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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 23:03

Arrigo de Bolzano

1250-1315

 

Arrigo, de Bolzano (Haut-Adige, Italie N), serait né vers 1250.

C’était un brave et bon bûcheron, dont toute la science était son amour du Bon Dieu ; il ne savait pas lire, sinon les signes de Dieu dans la nature et dans les sanctuaires.

Il se maria et eut un fils, Lorenzo ; tous trois firent un pèlerinage à la Ville Eternelle, puis ils s’établirent près de Treviso, à Biancade.

Ce qu’Arrigo (ou Enrico, Henri) gagnait, après les strictes nécessités familiales, passait aux pauvres ; il ne gardait jamais rien du soir au lendemain.

Un portrait qu’on fit de lui, le décrivait comme petit, les yeux au fond de deux tunnels, le nez immense, la bouche tordue, et mal nippé, ce qui n’était pas tellement gracieux aux yeux du monde. Certains mauvais esprits souriaient parfois de lui, mais il montra une patience exemplaire à ne pas s’occuper du qu’en-dira-t-on.

En dehors de son travail du bois et des services qu’il pouvait rendre, son temps était pour la Messe et la confession quotidiennes, la fréquente communion, l’écoute de la Parole de Dieu ; autant qu’il le pouvait, il priait, à l’église ou chez lui. 

Il avait chez lui trois «lits» ou plutôt grabats, qu’on ne découvrit qu’après sa mort, et qu’il utilisait en fonction de sa fatigue : un fort dur, de sarments ; un dur, de bottes de lin, un de paille ; son oreiller : une bûche. Il avait en outre un cilice, un caillou pour se frapper la poitrine, un fouet.

Lorsque son épouse mourut et qu’il n’eut plus la force de travailler, un brave notaire de Treviso mit à sa disposition une petite cabane près de l’église ; Arrigo continua à visiter les églises, malgré sa difficulté à marcher ; il se rendait auprès des nobles et des commerçants pour solliciter l’aumône en faveur des pauvres, jamais pour lui. Même l’évêque et le maire répondaient à ses appels.

Arrigo mourut le 10 juin 1315 ; il fallut poser une lourde barrière de bois autour du corps, jusqu’à l’enterrement, à cause de l’affluence des fidèles pour vénérer la sainte dépouille. Les miracles se multiplièrent comme rarement ce fut le cas : un registre en mentionne quarante pour le 14 juin, soixante-cinq pour le 15 juin.

Il paraîtrait que sa canonisation fut renvoyée, parce que l’on manquait d’argent pour payer les frais. Le pape approuva tout de même le culte d’Arrigo en 1750.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 23:02

Diana d’Andaló

1200-1236

 

Diana naquit à Bologne vers l’année 1200, de Andreolo di Lovello et Ota, qui étaient apparentés à la famille Carbonesi. Andreolo Lovello eut le surnom d’Andaló, qui passa à ses enfants, six garçons et Diana. Un de ces frères fut Lodrengo, dont Dante parle dans son Enfer.

Elle fut d’abord une jeune fille aussi intelligente que belle, attirée un peu par curiosité dans l’église où prêchaient les premiers Dominicains.

Conquise par l’idéal de ces Religieux, elle se mit sous la direction de l’un d’eux, le père Reginaldo, puis demanda à son grand-père de leur céder quelques arpents de terre (1219). Elle fit le vœu de virginité devant saint Dominique. Désormais, elle portait le cilice sous ses riches vêtements.

Elle demanda aussi à sa famille, mais sans les obtenir, des subsides pour la fondation d’un monastère de dominicaines. Aussi s’enfuit-elle de la maison pour entrer chez les Chanoinesses de Saint-Augustin à Ronzano. C’était en juillet 1221 ; la famille vint immédiatement la reprendre de force dans le couvent, au cours d’une bagarre qui dut troubler passablement la quiétude du monastère, et au cours de laquelle Diana eut une côte cassée.

Quelques mois plus tard, remise de la douleur, elle quitta à nouveau la maison familiale. Mais la famille fut moins acharnée, et accepta même de l’aider à établir une fondation. Après une année durant laquelle Diana resta à Ronzano, le monastère Sainte-Agnès fut prêt et, en 1223, elle y recevait l’habit dominicain.

Elle reçut ensuite quelques moniales du monastère dominicain de Rome : Cecilia, Amata, Costanza et Teodora. Ce sont, pense-t-on, les corps de Cecilia et Amata qu’on retrouva plus tard près de la tombe de Diana. Cecilia mourut quasi nonagénaire.

La communauté continuait de recevoir les conseils du bienheureux Jourdain de Saxe, qui s’employait à modérer les austérités des moniales.

Diana mourut le 10 juin 1236 et fut bientôt auréolée du titre de Bienheureuse, mais la confirmation du culte ne se fit qu’en 1891.

 

 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 23:00

Walter Pierson

? -1537

 

Frère convers chartreux anglais, vivant à la Chartreuse de Londres et dont on ne connaît rien d’autre que les circonstances de son martyre.

Le 29 mai, on envoya les moines chartreux à la prison de Newgate, où ils furent enchaînés debout, les mains liées derrière le dos à des pitons. On voulait les laisser mourir de faim dans cette position.

Une sainte femme, Margaret Clement (ou Giggs), se faisant passer pour une crémière, réussit à toucher le gardien et à pénétrer dans la prison avec un grand bidon à lait, plein de nourriture, qu’elle distribua aux moines chartreux.

Là-dessus, le roi voulut savoir s’ils étaient déjà morts : le geôlier prit peur et n’osa plus laisser entrer Margaret, mais lui permit de passer sur le toit, de retirer des tuiles et de faire descendre la nourriture dans un panier aussi près que possible de la bouche des prisonniers. Mais ils ne purent pratiquement rien attrapper et le geôlier fit interrompre le stratagème.

William Greenwood mourut le premier, le 6 juin ; John Davy le 8 juin, Robert Salt le 9 juin, notre Walter Pierson et Thomas Green, le 10 juin, Thomas Scryven le 15 juin, Thomas Redyng le 16 juin, toujours en 1537. 

D’autres moururent plus tard : on suppose qu’on fit exprès de maintenir en vie ceux qui restaient encore, pour leur faire subir la potence, suivie de l’éviscération et de la décapitation ; ainsi, Richard Bere mourut le 9 août, Thomas Johnson le 20 septembre, toujours en 1537 ; William Horne fut exécuté le 4 août 1540.

Ce martyre eut lieu à Newgate (Londres).

En 1886, la confirmation du culte qu’on leur rendait, équivalait à la béatification.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 23:00

Thomas Green

? -1537

 

Il ne faut pas confondre ce martyr avec deux autres martyrs :

  • Thomas Green alias Richard Reynolds (v. 21 janvier)
  • Richard Reynolds (v. 4 mai)

Notre Thomas Green était un prêtre chartreux anglais, vivant à la Chartreuse de Londres et dont on ne connaît rien d’autre que les circonstances de son martyre.

On retient aussi un éventuel pseudonyme, Greenwood.

Il se pourrait cependant qu’il ait été élève du St.John’s College de Cambridge en 1515 et qu’il fut reçu docteur en théologie en 1532.

Le 29 mai 1537, on envoya les moines chartreux à la prison de Newgate, où ils furent enchaînés debout, les mains liées derrière le dos à des pitons. On voulait les laisser mourir de faim dans cette position.

Une sainte femme, Margaret Clement (ou Giggs), se faisant passer pour une crémière, réussit à toucher le gardien et à pénétrer dans la prison avec un grand bidon à lait, plein de nourriture, qu’elle distribua aux moines chartreux.

Là-dessus, le roi voulut savoir s’ils étaient déjà morts : le geôlier prit peur et n’osa plus laisser entrer Margaret, mais lui permit de passer sur le toit, de retirer des tuiles et de faire descendre la nourriture dans un panier aussi près que possible de la bouche des prisonniers. Mais ils ne purent pratiquement rien attraper et le geôlier fit interrompre le stratagème.

William Greenwood mourut le premier, le 6 juin ; John Davy le 8 juin, Robert Salt le 9 juin, Walter Pierson et notre Thomas Green, le 10 juin, Thomas Scryven le 15 juin, Thomas Redyng le 16 juin, toujours en 1537. 

D’autres moururent plus tard : on suppose qu’on fit exprès de maintenir en vie ceux qui restaient encore, pour leur faire subir la potence, suivie de l’éviscération et de la décapitation ; ainsi, Richard Bere mourut le 9 août, Thomas Johnson le 20 septembre, toujours en 1537 ; William Horne fut exécuté le 4 août 1540.

Ce martyre eut lieu à Newgate (Londres).

En 1886, la confirmation du culte qu’on leur rendait, équivalait à la béatification.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 23:00

Robert Salt

? -1537

 

Frère convers chartreux anglais, vivant à la Chartreuse de Londres et dont on ne connaît rien d’autre que les circonstances de son martyre.

Le 29 mai, on envoya les moines chartreux à la prison de Newgate, où ils furent enchaînés debout, les mains liées derrière le dos à des pitons. On voulait les laisser mourir de faim dans cette position.

Une sainte femme, Margaret Clement (ou Giggs), se faisant passer pour une crémière, réussit à toucher le gardien et à pénétrer dans la prison avec un grand bidon à lait, plein de nourriture, qu’elle distribua aux moines chartreux.

Là-dessus, le roi voulut savoir s’ils étaient déjà morts : le geôlier prit peur et n’osa plus laisser entrer Margaret, mais lui permit de passer sur le toit, de retirer des tuiles et de faire descendre la nourriture dans un panier aussi près que possible de la bouche des prisonniers. Mais ils ne purent pratiquement rien attrapper et le geôlier fit interrompre le stratagème.

William Greenwood mourut le premier, le 6 juin ; John Davy le 8 juin, notre Robert Salt le 9 juin, Walter Pierson et Thomas Green, le 10 juin, Thomas Scryven le 15 juin, Thomas Redyng le 16 juin, toujours en 1537. 

D’autres moururent plus tard : on suppose qu’on fit exprès de maintenir en vie ceux qui restaient encore, pour leur faire subir la potence, suivie de l’éviscération et de la décapitation ; ainsi, Richard Bere mourut le 9 août, Thomas Johnson le 20 septembre, toujours en 1537 ; William Horne fut exécuté le 4 août 1540.

Ce martyre eut lieu à Newgate (Londres).

En 1886, la confirmation du culte qu’on leur rendait, équivalait à la béatification.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 23:00

Anna Maria Gianetti Taigi

1769-1837

 

Cette grande âme mystique vit le jour le 29 mai 1769 à Sienne, la ville de l’illustre Caterina, dominicaine stigmatisée (v. 29 avril), d’un père pharmacien qui s’en vint s’établir à Rome.

Elle ne fréquenta l’école que deux années chez les Maîtresses Pies, et n’eut le temps que d’apprendre un peu à lire. Ses parents, trop pauvres, l’envoyèrent travailler dans un ouvroir (1781), puis comme femme de chambre chez une dame (1787).

En 1790, elle épousa Domenico Taigi (ou Taeggi), un brave homme à-tout-faire qui travaillait au palais Chigi. Ils eurent sept enfants (Anna, Camillo, Alessandro, Luigi, Sofia, Luigia, Maria). Anna-Maria aimait bien son mari, et supporta jusqu’à la fin son caractère bourru et souvent imprévisible.

Cette même année 1790, Anna-Maria reçut une grâce particulière : elle voyait comme un soleil, dominé par une couronne d’épines et entouré par deux longues épines ; dans cette lumière, elle discernait comment penser et agir pour son bien spirituel et pour le bien de l’Eglise militante ou souffrante. C’est là l’explication des représentations que l’on a d’Anna-Maria, le regard élevé vers son «inspiration». Elle recevait ainsi des visions : tel vaisseau en train de sombrer, tel missionnaire mis au cachot en Chine…

La vie de famille fut très marquée par la foi : chaque soir, chapelet en commun à genoux, lecture de la vie du Saint du jour, messe chaque dimanche et fête, visite des malades, jamais les musées (Anna-Maria n’aimait pas les «œuvres d’art» indécentes, surtout celles des musées du Vatican). Tous ces enfants grandirent dans la foi et firent honneur à leur éducation.

Au début de leur vie conjugale, Anna-Maria et Domenico sortaient volontiers. Mais à partir de 1793, grâce aux bons conseils d’un saint prêtre et avec l’assentiment de son époux, Anna-Maria transforma complètement sa vie et se fit admettre dans le Tiers-Ordre trinitaire : elle en porta ouvertement le scapulaire blanc, avec la croix rouge et bleue.

Aux tâches quotidiennes de la famille grandissante (la dernière naquit en 1810), s’ajouta l’assistance de ses vieux parents, pas moins grincheux que son mari. Ce dernier avait de ces caprices : il pouvait renverser tout le repas en tirant la nappe de la table, ou envoyer par la fenêtre une chaise en direction de son gamin indocile…

Domenico fut toujours très étonné des «ressources» de son épouse et put en témoigner : d’une extrême honnêteté, d’un profond mépris de l’argent, elle obtenait un miracle continuel en pourvoyant à tous les besoins d’une famille si nombreuse… Je la laissais faire parce que j’avais remarqué que quand elle avait prié ou pratiqué quelque bonne œuvre, la Providence venait à notre secours. Jamais de dettes, et elle put même prendre des filles de service pour l’aider. Si l’une cassait quelque chose, elle ne s’emportait jamais : Ce n’est rien. Il faut bien donner du pain aux fabricants de faïence !

Cette vie active et mystique n’était pas pour autant facile ; comme beaucoup d’autres grands Saints, Anna Maria éprouva de longues années de sécheresse intérieure, sans consolations spirituelles, se sentant comme abandonnée en enfer, souffrant de terribles maux de tête, surtout le vendredi. Elle devint presque aveugle, souffrit progressivement de la goutte, du rhumatisme, de l’asthme, d’une hernie… et tout cela avec un inaltérable sourire, consolant les autres et travaillant sans cesse.

Sa longue agonie commença en octobre 1836, quand elle s’alita pour ne plus se relever, tout en continuant de diriger sa maison par ses conseils. On lui proposa encore d’aller travailler à la cour de Turin, une offre alléchante qu’elle déclina humblement.

Le vendredi 2 juin 1837, elle fut prise d’un violent accès de fièvre, mal soigné, qui l’acheva. Le jeudi 8, elle reçut le Sacrement des malades, et mourut au matin du vendredi 9 juin 1837.

Dès son vivant, elle reçut des visites de grands personnages qui lui demandaient conseil. Après sa mort, les miracles se multiplièrent. Dix-huit ans plus tard, on ouvrit le cercueil, où elle apparut toute fraîche, et encore en 1868.

L’enquête canonique pour la reconnaissance de ses vertus vit arriver une trentaine de témoins, parmi lesquels deux de ses filles, ainsi que son cher mari, le brave Domenico qui avait alors quatre-vingt-douze ans.

Anna-Maria Taigi fut béatifiée en 1920.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 23:00

William FitzHerbert d’York

? - 1154

 

William FitzHerbert était, selon la tradition, neveu du roi Etienne, fils d’Emma et Herbert de Winchester ; ce dernier était le trésorier d’Henri I. On l’appelle aussi William de Thwayt.

Vers 1114, encore très jeune, William devint chanoine et trésorier de la cathédrale d’York, une charge qu’on attribua à l’influence de son père.

Lorsque l’archevêque d’York, Thurstan, alla trouver le pape, William l’accompagna. Le pape décida de laisser les deux archevêchés d’York et de Cantorbury indépendants l’un de l’autre (1127).

A la mort de l’archevêque Thurstan (1140), le chapitre voulut élire pour lui succéder d’abord Waltheof, gendre du roi d’Ecosse, qui fut écarté par le roi Etienne ; ils élirent alors Henri de Sully, l’abbé de Fécamp, qui refusa, et choisirent alors William (1142).

Mais il y avait un autre «candidat», Murdach, soutenu par l’archidiacre et les moines cisterciens qui, d’une part accusèrent l’élu d’avoir bénéficié de l’appui du comte d’York qui l’aurait imposé au nom du roi Etienne, et d’autre part prétendirent qu’ils auraient dû avoir le droit de participer à l’élection. Ils convainquirent de saints abbés de plaider pour eux (entre autres s.Aelred de Rievaulx, v. 12 janvier), et même accusèrent William de manquer à la chasteté. Ils firent un tel tabac contre William, que l’archevêque Theobald de Canterbury refusa de le consacrer et s’en remit au pape.

Après examen attentif, le pape reconnut que William n’avait pas bénéficié de la simonie, ni de la protection royale, et confirma l’élection : William fut consacré en 1143 ; entre temps, l’archidiacre frondeur était devenu évêque de Durham ; Murdach, de son côté, devint abbé (ou prieur) des cisterciens de Fountains.

William mit tout son zèle à s’occuper de ses diocésains, qui apprécièrent sa douceur et sa bonté. Mais il omit une formalité importante : il devait aller recevoir le pallium papal des mains du cardinal légat, Hincmar, de sorte qu’à la mort du pape, le légat reporta le pallium à Rome. Le nouveau pape, Eugène III, qui était cistercien, accueillit alors favorablement les remontrances des cisterciens, d’ailleurs soutenus aussi par saint Bernard, qu’ils avaient mis de leur côté. Lorsque William se décida à partir pour recevoir son pallium, il vendit certains objets précieux du trésor et renonça à des privilèges pour payer son voyage : on le lui reprocha aussi, de sorte que le pape, venu présider un concile à Paris (1147), au lieu de le confirmer, le suspendit, l’accusant même d’avoir installé l’évêque de Durham sans tenir compte des exigences imposées par le pape précédent. C’était le résultat d’une calomnie en bonne et due forme.

William cependant se soumit humblement et alla se réfugier auprès du roi de Sicile, tandis que ses diocésains, furieux, allèrent attaquer l’abbaye de Fountains ; les ennemis de William se présentèrent à nouveau au pape, qui consacra Murdach évêque d’York et lui remit le pallium. 

William resta dans l’ombre à Winchester, priant dans le silence de sa retraite, jusqu’en 1153, année de la mort et du pape Eugène III et de saint Bernard, d’une part, et de Murdach d’autre part. Pour l’anecdote, Eugène III est Bienheureux (v. 8 juillet), et saint Bernard a été canonisé (v. 20 août) : leur aveuglement involontaire vis-à-vis de William ne les a pas empêchés d’être fidèles à Dieu et d’accomplir des miracles, ce que ne put obtenir l’opiniâtreté de Murdach.

Aussi l’archevêque d’York sortit alors de sa retraite et alla présenter au nouveau pape toute la vérité. Le pape le confirma sur son siège en lui remettant le pallium, et il y fut acclamé par les habitants.

Un incident eut lieu lors de ces manifestations : un pont de bois croula sous le poids de la foule, mais il n’y eut aucune victime et l’on attribua ce «miracle» à la prière de l’archevêque. 

William se montra digne de la charge apostolique : il pardonna à ses «ennemis», calma tous les esprits, et alla visiter les moines de Fountains, avec une donation pour compenser les dégâts de l’agression de 1148. 

Mais sa mission s’acheva à peine un mois après son retour à York, car il mourut, le 8 juin 1154 ; une mort si brutale fut attribuée à un empoisonnement : le fameux archidiacre d’York, Osbert, en fut accusé ; il passa en cour royale, en cour ecclésiastique, en cour papale : si l’on ne connaît pas le résultat officiel de ces procédures, on sait qu’Osbert fut déposé peu après.

Des miracles eurent lieu sur la tombe de William, notamment le corps ne fut pas atteint par l’incendie de 1223. Ce miracle et d’autres poussèrent le pape à le canoniser en 1227.

Ses reliques, disparues depuis le 16e siècle, furent retrouvées en 1960.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 23:00

Maria Droste zu Vischering

1863-1899

 

Les familles princières n’ont pas toujours bonne cote dans notre société moderne. Mais il s’y trouve des figures extraordinaires qui forcent notre admiration.

Celle d’aujourd’hui, Maria, eut l’heur de naître le 8 septembre 1863, en la fête de la nativité de Marie, au château de Erbdrostenhof (Münster, Allemagne).

Baptisée avec les noms de Maria Anna Johanna Franziska Theresia Antonia Huberta, elle était la fille du comte Clemens Droste zu Vischering et de la comtesse Helen von Galen, cette dernière proche parente du bienheureux cardinal von Galen (v. 22 mars).

Elle grandit au château de Darfeld (Münster), fut pensionnaire chez les Dames du Sacré-Cœur à Riedenburg (lac de Konstanz). L’ambiance de la famille était évidemment à l’opposé du Kulturkampf prussien. 

Maria songeait à entrer au Danemark dans la congrégation de Saint-Joseph de Chambéry, mais une maladie retarda l’exécution de son désir. Remise, elle entra dans la congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon Pasteur, à Münster, en 1888. Cette congrégation s’occupe de l’éducation des jeunes filles et fillettes.

Ayant émis la profession religieuse en 1891, Maria prit le nom de Maria du Divin Cœur, et devint maîtresse des enfants.

En 1894, elle fut nommée au couvent de Porto (Portugal). Elle s’y rendit par étapes : Angers (la maison-mère), Perpignan, Barcelone, Manresa, Lisbonne.

A Porto, elle apprit rapidement la langue nouvelle et fut nommée première maîtresse, puis Supérieure.

Les jeunes filles qui étaient là, avaient souvent besoin d’être remises dans le droit chemin. C’était la préococupation perpétuelle de Maria.

Elle qui avait volontiers fait le sacrifice de son pays natal, y retourna en 1896. Après ce voyage, la maladie la gagna : en peu de temps, elle eut les pieds paralysés. Alitée, elle continua de diriger le couvent de Porto, et correspondit avec beaucoup d’ecclésiastiques.

Maria reçut des révélations du Sacré-Cœur. Elle cherchait à répandre la dévotion au Sacré-Cœur, et fit parvenir au pape un projet de consécration du genre humain au Sacré-Cœur. C’est à la suite de cette démarche que le pape prépara l’encyclique Annum Sacrum pour annoncer cette consécration.

La consécration devait avoir lieu le dimanche 11 juin 1899, précédée d’un triduum de préparation. Maria cependant mourut le jeudi 8 juin 1899.

Son corps, demeuré incorrompu, se trouve dans le sanctuaire du Sacré-Cœur à Ermesinde (Portugal).

Maria du Divin-Cœur a été béatifiée en 1975.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 23:00

John Davy

? -1537

 

On ne connaît pas la date et le lieu de naissance de John.

L’année de son martyre, il pouvait avoir entre vingt et vingt-cinq ans, car il n’était que diacre dans la Chartreuse de Londres. 

Le 29 mai, on envoya les moines chartreux à la prison de Newgate, où ils furent enchaînés debout, les mains liées derrière le dos à des pitons. On voulait les laisser mourir de faim dans cette position.

Une sainte femme, Margaret Clement (ou Giggs), se faisant passer pour une crémière, réussit à toucher le gardien et à pénétrer dans la prison avec un grand bidon à lait, plein de nourriture, qu’elle distribua aux moines chartreux.

Là-dessus, le roi voulut savoir s’ils étaient déjà morts : le geôlier prit peur et n’osa plus laisser entrer Margaret, mais lui permit de passer sur le toit, de retirer des tuiles et de faire descendre la nourriture dans un panier aussi près que possible de la bouche des prisonniers. Mais ils ne purent pratiquement rien attrapper et le geôlier fit interrompre le stratagème.

William Greenwood mourut le premier, le 6 juin ; notre John Davy le 8 juin, Robert Salt le 9 juin, Walter Pierson et Thomas Green, le 10 juin, Thomas Scryven le 15 juin, Thomas Redyng le 16 juin, toujours en 1537. 

D’autres moururent plus tard : on suppose qu’on fit exprès de maintenir en vie ceux qui restaient encore, pour leur faire subir la potence, suivie de l’éviscération et de la décapitation ; ainsi, Richard Bere mourut le 9 août, Thomas Johnson le 20 septembre, toujours en 1537 ; William Horne fut exécuté le 4 août 1540.

Ce martyre eut lieu à Newgate (Londres).

En 1886, la confirmation du culte qu’on leur rendait, équivalait à la béatification.

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 23:03

Habencio de Cordoue

† 851

 

Martyrisé le 7 juin.

Voir la notice Pedro, Walabonso, Sabiniano, Wistremundo, Habencio, Jeremías

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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