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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 00:00

Hilaire de Poitiers

310-368

 

D’une famille noble et d’un père patricien, Hilarius naquit à Poitiers (ou à Cléré) vers 310. Il ne fut baptisé qu’adulte, déjà marié et père d’une fille nommée Abra.

Il était déjà apôtre par son exemple et ses enseignements, en famille ou parmi ses connaissances : il fut élu évêque de Poitiers vers 350.

Dès lors, lui et sa sainte épouse n’eurent de rapports que comme frère et sœur, ne se rencontrant qu’à l’autel.

C’est à cette époque que saint Martin vint s’installer près de Poitiers. Hilaire l’ordonna exorciste, car Martin refusait humblement d’être ordonné diacre (on sait qu’il fut plus tard consacré évêque de Tours).

Hilaire défendit âprement la doctrine trinitaire de l’Eglise ; il prit ouvertement la défense du grand saint Athanase d’Alexandrie (voir au 2 mai) et, pour ce motif, fut relégué en exil, pendant quatre années.

En Phrygie (actuelle Turquie) où il était exilé, Hilaire n’était pas inactif. Il put conserver des relations avec les prêtres de son diocèse poitevin, avec sa fille qui se consacra à Dieu.

Enfin délivré, il revint à Poitiers, triomphalement accueilli, et bientôt rejoint par Martin qui s’établit alors à Ligugé. Sa fille Abra mourut bientôt après (360).

Il reprit la lutte pour extirper les restes de l’arianisme, dont il délivra la Gaule entière. Ses miracles achevèrent de convaincre le peuple de sa sainteté. Il débarrassa l’île Gallinaire des serpents, prodige qui est à l’origine de l’attribut iconographique de saint Hilaire.

Hilaire écrivit beaucoup, en particulier durant son exil. On a de lui douze livres sur la Sainte Trinité, un commentaire sur s.Mathieu et les Psaumes, un livre sur la Foi des Orientaux, des lettres. Son style et sa doctrine firent l’admiration de saint Jérôme et même de l’historien oriental Sozomène. 

Hilaire mourut le 13 janvier 368, jour où il est mentionné au Martyrologe et fêté liturgiquement.

Une partie de ses reliques furent profanées et incendiées par les Huguenots en 1562, une autre partie se trouverait sous le maître-autel de la cathédrale de Poitiers.

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 00:10

Eustachio Pucci

1819-1892

 

Deuxième des sept enfants de pieux parents, Eustachio naquit le 16 avril 1819 à Poggiole (Pistoia).

Il apprit vite à aimer l’église et la sacristie, où son père remplissait les fonctions de sacristain. Puis le curé lui enseigna le latin.

Eustachio voulait entrer dans l’Ordre des Servites et son père s’y opposa longtemps, mais l’adolescent gagna et entra au couvent de Florence en 1837, y prit l’habit et le nom de Antonio Maria.

En 1843, il fut ordonné prêtre.

Il n’eut qu’un poste : Viareggio, où il fut d’abord vicaire pendant trois ans, puis curé pendant… quarante-six ans.

A cela s’ajouta sa nomination comme supérieur des Servites en 1859, et provincial de 1884 à 1890.

Le curatino (petit curé), comme l’appelaient gentiment ses braves paroissiens, développa dans sa paroisse un zèle remarquable, doublé d’un profond esprit d’organisation. Outre sa générosité instinctive qu’il mit amplement à la disposition des victimes du choléra en 1854, 1855 et 1884, il organisa une véritable Action Catholique avant la lettre, pour tous les âges ; il introduisit les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul, les œuvres missionnaires ; il fit venir des Religieuses pour s’occuper des enfants.

Mais le curatino n’était pas un activiste. Son intense vie intérieure était la base de ses activités. On le vit en état de lévitation durant la Messe, il eut des extases, on lui attribuait déjà des guérisons miraculeuses…

Il célébra la Messe la dernière fois pour l’Epiphanie et mourut le 12 janvier 1892.

Béatifié en 1952, il fut canonisé en 1962.

