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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 23:00

Richard Gwyn

1537-1584

 

On sait peu de choses sur l’enfance de ce laïc né vers 1537 à Llanidloes (Powys, Pays de Galles).

Son nom gallois fut anglicisé en Richard White.

A vingt ans, il s’inscrivit à l’université d’Oxford, mais passa à celle de Cambridge, hébergé charitablement au St.John’s College. Pour la suite des événements, on trouve deux variantes.

Dans l’une, quand le recteur, le catholique George Bulloch, fut contraint de démissionner, Richard mit fin à ses études. Il passa alors au collège de Douai. Mais il ne devait pas être fait pour le sacerdoce ; il retourna au Pays de Galles et enseigna, tout en continuant d’étudier par lui-même. Il épousa une certaine Catherine et ils eurent six enfants, dont trois survécurent à leur père.

Dans l’autre version, il fut quelque temps maître d’école à Wrexham puis à Orton (Flintshire), toujours catholique dans son cœur, mais extérieurement présent aux services protestants, jusqu’à ce que des prêtres, venus du Collège de Douai, lui firent comprendre son erreur. Il se réconcilia et déserta le temple protestant.

Son catholicisme engagé fut remarqué par l’évêque protestant et dénoncé. Il avait déjà par le passé reçu des menaces et, s’étant trouvé un jour en grand danger, il avait juré, si Dieu lui épargnait la vie, de retourner au catholicisme.

Persécuté, il dut souvent changer de maison et d’école. Finalement il fut arrêté en 1579 par le pasteur de Wrexham, un ancien catholique passé au protestantisme. Mais Richard s’échappa et se cacha encore pendant un an et demi, jusqu’à ce qu’il fût repris et fait prisonnier pendant quatre années, changeant plusieurs fois de prisons. 

En mai 1581, on le conduisit à l’église de Wrexham où, porté d’abord par six hommes devant les fonts baptismaux, puis devant le pupître, il fut attaché à des fers très lourds. Là, Richard remua tellement les jambes avec ces fers, qu’on ne pouvait plus entendre la voix de celui qui prêchait. On le mit alors dans des cales de bois.

Ensuite un prêtre anglican vint prétendre que les clefs de l’Eglise avaient été remises autant à saint Pierre qu’à lui, et Richard répondit : Avec cette différence que saint Pierre reçut les clefs du royaume des Cieux, tandis que vous, vous avez dû recevoir celles du cellier à bière.

On le condamna à deux-cent quatre-vingts livres d’amende pour avoir refusé d’écouter le culte anglican, et à cent-quarante livres pour le «tapage» qu’il y avait fait. On lui demanda ce qu’il pourrait payer de ces énormes sommes, il répondit : Six pence.

Il arriva que, quand on voulut lui lire la sentence, le lecteur fut frappé au point de ne plus distinguer une lettre du texte ; le juge l’avertit de prendre garde que les papistes n’en prennent pas occasion pour prétendre à un miracle. On reconduisit Richard en prison.

Au printemps 1582, il fut convoqué à la cour avec deux autres catholiques, où ils durent encore subir un sermon d’un ministre anglican. Mais les trois se mirent à l’interpeller, l’un en gallois, l’autre en latin et l’autre encore en anglais, de sorte qu’on dut mettre fin à l’épreuve.

En 1583, ces trois prisonniers, Richard, John Hugues (ou Pugh) et Robert Morris, furent accusés de haute trahison et cités en justice. Des témoins rapportèrent évidemment qu’ils persévéraient dans le catholicisme, que Richard avait composé des vers contre les prêtres mariés, qu’il espérait un monde meilleur (donc, en quelque sorte, qu’il complotait une révolution), et qu’il affirmait la suprématie du Pape. En outre, on les accusa tous les trois de chercher à faire des conversions.

Malgré ce qu’ils affirmèrent pour leur défense, on les déclara coupables. Richard fut condamné à être pendu, éviscéré et écartelé.

Richard fut exécuté sur le marché à bestiaux de Wexham, le 15 (ou le 17) octobre 1584. L’exécution de John Pugh fut remise à plus tard, et Robert Morris fut acquitté, ce qui le fit pleurer amèrement, au grand étonnement des jurés. 

Juste avant d’être exécuté, Richard se tourna vers la foule et dit : J’ai été un plaisantin, et si j’en ai offensé quelques uns, je les supplie de me pardonner, pour l’amour de DIeu.

