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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 13:31

Ambrósio Fernandes

1551-1620

 

Ce laïc était né en août 1551 à Sisto (Porto, Portugal).

En 1571 il s’embarqua pour les Indes, où il rencontra de bons pères Jésuites. Ceux-ci lui suggérèrent de se mettre à la disposition du roi du Portugal, et d’intégrer la garnison chrétienne de Salsete, une localité sans cesse attaquée par des factions islamiques. 

Mais il fut fait prisonnier ; une fois libéré, Ambrósio préféra déposer le métier des armes et se lancer dans le commerce. Il fut administrateur d’un commerçant de Goa, puis d’un autre à Macao pour lequel il faisait de nombreux voyages.

Lors d’une traversée houleuse, où Ambrósio faillit perdre la vie, le bateau fut contraint d’accoster à Hirado. Ambrosio promit alors d’entrer dans la Compagnie de Jésus. Il fut reçu comme Convers, en 1579.

Il se dévoua totalement aux missionnaires jusqu’à être pendant vingt ans vice-ministre à Nagasaki.

Bravant le décret d’expulsion des chrétiens en 1614, il continua de faire tout ce qu’il pouvait à Nagasaki, jusqu’à ce qu’il fut arrêté en 1618, en même temps que le père Carlo Spinola et le laïc Domingos Jorge (voir aux 10 septembre et 18 novembre).

Les conditions de la prison de Suzuta (Ōmura) étaient si terribles, qu’Ambrósio en mourut, le 7 janvier 1620.

Son zèle au service de l’Eglise lui avait attiré la haine des ennemis du Christ et sa mort fut pour cela assimilée au martyre. 

Il fut béatifié parmi deux-cent cinq Compagnons, en 1867.

 

Voir la notice Japonais Martyrs 1603-1639

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 00:00

Luigi Giuseppe Bellesini

1774-1840

 

Il vit le jour le 25 novembre 1774 à Trento (Italie), dans une famille de l’aristocratie.

Entré dans l’Ordre des Augustins, il prit le nom de Stefano et étudia à Rome et à Bologne, dont il fut chassé par les troupes d’occupation françaises. Il compléta donc ses années de théologie à Trento, et fut ordonné prêtre en 1797

En 1809, son couvent de Trento fut fermé ; il vint habiter chez son frère et ouvrit une petite école gratuite pour des enfants pauvres ; il développa une intense activité pastorale auprès des jeunes, leur procurant aussi de la nourriture et des vêtements, ce qui lui valut d’être nommé inspecteur des écoles primaires de Trento et des alentours.

En 1817, les ordres religieux furent réhabilités et Stefano retourna à Bologne ; son Supérieur l’appela ensuite à Rome comme maître des novices.

En 1826, il fut envoyé au couvent de Genazzano, non loin de Rome, où l’on vénère la célèbre image miraculeuse de Notre-Dame du Bon Conseil.

Lors d’une épidémie de choléra qui frappa la paroisse, il assista des malades ; il fit une chute et sa plaie s’infecta : il mourut après deux jours, le 2 février 1840.

Stefano Bellesini fut béatifié en 1904.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 00:00

Jeanne de Lestonnac

1556-1640

 

Jeanne fut la fille de Richard de Lestonnac, un catholique convaincu, et de Jeanne Eyquem de Montaigne, une fervente protestante qui était la sœur de Michel de Montaigne. Jeanne était donc la nièce du célèbre philosophe sceptique, auteur du fameux Que sais-je ?

Michel de Montaigne la décrivit ainsi : Très pieuse, d’humeur joyeuse, intelligente et belle, la nature en avait fait un chef d’œuvre, alliant une si belle âme à un si beau corps et logeant une princesse en un magnifique palais.

L’Esprit-Saint lui parla intérieurement : Ne laisse pas s’éteindre l’appel que j’ai allumé dans ton cœur.

En 1572, Jeanne épousa la baron Gaston de Montferrand-Landiras, dont elle eut sept enfants, quatre seulement parvenant à l’âge adulte.

Veuve en 1576, Jeanne essaya la vie religieuse, à laquelle elle avait déjà songé dans sa jeunesse ; elle fit un essai de six mois chez les Cisterciennes Feuillantines de Toulouse, avec le nom de Jeanne de Saint-Bernard ; mais la règle était trop austère et elle dut renoncer.

