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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 15:18

Hŏ Hyŏb Paulus

(Heo Hyeob Baolo)

1796-1840

 

Hŏ Hyŏb Paulus était né en 1796 à Séoul (Corée S).

Parmi les cent-trois Martyrs coréens canonisés, il est un des moins connus.

On sait seulement qu’il était soldat, dans un camp d’entraînement, et qu’il était un fervent Catholique.

On l’arrêta pour lui faire renier sa foi. Il eut les jambes brisées, on lui enfonça partout des objets pointus (sans doute en particulier sous les ongles), il eut soixante-dix séances de flagellation, mais il affirma qu’il ne voulait pas renier sa foi.

Malgré tout, au bout de quelques semaines de ces pénibles mauvais traitements, il apostasia et fut libéré. Mais immédiatement, il revint voir le juge pour déclarer qu’il avait renié sa religion uniquement du bout des lèvres, mais pas dans son cœur, et qu’il était toujours catholique.

Les gardiens lui demandèrent alors de prouver ce qu’il disait en avalant des excréments humains, ce qu’il fit. Puis on lui demanda de s’incliner devant un crucifix, et il se prosterna jusqu’à terre, louant le Seigneur qu’il avait renié précédemment.

Il fut battu à mort ; il reçut cent-trente coups.

Le jour de son martyre n’est pas précis ; on avance le 30 ou le 31 janvier ou le 1er février ; le Martyrologe a retenu le 30 janvier 1840.

Paulus fait partie des Martyrs coréens béatifiés en 1925 et canonisés en 1984, dont la fête se célèbre le 20 septembre.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 00:03

Petrus Sanpō

1580-1622

 

Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639.

Petrus naquit vers 1580 à Ōshu (Japon).

Il vint au centre du pays et obtint une bonne position auprès d’un seigneur local. Puis il partit pour Hiroshima et c’est là qu’il devint chrétien.

Il entra alors au service du daimyo de Hoki, puis partit pour Nagasaki, où son patron mourut. Il se rasa la tête et se construisit une maisonnette, tout près du noviciat des pères Jésuites, et devint catéchiste.

Lors d’un premier édit de persécution (1614), il accompagna les Jésuites à Macao, mais revint au Japon et reprit son activité de catéchiste, dans la clandestinité. Finalement, il rejoignit le petit ermitage de Antonius Kyūni et de ses compagnons.

Ils furent arrêtés et mis en prison. Dans l’infecte prison de Suzuta, où ils retrouvèrent le père Spinola, Petrus fit vraiment son «noviciat» et put émettre la profession peu de jours avant son martyre.

Avec le père Spinola, il subit le supplice du feu à Nishizaka (Nagasaki) le 10 septembre 1622, et fut béatifié en 1867.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 00:02

Antonius Hamanomachi

et Maria

?-1622

Ioannes Hamanomachi

1610-1622

Petrus Hamanomachi

1619-1622

 

D’origine probablement coréenne, puisqu’il était surnommé Le Coréen, Antonius était membre de la Confraternité du Rosaire, ainsi que son épouse.

Marié avec Maria, ils eurent deux fils, Ioannes et Petrus, nés en 1610 et 1619.

Tous quatre subirent le martyre le 10 septembre 1622 et furent béatifiés en 1867.

Se reporter aussi à la notice Japonais Martyrs 1603-1639

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 00:00

 Scolastica

480-543

 

Scolastica ou Scholastica, en français Scholastique, était la sœur jumelle de saint Benoît (voir au 21 mars). Elle était donc née comme lui «vers» 480, cette date restant encore approximative.

Il y avait une profonde amitié entre eux.

Sans répéter ce qui fut écrit dans la notice de saint Benoît, on trouvera ci-après des éléments extraits des visions d’Anna Katharina Emmerick, cette stigmatisée allemande qui était complètement ignorante et ne disait que ce qu’elle «voyait» en vision.

Des oiseaux venaient sur la fenêtre et se montraient très familiers avec eux. Ces oiseaux portaient dans leur bec des fleurs et de petites branches et cherchaient les enfants du regard. Ceux-ci jouaient aussi avec des fleurs et des plantes…

Parfois venait une gardienne qui les surveillait. Les parents semblaient être riches et avoir beaucoup d’affaires : car il y avait dans la maison une vingtaine de personnes que je voyais aller de côté et d’autre…

J’ai remarqué que ceux qui étaient chargés d’eux ne les laissaient pas volontiers ni souvent seuls ensemble.

