Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 23:00

Giuseppe Cafasso

1811-1860

 

Giuseppe (Joseph) vit le jour le 15 janvier 1811 à Castelnuovo d’Asti (Piémont, Italie NO), dans une famille de paysans profondément chrétiens, troisième des quatre enfants de Giovanni et Orsola Beltramo. Sa plus jeune sœur sera la mère du futur saint Giuseppe Allamano (v. 16 février).

Après l’école publique, il entra au séminaire de Chieri où, malgré des dispositions peu enclines à l’étude, il fut ordonné prêtre en 1833.

Il fit alors partie du Convitto (Association) ecclésiastique de Turin, où les prêtres approfondissaient leur formation intellectuelle. D’élève, Giuseppe devint professeur et directeur spirituel, finalement directeur.

N’ayant pas la voix forte, étant de petite taille, il souffrait d’une déformation de la colonne vertébrale qui le rendait un peu bossu. On pensait qu’il n’arriverait pas à prêcher, mais il se révéla excellent prédicateur.

Il reçut le jeune don Bosco (voir au 31 janvier) et l’encouragea dans la mission d’aider les jeunes de Turin. Il fut aussi le saint conseiller d’une foule d’autres fondateurs, parmi lesquels Francesco Faà di Bruno, Clemente Marchisio (v. 27 mars et 16 décembre).

En 1848, il fut nommé curé de la paroisse San Francesco, devenant un confesseur recherché, exhortant ses fidèles à la dévotion au Saint-Sacrement.

On lui suggéra même de se présenter aux élections parlementaires et sa réponse fut nette : Au jour du jugement, le Seigneur me demandera si j’ai été un bon prêtre, pas un député, et détermina tout le clergé piémontais à renoncer à briguer quelque place au parlement.

A Turin en effet, il était désormais très connu, tout particulièrement pour sa présence auprès des prisonniers (et de leurs familles), et auprès des condamnés à mort : il tenait à accompagner ceux-ci jusqu’au bout, pour les embrasser et leur montrer que quelqu’un les aimait et leur donner l’absolution. On le surnomma l’aumônier du gibet. Il travailla beaucoup à l’amélioration des conditions carcérales.

Il mourut à Turin le 23 juin 1860.

Pie XI, qui le proclama bienheureux en 1925, le définit la perle du clergé italien ; Pie XII, qui le canonisa en 1947, le présenta comme un modèle de vie sacerdotale ; il a été proclamé patron céleste des prisonniers et des condamnés à mort.

Partager cet article
Repost0
22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 23:00

Marie d’Oignies

1177—1213

 

Marie naquit à Nivelles (Brabant, Belgique) en 1177, de parents riches.

Petite, elle aimait prier beaucoup ; adolescente, elle ne voulait pas de coiffure recherchée ni de riches vêtements ; elle suivait en cela le conseil de saint Pierre : Que votre parure ne soit pas extérieure, faite de cheveux tressés, de cercles d’or et de toilettes bien ajustées, mais à l’intérieur de votre cœur (1P 3:3-4).

Contre sa volonté, elle accepta à quatorze ans le mariage arrangé par ses parents, avec un certain Jean, qu’elle convainquit de vivre comme elle dans la chasteté.

Marie s’adonna alors à toutes sortes d’austérités : discipline, ceinture de corde, jeûnes, nuits entières dans l’église froide. L’ardeur de sa prière la réchauffait. En travaillant le jour, elle gardait sous les yeux un psautier. Elle savait s’abstenir de parler, mortification qui lui valut d’éviter le Purgatoire. Elle eut le don des larmes.

Elle s’était installée avec son époux dans la léproserie de Willambroux, pour servir les lépreux ; certains guérirent, sur la prière de Marie.

Il est évident que les gens ne manquèrent pas de venir «consulter» une sainte personne comme Marie, qui pria alors son mari de la laisser se retirer dans une cellule à Oignies (1207), où se trouvait une petite communauté de béguines. D’après le Martyrologe, c’est elle-même qui fonda cette communauté.

Parmi ceux qui vinrent la visiter fut Jacques de Vitry, théologien très connu, plus tard cardinal, qui renonça alors à sa chaire de théologie à Paris pour rester auprès d’elle, bénéficier de ses conseils, et surtout recueillir ses visions.

Marie était particulièrement sensible à la Passion du Sauveur et pouvait s’évanouir quand on y faisait allusion ; elle affectionnait la Présence Réelle du Tabernacle et demeurait là durant des heures, parfois brièvement interrompues par son ange gardien pour lui donner un peu de repos, avant de lui faire reprendre son adoration.

Elle eut connaissance d’événements lointains : elle décrivit en détails à un nouveau prêtre ses impressions au moment où il recevait l’ordination à Paris ainsi que les détails de la cérémonie.

Marie acheva sa vie dans une longue et pénible maladie qui, selon ses dires, l’associait à la Passion du Christ. Elle mourut à Oignies le 23 juin 1213.

Le Martyrologe de ce jour lui donne le titre de Sainte.

Partager cet article
Repost0
21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 23:00

Alban

† 303

 

Alban habitait Verulamium dans l’île de Britannia ; la ville devint, en anglais, Saint Alban.

C’était un brave artisan qui montra une bienveillante hospitalité envers un clerc chrétien.

Par un heureux échange de bons procédés, ce clerc amena Alban à la foi chrétienne.

A ce moment, le gouverneur païen faisait rechercher le missionnaire ; Alban le tint caché et, pour mieux le protéger, en prit l’habit.

Croyant avoir mis la main sur le Chrétien, les envoyés arrêtèrent Alban et le conduisirent au tribunal, où il fut sommé de sacrifier aux idoles. 

Sur son refus, il fut condamné à mort et exécuté, le 22 juin 303 (ou vers 287, d’après d’autres hypothèses) : Alban reçut ainsi le baptême du sang par son martyre.

Au 5e siècle, on fréquentait déjà le tombeau du Martyr. Venantius Fortunatus (v. 14 décembre) le chanta dans un poème.

Un monastère, érigé sur ce tombeau et relevé au 12e siècle, dura jusqu’en 1540.

Partager cet article
Repost0
21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 23:00

Paulinus de Nole

354-431

 

Meropius Pontius Anicius Paulinus vit le jour à Bordeaux vers 354, dans une famille très riche qui avait des terres en Camparnie, en Gaule et en Espagne. Le père de Paulinus était préfet du prétoire et s’était fixé en Aquitaine.

Paulinus eut pour maître un chrétien, Ausonius, qu’on a dit plus lettré que chrétien.

En 378, Paulinus fut nommé consul, épousa Teresia et résida quelque temps en Espagne.

Il fut baptisé à Bordeaux vers 389.

Vers 390, il commença à distribuer son immense fortune aux pauvres et s’engagea dans une vie très ascétique. Désormais le brave Ausone dut comprendre qu’il n’avait plus rien à enseigner à son disciple ; Paulinus lui écrivait : Les cœurs voués au Christ repoussent les Muses, ils sont fermés à Apollon.

La mort de son petit garçon huit jours après la naissance, acheva de détacher Paulinus ; il se prépara au sacerdoce et fut ordonné à Noël de 393.

En 394, il s’installa à Nola, dans la propriété de famille, dans son monasterium, sans doute l’hospice qu’il avait fait construire vingt ans plus tôt pour les pèlerins pauvres. Il logeait au premier étage, avec des compagnons d’ascèse. 

Paulinus correspondait avec saint Jérôme, Sulpice Sévère, Rufinus, saint Augustin. De Sulpice Sévère, il reçut un cilice, dont il le remercia chaleureusement. On ne peut pas dire si Teresia demeura là comme maîtresse de maison, ou si elle vécut dans une autre bâtisse.

En 409, Paulinus fut nommé évêque de Nole. Dans des poèmes en vers, il chanta chaque année les mérites du premier évêque de Nole, saint Felix (v. 15 novembre). Il orna et commenta avec profonde dévotion la basilique élevée en l’honneur de saint Felix ; malheureusement, il n’est rien resté de ce beau monument.

Peu avant sa mort, il eut la vision de saint Ianuarius et de saint Martin de Tours (v. 19 septembre et 11 novembre).

Saint Paulinus de Nole, qui mourut en 431, est fêté au 22 juin.

Partager cet article
Repost0
21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 23:00

John Fisher

1469-1535

 

John vit le jour en 1469 à Beverley (Yorkshire, Angleterre), fils aîné des quatre enfants de Robert, un marchand, et Agnes, qui étaient catholiques.

A la mort de Robert en 1477, Agnes épousa William White, et mit au monde cinq autres enfants.

John fréquenta le collège de Cambridge dès 1483, et fut bachelier (1487), puis maître ès arts (1491).

Cette année-là, il fut ordonné prêtre, avec dispense papale pour son âge. On le nomma Compagnon dans le Collège, et vicaire à Northallerton (Yorkshire).

En 1494, il devint proctor (censeur) de l’université ; en 1501, il fut docteur en théologie, et deviendrait chancelier en 1504, à trente-cinq ans, l’année où il fut nommé évêque.

Depuis 1502, il fut le confesseur de la mère du roi, Margaret Beaufort, sur laquelle il eut une sage influence ; elle fonda à Cambridge le Christ’s College. John contribua beaucoup au développement de l’établissement de Cambridge, en enrichissant la bibliothèque et en y développant les études de latin, de grec et d’hébreu. Il invita Erasme pour y enseigner et se mit lui-même à l’étude de l’hébreu en 1517.

D’Erasme on a retenu ce portrait qu'il fit de John Fisher : Il n’y a pas d’homme plus savant, ni de prélat plus saint.

Fisher fonda de son côté le Saint John’s College.

Il fit aussi instituer à Cambridge et Oxford une chaire de théologie, et fut chargé de celle de Cambridge.

En 1504 donc, John fut désigné par le roi pour le siège épiscopal de Rochester. Alludant à son nom de famille (Fisher), John prit pour devise épiscopale : Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. John évita sagement les honneurs et lutta contre tous les abus. Il se lança dans l’arène contre les idées du protestantisme envahissant, soutenu dans un premier temps par le roi lui-même, qui se mérita la distinction de Défenseur de la Foi.

Mais quand Henri voulut légitimer son union avec Anne Boleyn, et donc son divorce avec Catarina d’Aragon, John prit ouvertement parti pour la Vérité et, tel un nouveau Jean-Baptiste, condamna l’attitude du roi.

Il tenta de susciter une invasion de l’Angleterre par l’empereur germain, pour renverser le roi impie.

Mgr Fisher fut arrêté une première fois en 1530, pendant quelques mois. En 1532, il résigna sa charge de chancelier. L’année 1533 fut houleuse. En avril 1534, il fut interné dans la Tour de Londres. On saisit ses biens, ses livres ; on força un petit meuble fermé à clef, où l’on trouva un cilice et des disciplines.

En 1535, le pape créa cardinal l’évêque John Fisher. Le roi s’en indigna et ironisa méchamment : Un chapeau ! Il va le porter sur les épaules !

Le cardinal Fisher fut condamné à mort le 17 juin 1535. On avança la date de son exécution avant le 24 juin, qui aurait été la fête de saint Jean-Baptiste (le saint patron de John Fisher), pour éviter de susciter l’indignation et la révolte de la population.

Au matin du 22, John s’habilla et lut dans l’Evangile : La vie éternelle consiste à te connaître, toi, seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre, ayant accompli l’œuvre que tu m’as donnée à faire (Jn 17:3).

Le saint prélat fut contraint de rejoindre nu l’endroit de l’exécution, où on le laissa attendre jusqu’au soir.

Le prélat apparut tout décharné, émacié, squelettique. Il récita le Te Deum, puis le psaume 70, et fut décapité, le 22 juin 1535.

Sa tête fut empalée sur le pont de la Tamise. Son corps fut jeté sans autre forme dans une fosse quelconque.

Il a été béatifié en 1886, et canonisé en 1935, en même temps que Thomas More qui, pour cela, est fêté aussi le 22 juin.

Partager cet article
Repost0
20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 23:08

John Rigby

1570-1600

 

Laïc né vers 1570 à Harrocks Hall (Lancashire, Angleterre), il était le cinquième ou le sixième fils de Nicholas et Mary Breres de Preston.

S’étant trouvé au service de la fille (malade) de Edmund Huddleston, quand celle-ci fut accusée d’avoir renié la foi protestante, John fut contraint de reconnaître lui-même qu’il était catholique et fut enfermé à Newgate, le 13 février 1599 (ou 1600).

Le jour suivant, il signa une déclaration dans laquelle il reconnaissait avoir retrouvé la foi catholique grâce au Martyr John Jones (v. 12 juillet), deux ou trois ans plus tôt, mais avait cessé de fréquenter l’église.

Il fut renvoyé à Newgate, jusqu’au 19 février, puis au White Lion. Le mercredi 4 mars suivant, on le traîna au tribunal où il put privément faire une déclaration de «conformité» (c’est-à-dire de reconnaissance de la religion «officielle»), et l’on déclara le lendemain qu’il s’était rendu. Mais on le laissa en prison.

Le 19 juin, de nouveau en face des juges, il nia toute allégeance et fut donc condamné. Sur le chemin vers la potence, un certain Captain Whitlock s’approcha et lui demanda s’il était marié, et il répondit : Je suis célibataire, et en plus, je suis vierge. Le capitaine lui demanda alors de prier pour lui.

Il fut martyrisé le 21 juin 1600 à St. Thomas Waterings (Londres), au même endroit où avait été exécuté s.John Jones deux ans plus tôt..

