Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 10:15

Costanzo Servoli de Fabriano

† 1481

 

Costanzo naquit au début du 15e siècle à Fabriano, fils d’un modeste citoyen nommé Bernardo Servoli.

A quinze ans, le garçon entra chez les Dominicains, où il eut comme maîtres saint Antonino de Florence (v. 2 mai) et Corradino de Brescia.

Ordonné prêtre, il fut un vaillant et infatigable prédicateur de la Vérité, ce qui lui valut de la part des chroniqueurs de l’Ordre l’éloge d’illustre et très brillante étoile du ciel dominicain.

Dans les couvents où il passa, il fut promoteur de la réforme de l’Ordre et du retour à la Règle authentique.

Il fut prieur à Fabriano (1440), Perugia (1445), à Ascoli (1459), de nouveau à Fabriano (1467) et Ascoli (1470).

Ascoli fut vraiment sa ville privilégiée : il y reporta la paix et la concorde au moment où les habitants étaient près de s’entretuer. Il y restaura le couvent et y fit refleurir l’étude et l’amour de la vie régulière.

Il avait l’habitude d’ajouter au bréviaire l’office des Défunts. Quand il voulait obtenir une grâce particulière, il priait le psautier dans son intégralité. Une fois, il ne put l’achever : c’était pour obtenir le départ des Turcs de la Grèce, mais il comprit alors que Dieu ne le voulait pas alors. 

Voici un des miracles opérés du vivant de Costanzo : venu visiter le couvent de Ferrare, il laissa son bâton de voyage près de la porte. L’hôtelier, connaissant les vertus du visiteur, substitua un autre bâton pour conserver comme relique celui de Costanzo. Sur le chemin du retour, Costanzo dit à son compagnon : On m’a volé le bâton, mais au nom du Seigneur, je le donne à celui qui me l’a pris. Informé, le «voleur» obtint bien d’autres miracles avec ce précieux bâton.

C’est donc à Ascoli Piceno que Costanzo finit ses jours. Il fit promettre aux habitants de construire un autre couvent, pour y conserver sa dépouille parmi eux. 

Il mourut le 24 février 1481. Son corps se trouve toujours dans l’église San Pietro, tandis que son chef est à la cathédrale de Fabriano, sa ville natale.

Le culte du bienheureux Costanzo Servoli fut approuvé en 1821.

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 09:39

Giovanni Theristis

995-1054

 

On situe la naissance de Giovanni vers 995. Son père, Arconte de Cursano, périt durant une incursion des Sarrazins en Calabre (Italie S). Sa mère, enceinte, fut enlevée à Palerme (Sicile), où naquit l’enfant.

Il grandit dans cette ambiance musulmane, mais sa mère lui enseigna la foi chrétienne et, quand il eut quatorze ans, l’encouragea à s’enfuir de là et à gagner son pays d’origine, en Calabre. 

On dit qu’il traversa le détroit de Messine sur une embarcation sans rame ni voile, équipé seulement de son petit crucifix. Ailleurs, on dit qu’à un moment il fut repéré par une galère des Sarrazins, mais qu’il échappa à leur vue. Il accosta à Monasterace.

Les habitants, voyant ce garçon vêtu à la mauresque, le dénoncèrent à l’évêque, qui l’interrogea. Le garçon affirma qu’il voulait être baptisé. Après bien des questions et des mises à l’épreuve, l’évêque le baptisa et lui donna son nom, Giovanni. Nous ne savons donc pas comment s’appelait Giovanni jusque là.

Voulant imiter s. Jean-Baptiste, Giovanni voulut se retirer au désert. Or, il eut connaissance d’un monastère basilien proche de Stilo et y connut deux moines, Ambrogio et Nicola, grâce auxquels il fut très attiré par la vie d’ascète : il fut enfin accueilli et édifia toute la communauté.

Avec la permission du supérieur, il allait dans une grotte voisine où se trouvait une source d’eau fraîche, glaciale en hiver. Il s’y plongeait pour prier, loin du monde et des hommes, seul avec Dieu.

Un jour d’été, il sortit rendre visite au seigneur qui aidait le monastère par ses largesses. Giovanni avait pris avec lui un quignon de pain et une gourde de vin ; en arrivant sur les terres du seigneur, il offrit aux moissonneurs qui y travaillaient, son pain et son vin, qui ne diminuaient pas tandis qu’ils mangeaient et buvaient tous. Puis Giovanni les laissa. Un gros orage se déchaîna alors et les ouvriers se mirent à l’abri, bien inquiets pour leur récolte ; passsé l’orage, ils virent que toute la récolte était faite, et ramassée en sûreté. Mais où était passé le «moine» ? Giovanni était rentré au monastère. Le seigneur comprit de qui il pouvait s’agir et fit cadeau de toute sa récolte aux moines. C’est depuis ce moment-là qu’on surnomma Giovanni Theristis, c’est-à-dire moissonneur, d’après le grec.

Giovanni rechercha aussi le lieu d’origine de sa famille et de son père. A Cursano, il retrouva un coffre avec beaucoup d’argent, qu’il distribua aux pauvres.

Après la mort de Giovanni, le 23 février 1054, il y eut d’innombrables guérisons de malades au simple contact de la tunique du saint moine. Le roi Ruggero fut ainsi guéri d’une douloureuse plaie incurable au visage.

Il n’est pas indifférent de remarquer que c’est en cette même année 1054 que se produisit la regrettable fracture entre l’Eglise d’Orient et l’Eglise d’Occident. Pendant longtemps, tant les Grecs que les Latins ont commémoré Giovanni Theristis le 24 juin, le même jour que s. Jean-Baptiste. Le Martyrologe a reporté cette fête au 23 février.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 19:03

Isabelle de France

1225-1270

 

Le roi de France Louis VIII, surnommé Le Lion, et son épouse Blanche de Castille, eurent onze ou douze enfants, dont les deux (ou trois) premiers moururent en bas âge, puis vinrent : Philippe (mort à neuf ans), Louis (qui fut Louis IX, v. 25 août), Robert, Jean (mort à treize ans), Alphonse, Philippe (mort à neuf ans), Isabelle, Etienne (mort à deux ans) et Charles. Il fut couronné roi en 1223 et mourut en 1226.

On le voit : Isabelle ne connut pas vraiment son père, car elle n’avait pas deux ans quand il mourut. Sa pieuse mère, Blanche, s’appliqua à instruire elle-même son unique fille, à laquelle elle donna ensuite comme gouvernante Madame de Buisemont, dont elle connaissait bien la sagesse et la vertu.

Isabelle se cultiva dans tous les domaines des sciences et des arts, pour lesquels elle montrait plus d’intérêt que pour les fêtes et les belles parures.

Blanche et son aîné, Louis, eurent l’idée que le mariage d’Isabelle avec le fils de l’empereur de Germanie, aurait été profitable à l’Etat. De son côté, le pape y voyait aussi un facteur de paix pour l’Italie et l’écrivit à Isabelle. La jeune fille était déjà tellement déterminée à se consacrer à Dieu, qu’elle répondit avec une humble sincérité au Pontife que son choix était déjà fait, à quoi le pape répondit à son tour qu’il la félicitait pour cette volonté de se consacrer au Seigneur.

Dès lors, Isabelle fut une moniale dans le palais royal. Les meilleurs plats étaient portés de sa part à l’hôpital ou à un couvent pauvre ; elle se confessait presque chaque jour et s’imposait une rude discipline après avoir reçu l’absolution ; elle veillait, priait l’Office et méditait.

Les douceurs de l’union à Dieu et de la famille royale n’empêchèrent pas la Princesse de souffrir beaucoup de longues et douloureuses maladies, qu’elle supportait avec la joie d’unir quelques souffrances à celles du Rédempteur. Il y eut des deuils : celui de son frère Robert, victime de sa précipitation indisciplinée lors de la croisade (1250), celui de sa mère Blanche (1252). Elle fut attristée des mauvais résultats de la croisade en Terre Sainte et de la captivité de son frère Louis.

Avec l’assentiment de ce dernier, une fois revenu à Paris, elle se retira complètement de la cour et fonda à Longchamp un couvent de Clarisses, qu’elle mit sous le vocable de l’Humilité de Notre-Dame et qu’elle voulut appeler Sœurs Mineures. La règle était celle de sainte Claire (v. 11 août), un peu adoucie ; le pape intervint à son tout pour modifier quelques articles. La fondation eut lieu en 1255, et le monastère était prêt en 1259.

