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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 23:00

Pierre Arnaud

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Pierre Arnaud était notaire de l’Inquisition ; d’après le Martyrologe il était clerc, sans doute du diocèse de Toulouse.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 23:00

Avignonet (Martyrs d’)

1242

 

Le pape Grégoir IX avait désigné neuf prêtres et clercs pour prêcher la Vérité dans la région de Toulouse, infestée par l’hérésie albigeoise.

On a dit beaucoup de mal de l’Inquisition, à tort ou à raison. Les inquisiteurs n’avaient pas mission de «torturer», encore moins de faire mourir les hérétiques obstinés ; au pire, quand ces derniers refusaient encore d’abandonner leur erreur, même devant l’évidence des preuves apportées, ils étaient abandonnés au bras séculier, qui devait leur infliger une peine de prison, ou d’exil, et non les mettre à mort. Malheureusement l’Eglise s’en remit trop longtemps aux autorités civiles, qui firent trop de victimes (on en a dénombré un millier pendant tout le 13e siècle). Mais des recherches récentes ont constaté que la peine du feu fut moins fréquente qu’on a pu le croire.

Il faut mentionner que ces hérétiques n’en restaient pas aux idées, ils imposaient tout un style de vie à leurs disciples, qui se répercutait sur le quotidien et dégénérait en troubles sociaux.

D’autre part, en face de ces atrocités, il faut aussi rappeler qu’un certain nombre d’inquisiteurs furent sauvagement martyrisés par les hérétiques (voir la notice Pietro de Vérone)

Pour en revenir aux neuf inquisiteurs envoyés par le pape à Toulouse, il s’agissait de : 

  • trois dominicains : les deux prêtres Guillaume Arnaud et Bernard de Roquefort, auxquels s’ajouta un frère, peut-être pèlerin de passage, le frère Garsias d’Aure ;
  • deux Frères mineurs : Etienne de Saint-Thibery et Raymond Carbonier
  • un chanoine de Toulouse : Raymond de Cortisan, surnommé Escriban, chargé de rédiger les actes ;
  • trois autres clercs : Bernard de Toulouse, Fortanier et Aymar ;
  • un notaire : Pierre d’Arnaud ;
  • le prieur-curé d’Avignonet, dont on ignore le nom, moine de Saint-Michel-de-la-Cluse en Piémont, dont l’église dépendait ; étant présent, il fut méchamment inclus dans le massacre des inquisiteurs.

En 1235, la population expulsa Guillaume Arnaud, puis tous les autres Dominicains. Ceux-ci ne se donnèrent pas pour vaincus et revinrent prêcher en 1236, sans obtenir beaucoup de conversions, ni l’appui des autorités, civiles ou religieuses.

En 1241, ils repartirent en mission et s’installèrent au château d’Avignonet, propriété du comte de Toulouse. Mais le sénéchal du comte de Toulouse était complice du complot ourdi contre les inquisiteurs.

La veille de l’Ascension, 29 mai 1242, les inquisiteurs y furent surpris par une quarantaine de sicaires à la solde de Pierre-Roger de Mirepoix, aidés par vingt-cinq hommes armés venant de Gaja, et tombèrent sous les coups d’épée, tandis qu’ils chantaient des versets du Te Deum.

Une chronique contemporaine rapporte plusieurs faits concomitants :

  • la veille de ce massacre, une femme qui assistait à la messe vit le Crucifix s’animer, le bras droit ruisselant de sang, et lui adresser la parole : Va avertir le prieur qu’il place les reliques à cet endroit-là, lui montrant le côté gauche de l’autel.
  • un frère de Bordeaux eut la vision d’un retable de crucifix, au pied duquel étaient peints trois frères tués par des hommes armés (il y a justement trois Dominicains parmi les onze Martyrs).
  • une des victimes, Raymond Carbonier, vit en songe une couronne d’or, ornée de neuf gemmes, descendant du ciel sur la maison où logeaient les inquisiteurs, ce que Guillaume Arnaud interpréta comme l’annonce de leur assassinat prochain : Sachez que bientôt nous serons exterminés pour la foi de Jésus-Christ.

D’autres  signes parurent au même moment, à Toulouse, dans les environs et jusqu’à Barcelone.

Rome condamna évidemment le comte de Toulouse et ses alliés, à l’origine du complot. Montségur, considérée comme le noyau hérétique, fut assiégée en 1243 et la population se rendit en 1244 : deux cents cathares furent brûlés. 

Les nombreux miracles accomplis sur le tombeau des inquisiteurs les firent considérer comme martyrs par les Cardinaux et le pape lui-même dès 1243 et le Martyrologe les mentionne comme Bienheureux au 29 mai.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 23:00

Aymar de Toulouse

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Aymar était clerc, sans doute du diocèse de Toulouse. Il était présent comme appariteur ou huissier, avec Fortanier.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 23:00

 

 

Fortanier de Toulouse

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Fortanier était clerc, sans doute du diocèse de Toulouse. Il était présent comme appariteur ou huissier, avec Aymar.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

 

 

Aymar de Toulouse

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Aymar était clerc, sans doute du diocèse de Toulouse. Il était présent comme appariteur ou huissier, avec Fortanier.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

 

 

Garsias d’Aure

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Garsias d’Aure fut un religieux de l’Ordre dominicain, présent à Avignonet au moment du massacre du 29 mai 1242, mais n’appartenait probablement pas au groupe proprement-dit des inquisiteurs nommés par Grégoire IX.

Il est commémoré avec ses Compagnons le 29 mai.

 

 

Gherardesca della Gherardesca

1200-1260

 

Gherardesca était née vers 1200 à Pise (Italie centrale), de Gherardo della Gherardesca (ou, selon certains, d’Uguccionello di Castagneto).

A sept ans, elle quitta la maison de ses parents pour se réfugier dans un monastère et être dans une plus grande intimité avec Dieu.

Cependant sa mère venait l’importuner de ses larmes et la pressait de revenir au foyer familial. Gherardesca céda, ou plutôt voulut faire plaisir à sa mère en acceptant de se marier. Elle épousa «par obéissance» un certain Alfiero di Bandino.

Il se vérifia alors ce que l’apôtre Paul écrivait aux Corinthiens : La femme qui s’est mariée a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à son mari (1Co 7:34) ; Gherardesca souffrit beaucoup de se trouver éloignée de son Epoux céleste, mais chercha à s’en rapprocher par beaucoup d’austérités, le jeûne, la prière, les veilles.

Finalement, ne pouvant avoir d’enfants, elle persuada son époux terrestre d’entrer dans le proche monastère camaldule de San Savino ; elle distribua aux pauvres tout son héritage et obtint pour elle une cellule proche du même monastère où, comme tertiaire, elle passa le reste de ses jours dans la prière et la louange continues.

Elle fut favorisée de très jombreuses visions, révélations, ainsi que du don de prophétie. Elle sut que ses prières avaient obtenu la salut de plusieurs âmes.

 

Fortanier de Toulouse

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Fortanier était clerc, sans doute du diocèse de Toulouse. Il était présent comme appariteur ou huissier, avec Aymar.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

 

 

Aymar de Toulouse

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Aymar était clerc, sans doute du diocèse de Toulouse. Il était présent comme appariteur ou huissier, avec Fortanier.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

 

 

Garsias d’Aure

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Garsias d’Aure fut un religieux de l’Ordre dominicain, présent à Avignonet au moment du massacre du 29 mai 1242, mais n’appartenait probablement pas au groupe proprement-dit des inquisiteurs nommés par Grégoire IX.

Il est commémoré avec ses Compagnons le 29 mai.

 

 

Gherardesca della Gherardesca

1200-1260

 

Gherardesca était née vers 1200 à Pise (Italie centrale), de Gherardo della Gherardesca (ou, selon certains, d’Uguccionello di Castagneto).

A sept ans, elle quitta la maison de ses parents pour se réfugier dans un monastère et être dans une plus grande intimité avec Dieu.

Cependant sa mère venait l’importuner de ses larmes et la pressait de revenir au foyer familial. Gherardesca céda, ou plutôt voulut faire plaisir à sa mère en acceptant de se marier. Elle épousa «par obéissance» un certain Alfiero di Bandino.

Il se vérifia alors ce que l’apôtre Paul écrivait aux Corinthiens : La femme qui s’est mariée a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à son mari (1Co 7:34) ; Gherardesca souffrit beaucoup de se trouver éloignée de son Epoux céleste, mais chercha à s’en rapprocher par beaucoup d’austérités, le jeûne, la prière, les veilles.

Finalement, ne pouvant avoir d’enfants, elle persuada son époux terrestre d’entrer dans le proche monastère camaldule de San Savino ; elle distribua aux pauvres tout son héritage et obtint pour elle une cellule proche du même monastère où, comme tertiaire, elle passa le reste de ses jours dans la prière et la louange continues.

Elle fut favorisée de très jombreuses visions, révélations, ainsi que du don de prophétie. Elle sut que ses prières avaient obtenu la salut de plusieurs âmes.

 

 

Fortanier de Toulouse

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Fortanier était clerc, sans doute du diocèse de Toulouse. Il était présent comme appariteur ou huissier, avec Aymar.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 23:00

Garsias d’Aure

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Garsias d’Aure fut un religieux de l’Ordre dominicain, présent à Avignonet au moment du massacre du 29 mai 1242, mais n’appartenait probablement pas au groupe proprement-dit des inquisiteurs nommés par Grégoire IX.

Il est commémoré avec ses Compagnons le 29 mai.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:00

Thomas Ford

? -1582

 

Trois prêtres anglais furent martyrisés à Tyburn le 28 mai 1582.

Thomas Ford était né à Devon (Angleterre).

En 1567, il fut au Trinity College d’Oxford, dont il serait devenu le président.

En 1570, il vint au collège anglais de Douai, dont il fut un des trois premiers séminaristes à être ordonnés prêtres, en mars 1573 à Bruxelles.

Il partit pour l’Angleterre en mai 1576 et devint l’aumônier de James Braybrooke à Sutton Courtenay, puis d’Edward Yate et des Brigittines qu’il abritait à Lyford (Berkshire). 

En juillet 1581, il fut arrêté avec Edmund Campion (v. 1er décembre) et conduit à la Tour de Londres le 22 juillet, où il subit la torture, comme ce fut le cas aussi pour l’autre arrêté, John Shert.

Le 16 novembre 1581, ils furent présentés devant le tribunal de la Reine, et condamnés à mort le 21 novembre pour les absurdes crimes d’avoir comploté contre le royaume, à Rome et à Reims (où ils n’avaient jamais été), et à des dates où ils se trouvaient en Angleterre.

La sentence ne fut exécutée que le 28 mai 1582, à Tyburn, jour où furent martyrisés Robert Johnson, Thomas Ford et John Shert. 

Le culte qui leur était rendu fut confirmé en 1886, ce qui équivalait à la béatification.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:00

Maria Bartolomea Bagnesi

1514-1577

 

Maria Bartolomea naquit le 24 août 1514 à Florence (Italie C), de Carlo di Rinieri et Alessandra Oriandrini, une famille de noble origine, qui lui firent donner au baptême le nom du Saint du jour, Barthélemy.

La maman mourut précocement, obligeant Maria à s’occuper de la famille.

En 1531, son père lui parla de mariage : elle en fut si surprise et effrayée, qu’elle en subit une sorte d’attaque, dont elle se releva hémiplégique ou même tétraplégique, au point qu’elle dut désormais garder le lit pendant quarante-cinq ans.

Le père cependant continua de s’opposer au désir de Maria Bartolomea de devenir religieuse. Mais elle, à trente-trois ans, prit la décision de demander l’habit du Tiers-Ordre dominicain. Dans cette atmosphère de paix, Maria Bartolomea ressentit un réel soulagement et put même quelques fois sortir de la maison.

Maria Bartolomea méditait surtout la Passion du Christ, et lisait l’Ecriture ; elle recevait ceux et celles qui avaient besoin d’un conseil, d’une parole de consolation. 

Elle fut très proche de sainte Maria Maddalena de’ Pazzi (v. 25 mai). Celle-ci affirma avoir été guérie par elle de sa maladie en 1584, et avoir assisté à certaines de ses visions.

Maria Bartolomea  mourut le 28 mai 1577 et fut béatifiée en 1804. 

On dit qu’en 1741 elle apparut in extremis à un jeune vénitien de passage à Florence, qui de désespoir allait probablement se donner la mort ainsi que son épouse.

Un an après la béatification, la sœur cellérière recueillit quelques gouttes de l’huile de la lampe qui brûlait près du tombeau de Maria Maddalena de’ Pazzi et les versa dans un récipient de sa cantine, qu’elle avait placé devant un portrait de Maria Bartolomea : le récipient fut rempli d’une huile très pure, qui fut dûment observée, analysée, et officiellement déclarée «miraculeuse».

Le Martyrologe mentionne Maria Bartolomea au 28 mai.Ercolano de Piegaro

? - 1451

 

Ercolano était natif de Piegaro (Perugia, Italie C) et fit partie des Franciscains Observants.

De toute la première partie de sa vie, on sait seulement qu’il était déjà prêtre et prédicateur, très actif et efficace, en 1420. Son thème préféré était la Passion, par lequel il avait accoutumé de faire pleurer son auditoire et, ce qui vaut mieux, de l’amener à une vie foncièrement chrétienne.

En 1430, il était en train de prêcher un carême aux habitants de Lucques, lorsque les Florentins vinrent assiéger la ville. Le peuple, affamé, pensait devoir se rendre, mais Ercolano les invita à résister encore un peu, mais en acceptant un jeûne sévère, que le Christ ressuscité ne tarderait pas à récompenser. Effectivement, les Florentins finirent par se lasser du siège et se retirer. Lui-même prêchait d’exemple : il jeûnait des jours entiers, prenant tout au plus un peu de pain avec des herbes ; il portait le cilice.

Reconnaissants, les habitants donnèrent à Ercolano le couvent de Pozzuolo ; l’année suivante, il prêcha à Pérouse.

En 1434 il obtint la permission papale de fonder deux couvents près de Lucques : Barga et Castelnuovo de Garfagnana. Il commençait de construire une petite maison, quand son Confrère Alberto de Sarteano le pria de l’accompagner en Orient (1435-1437).

Puis, Ercolano fut gardien en divers couvents proches de Lucques.

Au mois de mai 1451, il prêchait à Viterbe et se retrouvait à la fin de ce mois à Castelnuovo.

D’après le Martyrologe, il s’éteignit le 28 mai 1451.

Enterré dans un endroit assez humide, son corps fut cependant retrouvé intact cinq ans plus tard.

Le culte d’Ercolano fut confirmé en 1860.

 

 

Maria Bartolomea Bagnesi

1514-1577

 

Maria Bartolomea naquit le 24 août 1514 à Florence (Italie C), de Carlo di Rinieri e Alessandra Oriandrini,   une famille de noble origine, qui lui firent donner au baptême le nom du Saint du jour, Barthélemy.

La maman mourut précocement, obligeant Maria à s’occuper de la famille.

En 1531, son père lui parla de mariage : elle en fut si surprise et effrayée, qu’elle en subit une sorte d’attaque, dont elle se releva hémiplégique ou même tétraplégique, au point qu’elle dut désormais garder le lit pendant quarante-cinq ans.

Le père cependant continua de s’opposer au désir de Maria Bartolomea de devenir religieuse. Mais elle, à trente-trois ans, prit la décision de demander l’habit du Tiers-Ordre dominicain. Dans cette atmosphère de paix, Maria Bartolomea ressentit un réel soulagement et put même quelques fois sortir de la maison.

Maria Bartolomea méditait surtout la Passion du Christ, et lisait l’Ecriture ; elle recevait ceux et celles qui avaient besoin d’un conseil, d’une parole de consolation. 

Elle fut très proche de sainte Maria Maddalena de’ Pazzi (v. 25 mai). Celle-ci affirma avoir été guérie par elle de sa maladie en 1584, et avoir assisté à certaines de ses visions.

Maria Bartolomea  mourut le 28 mai 1577 et fut béatifiée en 1804. 

On dit qu’en 1741 elle apparut in extremis à un jeune vénitien de passage à Florence, qui de désespoir allait probablement se donner la mort ainsi que son épouse.

Un an après la béatification, la sœur cellérière recueillit quelques gouttes de l’huile de la lampe qui brûlait près du tombeau de Maria Maddalena de’ Pazzi et les versa dans un récipient de sa cantine, qu’elle avait placé devant un portrait de Maria Bartolomea : le récipient fut rempli d’une huile très pure, qui fut dûment observée, analysée, et officiellement déclarée «miraculeuse».

Le Martyrologe mentionne Maria Bartolomea au 28 mai.

Ercolano de Piegaro

? - 1451

 

Ercolano était natif de Piegaro (Perugia, Italie C) et fit partie des Franciscains Observants.

De toute la première partie de sa vie, on sait seulement qu’il était déjà prêtre et prédicateur, très actif et efficace, en 1420. Son thème préféré était la Passion, par lequel il avait accoutumé de faire pleurer son auditoire et, ce qui vaut mieux, de l’amener à une vie foncièrement chrétienne.

En 1430, il était en train de prêcher un carême aux habitants de Lucques, lorsque les Florentins vinrent assiéger la ville. Le peuple, affamé, pensait devoir se rendre, mais Ercolano les invita à résister encore un peu, mais en acceptant un jeûne sévère, que le Christ ressuscité ne tarderait pas à récompenser. Effectivement, les Florentins finirent par se lasser du siège et se retirer. Lui-même prêchait d’exemple : il jeûnait des jours entiers, prenant tout au plus un peu de pain avec des herbes ; il portait le cilice.

Reconnaissants, les habitants donnèrent à Ercolano le couvent de Pozzuolo ; l’année suivante, il prêcha à Pérouse.

En 1434 il obtint la permission papale de fonder deux couvents près de Lucques : Barga et Castelnuovo de Garfagnana. Il commençait de construire une petite maison, quand son Confrère Alberto de Sarteano le pria de l’accompagner en Orient (1435-1437).

Puis, Ercolano fut gardien en divers couvents proches de Lucques.

Au mois de mai 1451, il prêchait à Viterbe et se retrouvait à la fin de ce mois à Castelnuovo.

D’après le Martyrologe, il s’éteignit le 28 mai 1451.

Enterré dans un endroit assez humide, son corps fut cependant retrouvé intact cinq ans plus tard.

Le culte d’Ercolano fut confirmé en 1860.

 

 

Maria Bartolomea Bagnesi

1514-1577

 

Maria Bartolomea naquit le 24 août 1514 à Florence (Italie C), de Carlo di Rinieri e Alessandra Oriandrini,   une famille de noble origine, qui lui firent donner au baptême le nom du Saint du jour, Barthélemy.

La maman mourut précocement, obligeant Maria à s’occuper de la famille.

En 1531, son père lui parla de mariage : elle en fut si surprise et effrayée, qu’elle en subit une sorte d’attaque, dont elle se releva hémiplégique ou même tétraplégique, au point qu’elle dut désormais garder le lit pendant quarante-cinq ans.

Le père cependant continua de s’opposer au désir de Maria Bartolomea de devenir religieuse. Mais elle, à trente-trois ans, prit la décision de demander l’habit du Tiers-Ordre dominicain. Dans cette atmosphère de paix, Maria Bartolomea ressentit un réel soulagement et put même quelques fois sortir de la maison.

Maria Bartolomea méditait surtout la Passion du Christ, et lisait l’Ecriture ; elle recevait ceux et celles qui avaient besoin d’un conseil, d’une parole de consolation. 

Elle fut très proche de sainte Maria Maddalena de’ Pazzi (v. 25 mai). Celle-ci affirma avoir été guérie par elle de sa maladie en 1584, et avoir assisté à certaines de ses visions.

Maria Bartolomea  mourut le 28 mai 1577 et fut béatifiée en 1804. 

On dit qu’en 1741 elle apparut in extremis à un jeune vénitien de passage à Florence, qui de désespoir allait probablement se donner la mort ainsi que son épouse.

Un an après la béatification, la sœur cellérière recueillit quelques gouttes de l’huile de la lampe qui brûlait près du tombeau de Maria Maddalena de’ Pazzi et les versa dans un récipient de sa cantine, qu’elle avait placé devant un portrait de Maria Bartolomea : le récipient fut rempli d’une huile très pure, qui fut dûment observée, analysée, et officiellement déclarée «miraculeuse».

Le Martyrologe mentionne Maria Bartolomea au 28 mai.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:00

John Shert

? -1582

 

Trois prêtres anglais furent martyrisés à Tyburn le 28 mai 1582.

John Shert était né à Shert Hall (Cheshire, Angleterre).

En 1566, il fut bachelier au Brasenose College d’Oxford.

Instituteur à Londres, domestique de Thomas Stapleton à Douai, il entra au Collège anglais de cette ville en 1576 et fut ordonné sous-diacre.

Envoyé au Collège anglais de Rome, il en était alors l’aîné des six séminaristes et fut ordonné prêtre.

Le 27 août 1579, il quitta Reims pour l’Angleterre où, bientôt arrêté, il fut enfermé à la Tour de Londres.

Condamné à mort, il fut exécuté le 28 mai 1582, à Tyburn, jour où furent martyrisés Robert Johnson, Thomas Ford et John Shert. 

Le culte qui leur était rendu fut confirmé en 1886, ce qui équivalait à la béatification.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:00

Ercolano de Piegaro

? - 1451

 

Ercolano était natif de Piegaro (Perugia, Italie C) et fit partie des Franciscains Observants.

De toute la première partie de sa vie, on sait seulement qu’il était déjà prêtre et prédicateur, très actif et efficace, en 1420. Son thème préféré était la Passion, par lequel il avait accoutumé de faire pleurer son auditoire et, ce qui vaut mieux, de l’amener à une vie foncièrement chrétienne.

En 1430, il était en train de prêcher un carême aux habitants de Lucques, lorsque les Florentins vinrent assiéger la ville. Le peuple, affamé, pensait devoir se rendre, mais Ercolano les invita à résister encore un peu, mais en acceptant un jeûne sévère, que le Christ ressuscité ne tarderait pas à récompenser. Effectivement, les Florentins finirent par se lasser du siège et se retirer. Lui-même prêchait d’exemple : il jeûnait des jours entiers, prenant tout au plus un peu de pain avec des herbes ; il portait le cilice.

Reconnaissants, les habitants donnèrent à Ercolano le couvent de Pozzuolo ; l’année suivante, il prêcha à Pérouse.

En 1434 il obtint la permission papale de fonder deux couvents près de Lucques : Barga et Castelnuovo de Garfagnana. Il commençait de construire une petite maison, quand son Confrère Alberto de Sarteano le pria de l’accompagner en Orient (1435-1437).

Puis, Ercolano fut gardien en divers couvents proches de Lucques.

Au mois de mai 1451, il prêchait à Viterbe et se retrouvait à la fin de ce mois à Castelnuovo.

D’après le Martyrologe, il s’éteignit le 28 mai 1451.

Enterré dans un endroit assez humide, son corps fut cependant retrouvé intact cinq ans plus tard.

Le culte d’Ercolano fut confirmé en 1860.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:00

Ubaldesca Taccini de Castello di Calcinaia

1136-1206

 

Ubaldesca vit le jour à Calcinaia (Pisa, Italie C), fille unique de pieux parents, dont elle apprit à prier et à donner aux pauvres.

Un jour de 1151 que ses parents travaillaient aux champs et qu’elle était en train de préparer le pain à la maison, elle eut la vision d’un ange qui l’invita à se rendre chez des moniales de Pise, sans se préoccuper pour sa dot. Ces moniales étaient de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem (auj. Ordre de Malte).

Laissant là le pain dans le four, elle alla avertir ses bons parents de la «visite», et ceux-ci la conduisirent sans tarder à ce monastère, où l’abbesse avait été avertie par le même Ange de l’arrivée de la jeune fille.

A leur retour chez eux, les deux parents trouvèrent un pain excellent dans le four, bien qu’il y fût resté deux jours entiers ; en action de grâce, ils le portèrent au monastère. C’était le premier miracle de leur fille !

Ubaldesca vécut dans le monastère et dans l’hôpital d’une façon vraiment exemplaire, soumise à toutes, et s’imposant aussi de sévères mortifications, le jeûne, le cilice, les veilles.

Devant un jour passer le long d’un mur, il s’en détacha une pierre qui la blessa à la tête ; elle demanda à Dieu de lui conserver cette blessure toute sa vie.

Un Vendredi Saint, elle puisa de l’eau pour des femmes qui s’en revenaient de l’office liturgique ; celles-ci lui demandèrent de faire un signe de croix sur l’eau, qui alors se transforma en vin ; elles en furent fort soulagées, car le jeûne au pain et à l’eau les avait bien fatiguées. Ubaldesca eut beau leur recommander de n’en rien dire à personne, on le sut tout de même…

A l’aumônier qui recommandait aux Religieuses de l’avertir à temps pour être présent auprès d’Ubalsdesca au moment de sa mort, celle-ci l’avertit qu’il ne pourrait être là ; en effet, elle mourut juste après la visite qu’il lui fit, le 28 mai 1206, dimanche après la Pentecôte. L’abbesse et les Religieuses la virent monter au ciel, accompagnée d’anges qui chantaient Viens, épouse du Christ, reçois la couronne que le Seigneur t’a préparée pour l’éternité.

Une semaine après, l’aumônier la vit entre deux chars de feu, entourée d’anges qui l’introduisaient dans le ciel en chantant.

Le jour des funérailles, furent guéris instantanément vingt-deux malades ; par la suite, des guérisons s’opérèrent par dizaines. Un de ces miracles fut celui-ci : un artisan qui battait monnaie pour la ville de Pise, fit un faux mouvement et une des pièces lui entra dans la main ; les médecins ne pouvaient rien faire pour l’extraire et la gangrène s’y mettait dangereusement ; l’artisan vint prier devant le tombeau d’Ubaldesca : à l’instant la pièce sortit de la main et il se retrouva tout-à-fait guéri. 

Un autre «miracle» se produisit en faveur d’un Religieux de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, qui était prieur à Pise et qui fut injustement écarté et déposé par le Grand Maître ; pour mettre fin à la situation ambiguë dans laquelle il se trouvait par rapport aux autres Confrères, il pria intensément Ubaldesca de lui faire retrouver sa place. Celle-ci lui apparut et lui promit de lui obtenir cette grâce, si en retour il s’engageait à toujours célébrer avec solennité la fête de la Sainte Trinité. Cette solennité en effet n’existait pas encore au 13e siècle, et ne fut instituée pour l’Eglise universelle qu’au siècle suivant. Le Religieux retrouva effectivement sa place, son honneur, et resta fidèle à sa promesse. Par la suite, la solennité de la Très Sainte Trinité fut effectivement placée au dimanche suivant la Pentecôte.

On ne dit pas quand Ubaldesca fut canonisée, mais le Martyrologe la mentionne comme Sainte au 28 mai.

 

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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