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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 23:01

Simon Stock

1164-1265

 

Simon Stock semble poser quelques problèmes aux historiens scrupuleux.

Il serait né en 1264 dans le Kent (Angleterre) et aurait porté d’abord le nom de John.

Le nom même de Stock («tronc d’arbre») lui aurait été donné parce qu’à l’âge de douze ans il se serait retiré dans le tronc d’un grand chêne, pour y mener une vie d’ermite.

En 1213, il serait entré dans l’Ordre du Carmel, récemment établi en Angleterre à Aylesford (Kent) et aurait été nommé vicaire de l’Ordre pour les provinces occidentales dès 1215.

En 1226, il eut une audience du pape à Rome, et partit en Terre Sainte pour assister au chapitre général de 1237, et fut de retour en Angleterre en 1245, après le concile de Lyon.

D’après une autre tradition, les événements précédents se seraient succédé diversement : Simon ne serait entré au Carmel qu’après son pèlerinage en Terre Sainte ; puis, à la suite de la reprise de la Palestine par les Turcs (Jérusalem était tombée en 1187), les Carmes avaient dû se replier en Europe.

En Angleterre, Simon montra tout son zèle pour l’expansion et l’affermissement de l’Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel. En 1247, à quatre-vingt-deux ans, il fut élu Général de l’Ordre : il fonda plusieurs maisons (Cambridge, Oxford en 1248, Paris et Bologne en 1260), obtint l’approbation papale de l’Ordre et de la règle.

C’est en 1251, à Cambridge, que Simon aurait eu la si fameuse apparition de la Sainte Vierge lui présentant le scapulaire qu’elle désirait faire porter aux membres de l’Ordre, et promettant que tous ceux qui le porteraient, seraient assurés d’entrer dans la Vie éternelle.

C’est au cours d’un voyage pour visiter les maisons de l’Ordre, que Simon Stock mourut, à Bordeaux, le 16 mai 1265, à cent-un ans.

Ses dernières paroles furent cette prière, répétée depuis par des millions de bouches : Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.

Les miracles opérés à sa tombe engendrèrent un début de culte à Bordeaux dès le 15e siècle. La voix populaire le «canonisa» ; des reliques furent portées ailleurs : un tibia à Kensington, une partie du crâne à Aylesford. Les reliques présentes à Bordeaux furent cachées durant la Révolution française et se trouvent actuellement dans la cathédrale bordelaise.

Simon Stock est «saint» dans son Ordre, bienheureux pour l’Eglise, qui l’a inscrit au Martyrologe au 16 mai.

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 23:00

Jan Velflín de Pomuk

1345-1393

 

Jan Velflín de Pomuk était né vers 1345 dans la petite localité de Pomuk en Bohême (auj. Nepomuk, République tchèque). On l’appelle en français : Jean Népomucène.

Sa mère l’aurait obtenu après beaucoup de prières à la Sainte Vierge. Sauvé ensuite d’une maladie mortelle par la protection de Marie, il fut consacré à Dieu par ses parents dans le proche monastère cistercien.

Il étudia d’abord à Prague, puis fut reçu docteur en théologie et en droit canonique à l’université de Padoue (années 1383-1387).

Il se prépara à l’ordination sacerdotale par une retraite d’un mois et, sitôt ordonné, fut chargé de la prédication dans la paroisse Notre-Dame de Tein : on courait à ses sermons, beaucoup se convertirent.

On lui conféra un canonicat au chapitre de Prague et, en 1393, il fut nommé vicaire général de l’archevêque Jan de Jenštejn.

Sur ces entrefaites, le roi Wenceslas (non pas le Saint, v. 28 septembre), invita Jan à prêcher à la cour. C’était un bien grand honneur pour l’humble prêtre, mais Jan n’accepta que pour pouvoir parler à tout ce monde et en obtenir la conversion, outre qu’il pouvait disposer de plus de ressources pour secourir les pauvres. La reine, beaucoup plus vertueuse que son mari, se réjouit beaucoup de la présence de Jan, qui devint son confesseur.

Il semble que le différent principal qui surgit entre le roi et Jan, fut la nomination contestée du nouvel abbé de Kladruby.

Mais à cela s’ajoute que le roi aurait exigé de Jan de lui révéler les confessions de la reine et que le net refus de Jan aurait été la cause de son prochain martyre. Toutefois ce genre de détails semble avoir été ajouté tardivement.

On rapporte aussi qu’après une erreur du cuisinier, le roi aurait ordonné de faire rôtir ce dernier à petit feu ; Jan aurait dûment protesté, et aurait été jeté en prison, sans nourriture ; puis le roi l’aurait fait libérer et l’aurait reçu à sa table, renouvelant encore ses instances au sujet des confessions de la reine.

Le refus constant de Jan aurait irrité le roi ; remis en prison, libéré sur les instances de la reine, il put prêcher encore quelque temps, annonçant les maux qui allaient fondre sur le royaume.

La réalité est que, rentrant à Prague un soir, Jan fut introduit manu militari devant le roi, qui réitéra sa demande et finalement, sur la négation constante de Jan, le fit jeter dans la Moldau pieds et poings liés, assez tard pour que personne ne vît cette horrible mort. Le digne prêtre fut précipité du pont qui relie la grande et la petite Prague.

C’était la veille de l’Ascension, 16 mai 1393.

Contrairement à la volonté du roi, l’épisode fut extrêmement connu, car de mystérieuses clartés accompagnèrent le saint corps, qui fut ramené sur terre et enterré dignement dans la cathédrale.

Le roi chercha à oublier ce crime, sans y parvenir, perdit bientôt son trône et fut frappé d’apoplexie.

De nombreux miracles eurent lieu sur le tombeau de Jan, qui devint le Protecteur céleste de la Maison d’Autriche et des empereurs d’Allemagne.

Jan de Pomuk fut béatifié en 1721, canonisé en 1729, mais commémoré au 20 mars dans le Martyrologe..

Il est le protecteur des prêtres, gardiens du secret de la confession ; on l’invoque aussi contre les inondations et les noyades.

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 23:07

Isidro le Laboureur

1082-1172

 

Né vers 1082 à Madrid (Espagne), Isidro de Merlo y Quintana était le fils de parents très humbles, qui lui enseignèrent à aimer Dieu et à haïr le péché.

Isidro ne fit pas d’études ; sa science lui venait de son élévation spirituelle et de la grâce de Dieu.

Ce grand garçon de deux mètres se mit au service d’un seigneur du pays, Juan (ou Ivan) de Vargas, et épousa une pieuse fille, María Toribia, ou María de la Cabeza (v. 9 septembre), qui eut un fils.

On rencontre généralement le récit du miracle intervenu lors de la chute du bébé de María dans un puits : elle pria avec son mari, et les eaux du puits montèrent jusqu’à rapporter l’enfant tout souriant. Cet enfant est d’ailleurs vénéré comme saint Illán (localement fêté le 16 mai en Espagne).

Isidro, de son côté, menait une vie toute de piété, sans délaisser jamais son travail. Il visitait les églises de Madrid, priait beaucoup, surtout les jours de fêtes, et y entendait la Messe.

Il fut cependant accusé de négligence pour tant d’heures accordées à la piété (qu’il prenait en réalité sur son sommeil et non sur son travail) : son patron l’observa, et remarqua deux personnages qui l’accompagnaient près de la charrue ; il l’interrogea sur cette présence, et Isidro lui révéla que c’étaient deux anges.

Isidro était aussi libéral que possible, donnant son repas aux pauvres, et aux animaux également. Il portait ainsi au moulin un sac de blé, dont il envoya une partie aux oiseaux du ciel ; mais de retour du moulin, il rapporta la quantité de farine correspondant au sac entier.

Isidro mourut le 15 mai, en 1172 à quatre-vingt-dix ans. Certains le font mourir plutôt un 30 novembre. Son épouse María mourut quelques années plus tard.

Il fut béatifié en 1619, et canonisé en 1622, mais la bulle de canonisation fut, dit-on, publiée seulement en 1724.

San Isidro est évidemment le saint Patron des cultivateurs, ainsi que des ingénieurs agricoles et agronomes (qui ne le savent peut-être pas).

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 23:00

André Abellon

1375-1450

 

André Abellon naquit vers 1375 à Saint-Maximin (Var) de parents aubergistes.

Jeune encore, il entra dans l’Ordre dominicain.