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 00:00

Baptême du Seigneur - A

 

Dans l’ancien missel, cette fête n’existait pas ; l’épisode du baptême du Christ par Jean-Baptiste était mentionné au moment de l’Epiphanie. Mais lisons d’abord les lectures.

 

*       *       *

Le chapitre 42 du prophète Isaïe est le premier des quatre «Chants du Serviteur de Yahwé». Ces quatre Chants nous parlent d'un Serviteur chargé d'une grande mission salvifique, et dont tous les traits se réaliseront pleinement en Jésus-Christ. 

On notera tout de sute l'expression mon élu en qui j'ai mis toute ma joie, reprise dans l'évangile ; cette joie est spécifiquement une des manifestations de l’Esprit. Ainsi l’écrit saint Paul : Le fruit de l’Esprit est charité, joie, paix… (Ga 5:22) ; au moment de l’Ascension, avant même l’événement de la Pentecôte, saint Luc mentionne que les apôtres revinrent à Jérusalem en grande joie (Lc 24:53).

Quelques remarques encore : 

    - Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, on n'entendra pas sa voix sur la place publique : Jésus parlera beaucoup, certes, mais sans s'imposer, sans faire de «publicité», et surtout il parle à chacun de nous dans notre cœur, doucement ;

    - Il n'écrasera pas le roseau froissé, il n'éteindra pas la mèche qui faiblit : Jésus ne brimera pas le pécheur, il ne condamnera pas, mieux : il sait discerner en toute âme pécheresse quelque chose de bon qu'il encourage ;

    - Lui ne faiblira pas, lui ne sera pas écrasé : ceci ne contredit pas l'autre chant (Is 52-53) où est annoncée la passion de ce Serviteur ; le Christ souffrira beaucoup, certes, mais acceptera totalement, jusqu’au bout, ces souffrances ; par le sacrifice-même de sa Croix, le Christ affirmera sa victoire sur la mort, comme nous chantions dans le vieux cantique : Victoire, tu régneras, ô Croix, tu nous sauveras.

 

*       *       *

 

Dans le psaume 28 David chante la puissance de Dieu. 

Ici, la voix du Seigneur domine les eaux, alors qu’en Isaïe, il n’élevait pas la voix. Le contexte est différent : en Isaïe, le Serviteur de Dieu ne s’impose pas aux hommes par la force ; dans le psaume, Dieu se montre bien supérieur aux éléments de la nature.

Mais aussi sa douce voix - si nous l'écoutons, bien sûr, - fait taire le tumulte de nos murmures, qui sont comme des eaux bourbeuses et bruyantes. Laissons parler le Seigneur, mettons un frein aux plaintes, aux critiques, aux médisances, aux mensonges, aux conversations inutiles ! Nous avons tant à apprendre encore !

 

*       *       *

 

A tout âge, enfants, jeunes, adultes, vieillards, nous avons encore quelque chose à apprendre. Et c’est à chacun de nous que s’adresse saint Pierre dans les Actes que nous lisons aujourd’hui : (Dieu) accueille les hommes qui l'adorent et font ce qui est juste, quelle que soit leur race.

Il faudrait relever une phrase importante du même discours de Pierre, quand il dit que Dieu l'a consacré par l'Esprit. 

Il ne faudrait pas croire ici que la présence visible de la colombe au moment du baptême de Jésus soit le signe que seulement à ce moment précis Dieu ait investi Jésus de sa divinité et de sa mission. Jésus est conscient qu’il est parfaitement Dieu et parfaitement homme. Il n’est que de rappeler le gentil enseignement qu’il fit à ses parents à Jérusalem, à douze ans (cf. Lc 2:49, voir le commentaire pour la Sainte-Famille, année C).

Quand saint Pierre dit que Dieu l'a consacré par l’Esprit, il veut d’abord rappeler la conception virginale de Jésus. Jésus est éternellement Fils de Dieu, engendré de Lui, et Son image. De même il est éternellement "oint" (christos) de l'Esprit qui est Un dans le Père et le Fils. Un psaume le chante : Dieu, ton Dieu, t'a oint de l'huile de la joie (Ps 44:8, cf. He 1:9), une joie non humaine, la joie de l’Esprit, dont on a parlé plus haut.

