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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 23:00

03 SEPTEMBRE

 

I.

Ste Phibi, diaconesse à Cenchrées (cf. Rm XVI, 1-2).

IV.

Ste Basilissa, jeune vierge de neuf ans; martyre à Nicomédie.

S Sandalius, martyr à Cordoue.

S Mansuetus, évêque à Toul.

?

S Marinus, tailleur de pierres, diacre et ermite, à l'origine de la ville de San Marino.

VI.

S Oengus Mac Nisse, évêque en Irlande.

S Auxanus, évêque à Milan, qui fit par erreur une consécration irrégulière et s'en repentit.

S Maurillon, évêque à Cahors, qui soignait sa goutte en s'appliquant un fer rouge sur les jambes et les pieds.

VII.

S Grégoire le Grand, pape (590-604) et Docteur de l'Eglise, mort le 12 mars, fêté en ce jour, anniversaire de son ordination.

S Remacle, moine à Luxeuil, abbé à Solignac, évêque à Tongres.

S Aigulphus, bénédictin à Fleury-sur-Loire, à l'origine du transfert des reliques de s. Benoît, et plus tard abbé à Lérins, victime d'une conspiration dans son monastère, cause de son martyre.

S Frogentius, bénédictin à Fleury-sur-Loire, martyr.

S Rieul, évêque à Reims, qui avait auparavant épousé la nièce de son prédécesseur, s. Nivard, et s'était réconcilié avec l'assassin de ses fils. 

S Vitaliano, évêque à Montesarchio.

VIII.

S Balanus, moine en Irlande (Iona, Techsaxon).

S Chrodegang, évêque à Séez ; voulant faire le pèlerinage à Rome, il confia le diocèse à son frère, qui le fit assassiner à son retour.

XIII.

B Guala, dominicain et évêque à Brescia.

XVII.

Bx Bartolomé Gutiérrez (mexicain), Francisco Terrero de Jésus (espagnol), Vicente Carvalho (portugais), augustins ; Gabriel Tarazona de Ste-Madeleine (franciscain espagnol), Antonius Ishida Kyūtaku (jésuite japonais), Hieronymus Iyo de la Croix (japonais), tous prêtres sauf Gabriel, torturés d'abord avec de l'eau sulfureuse, puis brûlés à petit feu l'année suivante à Nagasaki.

Bse Brigida de Jésus Morello, jeune veuve génoise, puis fondatrice des Ursulines de Marie-Immaculée à Piacenza, béatifiée en 1998.

XVIII.    

Bx Martyrs de septembre au séminaire Saint Firmin à Paris : soixante-et-onze prêtres et religieux ; un diacre et trois laïcs dans la prison La Force, tous béatifiés en 1926 ; ce sont : 

- Diocésains : André-Abel Alricy, Bertrand-Antoine de Caupenne, Charles Carnus, Charles-Victor Véret, Claude-Louis Marmontant de Savigny, Claude-Sylvain-Raphaël Mayneaud de Bizefranc, Denis-Claude Duval, Etienne-Michel Gillet, François-Joseph Monnier, Georges-Jérôme Giroust, Gilbert-Jean Fautrel, Gilles-Louis-Symphorien Lanchon, Henri-Jean Milet, Jacques Dufour, Jacques-Léonor Rabé, Jacques-Louis Schmid, Jean Lemaître, Jean-Baptiste Bottex, Jean-Charles (Jean-Baptiste) Legrand, Jean-Jacques de la Lande, Jean-Joseph de Lavéze-Bellay, Jean-Michel Philippot (Phelippot), Jean-Pierre Le Laisant, Jean-Thomas Leroy, Joseph Falcoz, Joseph-Louis (Jean-Louis) Oviefre, Joseph-Marie Gros, Julien Le Laisant, Julien-François Hédouin, Louis-Jean-Matthieu Lanier, Marie-François Moufflé, Martin-François-Alexis Loublier, Michel Leber, Michel-André-Sylvestre Binard, Nicolas Bizé, Nicolas Gaudreau, Nicolas-Claude (Nicolas-Charles) Roussel, Philibert Fougère (Pierre-Philibert), Pierre Bonzé, Pierre Briquet (Brisquet), Pierre Brisse, Pierre Saint-James, Pierre-François Hénocq, Pierre-Jacques de Turménies, Pierre-Jean Garrigues, Pierre-Louis Joret, Pierre-Paul Balzac, Pierre-Robert-Michel Régnet, René-Joseph Urvoy, Yves-André Guillon de Keranrun, Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic ;

- Jésuites : Eloy Herque (du Roule), François-Hyacinthe Le Livec de Trésurin, Jean-Antoine Seconds, Jean-François-Marie Benoît (Vourlat), Michel-Marie-François de la Gardette, Nicolas-Marie Verron, Pierre-Michel (Pierre-Marie) Guérin du Rocher, René-Marie Andrieux, Robert-François (François-Robert) Guérin du Rocher ;

- Chanoines de Saint-Victor : Jean-Charles-Marie-Bernard du Cornillet ;

- Chanoines de Sainte-Geneviève : Jean-François Bonnel de Pradel (Pradal), Claude Pons (Ponse) ;

- Vincentiens (de la Mission) : Jean-Charles Caron, Nicolas Colin, Louis-Joseph François, Jean-Henri Gruyer ;

- Eudistes : Pierre-Claude Pottier ;

- Doctrine Chrétienne : Claude Bochot, Eustache Félix ;

- Capucins : Jean-Pierre Duval ;

- Diacre : Pierre-Florent Leclercq ;

- Laïcs : Sébastien Desbrielles, Louis-François Rigot, Jean-Antoine-Joseph de Villette.

XIX.       

SS Pak K’ŭn-agi Maria, Kwŏn-hŭi Barbara, Pak Hu-jae Ioannes, Yi Chŏng-hŭi Barbara, Yi Yŏn-hŭi Maria, Kim Hyo-Ch’u Agnes, laïques coréens torturés et décapités, canonisés en 1984, fêtés le 20 septembre. 

Bse Maria Velotti (Maria Luigia du Très-Saint-Sacrement, fondatrice italienne des Franciscaines Adoratrices de la Sainte-Croix, stigmatisée, béatifiée en 2020.

XX.    

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2013 :

Diocésains : près de Lleida, Pius Salvans Corominas (*1878) ;

Fr.Maristes : près de Lleida, Joan Pastor Marco (Fabià), Baldomer Baró Riera (Aquilli), Lorenzo Gutiérrez Rojo (Félix Lorenzo) et Hilario de Santiago Paredes (Ligorio Pedro) (*1876, 1903, 1906, 1912) ;

Filles de la Sagesse : près de Madrid, Conceptión Pérez Giral, Dolores Úrsula Caro Martín, Andrea Calle González (*1887, 1893, 1904) ;

- béatifiés en 2021 :

Dominicains : près d’Almería, le prêtre Juan Aguilar Donis (*1886) ;

Ouvriers du S.Cœur : près de Jaén, Manuel Galcerá Videllet (*1877).

Bses Denise Leclerq et Jeanne Littlejohn (*1930, 1933), religieuses assomptionnistes, martyres en Algérie (1995), béatifiées en 2018.


 .

 

 

Phibi de Cenchrées

1er siècle

 

On écrit en général Phoebe, mais les Grecs prononcent Phibi.

Dans l’épître aux Romains, s.Paul écrit :

Je vous recommande Phibi, notre sœur, qui est diaconesse de l’Eglise de Cenchrées, afin que vous la receviez en notre Seigneur d’une manière digne des saints, et que vous l’assistiez dans les choses où elle aurait besoin de vous, car elle a donné aide à plusieurs et à moi-même (Ro 16:1-2).

Cenchrées (auj. Kekhries) était un des ports de Corinthe (Grèce). On se souviendra que s.Paul passa à Cenchrées où, ayant fait un vœu, il se fit raser la tête totalement (cf. Ac 18:18).

Phibi était donc diaconesse, c’est-à-dire assistante, comme le diacre assiste l’évêque, mais avec cette différence que le diaconat, premier échelon du sacerdoce, se confère dans le sacrement de l’Ordre, tandis que les diaconesses étaient en quelque sorte des religieuses, rendant mille services à la communauté, comme le font les infirmières, les sacristines, les catéchistes etc.

Le Martyrologe Romain mentionne sainte Phibi de Cenchrées au 3 septembre.

 

 

Basilissa de Nicomédie

4e siècle

 

D’après les manuscrits grecs, cette petite fille de neuf ans subit un long martyre.

Ni les fouets, ni le feu, ni les bêtes n’eurent raison de sa foi constante ; au contraire, elle convertit le préfet Alexandre à la foi du Christ. On la traîna hors de la ville, où elle mourut en priant.

C’était à Nicomédie (Bithynie, act. Izmit, Turquie NW), vers 305.

Le Martyrologe Romain mentionne sainte Basilissa de Nicomédie au 3 septembre.

 

 

Sandalius de Cordoue

4e siècle

 

Sandalius aurait été martyrisé au début du quatrième siècle, à Cordoue (Espagne S), vers 305.

Certains, moins convainquants, opineraient pour le neuvième siècle, durant la persécution musulmane.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Sandalius de Cordoue au 3 septembre.

 

 

Marinus de Rimini

4e siècle

 

Marinus aurait été originaire de l’île dalmate d’Arborea.

Tailleur de pierres, il vint à Rimini (Italie NE) exercer le métier de maçon.

Sentant arriver la persécution, il se réfugia sur le mont Titano, bientôt suivi par tout un groupe de Chrétiens, qui formèrent ainsi la première communauté, événement officiellement daté du 3 septembre 301.

Lors de l’édit de Constantin (313), Marinus fut ordonné diacre par l’évêque de Rimini.

Marinus serait mort en 366, date retenue pour la fondation historique de la ville de Saint-Marin.

On se demande pourquoi Marinus resta diacre si longtemps, sans être ordonné prêtre. La réponse est peut-être dans sa profonde humilité. Devenu prêtre (ou évêque), il n’aurait plus eu le temps de vaquer à son travail de la pierre.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Marinus de Rimini au 3 septembre.

 

 

Mansuetus de Toul

4e siècle

 

Mansuetus (communément appelé Mansuy), aurait été originaire de Grande-Bretagne.

De retour de Rome, il s’arrêta (ou on l’arrêta) à Toul pour y être le premier évêque.

Son épiscopat aurait duré de 338 à 375, soit trente-sept ans.

On l’invoque particulièrement pour la guérison des lépreux.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Mansuetus de Toul au 3 septembre.

 

 

Oengus Mac Nisse

† 514

 

Oengus Mac Nisse (en latin : Macanisius), irlandais, passe pour avoir été baptisé par s.Patrice (v. 17 mars), avant de devenir un disciple de s. Olcán (v. 20 février ?).

On croit savoir qu’Oengus Mac Nisse vivait déjà en ermite à Kells, avant d’y fonder un monastère.

Il serait le fondateur et premier évêque-abbé de Connor (act. Antrim).

Saint Oengus Mac Nisse est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Auxanus de Milan

† 566

 

Auxanus (Ausano en italien), aurait été le trentième évêque de Milan, de 556 à 566, si du moins les listes épiscopales sont exactes.

Il y a un problème concernant Auxanus : une lettre du pape Pélage concernant l’évêque de Milan, le traite de schismaticus. Auxanus n’était certainement pas un ennemi de la doctrine ; les historiens ont essayé de comprendre la situation et ont avancé qu’Auxanus avait peut-être ordonné, et par erreur, Paulinus d’Aquilée qui, lui, n’était pas dans l’orthodoxie, ce qui pouvait justifier le jugement du pape. S’étant rendu compte de son erreur, Auxanus s’en repentit ; mais Pélage mourut en 561 et n’eut peut-être pas le temps de revenir sur son jugement.

Le repentir d’Auxanus doit susciter notre admiration ; il justifie pleinement la mémoire dont on a entouré l’évêque après sa mort et le culte qu’on lui a rendu.

Saint Auxanus de Milan est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Rimagilus de Stavelot

600-669

 

Rimagilus, en français Remacle, était d’une famille d’Aquitaine, où il naquit vers 600.

Il entra au monastère de Luxeuil, où l’on observait la Règle de s.Colomban (v. 23 novembre).

En 632, il reçut de s.Eloi (v. 1er décembre) la mission de fonder une abbaye à Solignac, où l’on vivrait sous les deux Règles de s.Colomban et s. Benoît. Remacle y fut abbé pendant plus de dix ans.

En 645, il fondait encore à Cugnon, dans la forêt d’Ardenne.

Après 650, Remacle fut autorisé à fonder un double monastère à Stavelot-Malmédy. Cette fondation aurait joui d’une totale immunité. L’immense terrain concédé représentait un cercle de trente kilomètres de diamètre, avec d’autres possessions en basse Loire, des moulins, etc. 

De 652 à 662, on confia aussi à l’Abbé l’administration du diocèse de Tongres, sur le territoire duquel se trouvaient Stavelot et Malmédy. Remacle fut donc le vingt-sixième évêque de Tongres.

Remacle mourut le 3 septembre, vers 669.

Stavelot dépendit plus tard de Liège, Malmedy de Cologne.

Saint Rimagilus de Stavelot est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

Les deux abbayes de Stavelot-Malmedy furent pillées et supprimées en 1796. On en visite actuellement les ruines et quelques bâtiments.

 

 

Aigulphus de Lérins

630-675

 

S’il a vraiment existé (!) Aigulphus serait né à Blois vers 630, de parents pauvres et pieux qui, l’ayant enfin obtenu grâce à leurs prières ferventes, le consacrèrent à Dieu.

Adolescent, Aigulphus se mit sous la direction de l’abbé de Fleury-sur-Loire, à moins qu’il se soit d’abord adressé à Leobodus, abbé à Orléans, qui l’envoya ensuite à Fleury.

Il fut chargé d’aller récupérer les reliques de s.Benoît (v. 21 mars) au Mont-Cassin, après l’incursion destructrice des Lombards. S’étant bien acquitté de sa mission, il devint célèbre (ainsi que l’abbaye de Fleury-sur-Loire) et fut appelé à gouverner le monastère de Lérins (670).

Ce monastère venait à son tour d’être dévasté par les Sarrasins et le nouvel Abbé voulait tout mettre en œuvre pour le relever. Deux moines cependant, devenus suppôts du diable, entravèrent les travaux autant qu’ils le purent et même obtinrent du gouverneur Mummolus une troupe qui vint enlever Aigulphus et tous les moines restés fidèles à lui.

Les captifs eurent les yeux crevés et la langue coupée, et furent abandonnés sur un îlot proche de la Corse.

Ensemble ils répétaient à leur façon le psaume 94 : Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche annoncera ta louange. Aigulphus les exhortait patiemment à accepter ces souffrances comme la clé qui leur ouvrirait les portes du Ciel.

Leur gardien, touché par l’attitude de ces pieux soldats du Christ, offrit la liberté à Aigulphus, qui la refusa.

Au contraire, Aigulphus reçut un surplus de tortures et fut décapité.

Toute cette histoire qui semble très véridique, est contestée à la base par les historiens dits spécialistes, qui ne retiennent pour historiques que l’abbatiat d’Aigulphe à Lérins et l’incursion des Sarrasins, vers 675.

Saint Aigulphus de Lérins est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Vitaliano de Montesarchio

† 699

 

Vitaliano aurait été évêque de Montesarchio, une localité située entre Capoue et Benevento (Italie), dont le nom latin (Caudium) nous rappelle immédiatement l’épisode des Fourches Caudines (321 av. JC).

Mais Capoue revendique aussi Vitaliano comme son vingt-cinquième évêque, de 693 à 718. Rien n’empêche que Vitaliano ait pu être nommé successivement aux deux diocèses, ou qu’il les ait cumulés pendant un temps. Les dates restent imprécises et permettent ces suppositions.

Une «tradition» existe selon laquelle, après avoir été acclamé par le peuple de Capoue, Vitaliano fut accusé de vie dissolue et promené en place publique vêtu d’habits de femme. Malgré sa parfaite innocence, l’évêque fut capturé, lié dans un sac de cuir et jeté au fleuve Garigliano ; porté miraculeusement à Ostie, Vitaliano fut alors rappelé par ses diocésains, mais il préféra se retirer.

Capoue fut bientôt frappée de sécheresse, de famine et de peste.

Vitaliano aurait fondé un  ermitage sur le Monte Partenio et y serait mort en 699 (ou même 718, cf. supra)).

Saint Vitaliano de Montesarchio est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Chrodegang de Séez

† 770

 

Chrodegang (ou Godegrand) était de famille noble, peut-être d’Exmes. Il avait une sœur, Opportune (v. 22 avril).

Les vertus de Chrodegang le désignèrent pour devenir le dix-septième évêque de Séez, entre s.Loyer et s.Gérard. On ne sait quand Loyer termina ses jours, ni précisément quand Gérard commença son épiscopat : vers 765-770.

Chrodegang voulut mettre son épiscopat sous la protection de s.Pierre, et entreprit le pèlerinage à Rome. Mais pour ne pas laisser son diocèse sans direction, il le confia à son frère, Chrodebert.

Ce dernier, loin de correspondre à l’idéal de son frère, profita de l’absence de Chrodegang pour s’approprier des biens ecclésiastiques et alla jusqu’à se faire élire évêque à la place de Chrodegang. Il est vrai que le pèlerinage de Chrodegang dura quelque sept années, et ce fut certainement une erreur de la part de Chrodegang d’être absent de son diocèse si longtemps.

Dieu permet parfois des situations «irrégulières» pour aboutir à des circonstances qui retournent à Sa gloire. Ainsi, lorsque Chrodegang fut de retour, il s’arrêta d’abord auprès de sa sœur Opportune, qui était abbesse de Montreuil, puis rendit visite à sa tante Lanthilde, l’abbesse d’Almenèches. De passage à Nonant, Chrodebert l’aperçut et, sans phrase, le fit assassiner.

C’est ce martyre qui rendit célèbre Chrodegang, plus que toute sa vie, qu’on ne connaît finalement pas.

Il paraît que les buveurs ont repris la deuxième forme du prénom de Chrodegang, Godegrand, qui devint pour eux Godet grand, pour en faire leur saint Patron.

Saint Chrodegang de Séez est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

Guala de Roniis de Brescia

1180-1244

 

Guala (Wala) naquit à Bergame (Italie N) vers 1180.

Vers 1218, déjà prêtre, il entra chez les Dominicains et fut nommé prieur à Brescia, déjà remarqué pour la sainteté de sa vie.

En 1219, assistant saint Domingo (v. 6 août) avec Rodolfo de Faenza et Reginald d’Orléans, il reçut les vœux de Diana d’Andaló (v. 10 juin) à Bologne. Les années suivantes, ce fut lui qui intervint personnellement auprès du pape pour obtenir le déplacement de quelques Religieuses dominicaines romaines à Bologne, en vue de l’établissement d’un monastère à Bologne (1223).

En 1221, au nom du Fondateur, il reçut de l’évêque de Brescia l’église de s.Faustino en faveur des Dominicains et, en 1223, il participait avec l’évêque à la solennelle procession des reliques des ss.Faustino et Jovite, après le terrible tremblement de terre de Noël 1222.

Quand mourut saint Domingo, le fondateur des Dominicains (1221), Guala eut la vision de l’entrée de Domingo dans la gloire du Ciel : sans savoir que Domingo était mort, il accourut à Bologne pour raconter aux Frères sa vision, et c’est alors qu’on lui annonça la mort de Domingo.

En 1226, une première mission lui fut confiée auprès des villes lombardes et de l’empereur Frédéric II, qui échoua. D’autres tractations continuèrent entre Trévise et Padoue, entre Bologne et Modène. Il est établi que c’est grâce à lui que fut signée la Paix de San Germano en 1230, qui assura une certaine tranquillité en Europe pendant huit ans ; un accord intervint enfin entre l’empereur et le Pape.

En 1230, il fut nommé évêque pour le siège de Brescia. Il est contestable que Guala ait commencé son épiscopat par le décret de la peine de mort pour les hérétiques ; il semble que l’empereur lui-même l’ait précédé dès 1224, et que Guala n’ait pas protesté, uniquement pour ne pas provoquer l’empereur contre la ville et le diocèse. Guala au contraire s’interposa constamment pour rétablir la paix entre les factions.

En 1232 et 1233, il fut chargé de mission auprès de l’empereur à Ravenne et auprès de l’évêque de Parme ; il assista à la canonisation de saint Domingo à Bologne.

Dans son diocèse, Guala lutta énergiquement contre le clergé simoniaque, mais aussi contre les potentats locaux qui voulaient s’emparer des biens de l’Eglise.

La situation politique et sociale de cette ville, comme dans toute la Lombardie, était continuellement sujette aux revendications de la population, tantôt montée contre l’empereur, tantôt dressée contre la papauté. Guala intervint en faveur de la paix, mais cherchant à soutenir l’Eglise et le Pape, ou l’Empereur (quand il n’était pas excommunié) pour en obtenir les faveurs, ou la Ligue lombarde, quand c’était possible.

En août 1238, Brescia résista énergiquement contre Frédéric II, qui dut se retirer après deux mois de siège. Mais en 1239, Guala fut exilé à la suite d’un mouvement populaire dans lequel convinrent la commune, le clergé, et même le légat pontifical ; Guala se retira près le monastère d’Astino et on lui nomma un remplaçant, qui ne fut jamais reconnu par Rome. La situation était compliquée, impliquant aussi le conseil des Dominicains ; il y eut plusieurs procès et appels. Guala dut aller trouver personnellement le pape à Rome pour lui expliquer la vraie situation. Finalement, en 1240, Grégoire IX nomma Guala inquisiteur de la Foi et lui confia une nouvelle mission auprès de l’empereur ; enfin, en 1243, Innocent IV rétablit Guala sur son siège et l’évêque fut accueilli triomphalement par les diocésains.

Revenu au monastère d’Astino pour une visite, Guala y mourut le 3 (ou le 5) septembre 1244.

Son culte fut confirmé en 1868.

Hieronymus Iyo

?-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Hieronymus Iyo naquit  à Nagasaki (Japon).

C’était un prêtre diocésain, membre du Tiers-Ordre franciscain et, dans cette dernière affectation, portait le nom de Hieronymus de la Croix.

Il porta sa croix jusqu’au bout et fut condamné avec Bartolomé Gutiérrez Rodríguez et ses Compagnons.

Le 2 septembre, le gouverneur Unémé envoya les deux prêtres japonais, Antonius Ishida et Hieronymus Iyo, avec le frère Gabriel Tarazona, chez des renégats, qui essayèrent sans succès de les faire apostasier.

Hieronymus consomma donc son martyre le 3 septembre 1632 et fut béatifié en 1867.

 

 

Gabriel Tarazona Rodríguez

1567-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Gabriel était né en octobre 1567 à Fonseca (Tolède, Espagne), de Pedro et Isabel, qui le firent baptiser le 22 octobre suivant ; il reçut la Confirmation en 1571.

Après avoir étudié et exercé la médecine, il entra comme Convers chez les Frères Mineurs Alcantarins vers l’âge de trente ans, prenant le nom de Gabriel de Sainte-Madeleine.

Ce fut une âme mystique. Il fut favorisé de dons extraordinaires.

On l’envoya en 1601 aux Philippines, et de là en 1606 au Japon, où des guérisons miraculeuses qu’il opéra dans les hôpitaux d’Osaka lui acquirent une certaine popularité. 

Une persécution éclata en 1613, mais les persécuteurs le laissaient circuler librement et même le relâchaient s’il venait à être arrêté dans une rafle de chrétiens.

Frère Gabriel était connu pour ses miracles, pour ses extases ; il lui arriva de devenir invisible à ses gardiens de prison, et de se trouver au même moment chez le gouverneur…

Ce gouverneur Unémé, cependant, qui voulait empêcher à tout prix le Christianisme de se répandre, garda chez lui le Frère, et se fit soigner par lui. Et voilà que sa nièce, guérie par la prière du Frère, se convertit : fureur du gouverneur, qui ordonna de conduire le Frère à Ōmura, où se trouvaient déjà le père Bartolomé Gutiérrez et ses Compagnons.

La suite des événements a été relatée dans la notice du père Bartolomé. Ajoutons que, lors du supplice de l’eau sulfureuse, le frère Gabriel, qui était déjà malade, n’y fut soumis «que» deux fois.

Le 1er septembre, il fut comme les autres condamné à mort.

Le 2 septembre, le gouverneur Unémé envoya les deux prêtres japonais, Antonius Ishida et Hieronymus Iyo, avec le frère Gabriel, chez des renégats qui essayèrent sans succès de les faire apostasier.

Gabriel consomma donc son martyre le 3 septembre 1632 et fut béatifié en 1867.

 

 

Antonius Ishida Kyūtaku

1570-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Antonius naquit en 1570 à Shimabara (Nagasaki, Japon).

Après ses études, il entra en 1589 chez les Jésuites et fut ordonné prêtre.

Convoqué par le Provincial des Jésuites à Nagasaki, il s’y rendit mais, soit qu’il ne fût pas assez prudent, soit qu’il n’eût pas le temps de l’être, il fut arrêté dès le 15 novembre 1629 sur ordre du gouverneur de Nagasaki, un certain Unémé.

Ce dernier lui montra des ornements sacerdotaux et l’invita à s’en revêtir. Le Père obéit et prêcha éloquemment la foi chrétienne. Unémé fut très intéressé, mais à la fin rappela les ordres de l’empereur et fit brûler tous les ornements, dont les cendres furent jetées à la mer. Une entrevue avec des bonzes, le lendemain, montra la supériorité du Jésuite, mais ne modifia pas la conduite du gouverneur. Unémé donna ordre de transférer le père Antonius à Ōmura, le 12 décembre 1629. Il y resta jusqu’en novembre 1631. Mais ce n’était pas encore l’heure du martyre.

(Pour la suite des détails de ce martyre, qu’on veuille bien lire la notice de Bartolomé Gutiérrez Espinosa).

En décembre 1631, le père Francisco souffrit six fois le supplice de l’eau sulfureuse.

La sentence de mort lui fut annoncée le 1er septembre 1632, comme on l’a vu pour Bartolomé Gutiérrez. Le 2 septembre, le gouverneur Unémé envoya encore Antonius et un autre prêtre (Hieronymus Iyo) chez des renégats, qui essayèrent, mais vainement, de les faire apostasier.

Antonius consomma son martyre, avec Hieronymus et les autres Compagnons, le 3 septembre 1632 et fut béatifié en 1867.

 

 

Bartolomé Gutiérrez Espinosa

1580-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Bartolomé naquit le 24 août 1580 à Mexico, de Alonso et Ana Rodríguez de Espinosa, et fut baptisé le 4 septembre suivant.

Après avoir étudié chez les Jésuites, sa vocation le conduisit chez les Augustins, où il fit la profession en 1597.

On l’envoya ensuite approfondir sa formation ès Arts et théologique à Yuririapúndaro, puis il fut ordonné prêtre et commença son apostolat à Puebla de los Ángeles.

En 1606, il partit sur le Espíritu Santo à destination des Philippines, où il fut d’abord confesseur pour les Espagnols, puis aurait été maître des novices à Manille.

En 1612, il fit un premier voyage au Japon, nommé supérieur pour un couvent, mais il fut vite contraint de repartir à Manille, où il s’occupa de la sacristie et fut maître des novices, parmi lesquels deux Japonais.

Il repassa clandestinement au Japon en 1617, avec Pedro de Zúñiga (voir au 19 août). 

Le père Bartolomé était déjà un homme d’apparence squelettique. Son calvaire allait commencer. 

Arrêté à Kikizzou le 10 novembre 1629, il fut conduit à Nagasaki. 

Au nord de Nagasaki, se trouve le mont Ungen, où jaillissent des eaux sulfureuses horriblement corrosives. L’eau pénétrée de soufre rejaillit à près d’un mètre ; ce liquide a le don de détruire les chairs en un instant. C’est en cela que consista le supplice du père Bartolomé et de ses Compagnons, qui étaient Vicente Simões de Carvalho, Francisco Terrero de Ortega Pérez, Antonius Ishida Kyūtaku, Hieronymus Iyo, Gabriel Tarazona Rodríguez, ainsi que Beatriz da Costa et Maria da Silva.

Le 3 décembre 1631, on les emmena au pied du mont Ungen. Le 5 décembre, on les attacha à une pierre et on leur versa sur la peau cette eau terrible, mais lentement, pour ne pas provoquer une mort subite. Le père fut soumis deux fois à ce supplice. Puis on prétendit les faire marcher sur le Crucifix, mais ils restèrent inébranlables. Le 5 janvier, on les ramena à Nagasaki, couverts de plaies et d’ulcères, mais fortifiés dans leur foi.

On attendit plusieurs mois la décision de l’empereur, ce qui permit aux prisonniers de faire parvenir des billets aux missionnaires cachés dans la ville.

Le 1er septembre, les Religieux furent condamnés à mort, les deux femmes exilées.

Le 3 septembre, on chargea les Religieux dans des litières bien fermées pour ne pas exciter la population. On les conduisit aux environs de Nagasaki, à Nishizaka, où on les attacha par un doigt seulement à des poteaux, pour leur permettre, éventuellement, de fuir aisément si la douleur venait à bout de leur courage. De plus, le bûcher avait été arrosé d’eau salée pour diminuer la force du feu et prolonger le supplice.

Quand les corps furent entièrement consumés, on jeta à la mer leurs cendres.

Bartolomoé Gutiérrez fut béatifié avec ses Compagnons en 1867.

 

 

Vicente Simões de Carvalho

1590-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Vicente naquit en 1590 à Albufeira (Portugal), de António et Catarina Pereira.

Après ses excellentes études, ses parents l’envoyèrent à Lisbonne, où il entra chez les Ermites Augustins et il fut ordonné prêtre en 1617.

Il fut envoyé aux missions d’Extrême Orient, et il put pénétrer au Japon en 1623, déguisé en jongleur ou en marchand des quatre-saisons, pour pouvoir s’introduire dans les maisons et parler du Christ aux païens, ou relever le courage des Chrétiens persécutés.

Il fut pris le 25 novembre 1629 et conduit le 12 décembre suivant à Ōmura, où il resta jusqu’en novembre 1631. Mais ce n’était pas encore l’heure du martyre.

(Pour la suite des détails de ce martyre, qu’on veuille bien lire la notice de Bartolomé Gutiérrez Espinosa).

Le père Vicente souffrit quatre fois le supplice de l’eau sulfureuse.

Il consomma son martyre le 3 septembre 1632 et fut béatifié en 1867.

 

 

Francisco Terrero de Ortega Pérez

1590-1632

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Francisco naquit en mai 1590 à Villamediana (Palencia, Espagne).

Après ses études, il entra en 1614 chez les Ermites Augustins de Valladolid. Il prit le nom de Francisco de Jésus et il fut ordonné prêtre.

Il fut envoyé aux missions d’Extrême Orient, et arriva à Manille en 1620. Il put pénétrer au Japon en 1623 avec le père Vicente Simões de Carvalho : il s’était teint le visage en noir et vendait des châtaignes, moyennant quoi il pouvait accoster les gens et leur parler du Christ.

Il fut pris le 18 novembre 1629 dans les montagnes d’Yukinura et conduit à Ōmura, où il resta jusqu’en novembre 1631. Mais ce n’était pas encore l’heure du martyre.

(Pour la suite des détails de ce martyre, qu’on veuille bien lire la notice de Bartolomé Gutiérrez Espinosa).

En décembre 1631, le père Francisco souffrit six fois le supplice de l’eau sulfureuse. C’est par une de ses lettres qu’on connaît le détail de ces eaux horribles. En outre, il fut attaché, en équilibre sur une pierre ronde, pendant toute une nuit glaciale.

Il consomma son martyre le 3 septembre 1632 et fut béatifié en 1867.

 

 

Brigida Morello

1610-1679

 

Brigida Morello vit le jour le 17 juin 1610 à San Michele di Pagana (Rapallo, Gênes, Ligurie, Italie nord-ouest), sixième des onze enfants du gouverneur de Rapallo, Nicoló, et de Lavinia Borzese.

Sa mère étant malade, elle dut s’occuper, à douze ans, de ses dix frères et sœurs. 

Quand elle parla à son père de sa vocation religieuse, ce dernier lui confia qu’il n’avait pas de dot suffisante à lui fournir pour la placer dans le meilleur couvent de Gênes. Brigida en tomba gravement malade, mais, dit-on, une vision de la Sainte Vierge avec l’Enfant Jésus dans les bras, lui apporta la guérison.

Désireuse pourtant d’entrer en religion, elle pria Dieu de l’éclairer sur la sainteté dans le mariage et, en 1633, épousa Matteo Zancano avec lequel elle s’établit à Parme, où Matteo possédait des mines de sel.

En 1636, devant les troupes espagnoles envahissantes, le couple dut quitter la demeure, et revint s’installer à Crémone après les combats. C’est alors que Matteo mourut de tuberculose, en 1637, cet époux qu’elle aimait plus que tout au monde et qui la laissait veuve et sans enfants.

Brigida fit alors le vœu de chasteté et s’occupa des pauvres, des malades, des activités paroissiales. En 1640, elle se déplaça à Plaisance et tenta d’être admise chez les Capucines, mais son état de veuve ne le permettait pas. Elle pratiqua alors de sévères mortifications, couchant sur la dure, marchant pieds-nus en hiver. 

La volonté de la Providence se manifesta par l’intermédiaire de la duchesse de Parme, Margherita de’ Medici, qui désirait ouvrir à Plaisance une maison pour l’éducation de la jeunesse féminine. Brigida répondit à cet appel. On dit qu’elle aurait alors vu en vision Notre-Seigneur qui lui proposait d’être la fondatrice de cette famille religieuse. 

Brigida réunit autour d’elle quelques jeunes dames, elle-même prenant le nom de Brigida de Jésus et fonda ainsi en 1649 la Maison de Sainte-Ursule à Plaisance, dont les Religieuses s’appelèrent par la suite les Ursulines de Marie-Immaculée. Elles devaient s’occuper de l’éducation chrétienne des jeunes, dans un esprit missionnaire et œcuménique. 

Brigida, la Fondatrice, refusa d’être supérieure et se contenta d’être l’économe ; elle se soumit humblement à sa Supérieure, faisant part à la communauté des inspirations célestes qu’elle recevait ; des personalités vinrent la consulter ; elle fut à son tour élue supérieure en 1665, et réélue jusqu’à sa mort. Elle alla aussi soigner les pauvres et les malades, qu'elle visitait à domicile ou à l’hôpital.

On a signalé des grâces particulières dont Dieu la favorisa, des dons mystiques comme des extases ou des miracles.

Pendant vingt-quatre ans elle fut elle-même affligée de différentes maladies. En 1659, elle aurait été guérie d’une tumeur maligne mortelle en se frottant le mal avec de l’huile de la lampe qui brûlait devant la statue de saint François-Xavier, envers lequel elle nourrissait une grande dévotion ; elle obtint plus tard que ce Saint fût reconnu comme co-protecteur céleste de Plaisance. Elle vénérait aussi particulièrement saint Nicolas (voir au 6 décembre) et saint Nicola de Tolentino (voir au 10 septembre), les patrons de son père. 

Brigida de Jésus mourut le 3 septembre 1679, à Plaisance.

Sa tombe disparut à Plaisance ; on conservait d’elles quelques précieux écrits, mais on ne reprit sa cause de béatification qu’au 20e siècle. Elle fut béatifiée en 1998.

Voici quelques extraits de l’homélie de Jean-Paul II lors de la messe de béatification :

"A une époque où les idéaux de la féminité étaient peu considérés, la bienheureuse Morello a mis en lumière, sans bruit, la valeur de la femme dans la famille et dans la société. Amoureuse de Dieu, elle fut pour cela disponible pour ouvrir son cœur et ses bras à ses frères et sœurs dans le besoin. Enrichie de dons mystiques, mais éprouvée, en même temps, par de longues et pénibles souffrances, elle ne cessa pas d'être pour ses contemporains une authentique maîtresse de vie spirituelle et l'exemple significatif d'une synthèse admirable entre vie consacrée et engagement social et éducatif. Dans ses écrits transparaît une invitation constante à la confiance en Dieu. Elle aimait à répéter: Confiance, confiance, le cœur grand ! Dieu est pour nous un Père et jamais il ne nous abandonnera !

Martyrs du 3 Septembre

1792

 

Faisant suite à ce qui a été dit la veille de ce jour, nous allons aujourd’hui considérer les victimes qui versèrent leur sang pour la Foi au séminaire Saint-Firmin et à la prison La Force, toujours à Paris.

On s’est demandé pourquoi les assassins, qui étaient pourtant nombreux, n’exécutèrent pas le même jour toutes leurs victimes. On a pensé que c’étaient les mêmes équipes qui passaient d’un lieu à l’autre, ce qui expliquerait le décalage.

Au séminaire Saint-Firmin, donc, les équipes d’assassins n’arrivèrent que le matin du 3 septembre. La veille, à vingt heures, le procureur du séminaire fut prévenu par des jeunes gens, qui le supplièrent de mettre ses jours en sûreté. Après des hésitations, il les suivit et traversa sans encombre le corps de garde. D’autres se sauvèrent également ou restèrent cachés dans un grenier, deux jours durant. Le 3, à cinq heures et demie du matin, les massacreurs pénétrèrent dans la maison, la visitèrent, mirent sous la sauvegarde de la loi cinq prêtres de la communauté de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Les autres, y compris le vénérable supérieur du séminaire, M.François, lazariste, furent précipités par les fenêtres ou assommés.

A la prison de La Force, on avait commencé, le 2 septembre, vers seize heures, l’appel des prisonniers, sous prétexte de les inscrire pour les envoyer combattre à la frontière. Cet appel dura jusqu’au soir, et on dit que les prisonniers qui ne rentraient plus avaient été transférés dans une autre maison d’arrêt.

Le massacre commença vers minuit. La plus célèbre victime fut la princesse de Lamballe. Les condamnations se faisaient au cri de : A l’Abbaye ! Le prisonnier que les juges n’avaient pas condamné était d’abord saisi par quatre brigands ; celui qui présidait aux massacres le conduisait, criant et lui ordonnant de crier comme lui : Vive la nation ! Ils arrivaient ainsi jusqu’au guichet de la prison. Là étaient les bourreaux. Au nombre d’environ soixante, ils formaient une haie prolongée jusqu’à l’extrémité de la rue, fermée par un trophée de cadavres, entassés les uns sur les autres. Le prisonnier était relâché au cri de : Grâce au bon citoyen ! D’un prêtre, on exigeait le serment de Liberté-Égalité, que prononçait d’abord un Marseillais, la main étendue sur les cadavres.  Si le prisonnier répétait le serment, les derniers bourreaux lui ouvraient le passage et il était libre.

Il y eut encore des victimes au Châtelet, à la Conciergerie et à Bicêtre, mais l’Église n’a pour l’instant retenu que les prêtres et religieux, ainsi que trois laïcs.

Les victimes du séminaire Saint-Firmin et de la prison La Force, que l’Église a béatifiées en 1926, sont au nombre de soixante-quinze. Ils se trouvent ci-après dans l’ordre alphabétique de leurs prénoms et, plus bas, dans l’ordre chronologique de leur naissance.

On a indiqué le poste qu’ils avaient au moment de leur mort. Quand ce n’est pas autrement spécifié, ce poste est à Paris.

 

André-Abel Alricy, 

Bertrand-Antoine de Caupenne, 

Charles Carnus, Charles-Victor Véret, Claude Bochot, Claude Pons (Ponse), Claude-Louis Marmontant de Savigny, Claude-Sylvain-Raphaël Mayneaud de Bizefranc, 

Denis-Claude Duval, 

Eloy Herque (du Roule), Etienne-Michel Gillet, Eustache Félix, 

François-Hyacinthe Le Livec de Trésurin, François-Joseph Monnier, 

Georges-Jérôme Giroust, Gilbert-Jean Fautrel, Gilles-Louis-Symphorien Lanchon, 

Henri-Jean Milet, 

Jacques Dufour, Jacques-Léonor Rabé, Jacques-Louis Schmid, Jean Lemaître, Jean-Antoine Seconds, Jean-Antoine-Joseph de Villette, Jean-Baptiste Bottex, Jean-Charles Caron, Jean-Charles (Jean-Baptiste) Legrand, Jean-Charles-Marie-Bernard du Cornillet, Jean-François Bonnel de Pradel (Pradal), Jean-François-Marie Benoît (Vourlat), Jean-Henri Gruyer, Jean-Jacques de la Lande, Jean-Joseph de Lavéze-Bellay, Jean-Michel Philippot (Phelippot), Jean-Pierre Duval, Jean-Pierre Le Laisant, Jean-Thomas Leroy, Joseph Falcoz, Joseph-Louis (Jean-Louis) Oviefre, Joseph-Marie Gros, Julien Le Laisant, Julien-François Hédouin, 

Louis-François Rigot, Louis-Jean-Matthieu Lanier, Louis-Joseph François, 

Marie-François Moufflé, Martin-François-Alexis Loublier, Michel Leber, Michel-André-Sylvestre Binard, Michel-Marie-François de la Gardette, 

Nicolas Bizé, Nicolas Colin, Nicolas Gaudreau, Nicolas-Claude (Nicolas-Charles) Roussel, Nicolas-Marie Verron, 

Philibert Fougère (Pierre-Philibert), Pierre Bonzé, Pierre Briquet (Brisquet), Pierre Brisse, Pierre Saint-James, Pierre-Claude Pottier, Pierre-Florent Leclercq, Pierre-François Hénocq, Pierre-Jacques de Turménies, Pierre-Jean Garrigues, Pierre-Louis Joret, Pierre-Michel (Pierre-Marie) Guérin du Rocher, Pierre-Paul Balzac, Pierre-Robert-Michel Régnet, 

René-Joseph Urvoy, René-Marie Andrieux, Robert-François (François-Robert) Guérin du Rocher, 

Sébastien Desbrielles, 

Yves-André Guillon de Keranrun, Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic.

 

André-Abel Alricy

1712-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 2 août 1712 à Crémieux (Isère). 

Aumônier à la prison Saint-Médard.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Bonzé

1719-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Versailles, né en 1719 à Paris. 

Curé de Massy.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Bochot

1720-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la congrégation des Pères de la Doctrine Chrétienne, né le 10 juillet 1720 à Troyes (Aube). 

Supérieur de la maison Saint-Charles de cette même congrégation.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Brisse

1722-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Beauvais, né le 3 août 1722 à Brombos (Oise). 

Curé de Boran-sur-Oise.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Jean Garrigues

1725-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 2 mars 1725 à Sauveterre (Aveyron). 

 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Eustache Félix

1726-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la congrégation des Pères de la Doctrine Chrétienne, né le 23 avril 1726 à Troyes (Aube). 

Procureur et conseiller provincial de cette même congrégation.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Hyacinthe Le Livec de Trésurin

1726-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 5 mai 1726 à Quimper (Finistère). 

 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Joseph Falcoz

1726-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 4 décembre 1726 à Saint-Sorlin d’Arves (Savoie). 

Chapelain de l’hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Pons

1729-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Note : On trouve parfois l’orthographe Ponse.

Prêtre des Chanoines Réguliers de la Congrégation de France, né en 1729 à Saint-Pierre-le-Monastier (Haute-Loire). 

Chanoine régulier à Sainte-Geneviève de Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas-Claude Roussel

1730-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Nicolas-Claude (ou Nicolas-Charles) était prêtre du diocèse de Paris, né en 1730 à Paris. 

Confesseur des Hermites à Grosbois.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Gilbert-Jean Fautrel

1730-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 19 avril 1730 à Marcilly (Manche). 

Aumônier de la Maison des Enfants-Trouvés.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Charles Caron

1730-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la Congrégation de la Mission (Vincentiens), né le 30 septembre 1730 à Auchel (Pas-de-Calais). 

Curé de Collégien, au diocèse de Meaux.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas Colin

1730-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la Congrégation de la Mission (Vincentiens), né le 12 décembre 1730 à Grenant (Haute-Marne). 

Curé de Genevrières, au diocèse de Langres. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Michel Leber

1731-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1731 à Paris. 

Curé de La Madeleine.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Michel Guérin du Rocher

1731-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Pierre-Michel (ou Pierre-Marie ?) était le frère aîné de Robert-François (v. plus bas).

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né en 1731 à Sainte-Honorine-la-Guillaume (Orne). 

Supérieur de la Maison des Nouveaux-Convertis.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-François-Marie Benoît Vourlat

1731-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 26 mars 1731 à Lyon (Rhône). 

Aumônier des Dames de l’Adoration perpétuelle.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Antoine-Joseph de Villette

1731-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Laïc, né le 12 juin 1731 au Cateau-Cambrésis (Nord). 

Ancien officier, retiré au séminaire Saint-Firmin.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Martin-François-Alexis Loublier

1733-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Sées, né en 1733 à Mortrée (Orne). 

Curé de Condé-sur-Sarthe au même diocèse.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Antoine Seconds

1734-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né en 1734 à Rodez (Aveyron). 

Chapelain de l’hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Henri Gruyer

1734-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la Congrégation de la Mission (Vincentiens), né le 13 juin 1734 à Dole (Jura). 

Vicaire à Saint-Louis de Versailles. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Jacques de la Lande

1735-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse d’Evreux, né le 8 mars 1735 à La Forêt-Auvray (Orne). 

Curé de Saint-Martin d’Illiers-l’Évêque, au même diocèse.

Il fut député aux États généraux.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Robert-François Guérin du Rocher

1736-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Robert-François (ou Françlis-Robert) était le frère cadet de Pierre-Michel (v. plus haut).

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 23 octobre 1736 à Repas (Orne). 

Aumônier de l’hospice des Capucins.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas Bizé

1737-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 5 octobre 1737 à Versailles (Yvelines). 

Directeur du séminiaire Saint-Nicolas du Chardonnet.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Thomas Leroy

1738-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Meaux, né en 1738 à Epernay (Marne). 

Grand prieur de l’abbaye de Chanoines réguliers de Saint-Jean-des-Vignes et curé-prieur de La Ferté-Gaucher, au diocèse de Soissons.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-François Bonnel de Pradel

1738-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Note : On trouve parfois l’orthographe Pradal.

Prêtre des Chanoines Réguliers de la Congrégation de France, né le 5 septembre 1738 à Aix-les-Thermes (Ariège).

Chanoine régulier à Sainte-Geneviève de Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Denis-Claude Duval

1739-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1739 à Paris. 

Vicaire à Saint-Etienne-du-Mont.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Sébastien Desbrielles

1739-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Laïc, né le 28 avril 1739 à Bourges (Cher). 

Maître d’hôtel à l’Hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Pierre Duval

1740-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Né en 1740 à Paris, il entra chez les pères Capucins et prit le nom de Frère Côme.

Il était aumônier à l’hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

Eloy Herque du Roule

1741-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 31 mai 1741 à Lyon (Rhône). 

Aumônier de l’hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

Jean-Joseph de Lavéze-Bellay

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1742 à Gluiras (Archèche). 

Confesseur des malades à l’Hôtel-Dieu de Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Philibert Fougère

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Philibert (Pierre-Philibert) était prêtre du diocèse de Nevers, né en 1742 à Paris. 

Curé de Saint-Laurent de Nevers.

Il fut député à l’Assemblée nationale.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

René-Marie Andrieux

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 16 février 1742 à Rennes (Ille-et-Vilaine). 

Ancien Supérieur de la communauté Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Briquet

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Pierre Briquet (ou Brisquet) était prêtre du diocèse de Paris, né le 25 février 1742 à Vervins (Aisne). 

Professeur au Collège de Navarre.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Joseph-Marie Gros

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 22 mai 1742 à Lyon (Rhône). 

Curé de Saint-Nicolas du Chardonnet. 

Il fut député aux États généraux.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Saint-James

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 18 octobre 1742 à Caen (Calvados). 

Recteur de l’Hôpital général.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Michel-André-Sylvestre Binard

1742-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 28 novembre 1742 à Laulne (Manche). 

Professeur au Collège de Navarre.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Michel Philippot

1743-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1743 à Paris. 

Chapelain du Collège de Navarre.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Claude Pottier

1743-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la Congrégation de Jésus et Marie (Eudistes), né le 20 septembre 1743 au Havre (Seine-Maritime). 

Supérieur du séminaire Saint-Vivien de Rouen. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas Gaudreau

1744-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Versailles, né en 1744 à Paris. 

Curé de Vert-le-Petit.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Florent Leclercq

1744-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Pierre-Florent était diacre du diocèse d’Amiens, né en 1744 à Hautvilliers (Somme). 

Élève au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, c’était apparemment une «vocation tardive», étant âgé de quarante-huit ans.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Michel-Marie-François de la Gardette

1744-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 5 septembre 1744 à Billon (Puy-de-Dôme). 

 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Jacques de Turménies

1744-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 5 octobre 1744 à Gournay-en-Bray (Seine-Maritime). 

Grand-maître du Collège de Navarre.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Charles Legrand

1767-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Jean-Charles (ou Jean-Baptiste) était prêtre du diocèse de Paris, né en 1745 à Versailles (Yvelines). 

Professeur au Collège de Lisieux, à Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Joseph-Louis Oviefre

1748-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Joseph-Louis (ou Jean-Louis) était prêtre du diocèse de Paris, né en 1748 à Paris. 

Directeur de la petite Communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Paul Balzac

1750-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 25 avril 1750 à Paris. 

Vicaire à Villejuif, retiré dans la communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude-Sylvain-Raphaël Mayneaud de Bizefranc

1750-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 2 mai 1750 à Digoin (Saône-et-Loire). 

Prêtre de la communauté de Saint-Etienne-du-Mont.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Léonor Rabé

1750-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 27 décembre 1750 à Sainte-Mère-Église (Manche). 

Chapelain de l’hospice des Enfants-Assistés.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

Louis-Joseph François

1751-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de la Congrégation de la Mission (Vincentiens), né le 3 février 1751 à Busigny (Nord). 

Supérieur du séminaire Saint-Firmin. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-François Rigot

1751-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Laïc, né le 28 octobre 1751 à Amiens (Somme). 

Sous-sacristain à l’Hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Louis Schmid

1752-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 14 septembre 1752 à Paris. 

Curé de Saint-Jean l’Évangéliste.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Pierre Le Laisant

1753-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Frère aîné de Julien (v. plus bas) 

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1753 à Valognes (Manche). 

Vicaire à Dugny, au diocèse de Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-Jean-Matthieu Lanier

1753-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1753 à Château-Gontier (Mayenne). 

Préfet du séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Bertrand-Antoine de Caupenne

1753-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 2 août 1753 à Jégun (Gers). 

Vicaire à Montmagny.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Gilles-Louis-Symphorien Lanchon

1754-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1754 à Les Pieux (Manche). 

Directeur spirituel des Religieuses de Port-Royal.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Marie-François Moufflé

1754-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 23 août 1754 à Paris. 

Vicaire à Saint-Merry.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas-Marie Verron

1754-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né le 7 novembre 1754 à Quimperlé (Finistère). 

Directeur des Religieuses de Sainte-Aure.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Robert-Michel Régnet

1755-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 19 mars 1755 à Cherbourg (Manche). 

Résidant à Paris. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Etienne-Michel Gillet

1758-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1758 à Paris. 

Directeur au séminaire Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Henri-Jean Milet

1759-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1759 à Paris. 

Vicaire à Saint-Hippolyte.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Charles-Marie-Bernard du Cornillet

1759-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre des Chanoines Réguliers de Saint-Victor, né le 4 août 1759 à Châteaubriant (Loire-Atlantique). 

Chanoine régulier de Saint-Victor à Paris et bibliothécaire de l’abbaye.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

Julien-François Hédouin

1760-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 3 octobre 1760 à Coutances (Manche). 

Chapelain de la Communauté de la Compassion.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Julien Le Laisant

1761-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Frère cadet de Jean-Pierre (v. plus haut).

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1761 à Valognes (Manche). 

Vicaire à Videcosville, au diocèse de Coutances.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic

1761-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1761 à Ploumez-Paimpol (Côtes-d’Armor). 

Vicaire à Saint-Jacques du Haut-Pas. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Louis Joret

1761-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse d’Amiens, né le 28 octobre 1761 à Rollot (Somme). 

Résidant à Paris.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Joseph Monnier

1763-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 18 mars 1763 à Paris. 

Vicaire à Saint-Séverin.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Charles-Victor Véret

1763-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 17 juillet 1763 à Louvières (Calvados). 

 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Georges-Jérôme Giroust

1765-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1765 à Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne). 

Vicaire à Gennevilliers.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques Dufour

1765-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 9 avril 1765 à Troisgots (Manche). 

Vicaire à Maison-Alfort.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

René-Joseph Urvoy

1766-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1766 à Plouisy (Côtes-d’Armor). 

Maître de conférences au séminaire des Trente-Trois. 

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean Lemaître

1767-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs du 3)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1767 à Beaumais (Calvados). 

Il avait donc vingt-cinq ans et avait été ordonné prêtre le 17 juin précédent.

Il fut martyrisé au Séminaire Saint-Firmin de Paris le 3 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Pak K’ŭn-agi Maria

(Bak Keun-agi Maria)

1786-1839

 

Maria était née à Seoul (Corée S) en 1786. C’était la sœur de l’autre Martyre,  Pak Hŭi-sun Lucia (v. 24 mai).

Arrêtée et durement battue avec le cudgel, elle fut condamnée à mort comme sa sœur.

Mais une loi établissait qu’on ne pouvait exécuter le même jour deux membres d’une même famille, aussi Maria attendit quatre mois en prison après la mort de sa sœur Lucia.

Maria fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Kwŏn Hŭi Barbara

(Gweon Heui Bareubara)

1794-1839

 

Barbara était née à Seoul (Corée S) en 1794. C’était l’épouse de Yi Kwang-hŏn Auguseutino (v. 24 mai), la mère de Yi Agatha  (v. 9 janvier) et la belle-sœur de Yi Kwang-nyŏl Ioannes (v. 20 juillet).

Elle était née dans une famille païenne, mais se convertit avec son mari au Catholicisme.

Comme on l’a vu pour l’autre Martyre, Yi Yŏn-hŭi Maria, elle ne craignit pas d’accorder l’hospitalité à l’évêque et à ses missionnaires, ni de mettre sa maison à la disposition des fidèles pour la Messe et le catéchisme.

Arrêtée en 1839 et durement torturée de façon répétée, sa plus grande douleur fut de voir sa jeune fille de seize ans, Agatha, elle aussi arrêtée et torturée par la faim, la soif, le froid et les coups.

Barbara fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Pak Hu-jae Ioannes

(Bak Hu-jae Yohan)

1799-1839

 

Yohan était né à Yong-in (Gyeonggi-do, Corée S) en 1798 ou 1799. C’était le fils d’un autre Martyr,  Pak Laurentius (on n’a pas retrouvé ce nom dans la liste des martyrs actuellement béatifiés ; il y a bien Pak Chwi-deuk Laurentius, martyrisé en 1799, v. 3 avril, mais ce détail ne coïncide pas avec la déclaration de Yohan, voir plus bas ; si pourtant c’était le cas, le petit Yohan serait né l’année-même de la mort de son père).

Une fois marié, il vint avec sa famille à Seoul, où il fabriqua des espadrilles. Selon le témoignage de son épouse, c’était un travailleur, très croyant, qui répétait : Il faut que je meure martyr, pour sauver mon âme, et rappelait souvent à son épouse qu’elle devait supporter n’importe quelle souffrance pour obtenir le salut. Pour se mortifier, il se tapait sur les jambes avec un des outils qu’il utilisait dans son atelier. Pour s’encourager à la mortification, il racontait cette petite histoire (ou parabole) : Un saint vieillard, voyant un ver sortir d’une de ses plaies, l’y remit en disant : hé, toi, c’est là-dedans que tu dois manger.

Quand la persécution reprit en 1839, il n’eut pas peur. Il n’avait pas grand-chose à la maison : dans un grand pot de terre, il conservait un peu d’argent, qu’il divisa calmement, en deux, moitié pour lui et moitié pour son épouse ;  puis il conseilla à son épouse d’aller passer la nuit suivante chez sa tante.

Le lendemain, l’épouse apprit qu’il avait été arrêté.

Au bureau de police, on l’interrogea :

- Tes parents vivent encore ?

- Ma mère est morte il y a quelques années ; mon père a été décapité pour sa foi en 1801. Je n’ai pas d’autres parents.

- Tu sais que tu violes l’ordre du roi ?

- Mon Créateur, c’est Dieu. Je dois plus de fidélité à Dieu qu’au roi.

- Donne-nous les noms de tes complices ?

- Je ne peux pas faire de mal aux autres.

- Renie ta foi, si tu veux vivre.

- Ma religion est plus importante que ma vie.

On le battit quarante fois au cudgel. Yohan n’était qu’un lambeau de chair tout en sang. Le bruit de ses membres écrasés par le cudgel effrayait les autres prisonniers.

Yohan fut décapité à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifié en 1925 et canonisé en 1984, il est fêté avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Yi Chŏng-hŭi Barbara

(Yi Jeong-heui Bareubara)

1799-1839

 

Barbara était née à Pongch’ŏn (Sihŭng, Kyŏnggi, Corée S) en 1799.

C’était la fille de Hŏ Kye-im Magdalena (v. 26 septembre), la sœur de Yi Yŏng-hŭi Magdallena (voir au 20 juillet) et la tante de Yi Bareubara (v. 27 mai).

Née en 1799, elle montra dès sa jeunesse une foi inébranlable et une ferme volonté.

Quand son père voulut la donner en mariage à un païen, elle simula des maux de jambes et, pendant trois années, resta assise ou couchée par-terre. L’homme perdit patience et en épousa une autre. Barbara alors épousa un Catholique.

Mais son mari mourut deux ans après, et la jeune veuve retourna chez ses parents, puis alla vivre avec sa sœur Yi Yŏng-hŭi Magdalena à Seoul chez sa tante, Yi Teresa.

Elle fut arrêtée en 1839 et supporta très courageusement toutes les tortures qu’on lui infligea dans le but de la faire apostasier.

Barbara fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Yi Yŏn-hŭi Maria

(Yi Jeong-heui Bareubara)

1804-1839

 

Maria était née à Seoul (Corée S) en 1804. C’était l’épouse du martyr Nam Myŏng-hyŏk Damiano (v. 24 mai).

Cette femme à la forte volonté et très intelligente avait l’habitude courageuse de recevoir chez elle l’évêque Laurent Imbert (v. 21 septembre) et en général les missionnaires, ainsi que les fidèles, pour soigner les uns, exhorter les autres, tout cela avec grâce et la plus simple modestie.

Elle fut arrêtée en 1839, mise en prison et maltraitée. Elle reprocha sévèrement à ces hommes leurs manières si indélicates, mais quand son époux lui rappela qu’un Catholique doit mourir comme un agneau docile, elle supporta sans se plaindre tout ce qu’on lui imposa comme traitements pénibles et grossiers.

On avait mis son fils dans une cellule proche et on le torturait aussi ; Maria entendait ses cris et les gardiens lui disaient quelles tortures on infligeait à son fils. On espérait ainsi faire apostasier l’un ou l’autre, mais l’unique crainte de Maria était que son fils cédât aux tortures et reniât sa foi. Toutefois elle se rassura par la pensée que toutes ces souffrances étaient pour la gloire de Dieu ; tout ce qu’elle désirait, c’était le Ciel. Elle fut durement battue.

Ensuite, le récit ne donne pas d’autres détails sur ce garçon.

Maria fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Kim Hyo-ch’u Agnes

(Gim Hyo-chu Agyeseu)

1814-1839

 

Agnès était née à ou près de Seoul (Corée S) vers 1814 (ou 1816). C’était la sœur de Kim Hyo-im Columba (v. 26 septembre).

Sa famille était païenne, mais sa maman et ses six enfants devinrent catholiques à la mort du papa.

Agnès et ses deux sœurs, Columba et Clara, promirent à Dieu la chasteté.

Agnès fut décapitée à la Petite Porte Ouest, le 3 septembre 1839.

Béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, elle est fêtée avec l’ensemble des Martyrs de Corée le 20 septembre.

 

 

Maria Velotti

1826-1886

 

Maria Velotti naquit le 16 novembre 1826 à Soccavo (Naples, Italie), de Francesco et Teresa Napoletano, qui la firent baptiser le jour-même. Francesco s’était remarié après son veuvage et avait un fils, Giovanni.

L’enfance de Maria fut marquée par de rudes épreuves. Ses parents moururent vers 1828. La petite fille fut alors hébergée par une tante célibataire, qui la maltraita. Mariella, comme on l’appelait, n’avait qu’à se taire et faire les travaux de l’entretien de la maison ; elle ne mangeait pas à sa faim, était facilement battue et, voulant aller à la messe, devait y aller pieds-nus. Maria fut finalement «adoptée» par de bons voisins, Lorenzo Sabatino et Giuseppa Tuzzolo, qui n’avaient pas d’enfants.

Le résultat de cette période agitée, fut que la jeune fille savait à peine lire et écrire.

Plus tard, devenue adulte, elle eut l’opportunité de rencontrer son demi-frère Giovanni.

En 1849, Maria rencontra par bonheur un bon prêtre qui fut son directeur spirituel, Filippo Antonio da Domicella, qui l’accompagna dans son chemin spirituel : en 1853, elle revêtit un habit religieux et, l’année suivante, fit la profession chez les Franciscaines. Elle prit le nom religieux de Maria Luigia du Très-Saint-Sacrement, en souvenir de s.Luigi Gonzaga (v. 21 juin).

Dès 1853, Maria fut favorisée d’extases, de visions de Notre-Seigneur, de la Vierge Marie, de saint François d’Assise. Comme ce dernier, elle reçut les stigmates de la Passion, mais de façon invisible. Elle fut aussi persécutée par le Démon, qui la laissa blessée ; elle dut même rester alitée plusieurs jours. Outre ces grâces particulières, Maria s’imposait d’autres mortifications, portant un cilice et se flagellant.

Dans son petit couvent de Franciscaines, Maria devint la maîtresse des novices. Mais en 1867, le couvent ferma ses portes. Malade, Maria fut hospitalisée à Naples. On vint la voir, lui demander ses conseils, et aussi, pourquoi pas, fonder avec elle une nouvelle famille. Ce fut ainsi que naquit en 1875 la congrégation des Sœurs Franciscaines Adoratrices de la Sainte Croix, dont le but devait être la formation des jeunes filles et promouvoir leur rôle et leur place dans la société napolitaine. La maison était à Naples.

La renommée de Maria Luigia se répandait ; des guérisons lui étaient attribuées ; des vocations se présentèrent et la Fondatrice établit la maison-mère à Casoria, dans des locaux plus amples. Une école se fonda pour les jeunes filles de la campagne.

Les dernières années et surtout les dernières semaines de sa vie, Maria Luigia souffrit énormément, paralysée sur un fauteuil roulant, où elle mourut, le 3 septembre 1886.

Maria Velotti - Sœur Maria Luigia - fut béatifiée en 2020, et inscrite au Martyrologe le 3 septembre.

 

Juan Pastor Marco

1876-1936

 

Juan était né le 16 janvier 1876 à Barcelone (Espagne), de Jaime et Eladia, qui le firent baptiser deux jours après.

Bien que barcelonais, Juan entra d’abord au séminaire de Girona (1889). C’est là qu’il connut des Frères Maristes français, qui venaient apprendre l’espagnol. C’est du moins ce qu’on trouve dans les relations, mais en Catalogne on risquait d’apprendre plutôt le catalan !

Pratiquement, Juan choisit la voie des Frères Maristes : il ne serait pas prêtre, mais aurait la charge d’enseigner à de jeunes garçons et peut-être aussi d’être missionnaire.

Il passa en France pour entrer en 1889 au noviciat des Frères Maristes de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme, France) ; en 1890 il reçut l’habit et le nom de Fabián ; un an après il faisait les premiers vœux et la profession perpétuelle en 1897.

Juan fut envoyé à Le Beausset, Var (1890) comme cuisinier ; puis comme professeur à Lambèse, Algérie (1891) et à Dieulefit, Drôme (1892) ; ensuite il enseigna en Espagne : Mataró (1893), Lleida (1895), San Andrés de Palomar (1901), Torelló (1902), Saragosse (1903), Lleida (1909), Barcelone (1911), Valencia (1912), Murcia (1913), Calatayud (1914), Lleida (1915), Barcelone (1922-1935).

Le Frère Fabián ne fut pas seulement professeur ; il fut chargé par ses Supérieurs pour les représenter devant les bureaux et les autorités civiles ; il fut un vrai Religieux, humble et serviable, pas toujours reconnu à la hauteur de ses démarches difficiles, mais toujours fidèle, toujours au service de Dieu, sans s’inquiéter du jugement des hommes.

Il se retira finalement, rempli de bonnes œuvres et de fatigues, à Las Avellanas, pour y être soigné.

A la croix de sa mauvaise santé, devait s’ajouter la croix du martyre : il fut assassiné à Las Avellanas le 3 septembre 1936.

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Manuel Galcerá Videllet

1877-1936

 

Manuel Galcerá Videllet naquit le 6 juillet 1877 à Caseras (Tortosa, Espagne NE).

Il étudia au séminaire de Saragosse et fut ordonné prêtre en 1901.

Outre son doctorat en théologie, il se passionna pour les langues (français, allemand, anglais).

Il entra dans l’association des Prêtres Ouvriers du Sacré-Cœur de Jésus, destinés à la formation spirituelle dans les séminaires. C’est ainsi qu’il fut administrateur dans les séminaires de Saragosse, Cuernavaca au Mexique, Badajoz, Barcelone et Valladolid. Il fut aussi à Rome, vice-recteur du Collège espagnol. Depuis 1934, il était directeur spirituel à Baeza, très apprécié des séminaristes.

Dès le 20 juillet 1936, il fut arrêté avec don Aquilino Pastor Cambero.

Il fut assassiné à Ibros (Jaén) le 3 septembre 1936.

Manuel Galcerá Videllet sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 3 septembre.

 

 

Pius Salvans Corominas

1878-1936

 

Pius vint au monde le 2 janvier 1878 à Santa Maria de la Guàrdia, alias Guàrdia de Sagàs (Berguedà, Solsona, Catalogne, Espagne), de Josep et Raimunda, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Ordonné prêtre en 1902, il fut vicaire à Olvan, mais dut se retirer à cause de sa santé délicate.

Quand il fut remis, il fut nommé à la paroisse de Montdam, puis à celle de Fonollet, toujours dans le doyenné de Berguedà. Enfin il fut nommé curé de Santa Susanna (Solsonès).

En 1927, il dut abandonner cette paroisse, toujours pour motifs de santé, et il fut alors nommé aumônier des Sœurs des Ecoles Chrétiennes à Mollerussa (Pla d’Urgell).

La fidélité et la piété de ce prêtre, son humilité et sa patience dans l’épreuve, lui valurent une réputation de sainteté, parmi tous ceux, fidèles, prêtres, religieuses, qui venaient volontiers se confesser à lui.

Lors des premières émeutes de 1934 (la révolte des Asturies), il apprit la mort du confrère, Josep Morta, curé de Navàs (Bages) avec une sainte envie : Bienheureux curé de Navàs ! Moi aussi j’aimerais bien qu’on me coupât un doigt d’une main, si l’on m’assurait ainsi une mort comme celle de don Josep ! Ce prêtre (1867-1934) avait été martyrisé le 7 octobre 1934. Et aussi : Sachez qu’il n’y a pas de grâce plus grande que de pouvoir aller directement au Ciel !

Le 3 septembre 1936, des miliciens vinrent le trouver chez lui avant même le lever du jour. Le vieux prêtre aurait pu s’échapper, mais ne le fit pas ; il demanda seulement qu’on le laissât s’habiller. Puis il les suivit sans mot dire, comme un petit agneau ; il prit congé de sa bonne de cure en lui disant : Adieu, au ciel !

On le fit monter dans une voiture, qui partit directement au cimetière de Mollerussa. Là, on le fusilla et l’on mit le feu à son cadavre, qui portait encore la soutane. Il était cinq heures du matin.

Don Pius reçut donc la grâce tant désirée du martyre le 3 septembre 1936, et fut béatifié en 2013.

 

 

Juan Aguilar Donis

1886-1936

 

Juan Aguilar Donis naquit le 1er juin 1886 à Amuso de Campos (Palencia, Espagne).

Après ses études de philosophie et de théologie au couvent d’Almagro, il fut ordonné prêtre.

Envoyé en divers couvents, il se trouvait en 1936 à Almería.

Quand éclata la guerre civile, il se réfugia chez un bienfaiteur, pendant environ un mois. Le 26 août, il fut arrêté et subit des séances de torture.

Le 3 septembre, il fut assassiné au lieu-dit Pozo de La Lagarta, Tabernas, Almería.

Juan Aguilar Donis devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 3 septembre.

 

 

Conceptión Pérez Giral

1887-1936

 

Elle vit le jour le 10 janvier 1887 à Madrid (Espagne).

Orpheline à cinq ans, elle grandit dans la famille de sa mère, puis dans celle de son père.

Elle entra chez les Filles de la Charité. Son dernier poste fut Albacete.

Expulsées le 25 juillet 1936, les trois Sœurs se réfugièrent à Madrid chez les parents de l’une d’elles.

Puis elles pensèrent être plus en sécurité chez d’autres parents à Vallecas, mais on ne les accepta pas, par crainte des dénonciations possibles. Les Sœurs furent reconnues comme moniales, on les arrêta, on en abusa, avant de les mettre face au mur et de les fusiller, à Vallecas.

Sœur Conceptión refusa encore une fois de renier sa foi, et tomba en criant Vive le Christ Roi !

C’était le 3 septembre 1936 ; les trois Sœurs furent béatifiées en 2013.

 

 

Dolores Úrsula Caro Martín

1893-1936

 

Elle vit le jour le 21 octobre 1893 à Granátula (Ciudad Real, Espagne), en la fête de sainte Ursule, d’où son deuxième prénom.

Elle était maîtresse et infirmière, et finalement entra chez les Filles de la Charité, en 1917.

A Albacete, sa personnalité fit que même ses «ennemis» la respectèrent ; à Madrid, où elle fut le plus longtemps, elle s’occupa surtout de l’infirmerie.

Expulsées le 25 juillet 1936, les trois Sœurs se réfugièrent à Madrid chez un cousin de Dolores, qui les reçut très fraternellement.

Puis elles pensèrent être plus en sécurité chez d’autres parents à Vallecas, et Dolores sacrifia sa famille pour accompagner sa Supérieure, Andrea Calle. 

Mais on ne les accepta pas, par crainte des dénonciations possibles. Les Sœurs furent reconnues comme moniales, on les arrêta, on viola même Dolores et Andrea. Puis on les maltraita dans une arène, comme pour des taureaux, avant de les mettre face au mur et de les fusiller, à Vallecas (ou bien, selon un autre récit, en leur tirant une balle dans la tempe).

C’était le 3 septembre 1936 ; elles furent béatifiées en 2013.

 

 

Baldomero Baró Riera

1903-1936

 

Baldomero était né le 29 septembre 1903, à Tiurana (Lleida, Espagne), un des nombreux enfants de José et María, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Ces parents très chrétiens moururent cependant très jeunes, ce qui marqua profondément Baldomero.

Baldomero entra en 1916 au séminaire des Frères Maristes à Vic et commença le noviciat à Las Avellanes en 1918 ; en 1919 il reçut l’habit et le nom de Aquilino ; un an après il faisait les premiers vœux.

Aquilino fut professeur à Vic (1921), Arceniega (1922, où il professa en 1925), Logroño (1932) et Las Avellanas (1933).

Durement éprouvé par l’absence de ses parents, Aquilino s’habitua à mettre sa confiance en Dieu seul ; il aimait se recueillir devant le Saint Sacrement, et faisait passer à ses élèves tout son élan pour la liturgie et pour la musique. Il avait en outre une grande dévotion envers les Ames du Purgatoire.

Ce fut un Religieux très humble, allant jusqu’à demander à genoux à ses élèves de lui rappeler ce qu’il aurait pu laisser passer comme imperfections ou fautes envers eux.

Arrêté à Las Avellanas, le Frère Aquilino subit le martyre le 3 septembre 1936, quand il avait trente-trois ans, l’âge du Christ.

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Andrea Calle González

1904-1936

 

Elle vit le jour le 27 février 1904 à Plasencia (Cáceres, Espagne).

Elle était modiste, et finalement entra chez les Filles de la Charité, en 1930. C’était une femme forte, qui supporta courageusement des calomnies et des incompréhensions à son égard.

Elle fut infirmière à l’hôpital psychiâtrique de Almería et de Zaldívar, puis à Albacete, dans un établissement pour femmes atteintes de maladies mentales.

Expulsées le 25 juillet 1936, les trois Sœurs se réfugièrent à Madrid chez les parents de l’une d’elles.

Puis elles pensèrent être plus en sécurité chez d’autres parents à Vallecas, mais on ne les accepta pas, par crainte des dénonciations possibles. Les Sœurs furent reconnues comme moniales, on les arrêta, on viola Andrea et Dolores, on les conduisit dans une arène comme des bêtes, avant de les mettre face au mur et de les fusiller, à Vallecas (ou bien, selon un autre récit, en leur tirant une balle dans la tempe).

C’était le 3 septembre 1936 ; elles furent béatifiées en 2013.

 

 

Lorenzo Gutiérrez Rojo

1906-1936

 

Lorenzo était né le 10 août 1906, fête de saint Laurent, dont il porta le nom, à Las Hormazas (Burgos, Espagne), de Enrique et Feliciana, des cultivateurs très chrétiens qui le firent baptiser dès le lendemain.

Il entra en 1919 au collège des Frères Maristes à Arceniega et commença le noviciat à Las Avellanas en 1922 ; en 1923 il reçut l’habit et le nom de Félix Lorenzo ; un an après il faisait les premiers vœux et fera la profession perpétuelle en 1928.

Ses supérieurs remarquèrent et apprécièrent dès le début sa profonde mansuétude, et le destinèrent sans difficulté à l’enseignement. 

Félix Lorenzo fut envoyé à Murcia (1924) et Saragosse (1930). 

Il n’eut pas d’autres postes : une insuffisance cardiaque l’obligea à se retirer à la maison-infirmerie de Las Avellanas en 1931. Au début, les médecins ne lui donnaient même que six mois de vie ; Dieu permit que ce fussent presque six années, mais extrêmement douloureuses. Cependant, le Frère Félix vécut ces années avec un inaltérable sourire, qualifié par ses visiteurs de enchanteur.

Quand sa maladie lui accordait quelque répit, il en profitait pour s’occuper utilement : la prière bien sûr, mais aussi des réparations d’horloges, où il excellait. Extrêmement habile de ses mains, il savait aussi combiner qui sait quel mécanisme utile en salle de Travaux pratiques pour la physique et la chimie.

Les anarchistes de 1936 ne s’arrêtèrent pas à la maladie des Frères Maristes : les Religieux, parmi eux Félix Lorenzo, furent assassinés à Las Avellanas le 3 septembre 1936.

Le Frère Félix Lorenzo fut béatifié en 2013.

 

 

Hilario de Santiago Paredes

1912-1936

 

Hilario était né le 13 mai 1912 à Cisneros de Campos (Palencia, Espagne), de Ignacio et Josefa, excellents chrétiens qui le firent baptiser le 19 mai. Il fut confirmé en 1907.

Le papa avait déjà eu en premières noces Francisca et Gregorio ; de son second mariage naquirent Ludivina, notre Hilario et Feliciano Emilio, qui devait le rejoindre chez les Maristes.

La maman, Josefa, mourut en 1916 et la fille aînée, Francisca, la «remplaça» maternellement à la maison.

Un oncle paternel, prêtre, eut une excellente influence sur le garçon.

Hilario entra en 1927 au collège des Frères Maristes à Carrión de los Condes (Palencia) ; ce collège était international et accueillait des élèves d’Amérique, dont la mentalité était fort différente de celle d’Hilario ; il en souffrit même beaucoup au début, et sut prendre sur lui pour surmonter l’épreuve. 

On l’envoya ensuite à Espira de l’Agly (Pyrénées Orientales), pour y achever ses études et perfectionner son français.

Il commença le noviciat à Pontós en 1930 ; en 1931 il reçut l’habit et le nom de Ligorio Pedro ; un an après il faisait les premiers vœux.

La même année, il dut faire son service militaire à Saragosse, dont l’atmosphère lui fut pénible et dont il se consolait en fréquentant la maison des Frères de cette ville. C’est durant cette période qu’il contracta la pénible maladie du Mal de Pott.

Au terme de cette épreuve, il reprit sa formation à Pontós (1934) et devait s’embarquer en 1935 pour le Mexique, mais il fut envoyé à Valencia. 

Il n’eut pas d’autres postes : il fut même contraint de se retirer à la maison-infirmerie de Las Avellanas en 1936. 

Les anarchistes de 1936 ne s’arrêtèrent pas à la maladie des Frères Maristes : les Religieux, parmi eux Ligorio Pedro, furent assassinés à Las Avellanas le 3 septembre 1936.

Le Frère Ligorio Pedro fut béatifié en 2013.

 

 

Denise Leclercq

1930-1995

 

Née le 8 janvier 1930 à Gazeran (Yvelines), Denise Leclercq entra en 1959 chez les Sœurs de N.Dame des Apôtres.

Au jour de sa profession, elle prit le nom de la jeune Martyre Bibiane (v. 2 décembre).

En 1961, elle fut envoyée en Algérie, à la maternité de Constantine.

En 1964, son nouveau poste fut en Alger, où elle fut responsable d’un centre de couture, de broderie d’art, de puériculture, au profit des seules jeunes qui n’avaient pu faire d’études.

A travers ces jeunes, la Sœur fut amenée à visiter les familles, à constater la grande misère de la population ; c’était pour elle l’occasion de manifester l’amour du Christ envers tous.

Lorsqu’en 1994, en raison de la difficile situation politique, la question se posa de rester ou de partir, la position de Sœur Bibiane fut claire : Ce sont les gens eux-mêmes qui ont demandé des Sœurs. Actuellement ils demandent que nous restions.

Sœur Bibiane reçut à son tour la palme du martyre à Belcourt (Alger, Algérie), alors qu’elle sortait de la Messe.

C’était le 3 septembre 1995, le dies natalis où elle sera mentionnée au Martyrologe.

Elle fut béatifiée en 2018.

 

 

Jeanne Littlejohn

1933-1995

 

Jeanne Littlejohn vint eu monde le 22 novembre 1933 à Tunis (Tunisie). On ne sait rien d’autre, pour le moment, sur sa famille et sa formation.

En 1957, elle entra chez les Sœurs de N.Dame des Apôtres.

Au jour de sa première profession, en 1959, elle prit le nom de Angèle-Marie.

De 1959 à 1964, elle fut à Bouzarea (Algérie), où sa Congrégation tenait un orphelinat et un internat. Elle y fut chargée des petites filles et de la formation des plus grandes dans la broderie.

En 1964, elle fut envoyée à la nouvelle Ecole des Arts d’Alger, pour y enseigner la broderie d’art.

Par sa douceur, Sœur Angèle-Marie conquit le cœur des élèves, d’autant plus qu’elle parlait leur langue.

L’atmosphère était alors lourde en Algérie, les ressortissants français et tout le clergé vivaient dans la totale et constante incertitude du lendemain.

Le dimanche 3 septembre 1995, Sœur Angèle assista à la Messe de l’après-midi dans le quartier de Belcourt, avec l’autre Sœur, Bibiane. Au sortir de la cérémonie, Angèle dit à Bibiane : Nous ne devons pas avoir peur. Nous devons seulement bien vivre le moment présent... Le reste ne nous appartient pas.

Quelques minutes plus tard, Sœur Angèle-Marie fut abattue de deux balles dans la tête. Elle reçut, ainsi que la Sœur Bibiane, la palme du martyre ce 3 septembre, désormais leur dies natalis, où elles seront mentionnées au Martyrologe.

Elles furent béatifiées ensemble en 2018.

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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 06:01

02 SEPTEMBRE

 

III.

SS Zenon (? et ses deux fils Concorde et Théodore), martyrs à Nicomédie.

IV.

Ste Theodota et ses trois fils, Evodios, Hermogenes et Callistos, martyrs à Nicée.