Le bourreau coupa rapidement la corde de la potence, de sorte que Richard reprit ses sens ; il était tout-à-fait conscient quand on l’éviscéra, et jusqu’au moment d’être décapité. Ses derniers mots auraient été, en gallois : Iesu, trugarha wrthyf (Jésus, aie pitié de moi).

On accrocha ses membres au château de Denbigh, à Wrexham, Ruthin et Howlet.

Le Martyrologe le mentionne au 17 octobre. Il a été béatifié en 1929, et canonisé en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, obtenue par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons, fut la guérison instantanée et durable d’un malade atteint d’un sarcome à l’épaule.

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 23:00

Richard Gwyn

1537-1584

 

On sait peu de choses sur l’enfance de ce laïc né vers 1537 à Llanidloes (Powys, Pays de Galles).

Son nom gallois fut anglicisé en Richard White.

A vingt ans, il s’inscrivit à l’université d’Oxford, mais passa à celle de Cambridge, hébergé charitablement au St.John’s College ; quand le recteur, le catholique George Bulloch, fut contraint de démissionner, Richard mit fin à ses études. Il passa alors au collège de Douai.

Richard ne devait pas être fait pour le sacerdoce. Il retourna au Pays de Galles et enseigna, tout en continuant d’étudier par lui-même. Il épousa une certaine Catherine et ils eurent six enfants, dont trois survécurent à leur père.

Son catholicisme engagé fut remarqué par l’évêque protestant et dénoncé. Il avait déjà par le passé reçu des menaces et, s’étant trouvé un jour en grand danger, il avait juré, si Dieu lui épargnait la vie, de retourner au catholicisme.

Persécuté, il dut souvent changer de maison et d’école. Finalement il fut arrêté en 1579 par le pasteur de Wrexham, un ancien catholique passé au protestantisme. Mais Richard s’échappa et se cacha encore pendant un an et demi, jusqu’à ce qu’il fût repris et fait prisonnier pendant quatre années, changeant plusieurs fois de prisons. 

En mai 1581, on le conduisit à l’église de Wrexham où, porté d’abord par six hommes devant les fonts baptismaux, puis devant le pupître, il fut attaché à des fers très lourds. Là, Richard remua tellement les jambes avec ces fers, qu’on ne pouvait plus entendre la voix de celui qui prêchait. On le mit alors dans des cales de bois.

Ensuite un prêtre anglican vint prétendre que les clefs de l’Eglise avaient été remises autant à saint Pierre qu’à lui, et Richard répondit : Avec cette différence que saint Pierre reçut les clefs du royaume des Cieux, tandis que vous, vous avez dû recevoir celles du cellier à bière.

On le condamna à deux-cent quatre-vingts livres d’amende pour avoir refusé d’écouter le culte anglican, et à cent-quarante livres pour le «tapage» qu’il y avait fait. On lui demanda ce qu’il pourrait payer de ces énormes sommes, il répondit : Six pence.

Au printemps 1582, il fut convoqué à la cour avec deux autres catholiques, où ils durent encore subir un sermon d’un ministre anglican. Mais les trois se mirent à l’interpeller, l’un en gallois, l’autre en latin et l’autre encore en anglais, de sorte qu’on dut mettre fin à l’épreuve.

En 1583, ces trois prisonniers, Richard, John Hugues et Robert Morris, furent accusés de haute trahison et cités en justice. Des témoins rapportèrent évidemment qu’ils persévéraient dans le catholicisme, que Richard avait composé des vers contre les prêtres mariés, qu’il espérait un monde meilleur (donc, en quelque sorte, qu’il complotait une révolution), et qu’il affirmait la suprématie du Pape. En outre, on les accusa tous les trois de chercher à faire des conversions.

Malgré ce qu’ils affirmèrent pour leur défense, on les déclara coupables. Richard fut condamné à être pendu, éviscéré et écartelé.

Il fut exécuté sur le marché à bestiaux de Wexham, le 15 (ou le 17) octobre 1584.

Juste avant d’être exécuté, Richard se tourna vers la foule et dit : J’ai été un plaisantin, et si j’en ai offensé quelques uns, je les supplie de me pardonner, pour l’amour de DIeu.

