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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 23:00

 

François de la Terre de Labour

† 1358

 

Se reporter à la notice Nicoló Pico de Montecorvino

 
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 23:00

Nicoló Pico de Montecorvino

François de la Terre de Labour

Pietro de Rome

Thomas

† 1358

 

Nicoló naquit à Montecorvino, dans la famille Pico qui, depuis longtemps déjà, était liée à l’Ordre franciscain.

Après sa profession et l’ordination sacerdotale, il fut envoyé en mission en Egypte.

Au moment de la Semaine sainte de 1358, il y reçut un soldat hongrois qui, par opportunisme, s’était fait musulman et par là avait obtenu les grâces du sultan, ainsi que par sa bravoure.

Or, dans ce couvent franciscain, Thomas (c’est le nom du soldat) fut conquis par les paroles chaleureuses et les exhortations du père Nicoló, au point qu’il eut le profond désir d’expier son apostasie.

Nicoló lui proposa de l’accompagner pour aller témoigner le Nom du Christ devant le sultan.

Ils emmenèrent aussi un autre Frère, François de la Terre de Labour, ainsi qu’un tertiaire, Pietro de Rome. Et les voici en marche vers le Caire.

Chemin faisant, des marchands chrétiens leur suggérèrent de ne pas risquer le déclenchement d’une nouvelle persécution, au cas où le sultan se déchaînerait contre eux et, par la suite, contre les Chrétiens.

Mais nos Franciscains étaient trop heureux de rencontrer le sultan ; Thomas en particulier ne demandait qu’à expier sa faute par un acte courageux.

Introduits devant le sultan, Thomas prit la parole en premier et déclara qu’il s’était trompé, qu’il croyait toujours en Jésus-Christ, Dieu et Homme, et se rétractait.

Le sultan accusa les Religieux d’être à la source de cette rétractation, mais Nicoló lui parla du Christ, qui avait redonné la lumière à Thomas. Et d’ajouter que la religion chrétienne était seule dans la Vérité.

François et Pietro confirmèrent leurs paroles.

Le sultan fit alors enfermer les quatre hommes. Deux jours après, il les interrogea de nouveau et, devant leur persévérance à confesser le Christ, les fit mettre à mort, le 4 avril 1358.

On ne sait s’ils furent pendus, décapités ou empalés. On voulut ensuite brûler leurs corps en cachette mais une lumière, brillant au-dessus d’eux, empêcha la réalisation du dessein.

La béatification de ces Héros du Christ appartient aux proclamations «officieuses» de l’Eglise, avant la création de la Congrégation des Rites (1588), l’ancêtre de notre actuelle Congrégation pour les Causes des Saints, créée en 1969.

 

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 23:02

Richard de Wyche

1197-1253

 

Richard vit le jour vers 1197 à Burford (Wyche, auj. Droitwich, Worcestershire, Grande Bretagne), deuxième fils de Richard et Alice, une famille complètement ruinée.

Certains disent que les deux garçons furent très tôt orphelins ; Richard en tout cas travailla beaucoup à relever les affaires domestiques et à aider son frère aîné, à son tour ruiné après avoir payé ce qu’on appellerait aujourd’hui les droits de succession. Richard lui fit don de tout son propre héritage.

On proposa à Richard un bon mariage, mais il préférait l’étude et l’Eglise : il se désista en faveur de son frère.

Richard étudia à Oxford, vint à Paris où il passa les meilleures années de sa vie en partageant sa chambre avec deux autres étudiants pauvres, vivant ensemble dans la piété et l’étude. Puis il fut déclaré maître ès arts à Oxford et y enseigna.

Il passa ensuite sept années à Bologne et fit de tels progrès en jurisprudence, que son professeur malade lui confia l’enseignement. Il lui proposa sa fille et son héritage, que Richard déclina humblement.

Revenu à Oxford en 1235, il fut nommé chancelier de l’université, puis s.Edmund Rich (v. 16 novembre) le prit comme chancelier de son diocèse de Canterbury (1237). Fidèle serviteur, il accompagna l’archevêque durant son exil à Pontigny, jusqu’à sa mort (1240).

Richard se retira alors chez les Dominicains d’Orléans, y étudia la théologie et fut ordonné prêtre. Rentré en Angleterre, il administra une petite paroisse (Charing et Deal), mais fut re-nommé chancelier par le nouvel archevêque.

En 1244, malgré l’opposition du roi, Richard fut élu évêque de Chichester et fut approuvé par le pape ; le roi lui confisqua tous ses domaines mais, vaincu, les restitua deux ans après.

Richard se réfugia durant ce temps à Tarring chez un curé, visitant activement son diocèse et cultivant des figuiers. Il était vététarien depuis ses études à Oxford.

Il vécut désormais dans une grande pauvreté, venant en aide à tous les malheureux qu’il rencontrait. ; il fit construire un hôpital. A son frère aîné qui lui suggérait qu’il n’aurait pas assez pour entretenir tant de monde, il répondit qu’il vaut mieux vendre ses chevaux et sa vaisselle d’argent que de laisser les membres de Jésus-Christ dans la misère.

Dieu permit qu’il multipliât un jour le pain qu’il distribuait : d’un pain, il nourrit trois mille personnes, et avec le reste put en nourrir cent autres qui arrivèrent après la distribution.

Extrêmement miséricordieux pour les pécheurs, il fut cependant inflexible envers un clerc tombé dans la fornication, malgré une supplique royale. Il réaffirma l’obligation pour les clercs et les prêtres de vivre dans le célibat et promulga tout un code de mesures visant à encadrer dignement la vie des prêtres et les sacrements.

Il prêcha une croisade dans toute l’Angleterre pour libérer les Lieux Saints en Palestine.

Il protégea particulièrement l’Ordre dominicain.

Son dernier voyage le portait à Douvres ; il sentit la fièvre le gagner et s’arrêta à Maison-Dieu, demandant à son chapelain de tout préparer pour ses funérailles. Sur son lit de mort, il pria la Vierge Marie, invitant tous les prêtres présents à répéter jusqu’à son dernier soupir : 

Marie, Mère de Dieu et de miséricorde, défendez-nous de l’ennemi et recevez-nous à l’heure de la mort.

Richard de Chichester mourut le 3 avril 1253.

Beaucoup de miracles se produisirent à son tombeau, dans la cathédrale de Chichester, jusqu’à ce que les Réformés (Cromwell tout particulièrement) le détruisirent en 1538.

Richard fut canonisé à Viterbe, le 22 janvier 1262.

Saint Richard est le patron céleste du Sussex. Son nom est donné fréquemment donné en Angleterre, même par les Anglicans.

 

 

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 23:00

Giovanni Croci

1732-1815

 

Il vit le jour le 30 octobre 1732 à Gaiche (Tavarnelle di Panicale, Pérouse, Italie C) de Giuseppe et Maria Antonia Giorgi, de bons parents chrétiens et paysans.

Sa première formation lui vint du curé voisin de Greppoleschieto ; il était constamment absorbé dans l’étude, même quand il gardait le troupeau.

Ses parents ne mirent aucun obstacle à sa vocation, au contraire ils s’en réjouirent beaucoup. Giovanni entra en 1751 au noviciat des Frères Mineurs franciscains de Cibottola, avec le nom de Leopoldo.

Après un noviciat exemplaire, il fit ses études à Norcia et fut ordonné prêtre en 1757.

D’abord professeur de philosophie et de théologie pendant trois ans, il eut la charge exclusive de la prédication, car c’était un excellent orateur. C’est ainsi qu’il devint l’apôtre de l’Ombrie.

Il préparait ses missions avec beaucoup de soin et de recueillement ; il partait toujours à pied, par tous les temps. D’après ses notes, on a compté qu’il fit trois-cent trente missions de deux semaines, quarante de carême, sans compter les innombrables neuvaines et autres occasions festives. Il érigea plus de soixante-dix Chemins de Croix.

Il avait toujours en main un cadre de la Sainte Vierge (et c’est ainsi qu’on le représente traditionnellement) et achevait généralement ses missions par une procession où il portait la croix, une couronne d’épines sur la tête et des chaînes au cou ; on l’imitait. Mais surtout, on se réconciliait, on se confessait. La population lui faisait fête, et il partait une heure plus tôt que prévu pour éviter les marques de remerciements.

Outre ses missions, il écrivit énormément et tout n’a pas encore été édité. 

Il fut plusieurs fois élu Gardien ou Provincial, et s’appliqua à redonner à la Règle sa pleine vigueur. En 1788, il transforma le couvent de Monteluco en ermitage, selon l’esprit de saint François, et s’y retira volontiers pour s’y reposer. De 1809 à 1814, l’ermitage dut être fermé à la suite des lois napoléoniennes qui supprimaient les maisons religieuses ; pendant cette période, le Frère Leopoldo, qui refusait énergiquement de prêter le serment à l’Empereur, se réfugia dans une famille noble, puis s’exila à Assise. C’était la période où le pape Pie VII était prisonnier de l’Empereur en France ; quand il revint, Leopoldo alla le rencontrer à Foligno.

A Noël de 1814, il eut une attaque. Il expira là, à Monteluco, le 2 avril 1815. 

Sa sainteté, ses miracles, les grâces obtenues par son intercession, ont abouti à sa béatification, en 1893.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 23:00

Francesco de Paola

1416-1508

 

Francesco naquit le 27 mars 1416 à Paola (Calabre, Italie), de Giacomo Martolilla et Vienna de Fuscaldo, des propriétaires terriens.

La naissance tant désirée de Francesco advint sur la prière des parents à François d’Assise, dont il donnèrent le nom à leur premier garçon. Quand naquit l’enfant, on vit apparaître comme des flammes au-dessus de la maison.

Plus tard, naquit aussi une petite Brigida. Les parents vécurent ensuite dans la stricte continence, et le papa, Giacomo, devait finir ses jours dans le propre couvent fondé par son fils.

Autre lien avec saint François d’Assise : l’enfant eut une grosse tumeur à un œil et les parents promirent, s’il guérissait, de l’envoyer une année dans un couvent franciscain. La tumeur laissa tout juste une petite cicatrice, et l’enfant passa effectivement une année chez les Cordeliers, proches de Paola, où il se montra miraculeusement exemplaire : il aida en sacristie, au réfectoire ; il porta un jour du feu dans son pan de vêtement, qui n’en eut aucune marque de brûlé.

En 1430, il fit avec ses parents un pèlerinage à Rome, et à Assise. A Rome, l’adolescent de quatorze ans fit remarquer à un cardinal que Jésus portait des vêtements moins somptueux.

De retour à Paola, il se retira dans une petite grotte de la propriété des parents, pour y vivre dans la solitude et la prière. Des miracles attirèrent des visiteurs et des disciples.

Un des miracles fut que Francesco trempa son petit manteau dans la source proche : tous ceux qui burent de cette source guérirent de la peste qui sévissait alors (1456).

Les disciples se multipliant, Francesco obtint de pouvoir construire un monastère. Une vision (sans doute de saint François d’Assise, encore une fois), lui demanda de détruire les fondations et d’en reconstruire de beaucoup plus grandes, car le monastère devait abriter beaucoup de moines.

Francesco n’arrêtait pas de faire des miracles : multiplication du pain, soulèvement de blocs de marbre, suspension en l’air d’un gros rocher menaçant, résurrection de morts, maternité pour les femmes stériles, guérisons d’enfants, don de prophétie, sans compter les extases, de saint Michel entre autres, qui lui présenta ce qui devait être le blason de son Ordre : le mot Caritas en lettres d’or sur champ d’azur. Francesco se retrouva fondateur et supérieur du nouvel Ordre des Minimes, à dix-neuf ans.

Il passa (au moins) une fois le carême entier sans prendre de nourriture. Le vin lui était inconnu ; il se flagellait, portait un cilice. Lui qui ne changeait pas de vêtement et ne se rasait pas, répandait plutôt un parfum d’ambre ou de musc, d’après les témoins. En revanche, il n’imposait à ses disciples aucune rigueur autre que ce que demandait leur Règle.

Cette Règle fut approuvée dès 1474. L’Ordre s’appela d’abord Congrégation érémitique paolana de saint François d’Assise, puis Ordre des Minimes. 

Il y eut de multiples fondations en Calabre, notamment à Paterno Calabro, où la construction fut accompagnée de tant de miracles, qu’on l’appela le couvent des miracles.

Parmi les prédictions qui s’avérèrent, il y eut la désolante prise de Constantinople par les Musulmans (1453). A la prière de Francesco, la ville d’Otranto repoussa l’attaque des mêmes Musulmans.

En 1481, Louis XI fut informé des miracles de Francesco, et voulut l’avoir près de lui, d’abord pour guérir, mais aussi pour le consulter. En voyage, Francesco s’arrêta à Rome, où le Pape tenta, vainement, de l’ordonner prêtre : humblement, Francesco lui demanda seulement la permission de bénir des cierges et des chapelets.

Louis XI reçut Francesco avec grand empressement à Plessis-les-Tours (Amboise), en 1482. Louis XI mourut en 1483, guéri, mais surtout admirablement préparé à la mort par Francesco. Le fils du roi, Charles VIII, protégea «royalement» Francesco, et c’est ainsi que naquit le couvent des Minimes à Plessis, à Amboise, ainsi qu’à Rome, au Mont Pincio, où ne se trouvent que des Religieux français.

En peu de temps, il y eut des monastères de Minimes dans toute l’Italie, en Espagne et en Allemagne, et jusqu’en Amérique.

En 1487, le roi Ferdinando de Castille fallit renoncer à libérer la ville de Málaga, qui était occupée par les Maures ; Francesco fut divinement informé de cette situation et fit prévenir au roi de persévérer car il allait réussir ; en effet, trois jours après, la ville était enfin reprise à l’Islam.

Un autre «miracle» concerna le nouveau monastère de Minimes à Paris. Deux «docteurs» de la Sorbonne, qui s’étaient opposés à cet établissement, eurent l’occasion d’aller à Plessis, et furent logés chez les Minimes. Francesco alla au devant-d’eux et leur prédit que, bientôt, ce seraient eux-mêmes qui favoriseraient l’ouverture d’un couvent de Minimes à Paris. Edifiés par ce saint homme, ils repartirent en effet convaincus et s’employèrent à faire remettre aux Minimes l’ancien couvent de Grand-Mont, dont les moines s’appelaient les Bons-Hommes, appellatif que reçurent à leur tour les Minimes à Paris.

Francesco avait une dévotion particulière envers la Sainte Trinité, l’Annonciation, la Passion.

En janvier 1507, il comprit que son dernier voyage approchait, et s’y prépara dans la solitude. Le 28 mars, la fièvre l’attaqua. Le Jeudi saint, devant les frères réunis près de lui, il saisit des charbons ardents dans ses mains et leur déclara : Je vous l’assure, il n’est pas plus difficile à celui qui aime Dieu d’accomplir ce qu’il Lui a promis, qu’à moi de tenir ce feu entre mes mains.

Le lendemain, Vendredi saint, Francesco reçut encore une fois ses frères, désigna celui qui devait lui succéder jusqu’à la prochaine élection, reçut l’ultime Sacrement ; il se fit réciter les Sept psaumes de la pénitence, les litanies des Saints, la Passion selon saint Jean. Après avoir baisé son crucifix, il répéta Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit (Ps 30), pria encore et rendit le dernier soupir, le 2 avril 1507.

Francesco de Paola avait quatre-vingt onze ans.

Il fut béatifié en 1513 et canonisé en 1519. Les miracles ne manquaient pas.

En 1562, des Huguenots brûlèrent le corps du Saint, dont on ne put sauver que quelques ossements, conservés à Notre-Dame-la-Riche (Tours).

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 23:00

Hugues de Bonnevaux

† 1194

 

Ce ne sont pas les détails qui abondent au sujet de ce saint abbé, mais ce qu’on en sait le rendent «grand».

Il était né à Châteauneuf, neveu de l’évêque Hugues de Grenoble (v. ce même jour), et entra dans l’abbaye cistercienne de Maisières.

Il fut nommé abbé de Léoncel en 1161 ; cette abbaye avait été fondée en 1137 par Jean, moine de Cîteaux, avec des moines venus de Bonnevaux. En 1790, les derniers moines furent expulsés et l’abbatiale devint église paroissiale, ce qui la préserva de la démolition complète ; récemment, une association s’emploie à réhabiliter le bâtiment.

Ce même abbé Jean avait été le premier abbé de la nouvelle abbaye de Bonnevaux (Haute-Savoie), fondée en 1117 et Hugues en fut le sixième abbé, en 1166.

Profondément imprégné de la spiritualité de saint Bernard (v. 20 août), Hugues en écrivit la biographie, mais surtout il réussit, à force de patience et de douceur, à rapprocher l’empereur Friedrich Barbarossa du pape Alexandre III, qui se «réconcilièrent» en 1177.

Cette magnifique abbaye de Bonnevaux fonda huit «filiales», dont Léoncel et Tamié, mais fut abandonnée au moment de la Révolution ; rachetée par des notaires, elle fut vendue, détruite, réduite à une carrière de pierres, vers 1830.

Hugues de Bonnevaux mourut le 1er avril 1194, soixante-deux ans jour pour jour après son oncle Hugues de Grenoble.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 23:00

 

 

John Bretton

1527-1598

 

John Bretton (ou Britton) était né vers 1527 à West Bretton (West Yorkshire, Angleterre).

Il appartenait à une ancienne famille de Bretton (Barnsley). C’était un fervent catholique et à cause de sa foi dut plusieurs fois être séparé de son épouse et de sa famille à cause de la persécution.

Il était désormais déjà assez âgé, lorsqu’on lui prêta des propos hostiles à la Reine ; dénoncé, accusé, condamné à mort, il subit le martyre réservé aux traîtres et fut exécuté par pendaison le 1er avril 1598.

Il fut béatifié en 1987.

Un professeur au Collège de Douai, en 1599, portait le nom de Matthew Britton, et pourrait être un de ses fils.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 23:00

Gillebrighde de Moravia

† 1245

 

La famille écossaise de Moravia était en réalité de Moray, le site des ancêtres de la famille, qui se dit Moireibh ou Moireabh en gaélique ; leurs terres s’étendaient à Duffus et Strabok.

L’ancêtre Alexander fut le père de Muiredach, lequel eut deux fils : Richard et Gille Brigte (auj. Gillebrighde), que nous francisons en Gilbert. Richard fut tué au cours d’une bataille contre les Scandinaves.

Gilbert fut longtemps archidiacre du diocèse de Moray ; on suppose qu’il fut nommé évêque de ce siège vers 1223, en présence du roi, qui fut sans doute à l’origine de son transfert à Caithness en 1224 : en effet, le prédécesseur de Gilbert avait été assassiné, et le roi voulait rapprocher le siège épiscopal de sa capitale pour mieux le protéger.

L’évêque cependant résidait en d’autres localités proches : Halkirk, Dornoch, Scrabster. A Dornoch, il fit édifier la nouvelle cathédrale, et y fit déposer les restes de son prédécesseur, Adam de Melrose.

Il y fit aussi édifier plusieurs maisons pour les pauvres.

On le connaissait comme un prédicateur de talent et, dit-on, il travailla beaucoup pour civiliser son diocèse.

Il mourut le 1er avril 1245 à Dornoch, où il fut enseveli. Son tombeau fut vénéré jusqu’à la Réforme, et l’on prêtait serment sur sa tombe, jusqu’en 1545.

Gillebrighde de Moravia est le dernier Ecossais canonisé (au moins officieusement) avant la Réforme.

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 23:00

Leonardo Murialdo

1828-1900

 

Né le 26 octobre 1828 à Turin (Italie), huitième enfant d’un père agent de change qui mourut en 1833, Leonardo (qu’on surnommait Nadino) grandit au collège des Piaristes de Savona.

D’après son propre testament spirituel, il semble qu’il ait eu une jeunesse un peu troublée, mais il retourna bientôt à Turin où il entreprit des études au séminaire (ainsi qu’au séminaire Saint-Sulpice à Paris) et fut ordonné prêtre en 1851.

Ses premières activités furent les oratorios de jeunes, en collaboration avec saint Giovanni Bosco (v. 31 janvier), avec lequel il s’occupa des jeunes abandonnés à eux-mêmes dans les faubourgs de Turin, ou même en prison.

Il ouvrit pour eux une maison-famille pour héberger les plus pauvres.

En 1866, il fut nommé recteur du Collège des Jeunes Artisans à Turin, sa principale activité jusqu’à la mort.

Il fonda la Confraternité laïque de Saint-Joseph, qui aurait pour mission de perpétuer cette assistance auprès des jeunes, ainsi que l’Union des Ouvriers Catholiques, l’Association de la Bonne Presse, et promut le journal La Voix de l’Ouvrier. Il voyagea beaucoup en Italie du Sud, en France, en Angleterre, pour s’intéresser à la condition des jeunes ouvriers et à leur assistance.

Leonardo semble n’avoir fait que son devoir, humblement, discrètement, et toute sa sainteté fut dans cette persévérante attention pour les jeunes. 

Frappé de pneumonie, Leonardo Murialdo mourut le 30 mars 1900.

Il fut béatifié en 1963, et canonisé en 1970.

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 23:00

Pedro Regalati

1390-1456

 

Pedro était né en 1390 à Valladolid (Espagne) de Pedro et María de Costanilla.

Très tôt orphelin de père, il demanda à sa mère à dix ans de pouvoir entrer chez les Franciscains. Sa mère le fit attendre trois ans, pour mettre à l’épreuve cette jeune vocation.

A treize ans donc, Pedro reçut l’habit chez les Franciscains de Valladolid et prononça les vœux un an après. Il ne faut pas s’étonner de cette précocité : l’Eglise n’avait pas encore statué sur l’âge minimum requis de seize ans pour admettre un candidat à la vie religieuse.

Dans le cas de notre Pedro, les Supérieurs n’eurent qu’à se féliciter de leur jeune Frère.

La maman de Pedro, si heureuse des progrès spirituels de son garçon, venait souvent le voir, au point que Pedro demanda au Ciel d’être nommé ailleurs, pour couper ces liens naturels trop forts. On l’envoya bientôt, effectivement, à Aguilar de Campos, où l’Ordre voulait fonder un nouveau couvent de l’Observance. Pedro y reçut le sacerdoce. 

Rempli de zèle pour la réforme de l’Ordre, il fut bientôt nommé Gardien de ce couvent, et même d’un autre à Tribulos.

Pedro ne s’enfla pas de cette double tâche. Il prêcha d’exemple à tous les Religieux, surtout par son amour de la pauvreté, du jeûne, de la prière.

La prière de Pedro obtint de nombreux miracles, mais surtout on le vit souvent verser des larmes abondantes pendant l’oraison et la célébration de la Messe, ou aussi élevé de terre et immobile pendant des heures, dans un nuage de feu (au point que les habitants des environs crurent à un incendie dans le couvent).

Sur sa prière, un jour d’hiver où la neige avait été abondante, le couvent n’avait plus de pain. Pedro invita les Confrères à venir manger comme d’habitude ; à l’heure du repas, on sonna à la porte : pas de traces de pas, mais une mule chargée de pain attendait là ; le temps de porter le pain au réfectoire, la mule avait aussi disparu, sans laisser de traces dans la neige.

Durant l’office nocturne, il fut un jour transporté miraculeusement de l’église du couvent de Tribulos à celle d’Aguilar, distante d’une vingtaine de kilomètres, suscitant une bien compréhensible surprise parmi les Religieux.

Sachant sa mort approcher, il fit un long voyage pour aller voir un grand ami, à une soixantaine de kilomètres, le père Lopez de Salazar, puis revint à Tribulos et enfin à Aguilar. En mars 1456, il tomba malade. On lui proposa les derniers sacrements, mais il proposa qu’on attendît la venue de l’évêque. Inquiets de devoir attendre «trop longtemps», les Religieux entendirent alors arriver l’évêque, de passage par là. Le pontife donna à Pedro l’Onction des malades et pria alors Pedro de guérir son neveu, qui l’accompagnait, et qui était malformé de naissance. Pedro fit faire au jeune homme une bonne confession, lui fit donner l’Eucharistie, et obéit à l’évêque : il pria pour la guérison du jeune homme, que Dieu accorda sur place.

La vie de Pedro Regalati fut en réalité une suite de miracles. 

Pedro mourut le 30 mars 1456. Il fit encore un miracle peu après sa mort, lorsqu’un pauvre, déçu d’être arrivé trop tard pour recevoir l’aumône habituelle, alla prier sur sa tombe : Pedro apparut vivant, lui remit un pain, et disparut dans la tombe.

D’innombrables miracles advinrent encore. Quand on exhuma son corps en 1782, il n’était pas corrompu.

Pedro fut béatifié en 1684 et canonisé en 1746.

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