S Habib, diacre à Edesse, brûlé vif.

S Antonin, tailleur de pierres, martyr à Apamée où son zèle de vingt ans provoqua la colère des païens.

S Juste, évêque à Strasbourg.

S Iustus, évêque à Lyon ; après le lynchage traîtreux d'un homme qu'il avait protégé, il se rendit incognito en Egypte, avec son lecteur Viateur, pour y faire pénitence en ermite.

?

SS Dioméde, Julien, Philippe, Eutychien, Hésyque, Léonide, Philadelphe, Ménalippe et Pantagape, martyrs.

V.

S Valentin, évêque à Strasbourg.

S Elpidius, évêque à Lyon.

?

S Antoine, ermite martyr à Lialores, dont il est le patron.

VI.

S Nonnosus, abbé au Mont Soratte puis à Castel Sant Elia, thaumaturge.

S Syagrius, évêque à Autun. 

VII.

S Agricola, évêque en Avignon où il succéda à son père, et patron de cette ville, invoqué pour obtenir la pluie ou le beau temps.

VIII.

S Prosperus, évêque à Tarragone.

?

S Elpidius, abbé ou ermite dans le Picenum. 

IX.

S Lésé (Lézens), espagnol, martyr au Mas d'Auvignon, blessé en se battant contre des envahisseurs normands.

XI.

S Imre, fils du roi hongrois s. István ; mort prématurément vers trente ans, avant d'avoir régné (le 4 novembre au Martyrologe).

S Guillaume, prêtre anglais venu au Danemark, évêque à Roeskilde ; il tint tête au roi qui s'écartait des règles de la morale et du droit.

S Lolan, évêque en Ecosse.

SS Alberto et Guido, prieurs bénédictins à Pontida ; Guido gouverna pendant qu'Alberto, le fondateur, faisait son noviciat à Cluny.

XIII.

Bse Margriet, servante, victime de son innocence, martyre à Louvain.

S Brocard, ermite au Mont Carmel.

Bse Ingrid Elofsdotter, prieure dominicaine à Skänninge. 

XVII.

B Antonio Franco, évêque italien en Sicile, béatifié en 2020.

XVIII.

Bx Martyrs de septembre au Couvent des Carmes et à Saint-Germain-des-Prés ; le 31 août 1792, le député Tallien déclarait à l'Assemblée : "Nous avons fait arrêter les prêtres perturbateurs ; ils sont enfermés et, sous peu de jours, le sol de la liberté sera purgé de leur présence". Ce sont : 

- Les trois évêques

François-Joseph de La Rochefoucauld Maumont (évêque à Beauvais), 

Jean-Marie du Lau d'Allemans (évêque à Arles), 

Pierre-Louis de la Rochefoucauld Bayers (évêque à Saintes) ;

 - Les cent-sept prêtres et religieux :

Diocésains : André Angar, André Grasset de Saint-Sauveur, Anne-Alexandre-Charles-Marie Lenfant, Antoine-Charles-Octavien du Bouzet, Antoine-Mathias-Augustin Nogier, Armand de Foucauld de Pontbriand, Armand-Anne-Auguste-Antonin-Sicaire Chapt de Rastignac, Charles-François Legué, Charles-Louis Hurtrel, Claude Cayx (Dumas), Claude Chaudet, Claude Colin, Claude Fontaine, Claude-Antoine-Raoul de Laporte, Claude-François Gagnières des Granges, Daniel-Louis André des Pommerayes, François Balmain, François Dardan, François Dumasrambaud de Calandelle, François Vareilhe-Duteil, François-César Londiveau, François-Joseph Pey, François-Louis Méallet de Fargues, François-Urbain Salins de Niart, Gabriel Desprez de Roche, Gaspard-Claude Maignien, Guillaume-Antoine Delfaut, Guillaume-Louis-Nicolas Leclercq (fr. Salomon, canonisé en 2016), Henri-Hippolyte Ermès, Jacques Friteyre-Durvé, Jacques-Alexandre Menuret, Jacques-François de Lubersac, Jacques-Jean Lemeunier, Jacques-Joseph Lejardinier Deslandes, Jacques-Jules Bonnaud, Jean Charton de Millon, Jean Goizet, Jean Lacan, Jean-André Capeau, Jean-Antoine de Savine, Jean-Antoine Guilleminet, Jean-Antoine-Barnabé Séguin, Jean-Antoine-Hyacinthe Boucharenc de Chaumeils, Jean-Baptiste Jannin, Jean-Baptiste Nativelle, Jean-Baptiste-Claude Aubert, Jean-Baptiste-Marie Tessier, Jean-François Bousquet, Jean-Henri-Louis-Michel Samson, Jean-Joseph Rateau, Jean-Louis Guyard de Saint-Clair, Jean-Philippe Marchand, Jean-Pierre Bangue, Jean-Pierre Simon, Jean-Robert Quéneau, Joseph Bécavin, Joseph-Thomas Pazery de Thorame, Jules-Honoré-Cyprien Pazery de Thorame, Julien Poulain-Delaunay, Laurent X, Louis Le Danois, Louis Longuet, Louis Mauduit, Louis-François-André Barret, Louis-Laurent Gaultier, Louis-Remi Benoist, Louis-René-Nicolas Benoist, Loup Thomas ou Bonnotte, Marc-Louis Royer, Mathurin-Nicolas Le Bous de Villeneuve de la Villecrohain, Mathurin-Victor Deruelle, Nicolas Clairet, Olivier Lefèvre, Pierre Landry, Pierre Ploquin, Pierre-François Pazery de Thorame, Pierre-Jacques-Marie Vitalis, Pierre-Louis Gervais, Pierre-Louis-Joseph Verrier, René Nativelle, René-Nicolas Poret, Robert Le Bis, Saintin Huré, Thomas-Jean Montsaint, Thomas-Nicolas Dubray, Thomas-René Dubuisson, Vincent Abraham, Vincent-Joseph Le Rousseau de Rosencoat ;

Bénédictins : Ambroise-Augustin Chevreux, Louis Barreau de La Touche, René-Julien Massey ;

Frères Mineurs : Jean-François Burté ;

Capucins : Jean-Jacques-Apollinaire Morel ;

Tiers-Ordre franciscain : Séverin-Georges Girauld ;

Sulpiciens : Bernard-François de Cucsac, Claude Rousseau, Henri-Auguste Luzeau de la Mulonnière, Jacques-Etienne-Philippe Hourrier, Jacques-Gabriel Galais, Jean-Baptiste-Michel Pontus, Pierre Gauguin, Pierre-Michel Guérin, Pierre-Nicolas Psalmon ;

Société Jésus-Marie : Charles-Jérémie Bérauld du Pérou, François Lefranc, François-Louis Hébert ;

Missions Etrangères : Urbain Lefèvre ;

- les quatre diacres : 

Etienne-François-Dieudonné de Ravinel, Jacques-Augustin Robert de Lézardières, Louis-Alexis-Mathias Boubert, Louis-Benjamin Hurtrel ; 

- le séminariste :

Auguste-Denis Nézel ;  

- le laïc : 

Charles-Régis-Mathieu de la Calmette.

XX.  

Bx Martyrs espagnols de 1936-1937 :

- béatifié en 2005 :

Lasalliens : près de Girona, Baldomer Margenat Puigmitjá (Esiqui Josep, *1897) ;

- béatifié en 2007 :

Dominicains : dans les Asturies, le profès José María Laguía Puerto (1888-1937) ;

- béatifiés en 2013 :

Picpus : à Madrid, le prêtre Fortunato Barrón Nanclares (*1899) ;

Ouvriers du Sacré-Cœur : à Tortosa, le prêtre Lorenzo Insa Celma (*1875) ;

- béatifié en 2017 :

Diocésains : près d’Almería, Martín Salinas Cañizares (*1895).

Zenon de Nicomédie
3e siècle

Zenon est un martyr de Nicomédie, qui mourut avant la persécution de Dioclétien, donc dans la deuxième moitié du troisième siècle.
On lui adjoignait ses deux fils, Concorde et Theodoros.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Zenon de Nicomédie au 2 septembre.


Theodota de Nicée et ses trois Fils
4e siècle

Theodota était une chrétienne de Nicée, qui avait trois fils : Evodios, Hermogenis, Kallistos.
Evodios fut d’abord meurtri à coups de bâton, puis tous les quatre furent jetés dans les flammes.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Theodota de Nicée, avec ses trois fils, au 2 septembre.


Habib d’Edesse
† 322

L’empereur Constantin avait proclamé la paix et la liberté du culte pour tous les Chrétiens depuis une dizaine d’année (313), mais localement des autorités romaines prenaient un certain plaisir à persécuter encore les Chrétiens.
A Edesse, on gardait le souvenir de deux Chrétiens, Gurias et Samonas, torturés et décapités en 306 (v. 15 novembre).
Le diacre Habib était recherché par le préfet Lysanias et se cacha très longtemps, avant d’aller de lui-même se présenter au tribunal.
Il fut longuement interrogé, non moins longuement torturé et finalement condamné à être brûlé vif.
Avant de monter sur le bûcher, il donna le baiser de paix à sa mère, à ses proches et à ses amis.
C’était le 2 septembre 322.
La relation de ce martyre ne semble pas affirmer que tous ces derniers aient été ensuite inquiétés à leur tour de quelque manière. Le gouverneur païen voulait seulement intimider les Chrétiens sans déclencher une réelle persécution, ce qu’il n’avait plus le droit de faire.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Habib d’Edesse au 2 septembre.


Antonin d’Apamée
4e siècle

Antonin naquit à Aribazos de Syrie, une localité qu’on n’a pas identifiée.
Il était tailleur de pierres.
Fervent chrétien, il tenta de persuader des gens d’un village, Kaprouagnidos, de cesser d’adorer des statues de marbre ou de plâtre et de se convertir au Christ. On ne l’écouta pas.
Il reprit son travail et, deux ans plus tard, avec l’aide d’un anachorète de l’endroit, il se rendit tout simplement dans le temple païen et y démolit les statues. On imagine le mécontentement des habitants.
Successivement, Antonin obtint de l’évêque d’Apamée l’autorisation d’édifier une grande église en l’honneur de la Sainte Trinité.
Les païens, qui n’avaient pas pardonné à Antonin son intervention, étaient encore plus furieux de le voir maintenant construire un sanctuaire chrétien. Ils s’approchèrent de nuit, se saisirent d’Antonin, le tuèrent et le dépecèrent.
Antonin avait à peine vingt ans.
Il faut reconnaître que l’attitude d’Antonin, telle qu’on l’a décrite ci-dessus, est tout-à-fait condamnable, car l’Eglise n’autorise pas ce genre de provocation. Mais aussi, nous ignorons beaucoup de circonstances de ces événements, les récits qui en ont été rédigés étant restés trop fragmentaires. 
On peut légitimement supposer, par exemple, que des habitants de l’endroit se soient saisis d’Antonin, l’aient conduit de force dans leur temple pour l’obliger à adorer des statues de dieux : Antonin, bien sûr, aura refusé et, se sachant condamné d’avance, aura renversé l’une ou l’autre statue à portée de ses mains.
Quoi qu’il en soit, notre Antonin fut très tôt honoré comme martyr.
Lors d’un transfer de reliques, en Gaule, Antonin d’Apamée est devenu Antonin de Pamiers.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Antonin d’Apamée au 2 septembre.


Iustus de Lyon
† après 381

Iustus (Just) était diacre de l’Eglise de Vienne en Gaule, et fut promu treizième évêque de Lyon en 374.
Cette même année, on trouve un Iustus parmi les signataires du concile de Valence, probablement lui, ainsi qu’au concile d’Aquilée en 381.
On ne saurait guère plus sur sa personne, sans un événement qui dut secouer beaucoup les Lyonnais, disons les Lugdunenses.
Un jour donc, un homme fut pris d’un accès de folie furieuse et se mit à donner des coups d’épée aux passants ; pendant qu’on essayait de le maîtriser, il revint à la raison, se défendit et réussit à gagner l’église dont il ferma les portes. La foule n’osa le forcer dans cet asile sacré, mais s’impatienta vite et quelques-uns parlaient de mettre le feu à l’édifice. L’évêque n’osa résister. Il fit jurer par un notable que le malheureux ne serait pas molesté, mais serait seulement gardé en prison tant que le peuple ne serait pas apaisé, et le fit sortir. Aussitôt on l’accabla de coups, on l’attacha par les pieds et on le traîna jusqu’à ce qu’il mourût.
Iustus fut bouleversé de cette trahison et de cette mort, dont il s’attribua toute la responsabilité. Se jugeant indigne d’exercer ses fonctions épiscopales, il partit avec son lecteur Viator et put rejoindre les moines du désert d’Egypte, pour en partager le style de vie.
Le temps passa, Iustus, toujours anonyme, était parmi les plus parfaits des moines. Un jour cependant, un homme de Lyon, peut-être un prêtre - on ne sait -, fut reçu à l’hostellerie et, voyant passer quelques moines, y reconnut le cher évêque de Lyon. C’est ainsi que les moines apprirent que Iustus était évêque, et s’en montrèrent tout confus, mais pour autant Iustus ne changea rien dans sa conduite.
Plus tard, un prêtre de Lyon, Antiochus, voulut à son tour rencontrer l’évêque : Iustus en annonça lui-même la venue à ses confrères, mais ne céda pas aux instances du visiteur et demeura dans la communauté.
L’heure suprême s’avançait. Iustus en prévint son cher Viateur, ajoutant qu’il le suivrait de peu.
Iustus mourut un 2 septembre, Viateur huit jours plus tard.
Quand le corps de s.Iustus fut rapporté à Lyon, l’église des Saints-Macchabées où on le déposa, prit le nom de Saint-Iustus. Elle fut détruite pendant les guerres dites de religion.
Tandis que le Martyrologe Romain, étrangement, mentionne s.Viateur au 21 octobre, saint Iustus de Lyon est inscrit au 2 septembre.


Elpidius en Picenum
4e siècle ?

De saint Elpidius on peut dire avec certitude qu’on ne sait rien.
Même le Martyrologe Romain se contente de le situer avant le onzième siècle, et reconnaît qu’il est à l’origine de la ville qui porte son nom, et où il est enterré.
En Picenum (Marches, Italie E), plusieurs localités portent ce nom : Sant’Elpidio a Mare, Sant’Elpidio Morico, Porto Sant’Elpidio. En outre, beaucoup en reçoivent le nom au baptême.
Elpidius (ce nom dérive du grec elpis, espérance) serait venu de Cappadoce.
Une autre source avance qu’il vécut dans une grotte proche de Jéricho, avant d’émigrer dans le Picenum italien.
Mais on se demande s’il n’était pas simplement un saint ermite italien, dont le culte s’est largement diffusé.
Qu’il ait été aussi abbé, ne semble pas exact : on aurait probablement quelques indices sur l’abbaye fondée par lui.
Mais pourquoi ne procède-t-on pas à une analyse de ses reliques, au moins pour tenter de mieux le situer dans le temps ?
Saint Elpidius en Picenum est commémoré le 2 septembre dans le Martyrologe Romain.


Nonnosus du Mont Soratte
500-560

L’édition de 2005 du Martyrologe Romain porte au 2 septembre cette phrase : Au Mont Soratte (…) saint Nonnosus, abbé.
D’après Grégoire le Grand (v. 3 septembre), Nonnosus aurait été prieur au Mont Soratte (Italie centrale), serait devenu abbé à Suppentonia (act. Castel Sant’Elia), et serait mort comme abbé au Mont Soratte. 
Des reliques de cet Abbé auraient été portées à Freising (Allemagne), puis rapportées au Mont Soratte.
Or on a découvert récemment en Autriche une tombe d’un certain Nonnosus, diacre au 6e siècle, mort en 533 à cent-trois ans.
Le saint pape Grégoire le Grand aurait pu recevoir des informations inexactes - ou confondre celles concernant deux personnages différents.
On attribue à saint Nonnosus trois grands miracles : 
L’un fut le déplacement d’une énorme roche, que ne pouvaient pas déplacer cinquante paires de bœufs, pour permettre la culture d’un jardin autour de l’abbaye.
Un autre fut  la réparation parfaite d’une lampe à huile en verre que Nonnosus avait laissé tomber à terre par mégarde.
Le troisième fut la «multiplication» de la récolte d’huile, alors que les oliviers du monastère n’avaient donné que très peu de fruits.
Il est dit aussi que Nonnosus, comme moine ou prieur, s’efforçait de «faire passer» les ordres péremptoires de l’irascible abbé de l’époque, en y mettant toute la douceur possible.
Des reliques de ce Diacre auraient ensuite été portées d’Allemagne au Mont Soratte.
On invoque saint Nonnosus pour les maladies des reins.
Saint Nonnosus «du Mont Soratte» est commémoré le 2 septembre dans le Martyrologe Romain.


Syagrius d’Autun
† 600

On ne connaît pas les origines de Syagrius. On a avancé qu’il était d’Autun.
Son histoire commence au moment de son élévation à l’épiscopat, pour le siège d’Autun, en 561, d’où l’on déduit qu’il pouvait être né vers 530. Il était le dix-neuvième évêque d’Autun et fut le treizième à être reconnu saint.
A peine consacré, Syagrius fut sollicité par l’abbesse de Saint-Césaire d’Arles, Liliola, pour faire intervenir le roi Gontran au sujet de la petite Rusticula, enlevée par Cheraonius (v. 11 août).
Il y eut d’importants conciles régionaux en Gaule durant l’épiscopat de Syagrius, qui y participa certainement : Lyon en 567 et 581, Paris en 573, Mâcon en 581 et 585.
Avec l’appui de la reine Brunehaut, Syagrius fonda à Autun le célèbre monastère de Saint-Martin.
En 596, il reçut avec toute la bienveillance possible Augustin, que le pape envoyait en mission en Angleterre. L’année suivante, le pape lui faisait remettre le pallium et lui donnait la première place après l’évêque de Lyon. 
Syagrius mourut le 2 septembre 600.
Saint Syagrius d’Autun est commémoré le 2 septembre dans le Martyrologe Romain.


Agricola d’Avignon
† 700

On a peut-être renoncé à établir une liste précise des évêques d’Avignon, tant sont divergentes entre elles toutes les copies qu’on en a retrouvé.
Agricola était peut-être le fils de s.Magnus, lui-même probable évêque d’Avignon entre 646 et 660. Comme on sait que les hommes mariés promus à l’épiscopat promettent de vivre dans le célibat, on pourrait avec raison déduire qu’Agricola était né avant 646.
On a ensuite avancé qu’Agricola «succéda» à son père, en 646, d’où l’on peut légitimement déduire qu’il avait au moins une trentaine d’années à ce moment-là, car il est très rare dans l’histoire de l’Eglise qu’un évêque soit consacré avant trente ans.
Agricola a pu donc naître au plus tard vers 616.
Il mourut le 2 septembre 700.
Son nom a donné lieu à une dévotion populaire pour obtenir de lui la pluie ou le beau temps, selon la nécessité. La ville d’Avignon l’a pris pour céleste patron en 1647.
Saint Agricola d’Avignon est commémoré le 2 septembre dans le Martyrologe Romain.


Prosperus de Tarragone
5e ou 8e siècle

Deux traditions se disputent sur l’époque de la vie de Prosperus : évêque de Tarragone, il aurait fui l’invasion des Vandales, selon l’une, en 409, ou l’invasion des Arabes, selon l’autre, vers 713 ou 718. Il aurait donc été le quatrième ou le vingtième évêque de ce siège.
Pour la suite, les deux versions coïncident, affirmant que Prosperus quitta Tarragone, détruite par les envahisseurs, et vint se réfugier à Capodimonte (Italie C), où il fonda un monastère. C’est là qu’il s’éteignit saintement. A sa mort, les cloches se mirent spontanément à sonner. 
Prosperus fut enseveli - qui sait pourquoi ? - à Camogli (Ligurie).
Dans la liste épiscopale officielle de l’archidiocèse de Tarragone, il ne semble pas que Prosperus ait vécu au cinquième siècle.
Les notices affirmant que s.Prosperus n’est pas reconnu par l’Eglise catholique, ne sont pas à jour. En effet, depuis l’édition du Martyrologe Romain de 2005, saint Prosperus de Tarragone est mentionné au 2 septembre.

Imre de Hongrie

1000-1031

 

Le prince Imre (Emeric, parfois aussi Heinrich, Henri) naquit en 1000 ou 1007 à Székesfehérvár, du roi István (v. 15 août) et de Gisèle.

Elevé dans la foi chrétienne, il vécut dans une grande pureté. Son père lui aurait dédicacé un Testament spirituel, dont on discute de l’authenticité, mais qui est repris au Bréviaire.

On parle de sa profonde amitié pour les moines de Pannonhalma, particulièrement pour le moine Maur, futur évêque de Pécs.

Il aurait été fiancé, vers 1023, avec une princesse mal identifiée (parente de l’empereur de Constantinople, ou polonaise ou croate), pour laquelle aurait été fondée l’abbaye de Veszprémvölgy.

Lorsque l’empereur d’Allemagne Konrad II prétendit envahir la Hongrie (et fut défait), Imre y commandait les mercenaires étrangers.

Il serait mort d’un accident de chasse, tué par un sanglier, à Veszprém, le 2 septembre 1031. Son père devait mourir sept ans plus tard.

Ils furent tous deux canonisés en 1083.

On ne sait pas pourquoi le Martyrologe Romain a introduit saint Imre au 4 novembre, alors que le dies natalis est au 2 septembre.

Avec un facile jeu de mots, les Hongrois émigrés se disent Emericani, plutôt que Americani.

 

 

Alberto Prezzati de Pontida

† 1095

 

Alberto était de la noble famille Prezzati, dans le nord de l’Italie, et combattit courageusement dans les rangs de l’armée. 

Blessé, il rejoignit l’armée du Christ ; après un pèlerinage à Compostelle, il fonda le monastère bénédictin de Pontida (Bergame, Italie N), dédié à saint Jacques (1079).

Il mit ce monastère sous la dépendance de l’abbaye de Cluny, où il alla passer cinq années de noviciat et de formation, avant de revenir à Pontida.

Pendant ce temps, le monastère était gouverné par Guido, qui laissa la place à Alberto lors de son retour.

Alberto mourut là le 2 ou le 12 septembre 1095 (ou 1099). Le Martyrologe mentionne comme Saints les deux prieurs, Alberto et Guido, au 2 septembre.

 

 

Guido de Pontida

11e siècle

 

On ne sait à peu près rien de ce saint Guido.

Voir pour cela la notice Alberto Prezzati de Pontida

On y verra l’unique information qu’on ait de Guido : il fut prieur du monastère de Pontida, fondé par son ami Alberto.

Un détail cependant ne doit pas manquer d’être relevé, qui montre la grande sainteté de Guido. Quand Alberto revint de sa formation à Cluny, Guido s’effaça et lui abandonna le gouvernement. Cette attitude montre combien Guido était détaché de toute ambition humaine, combien il estimait et vénérait son ami fondateur, et combien il tenait à obéir humblement à Alberto.

L’histoire en effet ne nous révèle aucun signe du moindre désaccord entre les deux amis, et c’est ce qui nous édifie.

On pourrait rapprocher cette situation à l’attitude de Jean-Baptiste qui disait du Christ : Il doit grandir et moi diminuer (Jn 3:30).

Comme il est dit dans la notice indiquée ci-dessus, saints Guido et Alberto sont mentionnés tous deux dans le Martyrologe au 2 septembre.

 

 

Margriet de Louvain

† 1225

 

Margriet (Marguerite) était une servante dans une auberge à Louvain (Flandre), tenue par un parent.

Un soir arrivèrent des clients qui, après avoir demandé à boire, assassinèrent l’hôtelier puis bâillonèrent Margriet pour l’entraîner. Se refusant énergiquement elle fut à son tour assassinée et jetée dans la Dyle.

Quand on retrouva son corps, elle serrait encore l’anse du broc (cassé) qu’elle apportait à ses meurtriers.

Des miracles eurent lieu.

En 1905, son culte fut confirmé, mais elle ne se trouve pas au Martyrologe. On la vénère le 2 septembre.

 

 

Brocard du Mont Carmel

1198-1231

 

Brocard (ou Burchard) est très mal connu, du fait que le monastère du Mont-Carmel fut détruit, avec ses archives, par les Mamelouks à la fin des croisades.

On avance que Brocard était de parents français, né à Jérusalem vers 1198, à moins que cette date soit celle à laquelle Brocard fut élu à la tête des premiers moines carmes.

Il dirigea la communauté des Religieux du Mont-Carmel après Berthold ; quant à dire qu’il ait eu cette charge de prieur «pendant 35 ans», ne peut guère s’accorder avec les dates avancées, à moins que la date de sa naissance doive être reculée vers 1160. 

Brocard reçut du patriarche Alberto Avogadro (v. 14 septembre) la Règle du nouvel Ordre. Du fait que cette Règle est rédigée par «B», on a attribué à Brocard la rédaction de ce document précieux. En 1226, le pape l’approuva après avoir eu une vision de Marie, qui confirmait le contenu du texte.

Brocard aurait été envoyé en mission auprès du sultan de Damas pour négocier la paix et la reprise de Jérusalem, mais les négotiations n’aboutirent pas. 

En revanche on attribue à Brocard la guérison d’un lépreux ; on a aussi rapporté qu’il baptiza dans le Jourdain le vice-Sultan d’Egypte.

Brocard mourut le 2 septembre 1231 (environ), mentionné à ce jour comme Bienheureux dans le Martyrologe.

 

 

Ingrid Elofsdotter de Skänninge

?-1282

 

Ingrid était née en Suède, dans la province de l’Ôstergötland, petite-fille du roi Knut (v. 10 juillet) et petite-nièce de sainte Brigitte (v. 23 juillet).

Après son veuvage, elle fit les traditionnels pèlerinages de l’époque : Terre Sainte, Rome, Compostelle.

A Rome, elle demanda au pape l’autorisation de fonder un monastère à Skänninge. Il fallait des fonds et une protection religieuse. Les fonds arrivèrent par le frère d’Ingrid, Johan Olovson, chevalier teutonique ; l’assistance religieuse fut assurée par le dominicain Pietro de Dacia.

En 1281, le couvent était fondé, le premier en Suède. Lors de l’inauguration, était présent le roi Magnus III.

Ingrid y entra, première religieuse dominicaine de Suède ; elle fut nommée prieure.

Elle mourut l’année suivante, le 2 septembre 1282.

Des miracles étant intervenus près de son tombeau ou par son intercession, un procès fut ouvert, des conclusions furent présentées, mais il n’y eut pas de véritable canonisation, de sorte qu’Ingrid est considérée comme Bienheureuse.

Les reliques d’Ingrid et le couvent de Skänninge disparurent dans la tourmente de la Réforme. Il reste que la bienheureuse Ingrid a été introduite récemment au Martyrologe, le 2 septembre.

 

 

Antonio Franco

1585-1626

 

Antonio naquit le 26 septembre 1585 à Naples (Italie), dans une famille noble.

Très tôt attiré par le sacerdoce, il en commença les études avant-même d’avoir l’âge du séminaire. A dix-sept ans, il était diplômé de droit ecclésiastique et de droit civil. Puis il s’en vint à Rome pour compléter ces études et sa préparation.

Il fut bientôt envoyé en Espagne, comme aumônier du roi Felipe III, charge qu’il recouvra pendant quatre ans. Puis le roi lui-même lui confia en 1617 le diocèse sicilien de Santa Lucia del Mela ; à ce titre, Antonio Franco devenait conseiller général et aumônier du royaume de Sicile, à trente-deux ans.

Ce type de nomination étonnera aujourd’hui. C’était chose fréquente encore à la veille du concile de Trento (1545). Les vues des souverains n’étaient pas toujours inspirées, mais il y eut de bons choix, comme pour notre Antonio.

Compte tenu des décrets du récent concile de Trento, Antonio Franco résida personnellement dans son diocèse, et acheva la reconstruction de l’église et du palais épiscopal, commencée par son prédécesseur. En 1618, il convoqua un premier synode.

Lui qui était habitué aux fréquentations de nobles, aux rapports avec les rois, édifia réellement son peuple et le clergé par son humilité.

Neuf années seulement après son installation, Mgr Antonio Franco s’éteignit en réelle odeur de sainteté, à quarante ans, le 2 septembre 1626.

Son corps est resté intact et repose dans une châsse à l’intérieur de la cathédrale de Santa Lucia del Mela.

Antonio Franco a été béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 2 septembre.

Martyrs du 2 Septembre

1792

 

Durant les événements de la Révolution Française, la haine des révolutionnaires s’est sauvagement déchaînée contre les membres du Clergé.

Parmi les douloureux épisodes de la Révolution française, les massacres de Septembre sont assurément l'un des plus célèbres, ce qui ne veut pas dire qu'il soit des mieux connus, car l'enquête judiciaire ne fut effectuée qu'après la réaction thermidorienne, en l'an IV. Entre temps, l'événement avait soulevé une telle réprobation que les divers partis révolutionnaires avaient cherché à en rejeter la responsabilité les uns sur les autres. Depuis, l'incendie de l'hôtel de ville et des archives de la Seine, en 1871, a détruit la plus précieuse source qui permît de contrôler et parfois de rectifier les récits des témoins échappés à ces massacres.

L’ensemble des prêtres, des religieux, des religieuses, des moines, qui furent arrêtés et condamnés soit à la déportation soit sur-place à la guillotine ou qui furent exécutés après un simulacre de jugement, n’avaient pas d’autre ambition que d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes (Ac 5:29).

Les circonstances sont bien connues. Au lendemain du 10 août et de la chute de la monarchie, le peuple, du moins les éléments avancés, se crut enfin délivré des dernières entraves du veto, qui l'empêchaient de faire justice des ennemis de la liberté. Quand parvint à Paris la nouvelle de l'invasion prussienne et de la prise de Longwy, l'excitation fut portée au paroxysme et se traduisit par la résolution de se porter aux frontières, mais après avoir fait justice des traîtres. D'où est venue l'initiative ? Il est difficile de le dire. On l'attribue souvent aux sections qui, en grand nombre, votèrent, le 1er septembre, des motions comme celle-ci : Le danger imminent où se trouve la patrie ne résulte pas seulement de l'entrée des troupes ennemies sur le territoire français, mais bien de ce nombre de malveillants que renferme la capitale, de ces conspirateurs détenus dans les prisons, dont le jugement est retardé sous différents prétextes. Il n'y avait d'autres moyens que de faire faire sur-le-champ justice prompte de tous les malfaiteurs et conspirateurs détenus dans les prisons, que de faire marcher, en tête des forces à opposer à l'ennemi, les prêtres insermentés, les femmes et les enfants des ennemis dont les corps serviraient de remparts aux troupes citoyennes.

Ces motions furent distribuées aux autres sections, mais arrivèrent trop tard, semble-t-il, pour avoir effet. Cependant, la proposition avait circulé oralement et fait des adeptes qui, le 2, se portèrent sur les prisons. Leur nombre est difficile à déterminer : quelques centaines, peut-être. Au rapport d'un témoin, ils n'étaient pas tous de la lie du peuple, ces bourreaux assassins. Leurs accents et leurs discours trahissaient souvent des adeptes dont le philosophisme des clubs et des écoles du jour, bien plus que la rustre ignorance, avait fanatisé le cœur contre les prêtres.

Les chefs, ceux du gouvernement et de la commune, qui avaient propagé ces idées, ne se souciaient guère de perdre leur popularité en désapprouvant ceux qui les mettaient en acte. A vrai dire, ils auraient été impuissants à empêcher le massacre, s'ils en avaient eu la velléité, faute d'une police d'Etat et d'une garnison, la garde nationale refusant de marcher. Ceux qui intervinrent se bornèrent à régulariser l'opération.

Les «philosophes», les encyclopédistes, tous les ancêtres de la Révolution avaient voué une haine solide à la «religion» et à ses ministres. Aussi, après le 10 août, une fois disparus le «tyran» et le veto, se mit-on à arrêter les prêtres réfractaires au serment de fidélité à la Constitution civile. Les prisons étaient pleines, il fallut en créer de nouvelles, au couvent des Carmes et au séminaire Saint-Firmin. Celles-ci furent affectées aux seuls prêtres et religieux, dont beaucoup avaient quitté leur province pour chercher un refuge à Paris. Un certain nombre furent enfermés dans les prisons de l'Abbaye et de la Force. La prison de l'Abbaye, devenue elle-même trop étroite, se vit annexer les bâtiments du célèbre monastère bénédictin de Saint-Germain-des-Prés.

Le 31 août 1792, le député Tallien déclarait à l'Assemblée : Nous avons fait arrêter les prêtres perturbateurs ; ils sont enfermés et, sous peu de jours, le sol de la liberté sera purgé de leur présence.

Il y eut plusieurs vagues d’extermination en particulier à Paris, à Compiègne, à Angers, à Orange, sans oublier les arrestations qui conduisirent des centaines de victimes aux Pontons de Rochefort.

Durant les massacres de septembre à Paris, furent poignardés ou égorgés près de trois-mille victimes de la haine antireligieuse, dont l’Église a retenu cent-quatre-vingt-onze, béatifiés pour la plupart en 1926.

Le 2 septembre 1792, il y eut un massacre en l’abbaye Saint-Germain, un autre dans le Couvent des Carmes, qui firent en tout cent-seize Martyrs, dont trois évêques, cent-huit prêtres ou religieux, quatre diacres et un laïc.

C'est là que le massacre commença, le 2 septembre, pendant le transfert des prêtres, renfermés d'abord à la mairie. Du groupe était notamment l'abbé Royer, curé de Saint-Jean-en-Grève, qui ranimait les courages. Au matin du 2, il interpella ses compagnons : C'est aujourd'hui dimanche, il est certain qu'on ne nous permettra ni de dire ni d'entendre la messe, mettons-nous donc à genoux le temps qu'elle durerait et élevons notre cœur vers Dieu.

Vers deux heures de l’après-midi, le canon tonna, soi-disant à cause de la prise de Verdun ; en réalité, ce fut le signal pour diriger le reste des prisonniers de la mairie à l’Abbaye. Insultés en cours de route, ils furent massacrés en descendant de leurs voitures. Les autres subirent un simulacre de jugement dans la salle des hôtes du monastère. On demandait aux prêtres s’ils avaient prêté le serment. La condamnation était prononcée par le cri A la Force !  et la victime massacrée à coups de sabre.

Aux Carmes, le massacre commença plus tard, vers seize heures. Les prisonniers sortaient pour leur promenade journalière dans le jardin. Bientôt des clameurs s'élevèrent, la porte du jardin fut enfoncée et les assaillants se ruèrent sur les prêtres. Le premier qu'ils rencontrèrent, l'abbé Girauld, récitait son bréviaire ; il ne se détourna pas, fut renversé d'un coup de sabre et transpercé d'une pique. Puis ils se précipitèrent sur l'archevêque d'Arles, Jean-Marie du Lau, qui ne s'abattit qu'au troisième coup de sabre et fut aussitôt transpercé.

Ils se mirent ensuite à poursuivre et à frapper les prêtres à travers le jardin et vinrent prendre pour cible ceux qui s'étaient réfugiés dans une chapelle. L'évêque de Beauvais eut la jambe fracassée d'un coup de fusil.

Le commissaire de la section, arrivé sur les entrefaites, voulut faire respecter la légalité et rassembla les prêtres dans le chœur, où on leur demanda bientôt s'ils avaient prêté le serment. Sur leur réponse négative : Passez, passez, leur dit-on, votre compte est bon. On les fit passer par un petit couloir où l'on vérifiait leur identité ; au bout, ils étaient massacrés en descendant au jardin, sur le petit escalier qui subsiste encore.

Un des derniers fut l'évêque de Beauvais, François de La Rochefoucauld, qui avait été transporté à l'église sur un matelas et fut transporté de même pour recevoir le coup fatal. Avec lui périt aussi son frère, l'évêque de Saintes.

Tous ces martyrs furent béatifiés en 1926.

Des listes existent. Ici, on va trouver ces Martyrs dans l’ordre alphabétique de leurs prénoms, avec, plus bas, quelques indications qu’on a pu trouver sur chacun d’eux. 

Sauf indication contraire, leurs postes respectifs étaient à Paris.

1. A l’abbaye Saint-Germain (vingt-et-un Martyrs)

    - les prêtres : 

Alexandre-Charles-Anne Lenfant

Antoine-Charles-Octavien du Bouzet

Armand-Anne-Auguste-Antonin-Sicaire Chapt de Rastignac

Charles-Louis Hurtrel

Claude Fontaine

Daniel-Louis André des Pommerayes

François-Joseph Pey

Jean-André Capeau

Jean-Joseph Rateau

Jean-Louis Guyard de Saint-Clair

Jean-Pierre Simon

Laurent X

Louis Le Danois

Louis-Remi (ou René) Benoist

Louis-René (ou Remi)-Nicolas Benoist

Marc (ou Marie)-Louis Royer

Pierre-Jacques-Marie Vitalis

Pierre-Louis Gervais

Saintin Huré

Thomas-Jean Monsaint

    - le diacre : 

Louis-Benjamin Hurtrel

 

 

2. Au Couvent des Carmes, toujours à Paris.

Après plusieurs vérifications, il semble que le chiffre indiqué dans le Martyrologe doive être corrigé d’une unité : trois évêques et quatre-vingt-douze compagnons (et non quatre-vingt-treize).

    - les évêques : 

François-Joseph de la Rochefoucauld Maumont 

Jean-Marie du Lau d’Allemans

Pierre-Louis de la Rochefoucauld Bayers

    - les prêtres : 

Ambroise Augustin Chevreux

André Angar

André Grasset de Saint-Sauveur

Armand de Foucauld de Pontbriand

Bernard-François de Cucsac

Charles-François Legué (Le Gué)

Charles-Jérémie Bérauld du Pérou

Claude Cayx (ou) Dumas

Claude Chaudet

Claude Colin

Claude Rousseau

Claude-Antoine-Raoul (de) Laporte (de la Porte), 

Claude-François Gagnières des Granges

François Balmain

François Dardan

François Dumasrambaud de Calandelle

François Lefranc

François Vareilhe-Duteil

François-César Londiveau

François-Louis Hébert

François-Louis Méallet de Fargues

François-Urbain Salins de Niart

Gabriel Desprez de Roche

Gaspar-Claude Maignien

Georges Girauld

Guillaume-Antoine Delfaut

Guillaume-Nicolas-Louis (frère Salomon) Leclercq

Henri-Auguste (Marie-Auguste) Luzeau de la Mulonnière

Henri-Hippolyte Ermès

Jacques Friteyre-Durvé

Jacques-Alexandre Menuret

Jacques-Etienne-Philippe Hourrier

Jacques-François de Lubersac

Jacques-Gabriel Galais

Jacques-Jean Lemeunier

Jacques-Joseph Lejardinier Deslandes

Jacques-Jules Bonnaud

Jean Charton de Millon

Jean Goizet

Jean Lacan

Jean-Antoine Guilleminet

Jean-Antoine-Barnabé Séguin

Jean-Antoine (de) Savine

Jean-Antoine-Hyacinthe Boucharenc de Chaumeils

Jean-Baptiste Jannin

Jean-Baptiste Nativelle

Jean-Baptiste-Claude Aubert

Jean-Baptiste-Marie Tessier

Jean-Baptiste-Michel Pontus

Jean-François Bousquet

Jean-François Burté

Jean-Henri-Louis Samson

Jean-Jacques Morel

Jean-Philippe Marchand

Jean-Pierre Bangue

Jean-Robert Quéneau

Joseph Bécavin

Joseph-Thomas Pazery de Thorame

Julien Poulain-Delaunay

Jules-Honoré-Cyprien Pazery de Thorame

Louis Barreau de la Touche

Louis Longuet

Louis Mauduit

Louis-François-André Barret

Louis-Laurent Gaultier

Loup Thomas (ou Bonnotte),

Matthias-Augustin Nogier

Mathurin-Nicolas Le Bous de Villeneuve de la Villecrohain

Mathurin-Victor Deruelle

Nicolas Clairet (Cléret)

Olivier Lefèvre (Lefebvre)

Pierre Gauguin

Pierre Landry

Pierre Ploquin

Pierre-François Pazery de Thorame

Pierre-Louis-Joseph Verrier

Pierre-Michel Guérin

Pierre-Nicolas Psalmon

René Nativelle

René-Julien Massey

René-Nicolas Poret

Robert Le Bis

Thomas-Nicolas Dubray

Thomas-René Dubuisson

Urbain Lefèvre (Lefebvre)

Vincent Abraham

Vincent-Joseph Le Rousseau de Rosencoat

    - les diacres : 

Etienne (Antoine)-François-Dieudonné de Ravinel

Jacques-Augustin-Robert de Lézardières

Louis-Alexis-Matthias Boubert

    - le séminariste : 

Auguste-Denis Nézel

    - le laïc :

Charles-Régis-Matthieu de la Calmette

Louis-Laurent Gaultier

1717-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre (jésuite ?) du diocèse de Paris, né à Bazouges-la-Pérouse (Ille-et-Vilaine) le 13 mars 1717. 

Il résidait dans la maison Saint-François-de-Sales à Issy.

Ce vénérable prêtre de soixante-quinze ans fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Robert Le Bis

1719-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né en 1719 à Saint-Amand (Manche).

Curé de Saint-Denis de Bris-en-Josas dans le diocèse de Paris (ou de Versailles ?).

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Loup Thomas (Bonnotte)

1719-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Entrains-sur-Nohain (Nièvre) le 19 octobre 1719. 

Confesseur des Ursulines.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

 

Marc-Louis Royer

1720-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris en 1720. 

Son prénom était peut-être Marie-Louis.

Il était curé de Saint-Jean-en-Grève. 

Il s’adressa à sos Compagnons au matin du 2 septembre : C’est aujourd’hui dimanche, il est certain qu’on ne nous permettra ni de dire ni d’entendre la messe, mettons-nous donc à genoux le temps qu’elle durerait et élevons notre cœur vers Dieu.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude-François Gagnières des Granges

1722-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Chambéry (Savoie) le 23 mai 1722. 

Il résidait dans la maison Saint-François de Sales, à Issy.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Charles-François Legué (Le Gué)

1724-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 6 octobre 1724. 

Il résidait à Paris depuis la suppression de la Société.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Cays (Dumas)

1724-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Martel (Lot) le 6 novembre 1724. 

Directeur des Ursulines de Saint-Cloud.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Urbain Lefèvre (Lefebvre)

1725-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 21 janvier 1725 à Saint-Pierre-du-Boile près de Tours (Indre-et-Loire)

Ancien membre de la Société des Missions Étrangères de Paris et retiré à Athis-Mons.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Gauguin

1725-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2) 

Prêtre, né le 12 février 1725 à Esvres (Indre-et-Loire), prêtre de la Société de Saint-Sulpice, au séminaire d’Issy.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques Friteyre-Durvé

1725-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Marsac-en-Livradois (Puy-de-Dôme) le 18 avril 1725. 

Chanoine de Saint-Paul d’Estrées et missionnaire à Paris.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Thomas-Jean Montsaint

1725-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2) 

Prêtre du diocèse de Paris, né le 18 décembre 1725 à Villerville (Calvados). 

Il était vicaire à Saint-Roch.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Nicolas Clairet (Cléret)

1726-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Barfleur (Manche) en 1726. 

Chapelain des Incurables.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Vincent-Joseph Le Rousseau de Rosencoat

1726-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Châteauneuf-du-Faou (Finistère) le 3 juillet 1726. 

Confesseur des Religieuses de la Visitation, rue du Bac.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Anne-Alexandre-Charles-Marie Lenfant

1726-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

On  trouve aussi les prénoms de ce prêtre dans l’ordre suivant : Alexandre-Charles-Anne-Marie.

Il naquit le 6 septembre 1726 à Lyon. 

Après ses études chez les Jésuites de Lyon, il fut au noviciat d’Avignon, puis à Marseille. 

Il excellait tellement dans la prédication, qu’on lui donna cette charge exclusive : il prêcha dans toutes les villes de France, à Malines en Belgique. Quand la société des Jésuites fut supprimée en 1773, il continua de prêcher, à Versailles, à Lunéville, à Vienne. Diderot l’entendit et reconnut qu’il était difficile de rester incrédule après une telle prédication. C’était le prédicateur du roi Louis XVI. 

Ayant refusé de prêter le serment constitutionnel, il fut arrêté le 30 août 1792 et conduit à la prison de l’Abbaye. 

Le 2 septembre au matin, avec l’abbé de Rastignac (v. ci-après) il donna une ultime bénédiction à tous les présents. 

Ayant comparu devant le “tribunal”, il fut d’abord relâché sur la demande du peuple, mais dans la rue, des passantes dirent trop fort : C’est le Confesseur du Roi, de sorte qu’il fut derechef arrêté. Il n’eut alors que le temps de dire : Mon Dieu, je vous remercie de pouvoir vous offrir ma vie, comme vous avez offert la vôtre pour moi. 

Il s’agenouilla et expira sous les coups des assassins.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Armand-Anne-Auguste-Antoine-Sicaire Chapt de Rastignac

1727-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse d’Orléans (ou d’Arles ?), né le 1er octobre 1727 à Corgnac (Dordogne). 

C’était le dernier abbé commendataire de l’ancienne abbaye Saint-Mesmin de Micy (Loiret). Il fut député aux États généraux.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Georges Girauld

1728-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Né le 14 janvier 1728 à Rouen (Seine-Maritime).

Du Tiers-Ordre régulier de Saint-François, il portait le nom de Séverin.

Confesseur des Franciscaines de Sainte-Elisabeth, il résidait au couvent de Nazareth. 

Il fut la première victime au Couvent des Carmes. Il était en train de prier le bréviaire et ne se détourna même pas ; on le renversa d’un coup de sabre et il fut transpercé d’une pique.

C’était le dimanche 2 septembre 1792. Le père Séverin fut béatifié en 1926.

 

 

Ambroise-Augustin Chevreux

1728-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Orléans (Loiret) le 13 février 1728. 

Supérieur général de la même congrégation et député à l’Assemblée nationale.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Colin

1728-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Charenton (Val-de-Marne) le 15 février 1728. 

“Maître spirituel” de l’Hôtel-Dieu.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Olivier Lefèvre (Lefebvre)

1728-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Grentheville (Calvados) en 1728. 

Chapelain des Dames de la Miséricorde, il était membre de la Société du Cœur de Jésus.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Louis-Joseph Verrier

1728-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Douai (Nord) le 28 décembre 1728. 

Il vivait dans la maison de retraite Saint-François-de-Sales à Issy.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-François de Lubersac

1729-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à La Forge près de Chalais (Dordogne) en 1729. 

Aumônier de Madame Victoire, la tante du roi Louis XVI.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Mathurin-Victor Deruelle

1729-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris le 18 septembre 1729. 

Chapelain des Filles de la Charité, sur la paroisse Saint-Gervais.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Mathurin-Nicolas Le Bous de Villeneuve de la Villecrohain

1731-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Le nom pourrait être orthographié Ville-Crohain.

Prêtre jésuite né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 19 décembre 1731. 

Confesseur des Bénédictines de la rue de Bellechasse.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

René-Nicolas Poret

1732-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 11 janvier 1732 à Barbery près Le Mesnil-Touffray (Calvados).

Curé de Saint-Martin de Boitron, diocèse de Sées.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

René-Julien Massey

1732-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Rennes (Ille-et-Vilaine) en 1732. 

Procureur du monastère Saint-Florent de Saumur.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Guillaume-Antoine Delfaut

1733-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Daglan (Dordogne) le 5 avril 1733. 

Curé de Daglan, député à l’Assemblée nationale.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François Balmain

1733-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Luzy (Nièvre) le 23 mai 1733. 

Confesseur des Filles de Saint-Croix de Rueil.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François Dardan

1733-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Isturitz, près de Saint-Martin d’Arberoue (Pyrénées-Atlantiques) le 13 juin 1733. 

Confesseur au collège Sainte-Barbe.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Louis Guyard de Saint-Clair

1734-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Beauvais, né en 1734 à Avenelles (Orne). 

Il était chanoine de Noyon. 

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Alexandre Menuret

1734-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Montélimar (Drôme) le 2 avril 1734. 

Supérieur de la maison de retraite Saint-François de Sales à Issy.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François Vareilhe-Duteil

1734-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Felletin (Creuse) le 15 juin 1734. 

Retiré à la maison de retraite de Saint-François de Sales à Issy.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude-Antoine-Raoul de Laporte (de la Porte)

1734-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Brest (Finistère) le 6 décembre 1734. 

Curé de Saint-Louis de Brest.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Pierre-François Pazery de Thorame

1735-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né en 1735 à Aix-en-Provence (Bouches du Rhône).

C’était l’oncle de Joseph et Jules (v. notices).

Vicaire général d’Arles.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Louis Hébert

1735-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la congrégation de Jésus et de Marie (Eudistes), né à Crouttes (Orne) le 14 septembre 1735. 

Coadjuteur du supérieur général des Eudistes et confesseur du roi Louis XVI.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Joseph de la Rochefoucauld Maumont

1736-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Evêque à Beauvais, né à Angoulême (Charente) le 28 avril 1736. 

Il eut la jambe fracassée d’un coup de fusil. On le transporta dans l’église sur un matelas.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Thomas-René Dubuisson

1737-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 6 juillet 1737 à Laval (Mayenne).

Curé de Barville dans le diocèse d’Orléans.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Charles-Jérémie Bérauld du Pérou

1737-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Note : Il faut peut-être orthographier Béraud.

Prêtre de l’ordre des Jésuites, né à Meursac (Charente-Maritime) le 17 novembre 1737. 

Il était vicaire général à Saintes.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Antoine Guilleminet

1738-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Bédarieux (Hérault) le 4 janvier 1738. 

Il était au service de la paroisse Saint-Roch.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Antoine-Hyacinthe Boucharenc de Chaumeils

1738-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né le 7 juin 1738 à Pradelles (Haute-Loire).

Vicaire général de Viviers.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926. 

 

 

Jean-Marie du Lau d’Allemans

1738-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

 

Evêque à Arles.

Né à Biras (Dordogne) le 30 octobre 1738. 

Il reçut trois coups de sabre et fut transpercé d’une pique.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Antoine-Charles-Octavien du Bouzet

1739-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Châlons, né le 6 mars 1739 à Bives (Gers). 

Il était vicaire général, en même temps qu’abbé commendataire de Notre-Dame des Vertus.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François Lefranc

1739-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la congrégation de Jésus et de Marie (Eudistes), né à Vire (Calvados) le 26 mars 1739. 

Professeur au collège de Lisieux à Paris.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Jacques Morel

1739-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Né le 12 juin 1739 à Prez-sous-Noréaz (Fribourg en Suisse), il était entré chez les Capucins, avec le nom de fr.Apollinaire.

Vicaire des Allemands à la paroisse Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Vincent Abraham

1740-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Reims, né le 15 juin 1740 à Charleville (Ardennes). 

Curé de Sept-Saulx au diocèse de Reims.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-François Burté

1740-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né le 20 juin 1740 à Rambervillers (Vosges).

Supérieur des Cordeliers.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Jules Bonnaud

1740-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre jésuite né à Cap-Haïtien (anciennement Cap-Français, Haïti) le 27 octobre 1740. 

Vicaire général de Lyon.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-René-Nicolas Benoist

1742-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Frère cadet de Louis-Remi, prêtre du diocèse de Paris, né à Paris en 1742.

Il y a des confusions entre son prénom et celui de son frère ; il semble bien que l’aîné s’appelât Louis-Remi, et celui-ci Louis-René.

Lui aussi, vicaire à Saint-Paul.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean Goizet

1742-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 29 mai 1742 à Niort (Deux-Sèvres).

Curé de Notre-Dame de Niort.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Louis Le Danois

1744-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1744 à Moitiers-en-Beauptois (Manche). 

Il était vicaire à Saint-Roch.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Pierre Bangue

1744-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Vuillafans (Doubs) le 12 février 1744. 

Chapelain de l’hôpital Saint-Jacques.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Julien Poulain-Delaunay

1744-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 4 mars 1744 à Ver-sur-Mer (Calvados).

Assistant du curé de Saint-Gilles, à Caen.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Robert Quéneau

1744-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 9 avril 1744 à Angers (Maine-et-Loire).

Curé de Saint-Doucelin d’Allones dans le diocèse d’Angers.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Louis de la Rochefoucauld Bayers

1744-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Evêque à Saintes.

Né à Blanzaguet-Saint-Cybard-le-Peyrat (Charente) le 12 octobre 1744.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Guillaume-Nicolas-Louis Leclercq

1745-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Né le 14 novembre 1745 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), de parents qui tenaient un petit commerce, il fut baptisé dès le lendemain.

Il entra chez les Frère des Écoles Chrétiennes, prenant le nom de Frère Salomon.

Après avoir enseigné, il fut nommé directeur d’école, puis économe. En dernier lieu, il fut secrétaire général de l’Institut, le supérieur général étant le Frère Agathon.

Ayant refusé de prêter le serment à la Constitution civile du Clergé, il vécut à Paris dans la clandestinité, écrivant à sa famille de nombreux billets, qu’on a conservés.

Le 15 août 1792, il écrivit sa dernière lettre ; ce même jour, il fut arrêté et enfermé au Couvent des Carmes. 

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792 et béatifié en 1926 avec tous ses Compagnons. 

Il fut canonisé en 2016 : de tous les Bienheureux de cette triste période révolutionaire, il est actuellement le premier canonisé.

 

 

Thomas-Nicolas Dubray

1746-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Beauvais (Oise) le 21 janvier 1746. 

Il exerçait dans la paroisse Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Charles-Régis-Matthieu de la Calmette

1747-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Comte de Valfons, il est l’unique laïc de ce groupe, né à Nîmes (Gard) en 1747. 

Il vivait retiré chez Jean-Antoine Guilleminet (v. notice). Il fut massacré pour avoir répondu J’appartiens à l’Église catholique, apostolique et romaine.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Jean Lemeunier

1747-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Lemeunier ou Lemounier.

Prêtre du diocèse de Sées, né à Mortagne-au-Perche (Orne) en 1747. 

Vicaire à Notre-Dame de Mortagne.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Fontaine

1749-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1749 à Paris. 

Il était vicaire à Saint-Jacques de la Boucherie.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Nicolas Psalmon

1749-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Rouen (Seine-Maritime) le 29 juin 1749. Il reçut au baptême le prénom du Saint du jour : saint Pierre.

Il était vicaire général pour les prêtres du diocèse de Troyes vivant à Paris, et doyen de Saint-Pierre de Varen.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Baptiste Nativelle

1749-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 25 septembre 1749 à Guilberville (Manche) et frère cadet de René (v. notice).

Vicaire à Saint-Martin de Longjumeau, diocèse de Versailles.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Joseph Lejardinier Deslandes

1750-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Deslandes ou Delande.

Prêtre né à Laigle (Orne) en 1750. 

Curé de Saint-Nicolas de La Feuillie, dans le diocèse de Coutances.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Gabriel Desprez de Roche

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né à Decize (Nièvre) en 1751. 

Vicaire général de Paris ; il appartenait à la Société du Cœur de Jésus.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-François Bousquet

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

(Bousquet ou Bosquet)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Ginestas (Aude) le 8 janvier 1751. 

Il demeurait chez les Eudistes.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

René Nativelle

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 28 janvier 1751 à Guilberville (Manche).

C’était le frère aîné de Jean-Baptiste (v. notice).

Vicaire à Saint-Denis d’Argenteuil, diocèse de Versailles.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Joseph-Thomas Pazery de Thorame

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, frère aîné de Jules (voir notice), né le 18 avril 1751 à Aix-en-Provence.

Chanoine de Blois.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Rousseau

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Paris le 1er mai 1751. 

Directeur au séminaire de Laon.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jacques-Etienne-Philippe Hourrier

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Mailly (Somme) le 16 juillet 1751. 

Directeur au séminaire de Laon.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean Charton de Millon

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Millon ou Millou.

Prêtre jésuite né à Lyon (Rhône) le 7 septembre 1751. 

Confesseur des Religieuses du Saint-Sacrement, rue Cassette.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Armand de Foucauld de Pontbriand

1751-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né à Celles (Dordogne) le 24 novembre 1751. 

Vicaire général d’Arles, abbé commendataire de Solignac.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Henri-Hippolyte Ermès

1752-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris en 1752. 

Vicaire à Saint-André-des-Arts.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Gaspar-Claude Maignien
1752-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Beauvais, né à Amance (Haute-Saône) en octobre 1752. 
Curé de Villeneuve-les-Sablons.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Pierre-Louis Gervais
1753-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Paris, né en 1753 à Montreuil-en-Caux (Seine-Maritime). 
Il était le secrétaire de l’archevêque de Paris, et chanoine de Champeaux.
Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Jacques-Gabriel Galais
1754-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Longué (Maine-et-Loire) le 15 avril 1754. 
Supérieur du séminaire des Robertins à Vaugirard.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Jean-Henri-Louis Samson
1754-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre, né le 25 août 1754 à Avranches (Manche). Il reçut parmi ses prénoms celui du Saint du  jour : saint Louis, roi de France.
Vicaire à Saint-Gilles de Caen.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


François Dumasrambaud de Calandelle
1754-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Limoges, né à La Chaussade (Creuse) le 18 octobre 1754. 
Aumônier de l’évêque de Limoges.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Jean-Antoine-Barnabé Séguin
1754-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Paris, né à Carpentras (Vaucluse) en 1754. 
Vicaire et supérieur des clercs à Saint-André-des-Arts.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Jean-Baptiste Jannin
1754-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Paris, né à Sourdeval-la-Barre (Manche) en 1754. 
Aumônier de l’hôpital de la Salpétrière.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Louis-Remi Benoist
1755-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris en 1755 ; son prénom était peut-être Louis-René.
Il était lui aussi vicaire à Saint-Paul, comme Daniel-Louis André des Pommerayes (du même groupe).
Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Daniel-Louis André de Pommerayes
1756-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre du diocèse de Paris, né le 2 juillet 1756 au Havre (Seine-Maritime). 
Il était vicaire à Saint-Paul.
Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.


Louis Longuet
1757-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre, né le 24 février 1757 à Saint-Germain-Langot (Calvados).
Chanoine de Saint-Martin de Tours.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Bernard-François de Cucsac
1758-1792

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)
Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Toulouse (Haute-Garonne) en 1758. 
Supérieur du Séminaire Saint-Sulpice.
Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

André Grasset de Saint-Sauveur

1758-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né à Montréal (Québec, Canada) le 5 avril 1758. 

Chanoine de Sens.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis Barreau de la Touche

1758-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né au Mans le 6 juin 1758.

Bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, prieur de Saint-Baudile à Nîmes.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-François-André Barret

1758-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Carpentras (Vaucluse) le 23 septembre 1758. 

Vicaire à Saint-Roch.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Joseph Rateau

1758-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né le 17 novembre 1758 à Bordeaux (Gironde). 

Il était maître de conférences au Séminaire Saint-Sulpice. 

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Michel Guérin

1759-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Saint-Christophe (Charente-Maritime) le 8 mars 1759. 

Directeur du séminaire de Nantes.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

André Angar

1759-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris en 1759. 

Vicaire à Saint-Sauveur.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

François-Joseph Pey

1759-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1759 à Solliès-Pont (Var). 

Il était vicaire à Saint-Landry.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre-Jacques-Marie Vitalis

1759-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né en 1759 à Carpentras (Vaucluse). 

Il était vicaire à Saint-Merry.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, à trente-trois ans, et béatifié en 1926.

 

 

Claude Chaudet

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) à date inconnue. 

Il exerçait dans la paroisse de Saint-Nicolas-des-Champs.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean Lacan

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Rodez (Aveyron) à date inconnue. 

Aumônier de l’hôpital de la Pitié.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-André Capeau

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse d’Avignon, né en Avignon (Vaucluse), à une date inconnue. 

Il était vicaire à Saint-Paul. 

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Pierre Simon

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Paris, à une date inconnue. 

Il était le promoteur de l’officialité, grand chantre à Notre-Dame de Paris. 

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Laurent (X)

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Laurent, dont on ne connaît que le prénom, était prêtre du diocèse de Paris. 

C’était l’adjoint au directeur de l’Institut des Sourds-Muets.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Charles-Louis Hurtrel

1760-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

On le présente aussi comme “Louis-Charles”, frère aîné de Louis-Benjamin (v. plus bas), prêtre de l’Ordre des Minimes, né en 1760 à Paris. 

Il était le bibliothécaire de son couvent.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-Benjamin Hurtrel

?-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Frère de Charles-Louis (voir plus haut), diacre du diocèse de Paris, né à Paris à date inconnue. 

Il était au séminaire des Trente-Trois.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Urbain Salins de Niart

1760-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Pamiers, né à Neuf-Brisach (Haut-Rhin) le 23 mai 1760. 

Chanoine de Saint-Lizier de Couserans.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Antoine (de) Savine

1760-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Embrun (Hautes-Alpes) le 20 juin 1760. 

Supérieur des Clercs de Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Baptiste-Marie Tessier

1761-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

(Tessier ou Tessien).

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Fontaine-les-Ribouts (Eure-et-Loir) en 1761. 

Il était prédicateur à Paris.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Landry

1762-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né en 1762 à Niort (Deux-Sèvres).

Vicaire à Notre-Dame de Niort.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Henri-Auguste Luzeau de la Mulonnière

1762-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

On a trouvé aussi Marie-Auguste pour prénom de ce Religieux.

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Sucé-sur-Erdre (Loire-Atlantique) le 1er décembre 1762. 

Ancien directeur du séminaire d’Angers, il s’était retiré au séminaire de Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Pierre Ploquin

1762-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 12 décembre 1762 à Villandry (Indre-et-Loire).

Vicaire à Druye au diocèse de Tours.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Baptiste-Michel Pontus

1763-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre de la Société de Saint-Sulpice, né à Néville-sur-Mer (Manche) le 19 juin 1763. On pourrait présumer qu’il fut baptisé le 24 juin suivant, fête de saint Jean-Baptiste, dont il reçut le prénom.

Vicaire à la paroisse Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jules-Honoré-Cyprien Pazery de Thorame

1763-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, frère cadet de Joseph (voir notice), né en septembre 1763 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Chanoine et vicaire général de Toulon.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis Mauduit

1763-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 31 décembre 1763 à Chevillon (Yonne).

Vicaire général de Sens.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Matthias-Augustin Nogier

1764-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

On a trouvé aussi le prénom Antoine-Matthieu-Augustin. Mais si Antoine reste possible, on a fort probablement appelé l’enfant Matthias, car on fêtait l’apôtre Matthias cette année-là le 25 février (année bissextile, la fête étant célébrée les autres années le 24 février, jusqu’à la réforme récente de 1970).

Prêtre du diocèse de Paris, né au Puy (Haute-Loire) le 25 février 1764. 

Chapelain des Ursulines de la rue Saint-Jacques.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-César Londiveau

1764-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse du Mans, né à Saint-Calais (Sarthe) le 11 juin 1764. 

Vicaire à Saint-Martin d’Évaillé dans le même diocèse.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

François-Louis Méallet de Fargues

1764-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Clermont, né à Vitrac (Puy-de-Dôme) le 7 juillet 1764. 

Vicaire général de Clermont.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Philippe Marchand

1764-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre, né le 22 août 1764 à Marçay (Vienne).

Vicaire à Notre-Dame de Niort.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Saintin Huré

1765-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Versailles, né en 1765 à Vigny (Val d’Oise). 

Il était vicaire de Marines, âgé de vingt-sept ans.

Il fut martyrisé à l’abbaye Saint-Germain de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Louis-Alexis-Matthias Boubert

1766-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Diacre, né à Amiens (Somme) le 24 février 1766, en la fête de saint Matthias, dont il reçut aussi le prénom.

Il assumait la charge d’économe des clercs de Saint-Sulpice.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Joseph Bécavin

1767-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre du diocèse de Paris, né à Carquefous (Loire-Atlantique) le 6 février 1767. 

Il avait vingt-cinq ans, et venait d’être ordonné prêtre le 15 avril précédent.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Jean-Baptiste-Claude Aubert

1768-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Prêtre né à Paris le 19 mars 1768.

Curé de Notre-Dame de Pontoise au diocèse de Rouen.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

Jacques-Augustin-Robert de Lézardières

1768-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Né le 27 novembre 1768 à Challans (Vendée), il était séminariste à Saint-Sulpice.

Il était venu au séminaire de Saint-Sulpice à Paris et avait été ordonné diacre, le 15 avril 1791 ; habituellement, l’ordination sacerdotale a lieu peu après celle du diaconat, mais les temps étaient difficiles.

Un an après, il n’était pas encore ordonné prêtre. Se trouvant le 15 août à la maison de campagne du séminaire, à Issy-les-Moulineaux, il apprit l’arrestation de prêtres du séminaire et décida de les rejoindre. Les révolutionnaires conduisirent les «prisonniers» d’Issy à Paris et les réunirent à ceux déjà enfermés au couvent des Carmes. 

C’est là, au Couvent des Carmes de Paris, que ce jeune séminariste fut martyrisé ; il n’était pas même âgé de vingt-quatre ans.

Martyrisé le 2 septembre 1792, il fut béatifié en 1926.

 

 

Etienne-François-Dieudonné de Ravinel

1769-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Diacre du diocèse de Nancy, né à Bayon (Meurthe-et-Moselle) le 6 juillet 1769. Il portait peut-être aussi le prénom d’Antoine : Etienne-Antoine-François-Dieudonné.

Séminariste à Saint-Sulpice, il venait d’avoir vingt-trois ans.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Auguste-Denis Nézel

1770-1792

 

Voir la notice : Septembre (Martyrs du 2)

Séminariste du diocèse de Paris, né à Paris le 28 septembre 1770 : il n’avait donc pas même vingt-deux ans.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

 

 

Lorenzo Insa Celma

1875-1936

 

Lorenzo vint au monde le 18 juin 1875 à Calaceite (Teruel, Espagne).

Il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre.

 

Il reçut la palme du martyre à Tortosa (Tarragona) le 2 septembre 1936 et fut béatifié en 2013.

 

 

Martín Salinas Cañizares
1895-1936

Né le 25 mai 1895 à Canjáyar (Almería) et baptisé six jours plus tard, il était le fils d’un policier (ou d’un concierge).

Il entra au séminaire d’Almería et fut introduit dans l’entourage proche de l’évêque, qui l’estimait beaucoup. En 1920, il fut ordonné prêtre.

Après avoir enseigné au séminaire, il fut envoyé en paroisse : au sanctuaire d’Almería d’abord (1923), puis il fut nommé chanoine de la cathédrale (1927). Il fut notaire durant le synode diocésain de 1929.

Le 22 juillet 1936, il pénétra courageusement dans la chapelle du collège lasallien pour en retirer le Saint-Sacrement, se déclarant ouvertement aumônier devant les miliciens qui l’insultaient et le maltraitaient. Le 1.septembre, un milicien - qui avait reçu de l’aide de ce Prêtre - vint fouiller chez lui pendant deux heures. Le Prêtre fut ensuite arrêté, mis en prison au commissariat et envoyé sur le bateau-prison Astoy Mendi.

A cause de la violence avec laquelle on l’attachait, don Martín ne put dominer sa douleur ; on lui répondit : Ne t’en fais pas, il n’y en a pas pour longtemps. Effectivement, on l’emmena le lendemain au Pozo de la Lagarta, pour le fusiller.

Martyrisé le 2. septembre et béatifié en 2017, Martín Salinas Cañizares sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 2. septembre.

 

 

Baldomer Margenat Puigmitjá

1897-1936

 

Baldomer (Baudoin) vit le jour le 4 juillet 1897 à Salt (Gerona, Catalogne, Espagne) et fut baptisé peu de jours après.

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes en 1911, au noviciat mineur de Hostalets, puis au noviciat de Bujedo (1912), où il reçut l’habit et prit le nom de Esiqui Josep.

Après le scholasticat, il exerça son ministère à Salt, où il tomba malade. 

Après sa convalescence à Llivia (Cerdaña), il fut envoyé à Limoux (Aude) pour des travaux agricoles et revint à Fortianell (1922).

Vers le 19 juillet 1936, toute la communauté put être sauvée grâce à l’intervention du maire qui mit à la disposition des Frères deux autobus à destination de Fonserannes (Béziers, Hérault).

Esiqui, cependant, resta sur place, pour s’occuper de la maison. Mais dès qu’elle fut évacuée par tous les élèves, les miliciens l’occupèrent, la mettant à sac, détruisant, profanant tout ce qu’ils trouvaient de sacré. L’aumônier passait par là, qui fut atrocement massacré sur place.

Frère Esiqui put s’esquiver et rejoindre Figueras, où il erra pendant deux jours, avant d’aller à Salt, chez un frère à lui.

Le 30 août, il se présenta au consulat français pour obtenir un passeport, espérant gagner la France au titre de vendangeur saisonnier. On le lui refusa.

Le 2 septembre, des miliciens vinrent surprendre les deux frères et les firent monter dans une camionnette. On sortit du village pour aller vers Orriols. Avant d’y arriver, ils croisèrent un camion du Comité local : ils firent arrêter la camionnette et, après quelques vérifications, les envoyèrent vers Gerona, mais sans Esiqui. Tout cela était une mise en scène pour retenir le Frère.

Le lendemain, l’autre frère était de retour ; il se présenta pour demander des nouvelles d’Esiqui. On lui répondit cyniquement : Voulez-vous parler d’un Religieux ? Ils l’ont fusillé hier alors qu’il tentait de franchir la frontière.

En réalité, les miliciens du Comité l’avaient assassiné juste après l’incident de la veille, près d’Orriols, le 2 septembre 1936.

Frère Esiqui a été béatifié en 2007.

 

 

Fortunato Barrón Nanclares

1899-1936

 

Il vit le jour le 20 octobre 1899 à Ollauri (Logroño, Espagne).

Entré à l’Ecole apostolique de la Congrégation des Sacrés-Cœurs (Pères de Picpus) à Miranda de Ebro, il y fit ensuite le noviciat et la profession en 1917, avec le nom de Gonzalo. 

On le décrivait comme très joyeux, très gentil, très pieux.

De Miranda de Ebro, il passa bientôt à Torrelavega (Cantabria) pour la théologie.

Ordonné prêtre à Santander en 1923, il fut incorporé à la communauté de Martín de los Heros. 

Il fut, pourrait-on dire, le bras droit du père Mateo Crawley, dans l’apostolat pour l’intronisation du Sacré-Cœur dans les foyers et pour l’Adoration nocturne du Saint-Sacrement. Il fut (entre autres) appelé aussi à accompagner l’archevêque de Tolède dans une de ses visites pastorales.

Prédicateur infatigable, il ne s’arrêtait pas et, s’il voyagea beaucoup, ce fut toujours au service des âmes. On l’entendait dire : L’apôtre ne se refuse à personne, il est tout entier au service des âmes.

Un des fruits de ses prédications ardentes, fut le nombre élevé d’adorateurs qu’ils suscita : quarante mille ! On a avancé qu’il aurait tenu environ quatorze mille prédications en treize années de sacerdoce ; le chiffre semble exagéré, mais ce n’étaient pas toujours des prédications en chaire : c’étaient souvent aussi des allocutions, de brèves méditations, lors d’une adoration, de réunions de groupes, qu’il préparait toujours ; des piles de feuilles qu’on a retrouvées, certaines sont écrites à la machine, d’autres sont des schémas.

A ces occupations apostoliques, on lui ajouta celle d’économe provincial. 

Préoccupé par la condition des pauvres, il quêta pour eux et s’occupa de très près de la fondation de l’Ecole de Tetuán, aux environs de Madrid, où il allait volontiers prêcher et catéchiser le dimanche.

Il visitait les malades et, dans sa communauté, ne résistait pas à se transformer en infirmier pour assister tel Confrère qui en avait besoin.

Il savait rappeler aux ouvriers d’être consciencieux sur leur travail, mais aussi aux patrons, de les rémunérer justement.

On le connaissait très bien à Madrid, pour ses prédications au Cerro de los Ángeles, et il fut longtemps recherché durant l’été 1936.

Dès le début des événements de juillet, il aida son Confrère Teófilo à éteindre l’incendie allumé à Martín de los Heros. Le 19 juillet commencèrent les fouilles dans les maisons : on commença par mettre à l’abri en différentes maisons les religieuses du Sacré-Cœur qui s’étaient réfugiées chez les Pères après avoir dû évacuer leur maison ; le père Gonzalo devait rester à l’étage mais la police arriva ce jour-là : personne n’a pu expliquer comment il réussit à faire perdre ses traces et à se réfugier chez une pieuse dame de Madrid, Madame Aguinaga.

Il trouva ensuite refuge au consulat du Honduras, mais son zèle l’empêchait de rester enfermé. Il sortit pour assister un moribond et retourna cette fois-ci chez Madame Aguinaga.

Au soir du 1er septembre 1936, alors qu’il était sorti faire une course, il fut repéré, suivi, et arrêté.

On lui fit subir une sorte de jugement, durant lequel il affirma clairement sa condition de prêtre et de prédicateur au Cerro de los Ángeles. Il fit aussi remarquer que ses Confrères étaient tellement persécutés, qu’ils changeaient de domicile chaque jour, et que, pour ce motif, il ne pouvait dire où ils se trouvaient.

On retrouva son cadavre le 2 septembre aux Altos del Hipódromo (Madrid).

Le père Gonzalo fut béatifié en 2013.

 

 

José María Laguía Puerto

1888-1937

 

Il naquit le 12 mars 1888 à Albarracín (Teruel, Espagne), et fut baptisé le jour-même.

Il eut deux sœurs religieuses, une Dominicaine contemplative et une des Sœurs des Vieillards Abandonnés.

Depuis l’enfance, il fut en contact quotidien avec les Dominicaines de sa ville natale, à San Esteban et à San Bruno.

Il demanda à être admis comme Frère convers à Corias, parce qu’il savait que dans l’Ordre dominicain il aurait beaucoup de frères saints. Il y fit la première profession en 1909.

De mauvaise santé, il était persuadé qu’il avait été admis grâce à son saint Patron, saint Joseph.

Il fut portier du couvent, puis envoyé à Vergara, où il fit la profession solennelle en 1918.

Il fut ensuite à Las Caldas de Besaya (Santander) comme infirmier et sacristain, et s’occupant du linge. Par ses services assidus, il se conquit l’admiration et la reconnaissance unanimes.

En 1930, il fut à la nouvelle fondation de La Felguera (Asturias), toujours serviable et doux. 

Lors de la révolution de 1936, la communauté dut se disperser, et il vécut cinq mois caché chez des amis, tout en pouvant participer chaque jour à l’Eucharistie. Puis il changea d’endroit, jusqu’au 30 juillet 1937.

Ce jour-là, il fut arrêté et conduit au Comité, puis emprisonné à Sama de Langreo, ensuite à Gijón, où l’église des Jésuites avait été transformée en prison.

On l’envoya à une carrière.

Début septembre, on le fit sortir de la prison avec d’autres Compagnons, on les conduisit à La Felguera, puis à Tudela de Veguín, de là au cimetière du Sauveur à Oviedo : c’est là, dans une fosse commune, qu’on retrouva son cadavre, le chapelet en main.

Il avait été fusillé le 2 septembre 1937.

Il fut béatifié en 2007.

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30 août 2020 7 30 /08 /août /2020 23:00

   31 AOUT

I.

SS Joseph d'Arimathie et Nicodème, saints hommes qui ont entouré Jésus.

II.

S Aristides, philosophe à Athènes et apologiste. 

III.

S Syrus (Siro), évêque à Padoue.

IV.

S Primianus, martyr à Spolète.

S Paulinus, évêque à Trèves, exilé en Asie Mineure pour son zèle à combattre l'arianisme. 

VI.

S Optat, évêque à Auxerre.

VII.

S Aidan, moine à Iona, évêque à Lindisfarne, il préféra conserver la date de Pâque celte : ce fut la seule "faute" que ses admirateurs unanimes purent lui trouver.

Ste Eanswida, abbesse à Folkestone.

S Ebrégésile, évêque à Meaux.

VIII.

Stes Cuthburge, abbesse à Wimborne, et sa sœur, Queenburge ; Cuthburge était mère de deux enfants et voulut ensuite se consacrer.

XIII.

S Bonaggiunto, un des fondateurs des Servites de Marie (cf. 17 février).

S Ramón Nonat, "non natus" parce que retiré du sein de sa mère déjà morte, ce qui lui vaut d'être le patron des femmes enceintes ; il entra dans l'Ordre de Notre-Dame de la Merci pour la Rédemption des Captifs aux mains des Musulmans, et fut cardinal.

B Benedetto Sinigardi, franciscain à Arezzo, actif en Grèce, en Roumanie et jusqu'en Terre Sainte ; c'est à lui que remonte la tradition de l'Angelus.

XIV.

B Andrea Dotti de Borgo San Sepolcro, noble toscan, des Servites de Marie, grand prêcheur.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2007 :

Diocésains : à Málaga, Enrique Vidaurreta Palma (*1896) ;

Dominicains : dans les Asturies, les prêtres Miguel Menéndez García, José María Palacio Montes, Isidro Ordoñez Díez (*1885, 1901, 1909) ; les profès Santiago Vega Ponce (Pedro) et Cristóbal Iturriaga-Echevarría Irazola (*1902, 1915) ;

Salésiens : à Málaga, le prêtre Félix Paco Escartín (*1867) et le profès Tomás Alonso Sanjuán (*1893) ; près de Madrid, le prêtre Germán Martín y Martín (*1899), et le profès Dionisio Ullivarri Barajuán (*1880) ;

Dominicaines : à Barcelone, Ventureta Sauleda Paulís (Josefina, *1885) ;

- béatifié en 2013 :

Capucins : aux Asturies, le convers Bernardo Cembranos Nistal (Eustaquio, *1903) ;

- béatifiés en 2017 :

Diocésains : près d’Almería, Antonio Torres García (*1890) ; au Pozo de la Lagarta (Almería) : Francisco Roda Rodríguez, José Lara Garzón, Carmelo Coronel Jiménez, Eduardo Romero Cortés, Segundo Arce Manjón, Lisardo Carretero Fuentes, Gregorio Morales Membrives, José Gómez Matarín, Francisco de Haro Martínez, Miguel Morano Sáez, José María Martínez Vizcaíno, Joaquín Berruezo Prieto, Enrique López Ruiz, Pedro Martín Abad, Ángel Noguera Gallegos (*1873, 1875, 1876, 1878, 1880, 1883, 1883, 1884, 1886, 1895, 1898, 1899, 1901, 1902, 1908) ;

Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur : près d’Almería, Agustín Sabater Paulo (*1883) ;

Clarétains : près de Cervera, le prêtre Joan Blanch Badía (*1873) ;

- béatifiés en 2021 :

Diocésains : à Málaga, Rafael Martínez Navarro (*1877) ;

Dominicains : près d’Almería, les deux prêtres Fernando Grund Jiménez et Tomás Morales y Morales (*1907) ;

Laïcs : près de Cordoue, José Vargas Nevado (*1902).

B Pere Tarrés Claret (1905-1950), médecin espagnol, qui fit le vœu de chasteté à vingt-deux ans, puis devint prêtre, béatifié en 2004.

Joseph d’Arimathie

Nicodème

1er siècle

 

De ces deux saints personnages, l’Evangile n’est pas prolixe en détails.

 

Joseph était originaire d’Arimathie (Lc 23:51), ville de Judée qu’on a identifiée avec Ramatha, là où naquit le prophète Samuel.

D’après les indications fournies par les deux évangélistes Matthieu et Marc (Mt 27:57 et Mc 15:43), Joseph était un israélite fortuné, vertueux et juste, qui attendait sincèrement le royaume de Dieu. Il était membre du grand conseil, c’est-à-dire du Sanhédrin.

Matthieu précise qu’il s’était fait disciple de Jésus. Mais il n’osait pas encore se déclarer comme tel. Toutefois, la mort de Jésus et toutes les circonstances douloureuses qui l’entourèrent, l’avaient profondément touché, de sorte que sa foi, son amour de la Vérité, lui inspirèrent l’acte courageux d’aller en personne trouver Pilate et lui demander de pouvoir ensevelir dignement Jésus.

Il s’était fait tailler un sépulcre dans le roc, non loin du Calvaire, mais ce sépulcre n’avait pas encore servi : c’est là que fut enseveli Jésus.

La certitude s’arrête ici. Qu’ensuite Joseph ait subi des vexations multiples de la part de ses coreligionnaires, n’a rien d’étonnant.

Un emprisonnement dans une tour sans fenêtres pour le faire mourir de faim, et dont il est délivré miraculeusement, un embarquement à destination de la Gaule, l’arrivée à Glastonbury en Angleterre, ne font pas partie des faits établis. D’autant plus que, une fois en Angleterre, on le retrouve enseveli à Jérusalem, d’où il est transféré à Moyenmoutier au temps de Charlemagne.

Comme rien n’est impossible à Dieu, on ne va pas se moquer de ces gestes admirables, jusqu’à ce que Dieu nous aide à y voir plus clair.

 

Nicodème, lui, avant de participer avec Joseph d’Arimathie à la sépulture du Seigneur, apparaît au début de la vie publique de Jésus, dans un long entretien qu’il a avec le Christ de nuit, abordant le Christ par une véritable profession de foi : Rabbi, nous le savons, tu es un Maître qui vient de la part de Dieu : personne ne peut accomplir les signes que tu accomplis, si Dieu n’est avec lui (Jn 3:2).

Cette belle phrase évoque ce que diront plus tard les gardes en réponse aux Pharisiens : Jamais homme n’a parlé comme cet homme (Jn 7:46). C’est précisément après cette altercation que Nicodème objecte à ses confrères : Notre loi condamne-t-elle un homme sans qu’on l’entende et qu’on sache ce qu’il fait ? (ibid. 51).

La première rencontre de Nicodème avec Jésus donne au Sauveur l’occasion de parler de la nouvelle naissance, par l’eau et par l’Esprit (Jn 3:5), avec cette promesse pleine de miséricorde : Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui (ibid. 17).

Pendant que les Apôtres se cachaient, Nicodème se retrouve avec Joseph d’Arimathie au moment de l’ensevelissement de Jésus. Nicodème apporte un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres, soit une bonne quinzaine de kilogrammes actuels !

Nicodème, à son tour, dut souffrir de la part des Juifs, pour son attachement et son dévouement envers le divin Crucifié.

Le prêtre Lucien, en 415, découvrit ses reliques avec celles de saint Étienne ; relatant les faits, il allègue que Nicodème avait été baptisé par les apôtres Pierre et Jean, puis maltraité et chassé par les Juifs ; qu’il aurait échappé à la mort grâce à Gamaliel, qui était son proche parent et qui le cacha dans son domaine de Caphargamala.

 

Tandis que ni Joseph d’Arimathie ni Nicodème ne font l’objet d’un culte particulier en Orient, ces deux personnages sont maintenant associés dans une même mémoire, au 31 août du Martyrologe.

 

 

Aristides d’Athènes

† 150

 

De la philosophie qu’il professait à Athènes, Aristides passa véritablement à la vraie Sagesse et embrassa le christianisme.

Non content de sa conversion, il rédigea une Apologie en faveur des Chrétiens, qu’il envoya à l’empereur. On hésite à préciser si ce dernier était Hadrien ou Antonin.

On sait qu’Hadrien fut présent en Grèce entre 123 et 127 et qu’à cette occasion se déclencha une persécution locale contre les Chrétiens.

S.Jérôme (v. 30 septembre) parle d’Aristides comme d’un philosophus eloquentissimus ; le texte de ce manuscrit circula beaucoup et fut hautement estimé.

Actuellement, le texte de l’Apologie a été reconstitué à partir de fragments ; une version complète en syriaque en fut retrouvée en 1889 au Mont Sinaï.

L’ouvrage d’Aristides est le plus ancien du genre qu’on connaisse à l’heure actuelle.

Aristides serait mort vers 150.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Aristides d’Athènes au 31 août.

 

 

Paulinus de Trèves

300-358

 

Paulinus était d’origine aquitaine, de noble famille.

Ordonné prêtre par s.Maximin (v. 29 mai), il accompagna celui-ci pour évangéliser la région de Trèves ; à la mort de Maximin (347), Paulinus fut choisi pour être le septième évêque de cette ville.

C’était l’époque de la crise arienne. Paulinus soutenait ardemment s.Athanase (v. 2 mai), déjà exilé à Trèves. Cette même année 347, Paulinus obtint la rétractation de deux évêques ariens, Ursacius et Valens, qu’il adressa à Athanase.

Lors du concile d’Arles (353), les évêques ariens réussirent à faire condamner Athanase ; l’empereur Constance menaça d’exil ceux qui n’auraient pas souscrit, et Paulinus fut pour cela exilé en Phrygie (act. Turquie CW). Cette apparente défaite suscita au contraire l’indignation des évêques, qui ensuite refusèrent les conclusions du concile de Milan (355), également convoqué par Constance.

Sur l’exil de Paulinus, s.Hilaire de Poitiers (v. 13 janvier) écrivit à l’empereur ces mots sévères : Après l’avoir doucement sollicité, tu as exilé ce héros d’une bienheureuse Passion en dépouillant la sainte Eglise de Trèves d’un si grand évêque. Par tes édits tu as terrifié la foi. Lui-même, jusqu’à sa mort, tu n’as pas cessé de le fatiguer en le changeant d’exil ; tu l’as relégué jusqu’au delà du nom chrétien.

D’après ce texte, il semble que Paulinus ait été exilé d’abord en Phrygie, puis beaucoup plus loin, en une région qui n’était pas encore chrétienne.

Cet exil dura, dit-on, cinq années, au terme desquelles Paulinus s’éteignit glorieusement. Sa mort fut considérée comme un martyre.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Paulinus de Trèves au 31 août.

 

 

Aidan de Lindisfarne

590-651

 

D’origine irlandaise et né vers 590, Aidan (ou Áedán) pourrait avoir été formé sous s.Senan (v. 8 mars), avant de venir au monastère d’Iona.

Quand s.Oswald (v. 5 août) put reprendre le pouvoir en Northumbrie, après son exil - et son baptême -en Irlande, il fit appel aux moines d’Iona pour reprendre l’évangélisation de son pays.

Cormán d’abord, Aidan ensuite, furent choisis pour cette mission. Aidan fut consacré évêque.

Aidan ne connaissait pas l’anglais, mais Oswald l’accompagnait et traduisait ses prédications.

Notre missionnaire se choisit une petite île sur la mer du Nord, accessible à marée basse, qui portait le nom de Lindisfarne. Bientôt y apparut un monastère-évêché, d’où rayonna pendant une trentaine d’années une très forte et salutaire influence religieuse sur toute l’Angleterre, grâce à l’intense activité d’Aidan et de ses moines.

Aidan fut un père pour les pauvres, exemple de simplicité, de droiture ; austère pour soi-même, doux et patient pour conduire les âmes à Dieu ; il racheta des prisonniers et en conduisit certains jusqu’au sacerdoce ; il enseigna lui-même ses moines et aussi des laïques sur l’Ecriture et le psautier ; rempli d’un zèle qui rappelait celui de s.Augustin (v. 26 mai), il fut parfois considéré comme le vrai apôtre de l’Angleterre.

On lui attribua de nombreux miracles. Notamment lors de l’attaque de Bamburgh (651), assiégée par une armée païenne : le feu allait gagner la ville, mais Aidan se mit en prière et le feu se retourna contre l’ennemi, qui comprit alors que la ville était défendue par des forces mystérieuses.

Aidan fut respecté et honoré de façon unanime. Mais Dieu permit qu’il y eût une tache - une seule - sur ce portrait de sainteté : fidèle à ses racines, Aidan crut de son devoir de persister à célébrer Pâques selon la coutume celte plutôt que selon la coutume romaine. Son successeur aura la même position. Lors de la conférence de Whitby (664), l’usage romain fut proclamé officiellement pour toute l’Angleterre.

Aidan mourut le 31 août 651, au château royal de Bamburgh.

Saint Aidan de Lindisfarne est commémoré le 31 août dans le Martyrologe Romain.

Ramón Nonato

1204-1240

 

Ramón Nonato (= Raymond non-né) vint au monde à Portell (Catalogne), de sorte qu’on devrait l’appeler, en catalan, Ramon Nonat.

Au moment de sa naissance, la maman mourut ; le pauvre papa, qui ne voulait pas perdre à la fois son épouse et son enfant, demanda à un membre de la famille d’ouvrir avec son poignard le ventre de la mère défunte pour accueillir le nouveau-né : aussi Ramón fut appelé  “non-né” : il était né par césarienne.

Ce papa si éprouvé mais au caractère bien trempé, était allié aux maisons de Foix et de Cardone.

Ramón reçut l’ordination sacerdotale en 1222, c’est-à-dire à dix-huit ans, ce qui semble très précoce, mais arrivait quelquefois. Aujourd’hui, ce serait impossible.

Bouleversé par la misère dont il entendait parler, en particulier par le sort pénible des captifs aux mains des Musulmans, il entra dans le récent Ordre de la Merci, dit “des Mercédaires”.

Cet ordre, fondé par Pedro Nolasco (v. 6 mai), venait en aide aux Chrétiens prisonniers des Musulmans et réduits à l’esclavage. La règle voulait qu’ils prissent la place des esclaves chrétiens et tinssent lieu d’otages tant que l’argent de la rançon ne pouvait pas être rassemblé.

C’est ainsi que Ramón se livra lui-même à Alger : il donna toute sa fortune pour racheter de nombreux captifs, et quand il n’eut plus rien, il se livra en échange de quelques captifs esclaves. Il fut traité sans ménagements. Malgré tout, il eut quelque possibilité de se déplacer : il en profita pour encourager et évangéliser ses compagnons d’infortune, et même pour catéchiser et baptiser quelques Musulmans, ce qui pour les disciples de Mahomet, constitue un crime. Il méritait l’horrible supplice du pal, mais ceux à qui il servait de caution intervinrent pour lui.

Les geôliers le “punirent” donc d’abord en le fouettant, puis en lui perçant les lèvres avec un fer rouge et en y mettant un cadenas qu’on n’ouvrait que pour lui donner à manger, et dont seul le gouverneur possédait la clé, ce qui semblerait vouloir dire que Ramón ne mangeait pas souvent.

Malgré cette situation pénible, Ramón aurait bien préféré rester sur place avec ses compagnons d’infortune, mais le fondateur de son ordre put réunir la somme exigée pour la libération, et lui demandait de revenir en Espagne : il obéit.

Peu de temps après, le pape Grégoire IX voulait lui faire rencontrer le roi de France, Louis IX, futur saint Louis (v. 25 août) en vue de les associer dans la prochaine croisade.

Le pape le nomma aussi cardinal, et désirait le faire venir auprès de lui ; pour autant Ramón ne changea rien dans sa façon de vivre et de se vêtir. Mais il mourut près de Barcelone sans avoir pu aller à Rome.

C’était le 31 août 1240, jour où on le commémore au Martyrologe.

Ramón fut canonisé en 1657.

En souvenir des circonstances de sa naissance, il a été invoqué par les femmes enceintes et par les sages-femmes.

 

 

Dominguito del Val

1243-1250

 

L’horrible histoire qui suit n’a pas été confirmée autrement que par un ouï-dire rapporté au roi de Castille vers 1250.

Ce pieux roi écrivit honnêtement qu’il avait entendu dire qu’un enfant de chœur avait été enlevé et crucifié le Vendredi Saint de 1250.

A Saragosse, une cartomancienne juive aurait affirmé que, si l’on jetait dans la rivière une Hostie consacrée et le cœur d’un enfant, tous les Chrétiens qui boiraient de cette eau périraient. Or Dominguito (Petit Dominique) passe justement chaque matin par le quartier juif pour se rendre à la cathédrale. Des hommes le guettent et quand apparaît l’enfant avec son aube, ils l’immobilisent et l’enlèvent. Un simulacre de «jugement» se déroule ; on demande à Dominguito s’il désire rester chrétien ; comme il répond qu’il préfère mourir que renier la religion de Notre Seigneur, on le condamne à mort. Les hommes le crucifient et lui arrachent le cœur. Ayant déjà réussi à se procurer par trahison une Hostie, ils confient à l’un d’eux l’Hostie et le cœur, pour qu’ils les jette dans la rivière.

Or en chemin, pour donner le change, l’homme entre dans une église pour simuler une prière. Mais quand il ouvre le missel où il a caché l’Hostie, les autres personnes présentes s’étonnent de la lumière qui s’échappe du livre et en avisent les prêtres. Ceux-ci viennent interroger l’homme, ouvrent le missel où ils découvrent l’Hostie. Les autorités viennent fouiller l’homme et trouvent le cœur de la petite victime.

L’homme promet que, si on l’épargne, il dénoncera les auteurs du crime. Les Juifs ainsi désignés sont envoyés au bûcher, sauf ce commissionnaire qui est condamné à la prison à vie.

Dominguito était fils de Sancho et Isabel. On le canonisa et on le fêta le 31 août, date surprenante si les faits se sont déroulés un Vendredi Saint. Mais le Martyrologe ne le mentionne pas.

Il y eut d’autres récits de «crimes rituels» de ce genre. On a parlé d’un petit Richard à Pontoise en 1179, d’un petit Hugues à Lincoln en 1255 (v. 27 juillet), d’un petit Simone à Trento en 1472. Il n’est certainement pas question de relayer ici des contes issus d’un courant antisémite que l’Eglise aujourd’hui rejette. Si ces crimes font frémir, ceux qui les ont inventés et transmis sont encore plus criminels.

Que Dieu, dans son immense miséricorde, pardonne à chacun.

 

 

Giovanni Manetti

1206-1257

 

Ce pieux marchand de Florence fut un des Sept Fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie.

Giovanni prit le nom de Bonagiunta.

Il fut favorisé de visions. En outre, comme il était exigeant pour le respect de la loi divine, quelqu’un aurait cherché à l’empoisonner, mais Dieu le protéga miraculeusement.

Il fut supérieur de son Ordre en 1256 et fut le premier à quitter ce monde, le 31 août 1257.

 

Sur l’ensemble de ces Fondateurs, voir la notice : Servites de Marie (Sept Fondateurs des)

 

 

Benedetto Sinigardi d’Arezzo

1190-1282

 

A Arezzo (Ombrie, Italie C) vivaient deux familles de la noblesse. Les époux Tommaso Sinigardo de’ Sinigardi et Elisabetta Tarlati di Pietramala eurent un fils, Benedetto, qui naquit vers 1190.

Le garçon grandit dans l’aisance, reçut une bonne éducation, mais aussi vivait son christianisme intensément, jeûnant trois fois la semaine.

Il fut profondément pénétré par les paroles de François d’Assise qui vint prêcher à Arezzo en 1211. Benedetto reçut  l’habit du nouvel Ordre de François lui-même.

Les excellentes dispositions de Benedetto le firent nommer Provincial dans les Marches dès 1217.

Mais l’ardeur apostolique était plus forte encore dans le cœur du jeune prêtre : il obtint de partir annoncer l’Evangile au loin, en Grèce, en Roumanie, en Turquie, et finalement en Terre Sainte, où il fut Provincial pendant seize années.

Un de ses explois apostoliques fut de construire à Constantinople le premier monastère franciscain, et de remettre à l’empereur Jean de Brienne l’habit franciscain.

Au terme de cette longue activité, il fut rappelé à Arezzo. C’est lui qui y donna les indications nécesaires au Maître de Saint-François, pour la représentation du Crucifix dit du bienheureux Benedetto, qui se trouve toujours dans la basilique.

A Benedetto, qui était très marial, remonte la tradition de l’Angelus, que l’Eglise récite trois fois par jour.

Il mourut à Arezzo le 31 août 1282, chargé d’années et de mérites, et les miracles ne tardèrent pas à se produire.

Le culte du bienheureux Benedetto d’Arezzo est très localisé ; le Martyrologe ne le mentionne pas actuellement.

 

 

Andrea Dotti

1256-1315

 

Andrea vit le jour vers 1256 à Borgo del Santo Sepolcro (Quartier du Saint Sépulcre, en raison d’une abbaye fondée par des pèlerins de retour des Lieux Saints) ; aujourd’hui la petite ville s’appelle Sansepolcro, en Toscane (Italie C).

La famille Dotti donna plusieurs de ses membres à la magistrature et à l’armée ; le frère d’Andrea, Dotto Dotti, aurait été commandant des archers du roi de France, Philippe le Bel.

Andrea servit quelque temps dans l’armée, et se distingua en 1272 dans la défense de la ville assiégée. Mais il préféra abandonner les armes humaines pour prendre les armes spirituelles et fit partie du Tiers-ordre des Servites de Marie.

Vers 1278, un sermon de Filippo Benizi (v. 22 août) le décida à demander son admission dans l’Ordre. Il fit son noviciat à Florence, où vivait encore un des sept fondateurs de l’Ordre, Alessio Falconieri (v. 17 février) et fut ordonné prêtre en 1280.

En 1285, on l’envoya à Sansepolcro, où le monastère des Servites était dirigé par un autre des fondateurs, Gerardino Sostegni (v. 3 mai).

Actif, Andrea avait aussi un attrait particulier pour la contemplation. Pour cette raison, on lui confia une délicate mission : des ermites de la Vallucola, proche de Sansepolcro, avaient exprimé leur désir d’être affiliés aux Servites. Opération qui peut réserver des surprises. Que fit Andrea ? Il vint simplement s’installer parmi les ermites et partager leur vie ; ses vertus le firent apprécier, et même bientôt élire supérieur ; les ermites montrèrent ainsi leur proximité avec l’idéal des Servites et purent très facilement être aggrégés, en 1294. La même expérience se répéta pour des ermites de Montevecchio, l’année suivante.

On recourut bientôt aux dons de prédicateur d’Andrea et il fut envoyé en beaucoup de villes du centre et du nord de l’Italie, toujours avec succès. On vit ainsi Andrea à Florence, Sienne, Orvieto, Milan, Asti, Alexandrie…

Après la mort d’Alessio Falconieri (1310), Andrea se retira à la Vallucola, où il dut à nouveau accepter la charge de supérieur. Les dernières années de sa vie, il se livra aux pratiques de la mortification et de la contemplation, et mourut à l’heure qu’il avait prédite, le 31 août 1315.

De nombreux miracles illustrèrent son tombeau et son culte fut approuvé en 1806.

Félix Paco Escartín

1867-1936

 

Il était né à Aldehuesa (Huesca, Espagne) le 21 février 1867 et fut baptisé le même jour.

Il entra chez les Salésiens après son service militaire (1893) et fit la profession en 1894, à Barcelone.

En 1895, il passa à Utrera pour étudier la théologie.

L’évêque qui l’ordonna prêtre fut le cardinal Marcelo Spínola (voir au 19 janvier), en 1899.

Ses destinations furent : Écija, Utrera, Ronda, Montilla, Séville, Valencia, Barcelone, Baracaldo, Cadix, Carmona, Alcalá de Giadaíra. A Málaga, il fut préfet en 1907, et confesseur ; il le sera à nouveau en 1935.

Patriote jusqu’à la moelle des os, le père Félix fut un très bon confesseur, très recherché, et le doyen en âge de la communauté de Málaga.

Le 21 juillet 1936, il fallut évacuer la maison et les prêtres furent mis en prison, dans l’ancien couvent des Capucins. Le 22, ils furent conduits au Gouverneur, qui tout en les reconnaissant innocents, les envoya à la prison provinciale, avec la promesse de les libérer. Ils y restèrent jusqu’au 31 août.

En prison, le père avait des mots de consolation et de réconfort pour tous les prisonniers.

Le 22 et le 30 août, l’aviation nationale bombarda Málaga ; les miliciens et la foule envahirent la prison et, pour se venger, envoyèrent au peloton les prisonniers.

On les appela à trois heures du matin.

Le père Félix fut fusillé au cimetière San Rafael de Málaga le 31 août 1936 et fut béatifié en 2007.

 

 

Joan Blanch Badía

1873-1936

 

Né le 1. mars 1873 à Puigpelat, Tarragone, il fut baptisé dès le lendemain et confirmé en 1877. Joan était un des six enfants de José , un ouvrier, et Paula ; trois de ces enfants moururent en bas âge.

Joan se forma d’abord au séminaire de Tarragone dès 1884, mais en «semi-interne», car les parents ne pouvaient payer l’intégralité de la pension. En 1892, il eut des ennuis digestifs, pour lesquels le médecin préconisa l’externat, de façon que Joan pût mieux se soigner et récupérer.

Il acheva sans autres difficultés ses études de philosophie et de théologie et fut ordonné prêtre en 1897 ; il fut envoyé comme vicaire à Gratallps puis La Febró.

En 1900, commença à mûrir en lui le désir d’appartenir à la Congrégation des Clarétains. Avant de se décider, il occupa encore un poste à San Antonio de Valls.

En 1901, il commença le «noviciat» à Cervera, une période de réflexion et d’adaptation à la nouvelle vie religieuse qu’il désirait, et fit la profession à Vic en 1902.

Il fut d’emblée nommé prédicateur à Vic et fut ensuite nommé Supérieur à Solsona (1907), où il rencontra beaucoup de problèmes. En 1913, tandis qu’il prêchait à Serrateix, il fut atteint de typhoïde, au point qu’il reçut le Viatique ; remis, il fut ensuite nommé Supérieur à Lleida, puis à San Feliu de Guixols (1918) : c’était là une nouvelle fondation dans une contrée encore très incroyante, et à laquelle il fallut renoncer ; suivant l’avis du p.Joan, elle fut déplacée à Gerona, où il fut Supérieur. En 1932, il passa à la maison de Gracia (Barcelone), et à celle de Tarragona en 1934.

Le 20 juillet 1936, il devait aller prêcher à Guisona et s’arrêta en route à Cervera. Le jour suivant, il se remettait en route, lorsqu’il fut arrêté et contraint de demeurer dans une famille de l’endroit, sans en bouger, car la maison des Clarétains venait d’être totalement évacuée.

Passèrent les jours : le p.Joan priait avec la famille, enseignait le catéchisme aux enfants. Il songea à rejoindre sa famille, mais on l’en dissuada. Il était déjà convaincu qu’il ne partirait pas vivant de Cervera.

Effectivement, on signala sa présence au comité révolutionnaire ; on vint fouiller. Une patrouille arriva le 31 août à vingt-trois heures, pour enlever ensemble le père de famille et le p.Joan. Le pauvre monsieur commença à en perdre la raison et le père Joan intervint immmédiatement : Tuez-moi ici, mais laissez ce pauvre père de famille. Rien à faire : on embarqua les deux hommes et on alla les fusiller à Sant Pere del Arquells. On brûla leurs corps.

Martyrisé le 31 août 1936 et béatifié en 2017, Joan Blanch Badía sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Francisco Roda Rodríguez

1873-1936

 

Né le 25 mai 1873 à Almería, il était le fils d’un couple d’artisans tapissiers.

En 1886, il commença les études au séminaire, des études qu’il n’arrêta pour ainsi dire jamais. Bachelier, il fut Docteur en théologie et droit canonique, licencié en philosohpie et en lettres, puis encore Docteur en droit civil et en histoire.

Il reçut le sacerdoce en 1896 et fut nommé aumônier de l’hôpital, puis aumônier de la Maison royale (1900). Il fut chargé des paroisses de Lubrín (1902), Gérgal (1911) et du sanctuaire d’Almería (1912).

En 1908, il fit partie de la Commission Royale d’Archéologie et de Géographie. En plus de tout cela, il enseigna au séminaire, à l’Institut Général et à l’Ecole Normale.

En 1914, il fut nommé Chanoine de la Cathédrale, très estimé des évêques.

Lors de la persécution de 1936, il refusa de se cacher. Les miliciens se présentèrent à sa porte le 12 août 1936 pour l’emmener en prison ; il leur dit : Si telle est la volonté de Dieu, me voici. On l’emmena au Pozo de la Lagarta (Tabernas), où on lui arracha les yeux ; le courageux prêtre leur dit : J’ai encore une langue pour rendre grâces à Dieu, et on lui coupa la langue, avant de le fusiller.

Martyrisé le 31 août 1936 et béatifié en 2017, Francisco Roda Rodríguez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

José Lara Garzón

1875-1936

 

Né le 26 novembre 1875  à Montefrío (Grenade), José étudia au séminaire de Grenade.

Ordonné prêtre en 1899, il fut nommé à la paroisse d’Alcaudique, puis Berja, où il resta plus de trente ans.

Sa générosité était sans bornes. Quand son beau-frère mourut, il géra son affaire pour aider la famille. A n’importe quelle heure, il ouvrait sa porte aux pauvres.

Lors de la persécution religieuse de 1936, il reçut très vite des menaces. On l’emmena au cimetière de Berja, où on lui promit la vie s’il acceptait de piétiner un crucifix.

Le 28 juillet 1936, il se présenta au Gouverneur d’Almería, pour implorer sa clémence en faveur de sa famille ; en apprenant qu’il était prêtre, le fonctionnaire eut pour toute réponse de l’envoyer immédiatement en prison. Comprenant bien quel allait être son sort, don José priait. Les derniers jours d’août, il répétait : Seigneur, pardonne à ceux qui vont me tuer.

Il fut exécuté au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas).

Martyrisé le 31 août 1936 et béatifié en 2017, Francisco Roda Rodríguez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Carmelo Coronel Jiménez

1876-1936

 

Il naquit le 9 février 1876  à Gádor (Almería).

Après le séminaire d’Almería, il fut ordonné prêtre en 1899.

Il fut d’abord dans l’entourage de l’évêque, Mgr Zárate Martínez, puis aumônier des Clarisses d’Almería ; il fut ensuite à Sorbas (1908), aumônier des Sœurs des Vieillards Abandonnés (1909), vicaire à San Pedro d’Almería et curé-archiprêtre de Gérgal (1912), curé de Saint-Jacques d’Almería (1913).

Ces nombreux postes ne doivent pas cacher que don Carmelo était aussi un cerveau éminent : licencié en théologie (1906), il enseignait au collège de la Trinité et au séminaire d’Almería, il collaborait au périodique La Independencia, il dirigeait la publication de la feuille paroissiale d’Almería ; à Gérgal, il fonda la Maison sociale ainsi que l’Association Eucharistique de la Prière et du Travail ; à Tabernas il fonda le Patronat des Ouvriers. Quand il était chez lui, il rédigeait son ouvrage : Action Paroissiale par l’Apostolat Eucharistique.

Le 10 août 1936, il fut arrêté chez lui et envoyé en prison, où il retrouva les évêques d’Almería et de Guadix (v. au 30 août leurs notices, où l’on trouvera les détails de cette pénible détention). Des bateaux-prisons, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller.

Dix-neuf de ceux-ci y furent martyrisés le 31 août 1936 et béatifiés en 2017, dont Carmelo Coronel Jiménez, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

 

Rafael Martínez Navarro

1877-1936

 

Rafael Martínez Navarro naquit le 21 juin 1877 à Cordoue (Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu le 31 août 1936 à Málaga.

Rafael Martínez Navarro sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 31 août.

 

 

Eduardo Romero Cortés

1878-1936

 

Né le 2 avril 1878 à Alicún (Almería), il fut baptisé dès le lendemain. Il avait huit frères.

Séminariste à Almería, il fut ordonné prêtre en 1903.

Après différents postes de paroisse, il fut nommé curé à Bentarique, qu’il ne quitta plus.

On ajoute qu’il reçut aussi des jeunes cousins devenus orphelins et qu’il les éleva.

Dans sa paroisse, il organisa l’Action Catholique pour les jeunes, les groupes de Mères Chrétiennes pour les dames.

Il ne s’occupait pas des attaques provenant des milieux laïcistes, mais en était bien conscient. Quand il fut nommé à Grenade, il demanda à ne pas quitter Bentarique. D’ailleurs, disait-il, puisque je les ai tous baptisés, quel mal viendront-ils me faire ? Ils firent le mal : on vint le dénicher dans une ferme où il se trouvait, on le traita de la façon la plus sauvage, on le traîna à Almería.

Des bateaux-prisons, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller. Don Eduardo fut un de ceux-là, le 31 août 1936.

Sa cousine, qui était enceinte, fut appelée à reconnaître le cadavre du Prêtre ; horrifiée, elle perdit l’enfant qu’elle attendait.

Dix-neuf de ces Martyrs moururent le 31 août 1936 et béatifiés en 2017, dont Eduardo Romero Cortés, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

Segundo Arce Manjón

1880-1936

 

Né le 1. juin 1880  à Ayoluengo de Lora (Burgos), il fut baptisé le jour-même. Il était de la même famille que le p.Andrés Manjón qui avait fondé les Ecoles de l’Ave Maria et le Séminaire des Maîtres.

Au séminaire de Grenade, il eut parmi ses professeurs les deux futurs évêques d’Almería et de Guadix, dont il allait plus tard être le compagnon de martyre (v. les notices Diego Ventaja Milán et Manuel Medina Olmos). Il fut ordonné prêtre en 1904.

Il fut bientôt nommé professeur au séminaire de Grenade et passa la licence de théologie en 1907. L’année suivante, il était nommé directeur du Séminaire des Maîtres.

Début juillet 1936, il se trouvait avec Mgr Manuel Medina Olmos à Grenade, à l’occasion de l’ouverture du procès de béatification de son oncle, le p.Andrés Manjón (ce procès est toujours ouvert). Ils revinrent ensuite à Guadix, où les surprit la persécution religieuse.

Le 25 juillet, ils se donnèrent réciproquement l’absolution sacramentelle. Le 27, on les arrêtait. Après maintes péripéties douloureuses, don Segundo se retrouva sur le bateau-prison Astoy Mendi.

Des bateaux-prisons, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller. Don Segundo fut un de ceux-là, le 31 août 1936.

Dix-neuf de ces Martyrs (et sans doute davantage) moururent ce jour-là et furent béatifiés en 2017, dont Segundo Arce Manjón, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Dionisio Ullívari Barajuán

1880-1936

 

Il était né à Vitoria (Álava, Espagne) le 9 octobre 1880.

Très tôt orphelin, il entra chez les Salésiens à Barcelone (1894), où il apprit à faire des cadres. Puis il entra au noviciat et fit la profession en 1901, à Barcelone.

En 1904, il fit la profession solennelle à Sarriá, une maison où il restera jusqu’en 1916, s’occupant principalement de l’administration.

Il participa aussi à l’harmonie, à la troupe de théâtre, à la chorale.

En 1916, il fut envoyé à Cuba, où il ne resta que deux années.

Rappelé en Espagne, il fut responsable de l’atelier d’encadrements à Atocha, jusqu’en 1933.

Cette année-là, à cause des lois civiles, on eut besoin de lui, comme administrateur «laïc» à la place d’un prêtre à Salamanque.

En juillet 1936, il se trouvait de passage à Madrid.

Après avoir dû évacuer la maison, il fut avec le père Germán dans deux pensions de Madrid, où ils furent arrêtés le dimanche 30 août.

Conduits tous deux à la tchéka de Fomento, ils y furent condamnés à mort et immédiatement exécutés, le 31 août 1936 (ou le 30 ?) et furent béatifiés en 2007.

 

 

Gregorio Morales Membrives

1883-1936

 

Né le 10 avril 1883  à Rejano (Grenade), il fut baptisé dès le lendemain.

La famille était très pauvre. Pour payer sa pension au séminaire, Gregorio dut être domestique. Durant les vacances, il travaillait dans une fabrique de mosaïques.

Au terme de ses études au séminaire d’Almería, il fut ordonné prêtre en 1913.

Aumônier des Clarisses d’Almería, il fut ensuite vicaire à Gérgal puis aumônier à la Sainte-Famille (1915) d’Almería, en même temps qu’on lui confiait la direction spirituelle des Dames catéchistes, des Filles de la Charité, et d’autres Religieuses encore. A partir de 1919, il fut nommé Sacristain de la cathédrale d’Almería, et comme tel, il s’occupait activement aussi de la manécanterie de cette cathédrale, où il sut stimuler beaucoup de garçons à répondre à l’appel sacerdotal.

Lors de la persécution religieuse de juillet 1936, il chercha à se réfugier dans les environs d’Almería, avec son cousin don Pedro Almécija Morales (v. 30 août) ; ils furent découverts le 23 juillet et suivirent le calvaire de beaucoup d’autres prêtres et religieux.

Des bateaux-prisons en rade d’Almería, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller. Don Gregorio fut l’un d’eux, le 31 août 1936.

Dix-neuf de ces Martyrs (et sans doute davantage) moururent ce jour-là et furent béatifiés en 2017, dont Gregorio Morales Membrives, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Agustín Sabater Paulo

1883-1936

 

Né le 9 mai 1883 à Vinaroz (Castellón de la Plana), il fut baptisé quatre jours plus tard.

Il fréquenta le séminaire de Tortosa et fut ordonné prêtre en 1905.

En 1907, il fit partie des Travailleurs Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut nommé préfet au séminaire de Ciudad Real, puis à celui de Badajoz, enfin à celui d’Almería en 1911, jusqu’à sa mort. Pendant ce quart de siècle, il faisait l’admiration unanime de tous les séminaristes.

Le 15 août 1936, il fallut abandonner le séminaire. Don Agustín réunit ses séminaristes pour le leur dire : Et d’abord, le Saint-Sacrement. Ils se rendirent tous à la chapelle, où don Agustín consomma les Hosties, en sanglotant. Puis tous s’embrassèrent et quittèrent la maison.

Un des fournisseurs du séminaire le reçut chez lui ce même jour. Au bout d’une semaine le cuisinier du séminaire, lui-même, arriva avec deux miliciens pour l’arrêter. Don Agustín dut être triste en face de ce nouveau Judas, mais ne dit rien ; il prit calmement congé de ses hôtes, mit sa cape et les suivit.

Des bateaux-prisons en rade d’Almería, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller. Don Agustín fut l’un d’eux, le 31 août 1936.

Dix-neuf de ces Martyrs (et sans doute davantage) moururent ce jour-là et furent béatifiés en 2017, dont Agustín Sabater Paulo, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Lisardo Carretero Fuentes

1883-1936

 

Né le 12 novembre 1883 à Ohanes (Almería), il fut baptisé trois jours plus tard. Il eut le sort de devoir «remplacer» son père, mort prématurément, pour aider sa mère à s’occuper de ses dix-neuf (19) frères et sœurs.

Il répondit à l’appel de Dieu et entra au séminaire d’Almería en 1896, passa à ceux de Guadix et Grenade, et fut ordonné prêtre en 1908.

Il fut nommé vicaire à Adra et Ohanes, puis curé à Albuñol, Algarinejo, Ugíjar et Rágol. En 1923, il fut nommé curé-archiprêtre de Canjáyar, où il allait rester treize ans.

Même dans sa pauvreté, il aidait les pauvres. Quand sa gouvernante lui disait qu’il n’y avait plus rien pour acheter à manger, il répondait : Dieu va y pourvoir.

Lors de la persécution religieuse de l’été 1936, il refusa d’aller se cacher, affirmant qu’aucun de ses paroissiens ne lui ferait de mal. Le 19 juillet, il eut le temps de mettre le Saint-Sacrement en sécurité, avant d’être arrêté et jeté en prison. On l’envoya à Almería, où il souffrit énormément. Ses gardiens pensaient qu’il avait perdu la parole, tant il était silencieux.

Des bateaux-prisons en rade d’Almería, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller. Don Lisardo fut l’un d’eux, le 31 août 1936.

Dix-neuf de ces Martyrs (et sans doute davantage) moururent ce jour-là et furent béatifiés en 2017, dont Lisardo Carretero Fuentes, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

José Gómez Matarín

1884-1936

 

Né le 6 septembre 1884  à Alboloduy (Almería), il fut baptisé le 11 septembre suivant. Ils étaient onze frères et sœurs, dont l’un fut chanoine à Grenade.

José suivit la formation des séminaires d’Almería et Grenade, où l’on remarqua ses dons pour la musique.

Ordonné prêtre en 1909, il fut vicaire à Íllora et Adra. En 1911, il fut curé à Sainte-Anne d’Íllar, jusqu’à sa mort.

Au moment de la persécution religieuse de l’été 1936, il chercha à se cacher dans sa famille à Alboloduy et, pour plus de sécurité, chez des cousins du village proche Montenegro. C’était le 5 août. Quelques jours plus tard, deux hommes vinrent chercher deux curés en montrant leur pistolet. L’enfant qui les vit le premier répondit qu’il n’y avait pas là de curés, mais don José et un Confrère, Ángel Noguera, entendirent la conversation et se présentèrent : On est ici !

On les emmena d’abord à la prison d’Alhama de Almería, puis à Almería. De là, aux bateaux-prisons.

Des bateaux-prisons en rade d’Almería, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller. Don José fut l’un d’eux, le 31 août 1936.

Au moment d’être fusillé, il s’adressa aux bourreaux en ces termes : Vous ne savez pas ce que vous faites ; permettez-moi de vous bénir. On se rappelle la parole du Christ en croix : Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23:34).

Dix-neuf de ces Martyrs (et sans doute davantage) moururent ce jour-là et furent béatifiés en 2017, dont José Gómez Matarín, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Miguel Menéndez García

1885-1936

 

Il naquit le 29 juin 1885 à San Julián de Quintana (Belmonte, Asturies), et baptisé le 1er juillet.

Ce futur pasteur commença par garder les troupeaux.

Orphelin de père à deux ans, il fut aidé par un oncle prêtre qui l’inscrivit à quatorze ans, comme externe, à l’école apostolique dominicaine de Corias.

Là, l’adolescent comprit sa vocation et, cette fois-ci contre l’avis de l’oncle en question, entra au noviciat. Il fit la profession en 1902, étudia la philosophie à Padrón (La Coruña) et la théologie à Salamanque, et fut ordonné prêtre en 1909.

Il enseigna à Vergara pendant douze années, y laissant le souvenir d’un excellent professeur.

En 1923, il fut maître des novices à Corias puis à Salamanque ; en 1929, il fut recteur à Vergara jusqu’en 1935, année où il passa à Corias comme professeur.

Lors de la révolution de 1936, le père Miguel fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit des tortures indescriptibles, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Buenaventura Sauleda Pauls

1885-1936

 

Née le 30 juillet 1885 à San Pol del Mar, Buenaventura était la dixième d’une famille de Cuba. Les six premiers enfants de Victoriá Saulela i Roura et de Josepa Paulís i Roura naquirent à La  Havane (Cuba), les six autres à San Pol del Mar.

Six jours après sa naissance, Buenaventura fut baptisée avec les noms de Buenaventura Marta Francisca, mais on l’appela familièrement Ventureta.

Elle reçut la Confirmation en 1887 et la Première communion en 1897.

Durant ses études chez les Dominicaines de San Pol, on put apprécier ses dons pour la musique et la peinture.

Ce fut une jeune fille joviale, toujours souriante. Elle sentit l’appel à la consécration religieuse.

Une de ses sœurs aînées, Mercedes, était déjà dominicaine à Barcelone. Ventureta pensa d’abord entrer dans un ordre hospitalier, mais finit par rejoindre sa sœur.

En 1904, elle entra donc au monastère des Dominicaines contemplatives, Notre-Dame du Mont Sion à Barcelone, prenant le nom de Josefina, car elle avait une grande dévotion à saint Joseph (elle faisait toujours une petite inclinaison de la tête quand elle entendait le nom de saint Joseph) ; rappelons-nous aussi que sa maman s’appelait Josepa.

Elle fit la profession solennelle en 1909.

On lui confia successivement les charges de portière, d’infirmière ; elle fut procuratrice (économe), élue prieure en 1929 ; en 1935, sa sœur Mercedes lui succéda, et elle-même devint maîtresse des novices.

Elle avait ses formules : Cor net y cap dret (le cœur pur et la tête droite) ; elle avait l’humilité de se reconnaître pécheresse : Si Adam n’avait pas mangé la pomme, je l’aurais mangée moi ; elle s’offrait chaque jour au Cœur Immamculé de Marie pour sauver l’Espagne.

Quand se déchaînèrent les événements de 1936, la famille lui fit procurer des vêtements civils, prévoyant qu’elle devrait fuir son couvent et se cacher.

Le dimanche 19 juillet, la révolution s’installa à Barcelone. Personne ne vint à la messe quand les portes de l’église furent ouvertes. Le soir, des églises et des couvents étaient déjà en flammes, de sorte que les Religieuses mirent sans tarder leurs vêtements civils, et, à dix heures du soir, passèrent dans la maison contiguë au couvent, par une échelle de fortune, emportant le Saint Sacrement ainsi que la célèbre image de la Vierge de la Victoire, rapportée de Lepanto.

Au matin du 20 juillet, l’aumônier célébra la Messe où elles purent communier encore une fois, et leur ordonna de partir vite.

De leur «cachette», elles pouvaient observer comment les miliciens avaient forcé les portes du monastère, détruisaient tout et mettaient le feu. Ils détruisirent les tombes des deux filles de Jaime II, qui avaient fondé le monastère ; ils déterrèrent les Religieuses et profanèrent leurs restes.

Josefina se réfugia à San Pol, mais changeait sans cesse de maison, pour ne pas compromettre ses hôtes et pour rejoindre ses Compagnes et les encourager. Elle pensait parfois : Il vaudrait mieux qu’ils nous tuent toutes d’un coup, plutôt que de courir dans les rues…

Elle se sentait suivie. Elle demeura seule et laissa les Compagnes. Elle finit par s’écrouler sur un banc de la rue. Au matin du 30 août, elle arriva chez sa sœur Servitge, épuisée.

Au matin du 31 août 1936, très tôt, Josefina sortit pour aller chercher quelques habits là où elle avait été précédemment, mais fut dénoncée.

La milice arriva pour l’interroger, lui demander où étaient l’aumônier et les autres Religieuses. Ils la prenaient pour la Prieure, mais elle se tut pour ne pas compromettre sa sœur Mercedes.

L’interrogatoire se poursuivit jusqu’à huit heures du soir. Josefina implora un peu d’eau, qu’on lui donna, mais seulement pour poursuivre l’interrogatoire. Elle avait un terrible mal de tête, et on lui répondit : On va te la changer. Mais elle ne «parla» pas.

On la fit sortir, et une voiture arriva. Elle cria : Si vous voulez me tuer, faites-le ici-même !

On la força à monter, et on ne sait pas ce qui s’ensuivit. On retrouva son cadavre le lendemain à l’hippodrome de Casa Antúnez, son front traversé par une balle, sa tête toute meurtrie, sa mâchoire supérieure déboîtée, indices qu’elle avait été torturée. Son frère, Antonio, qui dut la «reconnaître», affirma que son visage était défiguré, les traits en étaient complètement défaits, ce n’était qu’un amas de chair. Ce n’était évidemment pas cette unique balle qui avait provoqué toutes ces blessures, mais certainement aussi d’autres instruments avec lesquelles on frappa la Religieuse.

Quelqu’un avait écrit sur un bout de papier : Celle-ci est la prieure des Dominicaines du Mont-Sion, elle s’appelle Sauleda. A l’autopsie pratiquée à l’hôpital, le sacristain du couvent en fit la reconnaissance.

Dans une note faite parvenir au couvent quelques années plus tard, le tortionnaire de la Religieuse déclarait ne pouvoir oublier ses gémissements, quand, sur le point d’expirer, elle priait encore pour l’Espagne et pour ceux qui la martyrisaient.

L’auteur de la note fut à son tour condamné à mort : la veille de son exécution, il demanda à se confesser et laissa une lettre à l’adresse des familles de ses nombreuses victimes, dans laquelle il demandait pardon à Dieu pour ses crimes.

La Sœur Josefa - Buenaventura Sauleda Pauls - expira le 31 août 1936, et fut béatifiée en 2007.

 

 

Francisco de Haro Martínez

1886-1936

 

Né le 28 novembre 1886  à Mazarrón (Murcia), il fut baptisé deux jours plus tard.

Il commença le séminaire de Murcia en 1897, et passa à celui de Barcelone, pour revenir à celui d’Almería. Un an avant son ordination sacerdotale (1912), il était déjà nommé chantre en second à la cathédrale et allait le rester jusqu’en 1923.

Mais on lui confia aussi des aumôneries chez les Petites Sœurs des Vieillards Abandonnés (1914), chez les Servantes des Pauvres (1916) ; en 1929, il eut la responsabilité de préfet de discipline au Synode diocésain, en même temps qu’il fut vice-secrétaire à la direction de l’Association de la Bonne Presse.

Il fut un ami intime de don Francisco Roda Rodríguez, dont il partagea le calvaire. En juillet 1936, on vint l’enlever devant sa mère, chez elle. Il fut particulièrement maltraité durant la période de sa captivité ; sur son cadavre, on observa de profondes traces de torture.

Des bateaux-prisons en rade d’Almería, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller. Don Francisco fut l’un d’eux, le 31 août 1936.

Dix-neuf de ces Martyrs (et sans doute davantage) moururent ce jour-là et furent béatifiés en 2017, dont Francisco de Haro Martínez, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

Antonio Torres García

1890-1936

 

Né le 24 avril 1890  à Caniles (Grenade), il fut baptisé trois jours plus tard.

Après ses brillantes études au séminaire de Guadix, il fut envoyé au Collège Espagnol de Rome et fut reçu docteur en philosophie et en théologie.

Ordonné prêtre en 1915 à Rome par le cardinal Merry del Val (le Secrétaire d’Etat de Pie X), il revint en Espagne et enseigna aux séminaristes. Vicaire à Caniles puis à Sainte-Anne de Guadix, il fut curé de Saint-Jacques de Guadix. Il dirigea aussi l’Alliance en Jésus par Marie.

Dès le commencement de la persécution religieuse de juillet 1936, il se vit contraint de retourner dans sa famille à Caniles. Mais les ennemis de la Religion l’arrêtèrent plusieurs fois, exigeant à chaque fois une rançon pour le libérer, jusqu’à priver totalement don Antonio de ce qu’il possédait.

On l’arrêta pour la dernière fois le 30 août 1936. Il fut enlevé avec six autres jusqu’à la Poudrière de Serón. On le fouilla : il avait son chapelet et un crucifix. Il dit que c’était l’image du Christ, en qui il se confiait et mettait son espérance.

Un témoin oculaire vit qu’on offensa particulièrement don Antonio dans sa chasteté.

Martyrisé le 31 août 1936 et béatifié en 2017, don Antonio Torres García sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Tomás Alonso Sanjuán

1893-1936

 

Il vit le jour à Vitigudino le 13 mars 1893, dans une famille chrétienne dont le père était commerçant.

En 1906, il entra au collège salésien de Écija et, en 1908, passera à celui de Séville comme aspirant coadjuteur. Il y travaillera trois ans dans l’atelier de l’imprimerie.

En 1911, il commença le noviciat mais, au regard de son caractère encore assez vif, il ne fut pas admis à la profession. Il dut attendre patiemment 1915 (quatre ans !) pour la faire.

Il resta à cet atelier de Séville jusqu’en 1929, et fut envoyé à celui de Málaga. Il travaillait beaucoup, et trouvait le temps d’aider aussi à l’atelier de théâtre et à celui de musique.

Dévot de saint Joseph artisan, il en préparait la fête avec profond enthousiasme et total esprit salésien.

Le 18 juillet 1936 au soir, vinrent le voir deux hommes de la milice, lui demandant d’imprimer sur le champ un manifeste exigé par la Religion et la Patrie ; Tomás refusa d’abord, puis demanda à deux garçons de s’en charger.

Le travail ne put même pas être porté à son terme, parce que l’établissement fut la proie de la milice et de la foule déchaînée.

Le 21 juillet, Tomás fut arrêté avec les autres Salésiens et conduit au proche couvent des Capucins, transformé en prison ; ce fut une journée passée dans la chaleur, la faim, les moqueries, les menaces, les fouilles.

Le 22 juillet, les Salésiens furent transférés au Gouvernement Civil ; bien convaincu de l’innocence des «accusés», mais pour éviter d’autres manifestations, le Gouverneur les fit encore transférer à la prison provinciale, dans le carré qu’on appela désormais Brigade des curés.

Tomás y resta uune quarantaine de jours, d’abord monotones. Il cherchait à aider les autres, à trouver des lits quand arrivaient d’autres prisonniers.

Le 22 août, l’aviation nationale commença les bombardements, auxquels répondirent les miliciens par des exécutions généralisées. Même scénario la nuit du 30-31 août. Juste après le bombardement, ils réveillèrent tous les prisonniers, qui devaient rester debout les mains en l’air. Le premier «choisi» au hasard, fut Tomás, qui dormait juste derrière la porte de la brigade, pour ne pas déranger les autres par ses ronflements.

On désigna aussi un employé du collège : Tomás intervint pour faire remarquer qu’il n’était ni prêtre ni religieux, obtenant ainsi sa libération vu que la haine pour le Christ ne trouvait pas en lui la motivation suffisante pour le tuer.

Tomás portait le n° 57 de la liste des «choisis». Il fut abattu dans le voisin cimetière San Rafael, le 31 août 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Miguel Morano Sáez

1895-1936

 

Né le 27 février 1895 à Purchena (Almería), Miguel fut baptisé dès le lendemain.

Après avoir fréquenté le séminaire d’Almería à partir de 1909, il fut ordonné prêtre en 1920.

Il fut vicaire à Tabernas puis curé de Partaloa (1921) ; en 1922, il fut curé à Líjar ; en 1929, à Félix, et jusqu’à sa mort, pasteur très estimé tant des adultes que des enfants.

Au début de la révolution de juillet 1936, il se trouvait très malade de bronchite. Quelques jours plus tard, on l’enleva en pleine rue et on le jeta dans la prison d’Almería, d’où il fut transporté sur un des bateaux-prisons en rade d’Almería et d’où on sortait les prisonniers pour les fusiller au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas).

Les enfants pleurèrent en apprenant qu’on avait emmené don Miguel sur le bateau-prison et qu’on l’avait assassiné.

Martyrisé le 31 août 1936 et béatifié en 2017, Miguel Morano Sáez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

 

 

Enrique Vidaurreta Palma

1896-1936

 

Enrique naquit le 10 octobre 1896 à Antequera (Málaga, Espagne), deuxième fils de Enrique et Purificación, qui le firent baptiser le 16 octobre suivant.

Le papa était un officier de la marine, qui mourut durant la bataille de Santiago de Cuba dans la guerre contre les Etats-Unis, en 1898.

Les deux garçons, Santiago et Enrique, étudièrent chez les Jésuites à El Palo (Málaga). Enrique fut le «président» de la Congrégation mariale.

Au terme de leurs études secondaires, les garçons suivirent leur mère à Madrid pour continuer leurs études. Enrique pensait entrer chez les Jésuites, mais resta finalement au séminaire diocésain et fut ordonné prêtre en 1919.

Il avait pris pour devise le verset de l’évangile : Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir (cf. Mt 20:28).

Il fut nommé aumônier à Málaga, où il collabora au Granito de arena (Grain de sable) puis, dès 1920, fut responsable au séminaire : préfet de discipline, sous-directeur, plus tard recteur du nouveau séminaire en 1929, tout en étant professeur de diverses matières. En plus, étant lui-même assez musicien, il enseignait aux séminaristes les éléments de la musique et le chant grégorien.

Le 18 juillet 1936, don Enrique était en train de diriger une retraite au séminaire. Le 21, la maison fut prise d’assaut par des miliciens. Don Enrique se présenta à eux, déclarant que tous ceux qui étaient là, étaient des prêtres. Immédiatement, on les emmena dans la «prison», l’ancien couvent des Capucins, pendant vingt-quatre heures.

Le 22, transfert au commissariat, puis à la prison provinciale, où les prêtres continuèrent leur «retraite», priant le chapelet, échangeant les deux ou trois bréviaires qu’ils avaient pour prier l’office du jour. Certains furent assassinés peu après.

Le 31 août à cinq heures du matin, entrèrent dans la pièce des miliciens qui leur crièrent : Debout, canailles ! Un des appelés était infirme : don Enrique intercéda pour lui. Le milicien bouscula alors don Enrique avec un coup de poing et le mit parmi les appelés. On entendit des coups de feu quelques secondes après.

Le lendemain, les mêmes miliciens vinrent confirmer qu’ils les avaient abattus en allant au cimetière de San Rafael et que toute la route était semée de cadavres.

Don Enrique Vidaurreta Palma fut martyrisé le 31 août 1936.

Lors de l’exhumation en 1940-1941, on reconnut son cadavre par l’abrégé de théologie morale qu’il tenait dans sa poche.

Don Enrique a été béatifié en 2007.

 

 

José María Martínez Vizcaíno

1898-1936

 

Né le 9 décembre 1898  à Ohanes (Almería), et baptisé dès le lendemain, il fut élève au Collège de Sacro Monte de Grenade. Ses excellentes notes lui valurent une bourse d’étude.

Ordonné prêtre en 1922, il eut cette faveur que, lors de sa première Messe, le prédicateur fut don Diego Ventaja Milán, futur évêque d’Almería.

Don José María fut curé de Churriana de la Vega, puis secrétaire particulier de don Diego, devenu évêque en 1935. Quand le nouvel évêque lui demanda s’il acceptait, José María lui répondit : Oui, jusqu’à ce que la mort nous sépare. Cette phrase allait se révéler prophétique.

Le fidèle Secrétaire fut arrêté en même temps que l’Evêque, le 12 août 1936 et avec lui fut mis dans le couvent des Adoratrices, transformé en prison, puis l’accompagna aussi sur le bateau-prison Astoy Mendi.

Il devait être embarqué le 30 août, avec l’évêque, mais ne fut pas pris ce jour-là par manque de place dans le camion ; il partit le lendemain, 31 août, pour le Pozo de la Lagarta, où il fut fusillé.