De Saint-Maximin, on l’envoya enseigner les arts libéraux à Marseille, puis étudier la théologie à Toulouse, et enseigner la philosophie à Montpellier.

En 1403, il fut Lecteur (professeur) en Avignon.

En 1408, il reçut le doctorat.

Sa vie fut très active et l’on a du mal de le suivre dans tous ses déplacements : 

En 1409, il fut vicaire du couvent de Saint-Maximin, professeur à Paris, en Avignon et à Montpellier, en même temps qu’il prêchait en Provence et dans le Comtat-Venaissin.

En Aix-en-Provence, où il prêcha le plus souvent, et même durant l’épidémie de peste de 1415, il encouragea les habitants à supporter patiemment le fléau tout en aidant généreusement les malades. La mortalité y fut d’ailleurs moins élevée qu’ailleurs, ce qu’on attribua à sa prière.

En 1419, il fut élu prieur à Saint-Maximin, et il y introduisit la réforme. D’ailleurs il y fut réélu en 1425. Il s’y montra excellent administrateur, pourvoyant le monastère de rentes suffisantes - qu’il sut habilement obtenir aussi de Louis II d’Anjou et de sa femme Yolande d’Aragon. On lui doit le cloître et le chœur du monastère.

Il faut signaler ici qu’on attribue aussi à l’habile main d’André quatre peintures qui se trouvent actuellement en la basilique Sainte-Marie-Madeleine à Saint-Maximin.

En 1432, il fut nommé au couvent d’Arles, avec la même mission de réforme. Celle-ci fut brève. Dès la fin de l’année, il regagna Saint-Maximin. En 1436 il alla au couvent d’Aix-en-Provence, dont il fut deux fois élu prieur, mais il renonça à cette deuxième élection.

Après un nouveau séjour à Marseille, il revint à Aix, où il s’éteignit le 15 mai 1450.

Ses reliques furent re-découvertes lors de la restauration de l’église au 19e siècle, et André Abellon fut béatifié en 1902.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 23:00

Julian de Norwich

1342-1416

 

Les dates de Julian, 1342-1416, sont approximatives. 

Toute sa vie se déroula à Norwich (Norfolk, Angleterre).

Recluse dès l’âge de treize ans, elle avait seulement une servante, et laissait entrer quelques visites.

Julian de Norwich est une âme mystique dont on connaît seulement une série de visions qu’elle dicta en 1373.

Elle contempla les souffrances du Christ et la bonté de Dieu : Je vis Notre-Seigneur Jésus languir sur sa Croix pendant longtemps, car sa divinité donna à son humanité la force de souffrir plus que tous les hommes ne le pourraient… Et ce fut pour les péchés de chaque homme qu’il souffrit ; et il vit les douleurs et les chagrins de chacun ; et, par bonté comme par amour, il les partagea.

Prudente, l’Eglise ne s’est pas prononcée sur ces visions, et n’a pas béatifié Julian.

La date elle-même du 14 mai est conjecturale.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 23:00

Maria Domenica Mazzarello

1837-1881

 

Née le 9 mai 1837 à Mornese (Alessandria, Piémont, Italie nord-ouest), Maria Domenica était l’aînée des sept enfants de Giuseppe et Maddalena Calcagno, d’humbles métayers.

En 1860, lors d’une épidémie, elle fut frappée par une grave tuberculose après avoir assisté des malades. Elle fut malade du 15 août au 7 octobre, mais en conserva des séquelles dans son physique et ne put retourner aux travaux des champs ; à cette période remonte une vision qu’elle eut, où elle se voyait entourée de nombreuses petites filles, et entendait une voix qui lui disait : Je te les confie. 

Elle apprit le métier de couturière et ouvrit avec une amie un atelier pour y former les jeunes filles, matériellement et spirituellement.

Ce fut le début d’une réelle petite communauté, appuyée par le bon curé du pays, qui en fit une Association des Filles de Marie Immaculée.

En 1864, saint Giovanni Bosco (v. 31 janvier) la rencontra et, en 1872, lui proposa son projet des Filles de Marie Auxiliatrice, la branche féminine de la congrégation salésienne. C’est ainsi que Maria Domenica et ses compagnes furent les premières Auxiliatrices de don Bosco.

Nommée supérieure, Maria Domenica se fit appeler Vicaire, car  la Supérieure, c’est Marie.