Ils furent tous deux béatifiés en 1929 et canonisés en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

Partager cet article
Repost0
20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 23:03

Tommaso Cursini d’Orvieto

1290-1343

 

Tommaso vit le jour vers 1290 à Orvieto (Ombrie, Italie C), dans la noble famille Cursini. On a récemment corrigé l’orthographe de cette famille, bien connue dans cette ville, alors que les Corsini ne s’y trouvaient pas.

L’éducation que reçut Tommaso dans sa famille était très chrétienne. Parvenu à l’âge adulte, il pensa s’orienter vers la vie religieuse mais, n’en étant pas certain, se tourna intensément vers la Mère de Dieu. Marie lui apparut en songe par trois fois, l’invitant à rejoindre les Servites de Marie, présents à Orvieto.

Sans plus tarder, il se présenta au Prieur, lui demandant d’être simple convers. Le chapitre l’accepta à l’unanimité.

Humblement, Tommaso repoussa toujours les propositions qu’on lui fit d’accéder au sacerdoce. Il fut très heureux d’être chargé de faire la quête, une charge où l’on est toujours exposé aux sourires ou aux moqueries de la rue. Les habitants d’Orvieto et des environs le virent donc pendant très longtemps arpenter les ruelles et demander quelque chose pour les Pauvres du Christ.

Il portait toujours le cilice sous son habit ; quel que fût l’accueil qu’on lui réservait, il restait toujours souriant et patient, trouvant toujours une bonne parole pour consoler une âme triste, pour encourager, pour susciter la conversion.

Revenu au couvent, il passait son temps libre dans la méditation ou aussi dans une petite grotte isolée au fond du jardin, où il passait même parfois toute la nuit en contemplation. La grotte existe toujours.

Le pieux Frère consolateur, si connu des habitants, devint bientôt leur intercesseur dans toutes leurs nécessités ; des miracles, nombreux, se vérifièrent, dûment constatés et scrupuleusement consignés. Un des plus célèbres fut celui des figues fraîches trouvées en plein hiver dans le jardin, et que Tommaso porta à une femme enceinte qui en avait manifesté le fervent désir. Depuis, on l’appela Tommaso du figuier ; l’arbre fut en vie jusques vers 1810, quand les couvents furent supprimés par ordre impérial de Napoléon.

Quand le Frère Tommaso fut vaincu par la fatigue et la faiblesse, il se coucha. Il s’endormit dans le Seigneur le 21 juin 1343 (le onzième jour des calendes de juillet, donc pas le 23 juin comme on le trouve parfois).

Les miracles se multiplièrent aussi après la mort de Tommaso. Un des plus célèbres fut la libération miraculeuse d’un condamné à mort ; libéré une première fois miraculeusement, arrêté et condamné de nouveau, il promit de se convertir vraiment et, de nouveau libéré par une intervention céleste, eut désormais une vie honnête.

Tommaso fut bientôt honoré du titre de Bienheureux. Ce culte populaire fut approuvé en 1768.

Partager cet article
Repost0
20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 23:02

Raimundo Guillermo de Barbastro

† 1126

 

On l’a dit originaire de Durban (Gers) ou d’Orban (Tarn), sans parler de sa famille. Faut-il l’appeler Raimundo ? Les Espagnols l’appellent Ramón.

Après avoir goûté au métier des armes, il entra au monastère augustinien Saint-Antoine de Frédoles, puis fut admis au chapitre de Saint-Sernin à Toulouse, dont il devint prieur en 1101.

En 1104, Raimundo fut appelé par le roi d’Aragon Pedro Ier pour le siège épiscopal de Barbastro, une ville du nord de l’Espagne récemment reprise aux Maures. Pour enseigner le peuple, le nouvel évêque s’efforça de réorganiser la vie ecclésiale, de construire des églises et d’en embellir les murs avec des fresques, dont beaucoup subsistent encore, par exemple à Alaón et Tahull.

A Barbastro était unie la ville de Roda avec son évêché. L’évêque portait le double titre de Barbastro et Roda. Or, comme l’évêque voisin d’Urgel ambitionnait d’annexer le diocèse de Roda au sien, Raimundo dut plaider sa cause à Rome, appuyé par l’archevêque de Barcelone, et obtint gain de cause.

Ensuite, après la prise de Lérida sur les Maures, cette ville fut à son tour l’objet de la rivalité entre l’évêque de Huesca et celui de Barbastro-Roda. Cette fois-ci, malgré la sentence de Rome, l’évêque de Huesca prit les armes et expulsa Raimundo de Barbastro, l’obligeant à se rabattre à Roda (1118). Il ne put jamais revenir à son siège principal de Barbastro.

Il continua cependant à administrer celui de Roda, conservant un style de vie austère, portant toujours le cilice. Il eut une attitude pleine de charité envers ses «ennemis», refusant d’utiliser les armes, pardonnant et priant.

Il accompagna le roi d’Aragon, Alfonso Ier dans son expédition contre les Maures à Málaga. De retour, il tomba malade et mourut le 21 juin 1126.

Les miracles qui eurent lieu à son tombeau, aboutirent à sa canonisation dès 1136.

Partager cet article
Repost0
19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 23:04

Margaret Ball

1515-1584

 

Le nom gaélique de Margaret Ball est Maighréad Ball (Nic Fheorais).

Cette laïque naquit vers 1515 à Cobskill (Skryne, Meath, Irlande), de Nicholas Bermingham. Ce dernier avait engagé son fermier quand ce dernier émigra d’Angleterre. Par la suite, la famille fut très active politiquement.

A seize ans, Margaret épousa Bartholomew Ball, de Dublin, dont la riche famille avait financé le pont qu’on appelle encore le Ballsbridge.

Le jeune couple s’installa à Ballygall House ; ils eurent dix enfants, dont cinq atteignirent l’âge adulte.

Tandis que Bartholomew fut élu Lord Mayor à Dublin en 1553, Margaret menait la vie d’une bonne maîtresse de maison, aisée, employant plusieurs domestiques, mais aussi organisant chez elle des classes pour les enfants.

A partir de 1558, sous le règne d’Elizabeth I, les Catholiques furent persécutés. Il était bien connu que Bartholomew Ball mettait à Dublin des maisons de refuge au service des évêques et des prêtres. Or, ce fut leur propre fils, Walter, qui ambitionnait la place de son père, qui dénonça sa mère, quand elle fut veuve.

Il commença par adopter la nouvelle «religion officielle» et fut nommé Commissaire aux Affaires Ecclésiastiques en 1577. La pauvre Margaret tenta de ramener son fils à la foi catholique, par exemple en organisant la visite d’un ami spécial pour lui (c’était le fameux évêque Dermot O’Hurley). Ce fut insuffisant.

En 1580, ayant obtenu la place si convoitée de Lord Mayor, Walter fit arrêter sa propre mère avec son chapelain ; la vieille maman souffrait d’arthrite et ne pouvait marcher, on la transporta sur une palette de bois et on les enferma au donjon de Castle. La famille protesta auprès de Walter, qui resta insensible et obstiné : Notre mère aurait dû déjà être exécutée, j’ai eu pitié d’elle. Elle pouvait bien, ajouta-t-il, repartir librement, elle n’avait qu’à faire le serment (le Oath of Supremacy, le Serment reconnaissant la suprématie du pouvoir royal sur celui du Pape).

Le second fils de Margaret, Nicholas, qui la défendait au contraire de tout son cœur, succéda à Walter comme Mayor de Dublin en 1582, mais le Commissaire était toujours Walter, qui fit tout pour contrecarrer les dispositions prises par Nicholas pour soulager (et libérer) leur mère. Nicholas ne put que rendre visite personnellement à Margaret, en lui apportant de bonnes choses pour la nourrir et la réchauffer.

La pauvre femme, toute recroquevillée à cause de l’arthrite, maltraitée dans son cachot humide et sombre, mourut prisonnière de son indigne fils, à soixante-neuf ans, un âge bien avancé pour cette époque, un jour non précisé de l’année 1584.

Le Martyrologe l’a placée au 20 juin, le même jour que l’évêque Dermot O’Hurley.

Elle fut béatifiée en 1992.

Partager cet article
Repost0
19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 23:04

Margareta Ebner

1291-1351

 

Margareta Ebner vit le jour vers 1291 à Donauwörth (Bavière, Allemagne S), dans une riche famille.

A quinze ans, elle entra chez les Dominicaines de Mödingen.

A partir de 1311, elle fut favorisée de visions qui la portèrent à une grande intimité avec Jésus Enfant ou Crucifié. Si elle eut parfois dans ses bras Jésus Bébé, qu’elle allaitait, elle eut aussi sur elle la marque du Crucifié, avec de douloureuses blessures qui lui arrachaient des cris et des larmes.

Elle fut frappée d’une pénible maladie qui la cloua au lit de 1312 à 1326.

Elle mourut le 20 juin 1351 à Mödingen, commémorée au Martyrologe à cette date, et son culte fut reconnu en 1979, ce qui équivaut à la béatification.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens