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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 06:45

John Speed

?-1594

 

John Speed (ou Spence) naquit à Durham (Angleterre).

Il fut accusé d’avoir prêté assistance à John Boste (v. 24 juillet) : en effet, il l’accompagnait d’une maison à l’autre durant ses déplacements parmi les Catholiques.

Il fut arrêté avec John Boste chez Madame Grace Claxton qui, elle, échappa à la mort parce qu’elle avait un petit enfant.

John Speed mourut en martyr à Durham, le 4 février 1594.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles, et canonisé en 1970 parmi les Quarante Martyrs anglais et gallois.

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 00:00

Thomas Warcop

?-1597

 

Thomas était un laïc anglais, né dans le Yorkshire.

Il fut arrêté et condamné pour le crime d’avoir hébergé le prêtre William Andleby.

Thomas Warcop mourut en martyr à York, le 4 juillet 1594.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 00:00

Francesco Possenti

1838-1862

 

Né à Assise (le 1er mars 1838), il reçut le nom du fameux Poverello. Le père, Sante Possenti, juge à Spolète, veuf dès 1842, donna une excellente éducation à ses treize enfants, Francesco étant le onzième. La maman, Agnese Frisciotti, mourut donc quand Francesco avait quatre ans : tout petit, il s’habitua à vénérer ses deux mamans de là-haut : Agnese, et surtout Marie, dont il avait dans sa chambre une image de Pietà, de Maria avec son Fils mort dans les bras.

Francesco apprit à dominer un caractère assez irascible ; il fréquenta les Frères des Ecoles Chrétiennes, puis les Jésuites de Spolète et fut un élève très brillant.

Elevé dans la piété, il fut confirmé à huit ans, fit la Première communion avec de profonds sentiments et, par la suite, reçut fréquemment l’Eucharistie. C’était en même temps un garçon un peu mondain, toujours très élégant, mais jamais vulgaire. On a dit aussi qu’il aurait eu un début de vie sentimentale, ce qui n’est pas extraordinaire pour un bel adolescent.

Encore adolescent, il fut par deux fois gravement malade ; à chaque fois, il promit d’entrer en religion s’il guérissait, mais une fois guéri, il semblait remettre sa décision. La deuxième fois en particulier, il guérit après avoir appliqué sur la partie malade une image du Bienheureux Andrzej Bobola (v. 16 mai). Puis sa sœur aînée, après le décès de deux autres frères, mourut du choléra, ce qui le frappa profondément. Enfin, lors d’une procession mariale, il fut comme harponné par le regard de la Vierge portée en procession, et comprit qu’il ne pouvait plus attendre. Il annonça sa volonté d’entrer chez les Passionnistes.

Le papa voulut prendre l’avis de deux Religieux ; ceux-ci commencèrent par déclarer que Francesco ne pourrait jamais supporter la règle si sévère de cette congrégation, mais finirent par se rendre à l’évidence : Francesco ne semblait vivre que pour cet idéal.

En 1856, il reçut l’habit, et le nom de Gabriele dell’Addolorata (de N-Dame des Douleurs). Ce fut vraiment une nouvelle vie, oublieuse de la précédente, avec tout de même une profonde affection, toute spirituelle, pour son père et les siens.

En 1858, commencèrent ses études à Preveterino (Camerino) puis à Isola. En 1861, il reçut les quatre Ordres mineurs (disons, aujourd’hui, les Ministères, qui ont été réduits à deux). Les Ordres majeurs, par contre, furent remis, d’abord en raison des bouleversements politiques du royaume de Naples, ensuite à cause de la santé de Gabriele.

C’est qu’en 1861 Gabriele ressentit les premiers symptômes de la tuberculose. Exemplaire dans tout son comportement, Gabriele se sanctifia de jour en jour, dans l’obéissance aux Supérieurs et une rigoureuse domination de soi en tous ses gestes, regards, mouvements, paroles.

Il reçut le sous-diaconat et le diaconat.

A la Noël de 1861, il put encore communier, après une forte crise. Le 18 février, une nouvelle crise fit parler au médecin de danger mortel. Gabriele reçut le viatique, et montra une joie extraordinaire de quitter si vite cette vie humaine. Il demanda pardon à tous et ajouta : Je prévois que ma maladie va se prolonger. Je le crains et cela me donne de la peine. Toutefois, que la volonté de Dieu s’accomplisse !

Le 26 février, il reçut le Sacrement des malades. Gabriele ne prononçait plus que les noms de Jésus, Marie, Joseph. Il rendit l’esprit le 27 février 1862.

Deux jours après, il accomplissait vingt-quatre ans.

En 1878, le Supérieur général des Passionnistes le proposait comme modèle au scolasticat de Rome. De nombreux miracles furent recensés.

Gabriele dell’Addolorata fut béatifié en 1908, canonisé en 1920.