Scholastique apprenait près de sa surveillante à faire un travail d’un genre tout particulier. Il y avait dans une pièce voisine de la chambre où elle dormait une table sur laquelle elles travaillaient : sur cette table étaient plusieurs corbeilles pleines d’étoffes de toutes couleurs où elle découpait des figures, des oiseaux, des fleurs, des ornements variés qui étaient ensuite cousus sur une plus grande pièce d’étoffe…

Scholastique couchait derrière un rideau : sa couche était très basse. Je la voyais, le matin, quand sa gouvernante se dirigeait vers la porte pour sortir, sauter à bas de son lit, se prosterner et prier devant un croix attachée au mur : quand elle entendait le pas de la gouvernante, elle se glissait promptement derrière le rideau et elle était dans son lit avant que l’autre fût de retour. Je vis Benoît et Scholastique étudier avec le précepteur du premier, mais chacun de son côté…

Je vis (Scholastique), qui était toujours chez ses parents, rendre plusierus fois (à son frère) des visites qu’elle faisait à pied…

Je la vis, plus tard, sous la direction de Benoît, ériger un couvent (au Mont Cassin) sur une autre montagne, à une petite journée de marche : une très grande quantité de religieuses vinrent à elle. Je vis qu’elle leur apprenait le chant. Il n’y avait pas là d’orgues : les orgues ont été très nuisibles et ont fait du chant une chose tout à fait subordonnée…

Dans le monastère, je vis près d’elle des pigeons et des alouettes qui lui apportaient des fleurs blanches, jaunes, rouges et violettes. Je vis un jour une colombe lui apporter une rose avec une feuille…

Saint Grégoire le Grand raconte les derniers jours de sainte Scholastique. Elle avait rencontré son frère dans une maisonnette à mi-chemin entre l’un et l’autre monastère et avaient passé la journée en sainte conversation. Le soir, Scholastique pria Benoît de rester là toute la nuit, ce que Benoît ne voulait accepter, s’interdisant de passer une nuit hors du monastère. Scholastique alors se recueillit intensément et, sur sa prière, un terrible orage se déchaîna.

A Benoît, Scholastique dit alors : Tu n’as pas voulu m’accorder ce que je te demandais, je l’ai demandé à Dieu ! Va, maintenant, si tu peux ! Benoît était bien obligé de rester à l’abri. Ils s’entretinrent donc toute la nuit des choses de Dieu. Une fois rentré dans le monastère, Benoît vit trois jours après une colombe quitter le monastère de sa sœur, et il fut divinement averti que c’était l’âme de Scholastique qui s’envolait pour le ciel.

C’était le 10 février 543.

Benoît fit enterrer sa sœur dans le propre tombeau qu’il s’était déjà préparé.

Du Mont Cassin où ils étaient tous deux enterrés, les reliques de saint Benoît et de sainte Scholastique furent, vraisemblablement, reportées en France, au Mans, puis, selon les événements et les guerres, mises en sûreté à Javigny-les-Dames (Trèves), puis Imécourt, puis Juvigny ; il y aurait également des reliques à Rome et au diocèse de Séez. 

Scolastica

480-543

 

Scolastica ou Scholastica, en français Scholastique, était la sœur jumelle de saint Benoît (voir au 21 mars). Elle était donc née comme lui «vers» 480, cette date restant encore approximative.

Il y avait une profonde amitié entre eux.

Sans répéter ce qui fut écrit dans la notice de saint Benoît, on trouvera ci-après des éléments extraits des visions d’Anna Katharina Emmerick, cette stigmatisée allemande qui était complètement ignorante et ne disait que ce qu’elle «voyait» en vision.

Des oiseaux venaient sur la fenêtre et se montraient très familiers avec eux. Ces oiseaux portaient dans leur bec des fleurs et de petites branches et cherchaient les enfants du regard. Ceux-ci jouaient aussi avec des fleurs et des plantes…

Parfois venait une gardienne qui les surveillait. Les parents semblaient être riches et avoir beaucoup d’affaires : car il y avait dans la maison une vingtaine de personnes que je voyais aller de côté et d’autre…

J’ai remarqué que ceux qui étaient chargés d’eux ne les laissaient pas volontiers ni souvent seuls ensemble.