Priant et cherchant, elle eut une vision : une multitude de jeunes filles en danger l’appelaient au secours, avec la Vierge Marie qui attendait sa réponse. Jeanne comprit : elle fondera avec quatre compagnes la Compagnie de Marie-Notre-Dame, une congrégation qui devait allier action et contemplation, sous le modèle et la protection de la Mère du Christ, Marie, et se vouer surtout à l’éducation des jeunes filles. Ce serait la première œuvre d’éducation féminine approuvée par l’Eglise.

Avant la reconnaissance officielle, Jeanne vint courageusement au secours des victimes de la peste à Bordeaux (1605), où elle se rendit compte de la misère des pauvres, et sentit là la présence de Jésus-Christ. Son cœur s’ouvrit encore plus à la jeunesse ; elle donnera à sa nouvelle famille des constitutions très apparentées à celles de l’ordre des Jésuites.

Fondée en 1607 sous l’appellation de Ordre de Notre-Dame, cette congrégation compta jusqu’à trente maisons, seulement en France, au moment de la mort de Jeanne (1640). Puis il y eut une implantation en Espagne, d’où les Religieuses irradièrent dans toute l’Amérique Latine.

Jeanne mourut le 2 février 1640, à quatre-vingt-quatre ans.

Elle fut béatifiée en 1900 et canonisée en 1949.

Le premier immeuble de la congrégation, rue du Hâ à Bordeaux, subsiste encore ; l’intérieur a été modifié en appartements. La chapelle, en revanche, fut affectée au culte protestant en 1805. 

L’Ordre de Notre-Dame s’est implanté dans le monde entier et, depuis 1956, s’appelle désormais Compagnie de Marie Notre-Dame, comptant un peu plus de quinze cents Religieuses.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 00:00

Katharina Kasper

1820-1898

 

Catherine naquit le 26 mai 1820 à Dernbach (Westerwald, Rhénanie, Allemagne), un des huit enfants de Heinrich, un humble paysan, qui mourut en 1842.

Toute sa vie, Katharina eut une mauvaise santé, et dut traverser maintes difficultés, mais elle fut réconfortée par des visions qui l’encouragèrent.

En 1845, elle fonda une première association pour venir en aide aux malades, aux vieillards, aux orphelins et aux enfants. Ce fut le point de départ de la congrégation des Pauvres Servantes de Jésus-Christ, qui furent aussi appelées les Sœurs de Dernbach.

Les premières Religieuses firent leurs vœux en 1851 ; Katharina, prenant le nom maternel de Maria, dirigea la première communauté, jusqu’à ce qu’un prêtre fut nommé directeur spirituel (1853).

En 1868, l’évêque leur fit ouvrir des maisons à Fort Wayne (Indiana, USA).

L’approbation vaticane eut lieu en 1870 et Maria Katharina fut nommée Supérieure. Lors du Kulturkampf, elle contourna l’interdiction de recevoir d’autres novices en les recevant dans une autre maison religieuse hors du territoire prussien.

L’approbation définitive se fit en 1898, alors que la fondation comptait déjà près de deux mille membres dans près de deux cents maisons.

Actuellement, la congrégation est aussi présente en Inde et en Amérique Latine.

Cette heureuse Fondatrice mourut le 2 février 1898 et fut béatifiée en 1978, enfin canonisée en 2018.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 22:02

Josefa Teresa Albiñana y Gomar

1625-1696

 

En catalan, on écrit son nom ainsi: Albiniana i Gomar.

Elle naquit le 9 février 1625 à Benigánim (Valencia, Espagne), de Luís et Vicenta, un couple pauvre d’origine noble. Son frère jumeau, puis son père, moururent bientôt. Elle alla travailler chez un oncle, un homme assez dur qui eut tôt fait de la brutaliser pour un rien.

Elle n’étudia pas, et ne sut guère parler que dans son dialecte de Valencia. Elle fut confirmée à huit ans. Son confesseur la mettait à l’épreuve, pour l’humilier, la faisant passer pour une folle, lui ordonnant de mâchonner toujours un quignon de pain.

