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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 22:20

Alessandra de’ Ricci

1522-1589

 

Alessandra vit le jour le 23 avril 1522 à Florence (Italie), et reçut au Baptême les noms de Alessandra Lucrezia Romula.

Orpheline de mère en 1528, elle fut confiée par son père aux Religieuses de Florence, où se trouvait sa tante, Luisa de’ Ricci.

Plus tard, le papa la rappela pour lui faire connaître la société mondaine et la pousser au mariage, mais Alessandra, à force d’insistance, obtint d’embrasser la vie religieuse : elle entra chez les Dominicaines de Prato, dont l’aumônier était un oncle paternel, le père Timoteo de’ Ricci.

A sa profession, elle prit le nom de Caterina.

En 1541, elle fut maîtresse des novices, puis sous-prieure ; c’est à partir de cette date qu’elle fut favorisée d’une extase particulière chaque jeudi à midi jusqu’au vendredi soir, contemplant comme dans la réalité la Passion du Sauveur. Catherine pria, et fit prier tout le couvent, pour obtenir de Dieu la cessation de cette faveur inhabituelle, et ces prières furent exaucées.

Elle n’en était pas quitte pour autant : Dieu lui fit faire des miracles, des prophéties ; elle pénétra les cœurs.

En 1547, elle fut élue prieure, une charge qu’elle recouvra pendant quarante-deux ans.

Caterina fut en relation épistolaire avec s.Filippo Neri, romain (v. 26 mai). Désirant tous deux pouvoir se rencontrer pour parler de Dieu, ils eurent simultanément une vision durant laquelle ils se parlèrent réellement pendant un long moment ; Filippo Neri attesta lui-même l’événement. La même chose se produisit entre Caterina et Maria Maddalena de’ Pazzi (v. 25 mai)

Caterina eut un dernier privilège au moment de mourir : les assistants entendirent les chœurs célestes accueillir son âme au Paradis.

Ceci advint le 2 février 1589.

Alessandra-Caterina de’ Ricci fut béatifiée en 1732 et canonisée en 1746.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 05:44

 

Margherita de Cortone

1247-1297

 

Cette Margherita naquit en 1247 à Laviano (Pérouse, Italie centrale), de parents simples dont on n’a pas conservé les noms et prénoms ; certains avancent le prénom de Tancredi pour le père, qui aurait même été de la famille di Bartolomeo, on ne sait ;  mais ces parents la firent baptiser régulièrement à Pozzuolo Umbro.

Bientôt orpheline de mère, elle fut traitée durement par sa belle-mère et, peu à peu, se laissa aller à une vie très désordonnée. 

A seize ou dix-huit ans, elle quitta la maison paternelle pour suivre un gentilhomme riche de Montepulciano, Arsenio (qu’on aurait identifié comme étant Raniero del Pecora), dont elle eut un fils, Jacopo.

Deux versions s’affrontent en réalité ; l’une, où Margherita ne se serait jamais mariée, mettant en relief sa conversion exemplaire ; l’autre où elle aurait fini par épouser ledit Arsenio, et menant avec lui une vie de château aisée et mondaine.

Des années passèrent dans le luxe et le plaisir. Margherita n’était pas complètement séparée de Dieu et nourrissait des remords pour cette vie qui scandalisait tout le pays. Mais elle ne se décidait pas à faire ce mouvement de conversion qui l’aurait conduite à la libération de sa conscience. La Providence l’aida.

Son concubin vint à être assassiné par des brigands (ou des citadins jaloux, on ne le sut jamais). Margherita n’arrivait pas à retrouver son pauvre amant, mais y fut conduite par le chien de celui-ci. Voyant le mort à terre, elle prit enfin la décision qu’elle remettait depuis longtemps.

Elle vint demander pardon à son père, lui demandant l’hospitalité pour elle et son fils, mais la belle-mère la fit partir promptement. La famille du mort la mit aussi à la porte. Elle alla à la messe de la paroisse et demanda pardon à tous les paroissiens pour le scandale qu’elle leur avait donné.

Cette conversion ne se fit pas si facilement, cependant ; le diable suscita les moqueries des uns, la méchanceté et l’incrédulité des autres, et Margherita fut tentée de retomber dans le péché, mais elle persévéra dans l’humilité et le repentir.

Elle alla trouver les pères franciscains de Cortone, leur confia l’état de son âme et leur demanda l’habit du Tiers-Ordre. Les Pères lui imposèrent trois années de mise à l’épreuve. Durant ce temps, elle confia son fils aux Frères mineurs d’Arezzo, et s’adonna à des pénitences continues, dans la prière et la contemplation du Christ souffrant. Elle se fit traîner par une corde au cou à travers les rues, pour proclamer partout où elle pouvait combien elle regrettait sa vie antérieure. Ses confesseurs durent mitiger les pénitences qu’elle voulait s’imposer.

La conversion de Margherita fut très agréable à Dieu, qui la favorisa en retour de grandes grâces : elle vit son ange gardien, elle eut des révélations et des visions extraordinaires, où Notre-Seigneur lui parlait avec la plus grande familiarité.

Elle commença à se faire sage-femme, puis elle suscita une confraternité de tertiaires, les Poverelle ou Petites Pauvres, une autre dite de Marie de la Miséricorde pour des dames qui voulaient assister les pauvres et les malades, et fonda en 1278 le premier hôpital de Cortone. Elle était partout, à la cuisine, dans la rue faisant la quête, soignant les malades, apaisant les factions qui s’agitent dans Cortone.

Son exemple amena beaucoup de personnes à se convertir à leur tour, mais aussi les Ames du purgatoire elles-mêmes sollicitèrent ses prières pour être libérées des tourments qu’elles avaient à souffrir.

Après vingt-trois années de cette vie pénitente, Margherita connut par une lumière céleste que sa dernière heure allait sonner, et qu’elle serait assistée en ce moment suprême par toutes les âmes que ses prières avaient contribué à délivrer du Purgatoire.

Elle mourut à Cortone le 22 février 1297.

La population se chargea de la béatifier spontanément après sa mort, laissant seulement au pape le soin d’en confirmer le culte en 1653. Margherita de Cortone, cette nouvelle Magdeleine, fut canonisée en 1728.

Son corps est resté sans corruption depuis sept siècles.

Aujourd’hui, la prudence que nous recommande l’Eglise, nous conduirait à considérer que Margherita a certainement excédé les justes mesures de la discrétion dans la pratique des humiliations, et l’on ne doit pas suivre sa conduite ; l’important est de constater sa repentance et de la rechercher aussi pour nous-mêmes.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 00:00

Gabriel Lalemant

1610-1649

 

Gabriel Lallemant (ou plus fréquemment Lalemant, et souvent aussi Lalemand) naquit à Paris le 3 octobre 1610, d’un père avocat au parlement de Paris et sans doute de famille noble.

A vingt ans, il entra dans la Compagnie de Jésus (Jésuites). On sait que les Jésuites, au trois vœux traditionnels de Pauvreté, Chasteté, Obéissance, en ajoutent un quatrième d’obéissance absolue au Pape. Gabriel en fit encore un autre : en 1632, il s’engagea à se consacrer aux missions en terre étrangère.

Il resta cependant encore quatorze ans en France, enseignant à Moulins (1632-1635), préparant la théologie à Bourges (1635-1639), où il reçut probablement l’ordination sacerdotale ; puis il fut ministre des pensionnaires à La Flèche (1639-1641), professeur de philosophie à Moulins (1641-1644) et préfet du collège de Bourges (1644-1646). 

C’est en 1646 qu’il arriva à Québec.

En septembre 1648, il fut envoyé à la mission Sainte-Marie en pays huron, où il apprit cette langue difficile. Il y parvint assez rapidement, puisqu’un an plus tard il remplaçait le père Chabanel à la mission Saint-Louis, où se trouvait aussi le père Jean de Brébeuf.