Scholastique apprenait près de sa surveillante à faire un travail d’un genre tout particulier. Il y avait dans une pièce voisine de la chambre où elle dormait une table sur laquelle elles travaillaient : sur cette table étaient plusieurs corbeilles pleines d’étoffes de toutes couleurs où elle découpait des figures, des oiseaux, des fleurs, des ornements variés qui étaient ensuite cousus sur une plus grande pièce d’étoffe…

Scholastique couchait derrière un rideau : sa couche était très basse. Je la voyais, le matin, quand sa gouvernante se dirigeait vers la porte pour sortir, sauter à bas de son lit, se prosterner et prier devant un croix attachée au mur : quand elle entendait le pas de la gouvernante, elle se glissait promptement derrière le rideau et elle était dans son lit avant que l’autre fût de retour. Je vis Benoît et Scholastique étudier avec le précepteur du premier, mais chacun de son côté…

Je vis (Scholastique), qui était toujours chez ses parents, rendre plusierus fois (à son frère) des visites qu’elle faisait à pied…

Je la vis, plus tard, sous la direction de Benoît, ériger un couvent (au Mont Cassin) sur une autre montagne, à une petite journée de marche : une très grande quantité de religieuses vinrent à elle. Je vis qu’elle leur apprenait le chant. Il n’y avait pas là d’orgues : les orgues ont été très nuisibles et ont fait du chant une chose tout à fait subordonnée…

Dans le monastère, je vis près d’elle des pigeons et des alouettes qui lui apportaient des fleurs blanches, jaunes, rouges et violettes. Je vis un jour une colombe lui apporter une rose avec une feuille…

Saint Grégoire le Grand raconte les derniers jours de sainte Scholastique. Elle avait rencontré son frère dans une maisonnette à mi-chemin entre l’un et l’autre monastère et avaient passé la journée en sainte conversation. Le soir, Scholastique pria Benoît de rester là toute la nuit, ce que Benoît ne voulait accepter, s’interdisant de passer une nuit hors du monastère. Scholastique alors se recueillit intensément et, sur sa prière, un terrible orage se déchaîna.

A Benoît, Scholastique dit alors : Tu n’as pas voulu m’accorder ce que je te demandais, je l’ai demandé à Dieu ! Va, maintenant, si tu peux ! Benoît était bien obligé de rester à l’abri. Ils s’entretinrent donc toute la nuit des choses de Dieu. Une fois rentré dans le monastère, Benoît vit trois jours après une colombe quitter le monastère de sa sœur, et il fut divinement averti que c’était l’âme de Scholastique qui s’envolait pour le ciel.

C’était le 10 février 543.

Benoît fit enterrer sa sœur dans le propre tombeau qu’il s’était déjà préparé.

Du Mont Cassin où ils étaient tous deux enterrés, les reliques de saint Benoît et de sainte Scholastique furent, vraisemblablement, reportées en France, au Mans, puis, selon les événements et les guerres, mises en sûreté à Javigny-les-Dames (Trèves), puis Imécourt, puis Juvigny ; il y aurait également des reliques à Rome et au diocèse de Séez.

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 00:00

Jacques Salès

1556-1593

 

Il naquit le 21 mars 1556 à Lezoux (Puy-de-Dôme), d’un père attaché au service de l’évêque, ce qui valut au garçon une bourse pour étudier au collège jésuite de Billom.

Jacques, unique fils de ses parents, hésita un peu avant de parler de sa vocation, car il savait que ses parents comptaient sur lui. Mais l’appel de Dieu fut plus fort.

Ayant postulé son admission, Jacques fut envoyé suivre le cours de rhétorique au Collège de Clermont de Paris, puis fit le noviciat à Verdun.

Il fit la profession en 1575 ; on l’envoya faire la philosophie à Pont-à-Mousson et il repartit au Collège de Clermont d’où il sortit maître ès arts ; en même temps qu’il faisait la théologie au même Collège, il enseignait à Pont-à-Mousson.

Ordonné prêtre en 1585, son enseignement philosophique provoqua une réelle admiration ; il reçut aussi, en 1587, le doctorat en théologie.

Cette célébrité ne l’aveuglait pas ; sa dévotion allait à l’Eucharistie ; son désir, aux missions des Indes ; son aspiration suprême, au martyre.

Fin 1589, il fut envoyé se reposer à Dole (Jura), d’où il partit prêcher à Ornex, répandant la dévotion eucharistique.

En 1590, il fut nommé théologien à Tournon, d’où il «missionna» jusqu’à Valence, et Aubenas.

C’est en partant pour cette dernière localité qu’il eut un pressentiment, et se sépara d’un Confrère avec ces mots : Adieu, mon frère, priez pour nous, nous allons à la mort !

Accompagné du Frère Guillaume Saultemouche, il prêcha à l’assistance d’Aubenas, ainsi qu’aux localités voisines de Largentière, Chassiers, Ruoms. 

Un débat devait avoir lieu avec un représentant de la religion calviniste, mais il n’osa se présenter ; les protestants voulurent se venger et reprendre Aubenas.

Jacques le comprit, revint vite à Aubenas et adjura les habitants de rester fidèles. Il se réfugia chez une pieuse dame protestante, qui se convertit.

Au matin du samedi 6 février 1593, des soldats les arrêtèrent, leur demandèrent leur argent (ils n’avaient que trente sous), et les entraînèrent devant le juge.

Ils furent enfermés, on leur proposa un potage gras, qu’ils ne prirent pas car, à l’époque, on faisait maigre le samedi. Des discussions eurent lieu sur le jeûne et l’abstinence, sur l’Eucharistie, et reprirent le lendemain dimanche. 

D’après le ministre protestant, il fallait exécuter les deux Jésuites, mais les soldats s’y refusaient. On entraîna les deux prisonniers dans la rue : un coup d’arquebuse tiré à bout portant tua le père Jacques Salès, avec un coup de dague ; le Frère Saultemouche, qui professait son attachement à la doctrine du père Salès, reçut dix-huit coups de poignard.

On s’acharna sur les cadavres, qui furent traînés à travers les rues et jetés parmi les immondices. Des catholiques les inhumèrent. Une pieuse femme de Ruoms, Madame de Chaussy, les fit enlever dans la chapelle de son château : elle put en conserver une partie, tandis que les Jésuites remirent les restes dans leur collège d’Avignon. Plus tard, Madame de Chaussy remit ses reliques aux collèges d’Aubenas et de Tournon.

Le dossier des deux Martyrs ne tarda pas à être préparé, mais la cause traîna. 

Jacques Salès et Guillaume Saultemouche, martyrisés le 7 février 1593, furent béatifiés en 1926.

Un des miracles retenus pour cette cause, fut la conversion totale et la persévérance dans la foi catholique de toute la ville d’Aubenas.

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 00:00

Guillaume Saultemouche

1557-1593

 

Il naquit à la fin de 1557 près de Saint-Germain-l’Herm (Puy-de-Dôme) d’un petit commerçant, d’origine italienne, et d’une mère française.

Il se trouvait employé dans le même collège jésuite de Billom où étudiait Jacques Salès, futur Jésuite.

Ce bon garçon n’avait aucune attirance pour l’étude et resta illettré, mais avait une âme toute pure, qui lui donnait toute sa science. Il demanda à être admis comme Frère coadjuteur.

En 1579 commença son aventure religieuse. Il fut portier et cordonnier au service des Jésuites,  à Pont-à-Mousson, à Verdun, à Lyon, à Tournon. 

C’était un Frère plein d’attentions, d’une parfaite obéissance. Il avait en outre une profonde dévotion envers l’Eucharistie, devant laquelle il passait de longues heures en prière, son chapelet à la main. On l’appelait l’ange en forme humaine.

On le désigna pour accompagner le père Jacques Salès à Aubenas.

C’est en partant pour cette dernière localité que Jacques eut un pressentiment, et se sépara d’un Confrère avec ces mots : Adieu, mon frère, priez pour nous, nous allons à la mort !

Accompagné du Frère Guillaume, il prêcha à l’assistance d’Aubenas, ainsi qu’aux localités voisines de Largentière, Chassiers, Ruoms. 

Un débat devait avoir lieu avec un représentant de la religion calviniste, mais il n’osa se présenter ; les protestants voulurent se venger et reprendre Aubenas.

Jacques le comprit, revint vite à Aubenas et adjura les habitants de rester fidèles. Il se réfugia avec Guillaume chez une pieuse dame protestante, qui se convertit.

Au matin du samedi 6 février 1593, des soldats les arrêtèrent, leur demandèrent leur argent (ils n’avaient que trente sous), et les entraînèrent devant le juge.

