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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 23:05

 

Hans Wagner

1456-1516

 

Hans Wagner naquit vers 1456 à Riedlinger sur le Danube (Ulm, Allemagne).

En 1475, à dix-neuf ans, il frappa à la porte de la chartreuse d’Ittingen en Suisse et fut admis comme frère lai.

En 1476, il fit la profession après une année de noviciat, durant laquelle on remarqua son profond esprit de méditation et de pénitence.

Il faut savoir qu’alors cette chartreuse était en pleine restructuration, car c’était auparavant un couvent augustinien ; il fallait donc adapter l’édifice à la règle de saint Bruno (v. 6 octobre), selon laquelle chaque moine habite une petite maisonnette dont la porte donne sur le cloître.

Ces travaux étaient bruyants, et les moines y participaient activement de leurs mains, au point que le temps de la méditation était souvent négligé. Hans ne s’y retrouvait pas.

Après avoir sollicité la permission au Prieur, il écrivit directement au Pape, lui exposant sa pensée, sa situation, et son désir de se retirer dans un vrai ermitage solitaire.

La réponse papale alla exactement dans le sens de la demande de Hans. En 1489, à trente-trois ans, ce dernier se retira sur le Mont Pilate où se trouvait un petit «ermitage» abandonné, ou plus exactement une sombre grotte entourée de ronces. L’endroit, qui se trouve non loin d’Obernau, s’appelait Herrgotteswald (la forêt de Dieu Seigneur), et Hans allait y passer vingt-sept années.

Il y vécut dans la stricte observance de la règle cartusienne, se nourrissant de légumes et de fruits, jamais de viande ; il y ajouta ses austérités, dormant sur la roche, la tête appuyée sur une pierre. Peut-être y mettait-il un peu de paille…

L’histoire nous dit qu’il ne sortit presque jamais de sa solitude, où d’ailleurs on put souvent l’observer dans une position extatique. Que voyait-il durant ces extases ? Dieu seul le sait. Le bruit se répandit de l’immense paix qui rayonnait de son visage.

La population alentour se mit à le vénérer comme un saint et construisit pour lui une petite chapelle (1504).

Quand Hans mourut, les gens affirmèrent avoir vu une lumière céleste descendre sur lui. Ce fut le 9 mai 1516.

On l’enterra dans la petite chapelle en question. Un siècle plus tard, en 1613, on rouvrit son tombeau, dont s’exala un très agréable parfum de fleurs.

Les chartreux vivent dans un grand silence et restent dans un quasi anonymat ; c’est peut-être là la raison pour laquelle le bienheureux Hans Wagner n’est pas inscrit au Martyrologe.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 23:03

Benincasa de Montepulciano

1375-1426

 

Benincasa s’appelait réellement Giovanni Benincasa, soit Jean de bon augure, et naquit en 1375 à Montepulciano (Sienne, Toscane, Italie C), même si on l’a parfois fait naître à Florence, qui n’est pas loin.

On se heurte dans la biographie de Benincasa à deux sources «authentiques» dont certains détails ne coïncident pas.

Adolescent, Benincasa entra dans l’Ordre des Servites de Marie.

A vingt-cinq ans, il décida de se retirer dans un ermitage de Monticchiello, sur un terrain appartenant aux Servites, où ils devaient édifier un couvent en 1494. Benincasa se construisit une cabane (ou bien : occupa une grotte) et, pour vivre, confectionna de petits objets artisanaux qu’il échangeait contre un peu de pain que lui apportaient des visiteurs.

L’autre source affirme que le lieu de cet ermitage était le Monte Amiata, là où s’était lui-même retiré saint Filippo Benizi (v. 22 août).

Benincasa n’avait pas besoin de beaucoup d’aliments, tant il se mortifiait dans le jeûne ; par ailleurs ses visiteurs ne pouvaient jamais entrer dans cette cabane, car il n’apparaissait qu’à la fenêtre, et encore, jamais aux femmes. Il devait sans doute recevoir son directeur de conscience, pour se confesser et recevoir l’Eucharistie.