L’apostolat du père Lalemant dura six mois. Le 16 mars 1649, une forte armée d’Iroquois envahit le bourg Saint-Ignace et attaqua la mission Saint-Louis. Leur nombre leur donna la victoire.

Les deux prêtres auraient pu s’enfuir, mais refusèrent. Ils furent capturés, dévêtus ; on leur arracha les ongles et on les conduisit à Saint-Ignace.

Le martyre du père Lalemant commença le 16 mars à six heures du soir, après celui du père de Brébeuf. On ne sait s’il y fut présent. Le supplice dura jusqu’au lendemain, 17 mars 1649 au matin. Un témoin put écrire : Il avait reçu un coup de hache sur l’oreille gauche, qu’ils lui avaient enfoncé jusque dans la cervelle, qui paraissait à découvert ; nous ne vîmes aucune partie de son corps, depuis les pieds jusqu’à la tête, qui n’eût été grillée et dans laquelle il n’eût été brûlé tout vif, même les yeux où ces impies avaient fourré des charbons ardents.

Son oncle, Jérôme Lallemant, devint supérieur de la mission en remplacement du père de Brébeuf. Il avait aussi un autre oncle dans cette mission, Charles Lallemant.

Nos deux Martyrs furent béatifiés en 1925 et canonisés en 1930.

Leur fête commune est au 19 octobre.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 07:54

Caterina de’ Vigri

1413-1463

 

Caterina de’ Vigri vint au monde à Bologne (Italie) en la fête de la Nativité de Marie, le 8 septembre 1413,  de Giovanni de’ Vigri et Benvenuta Mamellini.

Ce Giovanni de’ Vigri, docteur en droit, enseignait à l’université de Bologne et apprit d’une apparition mariale que sa fille serait une grande lumière pour le monde. Devenu agent à Venise du marquis de Ferrare, il y plaça Caterina comme demoiselle de cour auprès de la princesse Margherita d’Este : elle manifesta dès lors une rare prudence, une modestie singulière, un esprit constamment occupé des choses du ciel. Elle continua l’étude du latin, commencée à Bologne, et se rendit capable de l’écrire avec élégance ; elle s’intéressa aussi à la musique (on conserve l’alto qu’elle jouait), au chant, à la peinture, à la littérature.

Dès 1426 cependant, elle s’affilia à une confrérie de Ferrare et ce fut durant ces années que, luttant victorieusement contre les tentations diaboliques, elle écrivit sur l’ordre de Notre Seigneur son Traité des Sept Armes Spirituelles.

La confrérie à laquelle elle appartenait, se décida à adopter la règle franciscaine des Clarisses, et à vivre en communauté : un monastère fut construit, et en 1432, les Religieuses reçurent l’habit et la règle de sainte Claire.

Caterina était favorisée de visions, eut le don des miracles et de prophétie.

Elle eut successivement la charge du four à pain, des novices, de la porterie, où elle montra toujours une humilité remarquable.

Comme portière, elle accepta l’épreuve de devoir sans cesse interrompre sa prière pour aller ouvrir. Elle accueillit ainsi un jour un beau Vieillard, qui lui remit une belle coupe transparente, disant que c’était le vase dont se servait Marie pour donner à boire à Jésus. Caterina apprit par révélation que ce Vieillard était saint Joseph en personne.

Après avoir réussi à détourner le choix des Religieuses pour élire une autre abbesse, elle fut choisie comme abbesse pour le monastère du Corpus Christi de Bologne. En arrivant dans sa ville natale (1456), elle fut accueillie avec une telle allégresse que toutes les factions de la ville se réconcilièrent.

Elle se montra une abbesse très maternelle pour toutes les Religieuses, particulièrement pour les malades. Elle tenait à être sollicitée même en pleine nuit, si c’était nécessaire. Elle leur recommandait de ne jamais murmurer contre qui que ce soit, surtout contre les supérieurs.

Outre le Traité qu’on a signalé plus haut, elle écrivit aussi d’autres ouvrages, dont celui de ses Révélations, celui des Douze Jardins, le Rosarium, des Sermons.

Réélue abbesse trois fois, elle annonça au début de l’année 1463 à ses filles sa mort prochaine. Fin février, elle tomba malade et de violentes souffrances ne la quittèrent plus.

Le 9 mars 1463, elle reçut les derniers sacrements ; son visage s’illumina et elle expira doucement.

Les jours suivants, des miracles s’opérèrent déjà à son tombeau, d’où sortait un céleste parfum. Quand on le rouvrit deux semaines après la sépulture, le corps ne portait aucune trace de corruption. On l’exposa alors dans le chœur de l’église, et on le vit par trois fois saluer la communauté avec un doux sourire. On disait que le corps transpirait un liquide suave, que les ongles et les cheveux continuaient de pousser et qu’il fallait les tailler… Une certaine Eleonora Poggi, qui venait prier avec sa maman, s’entendit dire : Eleonora, tiens-toi prête, je veux que tu deviennes religieuse dans cette communauté, que tu sois ma fille, et qu’on te confie en temps opportun la garde de mon corps. Ceci s’avéra peu après.

En 1475, on décida de relever le corps de l’abbesse et de l’asseoir, revêtu de l’habit des Clarisses ; elle avait les yeux ouverts.

Il va sans dire que le peuple bolognais la proclama sainte sans tarder. Officiellement elle fut canonisée en 1712.

Le saint corps est toujours visible, dans sa position assise, mais le corps ne transpire plus et ne manifeste plus les signes de vivacité comme il y a six siècles.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 00:00

John Amias

?-1589

 

John naquit à Wakefield (Yorkshire W, Angleterre).

Il subsiste des doutes sur sa réelle identité et sa vie, tant il est vrai que les prêtres prenaient à l’occasion des «noms de combat» pour mieux passer inaperçus.

John aurait ainsi été en fait William Anne, benjamin de John et Katherine Anne, de Frickley (Wakefield).

Mais on rapporte aussi que John s’était marié, avait élevé ses enfants, et avait une activité de marchand de vêtements (ou de tailleur). Son épouse étant décédée, il divisa ses biens entre ses enfants et s’en vint à Reims, pour se préparer au sacerdoce. Il se trouve qu’en effet, il y eut un John Amias qui fut ordonné prêtre à Reims en 1581.

S’il s’agit de notre héros, il serait parti en juin de la même année pour l’Angleterre, via Paris, avec un autre prêtre, Edmund Sykes.

On ne connait pas bien quelle fut son activité. Mais on sait qu’il fut pris en 1588 chez un certain M.Murton à Melling (Lancashire), et mis en prison à York.

Il tombait sous le coup du décret de 1585, qui considérait comme un crime d’être un prêtre catholique. Condamné à mort à York, il s’adressa à la foule devant la potence,  affirmant qu’il n’était pas condamné pour trahison, mais pour la religion. Il fut interrompu dans sa harangue et exécuté, juste avant Robert Dalby.

John Amias mourut en martyr à York (Yorkshire N), le 16 mars 1589.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 00:00

Jean de Brébeuf

1593-1649

 

Jean naquit le jour de l’Annonciation, 25 mars 1593, ou peut-être la veille (ou aussi le 14 mars) et peut-être aussi en 1592.

Le lieu de sa naissance pouvait être La Boissée (Condé-sur-Vire, Manche), dans le château de ses parents (Gilles II de Brébeuf et Marie Le Dragon). Mais sa mère se trouvait à Bayeux (Calvados) quand sonna le moment de l’accouchement, et Jean naquit dans le faubourg Saint-Jean de cette ville. On affirme que des ancêtres de la famille étaient compagnons d’armes de Guillaume le Conquérant et du roi saint Louis.

Jean entra dans l’Ordre des Jésuites en 1617. Entre 1619 et 1621, il enseigna au collège de Rouen. Des ennuis de santé (tuberculose) retardèrent sa formation théologique. S’il n’avait pas de résultats excellents dans ses études, il montrait des dons particuliers pour les langues.