La maison-mère s’établit à Nizza Monferrato et c’est là que Maria Domenica y mourut, le 14 mai 1881, tout juste âgée de quarante-quatre ans.

Dans l’espace de ces dix années, l’institut féminin comptait déjà une trentaine de maisons - dont six en Amérique - et presque deux-cents Religieuses. 

La Fondatrice fut béatifiée en 1938. Le miracle, retenu pour cette proclamation, fut la guérison totale et durable, en 1916, d’une petite fille de quatre ans affectée de poliomyélite.

Maria Domenica Mazzarello fut ensuite canonisée en 1951.

Sa fête est au 14 mai.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 23:00

Mixel Garikoitz

1797-1863

 

Faisons une petite incursion dans le vrai Pays Basque, là où les fidèles habitants conservèrent jalousement leur foi chrétienne et pacifique.

Dans l’été 1796, se marièrent Eñaut Garikoitz et Gaxina Etcheberry : leur premier enfant naquit le 15 avril 1797, à Ibarre (Iholdy, Bayonne, Pyrénées-Atlantiques), et reçut au baptême le prénom de Michel, Mixel en basque.

On n’a pas retrouvé trace de ce baptême dans le registre paroissial : un oubli certainement dû à la difficulté des temps révolutionnaires. Il n’y avait pas même de curé dans la paroisse à ce moment-là.

Cinq enfants suivirent Mixel : Joanes, Manex, Paulo, et les deux jumeaux Bernat et Maria ; Bernat ne vécut que quatre mois.

Enãut et Gaxina étaient de très modestes paysans. Dès qu’il fut en âge, Mixel garda les brebis. A la maison, il «célébrait» sur un coin de la table de cuisine, avec deux bouts de chandelles comme bougies et un tesson de pot cassé en guise d’encensoir.

A dix ans, il fut placé pour deux années comme domestique dans une maison. Sans grande instruction que les bons enseignements de sa maman et de sa grand-mère, il dut attendre quatorze ans pour recevoir la Première communion. Dès lors, il n’eut qu’un grand désir : devenir prêtre.

Pour payer ses études, les parents ne négligèrent rien, mais Mixel y mit du sien aussi par son ardeur à l’étude : il fut élève à Saint-Palais, puis à Bayonne, à Aire-sur-Adour et Larressore.

A Bayonne, Mixel rendait service au secrétaire de l’évêque en promenant son petit chien ; c’était sa seule sortie dehors, mais il avait toujours un livre à la main pour ne perdre aucun instant.

Au Petit séminaire d’Aire-sur-Adour, il fut condisciple d’Edouard Cestac (v. 27 mars). D’eux un autre confrère disait plus tard : Dieu m’avait donné un grand bonheur : à ma droite, j’avais saint Garikoitz, à ma gauche saint Cestac. 

Mixel reçut les Ordres mineurs et majeurs entre juin 1822 et décembre 1823.

Il fut d’abord vicaire à Cambo (qu’on écrit Kanbo en basque) pendant deux ans, puis directeur du séminaire de Bétharram à partir de 1825. Cette maison qui était dans un état cruel d’abandon spirituel, redevint une maison sainte grâce à la douceur persévérante de Mixel. 

En même temps, Mixel fut trente ans l’aumônier des Filles de la Croix, qui étaient plus de mille. Cette congrégation avait été fondée par sainte Jeanne-Elisabeth Bichier des Ages (v. 26 août), envers laquelle Mixel conserva toujours une humble et profonde reconnaissance pour les salutaires conseils qu’elle lui prodigua.

C’est à Bétharram qu’en 1841 il fonda la congrégation des Prêtres du Sacré-Cœur, dont les établissements scolaires se multiplièrent sur place et jusqu’en Amérique du Sud, auprès des Basques émigrés.

Le père Mixel Garikoitz mourut, chargé de bonnes œuvres, le 14 mai 1863, au soir de l’Ascension.

Il fut proclamé bienheureux en 1923 et canonisé en 1947.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 23:00

Gemma de Goriano Sicoli

1372-1426

 

Cette Pierre précieuse (Gemma) était née vers 1372 d’une famille pauvre de San Sebastiano dei Marsi (L’Aquila, Abruzzes, Italie C), qui déménagèrent à Goriano Sicoli.