 

*       *       *

 

Maintenant, après trente années environ de vie cachée, Jésus va commencer sa mission auprès des hommes, et Dieu va le manifester par un "signe" pour convaincre la foule qu'elle est bien en présence du Sauveur. 

Jésus ne reçoit pas ici une sorte de révélation sur sa mission ou sur son identité ; mais c'est la foule - et nous autres, qui recevons la solennelle invitation à nous tourner résolument vers Lui et à L'écouter.

La première question qui nous vient à l'esprit à propos du baptême de Jésus est celle ci : si Jésus est Dieu, pourquoi se fait-il baptiser ?

Homme, Jésus épouse notre condition humaine. Quand Jean-Baptiste verse l'eau sur la personne de Jésus, c'est l'humanité de Jésus, c'est notre humanité qui reçoit cette eau. C'est alors une nouvelle ère qui s’ouvre : maintenant, l'eau est sanctifiée par la divinité de Jésus et, par suite, l’eau reçoit le pouvoir de purifier nos âmes ; c'est pourquoi les hommes devront être baptisés en Jésus, Dieu et Homme.

Quand Jésus enverra ses Apôtres en mission, il leur dira de baptiser au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit (Mt 28:19). La Trinité se manifeste au baptême de Jésus par la voix du Père, le corps du Fils et la colombe de l'Esprit.

Le texte d’aujourd’hui fait suite à celui que nous avons lu durant l'Avent : Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain venaient à lui (Mt 3:5), c'est-à-dire des centaines et des centaines de personnes. Quand Jésus s'est trouvé là, beaucoup purent voir ce prodige et entendre cette solennelle déclaration de Dieu : Celui-ci est mon Fils bien-aimé : en lui, j'ai mis tout mon amour.

On imagine l'étonnement de chacun. 

L’expression tout mon amour rappelle celle d’Isaïe : toute ma joie. Amour et Joie expriment la présence du l’Esprit. Dans notre Credo, nous affirmons bien que l’Esprit procède du Père et du Fils. L’Esprit est pleinement présent dans le Père et dans le Fils.

Deux versets apocryphes ont été parfois ajoutés ici : Et tandis qu'il était baptisé, une lumière intense se répandit hors de l'eau, au point que tous les assistants furent saisis de crainte. Cette lumière n'aurait rien de surprenant, elle accompagne beaucoup de phénomènes extraordinaires, comme déjà les grandes théophanies de l'Ecriture : la Nuée au désert (Ex 13:21-22), Moïse au Sinaï (Ex 19:18), plus tard la conversion de Paul près de Damas (Ac 9:3), comme aussi les apparitions mariales. 

Il sera bon de remarquer avec quelle humilité Jean-Baptiste reçoit Jésus. Encore une fois imaginons la scène. Il y a là quelques dizaines de personnes au moins ; Jean -Baptiste est assailli de tous côtés, on le questionne ; Jésus se présente : une réaction bien humaine, de la part du Baptiste, aurait pu être une certaine complaisance intérieure, à la pensée d'avoir côtoyé de si près le Seigneur, devant toute la foule. Tout au contraire, Jean proteste et s'efface : C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi.

Mais alors, en effet, qui a baptisé Jean ? La Tradition patristique affirme que Jean-Baptiste fut purifié dès le sein maternel par la présence du Christ lors de la rencontre de Marie et Elisabeth après l’Annonciation (cf. Lc 1:41- 44) : l’évangéliste mentionne précisément que l’enfant tressaillit dans son sein et Elisabeth fut remplie du Saint Esprit, encore une fois l’Esprit purificateur qui apporte la joie. Jean sera ensuite baptisé dans son sang, un ou deux ans après le baptême du Christ, lorsqu'Hérode le fera décapiter (cf. Mc 6:17-29), ce que nous appelons le baptême de sang.

