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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 23:00

Isfridus de Ratzeburg

† 1204

 

Isfridus (Isfried, en français Isfroi) fut un prêtre dans l’Ordre de Prémontré.

Il fut d’abord prieur du monastère de Magdebourg, et ensuite à Jerichow.

Devenu évêque à Ratzeburg (Schleswig-Holstein, Allemagne N), pour succéder à Evermodus en 1180, il s’occupa activement de la conversion des Wendes et de la consolidation de leur foi.

Il aurait aussi été le confesseur d’Henri le Lion, qui était à la fois Duc de Saxe et Duc de Bavière.

On a dit aussi qu’il changea l’eau en vin.

Il mourut en 1204 après un quart de siècle d’épiscopat. Son nom a été inscrit au Martyrologe en 2005, le 15 juin.

Le monastère de Jerichow n’est plus habité par des moines, mais on y célèbre la Messe et on y organise de beaux concerts en été.

 

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 23:00

Antonio de Padoue

1195-1231

 

Ce Saint universellement connu ne s’appelait pas Antoine et n’était pas non plus de Padoue.

Né le 15 août 1195 à Lisbonne (Portugal), aîné des enfants de Martinho Afonso de Bulhões, chevalier du roi, et Maria Tarasia Taveira, des artistocrates, Fernando reçut le baptême en la cathédrale de Lisbonne, dédiée à la Très Sainte Vierge.

Certains disent que le papa descendait de Godefroy de Bouillon.

Fernando fréquenta l’école cathédrale, puis entra à quinze ans chez les Chanoines augustins de Lisbonne.

En 1212, il fut transféré à Coimbra, où il reçut le sacerdoce. Il profita de la grande bibliothèque du couvent pour approfondir la théologie et l’Ecriture.

En 1219, quand revinrent du Maroc les reliques des Martyrs franciscains (Berardo, Ottone, Pietro, Accursio et Adiuto (v. 16 janvier), Fernando s’enthousiasma pour cette branche religieuse et demanda son admission chez les Franciscains.

En 1220, Fernando fut donc admis chez les Frères mineurs, et prit désormais le nom de Antonio (sur saint Antoine ermite, v. 17 janvier). 

Tout de suite, le frère Antonio demanda à partir en mission pour le Maroc. Une maladie le contraignit à revenir au pays, mais le bateau fut dévié par la tempête en Sicile. Là, les Franciscains l’informèrent qu’il pouvait participer au Chapitre général convoqué par saint François (v. 4 octobre), à Assise, pour l’année 1221.

Antonio fut alors dirigé vers le couvent de Montepaolo (Forlí). L’année suivante, lors d’une ordination sacerdotale, le prieur ordonna à l’humble Antonio de prêcher. Ce Frère jusqu’alors effacé et inconnu, devint tout-à-coup célèbre pour sa parole claire : on l’envoya prêcher contre les hérétiques patari de l’Italie septentrionale.

Un des «signes» qui marquèrent les hérétiques advint à Bologne, quand ce furent les poissons qui vinrent écouter «bouche bée» la prédication d’Antonio, que les habitants avaient méprisée.

En 1223, Antonio fut chargé par saint François de l’enseignement de la théologie.

En 1224, sur demande du pape, François envoya Antonio en France méridionale, prêcher contre les Albigeois. Antonio monta jusqu’en Limousin. Il ramena à la foi tant d’âmes, qu’il reçut le surnom de malleus hereticorum : marteau des hérétiques.

On dit qu’à Toulouse eut lieu le très fameux miracle de l’âne affamé, qui, sur la prière d’Antoine, préféra s’agenouiller devant l’Eucharistie plutôt que vers le picotin qu’on lui tendait. Certains affirment que ce miracle eut lieu à Rimini en 1223.

En France, Antonio fut nommé gardien (supérieur) du couvent du Puy-en-Velay, puis à Limoges. Il se retira fréquemment dans une grotte à Brive-la-Gaillarde.

En 1227, il revint à Assise, pour l’élection du successeur de saint François, mort en 1226. Le nouveau Supérieur le nomma alors ministre provincial pour toute l’Italie septentrionale, ce qui l’obligeait à voyager sans cesse pour visiter tous les nombreux couvents déjà existants dans ces régions. Quand il ne voyageait pas, Antonio résidait à Padoue, où il se montra toujours aussi brillant prédicateur qu’humble frère au service des autres.

Il fut envoyé auprès du pape Grégoire IX pour exposer quelques problèmes importants de l’Ordre ; le pape lui fit prêcher le Carême et le surnomma Arche du Testament, Exégète très savant, Théologien excellent.

Ses dernières prédications eurent lieu durant le carême de 1231. Il s’y pressait une telle foule, qu’on dut protéger Antonio avec des gardes du corps. De plus, Antonio souffrait de plus en plus d’hydropisie et d’asthme, et tout déplacement lui était pénible.

Dans les lignes qui précèdent, on n’a fait que très peu allusion aux miracles de saint Antonio. Il en faisait continuellement. Guérisons, bilocation, prophéties… Il est connu qu’on invoque traditionnellement, et avec succès, saint Antoine pour retrouver un objet perdu. Une de ses prophéties fut qu’il serait canonisé moins d’un an après sa mort.

Début juin 1231, Antonio se trouvait à Vérone, puis à Camposanpiero, où, selon la tradition, il reçut dans ses bras l’Enfant-Jésus. 

Se sentant proche de la mort, il se fit reporter à Padoue, où on le conduisit «doucement» en char à bœufs. Il s’éteignit à trente-six ans, le 13 juin 1231.

Comme prévu, si l’on peut dire, Antonio fut canonisé par le même Grégoire IX, en mai 1232. En 1946, il fut proclamé Docteur de l’Eglise.

Sa fête est au 13 juin.

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 23:00

Placido de Roio

? -1248

 

Placido était né à Roio (Chieti, Abruzzes, Italie C) dans le seconde moitié du 12e siècle, de parents cultivateurs, qu’il aida aussi longtemps qu’il le put.

Elevé dans la piété, mais totalement inculte, il désirait avidement connaître les psaumes de la Bible. Pour s’instruire, il interrogeait les petits enfants qui revenaient de l’école et se faisait répéter ce qu’ils avaient appris, puis le méditait longuement pendant son travail, acquérant ainsi peu à peu une certaine culture.

Il voulait faire plus pour Dieu. Il partit en pèlerinage à Compostelle, où il resta une année ; mais à son retour, la maladie le cloua au lit, dans une sorte de paralysie où il ne pouvait pas même bouger la tête. Il guérit cependant au bout de cinq années, et reprit les pèlerinages, à Rome, au Mont Gargan, et en d’autres endroits encore.

Réalisant que marcher n’était pas la meilleure façon de se sanctifier, il voulut se retirer non loin d’un pieux ermite qui vivait sur le Monte Corno (Trentin) et lui demanda l’habit monastique. Mais cette expérience ne put durer ; Placido descendit plus bas et frappa à la porte du monastère de Saint-Nicolas, où il resta un an, puis se mit au service d’une église de l’endroit.

Il s’enfuit quand il remarqua qu’une femme l’épiait : il alla se réfugier dans une caverne, puis vint trouver un autre repaire dans sa région native, sous un rocher au-dessus de la ville d’Ocre, où il resta cette fois-ci douze années ; mais il ne parvint plus à rester ignoré - car Dieu bénit sa prière par le don des miracles - et l’on chercha à le rejoindre ; l’endroit était tellement difficile d’accès, qu’un jour un prêtre tomba et se tua. Pour éviter d’être la cause d’un autre accident, Placido quitta sa retraite et rejoignit une montagne boisée.

Ce qui pourrait apparaître comme une instabilité permanente, était vraiment pour Placido une volonté de quitter le monde et une recherche de l’absolu. Il s’imposait des jeûnes fréquents, vivait dans l’abstinence perpétuelle, se flagellait durement.

Ses austérités n’effrayèrent pas des candidats à cette vie rude, qui lui demandèrent de vivre avec lui. Il obtint alors du comte Berardo d’Ocre, en 1222, un terrain assez convenable pour y édifier avec eux une église et un petit monastère. Les nouveaux moines détournèrent des ruisseaux pour arroser leur domaine, plantèrent des arbres et construisirent le monastère Saint-Esprit, qui fut placé sous la règle cistercienne.

Placido se retrouva évidemment à la tête de cette communauté, qu’il dirigea stablement jusqu’à sa mort : il avait enfin trouvé la stabilité pendant un quart de siècle, et mourut le 12 juin 1248.

Les nombreux miracles suscitèrent un rapide culte populaire. Le bienheureux Placido est mentionné au Martyrologe le 12 juin.

Le monastère Saint-Esprit déclina à partir du 17e siècle ; aujourd’hui, c’est malheureusement une ruine.

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 23:00

Guido de Cortone

1190-1245

 

Guido (Guy) Vignotelli naquit vers 1190 à Cortone (Toscane, Italie C), dans la famille Vignotelli ou Vagnotelli (ou encore Vignatelli et Pagnotelli). On lit parfois qu’il était d’origine espagnole, qui sait ?

Il acquit une certaine culture et, un jour de 1211, reçut chez lui François d’Assise lui-même. Au dessert, il confia au Fondateur son désir d’être son disciple. Que devait-il faire ? - Tout donner aux pauvres et renoncer à tous les biens de la terre, fut la réponse de François.

Guido devait avoir quelque héritage de ses parents, mais n’attendit pas une journée pour suivre le conseil de François, au point que dès le lendemain François lui remettait l’habit et le cordon des premiers frères.

Lorsque, tout près de Cortone, s’organisa un petit couvent de Frères Mineurs, Guido en fut le Gardien (supérieur) et fut ordonné prêtre.

Sa charge et l’ordination ne le firent pas sortir de l’humilité qu’aimait tant François ; ce fut un des préférés du Fondateur d’Assise.

Cortone fut toujours pleine de reconnaissance pour le cher Guido, qui la favorisa de grâces miraculeuses : il ressuscita une malheureuse jeune fille qui s’était noyée dans un puits ; il multiplia la farine ; un paralytique fut guéri ; en une autre circonstance, l’eau se changea en vin, pour ne citer que quelques exemples de miracles accomplis par Guido dans son angélique modestie.

Bien sûr, il n’oubliait pas quelques pénitences pour mortifier son corps et pour maintenir éveillé son esprit, car l’esprit est prompt et la chair est faible (Mc 14:38).

Avec François, il se retira quelque temps en-dehors de Cortone, dans un petit couvent appelé Las Celdas, un des premiers de l’Ordre, pour y vivre un temps de retraite, dans un climat plus intense de recueillement et de mortification. 

Peu après, il demanda à François la permission de prêcher, et sa prédication, accompagnée de ses miracles, produisit beaucoup de bons fruits. Guido était si humble, que François ne craignit pas d’en faire un éloge public devant les habitants de Cortone. 

Quelques années passèrent, François mourut en 1226 ; une vingtaine d’années plus tard, Guido parvint à la soixantaine et eut la vision de François, qui lui annonça sa prochaine récompense céleste. Peu après, Guido fut effectivement malade et parvint à l’ultime agonie. Rayonnant de joie, il s’écria alors : Voilà mon cher Saint François ! Tout le monde, debout ! Allons vers lui ! Il rendit alors son âme à Dieu, le 12 juin 1250.

Son culte fut reconnu en 1583.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 23:00
 

Stefano Bandelli

1369-1450

 

Stefano vit le jour en 1369 à Castelnuovo Scrivia (Alessandria, Piémont, Italie NW), dans une bonne famille.

Jeune encore, il fréquenta les Dominicains à Plaisance, entra dans l’Ordre et fut remarquable dans l’application de la Règle.

Il reçut les doctorats de Droit et de Théologie à Pavie, où il enseigna. Son enseignement se compléta par une éloquente prédication et une excellente direction des âmes, qui accouraient à son confessionnal. 

Sa prédication le fit surnommer un autre saint Paul ; nombreuses furent les conversions, à l’écoute de sa parole, mais aussi à la vue de ses miracles.

Il vint finir ses jours à Saluzzo (Turin), où il s’éteignit saintement le 11 juin 1450.

En 1487, la ville fut cernée par les troupes savoyardes ; les habitants virent alors dans le ciel la Sainte Vierge et le père Stefano bénissant et protégeant la ville, qui fut épargnée.

Le culte du bienheureux Stefano Bandelli fut approuvé en 1856.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 23:00

Yolanda de Pologne

1235-1298

 

Yolanda de Pologne vit le jour en 1235 à Esztergom (Hongrie N), à la frontière entre ce pays et la Pologne, où allait s’accomplir sa destinée.

C’était la fille de Bela IV, roi de Hongrie, un tertiaire franciscain, et de Maria Laskaris, qui eurent dix enfants, parmi lesquels : sainte Kinga (ou Cunégonde, v. 24 juillet), sainte Margit de Hongrie (v. 18 janvier).

Signalons aussi qu’elle était la nièce de sainte Elisabeth de Hongrie (v. 17 novembre), la petite-nièce de sainte Hedwige (v. 15 octobre), et descendait des rois de Hongrie saint Etienne (István, v.15 août) et saint Ladislaw (László, v. 30 juin). 

Appartenir à une telle lignée est une bénédiction, à laquelle Yolanda sut répondre avec générosité.

A cinq ans, elle fut confiée à sa sœur aînée, Cunégonde, qui avait épousé le roi de Pologne, Boleslas le Chaste ; sous les bons exemples de ce pieux souverain et de sa sainte épouse, Yolanda grandit dans la crainte de Dieu et, en 1257, épousa avec bonheur un autre Boleslas, duc de Kalisz, dit le Pieux.

Les deux époux rivalisèrent dans l’amour de Dieu et les bonnes œuvres ; Yolanda (devenue en Pologne Helen), s’occupa activement des pauvres, des malades, des monastères, toujours soutenue et encouragée par son époux.

Ils eurent trois filles : Elisabeth, qui épousa le Duc de Legnica ; Hedwig, qui épousa Władysław 1er de Pologne ; Anna, qui fut religieuse clarisse à Újszandec (auj. Nowy Sącz en Pologne).

Devenue veuve en 1279, elle rejoignit Cunégonde, veuve elle aussi, auprès de sa fille à Újszandec. A la mort de Cunégonde (1292), Yolanda alla chez les Clarisses de Gniezno, qui avaient été fondées par son mari, et qui l’élirent pour leur abbesse. Elle mourut le 11 juin 1298.

Le culte de la bienheureuse Yolanda fut approuvé, selon certains au 17e siècle, selon d’autres en 1827.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 23:00

Alice de Schaerbeek

1225-1250

 

Alice  naquit vers 1225 à Schaerbeek (Bruxelles, Belgique).

Suivant les idiomes, on l’appelle aussi Aleyde ou Adélaïde.

Petite, elle manifesta une grande mémoire et une bonne disposition pour la vie chrétienne. Elle fut confiée à sept ans à l’abbaye cistercienne de la Cambre, où elle chercha principalement l’humilité.

Serviable, obéissante, discrète, prudente, elle eut dès neuf ans le don des miracles, des visions, des extases.

Peu après sa profession, vers 1245, elle fut frappée de la lèpre et, pour cela, mise à l’écart de la communauté, dans une petite chaumière. Elle y reçut les consolations de Notre-Seigneur lui-même. Elle obtint par ses prières la libération de leurs péchés pour d’autres âmes, y compris celles du Purgatoire.

Au fur et à mesure que son corps était gagné par la pénible maladie, elle grandissait en sainteté et en mérites. Elle offrit la perte de son œil droit pour le roi des Romains, Guillaume, qui assiégeait à ce moment Aix-la-Chapelle (1247), puis celle de son œil gauche pour Louis IX, roi de France, à ce moment en croisade (1249).

Le 11 juin 1249, elle fut comme moribonde, mais le Christ lui annonça qu’elle mourrait un an plus tard.

A partir du 13 mars 1250, elle endura des souffrances qu’elle comparait à celles de l’enfer ou du purgatoire.

Elle mourut le 11 juin 1250, et son culte fut reconnu en 1907.

Si le monastère de la Cambre fut détruit par les Calvinistes, la petite cellule d’Alice a été conservée.

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 23:00

Parisius de Trévise

1160-1267

 

Parisius naquit vers 1160 à Trévise (Italie NE) (certains disent à Bologne).

Sa vie est aussi simple qu’extraordinaire.

Entré à douze ans chez les Camaldules, il y fut ordonné prêtre en 1191, puis fut l’aumônier des Religieuses camaldules, jusqu’à sa mort.

Certes, il ne fit pas que confesser les moniales ; il s’occupa aussi de l’agrandissement du monastère, mais surtout il prit beaucoup de temps pour faire des prophéties et des miracles, en quantité innombrable et, semble-t-il, surtout après sa mort.

Les dates reportées ci-dessus sont bien exactes : Parisius mourut à cent-sept ans, le 11 juin 1267. On l’honore du titre de Saint.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 20:36

Juan González del Castrillo Martínez

1419-1479

 

Juan González del Castrillo y Martínez vit le jour le 24 juin 1419, en la fête de saint Jean-Baptiste dont il porta le nom. Ses parents, Juan et Sancia, prièrent beaucoup pour obtenir ce premier fils, qui fut suivit de six autres.

La localité où naquit Juan est Sahagún (León, Espagne nord-ouest), que l’on a «traduit» en français Saint-Facond.

Il étudia d’abord chez les Bénédictins de Sahagún et commença la théologie, malgré quelques réserves paternelles. On lui donna le bénéfice d’une chapelle de village.

L’évêque en fit son secrétaire, avec une confiance d’autant plus absolue envers Juan, que celui-ci était à l’occasion accusé de dilapider les biens épiscopaux en aumônes pour les pauvres. L’évêque l’ordonna prêtre.

Juan célébra chaque jour l’Eucharistie. 

A la mort de son oncle et de ses parents, il partagea son héritage entre ses frères et sœurs et partit pour Salamanque. Il fut reçu au séminaire (1450), puis se retira chez un chanoine pendant dix ans ; durant tout ce temps, il fut reçu docteur en théologie et en droit canonique, matières qu’il enseigna à son tour. 

Sa prière réussit à obtenir la paix entre deux factions de Salamanque, qui se déchiraient depuis quarante ans (et firent beaucoup de victimes). C’est en souvenir de cela qu’une place de Salamanque porte le nom de Plaza de los Bandos. 

On dit aussi que sa prière délivra la ville de la peste noire. 

Après une nuit où il reçut des consolations extraordinaires du Ciel, il ne put en dire que ces quelques mots mystérieux : Seul Dieu sait ce qui se passa cette nuit-là entre Lui et mon âme. Mais on sait bien ce qui se passa ensuite : il se présenta dès le lendemain chez les Augustins et reçut le jour-même l’habit, tant il était connu pour sa sainteté et (déjà) ses miracles.

Un de ces miracles fut qu’il sortit d’un puits un petit enfant, qui put s’accrocher à son cordon en même temps que l’eau remontait au bord du puits ; un autre miracle fut qu’il adoucit un taureau déchaîné dans les rues de Salamanque, lui disant Tente, necio (Calme-toi, idiot), expression qui a donné son nom à la rue Tentenecio.

Dans le monastère, la bénédiction qu’il donnait chaque jour au tonneau de vin, fit que la quantité du précieux liquide ne diminua pas de toute l’année.

En 1464, il fit sa profession. L’année suivante, on le nommait maître des novices, puis définiteur pour la province, charge qu’on lui renouvela à chaque chapître jusqu’à la mort (fait unique dans l’histoire de l’Ordre).

Il faisait oraison après minuit jusqu’à l’heure de l’Office ; il se confessait jusqu’à plusieurs fois par jour, s’attirant les reproches du Prieur. Il ne pouvait célébrer la Messe en moins de deux heures, occupé à admirer  en vision Notre-Seigneur glorieux.

Lui-même fut deux fois nommé prieur, en 1471 et 1477.

Juan continua aussi à prêcher, reprochant aux seigneurs leur vie déréglée, visitant les prisonniers et cherchant à ramener dans le bon chemin des brebis égarées. Les miracles continuèrent : il aurait ressuscité sa nièce, morte de la peste. Il lisait dans les cœurs, il prophétisait, entre autres sa prochaine mort. Peu après en effet, il fut pris d’une sorte de torpeur mortelle, comme si on lui avait fait prendre quelque poison lent : on le lui aurait mélangé dans le vin de messe ou dans son repas, sur instigation d’une personne qu’il avait sévèrement blâmée pour sa mauvaise conduite.

Juan «de Saint-Facond» mourut le 11 juin 1479 ; sa tombe porta l’épitaphe suivante : Hic jacet per quem Salmantica non jacet : Ici repose celui par lequel Salamanque n’est pas tombée. Il a été choisi comme céleste Patron de Sahagún et Salamanque.

Il fut béatifié en 1601 et canonisé en 1691.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 23:04

Giovanni Dominici

1360-1419

 

Giovanni était de la famille Banchini (ou Baccini) ; il naquit vers 1355-1360 à Florence, dans une famille fort pauvre. Son surnom de Dominici lui fut peut-être ajouté parce qu’il était du Seigneur ou de Dominique, fondateur de l’Ordre dominicain (v. 6 août).

A dix-sept ans, il voulait entrer chez les Dominicains, mais on le lui refusa pour deux motifs : il semblait peu instruit, et surtout il était bègue, ce qui lui barrait la route de la prédication. On lui conseilla de rester à la maison pour s’occuper de ses parents.

Devant sa persévérante insistance, les pères finirent par lui ouvrir la porte du noviciat, et se rendirent vite compte que Giovanni était fort intelligent, qu’il saisissait très bien les subtilités philosophiques et théologiques, au point qu’ils l’envoyèrent étudier à la Sorbonne.

Restait le problème de l’élocution : Giovanni pria la sainte dominicaine, Caterina de Sienne (v. 29 avril), qui répondit à sa prière ; il put parler sans gêne, au point que sa prédication devint sa principale occupation ; pendant douze ans il lui arriva de prêcher deux fois par jour à Venise. 

Il fut chargé de rétablir la stricte observance de la règle dominicaine dans les monastères d’Italie.

Il composa aussi divers ouvrages d’exégèse, de théologie, sur l’éducation, ainsi que des hymnes.

Dans le cadre du Grand schisme d’Occident, il joua un rôle important au conclave de 1406. Il y fut envoyé comme délégué de Venise et exhorta les cardinaux à chercher efficacement la paix pour l’Eglise ; fut élu Grégoire XII, qui le prit comme confesseur, le nomma archevêque de Ragusa et le créa cardinal. Il lui confia aussi une mission en Hongrie, qui cependant n’aboutit pas favorablement ; Giovanni dut même se déguiser pour échapper à la mort.

Après les conciles mouvementés de Pise (1409) et Constance (1414-1418), fut élu «officiellement» Martin V, pour mettre fin à ce schisme. Grégoire XII abdiqua par la voix de Giovanni Dominici ; ce dernier, qui voulait résilier son cardinalat, fut confirmé par le nouveau pape.

En 1418, il repartit, en Bohême, pour lutter contre l’hérésie de Jean Huss. 

Giovanni Dominici se retira en Hongrie et mourut à Buda le 10 juin 1419, chargé de mérites, et fut béatifié en 1832.

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