Isabelle ne fit pas partie de la communauté, mais vécut en étroite communion avec les Religieuses. C’est qu’elle craignait qu’à cause de son sang royal, on l’élût abbesse, mais aussi elle savait qu’à cause de ses indispositions, elle aurait dû demander de trop fréquentes dispenses, ce qui aurait été d’un mauvais exemple pour les Religieuses. Elle s’établit donc dans un endroit retiré, cousant ou réparant les vêtements des pauvres et les siens, et à l’occasion apportait un soutien nécessaire à la communauté, par ses propres ressources.

Saint Bonaventure (v. 15 juillet) lui dédia un traité de vie spirituelle De Perfectione vitæ et vint plusieurs fois y prêcher.

Cette vie retirée dura dix années. Les six dernières, Isabelle souffrit de maux constants. Elle fut favorisée d’extases et sut à l’avance le jour de son décès, qu’elle annonça au pape : elle lui demandait sa bénédiction, et la faveur de permettre à sa famille d’assister à ses funérailles dans le monastère.

Parvenue à sa dernière heure, elle se fit mettre sur la paille, comme l’avait fait sa mère Blanche vingt ans plus tôt ; elle fit ses adieux aux Religieuses, reçut les Sacrements et s’éteignit le 22 (ou 23) février 1270.

En mai de la même année, Louis IX partait pour la huitième croisade et allait mourir de la peste le 25 août suivant.

Isabelle fut béatifiée en 1521 et inscrite au Martyrologe au 22 février.

On sait peut-être que l’abbaye de Longchamp fut détruite par les révolutionnaires déchaînés et profanateurs, et que le site en est régulièrement piétiné par les courses hippiques.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 15:45

Elisabetta Picenardi

1428-1468

 

Elisabetta (on lui donne parfois le nom de Bartolomea) naquit vers 1428 à Mantoue (Lombardie, Italie N) de nobles et pieux parents, Leonardo et Paola Nuvoloni. Sa sœur s’appelait Orsina, leur frère Stefano. La famille avait de la parenté aussi à Crémone.

Tandis que plusieurs jeunes hommes de la noblesse locale auraient bien désiré épouser une pieuse jeune fille comme Elisabetta, celle-ci, au contraire, obtint de son père la permission d’entrer dans le Tiers-Ordre des Servites en 1448 et fit le vœu de chasteté.

Sa mère mourut peu après, et son père en 1465. Elle alla alors habiter chez sa sœur, dans une petite chambre à l’écart.

Ses occupations furent la prière et la pénitence, avec une particulière dévotion envers les souffrances de Notre-Seigneur et de Notre-Dame. Exceptionnellement pour l’époque, elle recevait souvent l’Eucharistie, priait l’Office comme les Religieux.

Diverses personnes de Mantoue se mirent à son école, donnant lieu à des réunions fraternelles où chacune édifiait les autres et où l’on lisait l’Ecriture.

On recourut à ses prières, à ses conseils ; malgré cette «célébrité», Elisabetta persévérait toujours dans une constante discrétion.

Un mystérieux mal de ventre la rongea et elle s’éteignit le vendredi 19 février 1468, à l’heure de la mort du Christ. On sut alors qu’elle portait un cilice et une large ceinture garnie de pointes de fer.

Un des nombreux miracles obtenus par son intercession fut le salut d’une petite fille tombée dans l’eau du lac pendant une demi-heure. Ces miracles firent reconnaître son culte en 1804.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 15:45

Álvaro de Cordoue

1348-1430

 

Álvaro (ou Álvarez) était originaire de Cordoue (Espagne) ou de Lisbonne (Portugal) et pouvait être né vers les années 1350.

En 1368 - la première date sûre qu’on ait de lui - il entra  chez les Dominicains de Cordoue. 

Le Grand Schisme allait éclater en Occident et Álvaro se donna à toutes sortes de pénitences pour expier cette erreur : cilice, chaîne de fer, veilles, jeûnes, silence, rien ne lui suffisait pour implorer la miséricorde de Dieu. 

Parmi les Frères, il recherchait avidement le dernier rang, toujours prévenant envers eux.

Il parcourut l’Andalousie en prêchant, puis passa en Italie, et de là en Palestine. Près des Lieux Saints, il pleura amèrement sur l’endurcissement des Sarrazins et des schismatiques, mais aussi des mauvais catholiques.