 

*       *       *

C'est avec grande reconnaissance envers saint Jean-Paul II que nous prions maintenant chaque jeudi le Mystère lumineux du Baptême de Jésus (Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariæ, 21).

Peu de temps après le baptême, nous raconte l'évangéliste Jean, Jésus sera avec Marie à des noces ; et Marie nous dira : Tout ce qu'il vous dira, faites-le (Jn 2:5). Ce miracle de Cana est d’ailleurs le deuxième Mystère lumineux.

A nous d’écouter, de mettre en pratique, ce que Dieu va nous suggérer.

La Prière du jour nous fait ainsi demander de nous garder toujours dans (sa) sainte volonté. Demander cela de tout notre cœur, c’est déjà nous ouvrir à la voix divine, c’est déjà nous disposer à accueillir cette grâce.

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 00:00

Józef Pawłowski

1890-1942

 

Józef était un des nombreux enfants de Franciszek et Jadwiga Kubackich et naquit à Dwikozy (Proszowice, Pologne) le 12 août 1890.

Après l’école primaire, il fréquenta dès 1901 le gymnasium de Pińczow et, en 1906, entra au séminaire de Kielce.

Entre 1911 et 1915, il étudia à l’université d’Innsbruck, où il fut reçu docteur en théologie.

Il fut ordonné prêtre en 1913.

Après quelques activités pastorales, il fut nommé en 1916 professeur d’archéologie biblique et d’exégèse au séminaire de Kielce, dont il devint sous-recteur en 1918, et recteur en 1936-1939. 

Il écrivit une grande quantité d’articles sur des thèmes bibliques, sur les missions, la formation pastorale et le ministère sacerdotal.

En 1924, on lui décerna le titre honorifique de camérier secret du pape, en 1926 celui de chanoine honoraire, et de doyen du chapitre de la cathédrale en 1933.

Il manifesta sa grande charité de diverses façons : en obtenant des bourses d’études pour des séminaristes pauvres, en procurant des médicaments pour des malades, en soutenant les missions ; il donnait tout ce qu’il avait.

On lui devait le développement de l’Association Missionnaire du clergé, qui regroupait 95% des prêtres du diocèse, et bien d’autres associations : l’Œuvre pontificale de la Propagation de la Foi, de l’Enfance de Jésus, de la Croisade missionnaire ; l’Association missionnaire féminine…

En 1939, il fut nommé curé de la cathédrale de Kielce, une charge devenue difficile quand les nazis occupèrent la place. L’abbé Pawłowski obtint d’être nommé aumônier pour la Croix-Rouge, et de s’infiltrer ainsi dans les camps de prisonniers, leur apportant des vêtements, faisant passer du courrier, de l’argent, les aidant même à s’évader, qu’ils fussent polonais ou allemands ou Juifs. Il célébra même une Messe dans la prison.

Dans le cadre de la paroisse, il organisa une soupe populaire : de cent-trente repas à l’automne 1931, on passa à trois-cent cinquante repas par jour en 1940.

Son activité finit par susciter la méfiance des autorités allemande. Il fut arrêté le 10 février 1941 et mis en prison. Le 15 avril, il fut emmené au camp d’Auschwitz, où il eut le numéro 13155.  Un témoin raconta que (presque) chaque jour, il pria avec les co-détenus le chapelet et les litanies de Lorette. Le 4 mai 1941, il fut transféré au camp de Dachau, avec le numéro 25286.

Il y avait là jusqu’à trois cents prêtres, qui pouvaient prier, se retrouver pour célébrer la Messe. Leur travail était de porter la nourriture et de nettoyer le camp.

Peu avant de mourir, il confia cette pensée à un autre prêtre : Dieu est bon. Dans la situation la plus désespérée, il nous procurera une issue joyeuse de façon très inattendue. Vous verrez qu’il ne nous permettra pas d’attendre longtemps pour la libération.

