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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 23:00

Thomas Bosgrave

?-1594

 

Thomas était un laïc anglais.

Il était le neveu de Lord et Lady Arundell, dans le château desquels il se trouvait au moment de l’arrestation du prêtre John Cornelius.

Comme on n’avait pas laissé le temps à ce dernier de rassembler ses affaires, Thomas s’empressa de lui présenter son chapeau et, pour ce crime, fut immédiatement arrêté.

Il accompagna donc John Cornelius en prison, fut jugé avec lui et déclaré coupable d’avoir aidé un prêtre catholique, et pour cela condamné à mort.

Thomas Bosgrave mourut en martyr à Dorchester, le 4 juillet 1594.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 23:00

Boniface de Savoie

1207-1270

 

Boniface de Savoie, comme son nom l’indique, était de la maison de Savoie, onzième enfant du comte Thomas 1er et de Marguerite de Faucigny.

Il entra jeune à la Grande Chartreuse.

En 1232, il fut élu à l’évêché de Belley, et en 1239 à celui de Valence pour succéder à son frère Guillaume, décédé. Ce cumul étonne, mais il n’était pas exceptionnel à cette époque. En plus de cela, quand une nièce de Boniface devint reine d’Angleterre par son union avec Henry III, Boniface devint archevêque de Cantorbury, en 1243, et le pape confirma cette élection.

Boniface était, disait-on, beau comme un dieu, mais il lui manquait d’être Anglais, et les habitants ne l’apprécièrent pas.

En réalité, l’archevêque nommé se déplaça beaucoup et ne résida guère dans son diocèse. 

En 1249, il était au concile de Lyon, où le pape le sacra.

En 1250, entreprenant la visite pastorale à Londres, il dut s’effacer devant une émeute et aller chercher refuge auprès du pape, qui ne l’approuva pas.

En 1252, il rentra en Angleterre, mais appuya les adversaires du roi.

En 1256, il vint à Turin pour négocier la libération de son frère Thomas. Puis il convoqua à Belley le nouvel évêque anglais d’Ely pour l’y consacrer, ce qui déplut beaucoup aux Anglais. Puis il revint sur l’île.

En 1262, il vint en France, d’où il appuya le roi d’Angleterre contre ses barons. Puis il rentra en Angleterre.

Ce ne devait pas être pour s’y fixer, car il se trouvait en Savoie en 1263, en 1265, en 1266.

En 1270, il accompagna Edward, fils d’Henry III, qui partait à la croisade, mais mourut en chemin dans ses terres familiales, au château de Sainte-Hélène des Millières, le 4 juillet 1270.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 23:00

Isabel du Portugal

1271-1336

 

Isabel (qu’on traduit communément Elisabeth) naquit en Aragon (Espagne) en 1271, dernière des six enfants du roi Pedro III, nièce du roi Jaime le Conquérant, petite-nièce de l’empereur Friedrich II de Germanie. Elle reçut au baptême le nom de sa grand-tante Elisabeth de Hongrie (v. 17 novembre).

Dès l’enfance elle apprit à dominer ses goûts, à mortifier ses caprices, à honorer Dieu et le prochain. Elle ne prenait jamais rien en-dehors des repas.

Selon une habitude de l’époque, on la maria à douze ans avec le jeune roi Dionisio de Portugal. Celui-ci, d’abord époux irréprochable, tomba dans le désordre et l’infidélité : courageusement, Isabel éleva les enfants qui n’étaient pas les siens, en même temps que les deux autres qu’elle eut de son mari : Constancia, la future reine de Castille, épouse de Fernando de Castille, et Alfonso, futur roi du Portugal.

Dionisio lui permettait toutefois d’agir selon son cœur et Isabel put donner libre cours à sa piété : elle se levait tôt pour prier et assister à la Messe ; elle donnait son temps à la couture d’habits pour les pauvres, à la visite des pauvres et des malades. Elle fit construire des hospices, un hôpital pour les pauvres, une école gratuite, un hospice pour femmes repenties, un autre pour enfants abandonnés, des couvents. Elle alla jusqu’à prêter sa couronne à une jeune fille pauvre pour son mariage.