Ils furent enfermés, on leur proposa un potage gras, qu’ils ne prirent pas car, à l’époque, on faisait maigre le samedi. Des discussions eurent lieu sur le jeûne et l’abstinence, sur l’Eucharistie, et reprirent le lendemain dimanche. 

D’après le ministre protestant, il fallait exécuter les deux Jésuites, mais les soldats s’y refusaient. On entraîna les deux prisonniers dans la rue : un coup d’arquebuse tiré à bout portant tua le père Jacques Salès, avec un coup de dague ; le Frère Saultemouche, qui professait son attachement à la doctrine du père Salès, reçut dix-huit coups de poignard.

On s’acharna sur les cadavres, qui furent traînés à travers les rues et jetés parmi les immondices. Des catholiques les inhumèrent. Une pieuse femme de Ruoms, Madame de Chaussy, les fit enlever dans la chapelle de son château : elle put en conserver une partie, tandis que les Jésuites remirent les restes dans leur collège d’Avignon. Plus tard, Madame de Chaussy remit ses reliques aux collèges d’Aubenas et de Tournon.

Le dossier des deux Martyrs ne tarda pas à être préparé, mais la cause traîna. 

Jacques Salès et Guillaume Saultemouche, martyrisés le 7 février 1593, furent béatifiés en 1926.

Un des miracles retenus pour cette cause, fut la conversion totale et la persévérance dans la foi catholique de toute la ville d’Aubenas.

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 00:00

Thomas Sherwood

1551-1578

 

Les parents de Thomas eurent les premiers à souffrir pour leur foi et subirent la prison.

Thomas naquit en 1551 à Londres et, après ses premières études, aida son père qui tenait un commerce de laine, pendant une dizaine d’années.

C’était un homme d’esprit, équilibré, bien instruit dans les choses de la religion, et volontiers actif parmi les Catholiques pauvres. Fin et de bonne constitution, il se montrait toujours gai, et le resta jusqu’à son martyre.

Ressentant l’appel au sacerdoce, il prit ses dispositions pour son voyage à Douai et ses études au Collège anglais. Mais il fut trahi. Arrêté et interrogé par le juge, il déclara ne rien savoir ni de la bulle papale ni de l’excommunication de la Reine, mais ajouta qu’à son avis, si la Reine était effectivement excommuniée, ses décisions pourraient perdre leur légitimité. Pour cela, Thomas fut détenu à Westminster.

A partir du 17 novembre 1577, il fut enfermé à la Tour de Londres, dans un strict isolement qui empêchait tout contact, et s’il ne voulait pas dire ce qu’on voulait lui faire dire, il serait enfermé au cachot, avec les rats.

Il fut interrogé plusieurs fois, subit le chevalet pour avouer où il avait entendu la Messe, et qui y était présent, mais il demeura inébranlable. Il subit encore le supplice du chevalet avant d’être jeté dans un sombre et humide cachot, absolument nu, sans nourriture, et devant s’étendre sur la terre battue. Ses amis ne purent lui apporter le moindre soulagement, sauf un peu de paille, que lui fournit William Romper.

Il passa en jugement le 3 février 1578, fut reconnu coupable de haute trahison pour avoir refusé l’autorité suprême de la Reine sur l’Eglise, et fut exécuté à Tyburn quatre jours plus tard, le 7 février 1578 ; il avait vingt-sept ans.

Thomas est un de ces Martyrs anglais dont le culte fut reconnu en 1886, et qui sont désormais comptés parmi les Bienheureux.

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 06:06

Tshimangadzo Samuel Benedict Daswa (Bakali)

1946-1990

 

Né le 16 juin 1946, dans le village de Mbahe (Thohoyandou, Afrique du Sud), il était l'aîné de cinq enfants. 

Il a été élevé dans la religion traditionnelle, au sein de son clan de la tribu Bakali Lemba, une tribu qui se considère comme issue du peuple juif.

Au lycée, il rencontra le père Benoît Risimati,  qui lui enseigna la foi catholique : il fut baptisé le 21 avril 1963, avec les noms de Samuel Benedict, par référence particulière et reconnaissante envers son catéchiste, et reçut l’Eucharistie.

Trois mois plus tard, il reçut la Confirmation, des mains de l’évêque bénédictin de Pietersburg, Mgr Van Hoeck.

Il adopta désormais comme devise celle de saint Benoît : Ora et Labora (Prie et Travaille).