Le 9 janvier 1942 à l’appel du matin, on lui remit un mystérieux papier, lui enjoignant d’emballer ses effets pour rejoindre un autre camp. Il attendit toute la journée au poste de garde jusqu’à l’appel du soir : c’était une situation qui précédait soit la mise en liberté, soit la mort. D’un mouvement ascendant des yeux, il fit signe à un co-détenu qu’il allait partir au Ciel.

Ensuite, on ne sait pas s’il fut abattu ou pendu. Mais il mourut certainement ce 9 janvier 1942.

A titre posthume, l’abbé Pawłowski reçut la Croix de Commandeur de l’Ordre de la Renaissance de Pologne.

Il fut un des cent-huit Martyrs polonais du régime nazi, béatifiés en 1999. 

Le Martyrologe le commémore le 9 janvier en même temps que le père Kazimierz Grelewski.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 12:26

Vincenzo Strambi

1745-1824

 

Vincenzo naquit le 1er janvier 1745 à Civitavecchia (Italie centrale) ; son père, milanais, était d’origine piémontaise et tenait une pharmacie.

Pour entrer au séminaire, il dut affronter quelques résistances de son père.

Le garçon fréquenta le séminaire de Montefiascone (1762), le Collegio Nuovo de Rome (chez les Scolopi), et les Dominicains de Viterbo.

A cette époque, se trouvait un autre séminaire proche de celui de Montefiascone, à Bagnorea (aujourd’hui Bagnoregio), où il reçut en 1767 le diaconat et la prêtrise, et dont il fut immédiatement nommé recteur.

Il se sentait cependant davantage attiré par la vie religieuse ; il essaya les Lazaristes et les Capucins. 

Il entra finalement chez les Passionnistes (récemment fondés par saint Paolo de la Croix, au siècle Paolo Francesco Danei, voir au 18 octobre), et prit le nom de Vincenzo Maria de Saint-Paul.

Il prêcha avec grand succès plusieurs missions - y compris devant les Cardinaux -, puis fut nommé vice-recteur du couvent des Saints-Jean-et-Paul à Rome, provincial et premier consulteur. En 1792, il fut élu postulateur général de la congrégation et le resta jusqu’à sa mort.

C’est lui qui écrivit la première biographie du fondateur des Passionnistes, Paolo de la Croix.

En 1801, il fut nommé évêque de Macerata et Tolentino, où il s’employa à faire construire un nouveau séminaire : il mettait toute son attention à recevoir personnellement les séminaristes, à bien les former, en leur donnant aussi lui-même certains cours et en développant chez eux la pratique du chant grégorien.

En outre, il fit construire un nouvel hospice pour les vieillards, et agrandir l’orphelinat. Il promut un élan économique dans la région avec la filature du chanvre.

En 1808, ayant refusé de jurer fidélité à l’impie empereur Napoléon, il fut relégué de force à Novare, puis à Milan, chez les Barnabites et chez des familles de l’aristocratie.

Après la mort de Pie VII en 1823, Mgr Strambi présenta sa démission, et fut pris comme directeur de conscience du pape Léon XII ; il n’exerça cette charge que pendant une quarantaine de jours. En effet, quand le pape fut frappé d’une grave maladie, Mgr Strambi offrit sa vie pour lui et fut exaucé : il s’éteignit le 1er janvier 1824, jour de son soixante-dix-neuvième anniversaire.

Béatifié en 1925, il fut canonisé en 1950.

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 09:32

Giancarlo Marchionne (Carlo da Sezze)

1613-1670

 

Le fils de Ruggero Marchionne et Antonia Maccioni, vit le jour le 22 octobre 1613, à Sezze (Latium, Italie centrale) et reçut au baptême le nom de Giancarlo (Jean-Charles). Il eu (au moins) une sœur, qui fut clarisse.

Un incident - qui reste mystérieux - le contraignit à cesser d’aller à l’école, et il travailla aux champs avec ses parents. A ses camarades, il parlait de Dieu, du Christ et des Saints.

Le jeune homme prononça dès 1630 le vœu de chasteté, en l’honneur de la Vierge Marie, et entra en 1635 chez les Frères Mineurs Réformés (une branche franciscaine qui fut réunie en 1897 aux Frères Mineurs), et prit le nom de Carlo de Sezze.

