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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 08:09

Pedro González

1190-1246

 

Il naquit à Astorga (Castille-León, Espagne NO), d’un père noble nommé Frómista, lui-même neveu de l’évêque de Palencia, ce qui valut à Pedro, dès l’enfance, d’avoir le titre de chanoine de la cathédrale de Palencia, et d’être promu doyen de ce chapitre avant même d’être prêtre.

L’enfant avait reçu une éducation fort soignée, surtout intellectuellement, dans un climat de plaisir et de luxe propre à ces familles trop mondaines. 

Au moment d’aller prendre possession de son siège de chanoine, il voulut traverser la ville sur un cheval richement équipé, le jour de Noël. La Providence fit alors que le cheval trébucha et jeta à terre notre chanoine dans une mare de boue, sous les huées de la foule.

L’humiliation fut salutaire : le chanoine mondain s’en alla méditer chez les Dominicains de Palencia, où la conversion profonde fit son travail dans l’âme de Pedro, qui ne désira désormais que réparer sa vie mondaine, ses mauvais exemples, et travailler au salut des âmes.

Il demanda l’habit de l’Ordre des Prêcheurs et commença le noviciat. Ce ne fut pas sans épreuves, car certains voulurent le rappeler dans le monde, lui reprochant d’avoir seulement cédé à une vexation momentanée et lui suggérant d’abandonner cette vie de pénitence et de mortifications.

Pedro persévéra. Il étudia désormais avec joie la théologie et l’Ecriture. Ordonné prêtre, il ramena beaucoup d’âmes dans le bon chemin. 

Le roi Ferdinando l’appela à la cour, et le garda près de lui pour bénéficier de ses sages conseils, dans sa reconquista contre les Maures, qui occupaient la Castille depuis six siècles.

Pedro conserva toutes ses habitudes de vie personnelle : prière, recueillement, humilité. S’il profita de sa place privilégiée, ce fut pour s’attaquer au mal où qu’il fût ; il parvint à réformer les mœurs corrompues des courtisans, des soldats, des libertins du monde.

Quand Cordoue fut reprise, il intervint en faveur des enfants et des femmes, toujours menacées par les troupes victorieuses ; puis il purifia les mosquées pour les utiliser comme églises et prêcha la Vérité aux Maures pour les arracher à la funeste doctrine islamique.

Cet apôtre ne pouvait se contenter de ces labeurs : il se tourna vers les populations locales de Galice et des Asturies, les paysans, les pêcheurs, instruisant, remettant la paix au milieu des disputes…

On a prétendu que Pedro fut aussi prieur d’un monastère dominicain à Guimarães (Portugal). Et comme si cela ne suffisait pas, on lui a aussi attribué la construction d’un pont sur le Minho entre Ribadavia et Orense ; il est à remarquer que le même jour que Pedro González, on fête saint Bénezet, qui fut à l’origine du pont d’Avignon ; d’aucuns prétendent d’ailleurs que ce pont sur le Minho fut l’œuvre de Gonzalvo d’Amaranthe (v. 10 janvier).

Pedro aurait été avisé divinement du jour de sa mort  et l’aurait annoncé lui-même à ses auditeurs,  le jour des Rameaux 1246. Il se trouvait alors près de Túy, et voulut aller mourir parmi les Dominicains de Compostelle. En cours de route, il dit cependant à son compagnon que Dieu lui ordonnait d’aller mourir à Túy et fit demi-tour, toujours à pied.

Il mourut donc à Túy, le 14 avril 1246.

Il avait fait des miracles avant sa mort, il en fit encore plus après. Pedro fut béatifié dès 1254 et faillit être canonisé «officiellement». Le culte fut confirmé en 1741, et Pedro resta Bienheureux.

Mais sa popularité l’a fait invoquer par les marins espagnols et portugais, de même que tous les marins invoquaient traditionnellement saint Erasme (v. 2 juin). Chez les pêcheurs et les marins de la péninsule ibérique, saint Erasme s’appelle sant’Erasmo, qui est devenu populairement sant’Elmo ou san Telmo, surnom qui fut aussi attribué à notre Pedro González.

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 23:05

Giacomo d’Oldo

† 1404

 

Giacomo naquit à Lodi (Lombardie, Italie N), de Francesco Marchesi et Fior di Mina.

Lui et son épouse vivaient dans les mondanités du siècle ; ils eurent trois enfants. 