Les tentations de la chair ne manquaient pas, et il demandait à Dieu la force de les vaincre, disant que le Seigneur l’avait immergé dans le feu pour le libérer de la rouille.

L’ermite ne perdait pas son temps : d’un signe de croix, il libéra des possédés ; l’eau qu’il bénissait guérissait les malades qui la buvaient.

Quand il eut cinquante ans (1425), le Supérieur général des Servites lui aurait enjoint de gagner le proche monastère (sans doute pas celui de Monticchiello, édifié seulement en 1494). Il avait dû être averti par le Ciel, car Benincasa mourut effectivement peu après, le 9 mai 1426 : ce jour-là toutes les cloches de l’endroit se mirent à sonner.

Le corps de l’ermite fut déposé dans une église de Monticchiello, près de laquelle les habitants, reconnaissants envers les bienfaits miraculeux de Benincasa, aidèrent les Servites à édifier le couvent dont il était question plus haut. Au 16e siècle, église et couvent furent abandonnés, et les restes du Bienheureux furent déposés dans l’église paroissiale, où ils se trouvent encore maintenant.

Le culte de Benincasa fut confirmé en 1829 et le Martyrologe le mentionne au 9 mai.

 

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 23:00

Luigi Rabatà

1443-1490

 

Luigi Rabatà était né à Erice (Trapani, Sicile) vers 1443.

Entré au Carmel de Trapani, il y fit les études et reçut le sacerdoce.

Par la suite il fut nommé prieur à Randazzo, où il resta jusqu’à la fin de sa vie.

En 1489, il eut l’occasion de reprocher à un habitant sa conduite désordonnée et ce dernier,  vexé, lui tira une flèche dans le front. Luigi pardonna et ne voulut jamais révéler le nom de son agresseur ; mais la plaie s’infecta et Luigi mourut de gangrène le 8 mai 1490, date à laquelle le mentionne le Martyrologe.

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 23:00

Angelo Urbani de Massaccio

† 1458

 

Angelo était né dans la deuxième moitié du 14e siècle, à Massaccio (auj. Cupramontana, Ancône, Italie), dans la famille des Urbani.

Entré dans l’Ordre des Camaldules, il fut prieur à Santa Maria della Serra.

Saint Giacomo de la Marche (v. 28 novembre : Domenico Gangale) a mentionné le martyre que subit Angelo, par les mains de la secte des berlotani : de passage dans la campagne un dimanche, Angelo aperçut ces gens en train de travailler dans les bois et leur reprocha de ne pas respecter le repos dominical : pour toute réponse, ils vinrent le frapper avec leurs haches.

On a calculé que ce pouvait être le 8 mai 1458.

Des miracles ont tout de suite attesté la sainteté d’Angelo, dont le culte s’établit dès le 15e siècle. Deux siècles plus tard, Angelo était proclamé céleste patron de Massaccio.

Le culte fut confirmé en 1842 ; Angelo est donc Bienheureux.

Le Martyrologe le mentionne au 8 mai.

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 23:08

Villano de Gubbio

† 1230

 

Villano signifie proprement de la campagne.

Que le bienheureux Villano fût originaire de campagne, nous ne le savons pas. Il devait être né à Gubbio (Ombrie, Italie C).

Selon certains, il faisait partie de la communauté des camaldules de Fonte Avellana, selon d’autres il fut abbé bénédictin de l’abbaye locale San Pietro, et fut appelé à diriger le diocèse de Gubbio en 1206.

On lui attribue la fondation d’un hospice. 

En 1213, il accueillit favorablement les premiers compagnons de François d’Assise, leur concédant le couvent de Santa Maria della Vittoria.

Villano mourut un 7 mai, vers 1230, 1237 selon certains.

Il n’est pas mentionné dans l’actuel Martyrologe.

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 23:00

Bartolomeo Puccio Francesco

1250-1330

 

Bartolomeo Puccio Francesco était de famille noble et naquit vers la moitié du 13e siècle à Montepulciano (Toscane, Italie C).

Rien de particulier dans son enfance et son adolescence ; rien de particulier non plus dans le fait qu’il épousa Millia del Pecora, fille d’un capitaine, avec laquelle il eut quatre enfants.

Dans cette belle famille, aisée, on tenait à vivre le christianisme sans demi-mesure, et les pauvres recevaient un accueil fraternel, en particulier lors d’une période de famine qui assombrit la vie sociale de la région.

En 1290, les enfants de Bartolomeo avaient atteint l’âge de la majorité et ce papa prit alors une grave décision : il demanda à être admis au couvent des Frères Mineurs franciscains. Ce n’était pas un coup de tête, ni une décision mystérieuse qu’il prit sans en parler à personne : son épouse suivit d’ailleurs son exemple peu après et fit à son tour le vœu de chasteté.

Certains cependant le prirent pour un malade, un dérangé, et se moquèrent de lui ouvertement en le rencontrant dans la rue. Bartolomeo ne se soucia pas du qu’en-dira-t-on et vécut désormais les quarante années qui lui restaient à vivre, dans la prière et l’effacement.

Ceux qui s’étaient moqués de lui purent bientôt changer d’avis : le bruit se répandit que Bartolomeo était favorisé de visions de la Sainte Vierge et des Anges ; il y eut aussi des miracles. 

Bartolomeo mourut très âgé, sans doute octogénaire, le 6 mai 1330.

En 1880, fut confirmé son culte ab immemorabili et ce Bienheureux fut inséré dans la récente édition du Martyrologe.

 

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 23:00

Pedro Nolasco

1180-1256

 

Pedro (Pere en catalan, Pierre en français) naquit vers 1180 au Mas-des-Saintes-Puelles (Castelnaudary, Aude, Languedoc). Certaines sources le font naître vers 1189, et à Barcelone.

Il reçut sa formation dans le domaine paternel. Son père, un riche marchand, mourut cependant quand le garçon avait quinze ans, et Pedro déclara bientôt à sa mère qu’il ne songeait pas au mariage, mais à Dieu seul.

Il s’engagea dans les troupes de Simon de Montfort dans la lutte contre les albigeois (certains disent : contre les Maures). Après la victoire, Simon confia à Pedro l’éducation du très jeune Jaume Ier d’Aragon, dont le père avait perdu la vie dans la bataille.

Cet épisode ouvrit le cœur de Pedro envers les Chrétiens tombés eux-mêmes aux mains des Maures ; il voulut les racheter et décida de sacrifier ses biens pour procurer leur délivrance. Il consulta Raymond de Peñafort (v. 6 janvier) et réunit autour de lui des amis qui, avec lui, auraient travaillé au rachat des captifs.

Tandis que les hommes critiquaient cette entreprise, Notre-Dame, elle, apparut à Pedro le 1er août 1218 pour l’encourager. Raymond de Peñafort ainsi que Jaume Ier eurent la même vision. Une première approbation arriva de l’évêque de Barcelone ; les premiers compagnons firent les trois vœux habituels, auxquels ils ajoutèrent celui d’engager leurs biens - et si nécessaire, leurs propres personnes, pour la délivrance des prisonniers. Leur habit était blanc. Il y eut très vite de nombreuses vocations.

Dans une première mission à Valencia et Grenade, Pedro put faire délivrer quatre-cents prisonniers. Bien sûr, il en profita pour enseigner aux Maures les vérités de l’Evangile. Il voyagea aussi à Alger.

L’Ordre de Notre-Dame de la Merci pour le Rachat des Captifs devint vite célèbre dans toute l’Europe. En 1235, le pape autorisa les Religieux à adopter la Règle de saint Augustin. On dit que l’Ordre a pu procurer le rachat de quelque soixante-dix mille prisonniers, dont presque trois-mille du vivant du Fondateur.

Pedro fut favorisé de visions, il vit les progrès futurs de son Ordre, et fut enseigné sur la meilleure façon de le gouverner.

Louis IX de France entendit parler de lui et le rencontra pour lui proposer de l’accompagner dans sa croisade. Pedro accepta, mais tomba malade peu après.

La veille de Noël, il se trouva transporté à sa place dans le chœur, sans savoir comment ; l’évêque de Barcelone accourut pour lui donner une dernière bénédiction et Pedro mourut dans les premières heures de Noël, 25 décembre 1256 (ou 1258).

Pedro Nolasca fut canonisé en 1628.

En raison de récentes études accomplies aux Archives Royales de Barcelone, il se trouverait que Pedro serait mort en réalité le 6 mai, ce qui explique que le Martyrologe le mentionne à cette date.

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 23:00

Prudenza Casati

† 1492

 

De Prudenza Casati on ne sait pas grand-chose.

Elle était d’une famille de Milan et entra chez les Ermites de Saint-Augustin au couvent Sainte-Marthe.

Il y eut une rivalité entre ce couvent et celui de Côme, qui finirent par acquérir leur indépendance ; Prudenza contribua beaucoup à résoudre la situation. En 1454, elle fut elle-même nommée supérieure du couvent Saint-Marc à Côme.

Elle fit annexer l’église de la Visitation au monastère.

Après trente-huit années de supériorat, durant lesquelles elle sut maintenir une rigoureuse observance de la Règle, elle s’éteignit le 6 mai 1492, bientôt honorée du titre de Bienheureuse.

Cette bienheureuse Prudenza ne se trouve pas dans le Martyrologe.

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 23:00

Elisabeth de Hongrie la Jeune

1292-1338

 

Cette Elisabeth de Hongrie, qu’il ne faut pas confondre avec celle qu’on fête le 17 novembre, a été pour cela surnommée la Jeune.

Elle était née en 1292 (ou 1297) à Bude, fille du roi hongrois Andreas III et petite-nièce d’Elisabeth de Hongrie la Grande.

On lui proposa Wenceslas, le fils du roi de Bohême (à moins que ce fût Heinrich d’Autriche), mais elle préféra un autre Epoux, Fils de Dieu, qui l’attendait au monastère dominicain de Töss (Winterthur, Suisse). 

Ce magnifique couvent déclina beaucoup à cause de l’influence du protestantisme, fut vendu après la Révolution française pour abriter les ateliers Rieter ; dernier vestige, l’église fut démolie au début du 20e siècle.

Elisabeth était la dernière descendante du roi saint Etienne (v. 16 août).

Elle mourut le 6 mai 1338, mais n’est pas inscrite au Martyrologe.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 23:00

Jutta de Thuringe

1220-1260

 

Jutta (ou Judith) naquit en 1220 en Thuringe.

Elle épousa encore jeune le seigneur Johannes Konopacki de Bielczna, un membre de la noble famille des Sangerhausen, qui cependant mourut après cinq années seulement d’une heureuse vie conjugale.

Jutta s’occupa de ses enfants puis leur divisa ses propriétés et se mit entièrement au service des pauvres et au soin des lépreux.

Elle vint en 1256 à Kulmsee (Chełmża), là où vivait son parent, Anno de Sangerhausen, grand maître des chevaliers teutoniques de Prusse ; elle choisit d’y vivre en recluse, dans la prière et les jeûnes. 

Elle fut en relation avec sainte Mechtilde de Magdebourg (v. 19 novembre).

Au profit des lépreux, elle y fit construire l’hôpital Saint-Georges, où elle allait aussi prodiguer ses soins.

Regrettée de tous ses protégés, elle mourut le 5 (ou le 11) mai 1260, et fut bientôt vénérée populairement comme Sainte et considérée comme la patronne de la Prusse, et particulièrement de la province de Kulmer.

Elle ne se trouve pas au Martyrologe.

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