Or voilà que vers 1638, elle eut une vision du Christ qui lui demandait si elle voulait être son épouse ; elle accepta avec enthousiasme. Dès lors, sa vie continua en visions et révélations, qui la firent passer pour une épileptique. Quand on voulait la faire parler de ses expériences, elle parlait du O, la seule lettre de l’alphabet qu’elle connût et qui termine le terme Nazareno (Celui de Nazareth).

Inès voulut entrer dans le plus proche monastère : chez les Augustines déchaussées de Beniganim. On temporisa, à cause de sa grande simplicité d’esprit. Sur son insistance, on finit par l’accepter comme converse, en 1643 : elle prit le nom de Josefa-María de Sainte-Agnès, reçut l’habit en 1644 et fit la profession en 1645. 

Elle se vit donner toutes les corvées du couvent, pendant que les Révérendes Sœurs, qui savaient lire, chantaient l’office au chœur. Elle sut se faire la dernière de toutes, au service de chacune, même des plus jeunes. Aux récréations, les Sœurs se payaient un peu sa tête, en lui demandant par exemple quel âge elle avait, sachant d’avance qu’elle répondrait en montrant ses dix doigts, ne sachant compter davantage. Elle demanda innocemment un jour ce qu’était un scrupule, et une Sœur lui répondit que c’était du thon avec de l’oignon, ce qu’elle crut jusqu’à la fin de sa vie.

Elle s’imposait de dures mortifications et passait de longues heures en adoration devant le Saint-Sacrement.

Elle conut aussi une assez longue période de sécheresse spirituelle, durant laquelle elle dut affronter de pénibles tentations diaboliques.

Dieu la favorisa du don de prophétie, de discernement des esprits, de présence auprès de personnes en danger. Elle conseilla les rois, les théologiens.

Elle fut mourante dès 1693, mais continua de se déplacer appuyée sur son bâton. A la fin de 1695, connaissant le jour de sa mort prochaine, elle envoya des avis de décès à ses proches. Elle s’éteignit dans son couvent de Benigánim, le jour de la fête de sainte Agnès, 21 janvier 1696.

On l’appelait et on l’appelle toujours habituellement Inès de Benigánim: Josefa María de Sainte-Agnès fut béatifiée en 1888.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 00:00

Bartholomew Roe

1583-1642

 

Bartholomew Roe naquit en 1583 à Suffolk (Angleterre).

Il fréquenta l’école de Suffolk et l’université de Cambridge.

Sa conversion au catholicisme lui vint après une visite qu’il fit à un prisonnier de St. Albans qui voulait renoncer à ses vœux religieux.

Il entra au Collège Anglais de Douai puis au monastère bénédictin de Dieulouard (Meurthe-et-Moselle), aujourd’hui disparu, y fit la profession en 1613 avec le nom de Alban, et y reçut l’ordination sacerdotale.

Envoyé en mission en 1615, il fut emprisonné à New Prison (Maiden Lane) de 1618 à 1623, puis fut banni. Il revint à l’abbaye bénédictine de Douai, mais retourna en Angleterre quatre mois après.

De nouveau arrêté en 1625,  il resta deux mois en prison à St.Albans, à Fleet, finalement à Newgate. De Fleet, il fut plusieurs fois mis en liberté conditionnelle sur sa parole.

Globalement, il resta vingt-deux ans en prison.

Accusé d’être prêtre, il fut condamné à mort et exécuté à Tyburn (Londres), le 21 janvier 1642, avec Thomas Greene.

Béatifié en 1929, il a été canonisé en 1970, parmi les quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles.

Le miracle retenu pour la canonisation, par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons eut lieu en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 00:00

Thomas Green (Richard Reynolds)

1562-1642

 

Prêtre anglais difficile à situer, car il y eut un autre Thomas Green (voir au 10 juin), et un autre Richard Reynolds (voir au 4 mai).

Il dut naître vers 1562 à Oxford

On ne sait au juste si le nôtre descendait des Greene de Great Milton (Oxfordshire) et (ou) des Reynolds du Vieux Stratford (Warwickshire). Il prit en effet le pseudonyme de Reynolds pour se déplacer incognito.