Le bourreau coupa rapidement la corde de la potence, de sorte que Richard reprit ses sens ; il était tout-à-fait conscient quand on l’éviscéra, et jusqu’au moment d’être décapité. Ses derniers mots auraient été, en gallois : Iesu, trugarha wrthyf (Jésus, aie pitié de moi).

Le Martyrologe le mentionne au 17 octobre. Il a été béatifié en 1929, et canonisé en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, obtenue par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons, fut la guérison instantanée et durable d’un malade atteint d’un sarcome à l’épaule.

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 23:00

Marie-Louise-Joseph Vanot

1728-1794

 

Voir la notice Valenciennes (Ursulines de) 1794

 

Elle était née le 12 juin 1728 à Valenciennes (Nord), et professa chez les Ursulines en 1749, sous le nom de Marie-Natalie-Joseph de Saint-Louis (On remarquera l’orthographe - correcte- de Natalie, sans h).

Son martyre eut donc lieu le 17 octobre 1794 et elle fut béatifiée en 1920.

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 23:00

Jeanne-Reine Prin

1747-1794

 

Voir la notice Valenciennes (Ursulines de) 1794

 

Elle était née le 9 juillet 1747 à Valenciennes (Nord), et professa chez les Ursulines en 1767, sous le nom de Marie-Laurentine-Joseph-Reine de Saint-Stanislas.

Son martyre eut donc lieu le 17 octobre 1794 et elle fut béatifiée en 1920.

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 23:00

Hyacinthe-Augustine-Gabrielle Bourla

1746-1794

 

Voir la notice Valenciennes (Ursulines de) 1794

 

Elle était née le 6 octobre 1746 à Condé (Nord), et professa chez les Ursulines en 1779, sous le nom de Marie-Ursule-Joseph-de Saint-Bernardin.

Son martyre eut donc lieu le 17 octobre 1794 et elle fut béatifiée en 1920.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 23:00

Bertrand de Comminges

1050-1125

 

Bertrand naquit vers 1050 à L’Isle-Jourdain (Gers), d’Atton Raymond, seigneur, et de Gervaise Taillefer, fille du comte de Toulouse et belle-sœur de Robert le Pieux.

Après avoir goûté au métier des armes, il entra dans la cléricature à Toulouse. Devenu prêtre et chanoine, il fut promu à la dignité d’archidiacre.

Vers 1075, il fut nommé évêque de Comminges.

C’est auprès de la cathédrale Saint-Just que Bertrand fit son premier miracle, en 1200 : il guérit une femme possédée, juste avant de célébrer la Messe.

Surtout, l’évêque fit construire une nouvelle cathédrale sur l’oppidum de la ville, avec une grosse tour comme clocher, qui devait servir au donjon de la nouvelle ville.

Outre ces travaux, Bertrand réorganisa la vie du diocèse, en y imposant les réformes grégoriennes : vie commune des chanoines selon la règle augustinienne, lutte contre le concubinage des clercs, contre l’adultère, le mensonge.

Les très nombreux miracles qu’il opéra de son vivant reflètent son activité. Quelques exemples : 

Un prêtre dépravé ne voulait pas se repentir et sa maison était presque devenue un lieu de passe : l’évêque la maudit et elle s’écroula.

Un homme ne voulait pas reconnaître son enfant naturel ; l’évêque lui demanda de retirer un caillou d’un vase d’eau froide : l’homme eut la main brûlée… et reconnut son fils.

A un pêcheur, il commanda de prendre un certain nombre de poissons et l’homme obéit ; et quand l’évêque lui ordonna d’en prendre «beaucoup», l’homme revint en pliant sous le poids.

Dans une famille pauvre, il bénit le tonneau de vin vide, qui déborda d’un vin excellent. Au contraire, à un homme qui prétendait ne plus avoir de vin alors qu’il en avait encore un peu, tout le vin qui restait se répandit à terre.

Un ménage sans enfants, mais très fidèle à l’Eglise et à Dieu, eut la joie d’en avoir enfin, grâce à la bénédiction de l’évêque.

Bertrand sentit son heure arriver pendant une de ses tournées. On le ramena à la cathédrale et, sur sa demande, fut déposé devant l’autel de la Sainte Vierge. C’est là qu’il mourut, le 16 octobre 1126. Il avait gouverné son diocèse pendant un demi-siècle.

