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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 23:00

Martino Ansa

† 1344

 

Martino naquit à Rimini (ou dans les Marches d’Ancône, selon certains historiens).

Il fut un homme d’armes assez brillant, mais dans un moment de colère, il se servit de son épée pour tuer un compagnon  auquel il était par ailleurs fort affectionné.

Il s’enfuit, désespéré - certains disent qu’il aurait été exilé de la principauté - et s’en vint à Gênes, où il fut accueilli par les Bénédictins de Capo Faro. Il s’y montra d’une grande humilité et d’une grande bonté.

Pour expier davantage sa faute, il se retira dans une grotte de Pegli, non loin de Gênes, dans la Baie de Castelluccio.

Ayant appris le métier de tailleur, il raccommodait les vêtements des pauvres. Il recevait les pèlerins de passage.

Divinement inspiré, il rejoignit le monastère bénédictin qui l’avait accueilli et où il mourut le jeudi après Pâques, 8 avril 1344 ; puis il fut enterré à Pegli à l’endroit de sa grotte, où fut édifiée l’église de Saint-Antoine-Abbé.

Son culte devint populaire chaque jeudi dans l’octave de Pâques.

Martino est le céleste patron des tailleurs de Ligurie. On le nomme selon le cas Martino de Rimini ou Martino de Pegli.

 

 

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 23:00

Marie-Rose-Julie Billiart

1751-1816

 

Celle qu’on nomme communément Julie Billiart naquit le 12 juillet 1751 à Cuvilly (Compiègne, Oise), sixième des sept enfants de Jean-François et Marie Debraine.

A sept ans, elle connaissait par-cœur son catéchisme, et le faisait répéter à ses camarades. Mais elle fréquenta sporadiquement l’école du village, tenue par son oncle.

Sa science était tout intérieure, et sa maturité poussa son curé à lui faire recevoir l’Eucharistie et la Confirmation à neuf ans. A quatorze ans, elle fit le vœu de chasteté.

En 1774, cette jeune demoiselle fut terriblement choquée par une tentative d’assassinat contre son père (un probable rival dans les affaires) ; huit ans plus tard, victime d’une épidémie et mal soignée, elle demeura paralysée des jambes, et ce pendant plus de vingt ans.

Immobilisée sur son lit, elle priait, confectionnait du linge d’autel, enseignait le catéchisme, avec un soin particulier pour les premiers communiants.

Durant la Révolution, elle se réfugia en Amiens, reçut chez elle des prêtres réfractaires et dut s’enfuir plusieurs fois. Elle eut un jour une vision du Christ crucifié, entouré de femmes vêtues d’un habit qu’elle n’avait jamais vu. Elle devint à nouveau l’épicentre d’un groupe de femmes pieuses, parmi lesquelles Françoise Blin de Bourdon.

Avec cette dernière, en 1803, et suivant les conseils du père Joseph Varin (originaire du diocèse de Besançon), Julie proposa à l’évêque d’Amiens la fondation d’un nouvel institut, les Sœurs de Notre-Dame, au profit du salut des enfants pauvres.

Le 1er juin 1804, en la fête du Sacré-Cœur, et à la suite d’une neuvaine de prière, Julie se trouva guérie de son infirmité.

Les quatre premières Religieuses firent leurs vœux en octobre 1804. La règle, proposée par le père Varin, n’a pratiquement pas subi de modification depuis deux siècles ; elle s’inspire des constitutions des Jésuites.

Il y eut vite d’autres maisons en France et en Belgique.

En Amiens, un autre prêtre tenta de faire imposer des changements aux statuts et en convainquit l’évêque. Mère Julie passera alors à Namur, qui devint la maison-mère des Sœurs de Notre-Dame de Namur. L’évêque d’Amiens reconnut plus tard son erreur.

Mère Julie passera les dernières années de sa vie dans une intense vie intérieure de prière. L’évêque de Gand put affirmer qu’elle avait sauvé plus d’âmes par sa vie d’union à Dieu que par son activité apostolique.

Une de ses activités fut l’assistance aux blessés en Belgique, après la bataille de Waterloo (1815).

Après avoir fondé quinze couvents et accompli une centaine de voyages pour les visiter tous, Mère Julie  tomba malade en janvier 1816 et s’éteignit en Dieu le 8 avril 1816.

Mère Julie Billiart fut béatifiée en 1906, et canonisée en 1969.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 23:05

Orsolina Veneri

1375-1408

 

Orsolina Veneri vit le jour en 1375 à Parme (Emilia-Romagna, Italie CN), de Pietro et Bertolina Veneri, divinement annoncée par un ange.

A quatre mois, on l’entendit prononcer Mon Dieu, mon Père ! A neuf ans, elle commençait à faire connaître à un prêtre quelques-unes de ses révélations.

A onze ans, elle guérit miraculeusement d’une grave infirmité par l’intercession de saint Pierre. Orsolina menait déjà une vie d’intense prière et de contemplation. Elle était très proche des Bénédictines de Parme.

C’était l’époque du schisme d’Occident ; un anti-pape séjournait en Avignon, tandis que le Pape était à Rome. Par deux fois, Orsolina alla avec sa mère trouver l’antipape Clément VII pour le convaincre de renoncer à son élection et par là de mettre fin à ce schisme. 

Au départ du premier voyage, saint Jean lui apparut pour la mettre sur la bonne route ; devant Clément VII, qui l’écouta volontiers, Orsolina le pressa de se soumettre aux ordres de Notre-Seigneur. Puis elle passa à Rome pour informer le Pape de sa mission. Lors du deuxième voyage, ce furent les cardinaux qui restèrent indifférents aux exhortations d’Orsolina, convainquant ainsi Clément VII de n’en rien faire.

Les mêmes cardinaux interrogèrent Orsolina, qui leur cloua le bec par ses réparties ; on l’accusa de sorcellerie, on voulut la mettre à la question, mais Dieu la délivra de ce supplice.

Elle se rendit ensuite en Terre Sainte (1396). A son retour, elle séjourna à Venise et y fut en si grande vénération que, plus tard après sa mort, la ville proposa sa canonisation. 

Suite aux luttes entre villes du nord, la ville de Parme l’expulsa, et elle se retira à Bologne, puis à Vérone.                  Tombée gravement malade, elle consola sa bonne mère, l’exhorta à la résignation, lui annonça le jour de son décès et expira dans les sentiments d’une tendre piété, à Vérone, le 7 avril 1408, à trente-trois ans (ou en 1410, à trente-cinq ans).

Des miracles se produisirent sur son tombeau. Orsolina Veneri fut l’objet de la vénération des fidèles. Le culte fut reconnu en 1786 ; Orsolina est donc considérée comme Bienheureuse.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 23:00

Henry Walpole

1558-1595

 

Né en 1558 à Docking (Norfolk, Angleterre), il était fils aîné de Christopher Walpole.

Il étudia à la Norwich School, à Peterhouse, Cambridge, et Gray’s Inn.

Il assista à l’exécution du Martyr Edmund Campion (v. 1er décembre), dont il imbiba son gilet avec le sang ; de là lui vint cette force d’âme qui le conduisit à la conversion au catholicisme.

En 1582, il arriva, par Rouen et Paris, à Reims, puis fut admis au Collège Anglais de Rome en octobre 1583.

En 1584, il se retrouvait en France, membre de la Compagnie de Jésus, pour étudier la théologie à Pont-à-Mousson, et fut ordonné sous-diacre et diacre à Metz, enfin prêtre à Paris en 1588. 

On l’envoya aux Pays-Bas, comme aumônier des forces espagnoles, ce qui lui valut d’être prisonnier des Anglais à Flushing (1589). Il fut ensuite à Bruxelles, Tournai, Bruges, et en Espagne.

En 1590, on l’envoya en mission en Angleterre, mais il fut arrêté quand il accosta à Flamborough, et emprisonné à York. Au mois de février suivant, on le transféra à la Tour de Londres, où on le tortura durement et souvent. Il y resta jusqu’au printemps 1595, quand on le renvoya au tribunal de York.

Il fut martyrisé le 7 avril 1595 à York (Yorkshire), en compagnie d’un autre Martyr, Alexander Rawlins.

Tous deux béatifiés en 1929, seul Henry fut canonisé en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 23:00

Edward Oldcorne

1561-1607

 

Edward était né en 1561 à York (Yorkshire nord, Angleterre), d’un père protestant et d’une mère catholique.

Après avoir obtenu son diplôme de docteur, il voulut être prêtre et fut formé à Reims, puis à Rome où il fut ordonné en 1587. Il entra ensuite chez les Jésuites.

Dès 1588, il rentra en Angleterre en compagnie du père John Gerard (v. 27 juillet), et exerça son ministère à Worcester principalement.

Arrêté avec le père Henry Garnet, il fut mis à la Tower. 

On ne put trouver de preuves qu’il avait participé au complot Gunpowder, mais on le condamna pour le crime d’être prêtre. 

Edward Oldcorne mourut en martyr à Worcester, avec Ralph Ashby, un probable convers jésuite, le 7 avril 1607.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 23:00

Alexander Rawlins

?-1595

 

Alexander était né dans le Oxfordshire (Angleterre).

Déjà en 1586, il fut deux fois emprisonné pour sa foi à Newgate.

En 1589, il vint à Reims pour se préparer aux ordres sacrés. Il fut ordonné sous-diacre à Laon, diacre et prêtre en 1590 à Soissons.

Immédiatement envoyé en mission, il accosta à Whitby le 9 avril 1590.

On ne dit pas précisément quand et comment advinrent son arrestation et sa condamnation. On sait qu’il rejoignit en prison l’autre Martyr, Henry Walpole, dont il partagea les souffrances, les tortures, le jugement, la condamnation et l’exécution.

Alexander Rawlins mourut en martyr à York, le 7 avril 1595.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 23:00

Ralph Ashley

?-1607

 

Ralph était né en Angleterre ; il est peut-être le même que Ralph Ashby (v. plus bas avec Edward Oldcorne)).

Il semble bien qu’il ait d’abord été le cuisinier du Collège anglais de Douai, d’où il partit en 1590 pour celui de Valladolid, où il entra dans la Compagnie de Jésus ; cependant, il dut rentrer en Angleterre à cause de sa santé.

En cours de voyage, il fut fait prisonnier par des Hollandais, qui le prirent à partie, ce qui lui donna une première occasion de démontrer le courage qu’il avait pour défendre la foi catholique.

Une fois arrivé en Angleterre, en mars 1598, il fut pendant huit années au service du père Edward Oldcorne, jusqu’à son arrestation à Hindlip (Worcester). 

On le mit en prison à la Tower, avec le père Garnet et Nicholas Owen. Ce dernier mourut des tortures subies en prison ; en revanche, on a conservé les réponses de Ralph, qui montrent quelle constance il eut au milieu des horribles tortures qu’on lui fit subir. 

Finalement on l’envoya avec Oldcorne à Worcester, où ils furent jugés, condamnés et pendus. Ralph n’avait pu rester parmi les Jésuites à cause de sa mauvaise santé, mais il démontra une fidélité héroïque à souffrir pour le Christ.

Ralph Ashley mourut en martyr à Worcester, le 7 avril 1607.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 23:00

Jean-Baptiste de La Salle

1651-1719

 

Il fut l’aîné des onze enfants de Louis de La Salle et de Nicole de Moët de Brouillet, et naquit à Reims le 30 avril 1651.

Dans cette famille très chrétienne, Jean-Baptiste grandit avec un plaisir non dissimulé à «célébrer» les offices dans son petit oratoire. Son autre plaisir était de se faire lire des Vies de Saints. Nul doute qu’il aurait été ravi de consulter les notices de notre blog !

A onze ans, il reçut la tonsure. En 1667, il hérita du canonicat d’un parent.

Après l’école des Bons-Enfants, il fréquenta le collège en externe. A dix-huit ans, il était maître-ès-arts et reçut les ordres mineurs.

En 1670, il gagna Paris pour se préparer à la prêtrise et prendre ses grades à la Sorbonne. Mais en 1672, il dut revenir à Reims pour s’occuper de ses jeunes frères et sœurs, car les parents venaient de mourir.

Il fut ordonné prêtre en 1678 et reprit ses études. En 1680, il reçut le doctorat en théologie. Il célébrait chaque jour la Messe, contrairement aux habitudes du temps.

Cette même année 1678, mourut à Reims Nicolas Roland (v. 27 avril). Jean-Baptiste reprit ses écoles et les développa ; ainsi naquit l’institut qui s’appellerait des Frères des Ecoles Chrétiennes. Mais les choses n’allèrent ni rapidement ni facilement.

Pour mieux s’occuper de ses premières recrues, Jean-Baptiste les hébergea dans sa propre maison ; dès 1683, il renonça à son canonicat pour donner l’exemple de la pauvreté. En 1684, les premiers membres se lièrent par un vœu d’obéissance et le port d’un habit simple et pauvre ; en outre, pour bien marquer leur détachement du monde, ils adoptèrent un nouveau prénom.

Jean-Baptiste pratiqua la vertu de l’humilité au plus haut point. Il voulut faire élire un autre que lui comme supérieur, mais seules les circonstances ne le permirent pas.

Les écoles furent fondées à Paris et en d’autres localités. Il y eut des désertions, des trahisons, des contradictions, mais dans les épreuves les Frères fidèles restaient soudés autour de leur Fondateur.

Une des méthodes nouvelles pratiquées par ces nouveaux maîtres, était l’enseignement à toute une classe, tandis qu’à cette époque prévalait l’enseignement individuel de chaque élève. Jean-Baptiste instaura l’enseignement en français ; le latin ne serait intervenu qu’après l’assimilation totale des matières importantes en français. Tout cela dans l’ordre et la régularité.

Le noviciat fut installé à Paris en 1692. Au cours de cette période, Jean-Baptiste, exténué par les fatigues et les mortifications, faillit mourir, mais se reprit de façon inattendue. En 1694, les Frères émirent les vœux perpétuels. En 1695, Jean-Baptiste écrivit une première Règle, fruit de l’expérience acquise jusque là.

Les années 1698-1705 furent des années d’expansion, mais parallèlement aussi de profondes épreuves pour Jean-Baptiste de La Salle. Le Fondateur fut trahi, renié, persécuté, condamné, déposé, flétri, proscrit, et malgré ces traverses les écoles se multiplièrent à Paris et en province.

A Paris, ils occupèrent Notre-Dame des Dix-Vertus, jusqu’en 1791. Il y eut aussi une école dominicale pour ceux qui étaient empêchés durant la semaine, qui dut être interrompue à la suite de divisions internes malveillantes.

Une enquête diocésaine mal conduite (1703) aboutit un moment à la déposition du Fondateur, qui s’entendit dire par l’archevêque : Monsieur, vous n’êtes plus supérieur ; j’ai pourvu votre communauté d’un autre. Le cardinal menaça même de faire exiler Jean-Baptiste. Les Frères firent tellement corps avec ce dernier, que le nouveau «supérieur» ne le resta que de nom, et n’entrava jamais le travail du saint Fondateur.

A Rouen, nouvelle fondation, Jean-Baptiste dut être opéré d’une douloureuse excroissance au genou. 

Les fondations s’établirent dans toute la France : Chartres, Troyes, Dijon, Calais, Marseille.

En 1711, un procès injuste le condamna ; Jean-Baptiste se retira à Grenoble et ne revint à Paris qu’en 1714. Il prépara les Frères à s’adresser à un autre que lui, en la personne du frère Barthélemy, qui fut régulièrement élu supérieur général en 1717.

Jean-Baptiste de La Salle se retira désormais dans l’humble obéissance à son Supérieur. Il rédigea encore quelque opuscule, corrigea les autres, il priait et supportait avec résignation ses attaques de rhumatisme.

En 1719, ces attaques se firent beaucoup plus douloureuses. Le mardi de la Semaine sainte, il communia une dernière fois. Il expira le Vendredi saint, 7 avril 1719. Ses dépouilles, à la suite des persécutions anti-cléricales du début du 20e siècle, passèrent de Paris en Belgique, puis à Rome, dans la Maison-mère.

Jean-Baptiste de La Salle fut béatifié en 1888 et canonisé en 1900. 

Il fut proclamé patron de tous les éducateurs en 1950. On peut en effet le considérer comme le fondateur des Ecoles normales, pour instituteurs.

Sa fête liturgique est au 7 avril.

De saint Jean-Baptiste de La Salle, nous avons plusieurs opuscules, d’où ressort une sagesse et un esprit d’organisation remarquables : 

  • Exercices de Piété et Instructions et Prières pour la Sainte Messe (1697)
  • Règle du Frère Directeur (1700)
  • Instructions et Prières pour la Confession et la Communion et Les Règles de la Bienséance et de la Civilité Chrétienne (1702)
  • Cantiques Spirituels à l’usage des Frères des Ecoles Chrétiennes (1703)
  • Règles Communes de l’Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes (1705)
  • Conduite des Ecoles Chrétiennes (1706)
  • Recueil de Différents Petits Traités à l’usage des Frères des Ecoles Chrétiennes (1711)
  • En outre : des Méditations pour les Dimanches, pour les Fêtes, pour les Retraites.
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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 23:00

Guillaume d’Eskill

1125-1203

 

Guillaume naquit vers 1125 à Saint-Germain (Crépy-en-Valois) et grandit sous la férule de son oncle, prieur à Saint-Arnoul puis abbé à Saint-Germain.

En 1141, il fut nommé chanoine séculier de Sainte-Geneviève de Paris, et pourvu de plusieurs bénéfices. Sa situation pécunière et sa régularité à l’office excitèrent l’envie de deux de ses confrères qui, voyant son inclination pour la vie monastique, feignirent d’avoir le même désir pour l’entraîner avec eux. Tous trois se rendirent à Pontigny. Les deux compagnons de Guillaume partirent bientôt sous divers prétextes, espérant s’emparer de ses bénéfices, mais il les imita ! Ils promirent alors de retourner à Pontigny au bout d’un an. Guillaume eut le temps de se rendre compte de leur supercherie, et abandonna ses désirs de vie cistercienne. Il crut satisfaire à son vœu en embrassant la réforme qui, en 1148, établit à Sainte-Geneviève de Paris des chanoines réguliers à la place des chanoines séculiers. Quelque temps auparavant, il avait été ordonné diacre par l’évêque de Senlis.

Dès cette époque, Guillaume montra la fermeté de son caractère : jaloux de la gloire et des droits de son ordre, n’admettant aucun abus d’où qu’il vienne, il défendra sans ménagement la régularité et l’observance.

En 1161, le bruit se répandit que la tête de sainte Geneviève avait disparu de sa châsse, et l’on accusait les chanoines de vol. Guillaume rédigea l’enquête menée par les évêques de la province, pour justifier ses confrères, l’enquête ayant abouti à un non-lieu.

En 1164, le nouvel abbé de Sainte-Geneviève prétendit en faire confirmer les dignitaires par le roi ; Guillaume empêcha l’abbé d’exercer ses fonctions et alla en référer au pape, alors à Sens. Le pape, prudent, lui donna raison, mais lui prescrivit de s’accuser d’être sorti du monastère sans permission. L’abbé lui imposa comme pénitence d’aller manger sept jours par terre avec les chiens. Le pape alors, mis au courant, prit entièrement parti pour Guillaume.

C’est alors que l’évêque de Roskilde (Danemark) émit le désir d’avoir des chanoines réguliers pour introduire la réforme dans un monastère de l’île d’Eskill. Guillaume partit avec trois confrères, mais ils ne furent accueillis que bien froidement par des moines corrompus qui n’avaient pas envie de corriger leurs habitudes. Le tenace Guillaume se mit au travail, réussit à vaincre bien des obstacles et put établir la réforme projetée ; le monastère fut transféré sur l’île de Seelande, érigé en abbaye, dont il fut alors nommé abbé.

Il y eut de grosses difficultés, à cause de plusieurs incendies. Mais l’évêque de Lund aida Guillaume autant qu’il le put et l’abbaye reprit son essor.

Peu à peu, Guillaume supervisa et implanta la réforme dans plusieurs monastères du Danemark.

En 1193, il fut envoyé auprès de Philippe-Auguste pour négocier le mariage de celui-ci avec Ingeburge, fille du roi danois. Le mariage eut lieu le 14 août, et le roi français prétendait renvoyer son épouse dès le lendemain. Guillaume vint expliquer l’affaire au pape. De retour en France, il fut arrêté six semaines à Châtillon-sur-Seine, fut libéré au début de 1196, mais dut retourner au Danemark sans avoir pu réconcilier le roi et la reine (la paix n’interviendra qu’en 1213).

Guillaume réintégra son abbaye, continuant de combattre avec ardeur pour la régularité.

Il mourut dans la nuit de Pâques, le 6 avril 1203, et fut canonisé en 1224.

Guillaume est parfois nommé de Roskilde, du nom du siège épiscopal de l’évêque qui l’accueillit.

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 23:00

Pietro de Vérone

1206-1252

 

Pietro vit le jour à Vérone, de parents gagnés par la secte des Manichéens (Cathares). Mais il eut l’heur d’être confié par son père à un maître catholique et grandit dans l’affirmation fervente de la doctrine catholique. Il tint même tête à son oncle en lui affirmant qu’il n’y a qu’un principe, le Créateur, et non pas un deuxième principe, celui du Mal.

Il alla étudier à Bologne, où il rencontra saint Dominique et reçut de celui-ci l’habit dominicain.

Il commit l’imprudence de pratiquer d’excessives mortifications, qui le rendirent malade, mais il guérit, semble-t-il, miraculeusement, et fit la profession.

Ayant reçu le sacerdoce, il prêcha d’abord dans les provinces voisines, suscita beaucoup de conversions, mais on ne sait s’il réussit à convertir ses propres parents ; il fut tellement convainquant, que les hérétiques commencèrent de le haïr mortellement, et ce fut là le début du complot qui aboutit au martyre de Pietro.

Il y eut d’abord des accusations lâches. Peut-être est-il vrai que Pietro avait parlé imprudemment à un pénitent qui s’était accusé d’avoir donné un coup de pied à sa mère ; Pietro lui avait dit qu’il méritait qu’on lui coupât le pied, et l’autre s’imposa lui-même cette pénitence ; le pauvre Religieux lui rappela alors le devoir de prudence et de clairvoyance, et lui remit son pied avec un signe de croix.

Une autre fois qu’il était en conversation avec les trois vierges saintes Catherine, Agnès et Cécile, durant une vision dans sa cellule, il fut accusé d’avoir reçu des femmes dans le monastère et relevé de toute mission. Quand le prieur comprit la Vérité, le pape lui-même nomma Pietro inquisiteur (1232). Pietro allait reprendre ses pérégrinations apostoliques, assisté par la main puissante de Dieu qui multipliait les miracles par sa parole et sa prière.

Un jour qu’un habitant de Milan, fortement enraciné dans l’hérésie, avait simulé une maladie pour supplier Pietro de le guérir, dans l’espoir qu’il n’y parviendrait pas, Pietro lui répondit : Je prie Celui qui a tout créé et qui voit tout, que si ta maladie n’est point véritable, il te traite selon tes mérites. Le faux malade éprouva alors de telles douleurs, qu’il ne put en guérir qu’en venant supplier Pietro, se confesser et rejeter son erreur. 

Toujours à Milan, lors d’une controverse publique en plein été, Pietro invoqua de Dieu quelques nuages pour rafraîchir l’air, et fut exaucé sur place.

Pietro fut nommé prieur en plusieurs couvents à Plaisance, à Gênes, à Côme, et s’employa à y faire approfondir l’étude de l’Ecriture Sainte, pour former les jeunes à combattre l’hérésie.

Le pape l’envoya examiner le nouvel Ordre des Servites de Marie à Florence et l’approuva sur son rapport ; c’est pourquoi les Servites considèrent Pietro comme leur deuxième Fondateur.

Les manichéens décidèrent de mettre à exécution leur plan honteux. Pietro fut divinement averti de son prochain martyre et en informa ses auditeurs à Cesena. Pour le jour des Rameaux de 1252, il se trouvait à Milan où il avertit les Milanais de son prochain assassinat, et regagna son couvent de Côme.

Le samedi de Pâques, il repartit pour Milan. Les sicaires le rattrappèrent en route ; l’un lui ouvrit le crâne avec une serpe, frappa mortellement son compagnon, et Pietro reçut un coup de poignard qui lui traversa le cœur. Il mourut en essayant encore d’écrire le Credo avec son sang. C’était le 6 avril 1252.

Horrifié, l’assassin se convertit et prit l’habit d’humble convers pour le reste de ses jours : c’est Carino Pietro da Balsamo qui, pleinement repenti, fut absout par le bienheureux Giacomo Salomoni à Forlí (v.31 mai), mourut saintement le 1er avril 1293 et fut béatifié en 1822. Plusieurs ennemis de Pietro se convertirent aussi sur son tombeau.

De nombreux miracles, retentissants, permirent une rapide canonisation, qui eut lieu en 1253.

 

 

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