Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 23:00

Joana de Portugal

1452-1490

 

Joana naquit le 6 février 1452 à Lisbonne (Portugal) du roi Alfonso V et d’Isabel de Coimbra.

Son frère étant mort prématurément, elle devenait l’héritière du trône, malgré son sexe féminin, et reçut le titre de Princesse de Portugal, qu’on ne lui retira jamais, même quand naquit son jeune frère, le futur roi João II de Portugal, qui fut alors l’héritier royal.

Quand Alfonso V partit en 1471 dans une expédition militaire à Tanger, c’est elle qui exerça la régence du royaume portugais.

Elle refusa toutes les propositions de mariage qu’on lui fit, parmi lesquelles celle du roi de France Charles VII (qui avait dix-huit ans de moins qu’elle), ou celle du roi d’Angleterre Richard III, veuf et de huit mois plus jeune qu’elle : elle sut par inspiration céleste que ce dernier mourrait bientôt à la guerre ; son père finit par céder, à condition que le frère de Joana fût d’accord lui aussi, mais celui-ci refusa.

Joana désirait intimement embrasser la vie conventuelle ; déjà à la cour, elle vivait dans la pensée continuelle des souffrances du Christ, dissimulant sous ses vêtements de cour les instruments de ses austérités, et passant de longues heures en prière pendant la nuit ; seules quelques dames de sa suite connaissaient ses habitudes.

Malgré l’attitude de son frère, elle commença à se détacher de la vie de la cour, distribuant ses propres biens, et allant habiter chez les Bernardines d’Ordivellas.

En 1475, elle finit par entrer au couvent des Dominicaines de Aveiro ; la famille s’opposait toujours à ce qu’elle fît les vœux et qu’elle renonçât à ses propriétés, mais Joana vécut comme une simple Religieuse, assumant les plus humbles tâches, dans une continuelle pénitence pour la conversion des pécheurs, priant et consacrant ses ressources pour le rachat des captifs d’Afrique. Par ailleurs, elle soutint son frère João tant qu’il fut sur le trône.

Ses derniers jours furent affligés par une fièvre très pénible qu’elle supporta avec une invincible patience. Il se peut qu’elle eût été empoisonnée lors d’un déplacement à la cour, par une femme d’Aveiro à laquelle Joana avait reproché sa vie scandaleuse.

Elle s’éteignit le 12 mai 1490 et fut béatifiée en 1693.

La ville d’Aveiro l’a proclamée sa patronne céleste.

Joana n’est pas restée dans les lignes du Martyrologe.

Partager cet article
Repost0
10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 23:00
 

 

Illuminato de San Severino

13e siècle

 

Illuminato fut un personnage très célèbre, dont on ne croyait guère connaître autre chose que son lieu de naissance, San Severino (Macerata, Marches, Italie CE).

Mais voilà que même cette localité est devenue douteuse, au profit de San Mariano.

En résumé, on ne peut pas même dire si Illuminato fut un moine bénédictin ou un religieux franciscain.

L’urne contenant son corps se trouve actuellement dans le monastère des Cisterciennes, dans la partie historique de San Severino, dite Le Château.

On lui attribue un culte très ancien, en raison de sa sainteté, des grâces obtenues et des miracles, et il est invoqué comme co-patron de la localité, où on le fête le 11 mai.

Evidemment, saint Illuminato ne se trouvera pas dans le Martyrologe Romain.

 

Partager cet article
Repost0
10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 23:00

Caterina de Cardona

1519-1577

 

Caterina vit le jour à Naples (ou à Barcelone) en 1519, fille du vice-roi de Naples, Raimondo de Cardona.

D’aucuns prétendent qu’elle était illégitime, de mère inconnue, à une date et en une localité non précisées. On sait seulement que Raimondo venait d’être nommé en 1519 Grand Amiral du royaume de Naples.

La petite fille fut confiée à treize ans aux Clarisses près de Naples en attendant le jour de son mariage : on l’avait déjà «fiancée» à un jeune homme, mais Caterina s’employa plutôt à amener celui-ci à s’unir à ses prières : ce jeune homme eut ainsi l’heur de bientôt mourir dans de saintes dispositions.