Les miracles continuèrent après la mort de l’évêque. L’un d’eux se situa à cheval sur cette date : un seigneur local, Sanche Parra d’Osse, avait réquisitionné les bœufs de l’évêque et ne voulait les rendre que contre rançon. Bertrand les lui réclama tout de même, lui promettant qu’il l’en récompenserait «avant la mort» du seigneur. Or, après la mort de Bertrand, Sanche fut fait prisonnier en Espagne, mais une nuit, Bertrand lui apparut et le libéra.

Saint Bertrand de Comminges fut canonisé en 1221.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 23:00

Gerardo de Clairvaux

1100-1177

 

Gerardo n’est pas très connu, pas même des sources cisterciennes.

On le dit d’origine lombarde. Il fut disciple de saint Bernard à Clairvaux.

On le fait naître autour de 1100, pour cette raison qu’il fut le premier responsable de Fossanova (Priverno, Latina, Latium, Italie) vers 1135. Il n’est pas sûr qu’il y eût été abbé à cette époque : simplement, il guidait la fondation, envoyée par Bernard de Clairvaux. 

Il donna une très forte impulsion à l’abbaye, au point qu’elle put fonder ou assumer d’autres abbayes-filles, en Calabre particulièrement. L’abbaye de Fossanova hérita par Gerardo de l’architecture gothico-bourguignonne.

Vers 1140, aurait été élu abbé un certain Pietro, puis d’autres. 

En 1170, Gerardo fut nommé à Clairvaux même, sixième abbé après saint Bernard. C’est donc lui qui, en 1174, connut la canonisation de saint Bernard (qui était mort en 1153). A ce moment, on reconstruisait le chœur de l’église et on lui adjoignait un déambulatoire à chapelles rayonnantes. La dédicace devait avoir lieu aussi en 1174.

Cette même année encore, mourait à Fossanova saint Thomas d’Aquin (v. 7 mars), qui s’y était arrêté sur son chemin pour Lyon, où siégeait le concile.

Responsable d’une si grande famille d’abbayes, Gerardo en fit la visite. Il visita celles de l’Allemagne et fit une halte à l’abbaye bénédictine de Trèves ; il y eut une vision des saints Eucher, Valère et Materne, qui lui révélèrent que Dieu attendait encore beaucoup de lui, mais aussi qu’il recevrait bientôt sa couronne. Elle arriva en effet peu après.

D’après une chronique cistercienne, Gerardo visitait l’abbaye d’Igny (Reims). Un de ses moines, divinement averti, lui aurait conseillé de ne pas s’y rendre, mais l’abbé jugeait de son devoir d’y aller. Bien reçu, il s’entretint avec les moines. 

Or, précédemment, un convers avait reçu de lui une réprimande pour sa conduite et avait promis de s’amender ; en réalité, il conservait dans son cœur une rancune implacable contre Gerardo. Profitant de la présence de l’abbé à Igny, le convers le suivit en cachette au dortoir et le poignarda sauvagement au ventre, tellement que l’abbé lui aurait même dit : Tu peux arrêter, car je ne tarderai pas à mourir. Et l’autre s’en alla. Le pauvre blessé, tout en sang, se traîna jusqu’à l’église et s’écroula ; on le transporta à l’infirmerie, et reprit un moment connaissance. Il remercia Dieu de lui avoir ainsi évité le purgatoire, reçut les derniers Sacrements, pardonna au bourreau et mourut le 16 octobre 1177.

Le corps de Gerardo fut ramené à Clairvaux et y fut enterré. L’abbé de Fossanova craignait que cette mort fût due à cause de ses propres péchés, mais saint Bernard et saint Gerardo lui apparurent et le rassurèrent.

La chronique poursuit son récit en évoquant l’assassin. Quelques années plus tard, il serait allé se jeter aux pieds du pape et implorer son pardon. Le pape cependant aurait alors eu un premier geste qui semblait l’écarter, mais uniquement pour lui faire comprendre la gravité de son crime, de sorte que le coupable se serait relevé et aurait disparu on ne sait où. L’auteur de la chronique n’a-t-il pas été pris à son tour par un petit démon de vengeance ? Espérons que, comme saint Etienne et saint Paul passèrent d’ennemis à amis, le saint abbé et son assassin se retrouvèrent au Paradis, réconciliés.

Le bienheureux Gerardo est inscrit au Martyrologe le 16 octobre, mais sans le titre de martyr qu’on lui a parfois donné, car il n’est pas mort à proprement parler «pour la foi».

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 23:00

Gerardo Maiella

1726-1755

 

Il naquit en avril 1723 et fut baptisé le 23 (certains disent le 6) avril, benjamin des cinq enfants de Domenico Majella (ou Maiella), un humble tailleur de Muro Lucano (Potenza, Italie S), et de Benedetta Cristina Galella.

Les quatre aînés s’appelaient Brigida, Gerardo (qui ne vécut qu’une semaine), Anna Elisabetta, Elisabetta.

Un des premiers prodiges qui marquèrent la vie de Gerardo furent les beaux petits pains blancs que lui remettaient la Vierge et son Enfant, une belle image vénérée dans le sanctuaire proche de la maison paternelle.

En 1738, orphelin de père, il fut placé comme apprenti tailleur. 

En 1740, il fut confirmé. Ayant demandé son admission chez les Capucins, il fut repoussé à cause de sa maigreur.

Il trouva un travail au service de l’évêque de Lacedonia, un brave prélat au caractère bougon qui ne lui épargna pas les caprices et les sautes d’humeur.

Gerardo ne se plaignait pas : ce qui lui arrivait venait de Dieu, il s’en réjouissait, même quand un autre petit garçon le rossa d’importance.

Fin 1745, Gerardo essaya le métier de tailleur à Muro. Il n’abandonnait pas l’ascèse, et s’imposa des mortifications «fortes» durant un carême. Il tenta l’ermitage, puis se décida à demander son admission dans la nouvelle congrégation des Rédemptoristes. 

Il fut postulant en 1749 à Deliceto (Foggia), novice en 1752, profès le 16 juillet 1652, en la fête de Notre-Dame du Carmel. C’est vers cette époque qu’il fit le vœu du plus parfait.

Le vendredi saint 30 avril 1753, il eut une de ces extases publiques qui le firent connaître. Sa prédication obtint des réconciliations à Castelgrande, sa parole des miracles à Lacedonia, là où l’évêque l’avait si maltraité douze ans plus tôt.

Début 1754, il fut terriblement calomnié ; il fut «exilé» à Caposele et interdit de l’Eucharistie pendant plusieurs mois. Ce lui fut une épreuve très dure, qu’il supporta sans révolte, et triomphalement ; il luttait contre les tentations du Frère Soufre (Fra Zulfo, comme il appelait le Démon) avec une soumission totale : Le Seigneur veut me punir de mon peu d’amour , et me fuit. Mais je ne le perdrai jamais de mon cœur.

On s’étonnera des mortifications qu’il s’imposait chaque jour, dont il référait toujours à son Supérieur, ou plutôt on s’étonnera que le Supérieur le laissait ainsi s’infliger des actes excessifs pour une santé frêle. Gerardo sa flagellait chaque jour, jusqu’au sang une fois par semaine ; il portait une chaîne de fer, marquait le sol de neuf croix avec sa langue, mâchait de l’absinthe, sans compter les nombreux jeûnes plusieurs jours par semaine… 

Ce qui est bien plus édifiant en revanche, est son désir d’être saint, de se donner tout à Dieu. Une de ses résolutions était : fuir toute occasion de faire impatienter mon prochain. Et son désir d’amener à Dieu les âmes : Si je pouvais convertir autant de pécheurs qu’il y a de grains de sable dans la mer et sur terre, de feuilles dans les arbres, de plantes dans les champs, d’atomes dans l’air, de rayons de soleil et de lune, de créatures sur la terre !

En 1754, il travailla dans l’hospice de sa congrégation à Naples, puis revint à Caposele comme portier : on l’y surnomma le Père des pauvres.

Gerardo est resté célèbre pour ses innombrables prodiges. L’un d’eux fut qu’il demanda à Dieu de le rendre invisible pendant qu’il priait, et qu’il fut exaucé. Son Supérieur le «reprit» doucement en le menaçant : Pour cette fois, je vous pardonne, mais ne faites plus de pareilles prières ! C’est à la suite de cet épisode que les enfants de Caposele jouèrent à frère Gérard, à cache-cache.

En 1755, il surveillait des travaux de construction et allait quêter pour combler les frais. Fin août, il rentra épuisé et fiévreux ; il annonça sa mort pour le 8 septembre, mais il «obéit» et la mort fut remise. Il souffrait beaucoup, toujours sans se plaindre. Il trouvait que les ordonnances médicales ruinaient la communauté, que les soins dont il avait besoin dérangeaient le pauvre frère infirmier.