En 1405, il reprit son apostolat en Espagne. Le roi Enrico II de Castille le consulta ; à la mort de ce dernier, la reine Catalina le prit comme confesseur et lui confia l’éducation du jeune roi Juan II. Álvaro en profita pour réformer la cour, mais demanda sa liberté dès que possible. 

La reine l’appuya dans son désir de fonder un couvent dominicain selon l’esprit de réforme voulu par s. Raimondo de Capoue (v. 5 octobre). Le couvent s’appela Escalacæli (Echelle du Ciel), et fut une pépinière de sainteté et de science divine.

Álvaro prêcha pour convaincre la population de rester fidèle au pape légitime (Grégoire XII puis Martin V) et de s’opposer à l’antipape Pedro de Luna (qui s’appelait Benoît XIII).

Álvaro avançait en âge, mais ne s’épargnait aucune fatigue pour la prédication et l’enseignement ; la nuit, il priait longuement. Il fit construire plusieurs petites chapelles sur le territoire du monastère ; une nuit qu’il fut bloqué par la tempête dans l’une d’elles, tandis que l’eau descendait en cascade alentour, il entendit la cloche de l’office : il étendit son manteau sur ce ruisseau imprévu, et revint au couvent à pieds secs et à l’heure ; son manteau était resté sec et propre.

Au terme de ses prédications, il suscitait la charité des fidèles en faveur des Frères, dont le couvent de l’Echelle du Ciel ne vivait que d’aumônes.

On le voyait parcourir à genoux le trajet qui le menait à une chapelle mariale, pendant lequel il se flagellait.

Álvaro eut la joie de saluer la fin du schisme d’Occident (1417) avec l’élection de Martin V.

Comme le rappelle le Martyrologe Romain, Álvaro mourut le 19 février 1430 et son culte fut confirmé en 1741.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 15:44

Corrado Confalonieri de Plaisance

1290-1351

 

Corrado était né vers 1290 à Plaisance, d’une famille fort honorable, et vivait avec son épouse, Eufrosina, qui correspondait tout-à-fait à son rang.

Il aimait la chasse et un jour, pour débusquer une bête, fit mettre le feu à un fourré ; le feu gagna les champs voisins et détruisit les récoltes. Un brave paysan qui glanait par là quelques brindilles de bois pour son feu, fut arrêté, jugé coupable de l’incendie et condamné à mort.

Corrado eut l’honnêteté d’aller se déclarer coupable ; on libéra le pauvre paysan, mais on jugea Corrado imprudent et il dut rembourser les dégâts, ce qui le ruina complètement, lui et son épouse.

Ils réfléchirent alors sur la vanité de cette existence et décidèrent d’entrer tous deux en religion, elle chez les Clarisses de Plaisance, lui parmi des ermites du voisinage. Il est probable que Corrado fit partie du Tiers-Ordre franciscain.

Evidemment, ce revirement de situation lui attira des visites, d’amis et de curieux. Pour fuir l’agitation, Corrado fit un pèlerinage à Rome, passa en Sicile et se fixa près de Noto.

Là, il passa trente-six années, partageant son temps entre le service à l’hôpital de Noto et la pénitence dans un ermitage : outre la prière persévérante, il ne prenait que du pain, de l’eau et des herbes, couchant sur la terre, appuyant sa tête sur une pierre. S’il s’éloignait, c’était pour aller voir son confesseur ou pour vénérer le célèbre Crucifix de Noto.

Dieu permit au démon de la gourmandise de le tenter longuement, cruellement, lui rappelant la belle vie d’autrefois, mais Corrado eut la grâce de surmonter les épreuves et reçut le don des miracles ; le premier recensé fut la guérison d’une hernie sur un petit enfant, avec un signe de croix. Un autre miracle fut de servir du pain tout frais à l’évêque de Syracuse qui était venu le voir (alors qu’il n’avait jamais de pain frais chez lui), et ajoutant, tout ingénûment, que Dieu l’avait permis en son honneur ; par la suite, Corrado parcourut une quarantaine de kilomètres pour rendre à l’évêque sa visite.

Il sut le prochain jour de sa mort et s’y prépara saintement, reçut les Sacrements et s’éteignit le 19 février 1351, sainte mort qui fut saluée par le carillon des cloches que personne ne sonnait.

Une foule de gens se précipita de Noto et de la ville voisine de Avola, pour obtenir des reliques ; on estima «miraculeux» que personne ne fût blessé dans cette immense échauffourée.

Corrado fut invoqué particulièrement pour les hernies.

Une première reconnaissance de culte eut lieu en 1515. Le Bienheureux est mentionné au Martyrologe Romain le 19 février.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 10:20

Teotónio de Coimbra

1082-1162

 

Teotónio vit le jour vers 1082 à Ganfei (Valença, Portugal) de Oveco et Eugenia, des parents pieux et aisés.

Cette famille comptait déjà deux prêtres, oncles de Teotónio.

L’un de ceux-ci était abbé du proche monastère bénédictin de Tuy, auquel fut confiée l’éducation de Teotónio. Quand il fut nommé évêque de Coimbra (1092), il prit avec lui Teotónio et le confia à son séminariste, Tello.

En 1098, Teotónio alla à Viseu, où son autre oncle était doyen du chapitre cathédral. Teotónio fut ordonné prêtre, peu avant 1109, et fit partie du chapitre de Viseu.

Il fut bientôt nommé archiprêtre de cette ville. Il suspendit son activité pour faire le pèlerinage de Jérusalem. Au retour, il reprit ses activités dans la prédication et le soin des pauvres. Chaque vendredi il célébrait la Messe pour les âmes du Purgatoire, puis organisait une procession au cimetière.

Une deuxième fois, il partit pour la Terre Sainte, avec des paroissiens cette fois-ci. La traversée fut longue et périlleuse, mais on accosta enfin à Joppé ; on alla sur la tombe de s. Georges (v. 23 avril) à Lydda, puis à Nazareth, au Mont Thabor, à la tombe de s. Jean-Baptiste (v. 24 juin), à Jérusalem et au Mont des Oliviers, Béthanie et Bethléem, enfin Capharnaum et le Lac de Galilée, où s’acheva le pèlerinage.

A la suite de ce long périple en Palestine, la dévotion de Teotónio envers la Passion s’accrut et le poussa à fonder un Ordre religieux qui aurait suivi la règle de saint Augustin (v. 28 août). Le premier monastère s’établit à Coimbra, où Tello, le jeune séminariste devenu archidiacre, acheta le terrain. Le monastère fut béni en 1132, et déjà soixante-douze moines y vivaient, sous la direction de Teotónio.

Le roi Afonso Henriques avait une grande confiance en Teotónio, aux prières duquel il attribuait sa victoire à Ourique. Mais le prêtre restait impartial et sut adresser ses reproches à la reine et son amant.

Plusieurs fois, il fut préconisé pour l’épiscopat à Viseu ou Coimbra, mais il refusa. Un jour que la reine lui objectait que la Messe était trop longue, il répondit poliment que la Messe était offerte à un Souverain plus grand qu’elle et qu’elle était bien libre d’y être ou de s’en aller.

En 1152, Teotónio renonça à toutes ses charges et se retira dans le silence de son monastère, uniquement préoccupé de sa propre sanctification. Saint Bernard de Clairvaux (v. 20 août), informé de ses saints mérites, lui envoya une crosse pastorale.

Teotónio mourut le 18 février 1162. Le roi Afonso I dit alors : Son âme sera plus vite au Ciel que son corps porté en terre.

Il aurait été canonisé dès 1163, premier Saint du Portugal.

En 2000, une Confraternité de Saint Teotónio fut fondée sous l’égide de Miguel de Bragança, duc de Viseu et Infant du Portugal, pour des hommes désireux de défendre les valeurs chrétiennes.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 08:15

Luca Belludi

1200-1286

 

Ce ne sont pas les détails qui abondent sur ce Bienheureux. Le seul auteur médiéval qui en parle, lui consacre quatre lignes.

D’après des traditions, Luca naquit vers 1200 à Padoue (Italie NE), d’une famiille noble et riche.

Outre la science humaine qu’il acquit à l’université de Padoue, il fut un religieux à la foi profonde et au zèle fécond.

En 1220, il aurait reçu l’habit franciscain de Francesco d’Assise lui-même et fut ordonné prêtre en 1227.