Durant une épidémie, Gemma devint orpheline et garda les troupeaux pour survivre.

La beauté de ses vertus se reflétait dans la beauté de ses jeunes traits, qui suscitèrent dans le cœur du Comte de Celano, Ruggeri, des sentiments peu honnêtes.

L’épisode se déroula en 1384, alors que Gemma avait douze ans. Le Comte s’approcha d’elle pour lui parler ; une autre version affirme qu’il la fit enlever ; la petite bergère cependant, forte de son amour pour Dieu, sut lui répondre de façon suffisamment convainquante pour que l’homme se sentît honteux de sa démarche.

Gemma alors le pria de lui construire une petite cellule en face de l’entrée de l’église, d’où elle pouvait apercevoir l’autel où l’on célébrait le Saint Sacrifice.

C’est là qu’elle vécut désormais jusqu’à la fin de ses jours, soit pendant un peu plus de quarante ans, dans la pénitence et la prière. 

La sainteté de Gemma fit accourir beaucoup de gens qui voulaient confier leurs intentions et demander des conseils à la Bergère, et qui en revenaient soulagés. 

Gemma vécut là pendant une quarantaine d’années, et s’éteignit le 13 mai 1426 (ou 1439 ?), jour où la commémore le Martyrologe. 

Après de nombreux miracles, le culte de la bienheureuse Gemma fut reconnu en 1890.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 23:00

André-Hubert Fournet

1752-1834

 

André-Hubert vit le jour le 6 décembre 1752 à Maillé (Poitiers, Haute-Vienne), avant-dernier des dix enfants d’une famille assez aisée et très chrétienne.

Il fut baptisé le 7 décembre.

La parenté comptait rien moins que quatre oncles prêtres, un autre Capucin et deux tantes Filles de Notre-Dame. Peut-être fut-ce cette abondance de vocations qui suscita d’abord chez l’adolescent un certain mépris de la vie consacrée : il écrivit en effet en guise d’ex libris : Ce livre appartient à André-Hubert Fournet, bon garçon qui ne veut être ni moine, ni prêtre. C’était une boutade, habituelle chez André-Hubert qui aimait bien la plaisanterie, mais le garçon cachait dans son cœur un tout autre désir.

Sa scolarité se passa à Chauvigny, puis au collège de Châtellerault, d’où il fugua, tant il avait en horreur ses études. Bien sûr, les parents le renvoyèrent, dûment admonesté.

Tant et si bien qu’il commença la carrière ecclésiastique à Poitiers ; il fut tonsuré en 1769 et reçut déjà un petit bénéfice.

Ceci ne l’intéressait pas ; il s’engagea dans l’armée, puis acheta un remplaçant, essaya d’être secrétaire, et échoua chez un de ses oncles, curé à Haims.

Cette nouvelle vie sobre et austère amena André-Hubert à se confesser vraiment, et il entra au Séminaire de Poitiers en 1774. Là, son application fut exemplaire et il fut ordonné prêtre en 1776.

Il fut nommé vicaire de son oncle à Haims, puis en 1779 à Maillé, avec un curé assez difficile de caractère. Bientôt, André-Hubert fut nommé curé pour succéder à son oncle, en 1783.

Il fut «bon prêtre», mais restait très mondain et faisait bonne chère. Jusqu’au jour où un mendiant se présenta chez lui à midi, au moment où il attendait des convives : comme le curé «n’avait rien», le mendiant explosa en lui reprochant sa table toute fumante. Qui sait si ce mendiant n’était pas quelque apparition céleste ?

De fait, le bon curé vendit ses meubles et son argenterie, se mit aux légumes, et changea son style de prédication. Son sacristain le lui fit remarquer avec satisfaction : avant, il prêchait si bien, que personne ne comprenait ; maintenant, tout le monde comprend.

A partir de 1791, il dut céder la paroisse à un prêtre assermenté et entra dans la clandestinité. Le Vendredi saint 1792, il fut arrêté avec une dizaine d’autres, qui s’étaient réunis pour prier ensemble l’office divin. Au cours du déplacement, l’abbé Fournet évita de justesse deux coups de baïonnette ; il n’en fut que légèrement blessé. Quand les prêtres furent libérés, ils entendirent sur leur chemin quelques apostrophes du genre : A l’eau ! à laquelle quelqu’un répondit : Voulez-vous gâter l’eau de la rivière en y jetant ce petit bonhomme ?

Peu après, deux gendarmes le repérèrent à nouveau. L’abbé étendit les bras devant une de ces croix plantée sur le bord de la route ; stupéfait, l’un des deux s’écria : Il faudrait être pire que Judas, et ils disparurent.

Par prudence, autant pour lui que surtout pour sa famille, il jugea opportun de quitter la France avec d’autres Confrères et gagna l’Espagne. Il fut assigné à une petite chapellenie à Los Arcos (Navarre). Il entreprit le pèlerinage de Compostelle, mais tomba malade et dut revenir au village, sur un âne qu’on lui avait vendu sans lui dire qu’il était aveugle… Il pensa entrer chez les Carmes, mais sans succès. Finalement en 1797, il regagna la France, passant la frontière de Béhobie, et retrouva Maillé, où un travail épuisant l’attendait pour célébrer baptêmes, mariages, sépultures pour toute une population qui n’avait pas confiance en son prêtre constitutionnel.

C’est ainsi que se présenta une certaine Demoiselle Bichier des Ages (v. 26 août), qui allait, avec lui, donner naissance aux Filles de la Croix.

Désormais, il allait réserver le peu de santé qui lui restait à soutenir cette fondation. En 1820, il laissa la paroisse de Maillé, après trente-sept ans de présence, pour s’installer à quelques kilomètres de là, à La Puye, où se trouvait la maison des Religieuses.

Chaque jour, il leur tenait une petite conférence spirituelle, dont les thèmes prépondérants étaient Jésus au Calvaire et Marie au pied de la Croix.

Il continua cependant à aider le curé et d’autres prêtres des environs. Lors du concordat de 1804, son travail se trouva encore augmenté par la suppression de certaines paroisses, ou la vacance d’autres. Il suscita beaucoup de vocations sacerdotales.

Accablé de fatigue et d’années, mais fertile aussi en miracles (entre autres il multiplia une récolte de blé), il obtint de l’évêque un coadjuteur, l’abbé Taury, curé de Chauvigny.

André-Hubert Fournet célébra une dernière fois la Messe le 27 avril 1834, et mourut le 13 mai 1834.

Béatifié en 1926, il fut canonisé en 1933.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 23:00

Maddalena Albrici

1415-1465

 

Maddalena était née vers 1415 à Côme (Italie N) de Nicola, un magistrat de la ville, qui eut aussi trois fils : Pietrolo, Zanino, Guasparino.

Encore toute jeune, elle fut vivement frappée par la misère à laquelle était réduite la population à la suite d’une grave famine. Un jour, elle prit la réserve de haricots de son père et alla la distribuer dans la rue ; à son retour, le papa lui dit que ces haricots étaient déjà promis, et qu’il fallait absolument les livrer ; Maddalena se mit à prier : la caisse se retrouva pleine à l’instant.

Après la mort de ses parents, M. alla prendre l’habit dans un monastère proche de Côme, mais une voix intérieure la dirigea vers la monastère Saint-André à Brunate, où vivaient des moniales sous la règle de Saint-Augustin. Cette règle l’enchantait et elle la fit connaître au point que beaucoup de novices se présentèrent et plusieurs autres couvents se rallièrent à l’Ordre. L’ordre augustinien admit la communauté de Brunate dans son giron en 1455.

Les Religieuses y vivaient parfois dans une extrême pauvreté. Maddalena eut l’occasion de montrer sa grande confiance en Dieu : un jour, la portière apporta un excellent pain qui fut déposé à l’accueil juste au moment du repas ; une autre fois, elle obtint de faire mûrir instantanément des cerises dans le jardin, dans un moment où les Religieuses souffraient terriblement de la soif.

D’autres miracles illustrèrent la sainteté de Maddalena et beaucoup de conversions eurent lieu.

Ses dernières années, Maddalena fut affligée d’une longue et pénible maladie, qu’elle supporta avec une patience exemplaire ; elle mourut le 12 mai 1465, pleines de mérites, qui furent couronnés en 1907, quand son culte fut reconnu.

Le Martyrologe la commémore le 13 mai.

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