Le nouveau Frère eut les charges de cuisinier, de portier, de jardinier, de quêteur, dans les divers monastères où on l’envoya : Morlupo, Ponticelli, Palestrina, Carmineto, San Pietro in Montorio et San Francesco a Ripa (ces deux derniers à Rome). Mais aussi, alors qu’on le croyait quasi illettré, le Frère Carlo eut une très importante activité intellectuelle : il écrivit plusieurs ouvrages, partant de sa simple expérience personnelle (autobiographie) à des écrits de haute théologie mystique.

Durant une de ses extases devant le Saint-Sacrement, il reçut au cœur une «blessure» causée par un rayon venu de l’Hostie.

De hauts prélats vinrent le consulter, des papes l’appelèrent, ainsi que des membres de l’aristocratie romaine.

De son vivant déjà, il opéra des miracles, guérisons ou multiplication de nourriture.

Il mourut à Rome le 6 janvier 1670, jour de l’Epiphanie.

Il est dit que sa sœur clarisse, quant à elle, fut condamnée par le Saint-Office (l’actuelle Congrégation romaine pour la Doctrine de la Foi), mais on ne connaît pas les détails de ces faits. C’est cependant la raison pour laquelle le Frère Carlo ne fut béatifié qu’en 1882, et canonisé en 1959.

Saint Carlo est, avec saint Lidano (voir au 2 juillet), le co-patron de Sezze.

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 09:32

Juan de Ribera

1532-1611

 

Le fils de Per Afán de Ribera (ou Rivera), duc d’Alcalá et marquis de Tarifa, vit le jour le 27 décembre 1532, et reçut le nom du Saint du jour, Jean l’Evangéliste. 

Tout petit, il fut orphelin de mère. Son père fut successivement nommé vice-roi de Catalogne et de Naples.

Juan étudia à l’université de Salamanque et fut ordonné prêtre.

En 1562 déjà, il fut nommé évêque de Badajoz et, comme tel, s’efforça de rappeler à tous les diocésains la doctrine catholique, contre l’invasion des idées protestantes.

En 1568, il passa à l’archevêché de Valencia, avec le titre de patriarche d’Antioche, titres et missions qui lui permettaient d’affronter les multiples et difficiles problèmes liés à la présence musulmane. A cela s’ajouta sa nomination comme vice-roi de Valencia : désormais, Juan pouvait s’appuyer sur une double autorité, religieuse et civile.

Il joua un rôle important dans la décision du roi de repousser les Maures en 1609.

Pasteur zélé, imprégné de l’esprit du concile de Trente, il visita inlassablement les paroisses de son diocèse, relatant les faits dans une centaine de volumes manuscrits. Il célébra des synodes, fonda le Collège Royal du Corpus Christi pour préparer dignement les nouveaux prêtres. On l’appelait Le Patriarche ; le pape Pie V le surnomma Lumière de toute l’Espagne.

Il mourut à Valencia le 6 janvier 1611, jour de l’Epiphanie.

Béatifié en 1796, il fut canonisé en 1960.

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 00:00

Raimundo de Peñafort

1175-1275

 

Ce Catalan s’appellerait plutôt Ramón de Penyafort dans sa langue maternelle. Il naquit au château de Peñafort, à Vilafranca del Penedés (Barcelone) en 1175.

Il est dit de lui qu’il montra dès l’enfance la sagesse d’un vieillard, fuyant les plaisirs, s’attachant à l’étude, et s’appliquant à une vertu d’obéissance scrupuleuse.

A vingt ans, il enseignait déjà la philosophie à Barcelone. Il partit à Bologne (Italie) pour se diplômer en droits civil et ecclésiastique. Il y resta trois ans comme professeur de droit.

Satisfaits de sa générosité, les Bolonais lui offrirent une bonne compensation financière, qu’il accepta seulement pour la redistribuer aux pauvres.