Lors d’une épidémie de peste qui frappa la ville, il vint se réfugier chez son beau-père ; il entra un jour dans l’église, et considéra la tombe d’un de ses amis : comme elle était étroite, et comme nous sommes réduits à peu de chose après la mort ! Cette réflexion le fit changer complètement à peine sorti de l’église.

Il se donna aux mortifications, au mépris du monde, et allait jusqu’à envisager de se séparer de son épouse pour adhérer au Tiers Ordre franciscain ; mais la loi de Dieu ne permet pas une telle résolution, à moins qu’elle ne soit prise de concert entre les deux époux, et qu’ils n’aient plus leurs enfants à charge.

Dieu permit cependant que cette épouse mourût, laissant Giacomo libre de sa destinée. Il vendit tous ses biens, les distribua aux pauvres, et se prépara au sacerdoce. Sa maison devint un petit monastère, où quelques compagnons le rejoignirent.

Lui-même chercha à se mortifier durement, rejetant la viande et le vin, buvant une eau imprégnée ou de myrrhe ou d’absinthe, dormant sur la terre nue, observant plusieurs carêmes durant l’année. Il exagéra tellement ses pénitences que l’évêque dut intervenir pour lui imposer un adoucissement à ses rigueurs. 

Giacomo circula, prêchant, exhortant les habitants à changer de vie, et beaucoup entrèrent dans les Ordres.

Il annonça les malheurs qui devaient s’abattre sur la région, conseillant aux habitants de quitter leurs terres et de rentrer dans la ville ; ceux qui refusèrent furent effectivement victimes des troupes ennemies, et réduits en captivité pour n’avoir pas cru à ses avertissements ; et Giacomo lui-même alla les consoler. 

Visitant les malades de l’hôpital, il annonça à son compagnon qu’ils mourraient bientôt. Le compagnon mourut effectivement le premier, et Giacomo le 18 avril 1404, montrant une grande joie de quitter ce monde pour un monde meilleur.

On l’ensevelit avec l’habit franciscain. Les miracles abondèrent et, sept ans plus tard, on voulut lui donner une sépulture plus soignée ; à cette occasion, on retrouva son corps incorrompu et exhalant un délicieux parfum.

Giacomo d’Oldo fut considéré Bienheureux, mais son nom ne se trouve plus au Martyrologe Romain.

 

 

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 23:03

Barbe Avrillot-Acarie

1566-1618

 

Barbe naquit le 1er février 1566 à Paris, de parents aussi catholiques que nobles. Nicolas Avrillot, maître des comptes à la Chambre de Paris et chancelier de la reine Marguerite de Navarre avait épousé Marie Lhuillier, qui firent baptiser leur fille le 2 février.

Barbe fut confirmée à sept ans, et fut placée chez les Clarisses de Longchamps à onze ans. L’année suivante, elle reçut l’Eucharistie, avec une ferveur qui étonna son entourage. Elle-même, à cet âge, présentait le fouet quand elle se sentait coupable de quelque faute. 

Cependant, les parents la rappelèrent dès 1580 pour lui faire mieux goûter le monde. Madame Avrillot lui interdit même de songer à entrer à l’Hôtel-Dieu pour soigner les malades.

En 1582, Barbe accepta docilement le parti que les parents lui présentèrent, et épousa Pierre Acarie, un gentilhomme tout dévoué au Catholicisme.

Ils eurent trois garçons et trois filles, que la maman éleva avec un soin très chrétien. Barbe continuait à entretenir jalousement sa vie intérieure et, dès l’âge de vingt-deux ans, elle reçut des faveurs célestes : ravissements, extases, visions ; son mari s’en inquiéta, la famille aussi ; on avertit des médecins, mais un sage prêtre rassura Madame Acarie, qui retrouva la paix.

Pierre Acarie, pendant ce temps-là, soutenait fortement le mouvement en faveur de l’abjuration d’Henri IV, et mit en jeu jusqu’à sa fortune. Quand le roi sa rallia au Catholicisme, Pierre dut seulement s’éloigner de Paris, mais donc se séparer de son épouse, qui, elle, devait rester à Paris et aider ses enfants. Ceux-ci ayant été reçus qui au couvent de Longchamps, qui au collège Calvi, qui chez des parents, Barbe se réfugia chez Madame de Bérulle. Elle s’occupa activement et énergiquement de remettre en état les affaires de son mari, réussit à le faire rapprocher de Paris, et même à le faire accepter dans Paris, rue des Juifs (1599). Durant ces nombreux déplacements, elle tomba trois fois de cheval et en conserva des douleurs pendant toute sa vie.

Durant toutes ces épreuves, Madame Acarie rayonna par son humilité et son habileté ; on la connut, on vint la voir, l’écouter, on parlait de ses extases. Saint François de Sales (v. 28 décembre), saint Vincent de Paul (v.27 septembre), et même la reine Marie de’ Medici, voulurent la rencontrer. Ce fut au point que son mari en prit un peu ombrage : C’est une chose très incommode que d’avoir une femme si vertueuse et de si bon conseil. Chacun prend confiance en elle et l’on vient de tous côtés pour la consulter. Madame Acarie laissait passer ces petits orages très patiemment, si bien que même Pierre ironisait de lui-même : On dit que ma femme sera sainte un jour, mais j’y aurai bien aidé, et il sera parlé de moi en sa canonisation à cause des exercices que je lui aurai donnés.

C’est en 1601 que commença la vraie mission extraordinaire de Madame Acarie. Sainte Thérèse d’Avila (v. 15 octobre) lui apparut et lui annonça qu’elle devrait ouvrir en France des monastères du Carmel. Madame Acarie eut bientôt l’appui et de son confesseur, et de la princesse de Longueville, qui obtinrent du roi l’autorisation d’ouvrir ces maisons : Paris, Pontoise, Amiens, Tours, Rouen furent ouvertes entre 1603 et 1609.

Les trois filles de Madame Acarie entrèrent au Carmel. Elle-même, après la mort de son mari (1613) y entra en 1614, à Amiens, en qualité de sœur converse. Elle reçut l’habit et prit le nom de Marie de l’Incarnation. Dieu fit que l’une de ses filles devint sous-prieure à Amiens, et Madame Acarie-Sœur Marie de l’Incarnation se fit une joie de lui obéir en toute simplicité.

Marie de l’Incarnation fit ses vœux en 1615, au comble de la joie. En 1616 cependant, on l’envoya au Carmel de Pontoise, en raison de sa mauvaise santé, pour être plus proche de Paris et ainsi mieux aider ce couvent dans ses embarras matériels et financiers.

En 1618, Marie de l’Incarnation tomba malade ; un rhume dégénéra en inflammation de la poitrine, d’autres difficultés surgirent. Elle se prépara douloureusement mais sereinement à la mort, qui advint le mercredi de Pâques, 18 avril 1618.

«Madame Acarie», Marie de l’Incarnation, fut béatifiée en 1791. 

Ses restes précieux furent préservés en 1792, grâce à un ami du monastère, et furent replacés dans la chapelle du couvent en 1822.

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 23:00

Andrés Hibernon

1534-1602

 

Andrés Hibernon vit le jour à Murcia (Espagne sud-est) en 1534, de parents originaires de Carthagène, ruinés après des revers de fortune.

L’enfant fut baptisé en la cathédrale de Murcia, où un de ses oncles était chapelain, puis passa son enfance à Alcantarilla, et sa jeunesse chez un autre oncle à Valencia. 

Il avait (au moins) une sœur, et c’est pour constituer une dot honorable à celle-ci qu’il travailla avec ardeur chez son oncle. Mais au retour de Valence, il fut dévalisé par des brigands. Tout le fruit de ce beau travail parti en fumée en quelques minutes, le fit réfléchir. Il décida désormais de travailler pour Dieu.

Il entra chez les Franciscains Observants d’Alcantarilla en 1556, comme frère convers, puis passa à ceux de la province voisine, dont les observances étaient plus rigoureuses.

Avec une humilité profonde, il se considérait comme le plus grand des pécheurs ; il préférait aller aux tâches les plus basses ; il se réjouissait d’aller affronter les moqueries pour faire la quête alentour ; il s’imposait en outre des austérités sévères, dont le cilice de fer qu’il s’était fabriqué lui-même. 

Il avait une prédilection pour aider les Confrères, les soigner à l’infirmerie ; à l’accueil, il recevait les pauvres avec une exquise douceur.

Lui qui était pratiquement sans instruction, eut la grâce de répondre à des questions difficiles que lui posèrent des théologiens.

Une telle élévation d’esprit ne pouvait rester sans une contrepartie divine : il fut favorisé d’extases, il put biloquer, multiplier la nourriture, il prophétisa.

Sa pureté virginale correspondait à son amour envers la Vierge Marie. Les anges lui apparurent et l’aidèrent quand ce fut nécessaire.

Ses Supérieurs eurent une totale confiance en lui et lui confièrent la réforme d’autres couvents : Murcia, Valencia, Gandia.

Quatre ans avant de mourir, il annonça le jour et l’heure de sa fin, qui arriva comme prévu le 18 avril 1602.

D’autres miracles postérieurs à sa mort aboutirent à sa béatification en 1791.

 

 

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 23:02

Thora Gambacorta

1362-1419

 

Thora (Théodora) était née en 1362, à une époque où son père, Pietro, était exilé de Pise, dans le cadre de ces luttes incessantes qui ensanglantèrent les villes d’Italie. Elle avait trois frères.

Elle vécut à Venise, puis revint à Pise en 1369, quand son père fut remis en possession de ses biens.

Pietro promit alors sa fille à un riche seigneur local, Simone de Massa, alors que Thora s’était déjà consacrée à Jésus-Christ. Mais elle accepta avec soumission cette destinée, et le mariage fut célébré quand elle eut douze ans.

Ce que ne savait pas le brave Simone, c’est que la petite Thora, depuis l’enfance, répétait sans cesse au Seigneur : Tu le sais, Seigneur, que je ne veux pas d’autre Epoux que toi. Et encore dans le temps qui suivit son mariage, elle retirait devant le Crucifix son anneau d’épouse, pour Lui répéter la même prière. Sa pensée était toute dans la passion du Seigneur, et quand elle le pouvait, elle réunissait des filles de son âge pour en parler, pour les exhorter à la vertu.

Elle-même portait, sous ses habits somptueux, un rude cilice. Sa charité se porta auprès des pauvres et des malades ; elle s’associa à de pieuses femmes qui pratiquaient ainsi la charité, et qui avaient reçu chez elles une pauvre femme toute défigurée par un cancer affreux. Thora voulut aussi la servir et la soigner.

Or voici que son époux mourut, victime de quelque épidémie. Thora était veuve, à quinze ans ! Son père chercha à nouveau à la marier, mais Thora, cette fois-ci, prit des mesures énergiques : elle se coupa les cheveux, distribua aux pauvres ses tenues somptueuses et s’entendit avec les Clarisses : elle quitta la maison paternelle et alla revêtir l’habit franciscain, prenant alors le nom de Chiara (Claire).

Les frères de Claire en informèrent leur père qui, furieux, les envoya chercher de force sa fille. Les Religieuses, épouvantées, la laissèrent partir et Claire fut enfermée, avec son habit, dans un réduit du château paternel, sans lit, et la porte fut clouée.

En réalité, Claire se trouvait «cloîtrée» et pratiquait souvent le jeûne, car on oubliait de lui porter à manger.

Lors d’une absence de son père, sa mère consentit à la laisser aller se confesser et communier chez les Dominicains. Dieu alors lui révéla qu’elle serait dominicaine, et non franciscaine. De fait, un saint évêque espagnol, de passage en 1378 chez les Gambacorta, convainquit le père que sa fille avait une réelle vocation ; enfin Chiara rejoignit les Dominicaines, et même son père s’engagea à faire construire un autre couvent, où Chiara aurait fait appliquer la règle dominicaine authentique. Le couvent fut prêt en 1382.

Chiara y fut sous-prieure, puis prieure ; elle mit à profit les dons pécuniers qu’elle reçut, pour soulager la misère des pauvres et pour construire un orphelinat.

Malheureusement, les événements ne tournèrent pas en faveur du pauvre père Gambacorta ; des querelles reprirent ; le père de Chiara perdit la vie, ainsi que son fils Lorenzo ; deux autres fils disparurent. Celui qui avait trahi Pietro Gambacorta, mourut à son tour ; Chiara pardonna et en fit appeler l’épouse et les sœurs pour les secourir.

Chiara fut aussi en relations épistolaires avec des personnes revenues à Dieu, les exhortant à la vraie conversion intérieure, au détachement des biens du monde.

En 1419, comme elle l’avait annoncé, Chiara vit sereinement approcher l’heure de la rencontre finale avec son Epoux céleste. Ses douleurs s’intensifièrent durant le carême et elle expira doucement, le lundi de Pâques, 17 avril 1419.

Treize ans plus tard, on ouvrit son cercueil, dont il sortit un parfum très suave. Les ossements furent lavés, et une Religieuse atteinte de la lèpre, but de cette eau, qui la guérit instantanément.

Chiara est communément considérée comme Bienheureuse, bien qu’aucune reconnaissance n’ait eu lieu.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 23:00

Rudolf de Berne

1290-1294

 

Les informations sur ce Bienheureux peuvent être conjecturales.

Le petit garçon dont il est question ici aurait été mis à mort par des ennemis du Christ, un Samedi Saint, le 17 avril 1294.

Une opinion diffuse aurait attribué cette horreur à des Juifs, qui furent alors persécutés et arrêtés en masse.

Le corps de Rudolf, retrouvé quelques jours après ce meurtre, fut enseveli d’abord dans la cathédrale de Berne, près de l’autel de la Sainte-Croix, puis déposé en terre en 1528.

Le Martyrologe actuel ne le mentionne pas. On l’a maintenu ici pour évoquer un épisode qui est bien situé dans le temps, même si les circonstances précises en demeurent incertaines ou même douteuses.

Quelques points importants auraient en effet besoin d’être élucidés : qui était cet enfant ? où étaient ses parents ? Comment connaîtrait-on le prénom, mais pas le nom de la victime ? Les parents auraient-ils eux-même participé à ce «rite» sacrilège et diabolique ?

A la suite de miracles obtenus par l’intercession de Rudolf, son culte fut approuvé pour le diocèse de Berne, en 1869.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 23:00

Giacomo Cinti

1284-1367

 

Giacomo naquit vers 1284 à Cerqueto (Pérouse, Ombrie, Italie).

Il entra dans l’Ordre augustinien à Pérouse, et se distingua par une généreuse obéissance, une grande patience et la sainteté de sa vie. On nota sa persévérance dans la prière, sa fidélité dans la virginité et sa sagesse.

Un exemple de sa parfaite obéissance se trouve dans l’épisode suivant. Giacomo allait célébrer la Messe, lorsque le Supérieur arriva et lui donna l’ordre de faire taire les grenouilles de l’étang proche du couvent, car ce jour-là elles dérangeaient vraiment la tranquillité du monastère. Certains pourraient objecter : pourquoi le Supérieur n’a-t-il pas lui-même donné cet ordre aux bestioles ? C’est très certainement qu’il connaissait la vertu de son cher Giacomo, et que ce dernier avait reçu de Dieu le don de commander aux bêtes et aux oiseaux du ciel.

De fait, Giacomo fit un grand signe de croix en direction des grenouilles, leur intimant l’ordre de se taire. Elles aussi obéirent sur le champ.

Giacomo, désormais plus qu’octogénaire, était en prière devant l’autel de la Sainte Vierge, lorsque l’heure de la mort sonna pour lui, le 17 avril 1367.

Le culte public se manifesta très vite, et fut confirmé en 1895.

Le bienheureux Giacomo de Cerqueto, comme on l’appelle, n’a été inclus au Martyrologe romain que dans la dernière édition de 2004.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 23:00

Robert de Turlande

1001-1067

 

Robert naquit vers 1001… au milieu d’une forêt, sa mère ayant été prise des douleurs de l’enfantement pendant qu’elle se rendait à un château voisin de sa maison : on interpréta cet incident comme un présage à la future vie érémitique de l’enfant.

De son père Géraud et de sa mère Raingarde, il était le cadet d’une famille nombreuse.

Un autre signe fut observé : les deux nourrices successives qu’on lui trouva n’étaient pas de bonnes mœurs, et l’enfant refusa de prendre leur lait.

Confié en 1018 aux chanoines de Saint-Julien de Brioude, il se forma à la piété en même temps qu’à la science sous ces excellents maîtres. 

Pieux garçon, il savait passer la nuit en prière, se montra très empressé pour soigner les malades.

Il reçut la tonsure et fut nommé chanoine. Ordonné prêtre, il célébra chaque jour la sainte Messe, ce qui n’était pas toujours l’habitude des prêtres.

Il fit bâtir à Brioude un hôpital et, au-delà de la santé du corps, s’employa à la santé des âmes et obtint maintes conversions.

Son amour pour la contemplation lui fit désirer d’entrer chez les Cisterciens de Cluny, mais la population l’en empêcha. Il fit alors un pèlerinage à Rome pour demander aux Apôtres de l’inspirer. Il alla au Mont-Cassin pour y approfondir la règle de saint Benoît.

Là-dessus, un soldat nommé Etienne de Chaliers, puis un autre nommé Dalmas, vinrent le trouver et s’établirent dans un petit ermitage en ruines non loin de Brioude.

Les habitants de l’endroit, d’abord mécontents de leur présence, s’adoucirent et même les aidèrent : ainsi naquit l’abbaye de la Chaise-Dieu (chaise étant à prendre au sens de casa, maison). Les travaux d’édification furent achevés en 1050.

La fondation fut approuvée par l’évêque de Clermont, par le pape et par le roi. L’évêque fit la dédicace de l’église, et y établit abbé notre Robert.

Robert, humblement soumis à cette décision, s’acquitta saintement de sa mission ; Dieu le récompensa par de nombreux miracles. L’abbé réunit sous sa règle quelque trois cents Religieux, présents dans une cinquantaine de maisons dans le Massif Central ; il rétablit le culte dans de nombreuses églises abandonnées du voisinage.

Divinement averti de sa fin prochaine, il embrassa un à un tous ses disciples et s’éteignit le 17 avril 1067.

Il aurait été canonisé en 1070.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 23:00

Robert de Molesme

1029-1111

 

Robert naquit vers 1029 en Champagne.

A quinze ans il entra chez les Bénédictins de Moutier-la-Celle (Troyes).

Ce novice qui était plus porté pour la contemplation que pour les activités manuelles, fut nommé prieur dès l’achèvement du noviciat.

Les moines de Saint-Michel de Tonnerre le choisirent bientôt pour leur abbé, mais Robert les quitta assez vite, ne réussissant pas à reporter chez eux la pratique rigoureuse de la Règle bénédictine. Le prieur cependant l’empêcha de se joindre à quelques ermites qui vivaient par là, et le rappela. Finalement, Robert regagna Moutier-la-Celle.

Par obéissance, Robert dut être prieur de Saint-Ayoul, qui dépendait de Moutier-la-Celle. Mais les ermites de tout-à-l’heure réussirent à obtenir du pape le retour de Robert ; obéissant, celui-ci laissa Saint-Ayoul et revint parmi les ermites. L’endroit étant trop malsain, Robert les établit dans la forêt de Molesme (1075).

Leur vie austère provoqua l’admiration de l’évêque et des seigneurs, qui leur apportèrent des soutiens divers ; cette «opulence» fut la cause d’un refroidissement dans l’ardeur des ermites, et Robert les quitta.

Mais les ermites, malins, firent intervenir le pape, à travers l’évêque de Langres, pour rappeler Robert. Il revint donc, toujours obéissant, mais aussi réconforté par quelque signe céleste qui l’encourageait à persévérer, car il verrait bientôt le fruit de son souci pour porter les âmes dans le sentier de la perfection. Une nouvelle fois, les ermites de Molesme se montrèrent indociles, et Robert les quitta, avec Albéric et Etienne Harding.

En 1098, les trois, avec quelques autres confrères, s’adressèrent à l’évêque Hugues de Lyon, qui était le légat du pape pour la France et qui leur concéda le territoire de Cîteaux.

Ceux de Molesme insistèrent encore et le même légat pria Robert de laisser Cîteaux pour aller s’occuper de Molesme. Robert obéit encore une fois.

Désormais les deux abbayes allaient se développer admirablement. A Cîteaux, l’abbé fut Albéric et le prieur Etienne Harding. Molesme eut enfin son abbé, Robert, pendant neuf années, jusqu’à sa mort. L’Ordre cistercien était né.

La date de la mort de Robert comporte des variantes : on trouve le 21 mars 1110, le 17 ou le 29 avril 1111 ; il semble que la vérité soit pour le 17 avril 1111.

Robert fut béatifié (ou canonisé) en 1220.

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 23:00

 

 

Guglielmo Gnoffi

1256-1317

 

Guglielmo naquit en 1256 à Polizzi Generosa (Sicile).

A quinze ans, il se retira dans un vie érémitique près de Castelbuono, puis au sanctuaire de Notre-Dame dell’Alto. Ensuite, il entra dans un couvent de Religieux près de Tagudo, dont il devint prieur, et fonda un autre couvent à Gonati.

Il eut particulièrement à lutter contre le démon de l’impureté ; ayant dans une circonstance accepté l’hospitalité chez une femme de mauvaise vie qu’il croyait pieuse, il fut en butte à des propositions malhonnêtes, dont il triompha ; après quoi, il exhorta cette pauvre femme à se repentir.

Plus tard, le démon le tenta en lui rappelant cet épisode et le conduisit à un état tellement bouleversé qu’il faillit quitter la vie religieuse ; un songe affreux, dans lequel il se vit entouré d’animaux féroces prêts à le dévorer, le ramena à de meilleurs sentiments.

Il mourut le 16 avril 1317 ou 1318 ; on le considère comme Bienheureux.

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