Il reçut le diaconat à Reims en 1590, fut envoyé à Valladolid et Séville et reçut le sacerdoce à Cadix en 1592.

Envoyé sans tarder en Angleterre, il y exerça le saint ministère pendant de nombreuses années, jusqu’à une première arrestation qui lui valut l’exil en 1606 ; il revint, et fut à nouveau arrêté vers 1628 .

Un jugement le condamna à mort, mais il attendit quatorze années en prison. Il fut exécuté sans autre jugement le 21 janvier 1642 à Newgate (Londres), en même temps que Bartholomew (Alban) Roe, qui, lui, avait attendu dix-sept ans en prison.

Il était âgé, dit-on, de quatre-vingts ans environ.

Au moment suprême, ils se confessèrent l’un à l’autre.

Thomas-Richard a été béatifié en 1929.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 00:00

Bartholomew Roe

1583-1642

 

Bartholomew Roe naquit en 1583 à Suffolk (Angleterre).

Il fréquenta l’école de Suffolk et l’université de Cambridge.

Sa conversion au catholicisme lui vint après une visite qu’il fit à un prisonnier de St. Albans qui voulait renoncer à ses vœux religieux.

Il entra au Collège Anglais de Douai puis au monastère bénédictin de Dieulouard (Meurthe-et-Moselle), aujourd’hui disparu, y fit la profession en 1613 avec le nom de Alban, et y reçut l’ordination sacerdotale.

Envoyé en mission en 1615, il fut emprisonné à New Prison (Maiden Lane) de 1618 à 1623, puis fut banni. Il revint à l’abbaye bénédictine de Douai, mais retourna en Angleterre quatre mois après.

De nouveau arrêté en 1625,  il resta deux mois en prison à St.Albans, à Fleet, finalement à Newgate. De Fleet, il fut plusieurs fois mis en liberté conditionnelle sur sa parole.

Globalement, il resta vingt-deux ans en prison.

Accusé d’être prêtre, il fut condamné à mort et exécuté à Tyburn (Londres), le 21 janvier 1642, avec Thomas Green.

Béatifié en 1929, il a été canonisé en 1970, parmi les quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles.

Le miracle retenu pour la canonisation, par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons eut lieu en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 00:00

Antoine ermite

250-356

 

Il ne faut surtout pas confondre le saint ermite Antoine avec saint Antoine de Padoue, qui vécut dix siècles plus tard (v. 13 juin). Il est vrai qu’ils sont tous deux très célèbres.

Notre Antoine naquit à Koma (Egypte), de parents aisés et catholiques, qui se chargèrent de l’instruire à la maison.

Antoine avait environ vingt ans lorsque moururent ses saints parents, qui lui laissaient un grand héritage, une cinquantaine d’hectares de terres - et une petite sœur à éduquer.

Ayant entendu à l’église l’avertissement du Seigneur : Si tu veux être parfait, vends ce que tu as… (Mt 19:21), et ensuite aussi : Ne vous mettez pas en peine du lendemain (Mt 6:34), il accomplit à la lettre ces conseils, vendit tout ce qu’il possédait, confia sa jeune sœur à de pieuses personnes, et se retira au désert.

Il priait, travaillait à confectionner des paniers d’osier qu’il vendait pour sa subsistance, donnant le surplus aux pauvres, et se nourrissait de l’Ecriture. Sa piété le fit surnommer Déicole, «qui honore Dieu». 

Sa solitude et sa prière lui attirèrent des attaques véhémentes des démons ; ses miracles lui attirèrent en revanche des disciples, des admirateurs, des foules de malades qui demandaient son intervention. Il chercha à échapper à ces sollicitations. Ni les démons, ni les disciples ne l’oublièrent.

Il poussa sa retraite un peu plus loin pour s’isoler davantage ; un ami lui apportait un peu de nourriture. Antoine avait trente-cinq ans, quand il gagna carrément le désert, à l’est du Nil, s’entourant d’une clôture que personne ne devait franchir. C’est alors qu’à cause des très nombreux disciples qui voulaient suivre ses conseils, il fit construire deux monastères, à Pispir et près d’Arsinoé. C’est là que vécut le célèbre saint Hilarion (voir au 21 octobre).

C’est ainsi qu’Antoine devint le patriarche des cénobites. Il n’écrivit pas de règle proprement dite, mais on a recueilli ses enseignements. Par exemple : 

S’il te vient quelque apparition, demande à celui qui se présente qui il est et d’où il vient ; si cette vision est du ciel, ton cœur sera tout de suite rempli de consolation et de joie ; si, au contraire, elle est l’œuvre de Satan, tes questions suffiront à mettre en fuite ton dangereux ennemi.

L’illustre évêque Athanase d’Alexandrie vint souvent rendre visite à ces monastères. Une grande amitié lia Athanase et Antoine. Ce dernier intervint plusieurs fois auprès de l’empereur pour mettre fin à l’exil d’Athanase, lequel, à son tour, écrivit la vie d’Antoine.

Lors de la persécution en 311, Antoine se déplaça personnellement en Alexandrie pour soutenir le courage des Chrétiens.

Puis il remonta vers le mont Colzim, proche du Nil du côté de la Mer Rouge (ce mont s’appelle depuis le Mont Saint-Antoine). Les moines de Pispir réussirent à le dénicher et lui firent porter de la nourriture, ce qui se réduisait d’ailleurs à peu de choses… Et Antoine cultiva un petit arpent pour se suffire à lui-même.

Antoine quitta une seule fois cette lointaine solitude pour rendre une visite à Pispir, ainsi qu’à sa sœur, qui était devenue supérieure d’une communauté religieuse. Il fut très ému de constater la fidélité de tous.

Son ultime conseil fut : Vivez comme si vous deviez mourir le jour même !

Parvenu à ses derniers moments, il fit remettre à Anastase le manteau qu’il lui avait donné ainsi qu’une de ses deux peaux de brebis ; il remit l’autre à l’évêque Sérapion et ne conserva que sa tunique de poil.

Antoine mourut le 17 janvier 356, âgé de cent-cinq ans, dont quatre-vingt-cinq passés dans la plus rigoureuse austérité. Conformément à son désir, sa tombe demeura inconnue. Toutefois, une révélation la fit retrouver deux siècles plus tard et des reliques parvinrent à Alexandrie, puis à Constantinople, puis en Gaule.

La première extension du culte envers saint Antoine fut la guérison par son intercession, du feu sacré ou feu de Saint-Antoine, et successivement de toutes sortes de maladies de la peau, d’où sa protection invoquée par une confrérie hospitalière, les Antonins. Par la suite, on l’invoqua pour tous ceux qui travaillaient le cuir, de là aussi pour les cochons qu’élevaient les Antonins et qui portaient une petite clochette (à moins que ce soit le souvenir de l’animal infernal sur lequel Antoine remporta la victoire). Ainsi s’est développée la dévotion à saint Antoine pour tous les animaux et contre toutes les maladies animales. On prit Antoine comme patron des fabriquants de paniers, car il en fabriquait ; comme patron des fossoyeurs, car il ensevelit pieusement un autre ermite notoire, Paul (encore que, pour la vérité historique, ce furent deux gentils lions qui creusèrent la tombe). 

Voici deux épisodes où Antoine dut repousser visiblement les attaques des démons, qui se présentaient à lui sous forme des bêtes les plus hideuses : 

Si vous aviez quelque pouvoir, un seul d’entre vous suffirait pour m’abattre ; mais comme le Seigneur vous a enlevé votre force, vous essayez de m’épouvanter par votre nombre. Si vous ne pouvez rien, il est inutile de mener si grand bruit. A quoi bon vous tourmenter en pure perte ? Le signe de la croix et la foi en Notre-Seigneur sont des remparts inexpugnables.

Si Dieu vous a donné pouvoir sur moi, me voici, dévorez-moi ; mais si vous êtes ici par l’ordre du démon, retirez-vous au plus vite, car je suis un serviteur de Jésus-Christ.

Saint Antoine ermite est commémoré et fêté le 17 janvier.

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 00:00

Joseph Vaz

1651-1711

 

Joseph naquit le 21 avril 1651 à Benaulim (Goa, Inde), troisième des six enfants d’une famille brahmane de langue Konkanie.

Il étudia le portugais à Sancoale, le village de son père, et le latin à Baulim, le village de sa mère. Puis il fréquenta le collège des Jésuites à Goa, et étudia philosophie et théologie en vue du sacerdoce et fut ordonné prêtre en 1676.

En 1658, l’île de Ceylan fut prise par les Hollandais, qui en expulsèrent les Portugais et imposèrent le protestantisme. Joseph se porta immédiatement volontaire pour aller vivre sur l’île et assister les Catholiques.

Mais on l’envoya d’abord dans le sud de l’Inde, comme supérieur de la mission de Kannara. Il obéit.

Quand il revint à Goa, en 1684, il s’associa à l’Oratoire Saint-Filippo-Neri (v. 26 mai), récemment fondé, et dont il devint même supérieur.

Ayant (enfin) obtenu la permission de partir pour Ceylan, il s’y introduisit clandestinement, déguisé en mendiant, et aborda au port de Jaffna, en 1687.

Dans des conditions qu’on peut imaginer très difficiles et dangereuses, il visita les communautés catholiques. En 1689, il s’établit même quelque temps à Sillalai (Jaffna), où se trouvait une communauté catholique assez importante : il y exerça le ministère sacerdotal, confessa, célébra, releva le courage des fidèles, mais dut tout de même se retirer.

On sait qu’il fut pendant un an à Puttalam (1690).

En 1692, il s’installera à Kandy, capitale d’un petit royaume indépendant du centre de l’île. Il y résida sans trop de difficultés, tout en se déplaçant pour continuer ses visites pastorales. On le soupçonna bien d’être un espion au service des Portugais et fut pour cela mis en prison, mais comme il s’efforçait d’apprendre et de parler la langue locale, le Sinhala, il fut plutôt bien considéré ; mieux : lors d’une période de sécheresse, il demanda à Dieu d’accorder de la pluie et sa prière fut exaucée, alors que les moines bouddhistes n’avaient rien obtenu ! De ce fait, le roi lui accorda toute sa faveur, le libéra et l’autorisa à prêcher la religion du Christ. Nous sommes en 1696.

Grâce à la protection royale, l’abbé Joseph put alors circuler beaucoup plus tranquillement, même en territoire «hollandais» : la nouvelle de son activité parvint à l’évêque du Kerala, et même à Rome. Le légat papal voulut ériger Ceylan en diocèse et consacrer le père Vaz évêque, mais ce dernier refusa.

Il alla recevoir à Colombo trois confrères qu’on lui envoyait pour l’épauler, lesquels lui apportèrent en même temps une nouvelle à laquelle il ne s’attendait vraiment pas : l’évêque de Cochin (Kerala) le nommait Vicaire Général pour Ceylan, lui donnant ainsi de larges pouvoirs pour organiser la vie ecclésiastique dans l’île. 

Le roi fut encore plus touché par le père Joseph et ses Confrères, lors d’une épidémie de petite vérole qui dévasta son royaume : les prêtres en effet allèrent au chevet des malades sans compter leur fatigue, ni craindre la contagion.

Le nouveau Vicaire Général eut désormais les coudées franches pour organiser l’Eglise dans ce petit royaume de Kandy, mais aussi pour organiser la vie clandestine de l’Eglise dans les régions sous domination hollandaise. Mgr Vaz traduisit des livres du portugais en sinhala. Il y eut des conversions parmi les notables. La notoriété de Mgr Vaz lui valut un prestige dont il se servit pour aller parler franchement aux autorités hollandaises.

A la mort du roi, son successeur maintint la même attitude vis-à-vis de Mgr Vaz. D’autres missionnaires arrivèrent en 1708.

Mais Mgr Vaz s’était épuisé. Il entreprit encore une tournée en 1710, dont il revint malade à Kandy : il s’éteignit le 16 janvier 1711, en odeur de sainteté.

Dès 1737 commença le procès de béatification. En attendant, à Ceylan comme en Inde, on parla toujours du Vénérable Joseph Vaz, l’apôtre de Ceylan, qui s’appelle maintenant Sri Lanka.

 

Joseph Vaz a été béatifié en 1995. Il devait être canonisé en 2015.

 
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