En 1219, son évêque le rappela à Barcelone, où il le nomma chanoine de la cathédrale, archidiacre, grand vicaire et official. Ces charges procuraient à Raimundo des revenus, qu’il partageait avec les pauvres.

Il fit solenniser la fête de l’Annonciation.

En 1222, il fut admis dans le tout nouveau couvent dominicain de Barcelone. Etre novice à plus de quarante ans impose de singuliers sacrifices sur soi-même : on ne trouva pas de novice plus humble et plus docile que lui.

Il demanda à recevoir une pénitence pour toutes les fautes qu’il avait accumulées avant d’être dominicain : on lui imposa d’écrire une Somme des cas de conscience à l’usage des confesseurs ; ce fut la première œuvre du genre.

On le chargea ensuite d’aller prêcher la croisade contre les Maures, en préparation de la venue du légat papal ; son succès lui valut d’être appelé auprès du pape Grégoire IX, qui le prit comme confesseur. Raimundo fut alors chargé de compiler les Décrétales, c’est-à-dire de mettre en ordre toutes les décisions disciplinaires des papes.

Le pape voulut le faire archevêque de Tarragona (Espagne), et Raimundo n’échappa à cette nomination qu’en désignant un autre candidat.

Epuisé par son travail, Raimundo tomba malada et dut rentrer dans son pays. Il réintégra son couvent, donnant sans cesse l’exemple d’un religieux soumis, pieux, discret. Chaque nuit, il se flagellait ; chaque jour, il se confessait avant de célébrer la Messe.

En 1238, il fut élu supérieur général de l’Ordre dominicain, charge qu’il n’accepta que parce qu’il y voyait l’expression de la volonté divine. Durant deux années, il visita à pied toutes les provinces puis, en 1240, il convoca un chapitre à Bologne et se démit de sa charge.

Le roi d’Aragon l’appela pour reconvertir la population, trop marquée par tant de siècles d’occupation musulmane. Raimundo invita Tommaso d’Aquino (voir au 7 mars) à rédiger un ouvrage d’arguments en faveur du catholicisme. Ainsi parut la Somme contre les Gentils.

Raimundo fut aussi sincère que fidèle au roi : quand ce dernier tomba dans le vice, il lui en fit de solennelles remontrances mais, devant l’obstination du roi, il quitta l’île de Majorque où se trouvait alors le roi. Ne trouvant pas de bateau (car le roi avait interdit à quiconque de lui offrir le voyage), Raimundo étendit son manteau sur l’eau, y planta son bâton, releva un pan du tissu en forme de voile, et le vent, avec l’Esprit Saint, firent le reste : il accosta en Espagne très rapidement. Raimundo ramassa alors son manteau, demeuré aussi sec que d’habitude, et gagna le couvent. A la suite de ce prodige, le roi se convertit enfin.

C’est par référence à ce miracle que les véliplanchistes invoquent aujourd’hui saint Raimundo.

Raimundo acheva sa vie dans cette sainte maison de Barcelone, en 1275, le 6 janvier, jour de l’Epiphanie. Si les dates sont exactes, il avait presque cent ans.

Les très nombreux prodiges, vérifiés avant et après la mort de Raimundo de Peñafort, n’aboutirent que lentement à sa canonisation, en 1601.

Le Martyrologe le mentionne au 6 janvier, tandis que sa fête liturgique a été fixée au 7 janvier.

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 00:00

Johannes Nepomuk Neumann

1811-1860

 

Quand Johannes naquit, le 28 mars 1811, à Prachatitz, la Bohême faisait partie de l’empire austro-hongrois ; cette région faisant partie maintenant de la République tchécoslovaque, son nom s’orthographiera Jan Nepomucký Neumann.

Après ses études à České Budějovice, il entra au séminaire en 1831.

Il entra en 1833 à l’université Saint-Charles de Prague pour étudier la théologie, tout en s’intéressant aussi à l’astronomie et à la botanique, et mettant aussi à profit ses loisirs pour étudier six langues.

Curieusement, l’évêque refusa de l’ordonner prêtre. Motif : il y avait déjà trop de prêtres en Bohême. Bienheureux pays ! Mais Johannes désirait avant tout être prêtre, aussi émigra-t-il aux Etats-Unis, dans l’espoir d’y travailler pour les âmes.

Il arriva à New York avec rien d’autre que les habits qu’il portait, et un (pas deux) dollar en poche. Il se présenta à l’évêque, Mgr Dubois, qui l’ordonna trois semaines plus tard (juin 1836).

La première mission du jeune prêtre fut la pastorale des Allemands immigrés, qui habitaient dans la région des chutes du Niagara. Il n’y avait pas de paroisse encore. La «paroisse» de l’abbé Neumann partait de la région occidentale de New York et arrivait au lac Ontario. Il fallait se déplacer à cheval.

Les habitants sourirent à la vue de ce prêtre tout petit, dont les jambes n’arrivaient pas aux étriers. Il visita les malades, enseigna le catéchisme, forma des catéchistes, et établit sa résidence à North Bush (Tonawanda), près de l’église Saint-Jean-Baptiste.

Il était trop isolé. Il demanda à l’évêque, et obtint, la permission de faire partie de la congrégation des Rédemptoristes. Il fit son noviciat à Pittsburgh, premier candidat «américain», et fit la profession en 1842.

Il exerça son apostolat à Elkridge (Maryland) de 1849 à 1851, avec d’excellents résultats, malgré tant de difficultés, de sorte qu’il fut nommé Provincial pour les Etats-Unis.

En 1848, il fut naturalisé citoyen des Etats-Unis et fut nommé curé à Baltimore.

Le Saint-Siège apprécia cet apostolat : l’abbé Neumann fut nommé évêque de Philadelphia,  un diocèse enrichi d’une forte affluence d’immigrants allemands, irlandais, italiens, qui avaient fui les guerres napoléoniennes. 

Il y eut des problèmes entre les habitants (souvent protestants) et les arrivants, en général catholiques ; il y eut des heurts anti-catholiques et anti-immigration, et l’évêque eut envie de démissionner, mais le pape l’encouragea à persévérer.

Mgr Neumann fonda des paroisses pour tout ce monde (environ une par mois !), un système diocésain d’enseignement comprenant jusqu’à deux-cents écoles. Sa connaissance de l’allemand et de l’italien lui facilitèrent le contact avec ses paroissiens européens. Il fit venir aussi des congrégations de Religieuses.

L’évêque vécut toujours pauvrement, au milieu de cette population pauvre. Il n’utilisa qu’une paire de bottes durant tout son séjour aux Etats-Unis. Quand on lui offrait un habit neuf, il le donnait à un nouveau prêtre.

En 1854, il put faire le voyage à Rome, lors de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception.

Ereinté par son travail continu, Mgr Neumann fut frappé d’infarctus en pleine rue, le 5 janvier 1860.

Il fut béatifié en 1963 et canonisé en 1977.

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 00:00

Thomas Plumtree

? -1570

 

Thomas vit le jour dans le Lincolnshire (Angleterre) et étudia au Corpus Christi College d’Oxford.

En 1546, on le trouve recteur de Stubton, dans son pays natal, un bénéfice qu’il résilia sous Elizabeth, pour être simple instituteur à Lincoln, mais là encore on l’obligea à laisser la place, à cause de sa foi catholique.

Ensuite, il fut aumônier militaire dans l’armée du Northern Rising : nouveau Jean-Baptiste, il tenta de «secouer» petits et grands pour les rallier à la foi catholique ; par centaines, les gens répondirent à ses appels. En particulier le 4 décembre 1569, il prêcha dans la cathédrale de Durham, où il réconcilia clergé et foule dans le catholicisme.

Après l’échec du Rising, il fut arrêté et condamné. Sur la place du marché de Durham, à l’endroit du supplice, on lui proposa encore la liberté s’il acceptait de passer à l’hérésie, ce qu’il refusa.

Son martyre eut lieu le 4 janvier 1570.

Le culte qu’on lui rendait fut confirmé en 1886, avec valeur de béatification.

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