Son titre habituel est qu’il fut le compagnon de saint Antoine de Padoue (v. 13 juin), qu’il assista à sa mort (1231). Quand on sait les prodiges qu’accomplit s.Antoine par sa sainteté, on comprendra ce que signifie ce qu’on a écrit de lui : il fut semblable à son maître dans la vie et la doctrine. 

Nommé provincial, il aurait fondé des couvents et pris une part active à la construction de la basilique de Saint-Antoine à Padoue.

Vers 1256, il intervint personnellement auprès du tyran Ezzelino pour obtenir la libération de Padoue.

Il serait mort le 17 février (ou le 12 ?) 1286, ou peut-être même seulement en 1288, toujours à Padoue.

Son culte fut approuvé en 1927.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 08:15

Evermod de Ratzeburg

1100-1178

 

Quand saint Norbert (v. 6 juin) vint prêcher à Cambrai, un jeune homme de vingt ans à peine se sentit intérieurement poussé à se faire le disciple de cet apôtre et missionnaire, comme si Notre-Seigneur lui-même l’eût appelé à sa suite. On était en 1120.

Ce jeune homme s’appelait Evermod, il était flamand.

Ayant revêtu l’habit des Chanoines réguliers à Prémontré, il devint l’exemple de ses frères par son humilité, sa piété, sa mortification.

Saint Norbert l’estima beaucoup et en fit son compagnon de voyages : d’Anvers à Magdeburg, de Cologne à Rome, Evermod ne le quitta jamais et l’assista à ses derniers moments (1134).

En 1134, Evermode fut prieur à Gottesgnaden, en 1138 à Magdeburg, d’où il dirigea les fondations à Havelberg, Jericho, Quedlinburg et Pöhlde.

En 1154, il fut nommé évêque de Ratzeburg, le premier après l’invasion destructrice des Wendes en 1066. C’est donc l’évangélisation de cette population qui fut son premier et principal souci durant son épiscopat. Il les visita jusqu’en Norvège et au Holstein. Il devint ainsi Lumière des Saxons et Apôtre des Wendes, titres que les Luthériens aussi lui ont reconnu.

On raconte ce miracle de l’évêque Evermod : il avait sollicité, mais en vain, la libération d’un certain nombre de prisonniers Frisons, détenus par le comte de Ratzeburg ; il obtint au moins qu’ils pussent assister à la Messe en la cathédrale le jour de Pâques. Durant la cérémonie, l’évêque se dirigea vers eux et les aspergea d’eau bénite (consacrée durant la nuit pascale), en prononçant les mots du psaume 145 : Dóminus solvit compedítos (Le Seigneur libère les captifs) ; les chaînes tombèrent d’elles-mêmes, libérant les prisonniers. Pendant longtemps, ces chaînes furent accrochées aux murs de la cathédrale et n’en disparurent que par les mains des Luthériens qui voulurent détruire toute trace du catholicisme.

Evermod mourut, exténué par ses labeurs, le 17 février 1178, et fut considéré comme saint, mais le Martyrologe l’a maintenu au degré de bienheureux, le culte d’Evermod ayant été reconnu en 1728.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 08:14

Costabile Gentilcore de La Cava

1070-1124

 

Costabile Gentilcore était né vers 1070 à Tresino (Campanie, Italie SO) et, orphelin à sept ans, fut confié à l’abbaye de La Cava.

Leone I, puis Pietro I, successivement abbés de ce célèbre monastère, veillèrent à sa formation ; en 1118, Pietro I chercha un coadjuteur et les moines choisirent à l’unanimité Costabile, qui lui succéda donc en 1122.

Costabile se montra en tout d’une grande amabilité envers chacun des moines.

Cet abbatiat ne dura qu’un peu moins de deux années. Mais son action ne s’arrêta pas pour autant.

Il apparut en effet à son successeur, Simeone, pour le rassurer au sujet d’une soi-disant somme d’argent qu’on aurait cachée dans sa cellule : Il n’y avait dans ma cellule que ce que tu y as trouvé.

Plus spectaculaire, cette manifestation mystérieuse qui mit en fuite des pirates sur les côtes maritimes proches. Ceux-ci se sentirent en effet repoussés par de nombreux défenseurs, qui n’existaient pas : les moines y virent la présence manifeste de leur cher abbé défunt.

Costabile mourut le 17 février 1124 et son culte fut confirmé en 1893. Le Martyrologe le considère saint.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens