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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 23:00

Conrad de Seldenbüren

1070-1126

 

Né vers 1070, Conrad était de famille noble et appartenait à la maison royale de Seldenbüren (auj. Sellenbüren, Stallikon, Suisse).

Sur ses domaines, il fonda une abbaye en 1082 (ou 1092). Il aurait entendu des voix d’Anges, lui indiquant cet endroit pour y construire une maison consacrée à Dieu. 

L’abbaye fut consacrée en 1120. Lorsque l’abbé Adelhelm et lui se demandèrent quel nom donner à l’abbaye, ils aperçurent un chœur d’Anges qui chantaient les louanges de Dieu : l’abbaye prit le nom de Engelberg, montagne des Anges.

Il appela des moines de Saint-Blaise en Forêt-Noire, eux-mêmes fondés par son ancêtre Reginbert de Seldenbüren, selon la réforme de Hirsau. Il obtint du pape la libre élection de l’abbé, et de l’empereur l’immunité.

Conrad y prit l’habit de convers.

Envoyé à Zürich pour y défendre les droits de l’abbaye, il fut assassiné, le 2 mai 1126, et pour cela considéré comme martyr.

Il n’est pas mentionné au Martyrologe actuel.

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 23:00

Wiborada

† 926

 

Wiborada (Guiborada) naquit probablement dans l’actuel canton d’Aargau (Suisse).

Dès sa jeunesse, elle sut occuper ses journées de façon très équilibrée entre l’action et la contemplation. Elle fut bénédictine à l’abbaye de Saint-Gall, où elle travaillait à coudre des vêtements et à relier des livres.

Elle fut ainsi longtemps au service de son frère Hitton, qui était ecclésiastique et qu’elle réussit à persuader de sortir du monde et de se retirer dans l’abbaye de Saint-Gall.

S’étant pendant plusieurs années retirée dans une vie toute pleine de prières et d’austérités, elle fut «dénoncée» à l’évêque, devant lequel cependant elle se justifia sans peine. 

Puis elle se fit construire une cellule de recluse près de l’église à Saint-Gall, où elle vécut dans l’ascèse pendant quarante ans. Elle vivait de peu, distribuant en aumônes ce qu’on lui apportait.

Une jeune fille nommée Rachilde, fut guérie d’un mal incurable par les prières de Wiborada, dont elle partagea ensuite la vie. Wiborada aurait prophétisé l’élévation à l’épiscopat d’Ulrich d’Augsburg (v. 4 juillet). 

Elle annonça aussi l’imminente incursion de Hongrois, permettant ainsi aux moines et aux prêtres de mettre en sûreté leur bibliothèque et de se cacher, mais elle refusa de quitter sa cellule. Quand les Hongrois arrivèrent, ils mirent le feu à l’église et sautèrent par le toit dans la cellule de Wiborada, qui priait à genoux. Irrités de ne rien trouver à voler, ils la frappèrent, ainsi que Rachilde ; cette dernière ne mourut pas, et vécut encore une vingtaine d’années, mais à nouveau malade ; Wiborada expira le lendemain, 2 mai 926.

Wiborada, considérée martyre, fut canonisée en 1047, première femme officiellement canonisée par l’Eglise

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 23:00

Nils Hermansson

1325-1391

 

Nils (Nicolas) Hermansson naquit en 1325 (ou 1326) à Skänninge (Suède) dans une famille aisée.

Après avoir fréquenté l’école-cathédrale de Linköping, il vint en France, à Paris et Orléans, pour étudier la philosophie, la théologie et le droit.

De retour en Suède, il fut quelque temps à la cathédrale d’Uppsala, puis fut nommé chanoine à la cathédrale de Linköping.

On ne précise pas l’année où il fut ordonné prêtre, mais on rapporte son zèle pour secourir les pauvres et les affligés de toutes sortes, son amour de la justice, n’hésitant pas à rappeler à l’ordre les grands, au point que sa vie fut plusieurs fois en danger.

Conseiller spirituel, il fut en contact avec la reine sainte Brigitte (v. 23 juillet), dont un des fils en reçut des leçons de latin. 

En 1374, il fut choisi pour être évêque de Linköping et confirmé par le pape l’année suivante.

Dans sa mission pastorale, il lutta pour le célibat ecclésiastique. Il continua de composer des hymnes pour le bréviaire et à soutenir l’œuvre de sainte Brigitte, avant même sa canonisation. Il inaugura le monastère brigitain de Vadstena en 1384. Quelques mots de cet hymne : 

Rose à la rosée de bonté, étoile à la pluie de lumière, Brigitte, porte-grâce ! verse-nous la charité céleste, rafraîchis-nous d’une vie pure dans ce vallon misérable.

Nils mourut en 1391 et fut béatifié en 1499, mais l’introduction de la Réforme en Suède a sans doute interrompu le chemin vers la canonisation, quoique Nils soit toujours vénéré en Suède.

Le Martyrologe l’a maintenant introduit au 2 mai.

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 23:00

Antonino Pierozzi de Florence

1389-1459

 

Antonino naquit au début de 1389 à Florence, fils unique de Niccoló Pierozzi et Tomassina.

De son enfance on sait peu de choses. Son amour de l’étude lui valut le surnom de champion du sérieux ; il fut disciple du célèbre réformateur dominicain Giovanni Dominici, à Fiesole.

Quand l’adolescent se présenta à Giovanni Dominici, en 1404, ce dernier en apprit qu’il était en train de lire le recueil des Décrétales de Graziano (c’était un recueil de tous les décrets de droit ecclésiastique, compilé deux siècles plus tôt par un moine nommé Graziano) ; il lui proposa de revenir quand il le saurait par-cœur : ce qu’il fit un an plus tard !

En 1405 donc, Antonino reçut l’habit de l’Ordre dominicain et fut envoyé à Cortona pour le noviciat. C’est là qu’il rencontra un certain Guido di Pietro, mieux connu plus tard comme Fra Angelico. Il fut ordonné prêtre.

En 1406 il revint à Florence et devint un grand théologien, particulièrement spécialisé dans les «cas de conscience».

Lors du schisme d’Occident, les Religieux quittèrent Fiesole pour Foligno. En 1414, Antonino y était vicaire de son Ordre. La peste ayant sévi, on retourna à Cortone, où Antonino fut prieur en 1418 : il avait vingt-neuf ans ! Il fut aussi prieur à Naples, Gaeta et, en 1430, à Rome.

En 1435, il fut vicaire général pour l’Observance, responsable de la réforme intérieure de l’Ordre. Il commençait à être connu, consulté, parfois même de loin. 

En 1439, il fut prieur à Florence dans ce couvent Saint-Marc, décoré majestueusement par Fra Angelico. Il y fonda des associations pieuses, parmi lesquelles les Messieurs de Saint-Martin (Buonomini di San Martino), qui s’engageaient à aider les «pauvres honteux» (nobles ruinés) ; l’Hôpital des Innocents, pour les enfants et les orphelins.

En 1446, à la mort de l’archevêque de Florence, Fra Angelico suggéra lui-même au pape la nomination d’Antonino pour succéder. Ce dernier chercha à fuir, à se cacher, et n’accepta sa nomination qu’en protestant qu’il n’avait jamais songé à une telle responsabilité et qu’il ne l’acceptait que par soumission à la volonté divine.

Il avait appris à être pauvre, il le resta : sa bibliothèque personnelle comportait seulement son bréviaire ; il réduisit son personnel au minimum. De nuit, il se relevait pour prier l’Office avec ses collaborateurs clercs, et y ajoutait d’autres psaumes et litanies. Tout son temps libre était occupé à écrire.

De ses œuvres nombreuses, on retiendra surtout sa Summa theologica, premier ouvrage du genre où la théologie morale ait été envisagée sur un plan aussi étendu.

Humble et charitable, il partit auprès des victimes d’une épidémie de peste avec un âne, chargé de vivres et de remèdes, et assista les mourants avec la plus tendre attention. 

Son souci de réforme se tourna aussi vers son clergé, qu’il visita paroisse par paroisse, à l’improviste, y compris sur les territoires des deux évêchés suffragants de Fiesole et Pistoia.

Les papes le chargèrent aussi de prêcher la croisade contre les Turcs.

Ses dernières années furent une longue épreuve due à une fièvre lente qu’on appelait phlegmatique. En avril 1459, l’état empira. Il fit remarquer qu’il avait accompli les soixante-dix ans dont parle le psalmiste (Ps 89:10). Le 30 avril, il rédigea un testament, qui se réduisait à régler quelques dettes de ses neveux et quelques salaires.

Il s’éteignit non loin de Florence, à Montughi, au matin du 2 mai 1459, qui était la veille de l’Ascension.

Antonino a été béatifié par la voix populaire ; la canonisation eut lieu en 1523. Il se pourrait aussi que saint Antonino soit un jour prochain proclamé Docteur de l’Eglise.

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 23:00

Athanase d’Alexandrie

295-373

 

On ne sait pas grand-chose de l’enfance de ce saint patriarche.

S’il naquit vers 295, il n’était plus un enfant quand l’évêque Alexandre fut nommé au siège d’Alexandrie vers 313 ; on peut donc avoir quelque doute sur ce (gentil) épisode où le jeune Athanase aurait baptisé ses camarades sur le rivage de la mer. Le sacrement était tout-à-fait valide.

Quoi qu’il en soit, l’évêque Alexandre prit en grande amitié ce jeune homme.

Après de très solides études, Athanase eut une connaissance très approfondie de l’Ecriture.

Athanase est traditionnellement connu et vénéré pour sa lutte lumineuse contre l’erreur du prêtre Arius, qui refusait la réalité divine et éternelle du Fils de Dieu. C’est le concile de Nicée (325) qui condamna l’hérésiarque, proclamant que le Christ est consubstantiel du Père. Arius fut exilé.

A la mort de l’évêque Alexandre, Athanase lui succéda (328). Il visita tout son immense diocèse, jusqu’à l’Ethiopie ; il se peut qu’il ait rencontré l’ermite Pacôme et l’ait ordonné prêtre.

Il y avait en Egypte un autre schisme, celui de Mélèce de Lycopolis, qui s’était déjà manifesté contre le prédécesseur d’Athanase. Le concile de Nicée avait pris de sages dispositions, mais comme les partisans de l’erreur en appelèrent à l’empereur Constantin, Athanase fut obligé de se justifier auprès de l’empereur. 

Les choses auraient pu se calmer ici, si tous avaient obéi à l’autorité tant civile que religieuse, et si l’empereur était resté à sa place, sans outrepasser sa mission. Mais il voulut être l’arbitre entre les factions, sans comprendre le fond du problème théologique, les choses dégénérèrent.

Des conciles et des contre-conciles se succédèrent ; l’empereur, pensant rétablir l’ordre dans l’empire, prit des mesures qui ne protégèrent pas toujours l’Eglise et la Vérité.

En un mot, Athanase, qui fut évêque sur le siège d’Alexandrie pendant quarante-six ans, en passa dix-sept en exil : en 335-337 à Trèves ; en 339-346, années où il vagabonda par Rome, Trèves et Antioche ; en 356-362 dans le désert égyptien ; en 362-364, où il erra encore en Egypte, fuyant les recherches ; en 365 enfin, où il se cacha dans la banlieue d’Alexandrie.

Durant un de ses exils, il put rencontrer les ermites du désert, en particulier l’illustre Antoine (voir au 17 janvier), dont il écrivit la Vie.

Athanase fut un écrivain prolixe, toujours au service de la doctrine trinitaire ; signalons :

  • Discours contre les Gentils et sur l’Incarnation du Verbe (320)
  • De la Virginité, Apologie contre les Ariens, Lettre sur les décrets du Concile de Nicée, Epitre sur la pensée de Denis (347)
  • Histoire des Ariens adressée aux moines, Discours contre les Ariens, Lettres à Sérapion de Thmuis (sur la divinité du Saint-Esprit) (360)
  • Vie de Saint Antoine (365).

Chargé d’années et de mérites, il s’éteignit le 2 mai 373, universellement reconnu comme un héros intrépide, fidèle au Christ, Fils de Dieu, et à l’Eglise. 

Son corps fut transporté à Constantinople, de là à Venise (1454). Son chef serait en Espagne, ou à Semblançay (Tours), on ne sait pourquoi.

La fête de saint Athanase, Père de l’Eglise et Docteur, est au 2 mai.

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 20:34

Andrea Bordino

1922-1977

 

Andrea Bordino naquit  le 12 août 1922 dans une famille de vignerons à Castellinaldo (Cuneo). Il eut un frère, Risbaldo.

Plus enclin au sport qu’aux études, Andrea devint champion de ballon élastique, un sport très pratiqué dans sa région. Sa formation chrétienne se fera dans sa famille, dans sa paroisse et dans l’Action catholique.

À l’âge de vingt ans, Andrea et son frère furent recrutés dans l’artillerie alpine de la division de Cuneo, destinée au front russe. Andrea fut préposé au ravitaillement, dans l'enfer de glace que fut la campagne de Russie. Après la défaite, les deux frères furent faits prisonniers en janvier 1943. Pendant deux ans, ils subirent les horreurs des camps de Sibérie et de Mongolie.

Andrea s’occupa de ceux qui mouraient d’épidémie à l’infirmerie du camp 29/3 de Pactarol. C’est à cette époque que mûrit sa vocation religieuse.

Rentré chez lui à l'automne 1945, il frappa en 1946 à la porte de l’œuvre hospitalière Cottolengo de Turin et y devint frère Luigi della Consolata (de N.Dame de la Consolation). Ses journées se passaient dans la prière et le service des malades. Selon les témoins, il incarnait la devise du fondateur Joseph-Benoît Cottolengo (v. 30 avril) : La charité du Christ nous presse (2Co 5:14). Envers les malades, il avait la même attitude de respect que devant l’Eucharistie.

Atteint cependant de leucémie en 1975, il passera les deux dernières années de sa vie dans de grandes souffrances, mais aussi dans une constante louange d’action de grâce. 

Il mourut le 25 juillet 1977.

Andrea Bordino - Luigi de N.Dame de Consolation a été béatifié en 2015.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 23:03

Giuliano Cesarello

1300-1343

 

Giuliano (en croate : Julijan) serait né vers la fin du 13e siècle à Castello di Valle (auj. Bale-Valle, Istrie, Croatie), dans la famille noble Cesarèl (traduit Cesarello en italien).

On a trouvé beaucoup d’éléments communs dans sa vie et dans celle de saint François d’Assise. Ce dernier serait descendu sur la côte dalmate lors d’une tempête au cours de son voyage pour la Palestine. Saint Antoine de Padoue également y serait passé.

Adolescent, Giuliano fut accueilli par les Frères Mineurs et il s’installa ensuite non loin du couvent Saint-Michel, dans un petit ermitage fondé (peut-être) par saint Romuald (v. 19 juin). Toute sa vie allait se passer là avec quelques autres confrères, dans la méditation et le service des pauvres. Ses dévotions préférées étaient l’Eucharistie, la Mère du Christ, les Ames du Purgatoire.

Il fut ordonné prêtre ; cultivé, il parlait cependant au peuple dans un langage simple et approprié ; il sut apporter la paix au milieu des bagarres de factions, faisant régner la charité chrétienne.

Dieu bénit son serviteur par le don de miracles prodigieux.

Il mourut (peut-être) un 1er mai, en 1343 ou 1349.

Giuliano fut tout de suite vénéré comme Saint, de sorte que son tombeau devint le but d’un pèlerinage assidu. Les habitants de la proche Parenzo, jaloux, cherchèrent à s’emparer du corps de Giuliano, mais il devint si pesant pendant le trajet, qu’on fit appel à d’autres volontaires ; ceux de Valle ayant seuls réussi à le déplacer, ils le reportèrent avec joie chez eux.

Au 15e siècle, Giuliano fut choisi comme Protecteur de Valle et le pape accorda une indulgence pour le jour de sa fête.

Mais il n’était pas encore béatifié ! Le culte en fut enfin ratifié en 1910.

Le bienheureux Giuliano a toujours été considéré italien ; récemment cependant, l’Eglise croate se l’est «adjugé», en en faisant le premier Saint croate qui, dans cette contrée est devenu San Zuian.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 23:02

Pernelle de Troyes

† 1355

 

Pernelle (ou Pétronille) fut une des douze Clarisses choisies pour inaugurer la nouvelle abbaye de Moncel (Oise) en 1336. La fondation, par Philippe le Bel, remontait à 1309.

On procéda à l’élection de l’abbesse : le sort tomba sur Pernelle, de Troyes, religieuse d’un rare mérite et d’une piété exemplaire.

Le monastère était particulièrement pauvre, s’étant volontairement dénué de tout bien au profit de la libération du fils du roi, à qui il était redevable de son existence.

Pernelle édifia sa communauté par des vertus si rares et une perfection si grande, qu’elle reçut dès sa mort une canonisation populaire.

Elle mourut en 1355 ; elle a été insérée dans la récente édition du Martyrologe, au 1er mai.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 23:02

Vivaldo de San Gimignano

† 1320

 

Vivaldo (ou Ubaldo) naquit à San Gimignano (Sienne, Toscane, Italie) vers le milieu du 13e siècle.

Il fut le fidèle disciple et compagnon du bienheureux Bartolo de San Gimignano, un tertiaire franciscain malade de la lèpre pendant vingt années (v. 12 décembre) ; Vivaldo aurait aussi été tertiaire franciscain.

Il assista Bartolo durant les dernières années, puis il se retira dans la proche forêt de Camporena (Montaione), où il mena une vie d’ermite.

Un vieux récit du 16e siècle note que Vivaldo s’était creusé une sorte de cellule dans le tronc d’un gros châtaigner, où il avait à peine la place de s’agenouiller. Il vécut là dans une grande abstinence, dans les jeûnes, les veilles, les prières.

Il mourut le 1er mai 1320, du moins telle est la date que mentionnent les Frères Mineurs traditionnellement ainsi que le Martyrologe.

Son culte fut confirmé en 1908.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 23:01

Aldobrando Faberi

1170-1250

 

D’après de récentes recherches, Aldobrando (ou Aldebrando ou Ildebrando) naquit vers 1170 à Sorivoli (Roncofreddo, Cesena, Emilie-Romagne, Italie NE), peut-être dans la noble famille Faberi.

Il reçut sa formation intellectuelle à Ravenne auprès d’un chapitre de chanoines dont il fit ensuite partie vers 1199 : cette année-là il était sous-diacre.

En 1222 il passa à Rimini comme prévôt de la cathédrale. Là, il s’adonna à de sonores et sévères prédications pour éclairer le peuple contre les positions hérétiques des patares et des gibelins. Il semble que saint Antoine de Padoue se trouvait aussi sur place.

La ville avait déjà été mise sous interdit, et en 1226 Aldobrando obtint du pape de prolonger cette mesure. Le peuple se souleva contre lui et le contraignit à s’enfuir, mais peu après il était déjà de retour.

En 1230, il fut nommé évêque de Fossombrone.

En tant que tel, il dut faire reconstruire la cathédrale, qui était en ruines depuis une précédente incursion des factions de la voisine Fano, puis il s’occupa de restaurer le patrimoine du diocèse. Il est dit qu’Aldobrando mena une vie austère et apostolique.

Mort vers 1250, il fut enterré dans cette cathédrale reconstruite, mais non encore achevée et qui fut à nouveau démolie vers la fin du siècle ; sa tombe fut alors transportée dans une autre église qui fut érigée en cathédrale.

Le bienheureux Aldobrando est commémoré au Martyrologe le 1er mai.

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