Il fut ordonné prêtre à Pontoise en 1622, et fut économe à Rouen.

En 1625, il partit pour la Nouvelle-France (le Canada). Le capitaine de vaisseau, un protestant, le menaça de le ramener en France ; dès 1626, il partit en canoë chez les Hurons en assimilant leurs habitudes, vivant en teepi, apprenant leur langage.

En 1629, le Canada fut restitué à l’Angleterre, puis revint à la France en 1633 ; durant ces années-là, Jean vécut en France : le père Jean fut curé à Rouen, où il prononça ses vœux solennels.

De 1631 à 1633, il travailla au collège d’Eu, comme économe, ministre et confesseur.

De retour au Canada, il n’y retrouva pas tout de suite la bienveillance des Amérindiens ; il mit une année à retrouver l’endroit de son ancienne mission. Des épidémies, causées par des maladies apportées par les Européens, firent beaucoup de victimes et provoquèrent la méfiance des Hurons envers les Européens. Mais le père de Brébeuf réussit à conquérir leur amitié en vivant avec eux, parlant désormais couramment leur langue, et pouvant l’enseigner aux autres missionnaires. Il reçut le nom huron de Echon. Il s’installa à Ihonatiria.

La contribution du père de Brébeuf pour la compréhension du langage des Hurons fut déterminante ; il composa un dictionnaire huron-français et traduisit en huron le catéchisme. On lui attribue aussi la plus vieille chanson de Noël connue au Canada (Huron Carol).

Il travailla beaucoup à trouver des éléments communs entre leur culture et le christianisme, pour les aider à se convertir. Lors d’une nouvelle épidémie, les Hurons purent se rendre compte que leur missionnaire n’était pas atteint et crurent davantage en son enseignement. Mais ce n’est qu’en 1635 qu’il put en baptiser quelques-uns. D’après les descriptions qu’il fit de certains de leurs rites, on fit des recherches récentes, qui confirmèrent ses lignes.

En 1637, il y eut un nouveau soulèvemenet de la population huronne à cause d’une épidémie. Les menaces fusèrent, mais les Pères purent continuer leur travail. Le père Jean fonda une nouvelle mission à Téanaostaié et s’y installa.

En 1638, il fut nommé supérieur de la mission Saint-Joseph ; en 1640, il tenta l’évangélisation des Neutres (nord du lac Erié), mais sans succès apparent, sinon qu’il se cassa la clavicule et dut être soigné à Québec, où il fut le confesseur de communautés religieuses et l’aumônier des colons français. 

Quand il put rejoindre la mission en 1644, les Hurons et les Iroquois continuaient de se livrer une guerre féroce ; venus en mars 1649 détruire complètement le village de Saint-Louis où se trouvait la mission jésuite, les Iroquois s’emparèrent des deux prêtres, Jean de Brébeuf et Gabriel Lalemant.

Les prêtres auraient pu prendre la fuite, mais préférèrent rester au milieu de leurs fidèles. On les traîna jusqu’au village de Taenhatenteron, où ils furent accueillis par une pluie de pierres, battus et liés à un poteau de torture. Le supplice du père de Brébeuf eut lieu le 16 mars 1649, celui du père Lalemant le lendemain.

Concernant le père de Brébeuf, il reçut deux cents coups de bâton ; on lui versa de l’eau bouillante sur la tête, en parodie du baptême, on lui écorcha le cuir chevelu, on lui accrocha au cou un collier de tomahawks incandescents, on lui appliqua sur tout le corps une couverture d’écorce pleine de poix et de résine incandescantes, on lui enfila un fer rouge dans la gorge, ses membres étaient décharnés jusqu’aux os ; on lui coupa les lèvres parce qu’il ne cessait de parler de Dieu ; toutes tortures qu’il supporta sans un mot. Puis on alluma un brasier sous lui, on lacéra son corps de coups de couteaux ; on lui retira le cœur, qui fut dévoré par les bourreaux.

Jean de Brébeuf serait apparu à une religieuse mystique de Québec, Catherine de Saint-Augustin, qui guérit un malade en lui faisant boire une potion où elle avait auparavant introduit une relique du Martyr ; elle aurait de la même façon obtenu la guérison - corps et âme - de soldats protestants, qui ainsi se convertirent.

Le père Jean de Brébeuf est commémoré au Martyrologe le 16 mars ; sa fête liturgique, avec celle de ses Compagnons martyrs, est au 19 octobre.

Il fut béatifié en 1925, canonisé en 1930, proclamé co-patron du Canada en 1940.

 
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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 00:00

 

Robert Dalby

?-1589

 

Robert Dalby (ou Drury) était né à Hemingbrough (Yorkshire E, Angleterre).

D’abord ministre dans le culte protestant, il se convertit et gagna le Collège anglais de Reims en 1586.

Ordonné prêtre en 1588, il gagna l’Angleterre en août de la même année, mais fut arrêté presque aussitôt après avoir accosté à Scarborough. 

Mis en prison à York, il fut condamné à mort pour le grave délit d’être prêtre catholique.

Robert Dalby mourut en martyr à York, le 16 mars 1589. Son martyre fut partagé par un prêtre nommé John Amias. Arrivés sur place, les prisonniers se prosternèrent pour prier. John fut exécuté le premier, sous les yeux de Robert.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 15:19

Angela Merici

1474-1540

 

Angela Merici vit le jour le 21 mars 1474 à Desenzano, près du Lac de Garde en Lombardie (Italie nord), de Giovanni, un bon chrétien qui lisait chaque soir à ses enfants la vie de l’un ou l’autre Saint. Evidemment, il n’avait pas à sa disposition un de nos blogs chrétiens, mais cela suffisait déjà à la petite fille pour s’attacher à Jésus-Christ.

A quinze ans, elle perdit ses deux parents et fut recueillie par son oncle maternel à Saló, avec sa sœur qu’elle aimait beaucoup. Cette dernière mourut peu après.

Or Angela fut alors divinement informée que sa sœur était «sauvée», bien qu’elle fût morte sans les sacrements. Ce ne fut pas le dernier avertissement céleste. Peu après, elle eut la vision d’une haute échelle par laquelle des jeunes filles montaient au ciel : elle apprit ainsi qu’elle devait rassembler d’autres femmes pour accomplir une grande mission dans l’Eglise.

En attendant, elle se donna aux bonnes œuvres. Pour communier plus fréquemment, elle s’agrégea au Tiers-Ordre franciscain, prenant le nom de sœur Angela. Elle commença à jeûner.

En 1516, elle fut envoyée à Brescia pour une mission de consolation : une jeune épouse avait perdu son mari et ses fils à la guerre ; Angela resta deux ans auprès d’elle pour l’aider à assimiler cette rude épreuve. Puis elle s’établit à demeure à Brescia, consolant, apaisant , réconciliant, conseillant…

Pour se rapprocher toujours plus de Jésus-Christ, elle fit des pèlerinages, dont un à Jérusalem en 1524. Mais durant ce voyage, une affection aux yeux lui enleva la vue : de l’escale de Crète à l’aller jusqu’à la même escale au retour, elle dut être conduite par la main et ne put rien voir des Lieux Saints. Dieu lui enseignait le détachement de la terre…

En 1525, elle put rencontrer le Pape, qui voulait la retenir à Rome, mais elle expliqua que sa mission était à Brescia. En 1529, elle se réfugia quelques mois à Crémone pour échapper aux dangers de la guerre ; là, elle tomba gravement malade, mais guérit miraculeusement lors d’un pèlerinage au mont Varallo ; elle annonça que la paix allait revenir, et la paix fut signée en août 1529, mettant fin aux maux de l’Italie. Elle revint à Brescia.

C’est en 1535 qu’elle réunit les premières Compagnes et les mit sous la protection de sainte Ursule (v. 21 octobre), pour laquelle elle avait une grande dévotion. Ces premières «Ursulines» n’étaient pas constituées en congrégation ; Angela leur demandait seulement de s’engager devant Dieu à donner une formation chrétienne aux jeunes filles, et de se retrouver périodiquement pour célébrer ensemble l’Eucharistie.

L’évolution de cette Compagnie en Ordre religieux, un demi-siècle plus tard, s’effectua lors de la réforme post-tridentine, qui imposa une vie cloîtrée aux Ursulines.

Angela consacra ses dernières années de vie à organiser cette famille. Dans son Testament Spirituel, elle écrit ceci : 

… Guidées uniquement par l’amour de Dieu et le zèle du salut des âmes, vous entreprendrez votre tâche d’éducatrices… Je vous demande de tenir compte de chacune de vos filles et de les porter comme gravées dans vos cœurs, non seulement par leurs noms, mais avec toute leur situation et leur état… Je vous demande encore d’essayer de les attirer par l’amour, l’indulgence et la charité, et non par la hauteur et la dureté… Parfois il faudra montrer une autorité plus sévère, à bon escient et en tenant compte de l’état et des nécessités des personnes. Cependant, même alors, c’est seulement la charité qui doit nous pousser, ainsi que le zèle des âmes. 

Saint François de Sales, quelques années plus tard (v. 28 décembre) et Giovanni Bosco au 19e siècle (v. 31 janvier), eurent le même esprit, l’un pour conquérir les âmes des hérétiques, l’autre pour conquérir les jeunes garçons délinquants. Il est remarquable que Angela Merici, François de Sales et Giovanni Bosco sont fêtés à quelques jours d’intervalle, les 24, 27 et 31 janvier.

Angela Merici mourut le 27 janvier 1540 à Brescia.

Béatifiée officieusement en 1790, elle fut canonisée en 1807.

Actuellement, sont regroupées dans la famille des Ursulines différentes maisons dans le monde entier, ayant chacune un style particulier, mais toujours cet esprit d’Angela Merici, au service de la jeunesse.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 00:00

Tommaso Riccardi

1844-1915

 

Tommaso fut le troisième des dix enfants d’un brave épicier de Trevi (Ombrie, Italie centrale), Francesco et de Maria Stella Paoletti. Francesco fabriquait de l’huile d’olive. 

Le garçon fut au collège de Trevi dès 1853, bon élève, amateur de théâtre et de musique, et s’en vint à l’université romaine de l’Angelicum pour étudier la philosophie.

Bien qu’il eût énergiquement affirmé ne pas avoir de vocation religieuse, c’était justement là sa préoccupation : dans quelle direction aller ? Il finit par frapper à l’abbaye bénédictine de Saint-Paul-hors-les-Murs.

Il y entra en 1866, prit le nom de Placido et fit la profession en 1868.

Sa préférence allait aux ouvrages des Pères, des saint Bernard et des saint Augustin, d’Anna Katharina Emmerick. Les manuels scholastiques l’embarrassaient par leur manque de bonté pastorale, encore plus les livres de culture profane, qu’il élimina.

Sous-diacre et diacre en 1870, il demanda un délai pour achever ses examens avant de partir au service militaire, mais fut pour ce motif déclaré «déserteur» (il n’y était pour rien !) : il passa presque deux mois en prison à Florence, fut envoyé au régiment d’infanterie de Livourne et fut réformé à Pise en janvier 1871, à cause de sa mauvaise santé.

De retour dans son abbaye, il fit la profession solennelle et reçut l’ordination sacerdotale en mars 1871.

Sa première mission fut d’être surveillant à l’alumnat de l’abbaye ; mais ce pieux moine qui aimait tant le silence et la prière, et de plus affligé d’une forte myopie, était littéralement tourmenté par les gamins ; des crises de paludisme achevèrent de convaincre l’abbé de le nommer sous-maître des novices et confesseur des moniales bénédictines de Sainte-Cécile à Rome.

En 1884, l’abbé l’envoya comme vicaire abbatial à San Magno d’Amelia, pour y réformer le monastère des Bénédictines, mais aussi pour lui envoyer un novice de Rome qui se disait favorisé de grâces célestes. La réforme des moniales réussit ; quant au «mystique», don Placido le démasqua sans peine, de sorte qu’il fut ensuite nommé maître des novices en 1885.

En 1887, il fut à nouveau envoyé à Amelia, pour le grand bien des moniales, puis il fut envoyé à l’antique abbaye de Farfa (Sabine), et chargé du sanctuaire, où il put goûter la solitude et le silence qu’il préférait tant. Il eut seulement à aller confesser deux communautés franciscaines.

Il était tellement «absent» de la réalité, qu’il en oublia une année la fête de Pâques !!! Une autre année, invité à participer aux offices de la Semaine Sainte à la ville proche, il fut tellement choqué de l’indiscipline des enfants de chœur, qu’il se promit bien de n’y jamais retourner.

Pendant longtemps, dom Placido s’occupa ainsi du sanctuaire, réorganisant la vie liturgique, attirant de nombreux villageois, cherchant aussi à les aider ; il était si pauvre que les villageois refusèrent les pauvres loques qu’il leur proposa. 

Quand l’abbé de Rome eut l’idée de l’ «aider» avec la présence d’un Confrère allemand, ce dernier eut la maladresse de modifier nombre de détails de cette vie, et le sanctuaire fut littéralement déserté. Tout le patient travail de dom Placido effacé… Ses ennuis de santé reprirent.

En novembre 1912, une attaque le terrassa dans l’escalier, qu’il dégringola jusqu’en bas. Hémiplégique, il fut ramassé et immédiatement administré. On le reconduisit à Saint-Paul-hors-les-Murs.

Ses deux dernières années furent une longue agonie : alité, il ne pouvait pas même rester sur le dos, car ses jambes, toutes recroquevillées, se plièrent en arc. Celui qui l’assistait filialement fut dom Ildefonso Schuster, le futur archevêque de Milan (v. 30 août), qui obtint du pape l’autorisation - nécessaire à l’époque - de célébrer une fois par semaine la Messe dans la cellule de dom Placido.

Dom Placido s’éteignit le 15 mars 1915 (et non le 25, comme écrit dans le Martyrologe).

Détail de ses funérailles : quand sa dépouille entra dans la basilique de Saint-Paul, les cloches sonnèrent (par erreur) la fête au lieu du glas.

Il fut proclamé bienheureux en 1954, l’année où mourut le cardinal Schuster.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 00:00

William Hart

1558-1583

 

William Hart était né en 1558 à Wells (Somerset, Angleterre).

Après ses études au Lincoln College (Oxford), il fut bachelier ès Arts en 1574. Il quitta alors son pays, en compagnie du recteur, John Bridgewater, pour venir au Collège anglais de Douai, qui se transféra à Reims.

En 1578, il subit une grave opération à Namur, puis passa l’année suivante au Collège anglais de Rome, où il fut ordonné prêtre.

En mars 1581, il repartit pour Reims et rejoignit l’Angleterre, où il travailla activement dans le Yorkshire.

Le 22 juillet 1582, il se trouvait à la Messe au terme de laquelle fut arrêté William Lacey (v. 22 août). Mais il put s’échapper après être resté suffisamment longtemps dans la boue du fossé au York Castle. C’est un apostat qui le dénonça à Noël de la même année, et on le mit sous les fers dans un cachot souterrain.

Après avoir été interrogé par le bâtonnier de York, il fut renvoyé aux assises de printemps. On l’accusa de trois crimes : d’avoir introduit des documents papistes (en l’occurence, son celebret, attestant son ordination à Rome), de s’être déplacé dans le royaume sans la permission royale, et d’avoir admis des personnes dans la religion catholique. Il fut reconnu coupable (au moins) pour le second chef d’accusation.

Il fut exécuté à York le 15 mars 1583, à vingt-cinq ans.

Le culte qui lui était rendu fut confirmé en 1886, ce qui équivalait à la béatification.

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