Il devint ensuite instituteur et directeur de l’école primaire de Nweli. Il invitait les élèves pauvres à travailler dans son jardin. Il rendait visite aux familles des absents pour offrir son aide.

Le premier dans son village, il construisit une maison en briques avec ses propres économies, grâce à la vente des fruits et des légumes de son jardin. Prudent et bon administrateur, il s’acheta une voiture, un poste de télévision, un téléphone, ce qui ne manqua pas de susciter des jalousies, malgré tout le bien qu’il faisait ; on alla jusqu’à l’accuser d’utiliser des zombies (pratique sorcière consistant à ramener à la vie des êtres présumés morts).

En 1980,  il épousa une Luthérienne, Shadi Eveline Monyai, qui embrassa la foi catholique, et ils eurent huit enfants. Le dernier naquit quatre mois après la mort de Samuel Benedict.

Bon père, il «innova» dans la vie familiale, en aidant son épouse dans les tâches matérielles, dans l’éducation des enfants ; quand ceux-ci furent en âge de le faire, il les encouragea aussi à participer aux tâches quotidiennes, en-dehors des heures de l’école. Avec eux, il travaillait au potager, il plantait des arbres. Il invitait les autres pères de famille à en faire autant, particulièrement à aider leurs épouses.

On priait en famille ; chaque soir, on lisait l’Ecriture ; chaque dimanche, on participait à la Messe, ou à l’Assemblée dominicale si le prêtre était absent : dans ces derniers cas, c’est Samuel Benedict qui dirigeait l’office. A Noël, il institua le jour des Daswa : il invitait toute la famille et les proches parents à passer ensemble cette journée ; à l’occasion, les enfants recevaient du matériel scolaire, si précieux pour eux.

Lors d’une sécheresse survenue dans les années quatre-vingt, il intervint auprès des autorités et obtint des fournitures et des vivres pour les enfants de l’école.

Catéchiste, membre actif de la paroisse, il favorisa la création d’une réelle communauté ecclésiale, préparant au baptême les catéchumènes. Ami des jeunes, il cherchait à les occuper sainement : il créa des clubs de football. Il aida beaucoup à la construction de la première église catholique de la région, à Nweli.

En un mot, Samuel Benedict était un homme très respecté de tous pour son honnêteté, son intégrité, sa sincérité, son humilité. On l’aimait aussi pour sa compassion et sa générosité envers les malades, les pauvres, les prisonniers. Le chef du village l’avait choisi comme secrétaire et conseiller.

Mais les vieilles croyances païennes n’étaient pas pour autant effacées. Lors d’un violent orage en janvier 1990, la foudre tomba plusieurs fois sur les cases, et le chef estima que c’était là une manifestation de sorcellerie. Les membres de son conseil, réunis, décidèrent de consulter un «guérisseur» traditionnel, en se cotisant. Ce jour-là, Samuel Benedict arriva en retard à la réunion, de sorte que la décision avait été prise sans lui, et c’est en vain qu’il essaya de convaincre ses collègues de l’inutilité de cette pratique contre un phénomène purement naturel. Tout ce qu’il put faire, fut de refuser de payer sa quote-part, au nom de sa foi en Jésus-Christ.

La jalousie se ralluma, doublée de suspicion contre lui. On murmura, on l’accusa d’influencer les gens, de se prendre pour le chef. On résolut de le tuer.

L’occasion s’en présenta le 2 février suivant, lorsque la belle-sœur de Samuel Benedict l’appela pour conduire d’urgence son enfant très malade chez le médecin à Makwarela (Sibasa).

Sa première réaction fut : Avant de partir, prions. Sur la route du retour à Mbahe, il s’arrêta pour emmener un habitant d’un village voisin, chargé d’un lourd sac de farine de maïs. Plus loin, la route se trouva bloquée par des troncs d’arbre. Il descendit de voiture pour dégager la route, et fut alors assailli par toute une troupe d’hommes qui s’étaient embusqués derrière les buissons. 

On lui jeta des pierres ; saignant abondamment, il chercha à gagner un petit bar voisin, puis une cabane, dont on l’expulsa. Il criait : Epargnez ma vie ! Mais on l’encercla ; il s’agenouilla. Un homme armé d’un knobkerrie lui fracassa la tête ; puis il reçut d’autres coups et on lui versa de l’eau bouillante.