Le «miracle des roses», qui s’était vérifié pour d’autres Saintes, se renouvela pour Isabel : tandis qu’elle distribuait des pièces du trésor royal à des pauvres, son mari Dionisio, furieux, lui demanda ce qu’elle donnait là : à l’instant, les pièces se changèrent en roses.

Isabel est surtout restée célèbre pour ses interventions pacifiques entre les membres de la famille qui se disputaient : entre Alfonso et son père, qui en étaient arrivés à une guerre civile ; elle alla les supplier de faire la paix en s’agenouillant entre les belligérants. Elle intervint aussi entre son mari Dionisio et son frère, auprès de Ferdinand de Castille…

Dionisio mourut en 1325, pieusement, assisté saintement par Isabel. Après, Isabel se coupa les cheveux, vêtit l’habit du Tiers-Ordre franciscain et habita juste à côté du monastère des Clarisses à Coimbra. Encore aujourd’hui, les Religieuses donnent aux jeunes mères un breuvage pour allaiter facilement leur enfant : la formule en remonte à Isabel.

L’année de sa mort, elle alla encore tenter une réconciliation entre son fils et son petit-fils, mais dut s’arrêter à Estremoz. Alitée, elle fit avancer un siège pour cette dame qui s’avance, radieuse, dans ses vêtements blancs ; elle voyait la Vierge Marie, qu’elle invoqua : María, Mater grátiæ.

Isabel s’endormit dans le Seigneur le 4 juillet 1336.

Béatifiée en 1546, elle fut canonisée en 1626.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 23:00

John Carey

?-1594

 

John (qui s’appelait peut-être Térence) naquit à Dublin.

Il vivait au château de Sir Arundell comme domestique. Il fut arrêté pour sa foi catholique en même temps que John Cornelius, dont il partagea le sort jusqu’au bout.

Son crime fut d’avoir aidé un prêtre catholique.

John Carey mourut en martyr à Dorchester, le 4 juillet 1594.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 23:00

Pierre de Luxembourg

1369-1387

 

Il n’est pas commun de mourir Cardinal de la Sainte Eglise à dix-huit ans et consommé en sainteté ! Il y a des âmes d’élection et d’exception.

La famille de Luxembourg était de très haute noblesse, étant apparentée à l’empereur et aux rois.

Guy de Luxembourg, bon Français et bon Chrétien, avait épousé Mahaut de Châtillon dont il eut sept enfants parmi lesquels on connaît Valéran, Robert, Jeanne, André ; l’avant-dernier, Pierre, naquit dans des circonstances dramatiques.

Un violent incendie venait de se déclarer dans le château de Ligny-en-Barrois, où ils résidaient alors, le 20 juillet 1369 ; Mahaut n’eut que le temps de se réfugier dans une grosse tour encore debout, où elle accoucha. Pierre fut baptisé dès le lendemain.

Guy mourut au combat en 1371 et Mahaut mourut deux ans plus tard. Elle eut encore le temps de mettre au monde son benjamin, André. Le petit Pierre fut recueilli par sa tante, au château de Saint-Pol.

Pierre ne s’entendait pas bien avec son frère aîné, Valéran ; ils avaient tous deux hérité de leur père un caractère entier, vif, nerveux, de sorte qu’ils pouvaient facilement arriver à l’affront. Pierre était direct : tout petit, il avait menacé de faire brûler vif un domestique qui n’obtempérait pas assez vite à son goût.

Le garçon apprit en grandissant à se dominer, à grandir dans la foi et la piété ; il y entraîna sa sœur Jeanne. Cette dernière poursuivra sa route dans l’amour de Dieu ; elle renonça à se marier et finira ses jours dans une sainte démarche : en 1430, elle essayait de détourner son neveu, Jean de Luxembourg, de vendre Jehanne d’Arc aux Anglais. C’est peut-être ce douloureux échec qui la conduisit à la mort.