Caterina continua sa vie cloîtrée. En 1557, elle fut préconisée pour aller à la cour d’Espagne et s’occuper de l’éduction de Carlos, le fils du roi. Mais ne réussissant pas comme elle le désirait, elle quitta la cour et, en 1562, alla se cacher dans une grotte. C’est un berger qui la découvrit quatre ans plus tard et révéla sa cachette : on vint de toute la Mancia pour la voir, la consulter.

Sur son initiative fut fondé le couvent de Carmes près d’Albacete ; puis Caterina demanda aux Carmélites de l’accueillir pour échapper à la curiosité du monde et s’adonner librement à la prière et à la pénitence.

Il n’est pas certain qu’elle ait pris le voile des Carmélites ; elle se serait retirée dans une grotte dépendant du monastère carme, pendant plusieurs années encore. Sainte Thérèse d’Ávila (v. 15 octobre) en parlait comme ermite, femme d’admirable pénitence et perfection.

Quand Caterina mourut, le 11 mai 1577, tout le monde parla de la Bienheureuse Caterina de Cardona ; la même sainte Thérèse l’appella Sainte Mère Catherine.

La grotte où elle mourut,  aux Casas de Benítez, s’appela Grotte de Doña Catalina de Cardona.

Caterina (en espagnol Catalina) n’a pas été béatifiée et ne se trouve pas dans le Martyrologe. Si le peuple espagnol la fête le 12 mai, c’est que pendant longtemps le 11 mai était la fête des apôtres Philippe et Jacques (auj. 3 mai).

 

 

Partager cet article
Repost0
10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 23:00
 

 

Gregorio Celli

1225-1343

 

Gregorio Celli naquit en 1225 à Verucchio (Rimini, Italie CE).

Orphelin de père à trois ans, il frappa à quinze ans, en 1240, à la porte des Ermites de Saint-Augustin, présents dans son village, dont le couvent avait été fait construire par sa mère.

Dix ans plus tard, Gregorio était la fleur du couvent, exemplaire dans l’accomplissement de la Règle, fidèle dans tous ses engagements… au point qu’il était le reproche vivant des Religieux moins attachés que lui à la perfection évangélique. Le diable se mit de la partie et suscita une telle jalousie envers le pauvre Gregorio, qu’on lui rendit la vie impossible. 

On pourrait se demander comment réagirent les Supérieurs, comment ils laissèrent se développer une telle situation ; ils ne surent pas être à la hauteur du problème et fermèrent les yeux. 

Gregorio résolut de s’éloigner. Il quitta son village et trouva où se réfugier dans un vieil ermitage sur le mont Carnerio, près de Fonte Colombo (Rieti), ou bien chez les Franciscains du même endroit.

Si l’on calcule bien, il serait venu là en 1250 et y resta quatre-vingt treize années : il s’éteignit le 11 mai (ou le 23 octobre) 1343, âgé de cent dix-huit ans.

Le retour de ses cendres dans l’église de Verucchio aurait été dû à une intervention céleste.

La confirmation de son culte ainsi que la béatification furent proclamées en 1357, mais le document s’étant perdu, une nouvelle enquête eut lieu et le culte fut à nouveau confirmé en 1757.

Le bienheureux Gregorio Celli est invoqué dans les grandes calamités.

Partager cet article
Repost0
10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 23:00

Vincenzo Peis Cadello

1701-1781

 

Vincenzo naquit à Láconi (Oristano, Sardaigne) le 17 décembre 1701, deuxième des neuf enfants de Mattia Peis Cadello et d’Anna Maria Sanna Casu, d’humbles et fervents chrétiens.

Fervent à son tour, Vincenzo assistait à la Messe quotidienne, savait se mortifier, mais n’alla jamais à l’école. Il parlait tout juste le dialecte sarde, si l’on peut dire qu’il parlait, car il était très taciturne.

Jusqu’à sa vingtième année, il aida ses parents dans les travaux des champs. A dix-huit ans, il fut très malade et promit d’entrer chez les Capucins s’il guérissait ; guéri, il n’accomplit pas tout de suite sa promesse ; après une grave chute de cheval, il se souvint de son vœu, et demanda alors à être admis chez les Capucins de Cagliari (1721).

On hésita à l’accepter, à cause de sa maigreur (car un sujet de santé fragile pouvait coûter cher au monastère…), mais on l’admit sur l’intervention d’un pieux marquis (1721). Dans ce noviciat, il prit le nom de Fra Ignazio et fit la profession en 1722, comme Frère Convers.

