdotale, les Chanoines de Sainte Euphémie, qui l’envoyèrent étudier à Paris. Une fois maître en théologie, Folco revint à Plaisance vers 1192, fut ordonné prêtre, puis nommé prieur (1194).

En 1208, il prit part au synode diocésain, fut nommé chanoine puis archiprêtre de la cathédrale, enfin évêque de Plaisance, en 1210.

Le grand événement se produisit en 1216 : Folco fut aussi nommé évêque de Pavie. Or Pavie et Plaisance , qui sont toutes proches, étaient à couteaux tirés «traditionnellement», et Folco devait être le pasteur des «ennemis». Pendant treize ans, l’évêque démontra par son zèle, sa patience et sa bonté qu’on pouvait vivre en paix.

Ce grand pacificateur mourut le 26 octobre 1229. Il fut enseveli dans la cathédrale de Pavie, et même les diocésains placentins l’acceptèrent sans récriminer !

Saint Folco est inscrit au Martyrologe Romain le 26 octobre.

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 23:00

Bernat Calbó

1180-1243

 

Bernat (Bernard) vit le jour vers 1180 à Mas de Porpres (plus tard Mas Calbó, Reus, Catalogne, Espagne E), dans une famille de la chevalerie.

Après ses études de juriste (à Lleida et peut-être à Paris), il travailla à la curie de l’archidiocèse de Tarragona.

Suite à une maladie, il entra au monastère cistercien des Saintes-Croix, proche de Tarragona. Avant sa profession, il établit son testament (1215), qui le révèle fortement endetté.

Vers 1225 (ou peut-être plus tôt, cf. infra), il fut abbé de son monastère. Comme tel, il fit achever une église monastique, entreprit des missions dans le diocèse de Lérida, qui avait été occupé par les Arabes jusqu’en 1149, et travailla au progrès spirituel des moniales de Valldonzella.

En 1233, il fut nommé évêque de Vich. Il y a ici un problème de datation : certains le sacrent évêque dès 1223, et le laissent abbé à vie de son monastère. 

Ennemi des hérésies albigeoise et vaudoise, il fut nommé inquisiteur par le pape. Avec saint Ramon de Penyafort (v. 7 janvier), il participa à l’élection d’un nouvel évêque pour Majorque, reprise à son tour à l’Islam. Il participera à des conciles entre 1239 et 1243

En 1238, il mit au service du roi Jaime d’Aragon ses moyens et ses hommes pour marcher contre Valence et la libérer des Arabes, en septembre 1238. Bernat chanta alors une Messe solennelle dans la grande mosquée centrale de Valence. Par la suite, il contribua à doter le royaume de Valence de lois établissant ses droits et qui furent aplpliquées pendant quatre siècles.

On raconte deux faits pittoresques qui révèlent sa personnalité. Un jour qu’il passait dans une localité connue pour son bon vin, il en goûta volontiers un petit verre ; mais tout bien réfléchi, il jugea sa gourmandise excessive et se contenta ensuite de pain et d’eau. L’autre fait, plus héroïque encore, advint lorsqu’il entendit des jeunes filles admirer «ses belles dents» : il alla ramasser un caillou et se les brisa.

Le «testament» de Bernat comporte l’inventaire amusant d’une série de récipients (chaudrons, marmites, bassins, poêlons, tout cela en cuivre mais dont certains sont fendus), des louches, des tisonniers, etc.

Bernat mourut le 25 (ou le 26) octobre 1243. Le Martyrologe le mentionne au 25.

Certains disaient que malgré les démarches des Catalans, Bernat n’avait jamais été canonisé ; d’autres précisent au contraire qu’il fut béatifié en 1260 et canonisé en 1710.

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 23:00

Tadhg MacCarthy

1445-1497

 

Tadhg (Thaddée) appartenait à l’antique famille MacCarthy (ou Macher), du Munster irlandais, où il était né vers 1445 (ou 1455). Son père était duc de Muskerry, sa mère était la fille de Fitz-Maurice, duc de Kerry.

Son prénom était héréditaire dans sa maison depuis sept siècles. Outre ce prénom, Tadhg hérita de certaines caractéristiques typiquement irlandaises : la ferveur religieuse, l’enthousiasme, et même une certaine «sainte impatience».

Les indications qui suivent diffèrent suivant les analyses. Ce n’est pas l’unanimité.

Il aurait fait des études chez les Frères Mineurs de Kilcrea ou Timoleague, ou chez un de ses oncles, puis à Paris, et fut ordonné prêtre à Cork.

On l’envoya poursuivre des études à Rome ; peut-être reçut-il aussi une charge au tribunal de la Rote.

Toujours à Rome, il fut, en 1482, nommé tout jeune évêque de Ross.

Des luttes intestines, des rivalités, parvinrent à l’éliminer purement et simplement de son diocèse. L’ancien évêque auxiliaire de Ross fut reconnu comme unique évêque légitime par les partisans politiques de la maison d’York, opposée à Henry Tudor (1485). On inventa des accusations contre l’évêque Tadhg, qui fut suspendu. 

Tadhg se réfugia dans un couvent cistercien dont il avait la commende. Il recourut à Rome. Pour ménager les uns et les autres, on confirma l’évêque de Ross, et l’on attribua à Tadhg les deux évêchés de Cork et Cloyne (1490). Mais là encore le jeune évêque rencontra des oppositions très fortes : il ne put même pas pénétrer dans la cathédrale, fermée à clef. Où qu’il se tournât, il trouvait porte close et rejet.

Aussi, appliqua-t-il l’ordre du Seigneur : Si l’on vous pourchasse dans telle ville, fuyez dans telle autre (Mt 10:23). Il repartit pour la Ville éternelle, à pied, pèlerin inconnu. A Rome, le pape lui remit des lettres pour les dirigeants d’Irlande, qu’il obligeait à laisser l’évêque libre de prendre possession de son évêché.

Sur le chemin du retour, une de ses haltes fut à Ivrée, au pied des Alpes, chez les Chanoines de Saint-Bernard, qui ne le connaissaient pas.

Au matin, Tadhg était mort. Arrivant de Rome, il était parti pour le Ciel. C’était le 25 octobre 1497 (ou peut-être 1492). Il avait été évêque une dizaine d’années, dont trois seulement en possession de son siège.

Les Chanoines trouvèrent dans son bagage son anneau pastoral et les lettres papales, et apprirent ainsi qui était ce pèlerin ; l’évêque en fut informé : il reconnut alors ce personnage qu’il avait vu en rêve la nuit précédente et ordonna des obsèques solennelles, auxquelles la population accourut.

La tombe de Tadhg fut très fréquentée, il y eut des miracles. On ne nous dit pas comment les Irlandais fautifs accueillirent ces nouvelles. 

En 1742, la tombe fut ouverte pour une reconnaissance : le corps de Tadhg était intact et portait un bel anneau épiscopal à la main ! La barbe avait poussé et tombait florissante sur la poitrine !

Mais c’est plus tard sur l’intervention des évêques d’Ivrée et de York, que le culte du bienheureux Tadhg fut confirmé en 1895.

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 19:01

Thomas Thwing

1635-1680

 

Thomas était né en 1635 à Heworth Hall (Yorkshire, Angleterre), de George et Anne, qui eurent aussi (au moins) trois filles.

Il était le petit-neveu d’un autre Martyr, Edward Thwing (v. 26 juillet).

Il se forma à Douai et fut ordonné prêtre.

Envoyé en mission dès 1664 dans sa région natale, il fut aumônier chez ses cousins, Stapletons, à Carlton Hall, puis il ouvrit une école non loin de là à Quosque.

En 1677, une nouvelle fondation vit le jour chez son oncle maternel, Thomas Gasciogne, à Dolebank, et Thomas en fut l’aumônier. Cette fondation était l’Institut de Marie, où entrèrent les trois sœurs de Thomas. C’est là qu’il fut arrêté, en 1679.

C’était l’époque du complot de Titus Oates, et M.Gasciogne avait renvoyé deux domestiques à cause de leur malhonnêteté : elles se vengèrent en calomniant leur maître de complot contre le roi. Tous les membres de la maison furent arrêtés, y compris Thomas Thwing, et furent jugés à Londres et Newgate. Tous furent acquittés, sauf Thomas, le prêtre, qui fut transféré à la prison de York ; il devait être jugé en mars 1680, mais les assises furent retardées à juillet.

 A la proclamation de la condamnation, il baissa la tête humblement et affirma Innocens ego sum. D’abord, le roi voulut commuer la sentence, mais la Chambre décida l’exécution au lendemain de la session du Parlement.

On sortit Thomas de la prison, on passa devant la maison où se trouvaient ses trois sœurs, on l’emmena à Londres pour le pendre à Tyburn.

A ce dernier instant, Thomas proclama son innocence et sa fidélité au roi ; il pria pour le roi et la famille royale, et demanda aux Catholiques de prier pour lui ; ses derniers mots furent Doux Jésus, reçois mon âme.

Thomas Thwing mourut en martyr à York, le 23 octobre 1680.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

 

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 23:05

Anne-Josèphe Leroux

1747-1794

 

Voir la notice Valenciennes (Ursulines de) 1794

 

Elle était née le 23 janvier 1747 à Cambrai (Nord), et professa chez les Clarisses le 10 mai 1769, et avait trouvé refuge chez les Ursulines, où se trouvait sa sœur Marie-Marguerite-Joseph ; on l’appelait souvent (Marie-)Joséphine.

Elle et sa sœur avaient été arrêtées dans la nuit du 31 août au 1er septembre.

Leur martyre eut donc lieu le 23 octobre 1794 et elles furent béatifiées en 1920.

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 23:04

Marie-Marguerite-Joseph Leroux

1749-1794

 

Voir la notice Valenciennes (Ursulines de) 1794

 

Elle était née le 14 juillet (!) 1749 à Cambrai (Nord), et professa chez les Ursulines le 9 août 1775, sous le nom de Marie-Scholastique-Joseph de Saint-Jacques.

On le voit, elle avait quarante ans le jour de la «prise de la Bastille».

Elle et sa sœur Anne-Josèphe avaient été arrêtées dans la nuit du 31 août au 1er septembre.

Leur martyre eut donc lieu le 23 octobre 1794 et elles furent béatifiées en 1920.

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 23:03

Clotilde-Joseph Paillot

1739-1794

 

Voir la notice Valenciennes (Ursulines de) 1794

 

Elle était née le 25 novembre 1739 à Bavay (Nord), fut baptisée le jour-même et professa chez les Ursulines le 23 octobre 1756, sous le nom de Marie-Clotilde-Joseph de Saint-François-Borgia.

Nommée conseillère en 1789, elle fut élue supérieure en 1790 et réélue en 1793.

On le voit, elle reçut la palme du martyre le jour de son trente-huitième anniversaire de profession.

Son martyre eut donc lieu le 23 octobre 1794 et elle fut béatifiée en 1920.

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 23:00

Allucio de Campugliano

1070-1134

 

Allucio naquit vers 1070 dans la petite bourgade de Campugliano (Pistoia, Italie C), d’un certain Omodeo (homme de Dieu).

Il ne fit pas d’études, mais savait beaucoup de choses de Dieu, dont il recevait des grâces extraordinaires : après un terrible orage qui avait fait déborder tous les ruisseaux, Allucio arriva tout tranquillement le lendemain matin avec ses bêtes, sans avoir été le moins du monde gêné par le pluie.

Il gardait ainsi les vaches et les bœufs de ses parents ; en outre, plus tard, il accueillait les vendangeurs de passage, pour lesquels il fonda (ou releva) un hospice (appelé parfois xenodochio), avec une église. Cette activité suscita de nombreuses vocations, qui devinrent les fratres Allucii, sorte de congrégation laïque.

Allucio fonda aussi deux hospices sur le mont Albano et au bord de l’Arno : là il établit également un pont, après une adroite négociation avec les passeurs dont le trafic était fort lucratif.

Son austérité était effrayante : il ne mangeait jamais ni viande, ni fromage, ni œufs, jeûnait les lundis, mercredis et vendredis. Pendant sept carêmes, il ne mangea rien du tout, mais il communiait chaque jour, car il était très dévôt de l’Eucharistie.

Rien d’étonnant qu’une telle sainteté obtienne des grâces particulières du Ciel, et les miracles se multiplièrent. On parla d’Allucio jusqu’en Vénétie.

Il aurait ainsi pacifié les deux villes de Ravenne et Faenza ; des guérisons extraordinaires furent constatées : la huche de pain subitement remplie en temps de famine, pour nourrir une pauvre femme ; un condamné auquel le bourreau avait arraché les deux yeux, récupéra la vue ; un possédé fut délivré et, reconnaissant, resta à l’hospice toute sa vie pour rendre service. Des paralytiques purent marcher, et surtout : des brigands se convertirent.

Allucio mourut le 23 octobre 1134 et l’évêque du lieu le canonisa en 1182. Entre les deux dates, l’hospice de Campugliano avait déjà pris le nom de … Saint Allucio. L’office fut approuvé une première fois en 1764, et à nouveau en 1851.

L’hospice passa aux Chevaliers de Malte, mais fut fermé à la fin du 18e siècle. Les reliques d’Allucio furent déposées dans la cathédrale de Pescia.

En 1934, huitième centenaire de la mort d’Allucio, la bourgade de Campugliano prit le nom de Sant’Aluccio di Uzzano. Malheureusement, les bâtiments, hospice et église, fondés par Aluccio, furent totalement détruits durant la guerre en 1944.

Saint Allucio, mentionné le 23 octobre au Martyrologe, est depuis 2000 co-patron céleste du diocèse de Pescia, avec Notre-Dame de Fontenova.

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 23:00

Marie-Liévine Lacroix

1753-1794

 

Voir la notice Valenciennes (Ursulines de) 1794

 

Elle était née le 24 mars 1753 à Pont-sur-Sambre (Nord), et professa chez les Brigittines, avec le nom de Dame Liévine, avant de trouver refuge chez les Ursulines sous le nom de Marie-Françoise, pour éviter d’être reconnue comme ancienne Brigittine.

Avec sa Consœur Marie-Augustine Erraux, elles furent arrêtées dans la nuit du 4 au 5 septembre.

 

Leur martyre eut donc lieu le 23 octobre 1794 et elles furent béatifiées en 1920.

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 23:00

Marie-Augustine Erraux

1762-1794

 

Voir la notice Valenciennes (Ursulines de) 1794

 

Elle était née le 20 octobre 1762 à Pont-sur-Sambre (Nord), et professa chez les Brigittines, avec le nom de Dame Anne-Marie-Joseph, avant de trouver refuge chez les Ursulines.

Avec sa Consœur Marie-Liévine Lacroix, elles furent arrêtées dans la nuit du 4 au 5 septembre.

 

Leur martyre eut donc lieu le 23 octobre 1794 et elles furent béatifiées en 1920.

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