A huit ans, en 1377, Pierre fut envoyé à Paris pour ses études, en compagnie de son frère André, avec un domestique nommé Mayet. Comme il l’avait fait pour sa sœur Jeanne, Pierre exhorta André à se sanctifier ; pour l’obliger à se lever un peu plus tôt, il lui jetait une poignée de gros sel dans le lit… Mayet reçut aussi ses exhortations : Si tu ne te confesses jamais, lui dit Pierre, tu ne sauras jamais quand il le faudra, mais si tu en prends l’habitude, tu sauras bientôt quoi dire au prêtre. Voici un franc d’or, prends-le et va te confesser. Mayet obéit !

Notre jeune garçon continuait sa route dans l’amour de la perfection. Il devint servant de messe à Notre-Dame, et regrettait de ne pouvoir assister à l’office de matines que les jours de fête. Il se confessait chaque jour. Bon élève, travailleur, obéissant, il préférait la prière au jeu : on le découvrit un jour en train de méditer dans une tour de Notre-Dame ! Mais il ne jouait pas le «petit saint» et prenait le temps de se distraire avec des camarades : il chantait et dansait, il jouait au jeu des échecs qui force l’esprit à arraisonner, mais ne jouait jamais aux dés. 

Il poursuivit ses études au collège de Navarre.

On était à l’époque du triste Schisme d’Occident. Même de grands et doctes personnages pensaient que le pape d’Avignon était légitime. On a vu que s. Vicente Ferrer (v. 5 avril) opinait pour le pape d’Avignon. On s’explique facilement que Pierre de Luxembourg, adolescent, fût simplement partisan de ce pape, sans se poser la question théologique ou canonique de la primauté de Rome sur Avignon. 

Le «pape» Clément VII ne pouvait ignorer ce jeune noble. Il le nomma chanoine de Notre-Dame de Paris. Pierre accepta d’emblée, non pour l’honneur, mais pour participer plus complètement à l’office du chœur. Il resta humblement «petit clerc» et refusa de recevoir les ordres, même avec dispense. Clément VII octroya encore d’autres titres à Pierre : archidiacre de Dreux, de Bruxelles, chanoine de Cambrai ; ce cumul profita surtout aux pauvres, auxquels Pierre distribuait de larges aumônes.

Pierre fit le vœu de chasteté et s’imposa une règle de vie de plus en plus sévère. Jamais plus de cinq heures au lit, et plutôt moins parfois ; flagellation sans pitié ; une corde aux reins. On ne découvrit ces détails que par hasard, ou après sa mort.

En 1384, d’entente avec le roi de France, Clément VII le nomma évêque de Metz. Pierre en fut navré, mais préféra accepter pour ne blesser personne. La même année, Clément VII le créa cardinal et l’ordonna diacre.

Comment un diacre pouvait-il être évêque ? Pierre fit tout ce qui était en son pouvoir pour administrer le diocèse : visites pastorales, rappel à l’ordre des clercs qui s’absentaient de leurs bénéfices, réconciliation avec les partisans de l’autre pape. Mais pour la liturgie, il s’en remettait à son auxiliaire, un dominicain, Bertrand.

La même année cependant, Pierre dut s’absenter pour assister son frère Robert mourant. Quand il voulut rentrer, l’empereur y avait installé son propre candidat à la place de Pierre ; il fallut l’intervention armée de son frère Valéran pour rétablir l’ordre. Mais l’année suivante, une émeute de la population fit encore intervenir l’armée de Valéran, mais Pierre préféra se retirer de la place. Il vint à Paris, où il retrouva des amis et assista avec réconfort aux offices des Religieux célestins ou chartreux.

En 1386, le pape d’Avignon l’appela en Avignon. Pierre céda de bonne grâce, mais ne s’y plaisait pas. Il demanda à Dieu de le libérer de ce monde et fut exaucé : un ulcère à la jambe l’empêcha de sortir. Ses mortifications augmentaient encore : elles furent peut-être la cause de la «maladie» qui devait bientôt l’emporter.