Commença alors une longue vie de serviteur dans les couvents d’Iglesias, Sanluri, Domusnovas, Oristano, Quartu Sant’Elena, puis de nouveau à Cagliari, où il resta jusqu’à la mort.

Il travailla alors à l’élaboration du tissu pour confectionner les habits des Religieux. A partir de 1741 et pendant les quarante dernières années de sa longue vie, il fut quêteur, arpentant les rues et les ruelles de Cagliari, demandant ici et là un peu de soutien matériel pour les Religieux du couvent, tout en donnant aussi quelques conseils spirituels, promettant de prier pour telle intention : bientôt on lui attribuera des grâces célestes obtenues par sa prière, des réconciliations, des miracles…

Deux ans avant sa mort, il perdit la vue et fut déchargé de sa besogne quotidienne, mais pas de la prière, qu’il affectionnait particulièrement dans la méditation du rosaire.

Un précieux témoin de sa sainteté fut un pasteur protestant qui vivait dans cette région et qui le décrivit comme un saint vivant, parlant aussi de ses miracles.

Ignazio s’éteignit sereinement à Cagliari le 11 mai 1781.

Fra Ignazio de Láconi fut béatifié en 1940 et canonisé en 1951. A cette cérémonie de canonisation était présent un capucin de Cagliari, Nicola de Gesturi (voir Giovanni Medda, au 8 juin).

Ignazio de Láconi, qui était illettré, est considéré en Sardaigne comme le patron des étudiants.

Partager cet article
Repost0
10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 23:00

 

Giovanni Battista Righi de Fabriano

1470-1539

 

Giovanni Battista (peut-être portait-il seulement le nom de Giovanni, mais sous le patronage du Baptiste) naquit vers 1470 à Fabriano (Ancône, Marches, Italie CE), de pieux parents de la noble famille Righi.

Après une enfance et une adolescence durant lesquelles il montra son zèle matériel et spirituel envers les pauvres, il entra chez les Frères Mineurs franciscains de Forano, y prononça les vœux et fut ordonné prêtre.

Après quelques années, tout en restant lié à ses Confrères, il se retira dans une grotte appelée La Romita, à Massaccio, où il vécut dans la pénitence, l’austérité, la prière et la lecture des Pères.

On venait le consulter avec fruits.

Il mourut le 11 mai 1539.

Quand on ouvrit plus tard son tombeau, un parfum agréable s’en dégagea et l’on découvrit son corps sans corruption.

Son culte a été confirmé en 1903.

Partager cet article
Repost0
10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 23:00

John Rochester

1498 -1537

 

John était né vers 1498 à Terling (Essex, Angleterre), troisième fils de John et Grisold Writtle ; son frère, Robert, fut contrôleur des comptes.

C’était un moine chartreux du couvent de Londres.

S’étant prononcé contre la suprématie du Roi sur l’Eglise, il fut arrêté et enfermé dans la chartreuse de St. Michael in Hull (Yorkshire). De là, il fut conduit à York, condamné à mort, et supplicié, avec son saint Confrère, James Walworth.

On les pendit avec des chaînes aux remparts de la ville jusqu’à ce que leurs corps tombèrent en morceaux.

C’était le 11 mai 1537.

Leur culte a été reconnu en 1886, ce qui équivaut à la béatification.

Partager cet article
Repost0
10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 23:00

James Walworth

? -1537

 

On ne sait quand ni où James était  né.

Son nom de famille pourrait aussi être Wannert ou même Walwerke. Un Jacobus Walwerke signa le Serment de Succession de 1534.

C’était un moine chartreux du couvent de Londres.

S’étant prononcé contre la suprématie du Roi sur l’Eglise, il fut arrêté et enfermé dans la chartreuse de St. Michael in Hull (Yorkshire). De là, il fut conduit à York, condamné à mort, et supplicié, avec son saint Confrère, John Rochester.

On les pendit avec des chaînes aux remparts de la ville jusqu’à ce que leurs corps tombèrent en morceaux.

C’était le 11 mai 1537.

Leur culte a été reconnu en 1886, ce qui équivaut à la béatification.