C’était le 2 février 1990.

Reconnu martyr, Samuel Benedict sera béatifié en 2015.

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 00:00

Oscar de Hamburg

801-865

 

Oscar (Anschaire, Ansgar en allemand) naquit le 8 septembre 801 à Fouilloy (Somme).

Orphelin de mère à cinq ans, il fut confié à l’abbaye de Corbie, où il fut moine.

En 821, on l’envoya comme écolâtre (professeur) à la nouvelle abbaye de Nouvelle Corbie, aujourd’hui Corvey.

Sur la demande du roi Harald Klak de Danemark, nouvellement converti, Oscar fut choisi en 826 pour aller évangéliser cette contrée.

En 829, après une révélation céleste, Oscar accepta alors de partir pour la Suède, où il fut bien reçu par le roi Björn. La première communauté chrétienne fut fondée à Birka en 831.

Le bon résultat de ces missions aboutit à la création de l’archevêché de Hamburg, qui fut confié à Oscar. Il reçut l’ordination épiscopale des mains de l’évêque Drogon de Reims et fut confirmé par le pape Grégoire IV, qui en fit son légat pour toute la Scandinavie.

Il y eut bientôt des revers ; Oscar fut réduit à errer, sans ressources. Mais en 847, les deux évêchés de Brême et Hamburg furent réunis, et mis sous l’autorité d’Oscar.

De 848 à 854, Oscar fit une nouvelle mission, très heureuse, au Danemark, qui se solda par la conversion du nouveau roi Horich. Oscar poussa même de nouveau jusqu’en Suède, puis revint au Danemark où il réussit à ramener la paix troublée par le nouveau roi Horich le Jeune.

La cathédrale de Hamburg remonte à la période d’Oscar.

La conversion totale de la Scandinavie fut toutefois assez lente ; le Christianisme s’y implanta de façon stable seulement deux siècles plus tard.

Cet archevêque vivait continuellement en moine, portant un rude cilice et jeûnant fréquemment au pain et à l’eau. Il savait prêcher simplement et de façon convaincante, il donnait tous ses revenus aux pauvres, il fonda des hôpitaux et racheta des captifs, ce qui lui procurait sa plus grande joie. Pendant le carême, il servait chaque jour plusieurs pauvres à sa table. 

Sa vie apostolique fut soutenue par plusieurs visions célestes.

Oscar mourut à Brême le 3 février 865.

Il fut presque immédiatement canonisé par son propre successeur à Brême, mesure confirmée par le pape en 867.

Saint Oscar est le patron du Danemark.

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 00:00

John Nelson

1535-1578

 

John était né vers 1535 à Skelton (York) et avait quatre frères.

En 1573, il passa à Douai pour se préparer au sacerdoce et reçut l’ordination à Binche (Hainaut) de l’archevêque de Cambrai, en 1576. 

On croit qu’il entra dans l’ordre des Jésuites peu après.

Deux de ses frères allèrent aussi se préparer au sacerdoce à Douai.

John partit en mission en Angleterre en novembre 1576, à Londres. Vers la fin du mois, après avoir pratiqué un exorcisme, le démon chassé «prophétisa» qu’il allait être arrêté et condamné.

Dès le 1er décembre, il fut arrêté le soir, tandis qu’il priait le bréviaire (il en était au Nocturne de Matines, qu’on appelle maintenant la Lecture, et qui se lisait habituellement la veille au soir du jour concerné).

On l’enferma à Newgate, suspecté d’être papiste.

Après une semaine, il fut interrogé et refusa de reconnaître l’autorité de la Reine sur l’Eglise. Considérant ainsi la Reine comme schismatique, il était passible de mort : il y fut condamné le 1er février 1578.

On le relégua au fond d’un profond souterrain de la Tour de Londres où, nourri au pain et à l’eau, il put célébrer la Messe.

Le jour de son exécution, il put revoir quelques membres de sa famille, mais refusa de rencontrer des ministres protestants. Au moment de son exécution, il refusa de demander pardon à la Reine qu’il n’avait jamais offensée. Puis il pria en latin, avec quelques catholiques présents. Au moment d’être pendu, à Tyburn, il déclara : Je pardonne à la Reine et aux auteurs de ma mort.

C’était le 3 février 1578. 

Le culte rendu à John Nelson fut reconnu en 1886, ce qui équivalait à la béatification.

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