Il a été proposé comme modèle et protecteur aux jeunes séminaristes, novices et étudiants. 

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 00:00

Anne Line

1565-1601

 

Née vers 1565 à Dunmow (Essex, Angleterre), Anne Line, née Alice Higham, fut une laïque active au moment de la persécution en Angleterre.

Elle était l’aînée de William Higham et Jenkyn Maldons. Certains supposent même qu’elle serait née beaucoup plus tard, mais alors cette hypothèse s’accorde mal avec les faits suivants.

Elle se convertit au catholicisme avec son frère William et son mari Roger Line, qu’elle épousa en 1583.

Il se peut qu’elle n'ait pris qu'alors le nom de Anne. Quand au patrimoine, elle et son frère furent automatiquemnet déshérités, mais ils allaient recevoir en compensation un héritage bien plus éternel.

Roger et William furent surpris en train d’assister à la Messe et furent mis en prison ; William fut relâché et se cacha, tandis que Roger fut banni et se réfugia en Flandres, où il mourut en 1594.

Anne eut alors à s’occuper d’une maison pour prêtres clandestins. Malgré sa mauvaise santé, elle tint cette maison pendant trois ans, même durant l’incarcération du prêtre qui l’avait ouverte (John Gerard). Ce dernier écrivit lui-même qu’ elle était si connue, qu’il ne pouvait se montrer là où elle était ; elle acquit alors d’autres appartements et continua d’héberger des prêtres. 

Le 2 février 1600, fête de la Chandeleur, elle laissa entrer plus de monde que d’habitude ; cette affluence provoqua la suspicion de la police, qui arriva immédiatement. Le prêtre put se glisser dans la cachette préparée par Anne, et s’enfuir ; Anne fut arrêtée et envoyée à Newgate.

Le 26 février 1601, elle fut présentée aux juges, si faible qu’on dut la transporter sur sa chaise. Elle déclara que, loin de regretter d’avoir reçu un prêtre, elle regrettait plutôt de ne pas en avoir reçu un millier d’autres. Le juge la condamna à mort pour félonie et pour avoir assisté un prêtre.

Elle fut exécutée à Tyburn le 27 février 1601.

Elle fut béatifiée en 1929, canonisée en 1970. 

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 22:14

Thomas Pormort

1559-1592

 

Thomas était, pense-t-on, de la famille des Pormort de Great Grimsby et Saltfletby (Lincolnshire).

Il naquit vers 1559 à Hull (Yorkshire).

Après ses études à Cambridge, il vint à Reims en 1581 et passa à Rome, où il reçut le sacerdoce en 1587. Il fut alors attaché à Owen Lewis ou Audoeno Ludovico Cambrone, l’évêque (gallois) de Cassano all’Ionio, un diocèse au sud de l’Italie, mais où cet évêque ne résida jamais, étant envoyé par le pape en différentes missions.

En 1590, Thomas fut nommé préfet des études au collège suisse de Milan, d’où il repartit en septembre de la même année, désireux de passer en Angleterre, sans même attendre de recevoir les pouvoirs ministériels. Son voyage le conduisit à Bruxelles, où il fut domestique d’une certaine Madame Geoffrey Pole ; il y prit le nom de l’archevêque protestant Whitgift, son parrain.

Avec cette dame, il gagna Anvers, pour rejoindre la ville côtière de Flushing (Pays-Bas), et de là l’Angleterre.

On ne sait à quelle date précise il accosta dans son pays, mais on sait qu’il fut arrêté une première fois le 25 juillet 1591 à Londres ; il réussit à s’échapper. Repris à l’automne, il fut conduit à Bridewell, puis chez Topcliffe, où il fut durement torturé sur le chevalet jusqu’à la provocation d’une hernie.

Le 8 février 1592, il fut accusé de haute trahison pour avoir osé être prêtre et avoir réintroduit dans l’Eglise John Barwys (ou Burrows),  un artisan chemisier protestant. Thomas plaida, exposant qu’il n’avait pas les pouvoirs, mais il fut tout de même déclaré coupable.

Au même procès, Thomas accusa Topcliffe de s’être vanté devant lui de certaines familiarités indécentes qu’il avait eues avec la Reine. Topcliffe fut alors chargé d’annoncer au shériff de procéder à l’exécution de Thomas, malgré l’intervention de l’archevêque Whitgift, qui voulait amener Thomas à quitter le Catholicisme. Thomas aurait même accepté de discuter avec des ministres protestants. On érigea le gibet devant la boutique du chemisier, et, pendant deux heures encore, Topcliffe s’évertua, mais en vain, de convaincre Pormort de retirer son accusation.

Thomas dut supporter de rester debout là deux heures durant, avec sa hernie, avant d’être pendu, le 20 février 1592 (le 21 au Martyrologe) ; il avait à peu près trente-trois ans.

Thomas Pormort fut béatifié en 1987.

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 00:00

Piero Damiani

1007-1072

 

Piero (ou Pier) était le dernier d’une nombreuse fratrie, et fut mal accueilli : quand il naquit, en 1007 à Ravenne, sa mère refusa de l’allaiter. C’est une servante de la maison qui s’en occupa ; l’enfant put vivre. A la mort de ses parents, il fut pris en charge par un de ses aînés, qui lui fit garder les cochons.

Puis il fut recueilli par un autre frère, Damiano, qui se comporta cette fois en véritable père pour Pietro. Il l’envoya étudier à Ravenne, Faenza, Parme. Pietro eut toujours envers son aîné une profonde reconnaissance, et c’est pourquoi il signa toujours Pier de Damiano ou, en latin, Petrus Damiani.

Il fut très brillant et enseignait déjà à vingt-cinq ans à Parme et à Ravenne.

On suppose qu’il fut ordonné prêtre vers 1035.

Il entra alors dans le «désert» (couvent) camaldule de Fonte Avellana, et en devint bientôt cellérier (économe), maître des novices et prieur. Il y rétablit la pieuse coutume d’ajouter le petit Office de la Sainte Vierge. Il y développa la bibliothèque et fonda ou restaura un grand nombre d’autres monastères. Il y rétablit aussi l’esprit de mortification et les austérités traditionnelles (flagellations, pénitences, jeûnes, travail manuel).

Il y eut un intervalle, durant lequel Piero fut envoyé à Pomposa Guido (1040-1042) puis à San Vincenzo al Furio (Urbino). Piero était apparemment «sévère», mais parce qu’il voulait retrouver l’austérité initiale de son Ordre. Et c’est pour cela qu’il fut apprécié.

A cette époque, l’Eglise était rongée par deux plaies profondes : la simonie et l’incontinence des clercs. Il ne se gêna pas pour écrire aux Papes de solennelles invitations à plus de rigueur. Ce n’est qu’en 1058 que le pape Etienne IX agréa ses conseils et même le créa cardinal et évêque d’Ostie.

En 1059, le nouveau pape, Nicolas II chargea Piero d’une mission «purificatrice» à Milan, qui rétablit un ordre précaire quelques années seulement, tant le mal était grand.

Il fut chargé d’autres légations, à Cluny, Florence, Mantoue, Ravenne, Mont Cassin.

A Cluny, il y eut un gentil accrochage entre lui et l’abbé Hugues. Pier lui suggérait d’intensifier les mortifications physiques des moines, à quoi le saint abbé répondit : Fort bien, tu veux augmenter notre couronne en augmentant nos jeûnes. Mais, porte toi-même notre fardeau pendant huit jours, et tu jugeras alors ce qu’il convient d’y ajouter ; car, enfin, tu ne peux dire ce qui manque de sel à un mets avant d’y avoir goûté ; de même tu ne peux apprécier le poids que portent nos frères si tu n’y mets pas au moins le petit doigt. Pier Damiani essaya, et fut bien convaincu de ne pas insister !

Il rendit aussi visite à l’évêque Hugues de Besançon, qui le reçut fort bien.

Il insista beaucoup auprès du Pape pour renoncer à se charge épiscopale et regagner son couvent. Le fameux conseiller papal, Iildebrando, futur Grégoire VII, le menaçait d’une «pénitence de cent ans»… que Damiani accepta : il put se démettre et regagner Fonte Avellana, où il reprit ses habitudes monacales, ses mortifications sévères, ses jeûnes, etc.

Il fut encore envoyé en Allemagne pour s’opposer au divorce de l’empereur Henri IV.

En 1071, il alla rétablir la paix dans Ravenne, où l’évêque avait pris parti pour l’antipape. Au retour, la fatigue et la maladie l’arrêtèrent à Faenza, au monastère de Sainte Marie Hors les Murs : c’est là qu’il mourut, le 22 février 1072.

Il avait lui-même rédigé son épitaphe : Ce que tu es, je le fus ; ce que je suis, tu le seras (…) De grâce souviens-toi de moi. Regarde avec pitié ces cendres de Piero. Prie, pleure et dis : Seigneur, épargne-le.

Depuis 1512, il fut le patron de Faenza, qui fut délivrée du pillage par son intercession.

Pier Damiani fut canonisé par la voix populaire ; en 1821, son culte a été étendu à l’Eglise universelle, en même temps qu’il était proclamé Docteur de l’Eglise.

Sa fête liturgique est actuellement au 21 février.

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 00:00

Diogo Carvalho

1578-1624

 

Ce prêtre était né vers 1578 à Coimbra (Portugal), de Álvaro Fernandes et Margarida Luís.

Il entra chez les Jésuites dès 1594 et fut bientôt envoyé aux missions d’Extrême-Orient.

C’est là-bas, à Macao, qu’il étudia la philosophie et la théologie et fut ordonné prêtre.

En 1609, il entra au Japon, heureux de marcher sur les pas de saint François Xavier (v. 3 décembre), mais à cause de la persécution, il passa en Cochinchine et fonda une première communauté chrétienne.

On sait seulement qu’il se retrouva à Macao en 1614. Mais comment rentrer au Japon ? Il se déguisa en simple ouvrier et rejoignit ainsi les jeunes communautés, où il put confesser.

Il ne faudrait pas croire que tout ceci arrivait simplement ; c’était une lutte de tous les jours. Et le père Diogo eut la malice de faire passer à ses Supérieurs beaucoup de lettres, où il racontait ses périples, ses soucis, ses conquêtes pour le Christ. Il y raconte comment il priait le bréviaire sous sa couverture, quand tout le monde dormait.

Il fut découvert avec une dizaine de Chrétiens, qui furent conduits au tribunal de Xendai. On les menaça de périr par le feu, mais comme ils restaient intrépides, on les envoya dans des réservoirs d’eau glacée, où ils moururent lentement.

Le père Diogo mourut ainsi vers minuit, le 22 février 1624.

Il fut béatifié parmi deux-cent cinq Compagnons, en 1867.

 

Voir la notice Japonais Martyrs 1603-1639

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 00:00

Antonius, Balthasar et Ignatius Uchibori

 † 1627

 

Ces trois frères étaient les fils de Paulus Uchibori Sakuemon, tous trois nés à Fukae (Nagasaki, Japon).

Avant que leur père subît le martyre le 28 février 1627, ils furent tous les trois exécutés le 21 février à Shimabara (Nagasaki).

L’aîné, Balthasar, pouvait avoir une vingtaine d’années ; Antonius, né vers 1609, n’avait que dix-huit ans ; Ignatius, né vers 1622, en avait cinq.

Ces trois garçons furent béatifiés avec leur héroïque père dans un groupe de cent-quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

Voir aussi la notice Japonais Martyrs 1603-1639

 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 00:00

Antonius, Balthasar et Ignatius Uchibori

 † 1627

 

Ces trois frères étaient les fils de Paulus Uchibori Sakuemon, tous trois nés à Fukae (Nagasaki, Japon).

Avant que leur père subît le martyre le 28 février 1627, ils furent tous les trois exécutés le 21 février à Shimabara (Nagasaki).

L’aîné, Balthasar, pouvait avoir une vingtaine d’années ; Antonius, né vers 1609, n’avait que dix-huit ans ; Ignatius, né vers 1622, en avait cinq.

Ces trois garçons furent béatifiés avec leur héroïque père dans un groupe de cent-quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

 

Voir aussi la notice Japonais Martyrs 1603-1639

 

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 18:33

Kim Theresia

(Gim Teresa)

1797-1840

 

Kim Theresia était née en 1797 à Myŏnchŏn (Chungchŏng-do, Corée S).

Elle porte le même nom que Kim Tae-gŏn Andreas (v. 16 septembre), le premier prêtre de Corée, dont elle était la tante.

Ce n’était pas son seul parent martyr ; déjà avaient offert leur vie pour le Christ son grand-père et son père.

Theresia était une personne douce et charitable.

Elle épousa à dix-sept ans Son Joseph, qui mourut en prison pour sa foi à Haemi, devenant ainsi à trente-deux ans une jeune veuve avec beaucoup d’enfants à élever. Elle s’installa un moment à Seoul, mais revint dans sa maison en province.

Sa vie, déjà difficile, se passait dans la mortification continuelle ; Theresia jeûnait les mercredis et vendredis. On pouvait admirer cette parfaite épouse et veuve.

Durant la permanence du prêtre chinois Yu Pacificus, c’est elle qui fut choisie pour l’aider puis, après le départ du prêtre, elle s’occupa de l’évêque, Mgr Imbert (v. 21 septembre), tout en sachant très bien qu’elle s’exposait beaucoup.

Elle fut en effet bientôt arrêtée, le 19 juillet 1839, et retrouva en prison Yi Agatha.

Elle y subit en tout trois-cents coups de cudgel, dont dix coups déjà suffisent à mettre en sang la victime. On voulait lui extorquer des informations sur les missionnaires et les autres Catholiques, mais elle résista fermement et demeura ferme dans sa foi.

Au bout de six mois, les bourreaux voulurent en finir avec elle. Ils la mirent dans une cellule spéciale et lui passèrent une corde autour du cou, qu’ils tirèrent fortement à chaque extrémité. Theresia fut ainsi étranglée et mourut pour le Christ le 9 janvier 1840.

Elle fait partie des Martyrs coréens béatifiés en 1925 et canonisés en 1984, dont la fête se célèbre le 20 septembre.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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