Le 15 octobre, il annonça sa mort pour la soirée et se fit habiller pour réciter l’office des morts. En fin d’après-midi, il précisa qu’il en avait pour six heures encore. Il répétait le psaume 50 (Miserere), luttait encore contre deux coquins (apparitions diaboliques), vit la Sainte Vierge arriver, et trépassa peu après minuit.

Gerardo Majella mourut le 16 octobre 1755, fut béatifié en 1893 et canonisé en 1904.

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 23:00

Gonçalo de Lagos

1360-1422

 

Les informations qu’on a de ce Portugais sont plutôt brèves.

Il naquit vers 1360 à Lagos (Portugal S).

Jeune encore, il entra à Lisbonne chez les Ermites de Saint-Augustin, où il se fit remarquer par son travail et sa piété. Il fut ordonné prêtre.

En 1394, il fut nommé supérieur du couvent de Louriñan près de Torres Vedras.

Vers 1404, il revint gouverner son couvent de Lisbonne, en 1408 celui de Santarem et en 1412 celui de Torres Vedras.

Son administration temporelle avait été excellente partout. Sa réputation de sainteté n’avait fait que grandir. Il préférait s’adresser aux cultivateurs et aux enfants, refusant toujours les avantages qu’aurait pu lui procurer sa vaste science.

Il mourut à Torres Vedras, le 15 octobre 1422.

Dès son vivant, on lui attribua des miracles et plus encore après sa mort. Les pêcheurs de l’Algarve l’ont pris pour patron céleste et ne se sont pas gênés pour le «canoniser».

Son culte fut confirmé en 1777.

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 23:00

Philippe de Chantemilan

1412-1451

 

Le prénom latin Philippus peut se mettre au féminin (Philippa), mais les deux formes sont identiques en français. On connaît peu de Philippe au féminin, en voici une.

Philippe de Chantemilan naquit vers 1412 au château de Changy (Loire), de Jean de Chantemilan et Jeanne de Vernay, qui avaient déjà un fils, Jean.

Le père mourut très peu après cette naissance, et son épouse éleva ses deux enfants avec une certaine fermeté, tout en administrant le château de Changy, propriété de Philibert de Lespinasse. Ferme, cette mère était très chrétienne et emmena Philippe en pèlerinage au Puy.

Cette dame délégua à Philippe, devenue adolescente, l’économie du château : approvisionnement et cuisine, ce dont elle s’acquitta avec un total esprit d’obéissance envers sa mère.

A quinze ans, Philippe fut totalement orpheline. Elle vivait correctement et s’habillait dans le goût de l’ambiance, mais elle changea radicalement quand elle s’aperçut qu’elle attirait les regards des hommes. Elle évitait de s’attarder aux réunions joyeuses et priait davantage, dans sa chambre ou à l’église.

Vers vingt ans, elle rejoignit son frère Jean, qui était écuyer de l’archevêque de Vienne en France. C’est à cette époque qu’elle fit le vœu de virginité et commença une vie austère et mortifiée. Elle fut au service de la sœur de cet évêque.

Elle couchait sur une table ou sur le sol, se levait pour aller à matines, assistait à plusieurs messes, écoutait le sermon, après quoi elle faisait plus, en peu de temps, que beaucoup d’autres en long temps. Souvent elle ne mangeait pas jusqu’au soir.

Pour se dédier davantage encore à la prière, elle se libéra de tout service. Elle intensifia ses dévotions, mais n’en recevait pas de consolation sensible, ce qui lui coûtait beaucoup. Elle continuait à soigner les malades et à visiter les pauvres ; elle alla même passer quelques semaines à Lyon pour se dévouer dans les hôpitaux et les prisons. Elle refit le pèlerinage au Puy, parfois pieds nus, mais aussi en d’autres sanctuaires, et à Rome durant l’année sainte de 1450.

Pour son voyage, son frère lui avait remis une certaine somme d’argent, qui passa toute en aumônes.

L’année suivante, une épidémie de peste s’abattit sur Vienne et Philippe en fut une des premières victimes. Elle mourut saintement le 15 octobre 1451.

Son tombeau fut violé par les huguenots en 1562 ou 1567, mais le culte de Philippe resta vivant ; malgré les miracles qui se vérifièrent à son tombeau, la cause de béatification n’a jamais abouti et Philippe n’est pas mentionnée au Martyrologe.

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