Il nourrissait le grand projet d’aller trouver le roi de France pour mettre fin aux hostilités avec l’Angleterre, et aussi pour alléger les trop lourds impôts qui opprimaient les peuples. Il aurait pu en effet parler facilement avec tous les princes d’Europe, dont il était parent. Seule sa mauvaise santé l’en empêchat.

Il faut signaler aussi qu’il nourrissait une grande dévotion envers Notre-Dame et qu’il en défendit volontiers l’Immaculée Conception.

A partir de 1387, il passa à Villeneuve-les-Avignon, de l’autre côté du Rhône, où le climat campagnard était meilleur. Il s’alita définitivement le 24 juin et mourut saintement le 2 juillet, quelques jours avant ses dix-huit ans.

Des miracles suscitèrent vite le procès de béatification de Pierre. Il n’aboutit qu’en 1527 : il se trouve que c’est le vrai pape Clément VII qui la proclama.

Proclamé céleste patron d’Avignon, le bienheureux Pierre de Luxembourg est mentionné au 2 juillet dans le Martyrologe.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 23:00

Bernardino Realino

1530-1616

 

Bernardino (Petit Bernard) naquit le 1er décembre 1530 à Carpi (Modène, Emilie-Romagne, Italie CN), dans une famille noble où il reçut une éducation très chrétienne, spécialement grâce à sa mère, qui avait une grande dévotion pour saint Bernardino de Sienne (v. 20 mai).

Très intelligent, brillant, il fit d’excellentes études : médecine, lettres, philosophie, droit ; il publia des articles de philologie classique (une analyse sur Catulle), reçut le doctorat en droit civil et ecclésiastique. 

Il avait toutefois le sang chaud : ayant un jour donné un coup de poignard, il aurait mérité d’avoir le poignet droit coupé, mais il put s’exiler et éviter cette mutilation.

Il obtint des charges publiques : podestà à Felizzano, avocat fiscal à Alexandrie, gouverneur à Cassine, juge à Castiglione, intendant à Pescara.

En 1564, après avoir eu une apparition de la Très Sainte Vierge, sa vie changea complètement. Il chercha à faire disparaître tous les exemplaires de ce qu’il avait publié naguère.

Il entra chez les Jésuites, au noviciat de Naples et fut ordonné prêtre dès 1567, ses études précédentes ayant été jugées suffisantes. En 1570, il émit les vœux solennels et fut nommé maître des novices. Il prêchait.

Lui qui désirait partir comme missionnaire dans les Indes, fut nommé à Lecce (Pouilles), où il devait rester plus de quarante ans.

Il y organisa des missions populaires, prêcha lui-même, visita les hôpitaux et les prisons, donnait des conférences pratiques de théologie morale au clergé, catéchisait. Surtout, il fut assidu au confessionnal, et devint directeur du collège de Lecce en même temps que supérieur de la communauté. Sa délicate gentillesse mit fin à des querelles et des vendettas, comme on en trouve si souvent.

Il aimait les oiseaux, leur donnait du grain, et eux de venir autour de lui, se poser sur lui, sur son papier, sur son livre.

On vint le voir de loin, il devinait ce qu’on lui cachait, il fit des prédictions. On disait communément que tout pénitent du père Realino devait forcément se convertir, tout moribond trépasser saintement.

Devenu aveugle et paralysé après une grave chute en 1610, il mourut en prononçant les noms de Jésus et Marie, à quatre-vingt-six ans, le 2 juillet 1616, toujours à Lecce, qui le prit immédiatement comme protecteur et patron.

De grands Saints l’ont connu et tenu en profonde vénération : Roberto Bellarmino, Andrea Avellino, Johannes Berchmans (v. 17 septembre, 10 novembre, 13 août).

Le procès informatif en vue de sa béatification fut ouvert dès 1615 (avant sa mort !).

Bernardino Realino fut béatifié en 1895 et canonisé en 1947.

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 23:00

 

Thomas Maxfield

1580-1616

 

Le vrai nom de famille de Thomas était Macclesfield.

Il naquit vers 1580 à The Mere (Enville, Staffordshire, Angleterre).