Partager cet article
Repost0
9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 23:00

Niccolò Albergati

1375-1443

 

Niccolò Albergati était d’une noble famille de Bologne (Italie), où il naquit en 1375.

Dans l’université de cette ville, il étudia le droit mais, peu avant d’obtenir le doctorat, il se retira en 1394 dans la chartreuse proche de Bologne.

Il fut ordonné prêtre en 1404, et nommé prieur de la chartreuse de Casara, avant d’être visiteur pour tous les monastères de chartreux d’Italie (il y en avait à Florence, Rome, Mantoue, Bologne…).

Vaillant défenseur de l’autorité papale, il fut nommé archevêque de Bologne en 1417, mais pour trois ans seulement, car une rébellion le poussa à démissionner en 1420.

En 1422, il fut envoyé en France pour exercer ses bons offices entre les rois de France et d’Angleterre ; on sait que la mission de Jehanne d’Arc commença en 1428…

En 1426, Niccolò fut créé cardinal, du titre romain de Sainte-Croix-en-Jérusalem, tout en restant administrateur apostolique de Bologne jusqu’en 1440.

En 1427, le pape le chargea d’une mission pacificatrice entre les maisons d’Italie du Nord (Milan, Venise, Savoie, Mantoue, Ferrare et Florence), qui fut un succès.

Une rébellion le poussa à quitter à nouveau Bologne en 1428, et le pape l’envoya pour une autre mission entre Venise, Ferrare et Florence. En 1437, il fut présent à un concile de Ferrare, où tous admirèrent son assiduité aux séances et sa profonde modestie.

Entre 1431 et 1440, il fut successivement nommé Cardinal Camerlingue, Grand Pénitencier et Archiprêtre du Latran.

On le voit, le chartreux n’eut guère de paix durant toute cette vie agitée, tout entière au service de l’Eglise. Mais Niccolò garda toujours un style de vie austère, recueilli, prudent. Une de ses grandes mortifications fut d’apprendre les désordres dans lesquels la ville de Bologne était retombée.

Il veilla à s’entourer de personnalités savantes, parmi lesquelles deux futurs papes, Nicolas V et Pie II.

Le pape Eugène tint cependant à le conserver près de lui pour bénéficier de ses bons conseils. Durant un séjour à Sienne, Niccolò fut pris d’une crise de pierre, qu’il endura avec une patience exemplaire.

Il s’éteignit à Sienne, le 9 mai 1443 (ou plutôt le 10 mai, d’après le Martyrologe).

Trois siècles plus tard, le 6 octobre 1744, il a été béatifié en la fête de saint Bruno, fondateur des Chartreux.

 

 

Partager cet article
Repost0
9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 23:00

Beatrice d’Este l’Ancienne

1192-1226

 

Cette Beatrice, née vers 1192, était la fille du marquis Azzo VI d’Este de Ferrare et de Sofia, comtesse de Savoie.

Elle connut la vie brillante de la cour dans les châteaux d’Este et de Calaone, où l’on admira unanimement sa beauté et ses vertus.

Son père mourut au combat dans les rivalités entre guelfes et gibelins ; son frère fut assassiné (ou empoisonné) en 1215 : ces tristes événements l’aidèrent à considérer la vanité de ce monde et elle se retira au monastère bénédictin de Sainte-Marguerite de Salarola, près du château de Calaone, où elle resta un an et demi (1220-1221).

Mais il y avait un petit désaccord avec son frère, Azzo VII, nouveau marquis d’Este. Beatrice travailla à la réconciliation, puis obtint de l’évêque un ancien monastère abandonné, sur le mont Gemola, qu’elle restaura de ses biens. 

Là, dans la solitude et la pénitence, elle se distingua par son amour de l’humilité et de la pauvreté. D’autres femmes de la noblesse la rejoignirent et formèrent une communauté de dure pénitence et de prière.

Beatrice, qui refusa constamment d’être élue abbesse, vaincue par la tuberculose, s’éteignit à ce monde qui passe pour entrer dans le monde de l’éternité, le 10 mai 1226.

Le culte dont on l’honora fut approuvé en 1763.

Il ne faut pas confondre cette première Beatrice avec celle du même nom, sa nièce (v. 18 janvier) ni avec une autre homonyme du 15e siècle, qui fut même béatifiée par confusion avec la précédente !

Notre Martyrologe la mentionne au 10 mai.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens