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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 00:24

Juan Martínez Cid 

?-1619

 

Il naquit à Manzanal de los Infantes (Zamora, Espagne), à une date inconnue.

Entré dans l’Ordre dominicain, il prit le nom de Juan de Saint-Dominique ; il appartenait au couvent de Salamanque et fut ordonné prêtre.

En 1610, il fut envoyé à la mission de Manille (Philippines) et successivement au Japon.

Ce saint missionnaire avait une mémoire prodigieuse et un don extraordinaire pour les langues.

Lors de la persécution, il fut arrêté en 1618. A cause des très pénibles conditions de vie en prison, il y mourut le 19 mars 1619 ; son corps fut brûlé et jeté en mer.

Il mourut à Suzuta (Ōmura, Nagasaki), le 19 mars 1619. 

L’Eglise a reconnu que sa détention et sa mort équivalaient au martyre et l’a béatifié en 1867.

Le Martyrologe Romain l’a inséré au 19 mai, sans doute par erreur.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 00:00

 

John Thulis

1568-1616

 

John Thulis était né vers 1568 à Up Holland (Lancashire, Angleterre).

Il arriva au Collège anglais de Reims en mai 1583 et y reçut la Tonsure en septembre. Après quelques années de formation, il gagna Rome en mars 1590 et y fut ordonné prêtre.

En 1592, on l’envoya en mission en Angleterre.

On  croit qu’il fut fait prisonnier à Wisbech (Cambridgeshire) en novembre 1598, au moment où il signa une pétition pour l’érection d’un archiprêtré ; il se rétracta deux ans plus tard (on ne connaît pas plus de détails sur cet événement).

Par la suite, il travailla encore dans le Lancashire, où le comte de Derby l’arrêta et l’enferma au Lancaster Castle.

Là, le prêtre rencontra un tisserand, Roger Wrenno, avec lequel ils tentèrent une évasion, mais ils furent repris le lendemain.

On mit John avec les voleurs, dont quatre se convertirent en l’entendant. Ils devaient d’ailleurs être exécutés avec cet apôtre.

Le jour de l’exécution, John mourut après trois des voleurs. Les morceaux de son corps déchiqueté furent envoyés à Lancaster, Preston, Wigan et Warrington. Roger Wrenno fut exécuté après lui.

Ce qu’on sait de John Thulis comporte quelques points d’interrogation ou quelques imprécisions, mais l’essentiel est certain : ce prêtre donna sa vie pour l’Eglise.

Il subit le martyre le 18 mars 1616 (peut-être 1615) et fut béatifié en 1987.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 00:00

Cyrille de Jérusalem

315-386

 

Les dates de ce grand évêque restent approximatives.

Cyrillos naquit vers 315 à Jérusalem ou dans les environs.

Il semble qu’il ait eu une éducation soignée et étendue, particulièrement pour la Sainte Ecriture. Il se peut aussi qu’il ait connu la vie monastique.

Il fut ordonné prêtre vers 345, et évêque de Jérusalem vers 350.

C’est comme prêtre, vers 348, qu’il se signala par ses excellentes Catéchèses pour les catéchumènes.

Son attachement inébranlable à la doctrine catholique lui valut la persécution obstinée du parti arien : il fut par trois fois déposé et exilé de son siège. Des quelque trente-cinq années de son épiscopat, il en passa près de seize en exil.

L’avènement de l’empereur Julien l’Apostat (361) fut l’occasion d’un prodige particulier à Jérusalem. Cet empereur, désireux de faire mentir les prophéties, prétendit en relever le temple et y rétablir le culte judaïque. De son côté, Cyrille, plein de confiance, annonça tranquillement que certainement l’entreprise faillirait. Quand on s’attaqua à l’enlèvement des anciens fondements pour en mettre de nouveaux, de mystérieux tourbillons de flammes brûlèrent les ouvriers, dont certains moururent. L’épisode est attesté par des contemporains. Julien jura de se venger sur le saint évêque : la mort l’en empêcha (363)

En 381, il participa au premier concile de Constantinople (deuxième concile œcuménique), où il siégea parmi les chefs reconnus du parti orthodoxe, avec les patriarches d’Alexandrie et d’Antioche. Les pères du concile envoyèrent en 382 au pape Damase une lettre contenant cet éloge : Nous te faisons savoir que l’évêque de l’Eglise de Jérusalem est le révérend et très chéri de Dieu Cyrille, lequel a été jadis ordonné canoniquement par les évêques de sa province, et a soutenu, en divers lieux, de nombreux combats contre les ariens.

Saint Cyrille avait en horreur la division. Il a parfois donné l’impression de se rapprocher de factions non orthodoxes, mais ce fut uniquement pour favoriser la conversion de ses opposants. Les témoignages des livres liturgiques d’Orient et d’Occident sont unanimes en faveur de l’ardent défenseur de la doctrine (l’expression est de Théodoret).

Reprenant presque les termes de cette expression, le Martyrologe mentionne saint Cyrille de Jérusalem au 18 mars.

La fête liturgique de saint Cyrille fut étendue en 1882 à l’Eglise universelle, en même temps qu’il était proclamé Docteur de l’Eglise.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 00:00

 

Roger Wrenno

1576-1616

 

Roger Wrenno était né vers 1576 à Chorley (Lancashire, Angleterre).

On n’en sait guère plus.

C’était un tisserand, et se trouvait déjà prisonnier au Lancashire Castle, lorsque le prêtre John Thulis y arriva.

Ils tentèrent une évasion un soir, mais furent repris dès le lendemain. On les mit alors avec les voleurs.

Roger subit le martyre après John Thulis, le 18 mars 1615 ou 1616.

Un incident marqua ce martyre : la corde de la pendaison (elle avait déjà servi pour trois voleurs et pour le père Thulis) se rompit. Roger avait subi ce premier choc, mais se releva. On lui proposa alors une fois de plus la liberté, s’il acceptait de rejoindre les rangs de la religion officielle ; mais pour toute réponse, il courut comme il put vers l’échafaud et y grimpa aussi lestement qu’il put, disant à l’officier qui voulait l’en empêcher : Si tu avais vu ce que je viens de voir, tu aimerais beaucoup mourir aussi vite que moi maintenant. Au moment du premier choc, Roger avait déjà entrevu la gloire du Ciel.

Il fut béatifié en 1987.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 22:31

Sebastián de Aparicio Prado

1502-1600

 

Sebastián de Aparicio Prado naquit le 20 janvier 1502 à A Gudiña (Orense, Galice, Espagne), unique garçon et benjamin des trois enfants de Juan et Teresa, qui lui donnèrent le nom du Saint du jour, Sébastien.

Un des faits majeurs de son enfance est qu’il ne fut pas victime de l’épidémie de peste noire qui sévit à nouveau en Espagne à cette époque.

Après avoir gardé les troupeaux des parents, il quitta la famille à quinze ans et s’en fut à Salamanque comme domestique chez quelque riche veuve, puis chez d’autres patrons. Ce n’était pas par goût de l’aventure, chez cet adolescent qui, au contraire, quitta sa place sans même demander son salaire, plutôt que d’y perdre son âme.

Il quitta l’Espagne en 1533 et arriva à Veracruz (Mexique), où il profita des avantages accordés aux émigrants d’Espagne, puis s’installa à Puebla de los Ángeles comme charpentier. Il se mit à élever les chevaux, à cultiver, à transporter des marchandises.

En 1542, il s’installa à Mexico ; il était devenu fort riche et ouvrit des routes, rendant beaucoup de services à la région. Ses richesses profitèrent en premier lieu aux pauvres et aux malheureux.

En 1552, nouveau changement : il acheta de grands terrains, un ranch et fonda la ferme de Saint-Nicolas, actuellement dans la banlieue de Mexico.

On dit qu’il promut le Jour des Morts du 2 novembre qui, en Espagne, était déjà célébré au lendemain de la fête de la Toussaint.

En 1562, il épousa la fille d’un ami, mais elle mourut l’année suivante ; sa deuxième épouse mourut à son tour après huit mois de mariage ;  en réalité, Sebastián ne consomma pas le mariage, du consentement de ces épouses.

Cette vie aisée se prolongea jusqu’en 1572, année où, après une grave maladie dont il guérit, il décida d’entrer en religion. Mais d’abord, il se mit au service des Clarisses, pour leur rendre des services, pour connaître la Règle franciscaine et s’éprouver soi-même dans ce genre de vie. Puis il vendit toutes ses possessions et entra en 1574 chez les Frères Mineurs Observants de Mexico, avant de passer au couvent de Tlatelolco.

Il fit la profession en juin 1575 et fut destiné au couvent de Puebla, où il fut chargé de la quête, office qu’il accomplit fidèlement sur tous les chemins de Puebla, Tlaxcala, Veracruz et México.

C’est ainsi qu’il vécut le dernier quart de sa vie et du 16e siècle, s’éteignant à quatre-vingt dix-huit ans accomplis à Puebla, le 25 février 1600.

Ses vertus, et un millier de miracles avant et après la mort, aboutirent à sa béatification en 1789.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 22:20

Alessandra de’ Ricci

1522-1589

 

Alessandra vit le jour le 23 avril 1522 à Florence (Italie), et reçut au Baptême les noms de Alessandra Lucrezia Romula.

Orpheline de mère en 1528, elle fut confiée par son père aux Religieuses de Florence, où se trouvait sa tante, Luisa de’ Ricci.

Plus tard, le papa la rappela pour lui faire connaître la société mondaine et la pousser au mariage, mais Alessandra, à force d’insistance, obtint d’embrasser la vie religieuse : elle entra chez les Dominicaines de Prato, dont l’aumônier était un oncle paternel, le père Timoteo de’ Ricci.

A sa profession, elle prit le nom de Caterina.

En 1541, elle fut maîtresse des novices, puis sous-prieure ; c’est à partir de cette date qu’elle fut favorisée d’une extase particulière chaque jeudi à midi jusqu’au vendredi soir, contemplant comme dans la réalité la Passion du Sauveur. Catherine pria, et fit prier tout le couvent, pour obtenir de Dieu la cessation de cette faveur inhabituelle, et ces prières furent exaucées.

Elle n’en était pas quitte pour autant : Dieu lui fit faire des miracles, des prophéties ; elle pénétra les cœurs.

En 1547, elle fut élue prieure, une charge qu’elle recouvra pendant quarante-deux ans.

Caterina fut en relation épistolaire avec s.Filippo Neri, romain (v. 26 mai). Désirant tous deux pouvoir se rencontrer pour parler de Dieu, ils eurent simultanément une vision durant laquelle ils se parlèrent réellement pendant un long moment ; Filippo Neri attesta lui-même l’événement. La même chose se produisit entre Caterina et Maria Maddalena de’ Pazzi (v. 25 mai)

Caterina eut un dernier privilège au moment de mourir : les assistants entendirent les chœurs célestes accueillir son âme au Paradis.

Ceci advint le 2 février 1589.

Alessandra-Caterina de’ Ricci fut béatifiée en 1732 et canonisée en 1746.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 05:44

 

Margherita de Cortone

1247-1297

 

Cette Margherita naquit en 1247 à Laviano (Pérouse, Italie centrale), de parents simples dont on n’a pas conservé les noms et prénoms ; certains avancent le prénom de Tancredi pour le père, qui aurait même été de la famille di Bartolomeo, on ne sait ;  mais ces parents la firent baptiser régulièrement à Pozzuolo Umbro.

Bientôt orpheline de mère, elle fut traitée durement par sa belle-mère et, peu à peu, se laissa aller à une vie très désordonnée. 

A seize ou dix-huit ans, elle quitta la maison paternelle pour suivre un gentilhomme riche de Montepulciano, Arsenio (qu’on aurait identifié comme étant Raniero del Pecora), dont elle eut un fils, Jacopo.

Deux versions s’affrontent en réalité ; l’une, où Margherita ne se serait jamais mariée, mettant en relief sa conversion exemplaire ; l’autre où elle aurait fini par épouser ledit Arsenio, et menant avec lui une vie de château aisée et mondaine.

Des années passèrent dans le luxe et le plaisir. Margherita n’était pas complètement séparée de Dieu et nourrissait des remords pour cette vie qui scandalisait tout le pays. Mais elle ne se décidait pas à faire ce mouvement de conversion qui l’aurait conduite à la libération de sa conscience. La Providence l’aida.

Son concubin vint à être assassiné par des brigands (ou des citadins jaloux, on ne le sut jamais). Margherita n’arrivait pas à retrouver son pauvre amant, mais y fut conduite par le chien de celui-ci. Voyant le mort à terre, elle prit enfin la décision qu’elle remettait depuis longtemps.

Elle vint demander pardon à son père, lui demandant l’hospitalité pour elle et son fils, mais la belle-mère la fit partir promptement. La famille du mort la mit aussi à la porte. Elle alla à la messe de la paroisse et demanda pardon à tous les paroissiens pour le scandale qu’elle leur avait donné.

Cette conversion ne se fit pas si facilement, cependant ; le diable suscita les moqueries des uns, la méchanceté et l’incrédulité des autres, et Margherita fut tentée de retomber dans le péché, mais elle persévéra dans l’humilité et le repentir.

Elle alla trouver les pères franciscains de Cortone, leur confia l’état de son âme et leur demanda l’habit du Tiers-Ordre. Les Pères lui imposèrent trois années de mise à l’épreuve. Durant ce temps, elle confia son fils aux Frères mineurs d’Arezzo, et s’adonna à des pénitences continues, dans la prière et la contemplation du Christ souffrant. Elle se fit traîner par une corde au cou à travers les rues, pour proclamer partout où elle pouvait combien elle regrettait sa vie antérieure. Ses confesseurs durent mitiger les pénitences qu’elle voulait s’imposer.

La conversion de Margherita fut très agréable à Dieu, qui la favorisa en retour de grandes grâces : elle vit son ange gardien, elle eut des révélations et des visions extraordinaires, où Notre-Seigneur lui parlait avec la plus grande familiarité.

Elle commença à se faire sage-femme, puis elle suscita une confraternité de tertiaires, les Poverelle ou Petites Pauvres, une autre dite de Marie de la Miséricorde pour des dames qui voulaient assister les pauvres et les malades, et fonda en 1278 le premier hôpital de Cortone. Elle était partout, à la cuisine, dans la rue faisant la quête, soignant les malades, apaisant les factions qui s’agitent dans Cortone.

Son exemple amena beaucoup de personnes à se convertir à leur tour, mais aussi les Ames du purgatoire elles-mêmes sollicitèrent ses prières pour être libérées des tourments qu’elles avaient à souffrir.

Après vingt-trois années de cette vie pénitente, Margherita connut par une lumière céleste que sa dernière heure allait sonner, et qu’elle serait assistée en ce moment suprême par toutes les âmes que ses prières avaient contribué à délivrer du Purgatoire.

Elle mourut à Cortone le 22 février 1297.

La population se chargea de la béatifier spontanément après sa mort, laissant seulement au pape le soin d’en confirmer le culte en 1653. Margherita de Cortone, cette nouvelle Magdeleine, fut canonisée en 1728.

Son corps est resté sans corruption depuis sept siècles.

Aujourd’hui, la prudence que nous recommande l’Eglise, nous conduirait à considérer que Margherita a certainement excédé les justes mesures de la discrétion dans la pratique des humiliations, et l’on ne doit pas suivre sa conduite ; l’important est de constater sa repentance et de la rechercher aussi pour nous-mêmes.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 00:00

Gabriel Lalemant

1610-1649

 

Gabriel Lallemant (ou plus fréquemment Lalemant, et souvent aussi Lalemand) naquit à Paris le 3 octobre 1610, d’un père avocat au parlement de Paris et sans doute de famille noble.

A vingt ans, il entra dans la Compagnie de Jésus (Jésuites). On sait que les Jésuites, au trois vœux traditionnels de Pauvreté, Chasteté, Obéissance, en ajoutent un quatrième d’obéissance absolue au Pape. Gabriel en fit encore un autre : en 1632, il s’engagea à se consacrer aux missions en terre étrangère.

Il resta cependant encore quatorze ans en France, enseignant à Moulins (1632-1635), préparant la théologie à Bourges (1635-1639), où il reçut probablement l’ordination sacerdotale ; puis il fut ministre des pensionnaires à La Flèche (1639-1641), professeur de philosophie à Moulins (1641-1644) et préfet du collège de Bourges (1644-1646). 

C’est en 1646 qu’il arriva à Québec.

En septembre 1648, il fut envoyé à la mission Sainte-Marie en pays huron, où il apprit cette langue difficile. Il y parvint assez rapidement, puisqu’un an plus tard il remplaçait le père Chabanel à la mission Saint-Louis, où se trouvait aussi le père Jean de Brébeuf.

L’apostolat du père Lalemant dura six mois. Le 16 mars 1649, une forte armée d’Iroquois envahit le bourg Saint-Ignace et attaqua la mission Saint-Louis. Leur nombre leur donna la victoire.

Les deux prêtres auraient pu s’enfuir, mais refusèrent. Ils furent capturés, dévêtus ; on leur arracha les ongles et on les conduisit à Saint-Ignace.

Le martyre du père Lalemant commença le 16 mars à six heures du soir, après celui du père de Brébeuf. On ne sait s’il y fut présent. Le supplice dura jusqu’au lendemain, 17 mars 1649 au matin. Un témoin put écrire : Il avait reçu un coup de hache sur l’oreille gauche, qu’ils lui avaient enfoncé jusque dans la cervelle, qui paraissait à découvert ; nous ne vîmes aucune partie de son corps, depuis les pieds jusqu’à la tête, qui n’eût été grillée et dans laquelle il n’eût été brûlé tout vif, même les yeux où ces impies avaient fourré des charbons ardents.

Son oncle, Jérôme Lallemant, devint supérieur de la mission en remplacement du père de Brébeuf. Il avait aussi un autre oncle dans cette mission, Charles Lallemant.

Nos deux Martyrs furent béatifiés en 1925 et canonisés en 1930.

Leur fête commune est au 19 octobre.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 07:54

Caterina de’ Vigri

1413-1463

 

Caterina de’ Vigri vint au monde à Bologne (Italie) en la fête de la Nativité de Marie, le 8 septembre 1413,  de Giovanni de’ Vigri et Benvenuta Mamellini.

Ce Giovanni de’ Vigri, docteur en droit, enseignait à l’université de Bologne et apprit d’une apparition mariale que sa fille serait une grande lumière pour le monde. Devenu agent à Venise du marquis de Ferrare, il y plaça Caterina comme demoiselle de cour auprès de la princesse Margherita d’Este : elle manifesta dès lors une rare prudence, une modestie singulière, un esprit constamment occupé des choses du ciel. Elle continua l’étude du latin, commencée à Bologne, et se rendit capable de l’écrire avec élégance ; elle s’intéressa aussi à la musique (on conserve l’alto qu’elle jouait), au chant, à la peinture, à la littérature.

Dès 1426 cependant, elle s’affilia à une confrérie de Ferrare et ce fut durant ces années que, luttant victorieusement contre les tentations diaboliques, elle écrivit sur l’ordre de Notre Seigneur son Traité des Sept Armes Spirituelles.

La confrérie à laquelle elle appartenait, se décida à adopter la règle franciscaine des Clarisses, et à vivre en communauté : un monastère fut construit, et en 1432, les Religieuses reçurent l’habit et la règle de sainte Claire.

Caterina était favorisée de visions, eut le don des miracles et de prophétie.

Elle eut successivement la charge du four à pain, des novices, de la porterie, où elle montra toujours une humilité remarquable.

Comme portière, elle accepta l’épreuve de devoir sans cesse interrompre sa prière pour aller ouvrir. Elle accueillit ainsi un jour un beau Vieillard, qui lui remit une belle coupe transparente, disant que c’était le vase dont se servait Marie pour donner à boire à Jésus. Caterina apprit par révélation que ce Vieillard était saint Joseph en personne.

Après avoir réussi à détourner le choix des Religieuses pour élire une autre abbesse, elle fut choisie comme abbesse pour le monastère du Corpus Christi de Bologne. En arrivant dans sa ville natale (1456), elle fut accueillie avec une telle allégresse que toutes les factions de la ville se réconcilièrent.

Elle se montra une abbesse très maternelle pour toutes les Religieuses, particulièrement pour les malades. Elle tenait à être sollicitée même en pleine nuit, si c’était nécessaire. Elle leur recommandait de ne jamais murmurer contre qui que ce soit, surtout contre les supérieurs.

Outre le Traité qu’on a signalé plus haut, elle écrivit aussi d’autres ouvrages, dont celui de ses Révélations, celui des Douze Jardins, le Rosarium, des Sermons.

Réélue abbesse trois fois, elle annonça au début de l’année 1463 à ses filles sa mort prochaine. Fin février, elle tomba malade et de violentes souffrances ne la quittèrent plus.

Le 9 mars 1463, elle reçut les derniers sacrements ; son visage s’illumina et elle expira doucement.

Les jours suivants, des miracles s’opérèrent déjà à son tombeau, d’où sortait un céleste parfum. Quand on le rouvrit deux semaines après la sépulture, le corps ne portait aucune trace de corruption. On l’exposa alors dans le chœur de l’église, et on le vit par trois fois saluer la communauté avec un doux sourire. On disait que le corps transpirait un liquide suave, que les ongles et les cheveux continuaient de pousser et qu’il fallait les tailler… Une certaine Eleonora Poggi, qui venait prier avec sa maman, s’entendit dire : Eleonora, tiens-toi prête, je veux que tu deviennes religieuse dans cette communauté, que tu sois ma fille, et qu’on te confie en temps opportun la garde de mon corps. Ceci s’avéra peu après.

En 1475, on décida de relever le corps de l’abbesse et de l’asseoir, revêtu de l’habit des Clarisses ; elle avait les yeux ouverts.

Il va sans dire que le peuple bolognais la proclama sainte sans tarder. Officiellement elle fut canonisée en 1712.

Le saint corps est toujours visible, dans sa position assise, mais le corps ne transpire plus et ne manifeste plus les signes de vivacité comme il y a six siècles.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 00:00

John Amias

?-1589

 

John naquit à Wakefield (Yorkshire W, Angleterre).

Il subsiste des doutes sur sa réelle identité et sa vie, tant il est vrai que les prêtres prenaient à l’occasion des «noms de combat» pour mieux passer inaperçus.

John aurait ainsi été en fait William Anne, benjamin de John et Katherine Anne, de Frickley (Wakefield).

Mais on rapporte aussi que John s’était marié, avait élevé ses enfants, et avait une activité de marchand de vêtements (ou de tailleur). Son épouse étant décédée, il divisa ses biens entre ses enfants et s’en vint à Reims, pour se préparer au sacerdoce. Il se trouve qu’en effet, il y eut un John Amias qui fut ordonné prêtre à Reims en 1581.

S’il s’agit de notre héros, il serait parti en juin de la même année pour l’Angleterre, via Paris, avec un autre prêtre, Edmund Sykes.

On ne connait pas bien quelle fut son activité. Mais on sait qu’il fut pris en 1588 chez un certain M.Murton à Melling (Lancashire), et mis en prison à York.

Il tombait sous le coup du décret de 1585, qui considérait comme un crime d’être un prêtre catholique. Condamné à mort à York, il s’adressa à la foule devant la potence,  affirmant qu’il n’était pas condamné pour trahison, mais pour la religion. Il fut interrompu dans sa harangue et exécuté, juste avant Robert Dalby.

John Amias mourut en martyr à York (Yorkshire N), le 16 mars 1589.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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