C’était un des plus jeunes fils de William Wacclesfield de Chesterton et Maer et Aston, et d’Ursula.

Ce William Wacclesfield était un catholique fermement convaincu, qui cacha des prêtres (dont son propre frère, Humphrey) et fut pour cela condamné à mort en 1587. Comme il y a un autre Martyr nommé William Maxfield, décédé en prison en 1608, certains pensent qu’il s’agit du même personnage, d’autres pensent que non.

Pour revenir à Thomas, il alla étudier au Collège anglais de Douai en 1602, dut revenir en Angleterre en 1610 à cause de sa santé et repartit en 1614 à Douai, où il fut ordonné prêtre. On pourra au passage noter le courage et la persévérance de ce jeune homme, qui ne craignait aucun danger pourvu d’accéder au sacerdoce.

L’année suivante, il arrivait à Londres, mais fut arrêté trois mois après et atterrit au Gatehouse de Westminster. Après huit mois de prison, il tenta de s’échapper avec une corde depuis la fenêtre de sa cellule, mais il fut repris à peine il mit pied à terre. C’était à minuit du 14-15 juin 1616. On le mit d’abord aux fers en cellule d’isolement pendant soixante-dix heures, toujours au Gatehouse, d’où on le transféra le 17 juin suivant à Newgate ; là, il fut au milieu des pires brigands, dont il ramena deux à la foi.

Le 26 juin, il fut jugé à Old Bailey et, le 27, fut condamné à mort pour le grave délit d’être prêtre.

L’ambassadeur d’Espagne alors fit tout son possible pour le faire absoudre, ou au moins commuer la peine. N’arrivant à rien, il fit organiser une adoration du Saint-Sacrement dans sa chapelle, durant toute la dernière nuit de la vie du Martyr.

Au matin du 1er juillet, jour de l’exécution, beaucoup d’Espagnols suivirent le cortège du Martyr en direction de Tyburn, sans s’occuper des railleries des badauds ; au contraire, ils décorèrent de guirlandes et d’herbes variées la potence et le terrain.

Le chef de la police ordonna de couper la corde et de ramener à terre le Condamné tandis qu’il était encore bien vivant, juste après l’instant de la pendaison, mais les protestations de la foule obtinrent qu’au moins le Martyr fût vraiment mort avant qu’on procédât à l’odieuse éviscération.

Thomas Maxfield a été béatifié en 1929 parmi cent-sept Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 23:00

 

George Beesley

1562-1591

 

George Beesley (ou Bisley) était né vers 1562 à The Hill (Goosnargh, Lancaster, Angleterre), au sein d’une famille traditionnellement catholique.

Il reçut le sacerdoce au Collège anglais de Reims en 1587 et repartit l’année suivante en Angleterre, le 1er novembre.

Il se distingua par son courage, avec sa stature d’athlète jeune et fort.

Capturé en 1590, il fut torturé au point d’être réduit à un véritable squelette, endurant ces douleurs avec une force invincible et résista à toutes les pressions par lesquelles on voulait lui faire trahir d’autres Catholiques.

Condamné pour le seul délit d’être prêtre, il fut pendu à Fleet Street (Londres) le 1er juillet 1591.

Ses derniers mots furent : Absit mihi gloriari nisi in Cruce Domini nostri Iesu Christi (Que je n’aie pas d’autre motif de gloire que la Croix de notre Seigneur Jésus-Christ, Ga : 6-14) puis, après un instant : Mon bon peuple, je supplie Dieu de t’accorder toute félicité.

Le même jour fut aussi supplicié un autre prêtre, Montfort Scott.

Ces deux prêtres furent béatifiés en 1987.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 23:02

Adolf d’Osnabrück

1185-1224

 

Adolf de Tecklenburg naquit vers 1185 dans le château de cette localité, benjamin des fils du comte Simon de Tecklenburg et d’Oda Berg-Altena.

Chanoine à la cathédrale de Cologne, il entra chez les Cisterciens de Kamp (auj. Kamp-Lintfort).

En 1216, il fut nommé évêque d’Osnabrück, une première fois : cette élection n’ayant pas été reconnue par le pape, on la refit l’année suivante. 

Les chroniques affirment qu’Adolf brilla par l’éclat de ses vertus. Si la formule peut sembler évidente, elle se réfère cependant au souci qu’eut l’évêque de mener à bien la réforme intérieure de son diocèse, de soulager la misère des pauvres et des pestiférés.

Après sa mort, le 30 juin 1224, il fut bientôt vénéré comme un Saint, quoiqu’aucune canonisation officielle ne fût intervenue. Le culte en fut cependant reconnu en 1625.

Le Martyrologe le mentionne à ce jour.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 23:00
 

Otto de Bamberg

1060-1139

 

Otto serait né vers 1060 à Mistelbach (Souabe) selon certains, en Franconie selon d’autres, de souche noble. 

On suppose qu’il reçut sa formation à l’abbaye d’Hirsau ; il fut ordonné prêtre.

En 1080, lors de l’élection de l’antipape Ghiberto de Ravenne, il n’hésita pas à exprimer son franc désaccord, mais ne perdit pas pour autant l’estime des grands.

En 1082, il fut chapelain de Judith, sœur de l’empereur Heinrich IV et épouse du duc de Pologne, Władisław Ier Herman, à la cour duquel il séjourna dix ans.

En 1091, il fut rappelé à la cour d’Heinrich IV comme chancelier. Il dirigea ainsi la construction de la cathédrale de Spire. L’empereur le nomma en 1102 évêque de Bamberg, un immense diocèse. Otto s’employa à faire construire ou consolider et réformer de très nombreux monastères. Il en fonda une vingtaine : non seulement dans son diocèse, mais dans ceux de Würtzburg, Ratisbonne, Passau, Eichstadt et Aquilée, au point qu’on l’appela le Père des moines.

En réalité, il ne fut consacré qu’en 1106, à Anagni, par le pape Pascal II, car il tenait à recevoir son ordination des mains du Pontife.

Otto réussit ainsi le tour de force de rester à la fois uni au pape légitime et attaché à l’empereur, au beau milieu de la fameuse et triste querelle des investitures. Heinrich V, comme son père, lui démontra beaucoup de respect et d’honneur : il l’emmènera à Rome pour y recevoir le pallium du pape en 1111.

En 1109, Otto consacra la cathédrale de Bamberg, entièrement reconstruite après l’incendie de 1081.

Dans un concile à Fritzlar en 1118, il lui fut reproché son attachement à l’empereur et même on prétendit le décharger de sa responsabilité épiscopale, ce qui ne l’empêcha pas de travailler activement à la signature du célèbre concordat de Worms en 1122.

Or, à partir de cette date, Otto allait répondre à l’appel du duc Bolesław de Pologne, qui désirait introduire le christianisme en Poméranie. Ayant pris les dispositions nécessaires pour l’administration de son diocèse, Otto fit deux voyages apostoliques en Poméranie, et évangélisa Pyrzyce, Julin, Kamień, Szczecin, Wolin, Kołobrzeg et Białogard, baptisant quelque vingt mille païens, qui le reçurent avec empressement.

Il réussit à détruire les temples de dieux païens, à abolir la polygamie, le sacrifice des nouveaux-nés, la magie sous toutes ses formes. A Julin seulement, on lui tendit des embûches : il fut traîné dans la boue, frappé, mais échappa à la mort.

Lors de son second voyage, rendu nécessaire par le retour de quelques communautés au paganisme, il confirma les habitants dans leur foi et serait allé encore plus au nord, s’il n’avait craint d’offenser les évêques locaux.

Par ses travaux ce Père des moines mérita aussi d’être appelé l’apôtre de la Poméranie.

Otto de Bamberg s’éteignit à ce monde le 30 juin 1139, et fut canonisé en 1189.

Il existe une formule de prières employée pour la bénédiction du vin qui, par les mérites de saint Otto, obtient la guérison de la fièvre ; une autre formule est usitée contre la morsure des chiens enragés.

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